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Loi D'additivité Des Tensions: U R. I + L. Di DT

Le document traite des circuits électriques RL, en expliquant la loi d'additivité des tensions et les équations différentielles associées à l'établissement et à l'annulation du courant. Il présente également les conditions initiales, les équations horaires, et les effets de la résistance et de l'inductance sur le comportement du courant et de la tension dans ces circuits. Enfin, il aborde la représentation graphique des courbes d'évolution du courant dans le temps.

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Loi D'additivité Des Tensions: U R. I + L. Di DT

Le document traite des circuits électriques RL, en expliquant la loi d'additivité des tensions et les équations différentielles associées à l'établissement et à l'annulation du courant. Il présente également les conditions initiales, les équations horaires, et les effets de la résistance et de l'inductance sur le comportement du courant et de la tension dans ces circuits. Enfin, il aborde la représentation graphique des courbes d'évolution du courant dans le temps.

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36

A COMPRENDRE

La loi d’additivité des tensions TRANSITION

- Circuit avec un générateur (Etablissement de courant) UR ------- i -------- UL


UR + U L = E + UR=R.i UL = r. i + L.
di
dt
- Circuit sans générateur (Rupture ou Annulation de courant)
UR + U L = 0

Equation différentielle vérifié par la charge q ou la tension Uc

Equation différentielle est une relation entre une variable (si possible) et au moins une de ses dérivées et des constantes

Remplacer la solution
dans l’équation
6. Déterminer la dérivée première différentielle def(t) df(t) f(t)
7. Remplacer l’équation différentielle = .e
dt dt
8. Développer Fonction Dérivée première
9. Mettre en facteur A.ef(t).( --- ) df(t)
But : A.ef(t).( --- ) + B = C f(t) = -α.t = −α
dt
10. Egalité de deux fonctions polynomiales t df(t) 1
Conclusion : B= C et ( --- ) = 0 f(t) = − =−
τ dt τ

Equation horaire ou la solution de l’équation différentielle

Remplacer les
conditions initiales
dans la solution

Les conditions initiales

À t=0, la variable prends une valeur bien précise à connaitre


𝐭
𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
i(0) = A.e0 + B= A + B

Etablissement de courant i=0 et UR = 0

𝐄 E
Annulation de courant 𝐢 = 𝐈𝟎 = = et UR = R.I0
𝐑 + 𝐫 RT

Energie électrique emmagasiné dans la bobine


1 1 UR 2 1 L
Em = . L. i2 = . L. ( ) = . . UR2
2 2 R 2 R²

L : Inductance de la bobine en Henry (H)


i : Intensité de courant électrique en ampère (A)
UR : tension aux bornes du conducteur ohmique en Volt (V)
R : Resistance du conducteur ohmique en ohm (Ω)
Em : Energie magnétique emmagasinée dans la bobine en Joule (J)
37

Etude Circuit RL

1. Etablissement de courant :
1.1. Montage :
Soit le montage électrique suivant :

1.2. Rôle de la diode en parallèle avec une bobine


▪ Ne laisse passer le courant que dans un seul sens
▪ Permet d'éviter l'apparition des étincelles dues aux surtensions aux bornes de la bobine
▪ Protège ainsi les composants du circuit qui sont autour de la bobine

1.3. Equation différentielle


En appliquant la loi d’additivité des tensions UR + UL = E et les transitions
U di
UR = R. i et i = R et UL = r. i + L.
R dt
On aboutit à l’équation différentielle vérifié par une variable donnée
Variable i :
di
R. i + r. i + L. = E
dt
di L di E
(R + r). i + L. = E ou i + . = (R+
(R+
dt r) dt r)
Variable UR :
UR L dUR
UR + r. + . =E
R R dt
r L dUR L dU R.E
UR (1 + ) + . = E Ou UR + (R+ . R = (R+
R R dt r) dt r)
NB :
Dans le régime permanent la variable est constante
𝑑𝑖 E
i=Cte et = 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient (R+r).i=E d’où i = I0 =
𝑑𝑡 R+r
dUR R.E
UR=Cte et = 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient UR = (R+
dt r)

1.4. Equation horaire :


𝐭
On considère i(t) comme variable et la solution de l’équation différentielle 𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁

• Pour déterminer les constantes A ,B et τ , on remplace la solution et sa dérivée première dans


l’équation différentielle
t 𝐭 𝐭
𝐝𝐢(𝐭) 𝟏 𝐀
i(t) = A. e− τ + B et = 𝐀. (− ) . 𝐞− 𝛕 = − . 𝐞− 𝛕
𝒅𝒕 𝝉 𝝉
𝐋 𝐝𝐢 𝐄
𝐢 + (𝐑+ . = (𝐑+ : équation différentielle vérifiée par i(t)
𝐫) 𝐝𝐭 𝐫)

t 𝐭 t t
L 𝐀 E L 1 E
A. e− τ + B + (R+ r)
. (− . 𝐞− 𝛕 ) = (R+ et A. e− τ + B − (R+ r)
. A. . e− τ = (R+
𝝉 r) τ r)
t
− L 1 E
donc A. e τ (1 − (R+ . ) + B = (R+
r) τ r)
E L 1 L
Par Egalité de deux fonctions polynomiales, l’équation est exacte si : B = (R+ = I0 et 1 − (R+ . = 0 d’où τ = (R+
r) r) τ r)

