REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
UNIVERSITE DE LUBUMBASHI
ECOLE SUPERIEURE DES INGENIEURS INDUSTRIELS
B.P. 1825
TRAVAIL PRATIQUE N°5
COURS DE BIOTECHNOLOGIE
Sujet : Les organismes génétiquement modifiés et les armes biologiques
Fait par : KIKUNI MUTONDO Thassi
LOGOS MUJINGA Annie
KITUMAINI MIRUHO Divine
MUJINGA MBAYO Shams
DIYA KIANSOSA Raissa
Dirigé par : Pr ZEKA MUJINGA
Ass Prince
Promotion : Master 2 Génie des procédés
ANNEE ACADEMIQUE : 2022-2023
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TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES MATIÈRES ....................................................................................................... 2
INTRODUCTION .................................................................................................................... 3
CHAPITRE I : Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ....................................... 4
I.1 Généralités ....................................................................................................................... 4
I.2 Production........................................................................................................................ 4
I.2.1 Insertion du gène ou transgénèse ............................................................................ 5
I.2.2 Bilan du bombardement pour la fabrication des OGM ....................................... 5
I.2.3 OGM contre hybridation ......................................................................................... 5
I.2.4 Flowsheet ................................................................................................................... 6
I.2.5 Mode opératoire ....................................................................................................... 6
I.3 Application ....................................................................................................................... 7
CHAPITRE II : Les armes biologiques.................................................................................. 9
II.1 Généralités...................................................................................................................... 9
II.2 Production ...................................................................................................................... 9
II.3 Application ................................................................................................................... 10
CONCLUSION ....................................................................................................................... 12
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INTRODUCTION
Au sein des biotechnologies, les OGM sont un domaine de recherche qui fait depuis les années
1990 l'objet de nombreux investissements en recherche et développement à partir de
financements tant publics que privés. Inexistantes avant 1993, les surfaces cultivées OGM
représentent en 2017, selon l'ISAAA, une association non gouvernementale de promotion des
biotechnologies, 189,8 millions d’hectares dans 24 pays, dont près de 53 % dans les pays en
développement. Selon le même organisme, le marché du produit final des cultures
commerciales de maïs, de soja et de coton est évalué à plus de 186 milliards de dollars en 2017,
et à 17,2 milliards de dollars pour celui des semences.
Les armes biologiques sont des systèmes complexes qui disséminent des organismes
pathogènes ou des toxines, pour nuire ou pour tuer des individus, des animaux, ou des végétaux.
Elles consistent généralement en deux parties : un agent et un vecteur. Outre des applications
militaires de type stratégique ou tactique, les armes biologiques peuvent être utilisées pour
commettre des assassinats politiques, pour infecter le bétail ou la production agricole dans le
but d’entraîner des pénuries de nourriture et des pertes économiques, pour créer des
catastrophes environnementales, et pour introduire de façon généralisée dans la population des
maladies, la peur et la méfiance.
Hormis l’introduction et la conclusion, le présent travail est subdivisé en deux chapitres. Le
premier porte sur les OGM (organisme génétiquement modifié) et le second traite des armes
biologiques.
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CHAPITRE I : Les organismes génétiquement modifiés (OGM)
I.1 Généralités
Un organisme génétiquement modifié ou OGM (en anglais, Genetically modified organism ou
GMO) est un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par l'intervention
humaine. Selon les définitions européennes, ces modifications doivent être issues du génie
génétique. La définition américaine inclut également les modifications issues de la sélection
artificielle. Le génie génétique permet de modifier des organismes par transgénèse, c’est-à-dire
l'insertion dans le génome d’un ou de plusieurs nouveaux gènes.
Un « organisme transgénique », terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur
génome des gènes « étrangers », est donc toujours un organisme génétiquement modifié,
l'inverse n'étant pas toujours vrai. La mise en œuvre de transgénèses permet un transfert de
gènes héritables entre espèces évolutivement plus ou moins séparées (par exemple un gène
prélevé sur le ver luisant et transféré chez le taureau) mais aussi de transférer des gènes entre
espèces proches quand les techniques de croisement classique ont échoué (pomme de terre
Fortuna). L'aspect novateur de ces nouvelles techniques, leurs applications, et leur
commercialisation, notamment dans les secteurs médical et agricole, provoquent une
controverse, une réflexion éthique ainsi qu'une guerre commerciale et des réglementations.
