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A - Loi de Conservation Du Nombre de Charge - B - Loi de Conservation Du Nombre de Nucléons

Le document traite des lois de conservation en réactions nucléaires, des différents types de désintégrations nucléaires (alpha, beta- et beta+) et de l'émission gamma. Il aborde également la loi de décroissance radioactive, la demi-vie, et la datation au carbone 14, en expliquant les équations et mécanismes associés. Enfin, il présente des méthodes pour déterminer l'activité d'un échantillon radioactif et les relations entre les quantités de noyaux présents et désintégrés.

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A - Loi de Conservation Du Nombre de Charge - B - Loi de Conservation Du Nombre de Nucléons

Le document traite des lois de conservation en réactions nucléaires, des différents types de désintégrations nucléaires (alpha, beta- et beta+) et de l'émission gamma. Il aborde également la loi de décroissance radioactive, la demi-vie, et la datation au carbone 14, en expliquant les équations et mécanismes associés. Enfin, il présente des méthodes pour déterminer l'activité d'un échantillon radioactif et les relations entre les quantités de noyaux présents et désintégrés.

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18

2° Lois de conservation (Lois de SODDY).


- Les réactions nucléaires obéissent à deux lois de conservation :
* conservation de la charge électrique (Conservation de Z nombre de proton) ;
* conservation du nombre de nucléons (Conservation de A nombre de nucleon).
- Elles permettent d’écrire correctement les équations bilans de réactions nucléaires.
A1 A2 A3
Z1 X1 ⟶ Z2 X2 + Z3 X3 : Equation d’une réaction nucléaire
a - Loi de conservation du nombre de charge . b - Loi de conservation du nombre de nucléons.
La somme des nombres de charge du noyau-fils et La somme des nombres de nucléons du noyau-fils et
de la particule qui sont formés est égale au de la particule qui sont formés est égale au nombre
nombre de charge du noyau désintégré (noyau- de nucléons du noyau désintégré (noyau-père).
père). A1 = A 2 + A 3
Z1 = Z2 + Z 3

3° Les différentes désintégrations nucléaires :


3.1. Radioactivité α :
Définition :
La radioactivité α une transformation naturelle et spontanée d’un noyau AZX instable en un noyau A′
Z′Y plus
stable avec émission d’un noyau d’Hélium 42He

A A−4
Equation : ZX → Z−2Y + 42He
226 222
Exemple : 88Ra → 86Rn + 42He

La radioactivité α concerne les noyaux lourds instables à cause d’un


excès de nucléons. Elle se traduit par l’émission d’une particule α
(noyau d’hélium 42He).

3.2. Radioactivité β-
A A′
La radioactivité β- une transformation naturelle et spontanée d’un noyau ZX instable en un noyau Z′Y plus
stable avec émission d’un électron −10e

A A
Equation : ZX → Z+1Y + −10e

Exemple : 14
6C → 14
7N + −10e

La radioactivité β- concerne les noyaux instables à cause d’un excès


de neutrons. Elle se traduit par l’émission d’un électron.

Mécanisme (ou Explication) :


Au cours de la transformation β- , et dans le noyau :
- Le nombre de nucléon A reste constante par contre le nombre de proton augmente d’une unité et le nombre de neutron
diminue d’une unité
- Un neutron s’est transformé en un proton avec émission d’un électron : 10n → 11p + −10e ou 10n → 11H + −10e

3.3. Radioactivité β+
A A′
La radioactivité β+ une transformation naturelle et spontanée d’un noyau ZX instable en un noyau Z′Y plus
stable avec émission d’un positron 01e

A A
Equation : ZX → Z−1Y + 01e
30 30
Exemple : 15P → 14Si + 01e

La radioactivité β+ concerne les noyaux instables à cause d’un


excès de protons. Elle se traduit par l’émission d’un positon

Mécanisme (ou Explication) :


Au cours de la transformation β+, et dans le noyau :
- Le nombre de nucléon A reste constante par contre le nombre de proton diminue d’une unité et le nombre de neutron
augmente d’une unité
- Un proton s’est transformé en un neutron avec émission d’un positron : 11p → 10n + −10e ou 11H → 10n + −10e
19

3.4. Emission γ
Le noyau issu d’une désintégration α ou β est souvent dans un état instable (état excité). Il devient stable en
libérant l’excédent d’énergie sous la forme d’un rayonnement électromagnétique, le rayonnement γ.
A ∗ A
ZY → Z Y + γ

4° Famille radioactive :
Une famille radioactive est une suite de nucléides descendant d'un même noyau, le
noyau père, par une suite de désintégrations successives jusqu'a l'obtention d'un noyau
stable.

