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Contrat de Vente

Le contrat de vente est une convention essentielle qui implique le transfert de propriété d'un bien en échange d'un prix, et se distingue par ses caractéristiques telles que la synallagmaticité et la consensualité. La vente commerciale, qui se déroule entre commerçants, obéit à des règles spécifiques et a des conséquences juridiques distinctes, notamment en matière de litiges. La formation de ce contrat nécessite le consentement des parties, la détermination de la chose et la fixation d'un prix réel et sérieux.

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Contrat de Vente

Le contrat de vente est une convention essentielle qui implique le transfert de propriété d'un bien en échange d'un prix, et se distingue par ses caractéristiques telles que la synallagmaticité et la consensualité. La vente commerciale, qui se déroule entre commerçants, obéit à des règles spécifiques et a des conséquences juridiques distinctes, notamment en matière de litiges. La formation de ce contrat nécessite le consentement des parties, la détermination de la chose et la fixation d'un prix réel et sérieux.

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Introduction

« « Nous vivons de plus en plus contractuellement » »1


Le contrat de vente est une convention par laquelle une partie
s'engage à livrer une chose moyennant le paiement du prix par
l'autre partie, Rémy CABRILLAK défini la vente comme " un
contrat organisant le transfert de propriété d'un bien du
patrimoine du vendeur à celui de l'acheteur,obligeant le premier à
délivrer le bien vendu et le second à payer "
Le contrat de vente fut pendant des siècles le contrat le plus
important dans la vie juridique
le DOC la définit comme étant " un contrat par lequel l'une des
parties transmet la propriété d'une chose ou d'un droit à l'autre
contractant, contre un prix que ce dernier s'oblige à lui payer ".
La vente se distingue par le transfert de propriété (translative de
propriété) en échange d'un prix en argent. C'est un contrat qui
engage les deux parties (synallagmatique) et implique une
contrepartie financière (à titre onéreux). Selon la loi, il est aussi
consensuel et en principe commutatif (généralement équilibré),
ce qui le rapproche des articles 478 et 488 du DOC.
De manière générale, la vente suit les règles du droit commun en
ce qui concerne ses conditions de formation et de preuve.
Cependant, l'extrême importance de la vente et la grande variété
des objets sur lesquels elle peut porter conduit à un
approfondissement ou un affinement concernant les diverses
formes que peut adopter sa réalisation.
La vente singularise des autres contrats voisins ; translatif de
propriété :
• Vente et échange : On a vu que la prise est un élément sui
distingue la vente de l'échange, ce dernier consiste à fournir une
chose contre une autre c'est un contrat qui
Contient tous les éléments de la vente sauf le prix c'est donc un
contrat de transfère réciproque de propriété.
• Vente et donnation : Si la vente est un contrat à titre onéreux
supposant un prix par contre la donation est par essence à titre
gratuit qui n'impose pas les mêmes suites que la vente.
1
François COLLART DUTILLEUL. Philippe DELEBECQU. Contrats civils et commerciaux. Plus que jamais
la formule de Josserand s'avère pertinente
Ces définitions nous aident à comprendre la vente commerciale.

La vente commerciale se distingue toutefois d'un contrat de vente


classique par la qualité des parties au contrat de vente ainsi que
par l'objet du contrat.

La qualification de vente commerciale emporte deux


conséquences majeures. Premièrement, en ce qui concerne la
nature de l'opération, laquelle distingue la vente des opérations
voisines et deuxièmement, en ce qui concerne la forme et les
prescriptions applicables aux actions découlant du contrat de
vente commerciale.
la formation de la vente commerciale obéit à un certain nombre
des regles dont le respect permet de réaliser le transfert de
propriété.À l'instart de la vente civil , la vente commerciale est
également créatrice d'obligations, tant à la charge du vendeur
que l'acheteur.3
Alors, Comment se forme un contrat de vente commerciale et
quelles sont ses principaux effets ?
Il convient d'analyser la notion du contrat de vente commerciale,
ses caractéristiques et sa formation (Partie1) ainsi que les
principaux effets qu'il produit (Partie 2)