• Déterminer la constante A par les conditions initiales :


à t=0 la tension i(0)= 0 , on remplace dans l’équation horaire et on obtient :
𝐭
𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
38
E
0 = A.e0 + B = A + B , A = −B = −I0 = − (R+
r)

𝐭 𝐭 𝐭
L
Conclusion : A=-I0 , B= I0 et τ = (R+ alors 𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁 = −𝐈𝟎 . 𝐞− 𝛕 + 𝐈𝟎 = 𝐈𝟎 . (𝟏 − 𝐞− 𝛕 )
r)

NB :
t t t t
di(t) 1 1 A
Souvent la solution est i(t) = A. (1 − e− τ ) dont la dérivée première est = A. (— ) . e− τ = A. ( ) . e− τ = . e− τ
dt τ τ τ

2. Rupture (Annulation) de courant :


2.1. Montage :
Soit le montage électrique suivant :

2.2. Equation différentielle


En appliquant la loi d’additivité des tensions UR + UL = E et les transitions
U di
UR = R. i et i = R et UL = r. i + L.
R dt
On aboutit à l’équation différentielle vérifié par une variable donnée
Variable i :
di
R. i + r. i + L. = 0
dt
di L di
(R + r). i + L. = 0 Ou i + . =0
(R+dt r) dt
Variable UR :
UR L dUR
UR + r. + . =0
R R dt
r L dUR L dU
UR (1 + ) + . = 0 Ou UR + (R+ . R = 0
R R dt r) dt

NB :
Dans le régime permanent la variable est constante
𝑑𝑖
i=Cte et = 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient i=0
𝑑𝑡
dUR
UR=Cte et = 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient UR=0
dt

2.3. Equation horaire :


𝐭
On considère i(t) comme variable et la solution de l’équation différentielle 𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁

• Pour déterminer les constantes A ,B et τ , on remplace la solution et sa dérivée première dans


l’équation différentielle
t 𝐭 𝐭
𝐝𝐢(𝐭) 𝟏 𝐀
i(t) = A. e− τ + B et = 𝐀. (− ) . 𝐞− 𝛕 = − . 𝐞− 𝛕
𝒅𝒕 𝝉 𝝉
𝐋 𝐝𝐢
𝐢 + (𝐑+ . = 𝟎 : équation différentielle vérifiée par i(t)
𝐫) 𝐝𝐭

t 𝐭 t t
L 𝐀 L 1
A. e− τ + B + (R+ r)
. (− . 𝐞− 𝛕 ) = 0 et A. e− τ + B − (R+ r)
. A. . e− τ = 0
𝝉 τ
t
L 1
donc A. e− τ (1 − (R+ . ) + B = 0
r) τ
L 1 L
Par Egalité de deux fonctions polynomiales, l’équation est exacte si : B = 0 et 1 − (R+ . = 0 d’où τ = (R+
r) τ r)
39

• Déterminer la constante A par les conditions initiales :


à t=0 la tension i(0)= I0 , on remplace dans l’équation horaire et on obtient :
𝐭
𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
E
I0 = A.e0 + B = A + B , B=0 et A = I0 = − (R+
r)

𝐭 𝐭 𝐭
L
Conclusion : A=I0 , B= 0 et τ = (R+ alors 𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁 = 𝐈𝟎 . 𝐞− 𝛕 = 𝐈𝟎 . 𝐞− 𝛕
r)

NB :
𝐋
- 𝛕 = : Constante de temps et est homogène à un temps.
𝐑𝐓
𝐄 E
- 𝐈𝟎 = = : Intensité maximale du courant électrique dans le circuit avec RT=R+r
𝐑+𝐫 RT
- Conditions initiales (à t=0) :
Etablissement de courant : i = 0 et UR = 0

𝐄 E
Annulation de courant : 𝐢 = 𝐈𝟎 = = et UR = R.I0
𝐑 + 𝐫 RT

- Il faut souvent penser à exploiter les conditions initiales dans :


(1) La loi d’additivités de tension :
Etablissement UR + UL = E et UL = E

Annulation UR + U L = 0 et UL =- UR = -E

(2) L’équation différentielle


L di E L di E
Etablissement i + . = et . =
R + r dt R + r R + r dt R + r

L di L di
Annulation i + . =0 et . = −i = −I0
R + r dt R + r dt
𝐭
(3) L’équation horaire (ou La solution) 𝐢(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
i(0) = A.e0 + B= A + B
- Exploiter la solution
Exploiter la solution pour déterminer
▪ Le temps t à partir de l’intensité de courant et inversement
▪ Autres expressions (tensions ou autres) en fonction de temps
40

Quelques courbes

 Comment tracer l’allure des courbes en e-α.t

Pour tracer des courbes en e-α.t il faut prendre en considération les limites des courbes

La fonction e-α.t

À t=0 Quand t tend vers l’infini (t  ∞) ou t > 5.τ


Régime initial et e-α.t = e0 =1 Le régime permanent et e-α.t = 0

e-α.t prend la valeur 1 pour déterminer le début de la courbe et la valeur 0 (zéro) pour déterminer sa limite
(Le régime permanent)