Exemple : La famille de l’Uranium 235U

8. LOI DE DECROISSANCE RADIOACTIVE


- La loi d’évolution du nombre N de noyaux radioactifs présents en fonction du
temps
- La loi de décroissance radioactive est : N(t) = N0 ⋅ e−λ.t

N(t) = N0 ⋅ e−λ.t Avec N0 est le nombre de noyaux présents à la date t=0


N(t) le nombre de noyaux encore présents à l’instant t.
λ (s-1) une constante radioactive
❖ Autres expressions de la loi de décroissance radioactive
m= m0.e -λt avec m0 : masse de l’échantillon présents à la date t=0
m : masse de l’échantillon présents à l’instant t

n= n0.e -λt avec n0 : Quantité de matière de l’échantillon présents à la date t=0


n : Quantité de matière de l’échantillon présents à l’instant t

❖ La constante radioactive.
- Chaque nucléide radioactif est caractérisé par une constante radioactive λ, qui est la probabilité de désintégration d’un
noyau par unité de temps.
- Elle s’exprime en s–1.
- La constante λ ne dépend que du nucléide et est indépendante du temps, des conditions physiques et chimiques.
1
- 𝜏 = : la constante de temps, s’exprime en (s)
𝜆

 Comment déterminer graphiquement τ et en déduire λ


t
N(t) = N0 ⋅ e−λ.t = N0 ⋅ e−τ
À instant t= τ on a N(τ) = N0 ⋅ e−1 donc N(τ)=0.37.N0

N(τ)
Ou = 0.37 = 37%
N0
On repère sur l’axe N(t) le point N(τ) et après projections sur l’axe des temps
1
on détermine τ et on peut en déduire λ =
τ

❖ Demi – vie.
La demi – vie (t1/2) ou période radioactive :
- Est une caractéristique d’un nucléide
- C’est la durée correspondant à la désintégration de la moitié des noyaux radioactifs présents dans
l’échantillon.
- Elle s’exprime en seconde (s).
N0 ln(2) 0.693
A t1/2 , on a : N (t 1 ) = d’où t 1 = =
2 2 2 λ λ
20

 Comment déterminer la relation 𝓵𝐧(𝟐) = 𝛌. 𝐭 𝟏/𝟐


N0
- A partir de le définition : à t= t1/2 , on a : N (t 1 ) =
2 2
N0 N 1
- On remplace dans la loi de décroissance radioactive N(t) = N (t 1 ) = = N0 ⋅ e−λ.t1/2 et on obtient = = e−λ.t1/2
2 2 N0 2
N 1
- Avec le logarithme népérien on a ℓn ( ) = ℓn ( ) = −ℓn(2) = −λ. t 1 d’ou ℓn(2) = λ. t1/2
N0 2 2

 Comment Exploiter la loi de décroissance radioactive

N=N0.e-λt
N0 : le nombre de noyaux présents à la date t=0 N(t) : le nombre de noyaux encore présents à l’instant t.
N’(t) : le nombre de noyaux encore desintegrés à l’instant t.
N0 =N(t) + N’(t)

1) N=N0.e -λt
N
2) = e−λ.t
N0
N
3) ℓn( )= - λ.t
N0

Déterminer t1/2 la demi vie 4) Exploiter la relation ℓn(2) = λ. t1/2 pour définir t par exemple
N0 N ℓ(2)
à t= t1/2 , on a : N (t 1 ) = ℓ ( ) = − λ. t = .t
2 2 N0 𝑡1/2
N 1 −λ.t1/2
et = =e et par Suite définir t
N0 2
N
1 ) ℓn(
ℓn ( ) = −λ. t 1 et ℓn(2) = λ. t1/2 N0
2 𝑡=− .𝑡
2
ℓn(2) 1/2

