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La Science Plan

La science est un ensemble de connaissances objectives et vérifiables, distinctes des opinions, qui repose sur des méthodes rigoureuses. Elle se divise en sciences formelles, expérimentales et humaines, chacune ayant ses propres méthodologies. Cependant, selon Karl Popper, la science ne peut jamais atteindre des vérités définitives, car toute hypothèse scientifique doit être falsifiable et susceptible d'être remise en question par de nouvelles expériences.

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La science est un ensemble de connaissances objectives et vérifiables, distinctes des opinions, qui repose sur des méthodes rigoureuses. Elle se divise en sciences formelles, expérimentales et humaines, chacune ayant ses propres méthodologies. Cependant, selon Karl Popper, la science ne peut jamais atteindre des vérités définitives, car toute hypothèse scientifique doit être falsifiable et susceptible d'être remise en question par de nouvelles expériences.

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La science

1. Etymologie : Du latin, scientia, savoir (équivalent du terme grec épistémé)


2. Définitions : La science est un ensemble cohérent de connaissances relatives à des faits qui obéissent à des lois. En nous
référant à André LALANDE, in Vocabulaire technique et critique de la philosophie, nous pouvons dire que : « La science
est un ensemble de connaissances et de recherches ayant un degré suffisant d’unité, de généralité et susceptibles d’amener
les hommes qui s’y consacrent à des conclusions concordantes, qui ne résultent ni de conventions arbitraires, ni des gouts
ou des intérêts individuels qui leur sont communs, mais de relations objectives qu’on découvre graduellement, et que l’on
confirme par des méthodes de vérification définies ». Cette affirmation montre que la science est un ensemble de
connaissances rationnelles et universelles fondées sur la vérification expérimentale ou la démarche axiomatico-déductive
et hypothético-déductive. C’est dire que la connaissance scientifique est une connaissance objective, universellement
valable qui opère une rupture avec les préjugés issus des coutumes établies, de l’éducation, de la tradition, de l’esprit
théologique et de toute autre forme d’attitude métaphysique.
3. Pour autant, parler de la science au singulier ne va pas de soi si on prend en compte l’étendue du champ scientifique : il y
a d’abord des sciences :
⎯ Les sciences formelles ou logico-mathématiques (caractérisées par leur non recours à l'expérience, l'importance de la
démonstration a priori et des systèmes formels) ;
⎯ Les sciences expérimentales ou empiriques (qui renvoient à l'expérience et usent d'expérimentation de façon essentielles) ;
⎯ Les sciences humaines ou sociales (marquées par l'importance de l'homme comme objet et sujet d'étude, et des
méthodologies variées).
⎯ L’usage du singulier implique pourtant qu’il y ait des points communs entre les différentes disciplines scientifiques. En
effet, il existe une caractéristique qui se veut commune à toutes les sciences : elles reposent sur une méthode stable plutôt
que de se laisser guider par le hasard ou les circonstances. En mathématiques, la démonstration est une méthode idéale
puisqu’elle est entièrement rationnelle au sens où les croyances et la subjectivité n’entrent pas en compte. En physique, on
utilise la méthode expérimentale. Cette méthode a été théorisée par le médecin Claude Bernard au XIXe siècle dans un
livre intitulé Introduction à l’étude de la médecine expérimentale. Selon lui, le scientifique commence d’abord par observer
les phénomènes. Dans cette observation, il va essayer de repérer des régularités et ensuite, il va formuler une hypothèse
fondée sur la généralisation de ces régularités qu’il vient d’observer. Autrement dit, le scientifique va donc procéder par
induction, soit par anticipation sur les cas futurs à partir des répétitions observées des cas passés. Il lui faut donc d’abord
formuler une hypothèse, puis mettre en place un protocole expérimental qui va permettre de vérifier l’hypothèse. Si
l’hypothèse est vérifiée alors elle passera au statut de loi.
4. La science propose-t-elle des vérités définitives ?
⎯ La science est vue comme un modèle pour la connaissance, car c’est par la science qu’on arrive à obtenir des certitudes,
autrement dit, un authentique. Elle se construit donc en opposition avec l’opinion, qui est une connaissance incertaine et
non prouvée. L’opinion ou la doxa n’est pas nécessairement fausse, il se peut qu’elle corresponde à la vérité, mais elle ne
constitue pas un savoir pour autant. Elle repose sur la croyance : nous répétons ce que nous avons entendu dire, sans être
capable de prouver ce que nous disons. La science cherche donc d’abord à savoir plutôt qu’à croire, le savoir repose sur
des justifications et des démonstrations. En écrivant que « Le travail scientifique est le seul qui puisse nous mener à la
connaissance de la réalité extérieure », (L’avenir d’une illusion), FREUD mettait en exergue l’idée selon laquelle la vérité
scientifique s’impose aujourd’hui avec acuité à tous comme la seule digne de valeur, la seule crédible à cause de son
objectivité, de son efficacité et de l’accord qu’elle suscite au niveau des esprits.
⎯ La science présente pourtant des limites : Karl Popper, épistémologue du XXe siècle, défend à l’encontre de l’opinion
commune qu’on n’atteint pas de vérités définitives en science, ce qui semble paradoxal. En effet, il explique que le
problème avec la science et avec sa méthode c’est qu’il est en réalité impossible de réaliser toutes les expériences possibles
qui permettent de vérifier une hypothèse. Il faudrait donc toujours garder en tête la possibilité qu’une expérience inédite
existe et qu’elle pourrait invalider une hypothèse qui jusqu’à présent est tenue pour vraie. Autrement dit, ce que peut faire
l’expérience scientifique c’est dire avec certitude si une hypothèse est fausse car on l’a réfutée. Par contre, ce n’est pas
parce qu’on n’a pas réfuté une hypothèse qu’elle est définitivement vraie. « Un système faisant partie de la science
empirique doit pouvoir être réfutée par l’expérience » (Popper, LDS).
Karl Popper montre donc que ce qui caractérise une hypothèse scientifique c’est qu’elle est falsifiable, au sens où il est
toujours possible d’imaginer une expérience qui viendrait la réfuter. C’est la raison pour laquelle aux yeux de Karl Popper,
les hypothèses de l’astrologie qu’on trouve dans l’horoscope, par exemple, ne sont pas scientifiques car elles ne sont pas
réfutables. Quels que soient les événements de la journée, l’horoscope aura toujours raison, on ne peut pas vraiment réfuter
ce qui est dit, donc ce n’est pas scientifique. La falsifiabilité fait la dimension scientifique de l’hypothès

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