Exemples :
La fonction A.e-λ.t • À t=0 prend la valeur A
• Quand t  ∞ prend la valeur 0 (Le régime permanent)

La fonction A. (1- e-λ.t) • À t=0 prend la valeur 0


• Quand t  ∞ prend la valeur A (Le régime permanent)

i(t) : Intensité de courant


Etablissement de courant Annulation (Rupture) de courant
𝐭 𝐭

𝐢(𝐭) = 𝐈𝟎 . (𝟏 − 𝐞 𝛕 ) 𝐢(𝐭) = 𝐈𝟎 . 𝐞− 𝛕

UL(t) : la tensions UL(t) dans le cas ou r= 0


Etablissement de courant Annulation (Rupture) de courant
𝐭 𝐭

𝐔𝐋 (𝐭) = 𝐑. 𝐈𝟎 . 𝐞 𝛕 𝐔𝐋 (𝐭) = −𝐑. 𝐈𝟎 . 𝐞− 𝛕

 Influence de la variation du coefficient d’induction L ou de la résistance R sur les courbes


𝐄 𝐋
On a : 𝐈𝟎 = et 𝛕 =
𝐑+𝐫 𝐑+𝐫
Influence de R : Influence de L :
I0 et τ varie toutes les deux : Si R augmente alors I0 et τ I0 est une constante et τ varie : si L augmente alors τ
diminuent augmente aussi

R3>R2>R1
et τ3<τ2<τ1 et I03<I02<I01 L1<L2<L3
et τ1<τ2<τ3
41

Rappel :

1. Sens du courant électrique


Le courant électrique, opposé au sens de déplacement des électrons, parcours un circuit du pôle positif vers
le pôle négatif

2. Générateur et Récepteur

Générateur : Récepteur :

Le courant et la tension positive ont le même sens Le courant et la tension positive ont des sens opposés

3. Oscilloscope (Oscillogramme)

Un oscilloscope a une masse et plusieurs entrées


Une entrée est caractérisée par :
- Une sensibilité verticale (? V/div) ou (? V/cm)
- Une sensibilité horizontale (? ms/div) ou (? ms/cm)
Au moyen d’un oscilloscope on peut déterminer :
- Les tensions maximales
- La période T
- La durée (ou le décalage horaire) τ =Δt entre deux tensions

NB :
La masse est l’origine de toute tension électrique (d.d.p) visible sur l’écran
42

Etude du circuit RL (cas d’établissement de courant)

On observe sur l’écran de l’oscilloscope :


• A l’entrée Y1 : la tension UR aux bornes du conducteur ohmique
• A l’entrée Y2: la tension E=UR+UL aux bornes du Générateur

• Sur l’entrée Y2 on mesure E la tension du générateur.


• Sur l’entrée Y1 on mesure URmax la tension maximale de conducteur ohmique et en déduire I 0 l’intensité de courant
maximale
E U
I0 = et I0 = R max
R+r R
di
• Au régime permanât UR=URmax et i=I0 et =0
dt
UL=E-UR = E - URmax et
di
UL = r. i + L. = r. I0 donc E - URmax =r.I0
dt
• Graphiquement on peut déduire τ la constante de temps UR(τ)=0.63.URmax et par projection on peut déterminer τ
L
τ =
R+r

 Expressions dans le régime permanent et le régime initiale :

i(t) : Intensité de courant


UR(t) : Tension du conducteur ohmique
UL(t) : Tension de la bobine
Loi d’additivité des
i(t) UR(t) UL(t) Equation différentielle
tensions
di di
Régime i(t)= I0 (1-e-λ.t) UR(t)=R.i(t) UL = r. i + L. UR+UL=E i. (R + r) + L. =E
dt dt
di di
Initial (t=0) i=0 UR=0 UL = L. UL=E L. =E
dt dt
Permanent E
I0 = UR(t)=R.I0 UL= r.I0 R.I0+ r.I0=E I0.(R + r) =E
(t∞) R+r
Permanent E
I0 = UR(t)=R.I0 UL= 0 R.I0 =E I0.R =E
et r= 0 R
43

 Déterminer graphiquement L le coefficient d’induction de la bobine

Soit le circuit suivant :

Sensibilité verticale de la voie Y1 500mV/div


Sensibilité verticale de la voie Y2 2V/div
Sensibilité horizontale 1ms/div R=4KΩ

Expression des tensions (à comparer le sens positif (Souvent le sens du courant) du courant et le sens des tensions )
di di
UBM= - R.i et UAM = r. i + L. = L.
dt dt

Déduction la relation entre UAB et UBM


U di 1 dUBM
UBM=-R.i et i = − BM et =− .
R dt R dt
di L dUAM
et UAM = L. =− .
dt R dt
L dUBM
donc UAM = − .
R dt

Déduire la courbe correspondante à chacune des deux tensions


L dUAM
UBM = − .
R dt
La tension UBM La tension UAM
- - Non nulle UBM ≠ 0 - - Non nulle UAM ≠ 0
dU
- Dérivable BM
dt
dU
- Sa dérivée première est non nulle BM ≠ 0
dt
Conclusion Sur Y1 on observe la tension UAM relative à la Sur Y2 on observe la tension UAM relative à la
courbe (b) courbe (a)