N0 =N(t) + N’(t)
𝐍 𝐍’
En divisant par N0 On obtient + =𝟏
𝐍𝟎 𝐍𝟎

 𝐍
Comment déterminer 𝐍 le quotient présent
𝟎
1. Pourcentage : 25%, 65%
Exemple :
N 70
La désintégration de 30% alors reste 70% et le quotient présent = 70% = = 0.70
N0 100

1 1
2. Quotient : Le quart ( ), le tiers ( ), ……
4 3
Exemple :
1 2 N 𝟐
La désintégration du tiers ( ) de l’échantillon radioactif alors reste ( ) et le quotient présent =
3 3 N0 𝟑

3. Une phrase déterminant N ou N’ , en fonction de N0


soit
- N : le nombre de noyaux présents
- N’: le nombre de noyaux désintégrés
N=f(N0) ou N’=f(N0)
Exemple :
𝑁 3 N 𝟑
La désintégration de 0 alors reste N = N0 et le quotient présent =
4 4 N0 𝟒

NB :
m=N.m1 avec M=NA.m1 avec
m : masse d’un échantillon de particules (g) M : masse molaire (g.moℓ-1)
N : nombre de particules dans la masse m NA : Nombre d’Avogadro (moℓ-1)
m1 : masse d’une particule (u) m1 : masse d’une particule (u)
21

𝐍 𝐦 avec n : quantité de matière ou nombre de mol (moℓ)


𝐧= =
𝐍𝐀 𝐌 M : masse molaire (g.moℓ-1)
NA : Nombre d’Avogadro (moℓ-1)
m : masse d’un échantillon de particules (g)
N : nombre de particules dans la masse m

 Exploiter N’ le nombre de noyaux désintégrés et NY le nombre de noyaux résultants

La Relation entre N0 le nombre de particules initiales, N(t) le nombre de particules présents et N’(t) le nombre de particules
désintégrés d’un noyau X , N0 =N(t) + N’(t)

Le noyau X se désintègre en un noyau Y avec émission d’une ou de plusieurs particules


X  Y + une ou plusieurs particules

On admet que un noyau Y résulte juste d’un noyau X donc N’(t) le nombre de noyau désintégrés de X est équivalent à NY(t)
le nombre de noyau formés de Y
N’(t) = NY(t) d’où N0 = N(t) + NY(t) = N + NY

𝐍𝟎 𝐍 + 𝐍𝐘 𝐍𝐘
= =𝟏+ = 𝐞𝛌.𝐭
𝐍 𝐍 𝐍

❖ Activité d’un échantillon.


dN
a = a(t) = −
dt
a(t) =A(t) : L’activité d’un échantillon radioactif, est le nombre de désintégration de noyau radioactifs
présents dans l’échantillon en une seconde.

L’unité de l’activité est le becquerel (Bq). Un becquerel correspond à une désintégration par seconde
1Bq = 1desintegration/seconde
dN dN0 . e−λ.t
a(t) = − =− = λ. N0 . e−λ.t = λ. N(t)
dt dt
avec a0=λ.N0 : L’activité d’un échantillon radioactif à l’instant t=0
d’où 𝑎(𝑡) = 𝑎0 . 𝑒 −𝜆.𝑡

❖ Equation differentielle
𝑑𝑁 𝑑𝑁
On a 𝑎(𝑡) = − = 𝜆. 𝑁 alors + 𝜆. 𝑁 = 0 : équation différentielle vérifié par N
𝑑𝑡 𝑑𝑡

❖ La datation au carbone 14.


- La datation de matériaux organiques (végétaux ou animaux) est possible en mesurant l’activité du carbone 14 dans
l’échantillon (l’isotope naturel du carbone 14 est le carbone 12). Pour le carbone 14, t ½ = 5568 ans.
- Dès qu’un être vivant meurt, le carbone 14 n’est plus renouvelé : sa proportion se met à décroître.
- Pour déterminer l’âge du matériau mort, on mesure l’activité a(t) du carbone 14 d’un échantillon de
matériau mort et on applique la formule : a(t) = a 0 ⋅ e−λ.t

 Comment Calculer l’activité a


a= λ.N

Remplacer N par :