Partie1 : la notion et la formation du contrat de vente commerciale

Le contrat de vente est une convention définissant l’engagement entre une partie
exerçant une activité de vente (ayant l’obligation de livrer d’un produit, bien ou
service), et une partie acheteur (ayant l’obligation de payer pour ce bien, produit ou
service)
Toutefois, avant de parler sur les obligations des parties au contrat et ses effets
essentiels, il est important de distinguer le contrat de vente commerciale des
autres contrats, en se basant sur la notion juridique, les caractéristiques
fondamentales (chapitre 1) et la formation du contrat de vente (chapitre 2).

Chapitre1 : la notion et les caractéristiques du contrat de vente commerciale.

Le contrat de vente est réglementé par le titre deuxième du livre deuxième du dahir
formant code des obligations et des contrats sous les articles 478 à 618-20.
Rappelons que le DOC constitue, au Maroc, le droit commun et que la vente
commerciale obéit aux règles générales y énoncées et que le Code du commerce
n’apporte pas de réglementation spécifique, cependant les usages commerciaux
jouent un rôle important.

Section 1 : la notion de la vente commerciale.

L’article 478 du DOC stipule que « la vente est un contrat par lequel l’une des
parties transmet la propriété d’une chose ou d’un droit à l’autre contractant, contre
un prix que ce dernier s’oblige à payer », l’article 488 du DOC ajoute « la vente est
parfaite entre les parties, dès qu’il y a consentement des contractants, l’un pour
vendre, l’autre pour acheter, et qu’ils sont d’accords sur la chose, sur le prix et sur
les autres clauses du contrat ». La vente est dite commerciale lorsqu'elle constitue
un acte de commerce.

La vente peut être de nature différente, soit commerciale soit civile. Cette
qualification aura notamment des conséquences sur les juridictions compétentes en
cas de litige.
La vente est considérée comme commerciale dès lors qu'elle intervient entre, d'une
part, un commerçant dans le cadre de son activité professionnelle et, d'autre part,
un acquéreur qui peut, quant à lui, être un particulier ou un commerçant. Si un
litige naît entre les Parties (l'acquéreur et le vendeur), le tribunal compétent sera le
Tribunal de Commerce.
La vente est considérée comme civile dès lors qu'elle intervient entre des Parties
qui sont toutes les deux des particuliers. Le tribunal compétent sera, selon le
montant du litige, le Tribunal de premier Instance

Enfin, il convient de rappeler que lorsqu’un commerçant achète un bien à un


particulier pour un usage personnel, et non professionnel, il est alors assimilé à un
particulier.

La vente se caractérise ainsi par ses obligations principales : l’existence d’un prix,
d’une chose et d’un transfert de propriété suffit à qualifier le contrat. La vente
transfère à l’acquéreur la propriété et les risques de perte (res perit domino).

Section 2 : Les caractéristiques du contrat.

Les contrats de vente disposent de nombreuses caractéristiques communes. Ce


sont des contrats consensuels, synallagmatiques, à titre onéreux, commutatifs, de
gré à gré et instantanés :

A : Le contrat translatif de propriété.


La vente est un contrat translatif avant tout, car il engendre la transmission à
l'acheteur du droit de propriété sur la chose.
Il est de porter non seulement sur un bien, mais surtout sur un droit réel concernant
ce bien. En transférant un droit réel (propriété ou démembrement) ces contrats
investissent l’acquéreur d’un rapport de droit direct avec la chose

B : Le contrat synallagmatique.

Le contrat synallagmatique est celui qui fait naître des obligations à la charge des
deux parties. La caractéristique du contrat synallagmatique tient à la réciprocité des
obligations qui en découlent, chacun des contractants étant à la fois, débiteur et
créancier. Ainsi dans la vente, le vendeur s’engage à livrer la chose vendue et
l’acheteur, à payer le prix.