Exploiter les deux courbes et déterminer L :

• La tension UBM
dUBM
La fonction de la courbe (b) est une fonction affine et sa dérivée première est son
dt
coefficient directeur
dU dU 4x2 3 −1
donc BM = BM = −3 = 4x10 V. s
dt dt 2x10

• La tension UAM

UAM=-1.5x0.5=-0.75V

L dUAM L UBM U
On a UBM = − . et =− dUAM d’où L = − R. dUBM
AM
R dt R
dt dt
UBM −0.75
L = − R. = −4x103 x = 0.75H
dUAM 4x103
dt
44

LE CIRCUIT LC (Circuit oscillant)

Dipôle LC : association série d’un condensateur chargé de capacité C et de charge initiale q 0 et d’une bobine
d’inductance L et de résistance interne r négligeable.

1. Montage : Décharge d’un condensateur dans une bobine

2. Equation différentielle :
En appliquant la loi d’additivité des tensions Uc + UL=0 et les transitions :
dq dU di d2 q d2UC di di
q=C.Uc et i = = C. C et = 2 = C. 2 UL = r. i + L. = L. ; r=0
dt dt dt dt dt dt dt
On aboutit à l’équation différentielle vérifié par une variable donnée :
di di
Uc + UL = Uc + r. i + L. = Uc + L. = 0
dt dt

Variable Uc:
di d2 U d2 U 1
Uc + L. = UC + L. C. 2C = 0 ou C
+ . UC = 0
dt dt dt2 LC
Variable q:
di d2 q
Uc + L. = UC + L. 2 = 0
dt dt
𝑞 d2 q d2 q 1
+ L. 2 = 0 ou 2 + .q = 0
𝐶 dt dt L.C
1
Avec ω20 =
LC
ω0 : Pulsation propre (en rad/s)
3. Equation horaire ou la solution :
Soit Uc(t) comme variable, la solution est :
2π avec Um : L’amplitude (la valeur maximale de la tension Uc(t)
Uc(t) = Um. cos ( . t + φ) 2π
T0 . t + φ :La phase à l’instant t
T0
φ: la phase à l’origine des temps t=0
T0 : la période propre (s)

ω0 = : Pulsation propre (en rad/s)
T0

a. Déterminer T0 la période propre :


Remplacer la solution et sa dérivée seconde dans l’équation différentielle :
2π dUc(t) 2π 2π d2 Uc 2π 2 2π
Uc(t) = Um. cos ( . t + φ) = −Um. . sin ( . t + φ) = −Um. ( ) . cos ( . t + φ)
T0 dt T0 T0 dt 2 T0 T0

d2 UC 1
+ .U = 0
dt 2 LC C
2π 2 2π 1 2π 2π 2π 2 1
−Um. ( ) . cos ( . t + φ) + . Um. cos ( . t + φ) = 0 donc Um . cos ( . t + φ) . ( − ( ) + )=0
T0 T0 LC T0 T0 T0 LC
2π 2 1 1 2π 2
L’équation est juste si − ( ) + = 0 et = ( ) , on en déduit alors T0 = 2. π. √L. C
T0 LC LC T0

Remarque :
2π 2π 1 1
ω0 = = = d’où ω20 =
T0 2.π.√L.C0 √L.C LC

b. Déterminer Um et φ par les conditions initiales :

A t=0 : - Le condensateur est chargé et Uc(0) = U0 = E


- i(0)=0 : le circuit est ouvert

On remplace les conditions initiales dans les expressions de Uc(t) et i(t) à l’instant t=0 .
2π dUc(t) 2π 2π
Uc(t) = Um. cos ( . t + φ) et i(t) = C. = −C. Um. . sin ( . t + φ)
T0 dt T0 T0
45

A l’instant t=0

Uc(0) = Um.cos(φ) et i(0) = −C. Um. . sin(φ)
T0

(1) (2) (3)


2π E
Uc(0) = Um.cos(φ) = E et i(0) = −C. Um. . sin(φ) = 0 Or E > 0 et Um > 0 alors cos(φ) = >0
E T0 Um
cos(φ) = alors sin(φ) = 0 d’où φ=0
Um
d’où φ=0 ou φ=π
E E
De la relation (1) on en déduit : Um = = =E
cos(φ) cos(0)

Conclusion : Um=E , φ=0 , et T0 = 2. π. √L. C alors : Uc(t) = E. cos ( . t)
T0

 Déterminer l’expression de l’intensité de courant et en déduire sa valeur maximale :

dUc 2π 2π 2π
i = C. = −C. Um. ( ) . sin ( t + φ) = Im. sin ( . t + φ) : Expression de l’intensité de courant
dt T0 T0 T0
2.π 2.π C
Avec Im = C. Um. ( ) = C. Um. ( ) = Um. √
T0 2.π.√L.C L

Quelques Courbes

❖ Tension Uc(t): ❖ Charge q(t):