Remplacer λ par t1/2


ℓn(2) = λ.t1/2
N
ℓn(2)
λ= N0 𝐍 𝐦
t1/2 N = N0 . e−λ.t 𝐧= = m=N.m1
Un quotient ou un pourcentage et 𝐍𝐀 𝐌
en déduire N
22

 Comment exploiter l’activité d’un échantillon entre deux instants t1 et t2


Déterminer la demi vie t1/2, a0 : l’activité à t=0
dN
a(t) = − = λ. N et a(t) = a 0 . e−λ.t
dt
À l’instant t1, l’activité a1 s’écrit : a1 = a 0 . e−λ.t1
À l’instant t2, l’activité a2 s’écrit : a 2 = a 0 . e−λ.t2
Déterminer t1/2 Déterminer a0
a1
a 2 a0 . e−λ.t2 e−λ.t2 Exploiter soit a1 soit a2, a 0 = −λ.t = a1 . eλ.t1
= = = eλ.t1−λ.t2 = eλ.(t1−t2) e 1
a1 a0 . e−λ.t1 e−λ.t1
a
a ℓn( 2 )
a1
ℓn( 2 ) = λ. (t1 − t 2 ) et λ =
a1 (t1 −t2 )
ℓn(2) ℓn(2)
or λ= donc t1 = a . (t1 − t 2 )
t1 2 ℓn( 2 )
a1
2

Quelques Courbes

N(t)=N0.e-λ.t 𝐍
= 𝐞−𝛌.𝐭
𝐍𝟎

 Déterminer graphiquement τ la constante de temps


t
N(t) = N0 ⋅ e−λ.t = N0 ⋅ e−τ
À instant t= τ on a N(τ) = N0 ⋅ e−1
N(τ)
Donc N(τ)=0.37.N0 ou = 0.37 = 37%
N0
On repère sur l’axe N(t) le point N(τ) et après projections sur l’axe des temps
1
on détermine τ et on peut en déduire λ =
τ

 Déterminer graphiquement λ
N(t)
On a N(t) = N0 ⋅ e−λ.t et = e−λ.t
N0
𝑁 𝑁
ℓ𝑛 ( ) = −𝜆. 𝑡 et −ℓ𝑛 ( ) = 𝜆. 𝑡
𝑁0 𝑁0
𝑁
La fonction −ℓ𝑛 ( ) = 𝑓(𝑡) est une fonction lineaire dont le coefficient directeur est λ
𝑁0
N
Δ (−ℓn ( ))
N0 3.5x0.2
λ= = = 0.0389 Jours −1
Δt 9x2

 Déterminer graphiquement λ
On a N(t) = N0 ⋅ e−λ.t et ℓn(N) = ℓn(N0) – λ.t
La fonction ℓn(N) = f(t) est une fonction affine dont le coefficient directeur est λ
Δ(ℓn(N)) 7−2
λ= = = 0.91 h−1
Δt 5.5 − 0
 Déterminer graphiquement t1/2
Pour déterminer t1/2 on détermine

𝑁0 On calcul N0
ℓ𝑛 ( ) = ℓ𝑛(𝑁0) − ℓ𝑛(2)
2 Ou ℓn(N0)=7 d’où N0=e7=1096.63
= 7 – 0.69 =6.31 N
On calcul ℓn ( 0) = 6.31
2
On repère sur l’axe ℓn(N) le point dont l’ordonnée est 6.31 et après projections sur
l’axe des temps on détermine t1/2
23

NOYAUX, MASSE, ENERGIE

1. EQUIVALENCE MASSE – ENERGIE.


- Toute particule de masse m, au repos, possède une énergie appelé énergie de masse, notée E.
- Energie de masse : énergie potentielle que tout système matériel, de masse m, possède
E= m⋅C² avec E : énergie en joule (J)
m : la masse du corps au repos (Kg)
C : la célérité de la lumière dans le vide (m/s), C=299792458m/s ≈3 108m/s

2. Une autre unité d’énergie.


- Le Joule est une unité d’énergie mal adaptée à l’échelle microscopique.
- A cette échelle, on préfère utiliser l’électron-volt (eV) ou le mégaélectronvolt (MeV)
1 eV = 1,6 x 10 –19 J ou 1 MeV =106eV= 1,6 x 10 –13 J

3. La dissociation d’un noyau :


Le noyau AZX se dissocie en ses nucléons (protons et neutrons)

Défaut de masse :
Le défaut de masse d’un noyau Δm est la différence entre la somme des masses de ses nucléons pris
séparément et la masse du noyau.