C : Le contrat consensuel :

Le contrat de vente se forme (se conclut) du seul consentement des parties, c’est-à-
dire par l’effet de leur accord. Aucune forme particulière n’est requise pour créer le
lien contractuel entre vendeur et acheteur. MAIS lorsqu’il s’agit d’une vente
d’immeuble, un acte authentique (= acte notarié) doit être rédigé. Cet acte n’est pas
une condition de validité de la vente mais il est destiné à assurer l’opposabilité de
la vente aux tiers.

D : Le contrat commutatif :

Le contrat est commutatif lorsque les prestations des parties sont déterminées dès
la conclusion du contrat. Dans le contrat commutatif, chacun des parties connait,
dès la conclusion du contrat, l’étendue des prestations réciproques. La très grande
majorité des contrats courants sont commutatifs.
Par ailleurs, le contrat de vente est commutatif car chaque partie connaît l'étendue
des prestations qu'elle devra fournir au moment de la conclusion du contrat

E : Le contrat à titre onéreux :

Le contrat à titre onéreux est celui dans lequel chacune des parties entend obtenir
quelque chose de l’autre. Chaque contractant consent un sacrifice en échange d’un
avantage. C’est le cas de la plupart des contrats courants : vente, louage, contrat de
travail, prêt avec intérêt, contrat d’entreprise.
Donc en matière de vente, il existe une contrepartie évaluable en argent au transfert
de propriété et à la délivrance de la chose.

F : Le contrat de gré à gré :


C’est celui qui suppose une négociation, des concessions réciproques et un accord
final. Les deux parties participent donc à l’élaboration du contrat. On parle aussi de
contrat négocié.
Les contrats conclus dans les « souks » traditionnels sont des prototypes de contrat
négocié. A l’autre extrémisée, un contrat mettant en jeu des sommes importantes
conclu par deux grandes entreprises peut faire l’objet de longues discussions.
Le contrat de vente est essentiellement de gré à gré car chacune des parties discute
librement des clauses du contrat

F : Le contrat à exécution instantané :

Les obligations des parties s’exécutent en une seule fois. Ce caractère de la vente
rejaillit sur l’effet de la sanction en cas d’inexécution des obligations nées du
contrat. Cette sanction s’appelle résolution et aura un effet rétroactif.
Finalement, le contrat de vente C’est un contrat non « INTUITU PERSONAE
»19 : c’est-à-dire qu’il n’est pas conclu en considération de la personne des parties.

Chapitre 2 : Formation du contrat de vente commerciale :

Les conditions de formation et de validité sont celles qui doivent être réunies pour
les contrats en général et pour les ventes en particuliers.
Le vendeur et l’acheteur doivent avoir la capacité de faire des actes juridiques ;
leur consentement ne doit pas être vicié par une erreur substantielle, un dol ou une
violence mais la lésion c’est-à-dire la disproportion entre le prix et la valeur de la
chose n’est pas une cause de nullité.
La formation du contrat de vente obéit à des conditions de fonds (section 1) qu’à
des conditions de forme (section 2)

Section 1 : Les conditions de fonds :

Pour qu’il soit valablement formé, le contrat de vente doit réunir les éléments
nécessaires pour la validité de celui-ci.

A : Le consentement :

La vente est formée par l’échange des consentements du vendeur et de l’acquéreur,


suivant les règles ordinaires du droit des obligations
La vente est conclue dès que les parties sont d’accord sur la chose et sur le prix
comme les autres ventes, la vente entre professionnels peut être précédée de
promesse, qu’elles s’agissent de promisse d’achat ou de vente ou de promesse
synallagmatiques.
B : La chose :

La chose doit présenter un certain nombre de caractères : être déterminée, aliénable


et appartenir au vendeur ; elle doit exister mais peut être future.

Paragraphe1 : la détermination de la chose.

La chose doit être déterminée ou déterminable pour que le contrat de vente soit
valable. Pour qu’un contrat de vente soit valide, l’objet vendu doit être clairement
identifié ou identifiable.

 Pour les objets uniques (comme une maison ou une œuvre d’art), il faut une
description précise de ses caractéristiques.
 Pour les biens de type général (comme du blé ou une voiture à commander), il
suffit de préciser l’espèce, la quantité et la qualité, par exemple en indiquant le
modèle, la couleur et les options d’un véhicule.