I.2 Production
Pour fabriquer un organisme génétiquement modifié (OGM), les scientifiques ont recours à la
transgénèse. Ils introduisent un gène d’intérêt dans son génome. Ce gène peut venir d’une
espèce végétale ou animale. Il sera transmis aux générations suivantes. Examinons, étape après
étape, la fabrication d’un OGM.
La première étape de la fabrication des OGM est le prélèvement du gène d’intérêt de l’ADN.
Cela est rendu possible grâce à des enzymes dites de restriction. Celles-ci sont capables de
couper l’ADN en des endroits très particuliers, et donc de couper les parties correspondant au
gène.
Plusieurs modifications doivent alors être faites pour adapter le gène prélevé à la nouvelle
espèce. La plus importante est d’ajouter un promoteur afin de s’assurer de son expression dans
la cellule OGM. Le promoteur le plus utilisé est le promoteur 35S, issu du gène du virus de la
mosaïque du chou-fleur. Une fois isolé, le gène doit être multiplié. Pour ce faire, il est introduit
dans une bactérie qui va se reproduire. Il faut ensuite purifier le tout pour ne garder que le gène
d’intérêt.
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I.2.1 Insertion du gène ou transgénèse
Il existe plusieurs techniques pour insérer le gène dans l’ADN de la cellule. Détaillons les deux
les plus utilisées. La première requiert l’utilisation de la bactérie Agrobacterium tumefaciens,
qui est capable de s’insérer dans le génome des plantes. Le gène est intégré dans le plasmide de
la bactérie, qui le véhicule jusqu’à l’ADN de la cellule à modifier. Cette méthode ne fonctionne
que chez certaines espèces : tabac, colza, tomate, pomme de terre melon et tournesol.
La seconde méthode de transgénèse est le canon à gène. Il s’agit de la méthode la plus utilisée
en industrie biotechnologique. Les constructions génétiques sont fixées sur des billes
microscopiques (diamètre de 1 µm=0,001 mm) en or ou en tungstène. Elles sont alors projetées
à très grande vitesse sur les cellules à modifier et traversent leur paroi. Les billes sont ralenties
au fur et à mesure qu’elles traversent les différentes couches cellulaires. Quelques-unes des
cellules atteintes vont intégrer spontanément les gènes dans leur génome, mais l’intégration du
gène se fait de façon aléatoire dans l’ADN de la cellule. La période d’obtention d’une lignée
transgénique stable peut durer plusieurs mois.
I.2.2 Bilan du bombardement pour la fabrication des OGM
À cette étape, le gène de résistance à un antibiotique utilisé dans de nombreux OGM va révéler
son caractère insidieux. Ce gène est bombardé en même temps que le gène d’intérêt afin de
servir de marqueur. Ce gène ne sert à rien pour l’OGM synthétisé. Il est simplement utile pour
savoir quelles cellules ont capté le gène d’intérêt. Après l’insertion du gène, les cellules sont
mises en contact avec un antibiotique. Celles qui résistent à l’antibiotique ont le gène de
résistance à l’antibiotique et donc aussi le gène d’intérêt. Les autres ne les ont pas et sont
éliminées.
Le gène de résistance à un antibiotique fonctionne par l’émission d’une protéine qui interagit
avec l’organisme et dissocie l’antibiotique en d’autres molécules. L’interaction avec
l’organisme de ces molécules n’est pas connue. Pas plus que l’interaction de cette protéine avec
les autres protéines présentes dans l’OGM. Depuis 2005, les gènes de résistance à un
antibiotique sont interdits pour tout nouvel OGM. La dernière étape de la fabrication des OGM
consiste à générer les futurs graines grâce aux cellules génétiquement modifiées retenues.
I.2.3 OGM contre hybridation
La transgénèse diffère de l’hybridation qui consiste à croiser deux individus de deux variétés,
sous-espèces, espèces ou genres différents. L’hybride présente donc un mélange des
caractéristiques génétiques des deux parents et est un processus qui se fait à l’état naturel.