2π 2π
On a q = C.Uc d’où q(t) = C. Um. cos ( . t)
Uc(t) = Um. cos ( . t) T0
T0
qm = C.Um
Um = E

❖ Intensité de courant i(t):

dUc(t) 2π 2π
i(t) = C. = −C. Um. . sin ( . t)
dt T0 T0

Im = C. Um.
T0
Or T0 = 2. π. √L. C alors
2. π C
Im = C. Um. ( ) = Um. √
2. π. √L. C L
46

Etude énergétique, Energie totale

1. Energie totale ET :
L’énergie totale ET emmagasinée dans un circuit LC est à tout instant la somme de l’ énergie électrique Ee
dans le condensateur et de Em l’énergie magnétique dans la bobine

ET= Ee + Em avec 1 q2 1
Ee = = C. UC2
2C 2
1 2 1 UR 1 L
Em = L i = . L. ( )² = . 2 . UR2
2 2 R 2 R

2. Conservation de l’énergie totale ET :


1 1
ET = Ee + Em = C. UC2 + L. i²
2 2
et on dérive ; (f n)’=n.f n-1.f ’ et f ²=2.f.f ’
dET d 1 1
= ( C. UC2 + L. i2 )
dt 𝑑𝑡 2 2
1 d 2 1 d 2 dUc2 dUc 𝑑𝑖 2 𝑑𝑖
= C. UC + L. i ; = 2. Uc. et = 2. 𝑖.
dt dt 𝑑𝑡 𝑑𝑡
2 𝑑𝑡 2 𝑑𝑡
1 dUc 1 di
= C. (2. Uc. ) + L. (2. i. )
2 dt 2 dt dUc d𝑖 d²Uc
dUc di ; i = C. et = C.
dt dt dt²
= C. Uc. + L. i.
dt dt
dUc di
= C. Uc. + L. i.
dt dt
dUc dUc d2 Uc
= C. Uc. + L. (C. ). (C. 2 )
dt dt dt
dUc d2 Uc d2 Uc
= C. (Uc + L. C. 2 ) ; Uc + L. C. = 0 : Equation différentielle
dt dt dt2

=0

Conclusion :
ET = Cte est une constante au cours du temps donc l’énergie totale se conserve

❖ Conclusion: Transfert d’énergie entre le condensateur et la bobine:


Les oscillations correspondent à un échange énergétique entre le condensateur et la bobine : Il y a conversion d’énergie
électrique en énergie magnétique et réciproquement.
1 q2 1 1 dq 2
E = Ee + Em avec Ee = et Em = L. i2 = L ( )
2 C 2 2 dt

 Expression de l’énergie magnétique Em:


1 1 dq ; i=
dq
= C.
dUc
Em= .L.i² = . L. ( ) ² dt dt
2 2 dt 1
; q(t) = qm.cos(ω0.t+φ) et ω20 =
1 LC
= .L.qm².ω0².sin²( ω0.t+φ) 1
2 ; L. ω20 =
C
2
1 q𝑚
= . . sin2 (ω0 . t + φ)
2 C
2
1 q𝑚
= . . (1 − cos 2 (ω0 . t + φ))
2 C
1
= (q2 −q2 . cos 2 (ω0 . t + φ))
2. C 𝑚 𝑚
1
= (q2 − q2 )
2. C m
47

 Exploiter les courbes :


𝐝𝐪 𝐝𝐔𝐜
𝐢= = 𝐂.
𝐝𝐭 𝐝𝐭

i(t) est la dérivée première de Uc(t) représentant une fonction sinusoïdale (Uc(t) = Um. cos ( . t)) donc i(t)
T0
est nulle si Uc(t) (ou bien q(t) ) est extrémum (soit maximum ou minimum) et inversement.
Points spécifiques sur la figure Uc(t) q(t) i(t) Ee Em ET= Ee+Em
1 2
2 1 1 URm 1 L 2
0 0 Im 0 Em = L Im E T = L Im 2
= L = . 2 . URm
2 2 2 R² 2 R
1 q2𝑚 1 q2𝑚 1
Um qm 0 Ee = 0 ET = 2
= C. UCm
2 C 2 C 2

NB :
L’énergie totale dans un circuit LC est constante et est égale à l’énergie électrique initiale (maximale)

T0=2.TE

T0 : période propre
TE : période des
énergies

 Quand le temps est en fonction de la période propre T0



Uc(t) = Um. cos(ω0 . t + φ) = Um. cos ( . t + φ)
T0

A chaque fois qu’on a ω0 vaut mieux la remplacer par son expression ω0 = surtout si le temps est donnée en fonction de la
T0
période T0 , t=f(T0) ( à éviter surtout de faire des applications numériques)

T0 T0 T0
Expression de t t= t= t = 3.
4 2 4
2π 2π T0 π 2π 2π T0 2π 2π T0 π
Expression de ω0.t ω0 . t = .t = . = ω0 . t = .t = . =π ω0 . t = .t = . 3. = 3.
T0 T0 4 2 T0 T0 2 T0 T0 4 2

 La période des énergies


Ee : Energie électrique
1 1 2π ; 2.cos²x=1+ cos(2.x)
Ee = C. Uc² = C. E². cos² ( . t)
2 2 T0
1 4π
Ee = C. E². (1 + cos ( . t))
4 T0
1 2π
Ee = C. E². (1 + cos ( . t))
4 Te