- La masse des nucléons pris séparément : Z.mp + (A – Z).mn avec


mp :masse d’un proton mn :masse d’un neutron
- La masse du noyau X est m noyau,
alors Δm = (Z.mp + (A-Z).mn) - m( A ZX) : défaut de masse
Δm le défaut de masse est une grandeur positive

Energie de liaison d’un noyau :


Eℓ = Δm.C²
L’énergie de liaison Eℓ d’un noyau atomique est l'énergie qu'il faut fournir au noyau au repos pour le
dissocier en ses nucléons constitutifs pris au repos

Eℓ est une grandeur positive.

Eℓ = Δm.c²=[(Z.mp + (A-Z).mn)-m( 𝐀𝐙𝐗)].C²

L’énergie de liaison par nucléon ɛ :


𝐄𝓵 Eℓ : Energie de liaison
ɛ= avec
𝐀 A : Nombre de nucléons

Un noyau atomique est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon est grande

4. Réaction nucléaire :
A A A A
Soit l’équation de la réaction nucléaire : Z11X1 + Z22X2 ⟶ Z33X 3 + Z44X4
Δm : la variation de masse entre les produits et les réactifs de la transformation nucléaire
∆m = ∑ mProduits − ∑ mReactifs
∆m = m(X3 ) + m(X4 ) − (m(X1 ) + m(X2 ))
24

Expression de E0 énergie de la transformation (désintégration ou de la réaction)


E0 = Δm.C²

Autre expression de E0 en fonction des énergies de liaisons


E0=∑Eℓ (Réactifs) - ∑Eℓ (Produits)

E0=Eℓ (X1) + Eℓ (X2) – (Eℓ (X3)+ Eℓ (X4))

Et l’énergie libérée par un noyau au cours de la réaction est ELibérée = │ E0│

E0< 0 : réaction exothermique


E0> 0: réaction endothermique
E0= 0: réaction athermique
5. Autre unité de la masse.
- Les physiciens préfèrent utiliser le MeV/C² ou MeV.C-2 comme unité de masse.
E
- Cette unité découle de la relation : E=m.C² et m = 2 = E. C −2
C

 Comment calculer E1=m.C² l’énergie d’un noyau

(1) Determiner l’expression de Δm


(2) Calculer Δm en unité de masse atomique (u)
Δm=………. (u)
(3) Convertir (u) à l’unité adéquate
(a) (u) (b)
Mev.C-² Kg

1u=931.5 Mev.C-² 1u=1.66 10-27 Kg

C=3.108m.s-1

(4) Calculer l’energie d’un nucleide E1


Mev E1= Δm.C² J
(a) Inutile de remplacer C par sa valeur vu qu’elle se simplifie et numeriquement E 1=Δm mais avec des unités differantes
(b) Obligation de remplacer C par sa valeur C=3.108m

 Comment calculer ET l’énergie totale d’une masse m


Il faut déterminer N le nombre de noyau dans la masse m et ET=N.E1

On détermine N par

𝐍 𝐦 𝐦 𝐦
= et 𝐍 = . 𝐍𝐀 𝐍=
𝐍𝐀 𝐌 𝐌
𝐦𝟏
m : masse d’un échantillon (g)
M : masse molaire (g/moℓ) m1 : masse d’un noyau (u)
m : masse d’un échantillon (g)
NA : Nombre d’Avogadro (moℓ-1) NB :
Les deux masses m et m1 à convertir en Kg
1u=1.666 10-19Kg
25

6. Stabilité des noyaux et Courbe d’Aston.


- Un noyau atomique est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon est grande.
E
- La courbe d’Aston est la représentation des variations de – ℓ en fonction de A.
A
- Les noyaux stables 20 < A < 190 sont ceux qui ont une énergie de liaison par nucléon d’environ 8 MeV / nucléon.