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L’intérêt de l’hybridation est de transmettre un caractère d’intérêt à une espèce de base et créer
ainsi une nouvelle espèce. Cette technique a, par exemple, donné naissance à la clemenvilla,
hybridation sans pépin de la clémentine et de la tangerine. La technique des OGM est, quant à
elle, totalement artificielle.
I.2.4 Flowsheet
Le schéma ci-dessous illustre la production d’un organisme génétiquement modifié.
I.2.5 Mode opératoire
La fabrication d’un ogm végétal, les succès de la transgénèse végétale, comme pour celui des
autres types de transgénèse non végétale, reposent sur la conjonction de plusieurs conditions
qui doivent être réunies simultanément : tout d’abord, l’ADN étranger doit être apte à
s’exprimer dans une cellule végétale c’est-à-dire posséder une structure et des signaux de
régulation reconnus par la cellule receveuse ; ensuite, il doit pénétrer dans les cellules végétales
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et s’intégrer, soit dans le génome nucléaire, soit dans le génome des organites (chloroplastes ou
mitochondries). Les méthodes utilisées sont soit Agrobacterium tumefaciens, soit un canon à
particules ; enfin, il doit s’y maintenir de façon stable. Après avoir produit une cellule
transformée, deux contraintes supplémentaires doivent être surmontées afin d’obtenir un
organisme transgénique.
Il faut pouvoir sélectionner les cellules transformées et être capable de régénérer une plante
entière à partir de ces cellules. Les cellules végétales offrent un matériel de choix pour la
transgénèse car elles sont susceptibles, par des moyens simples, de retourner à l’état totipotent.
Contrairement aux cellules animales, les cellules végétales sont extrêmement malléables. La
culture in vitro permet d’obtenir, pour un nombre croissant d’espèces végétales, la
dédifférenciation des cellules d’un organe (feuille, tige, racine…) et d’orienter leur
multiplication vers la régénération de plantes entières.
Il est donc potentiellement réalisable, en réussissant à intégrer une information génétique dans
une cellule, d’obtenir une plante dont toutes les cellules dérivant de celle manipulée à l’origine
possèdent et expriment cette information. En conclusion un OGM se construit en plusieurs
étapes : le clonage du gène que l’on souhaite utiliser dans la transgénèse ; la construction du
transgène permettant son expression correcte dans la plante ou une partie de la plante ; le
transfert du transgène dans les cellules embryonnaires de plantes receveuses ; la régénération
de la plante entière à partir de ces cellules transformées ; l’analyse de l’expression, de la stabilité
du transgène dans la plante.
Il faut noter que toutes ces différentes étapes sont réalisées en laboratoire ou dans des serres,
c’est-à-dire en milieu clos dit confiné. Ensuite, interviendra nécessairement une culture de la
plante transgénique, en champs ouverts pour vérifier les résultats observés en milieu confiné.
Enfin, les plantes OGM d’intérêts seront ensuite sélectionnées, puis soumises à des tests définis
par les réglementations, tests portant sur la dissémination, les flux de pollen, les effets directs
et indirects sur l’environnement ou tests de toxicologie destinés à identifier les risques
allergiques ou d’alimentarité.
I.3 Application
De nombreuses sociétés en biotechnologie ont développé des semences OGM dans le but de
rendre les cultures résistantes à certaines maladies ou d’accélérer leur croissance pour
augmenter leur rendement. La lignée de maïs OGM MON810 créée et vendue par la société
américaine Monsanto donne des semences OGM qui contiennent un gène nommé Cry1Ab
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appartenant à la bactérie Bacillus thuringensis. Ce gène permet au maïs de produire une protéine
insecticide lui conférant une résistance à certains insectes ravageurs comme la Noctuelle
(Sesamia nonagrioides) et la Pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis).
Plus récemment, en 2016, l’entreprise AquaBounty Technologies a obtenu une autorisation de
commercialisation au Canada pour son saumon atlantique génétiquement modifié, devenant
ainsi le premier poisson OGM commercialisé à des fins alimentaires. D’après l’entreprise, ce
saumon intègre deux gènes provenant d’un autre poisson, le saumon Chinook lui conférant une
capacité de croissance deux fois plus importante qu’un saumon sauvage. En Amérique, la FDA
(Food and Drug Administration) a qualifié le saumon AquAdvantage comme aussi sûr à manger
que tout autre saumon de l’Atlantique non génétiquement modifié et aussi nutritif.