Em : Energie magnétique
1 1 2π ; 2.sin²x=1- cos(2.x)
Em = L. i² = L. (C. E)². sin² ( . t + φ)
2 2 T0
1 4π
Em = C. E². (1 − cos ( . t))
4 T0
1 2π
Em = C. E². (1 − cos ( . t))
4 Te

NB :
T0 = 2.Te : La période propre des oscillations électriques T0 est le double de la période des énergies Te
48

CIRCUIT RLC

1. Décharge d’un condensateur dans une bobine


Le montage est constitué de :
• Un condensateur de capacité C, initialement chargé et porteur de la charge q 0 et une tension U0=E
• Une bobine de coefficient d’induction L et de résistance interne r
• Un conducteur ohmique de résistance R0

La résistance totale du circuit est RT = R0 + r

2. Equation differentielle :
En appliquant la loi d’additivité des tensions UR + Uc + UL= 0 et les transitions :
dq dUc di di
UR = R. i = R. = R. C. et UL = r. i + L = L
dt dt dt dt
On aboutit à l’équation différentielle vérifié par une variable donnée :
dq dUc
q = C.Uc et i = = C.
dt dt
Variable Uc:
di dUc d2 Uc
R. i + Uc + L. = 0 donc R. C. + Uc + L. C. = 0
dt dt dt2
d2 Uc 𝐑 𝐝𝐔𝐜 1
d’où + . + Uc = 0
dt2 𝐋 𝐝𝐭 L.C

Variable q:
di dq q d2 q
R. i + Uc + L. = 0 donc R. + + L. = 0
dt dt C dt2
d2 q 𝐑 𝐝𝐪 1
d’où + . + q= 0
dt2 𝐋 𝐝𝐭 L.C

𝐑 𝐝𝐔𝐜 𝐑 𝐝𝐪
La grandeur . ou .
𝐋 𝐝𝐭 𝐋 𝐝𝐭
• Concrétise le caractère non-oscillatoire du système (l’amortissement des oscillations électriques)
• Détermine le régime des oscillations (periodique, pseudo périodique ou apériodique)

La résistance est le dipôle qui influe sur l’amplitude des oscillations, quand la résistance R du circuit est :
• Faible les oscillations du système sont amorties, le régime est pseudopériodique.
• Élevée le système n’oscille pas et donc le régime est apériodique

Régime périodique Régime pseudo périodique Régime apériodique


T0 : la période T : la pseudo période

NB :
La période et la pseudo période sont considérés souvent égales 𝐓 ≈ 𝐓𝟎 = 𝟐. 𝛑. √𝐋. 𝐂

3. Courbe de la tension du condensateur (Régime pseudo périodique :


L’amplitude des oscillations diminue au cours du temps
La cause : La résistance est le dipôle qui influe sur l’amplitude des oscillations
L’explication : Dissipation (perte) progressivement de l’énergie (initialement
emmagasinée dans le condensateur) en énergie thermique par effet joule dans les
résistances.

NB :
L’amortissement est d’autant plus important que la résistance est élevée

Un circuit électrique RLC, réalisé avec un condensateur chargé, est le


siège d’oscillations électriques libres amorties.
49

4. Transfert d’énergie entre le condensateur et la bobine :


1 1
ET = Ee + Em = C. UC2 + L. i²
2 2
et on dérive ; (f n)’=n.f n-1.f ’ et f ²=2.f.f ’
dET d 1 1
= ( C. UC2 + L. i2 )
dt 𝑑𝑡 2 2
1 d 2 1 d 2 dUc2 dUc 𝑑𝑖 2 𝑑𝑖
= C. UC + L. i ; = 2. Uc. et = 2. 𝑖.
dt dt 𝑑𝑡 𝑑𝑡
2 𝑑𝑡 2 𝑑𝑡
1 dUc 1 di
= C. (2. Uc. ) + L. (2. i. )
2 dt 2 dt dUc d𝑖 d²Uc
dUc di ; i = C. et = C.
dt dt dt²
= C. Uc. + L. i.
dt dt
dUc di
= C. Uc. + L. i.
dt dt
dUc dUc d2 Uc
= C. Uc. + L. (C. ). (C. 2 )
dt dt dt
dUc 𝐝𝟐 𝐔𝐜 dUc d2 Uc
= C. (𝐔𝐜 + 𝐋. 𝐂. 𝟐
) ; R. C. + Uc + L. C. 2 = 0: Equation différentielle d’où
dt 𝐝𝐭 dt dt
𝐝𝟐 𝐔𝐜 dUc
dUc dUc 𝐔𝐜 + 𝐋. 𝐂. = − R. C.
𝐝𝐭 𝟐 dt
= C. (− R. C. ) dUc
dt dt ; i = C.
dt
dUc
= R. (C. )²
dt
= - R.i² < 0

NB :
𝐝𝐄𝐓
= − 𝐑. 𝐢𝟐 < 𝟎
𝐝𝐭

• Les oscillations correspondent à un échange énergétique entre le condensateur et


la bobine : Il y a conversion d’énergie électrique en énergie magnétique et
réciproquement.
• Le circuit (RLC) est dissipatif d’énergie : son énergie totale ET diminue au
cours du temps.