- Les noyaux instables peuvent évoluer de deux manières :


• Les noyaux lourds (A > 195) peuvent se briser en deux noyaux plus légers appartenant au domaine de stabilité.
• Ils subissent une réaction nucléaire de fission.
Certains noyaux légers 1 < A < 20
( 11H , 21H , 31H ) peuvent fusionner pour donner un noyau placé plus bas dans le diagramme.
- Ce sont les réactions nucléaires de fusion

7. La fusion nucléaire.
- La fusion est une réaction nucléaire au cours de laquelle deux noyaux légers s’unissent pour former un
noyau lourd.
- La fusion est une réaction nucléaire provoquée qui libère de l’énergie.

Exemple : 21H + 31H → 42He + 1


0n

8. La fission nucléaire.
- La fission est une réaction nucléaire au cours de laquelle un neutron lent (neutron thermique) brise un
noyau lourd pour former deux noyaux plus légers.
- La fission est généralement une réaction nucléaire provoquée qui libère de l’énergie.
- La réaction peut ainsi continuer et même s’accélérer, on est en présence d’une réaction en chaîne.
235 94 140
Exemple : 10n + 92U → 38Sr + 54Xe + 2 10n
26

CONDENSATEUR – CIRCUIT (RC)

Dipôle RC : association série d’un conducteur ohmique de résistance R et d’un condensateur de capacité C

1. CONDENSATEUR :
Description.
Un condensateur est un dipôle constitué de deux armatures métalliques parallèles,
placées à des potentiels différents et séparées par un isolant ou un diélectrique.

Relation charge-tension.
La charge d’un condensateur, notée q, est liée à la tension U par la relation :
C : capacité du condensateur (F)
q = C.U Avec : q : charge du condensateur (C)
U : tension (V)
Capacité d’un condensateur :
- Le coefficient de proportionnalité C est appelé capacité du condensateur.
- Son unité est le Farad (F)
- Autres unités du Farad
Millifarad Microfarad Nanofarad Picofarad
1mF=10-3F 1µF=10-6F 1nF=10-9F 1pF=10-12F

Expression de l’intensité.
Par définition, l’intensité du courant traversant un condensateur est la variation de la charge q au cours du
temps.
En adoptant la convention réceptrice pour ce dipôle, on obtient :
Courant continu Courant variable
dq
Q i=
I= dt
Δt dU
avec q=C.Uc d’où i = C. c
dt

2. Sens conventionnel du courant :

Le sens positif (Conventionnel) du courant est toujours vers l’armature positive.


• Si le passage courant est dans le sens positif alors i >0 et le condensateur se charge, qA augmente (fonction
dq
croissante du temps) et A > 0
dt
• Si le passage courant est dans le sens négatif alors i <0 et le condensateur se décharge, q A diminue (fonction
dq
décroissante du temps) et A < 0
dt

3. Association des condensateurs :


Association en parallèle

C= C1 + C2
La capacité équivalente C du condensateur équivalent de l’association en parallèle de deux condensateurs est égale à la somme
de leurs capacités C1 et C2.
q1 q2 q
UAB = C te = = =
C1 C2 C
NB :
La capacité équivalente C de plusieurs condensateurs de capacités C1, C2, C3 …Cn montés en parallèle, de capacité est la
somme des capacités de chaque condensateur : C = ΣCi

Interet de l’association :
C= C1 + C2 : L’intérêt de l’association en parallèle des condensateurs est d’obtenir une capacité équivalente supérie ure à la
plus grande d’entre elles. C > C1 et C > C2
27

Association en série :

La capacité équivalente C du condensateur équivalent de l’association en série de deux condensateurs de capacités C1 et C2


est telle que
𝟏 𝟏 𝟏 C .C
= + et C = 1 2
𝐂 𝐂𝟏 𝐂𝟐 C1 +C2

Q=Cte = C1.UAD = C2.UDB = C.UAB

NB :
La capacité équivalente C du condensateur équivalent de l’association en série des condensateurs de capacités C1, C2, C3 …Cn,
1 1 1 1 1 1
montés en série, vérifie la relation : = ∑ = + + + ⋯ … +
C Ci C1 C2 C3 Cn

Interet de l’association :
C .C
C = 1 2 : L’intérêt de l’association en parallèle des condensateurs est d’obtenir une capacité équivalente inferieure à la plus
C1 +C2
petite d’entre elles. C < C1 et C < C2

4. Echelon de tension :
La variation brutale de la tension u(t) appliquée à un dipôle dont la valeur passe brutalement de 0 à E à un
instant donné et réciproquement.