Alors que les États-Unis autorisent la culture des OGM, les politiques d’autorisation et de
restriction des OGM diffèrent en fonction des pays bien que de nombreuses études aient été
réalisées sur le sujet pour déterminer les avantages et les inconvénients à leurs cultures. En
Europe, leur utilisation est encadrée et contrôlée. Les OGM sont ainsi autorisés à l’importation
en Europe. La majorité des OGM importés est utilisée pour l’alimentation animale.
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CHAPITRE II : Les armes biologiques
II.1 Généralités
Les armes biologiques sont des systèmes complexes qui disséminent des organismes
pathogènes ou des toxines, pour nuire ou pour tuer des individus, des animaux, ou des végétaux.
Elles consistent généralement en deux parties : un agent et un vecteur. Outre des applications
militaires de type stratégique ou tactique, les armes biologiques peuvent être utilisées pour
commettre des assassinats politiques, pour infecter le bétail ou la production agricole dans le
but d’entraîner des pénuries de nourriture et des pertes économiques, pour créer des
catastrophes environnementales, et pour introduire de façon généralisée dans la population des
maladies, la peur et la méfiance.
Pratiquement n’importe quel organisme pathogène (comme les bactéries, les virus, les
champignons, les prions, ou les rickettsies) peuvent être utilisés dans des armes biologiques.
Les agents peuvent être améliorés par rapport à leur état naturel pour les rendre plus adaptés
une production de masse, au stockage, et à leur dissémination en tant qu’armes. Dans le passé,
les programmes d’armements biologiques ont inclus des efforts visant à produire : de
l’aflatoxine, de l’anthrax, de la toxine botulique, la fièvre aphteuse, la morve, la peste, la fièvre
de Ku, la pyriculariose du riz, la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, la ricine, la variole,
et la tularémie, entre autres.
II.2 Production
Selon Henri Hubert Mollaret (2002), la préparation d'une arme biologique à petite échelle (pour
une attaque terroriste par exemple) ne demande qu'un appareillage très réduit : une cocotte-
minute, un réfrigérateur ménager, un four à micro-ondes, un bec Bunsen ou un camping-gaz,
quelques milieux de culture faciles à préparer. Il est relativement facile de se procurer des
souches infectieuses, et de les transférer d'un pays à un autre (par voie postale par exemple).
S'il existe un vaccin ou des antibiotiques efficaces contre l'agent utilisé, le terroriste peut
facilement se protéger contre les effets. Production à large échelle, Pour des utilisations
militaires, on peut concevoir des installations qui assurent une production énorme (l'URSS
produisait 1800 tonnes de charbon par an).
N'importe quel agent infectieux ne peut pas être utilisé comme arme biologique. Il faut réunir
un certain nombre de conditions. Les critères d'efficacité des armes biologiques : Pouvoir
infectant (nombre de sujets infectés), morbidité (proportion de cas déclenchés dans la
population), contagiosité (chaque sujet infecté devient foyer d'infection), facilité de production
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en masse, rapidité du pouvoir de pénétration (exemple : transmission aérienne), résistance du
micro-organisme dans la nature (exemple : bactéries sporulantes), difficulté à détecter et
identifier l'agent infectieux, difficulté à se protéger (absence de vaccins dans la population
visée), difficulté à traiter l'infection (exemple: il n'existe pas de traitement contre la variole),
risque réduit de choc-retour. Aucun agent infectieux ne remplit tous ces critères, on fait
généralement des compromis en fonction de la stratégie d'attaque.
II.3 Application
Si les critères de Rosebury peuvent s’appliquer au bioterrorisme, ils demandent à être complétés
ou renforcés sur trois notions bien spécifiques : l’obtention et la production de l’agent, c’est
sans doute le critère de base sur lequel des terroristes s’appuient en premier lieu pour choisir le
micro-organisme, si la souche en question est très contrôlée, un groupe clandestin aura
beaucoup plus de mal à l’obtenir qu’un laboratoire ayant pour couverture la recherche
scientifique.