• Le phénomène d’amortissement résulte de la dissipation (perte) de l’énergie totale dans le circuit sous
forme d’énergie thermique par effet joule

 Comment calculer l’énergie dissipée entre deux instant t 1 et t2 :


Points spécifiques
Uc i Ee Em ET
sur la figure
1 2
1 2
Ucm 0 Ee = C. UCmax 0 ET = C. UCmax
2 2
1 2 1 2
0 Im 0 Em = L. Imax ET = L. Imax
2 2
ΔET = ET (t2) - ET (t1) : L’énergie dissipée par effet joule entre les instants t 1 et t2

5. Entretien des oscillations


Entretenir des oscillations dans un circuit c’est lui fournir de l’énergie pour compenser les pertes par effet Joule dans les
résistances, alors on ajoute au circuit un générateur de tensions
UAM = UAB + UBD + UDM
q di
UAM = R. i + + r. i + L.
C dt
dq q d²q
UAM = (R + r). + + L.
dt C dt²
On en déduit l’équations différentielle :
𝐑+𝐫 𝐔𝐀𝐌 𝟏
𝐪̈ + ( 𝐪̇ − ) + .𝐪 = 𝟎
𝐋 𝐋 𝐋.𝐂
Si UAM=(R+r).i La tension au borne du générateur est proportionnelle à l’intensité de courant et que le coefficient de
𝟏
proportionnalité est (R+r) alors 𝐪̈ + . 𝐪 = 𝟎
𝐋.𝐂
Conclusion :
Le générateur fournit au circuit l’énergie nécessaire pour compenser l’énergie dissipée (perdue) par effet Joule à condition que
UAM=(R+r).i
50

A COMPRENDRE

La loi d’additivité des tensions Transitions :


UR ------- i q Uc
UR=R.i 𝐝𝐪 q=C.Uc
𝐢=
𝐝𝐭

+
UL
di
UL = r. i + L.
dt

Equation différentielle vérifié par la charge q ou la tension Uc

Equation différentielle est une relation entre une variable (si possible) et au moins une de ses dérivées et des constantes

Remplacer la solution
dans l’équation
1. Déterminer la dérivée première différentielle def(x) = df(t).ef(x)
2. Remplacer l’équation différentielle dt dt
3. Développer dcosf(t) = - df(t).sinf(t)
4. Mettre en facteur A.ef(t).( --- ) dt dt
But : A.ef(t).( --- ) + B = C dsinf(t) = df(t).cosf(t)
5. Egalité de deux fonctions dt dt
polynomiales df(t) = α
Conclusion : B= C et ( --- ) = 0 f(t)= α.t+β
dt
Equation horaire ou la solution de l’équation différentielle

Remplacer les
conditions initiales
dans la solution

Les conditions initiales

À t=0, la variable prends une valeur bien précise à connaitre


Circuit RC Circuit RL Circuit LC et RLC
Etablissement Rupture Décharge d’un condensateur
Charge Décharge
du courant du courant dans une bobine
Uc= 0 Uc= E i=I0= E L Uc= E
τ = R.C τ= i=0
0 c.E RT RT i=0
E E T=T0=2.π. L.C
i=I0= i=-I0 = - UR= R.I0 UR=0 UR=0
R R
NB : Penser bien remplacer les conditions initiales dans l’équations différentielles et la loi d’additivité des tensions

Energies

Energie électrique : Energie magnétique : Energie totale :


1 1 q² 1 1 UR 2 1 L
Ee = . C. Uc 2 = . Em = . L. i2 = . L. ( ) = . . UR2 ET=Ee+Em
2 2 C 2 2 R 2 R²
51

MODULATION ET DEMODULATION

1. MODULATION :
• Le signal à transmettre (musique, voix …) (appelé signal modulant ou modulateur), signal de basse
fréquence, est transformé en tension électrique par un microphone ; la tension ainsi formée est
utilisée pour faire varier (on dit moduler) l’amplitude d’un signal de Haute Fréquence (H.F.) appelée
porteuse.
• Dans la porteuse p(t) = Pm.cos(2.π.N.t + φ), trois paramètres peuvent être modifiée :
- L'amplitude Um : modulation d'amplitude
- La fréquence N : modulation de fréquence
- La phase φ : modulation de phase

Modulation d'amplitude Modulation de fréquence Modulation de phase


• Le signal modulé est transformé en onde électromagnétique contenant les mêmes fréquences est
émis par une antenne émettrice.