On en distingue deux échelons de tension


Echelon montant de tension Echelon descendant de tension

Si t ≤ 0 alors u(t)= 0 Si t ≤ 0 alors u(t)= E


Si t > 0 alors u(t)= E Si t > 0 alors u(t)= 0

5. Energie électrique stockée dans un condensateur.


L’énergie stockée dans un condensateur, notée E, est donnée par la relation :
𝟏 𝟏 𝐐𝟐 Avec C en Farad (F)
𝐄 = . 𝐂. 𝐔𝐜𝟐 = . Uc en volt (V)
𝟐 𝟐 𝐂
Q en Coulomb (C)
E en Joule (J)
28

A COMPRENDRE

La loi d’additivité des tensions TRANSITION

- Circuit avec un générateur UR ------- i -------- q -------- Uc


UR + Uc = E 𝐝𝐪
+ UR=R.i 𝐢=
𝐝𝐭
q=C.Uc
- Circuit sans générateur
UR + Uc = 0 𝐝𝐪 𝐝𝐔𝐂
𝐔𝐑 = 𝐑. 𝐢 = 𝐑. = 𝐑. 𝐂.
𝐝𝐭 𝐝𝐭

Equation différentielle vérifié par la charge q ou la tension Uc

Equation différentielle est une relation entre une variable (si possible) et au moins une de ses dérivées et des constantes

Remplacer la solution
dans l’équation
1. Déterminer la dérivée première différentielle def(t) df(t) f(t)
2. Remplacer l’équation différentielle = .e
dt dt
3. Développer Fonction Dérivée première
4. Mettre en facteur A.ef(t).( --- ) df(t)
But : A.ef(t).( --- ) + B = C f(t) = -α.t = −α
dt
5. Egalité de deux fonctions polynomiales t df(t) 1
Conclusion : B= C et ( --- ) = 0 f(t) = − =−
τ dt τ

Equation horaire ou la solution de l’équation différentielle

Remplacer les
conditions initiales
dans la solution

Les conditions initiales

À t=0, la variable prends une valeur bien précise à connaitre


𝐭
𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
Uc(0) = A.e0 + B= A + B

E
Charge d’un condensateur Uc(0) = 0 ; q(0) = 0 ; I(0) = I0 =
R

E
Décharge d’un condensateur Uc(0) = E ; q(0) = C.E ; I(0) = − I0 = −
R

Energie électrique emmagasiné dans le condensateur

𝟏 𝟏 𝐐𝟐
𝐄 = 𝐄𝐞 = 𝟐 . 𝐂. 𝐔𝐜𝟐 = 𝟐 . 𝐂

C : Capacité d’un condensateur en Farad (F)


Uc : Tension aux bornes du condensateur en volt (V)
q : Quantité d’électricité emmagasiné dans le condensateur en Coulomb (C)
E : Energie emmagasiné dans le condensateur en Joule (J)
29

Etude du circuit RC

1. Charge d’un condensateur :


1.1. Montage de la charge :
Interrupteur K sur la position (1)

1.2. Equation différentielle :


En appliquant la loi d’additivité des tensions UR + UC = E et les transitions
dq dUc
UR = R. i = R. = R. C.
dt dt
On aboutit à l’équation différentielle vérifié par une variable donnée
Variable la tension du condensateur Uc:
𝐝𝐔
𝐔𝐜 + 𝐑. 𝐂. 𝐜 = 𝐄
𝐝𝐭
Variable la charge q:
𝐪 𝐝𝐪 𝐝𝐪
+ 𝐑. = 𝐄 Ou 𝐪 + 𝐑. 𝐂. = 𝐄. 𝐂
𝐂 𝐝𝐭 𝐝𝐭

NB :
dU 𝑑𝑞
Dans le régime permanent la variable est constante Uc=Cte ( ou q=Cte) et sa dérivé première est nulle c = 0 (ou = 0)
dt 𝑑𝑡
dUc
Uc=Cte et = 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient Uc=E
dt
𝑑𝑞
q=C et te
= 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient q=C.E
𝑑𝑡