L’article 490 du DOC encadre la vente "en bloc", où un ensemble de biens est
vendu à un prix unique, sans distinction de poids ou de quantité, sauf si cela est
nécessaire pour fixer le prix. Cette vente est considérée comme conclue même si
les biens n’ont pas été pesés ou mesurés. Dans ce cas, le vendeur assume les
risques jusqu'à la maturation complète du bien, afin de protéger l’acheteur contre
tout abus ou négligence.

Paragraphe 2 : la vente de la chose d’autrui :

La vente d’un bien appartenant à une autre personne est en principe nulle, car on
ne peut pas vendre ce qui ne nous appartient pas. Cependant, cette vente peut être
validée dans deux cas :

1. Si le véritable propriétaire approuve la vente.


2. Si le vendeur devient propriétaire du bien avant la date prévue pour sa livraison

C : Le prix :

Le prix est une somme d’argent que l’acquéreur doit payer au vendeur en
contrepartie de l’aliénation de la chose transmise. Il constitue un élément essentiel
à la vente ; pas de prix, pas de vente.
Paragraphe 1 : le prix doit être déterminé et déterminable
:

Détermination du prix :

Le prix de la vente doit être déterminé et désigné par les parties Les parties du
contrat fixent habituellement le prix à payer, ou prévoient un moyen de le
déterminer. Si toutefois ce n’est pas le cas, les parties se sont référées au prix
habituellement pratiqué lors de la conclusion du contrat, dans la branche
commerciale considérée, pour les mêmes prestations effectuées dans des
circonstances comparables.
D’autre part, à moins que le prix ne fût connu des contractants, on ne peut en
rapporter la détermination à un tiers ni acheter au prix payé par un tiers.
Or, la clause d’un contrat de vente qui charge des experts ou des arbitres de
déterminer le prix, est une condition de fond de ce contrat et consacre le principe
de l’autonomie de la volonté, les parties peuvent donc déroger à la disposition de
l’article 487.

Prix déterminable :

Il suffit que le prix soit déterminable pour que le contrat puisse valablement se
former, c’est-à-dire qu’il doit pouvoir être fixé sans qu’un nouvel accord des
parties soit nécessaire
Si le prix n’est pas déterminé dans le contrat ce dernier doit contenir des éléments
objectifs qui permettent de chiffrer le montant du prix, ainsi la première condition
indispensable à la détermination du prix et l’existence dans le contrat des clauses
spéciales qui indiquent les éléments objectifs choisis par les parties comme
élément de référence pour la fixation ultérieure du prix dans ce sens, l’article 487
interdit la détermination du prix par un tiers.

Paragraphe 2 : le prix doit être sérieux et réel :

Le prix doit être réel, c’est à dire qu’il ne doit pas s’agir d’un prix fictif Le prix
doit être réel et sérieux pour que la vente soit valable. Un contrat à titre onéreux est
nul lorsque, au moment de sa formation, la contrepartie convenue au profit de celui
qui s’engage est illusoire ou dérisoire.
Les deux notions de prix réel et sérieux sont distinctes, car elles n’ont pas la même
teneur : l’une est subjective, s’attachant à l’intention des parties l’autre est
objective, s’attachant à l’existence matérielle du prix. La jurisprudence ne fait pas
toujours la différence.
 Prix réel : Il ne doit pas être fictif, c’est-à-dire qu’il ne doit pas être convenu
dès le départ qu’il ne sera jamais payé. Par exemple, si le vendeur et l’acheteur
s’entendent en secret pour annuler le paiement après la vente, le prix est considéré
comme fictif.
 Prix sérieux : Il ne doit pas être symbolique ou ridiculement bas. Un prix trop
faible, qui ne reflète pas la valeur réelle du bien, peut entraîner l’annulation de la
vente. Par exemple, dans une vente avec une rente viagère, si les paiements sont
inférieurs aux revenus que le bien génère, le prix peut être jugé non sérieux.
D : L’objet :

Selon le droit commun, l’objet d’un contrat de vente doit respecter certaines
conditions :

1. Il doit être possible : Un bien inexistant ou impossible à obtenir ne peut pas faire
l’objet d’une vente.
2. Il doit être licite : On ne peut pas vendre des biens interdits par la loi, comme les
biens publics inaliénables ou ceux dont la vente est prohibée pour des raisons de
santé ou de sécurité.
3. Il doit être déterminé ou déterminable au moment de la livraison.