La modulation d’amplitude d’une tension poteuse p(t) de haute fréquence Fp permet la transmission de signaux de faibles
fréquences ( une tension s(t) de basse fréquence fs) avec :
s(t) = Sm cos(2.π.fs.t) : signal de faible fréquence
p(t) = Pm cos(2πFp t) : porteuse

s(t)=Sm.cos(2.π.fs.t)

• Le signal modulant contenant l’information à


diffuser (à envoyer)
• Module l’amplitude d’un signal porteur

U1(t)= U0+s(t)

U0 est la composante continue

Le signal modulé
uS(t) = k(U0 + s(t)) . p(t)
p(t)= Pm.cos(2πFpt) us(t)=Um. cos(2.π.Fp .t)

La porteuse
uS(t) = k(U0 + s(t)) . p(t)  us(t) = k . Pm(U0 + s(t)) cos(2πFp t)
k : constante qui caractérise le multiplieur et dont l’unité est (V -1)
si la tension modulante s(t) est une tension sinusoïdale alors s(t) = Sm cos(2.π.fs.t) alors us(t) devient
Sm
uS (t) = k . Pm (U0 + Sm . cos(2. π. fs . t)). cos(2. π. Fp . t) = k . Pm . U0 ( 1 + cos(2. π. fs . t)) . cos(2. π. Fp . t)
U0
Sm
On pose A = k.Pm.U0 et m = : le taux de modulation et
U0
uS (t) = A ( 1 + m. cos(2. π. fs . t)). cos(2. π. Fp . t) = Um . cos(2. π. Fp . t) donc Um = A ( 1 + m. cos(2. π. fs . t))
On en déduit que l’amplitude Um de la tension modulé est une fonction sinusoïdale de fréquence fs et est limité par deux
valeurs Um max et Um min tel que : Um max = A.( 1 + m) et Um min = A.( 1 – m)
Ummax − Ummin
On aura alors : Um max + Um min = 2.A et Um max - Um min = 2.A.m d’où m =
Ummax +Ummin
52

Pour une modulation parfaite il faut que :


• La fréquence Fp de la porteuse soit nettement supérieure à la fréquence de la modulante f s : Fp >> fs
(Généralement Fp >> 10.fs)
• Le taux de modulation m soit inférieur à 1 : m < 1

Modulation parfaite (Bonne) Mauvaise modulation (Critique) Surmodulation

En mode XY on obtient : En mode XY on obtient : En mode XY on obtient :

1.5 − 0.5 2−0 2.5−(−0.5)


m= = 0.5 < 1 m= =1 m= = 1.5 > 1
1.5 + 0.5 2+0 2.5+(−0.5)

2. Spectre des fréquences :


Le spectre de fréquences du signal modulé est un graphe présentant l'amplitude de chaque composante sinusoïdale du signal.
On a us(t)= A.(1 + A.m.cos(2.π.fs.t)).cos(2.π.Fp.t) = A.cos(2.π.Fp.t) + A.m.cos(2.π.fs.t).cos(2.π.Fp.t)
On sait que 2.cos(a).cos(b) = cos(a+b) + cos(a-b)
A. m A. m
us(t) = A. cos(2. π. Fp . t) + . cos(2. π. (Fp − fs ). t) + . cos(2. π. (Fp + fs ). t)
2 2
Conclusion : la tension modulée est la somme de trois tensions sinusoïdales avec des fréquences différentes
A. m A. m
La fonction A.cos(2.π.Fp.t) . cos(2. π. (Fp − fs ). t) . cos(2. π. (Fp + fs ). t)
2 2
A. m A. m
Amplitude A
2 2
Fréquence Fp Fp – fs Fp + fs

3. LA DEMODULATION :
Une antenne réceptrice capte l’onde électromagnétique et restitue le signal électrique modulé. La démodulation permet alors
d’extraire le signal modulant s(t) d’origine du signal modulé.
Pour restituer l’information de la tension modulante, il suffit ensuite de démoduler le signal reçu
Elle s’opère comme suit :
• La réception par une antenne réceptrice
• La suppression des alternances négatives (1)
• La détection d’enveloppe (2)
• L’élimination de la composante continue (3)
53

a) Première opération : la suppression des alternances négatives (1)


La diode bloque les alternances négatives. La tension recueillie aux bornes du conducteur
ohmique est une tension modulée redressée.

b) Deuxième opération : La détection de l’enveloppe et la suppression de la porteuse


Le montage à utiliser comporte un filtre passe – bas (Un condensateur en parallèle avec un conducteur ohmique ), c’est-à-dire
ne laissant passer que les composantes aux fréquences basses et arrêtant celles aux fréquences élevées.

NB :
Pour retrouver une enveloppe de porteuse fidèle au signal modulant originel, il faut donc que :
Tp << RC < Ts avec Ts : La période du signal modulant
Tp : La période du signal modulant

c) Troisième opération : la suppression de la composante continue


Le montage à utiliser comporte un filtre passe – haut, c’est-à-dire ne laissant passer que les
composantes aux fréquences élevées et arrêtant celles aux basses fréquences et continues.

Le rôle de chaque partie dans la démodulation :


Antenne Réception des ondes électromagnétique

1 1
Partie )1( : Circuit LC Sélectionner la fréquence Fp ; Fp = =
Tp 2π√L.C
Tp=2.π.√𝐿. 𝐶 : période de la porteuse

Amplificateur Amplifier le signal modulé sélectionné

Partie )2( : Circuit RC ou filtre passe – bas Elimine les alternances négatives et détecte l’enveloppe
Tp << RC < Ts
Tp : période de la porteuse
TS : période de la modulante

Partie )3( : Circuit RC ou filtre passe – haut Suppression de la composante continue U0

s(t) La tension modulante

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