Première partie : p.
64 - 68
Créon essaye de sauver Antigone, mais celle-ci promet de recommencer.
- Antigone : considère son geste en tant que devoir moral et fraternel. Elle avance que l’âme de son frère
doit connaître le repos. La jeune fille agit par principe, elle ne renie pas son frère.
- Créon : cherche à salir l’image de Polynice aux yeux de sa sœur « c’est un traître, un révolté … », mais
n’arrive pas à convaincre sa nièce. (Échec de Créon).
Deuxième partie : p. 68 - 76
Antigone s’entête à vouloir enterrer son frère, Créon lui démontre l’absurdité de son geste.
Créon : explique qu’Antigone agit par orgueil et que la mort est un trait de famille « L’humain vous gêne
aux entournures dans la famille. Il vous faut un tête-à-tête avec le destin et la mort. »
Antigone est donc un personnage tragique.
- Il démontre ensuite l’absurdité de son geste : l’enterrement est un geste inutile puisque les gardes sont
toujours autour du cadavre, de plus, les rites funèbres sont des pratiques absurdes.
Troisième partie : P. 76 - 83 (le oui et le non)
Créon donne des raisons politiques pour justifier son envers Polynice et régner l’ordre sur Thèbes. Il avoue
que le métier de roi est tellement difficile qu’il l’a accepté malgré lui.
Créon (le oui) :
- Accepte d’assumer une responsabilité qu’il n’aime pas.
- Détient un pouvoir ridicule (préférant accepter, obéir et se soumettre).
- Dire oui pour elle, c’est une faiblesse. C’est le non de l’absurde puisqu’il conduit à la mort.
- Le oui, c’est accepter le jeu de la vie, c’est une preuve de sagesse et de raison (responsabilité).
- Créon est emprisonné dans et par son pouvoir. Sa soumission lui fait perdre les valeurs essentielles
Antigone (le non) :
- Refuse la tyrannie de Créon.
- Dit non à tout ce qu’elle n’aime pas (refuse, se révolte).
- Elle est libre. Sa liberté entraîne la révolte.
Le non est une grandeur d’âme même s’il la conduit à la mort.
Quatrième partie : P. 84 - 96 (le bonheur)
- Créon vient de révéler les complots indignes des deux frères contre leur père.
- Antigone semble être convaincue.
- Créon parle cependant imprudemment du bonheur, ce qui entraîne une révolte chez la jeune fille.
Antigone ne reconnaît pas le bonheur. C’est un bonheur qu’elle ne vit pas.
Elle cherche un bonheur absolu, entier. Elle refuse les mensonges, hypocrisies, se révolte contre la lâcheté
humaine et morale. Elle veut tout ou rien et n’accepte pas la vie telle qu’elle serait obligée de dire "oui".
Polynice n’est donc qu’un prétexte pour refuser la vie que Créon lui avait tracée.