Une vente peut concerner :

 Un bien précis (corps certain), comme une machine identifiée dès le départ.
 Un bien générique (chose de genre), comme une quantité de riz, défini par son
type et sa qualité.

La vente peut porter sur des marchandises déjà en possession du vendeur (vente en
disponible) ou sur des biens qu’il s’engage à se procurer ou à fabriquer. Dans le
cas des choses de genre, le bien est individualisé lors de l’exécution du contrat, ce
qui marque le moment du transfert de propriété et des risques.

E : La cause

L’identification de la cause répond à la question : pourquoi d’est-on engagé ? Elle


désigne donc la finalité de l’engagement contractuel, son but. Il faut que le contrat
ait une cause licite, c'est-à-dire que la raison qui pousse les parties à conclure le
contrat ne doit pas être contraire aux bonnes mœurs ou à l'ordre public.
Section 2 : Les conditions de forme :

La vente commerciale n’est soumise en principe à aucune condition de forme et


elle peut être prouvée par tous moyens, y compris les témoignages et les
présomptions. Selon le droit marocain, un contrat de vente est un contrat purement
consensualiste mais ce principe à des exceptions selon la nature de la chose.

Le principe de consensualisme :
Ce principe signifie que le contrat se forme normalement par le seul échange de
consentement sans qu'aucune forme particulière ne soit nécessaire.
Notamment, en vertu du principe du consensualisme, la signature d'un document
n'est pas une condition de formation du contrat. Tout contrat est consensuel sauf
lorsque la loi en dispose autrement. Par exemple, dans le cas d’un contrat de vente,
il y a contrat dès que deux personnes se mettent d’accord sur la chose vendue et sur
le prix, l’une pour acheter un objet, l’autre pour vendre ce même objet.
Par ce seul échange de consentement, l’une est obligée de payer le prix convenu et
l’autre de livrer la chose vendue. Un document écrit n’est pas nécessaire pour la
formation du contrat. Mais il sera cependant utile lorsqu’il s’agira d’en apporter la
preuve.
Pour certains contrats, la loi déroge à ce principe et impose un certain formalisme
qui est tantôt destiné à protéger une des parties considérées comme plus faible,
tantôt destiné à assurer une publicité du contrat vis-à-vis des tiers.
La vente commerciale n’est soumise en général à aucune condition de forme et elle
peut être prouvé par tous moyens, compris notamment le témoignage et les
présomptions.

Le formalisme :

Le formalisme est un principe selon lequel un contrat doit respecter une forme
spécifique pour être valable. Il s’oppose au consensualisme, qui repose
uniquement sur l’accord des parties.

Il existe plusieurs types de formalismes :

1. Le formalisme solennel : Certains contrats, appelés contrats solennels,


nécessitent une formalité supplémentaire pour être valides, comme la rédaction
d’un acte authentique (ex. : vente immobilière).
2. Le formalisme probatoire : Il ne conditionne pas la validité du contrat, mais
permet d’en apporter la preuve. Par exemple, un écrit est souvent exigé pour
prouver un contrat d’un montant dépassant un seuil fixé par la loi.
3. Le formalisme publicitaire : Il vise à informer les tiers de l’existence d’un
contrat. Par exemple, la publicité des droits réels permet de rendre un contrat
opposable aux tiers (ex. : enregistrement d’une hypothèque).

Dans le commerce électronique, un écrit numérique a la même valeur qu’un écrit


papier pour prouver un contrat de vente en ligne.

En général, même si une formalité publicitaire n’est pas respectée, le contrat reste
valable entre les parties, mais il peut être inopposable aux tiers.

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