Il en est de même pour les moyens à mettre en œuvre pour obtenir la croissance du germe :
moins il faut de matériel et de connaissances pour produire le germe, plus cet agent aura des
chances d’être sélectionné. Un terroriste cherche à produire vite, en quantités importantes mais
aussi à moindre coût. En 1969 un groupe de spécialistes des armes chimiques et biologiques
estimait le « prix » d’une opération militaire de grande envergure contre une population civile
à 2000$/km2 pour des armes conventionnelles, 800$ pour armes nucléaires, 600$ pour gaz
neurotoxiques et seulement 1$ pour les armes biologiques.
Cela explique en partie pourquoi la menace d’une attaque bioterroriste est devenue
envisageable. La morbidité et la mortalité, autre critère important, la forte létalité pour un faible
coût. Un terroriste cherche à marquer les esprits par la terreur pour défendre une cause qu’il
estime juste. La maladie, la souffrance, la mort sont pour lui des images de choix. La période
d’incubation, elle est choisie courte pour les agents non transmissibles, afin que le maximum
de personnes soit infecté avant que le diagnostic ne puisse être posé. Elle est choisie longue
pour les agents transmissibles d’homme à homme, afin que le plus grand nombre de personnes
soit infecté avant que puisse être posé un diagnostic.
De plus, un long délai d’apparition des symptômes réduit d’autant les chances de trouver
l’origine ou les auteurs de la contamination. La notoriété de l’agent auprès de la population est
également prise en compte par les terroristes car elle contribue énormément aux mouvements
de panique irrationnels consécutifs à ce genre d’attaque. En se basant sur ce critère, le bacille
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du charbon, la peste ou encore la variole sont des agents de premier choix. L’impact
psychologique est également dû à l’aspect mystérieux et insidieux des micro-organismes, la
plupart de la population n’ayant aucune connaissance en microbiologie, les rumeurs les plus
folles peuvent courir sur l’agent employé, entretenant la crainte de la contagion, la
désorganisation des structures de défense et de santé publique, mais aussi de l’économie et de
la politique du pays concerné. Enfin, le relais médiatique d’une telle attaque sur toutes les
télévisions du monde ne ferait qu’entretenir les craintes et constituerait un outil de
communication de choix pour les terroristes. L’image suivante montre quelques maladies
utilisées comme armes biologiques.
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CONCLUSION
De ce qui précède, nous avons pu voir les organismes génétiquement modifiés ainsi que les
armes biologiques, leur obtention et leurs applications. Concernant les OGM, Les notions de «
modification génétique » et la « sécurité biologique » ou « biosécurité » n’ont pas toujours été
pleinement comprises ou accessibles aux non généticiens travaillant dans les domaines des
sciences, du droit, de l’administration et de la gestion de la conservation ou du développement
durable.
Le débat sur la diversité biologique se trouve au premier plan dans le cadre d’un enjeu plus
vaste : comment l’humanité peut-elle, de façon intégrée et cohérente, s’assurer des moyens de
subsistance, tout en respectant les objectifs de conservation et d’utilisation durable de
l’environnement fixés par la communauté internationale.
Dans un monde préoccupé par la pauvreté et la sécurité alimentaire, ainsi que par la destruction
des espèces et des écosystèmes, ces enjeux revêtent pour les habitants de la planète une
importance et une difficulté particulières.
Pour les armes biologiques, outre le risque qu’elles soient mises au point et développées par
des états, les avancées technologiques récentes augmentent la possibilité que ces armes soient
acquises ou produites par des acteurs non-étatiques, notamment des individus et des
organisations terroristes.
Au cours du 20ème siècle, les cas d’utilisation d’armes biologiques ont inclus des actes
criminels ou des assassinats ciblés commis par des individus ou des groupes, des guerres
biologiques conduites par les états, et la dispersion accidentelle de pathogènes par des
laboratoires. Il y a également eu plusieurs fausses accusations d’utilisation d’armes biologiques,
soulignant ainsi la difficulté de faire la différence entre des cas de maladies survenant
naturellement, des accidents, et des utilisations délibérées.