1.3. Equation horaire :


𝐭
On considère Uc(t) comme variable et la solution de l’équation différentielle 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁

• Pour déterminer les constantes A ,B et τ , on remplace la solution et sa dérivée première dans


l’équation différentielle
t 𝐭 𝐭
𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏 𝐀
Uc(t) = A. e− τ + B et = 𝐀. (− ) . 𝐞− 𝛕 = − . 𝐞− 𝛕
𝒅𝒕 𝝉 𝝉
dUc
Uc + R. C. = E : équation différentielle vérifiée par Uc
dt
t 𝐭 t t
− 𝐀 1
A. e τ + B + R. C. (− . 𝐞− 𝛕 ) = E et A. e− τ + B − R. C. A. . e− τ = E
𝝉 τ
𝐭
− 𝟏
donc 𝐀. 𝐞 𝛕 (𝟏 − 𝐑. 𝐂. 𝛕 ) + 𝐁 = 𝐄
𝟏
Par Egalité de deux fonctions polynomiales, l’équation est exacte si : B = E et (𝟏 − 𝐑. 𝐂. ) = 𝟎 d’où τ = R.C
𝛕

• Déterminer la constante A par les conditions initiales :


à t=0 la tension Uc(0)= 0 , on remplace dans l’équation horaire et on obtient :
𝐭
𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
0
0 = A.e + B = A + B , A + B = 0 et A= -B = -E
𝐭 𝐭 𝐭
Conclusion : A=-E , B=E et τ = R.C alors 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁 = −𝐄. 𝐞− 𝛕 + 𝐄 = 𝐄. (𝟏 − 𝐞− 𝛕 )

NB :
t t t t
dUc(t) 1 1 A
Souvent la solution est Uc(t) = A. (1 − e− τ ) dont la dérivée première est = A. (— ) . e− τ = A. ( ) . e− τ = . e− τ
dt τ τ τ
30

2. Décharge d’un condensateur :


2.1. Montage de la charge :
Interrupteur K sur la position (2)

2.2. Equation différentielle :


En appliquant la loi d’additivité des tensions UR + UC = 0 et les transitions
dq dUc
UR = R. i = R. = R. C.
dt dt
On aboutit à l’équation différentielle vérifié par une variable donnée
Variable Uc:
𝐝𝐔
𝐔𝐜 + 𝐑. 𝐂. 𝐜 = 𝟎
𝐝𝐭
Variable q:
𝐪 𝐝𝐪 𝐝𝐪
+ 𝐑. = 𝟎 Ou 𝐪 + 𝐑. 𝐂. = 𝟎
𝐂 𝐝𝐭 𝐝𝐭

NB :
dU 𝑑𝑞
Dans le régime permanent la variable est constante Uc=Cte ou q=Cte et sa dérivé première est nulle c = 0 ou =0
dt 𝑑𝑡
dUc
Uc=Cte et = 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient Uc=0
dt
𝑑𝑞
q=C et te
= 0 , on remplace dans l’équation différentielle et on obtient q=0
𝑑𝑡

2.3. Equation horaire :


𝐭
On considère Uc(t) comme variable et la solution de l’équation différentielle 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁

• Pour déterminer les constantes A ,B et τ , on remplace la solution et sa dérivée première dans


l’équation différentielle
t 𝐭 𝐭
𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏 𝐀
Uc(t) = A. e− τ + B et = 𝐀. (− ) . 𝐞− 𝛕 = − . 𝐞− 𝛕
𝒅𝒕 𝝉 𝝉
dUc
Uc + R. C. = 0 : équation différentielle vérifiée par Uc
dt
t 𝐭 t t
− 𝐀 1
A. e τ + B + R. C. (− . 𝐞− 𝛕 ) = 0 et A. e− τ + B − R. C. A. . e− τ = 0
𝝉 τ
𝐭
− 𝟏
donc 𝐀. 𝐞 𝛕 (𝟏 − 𝐑. 𝐂. 𝛕 ) + 𝐁 = 𝟎
𝟏
Par Egalité de deux fonctions polynomiales, l’équation est exacte si : B = 0 et (𝟏 − 𝐑. 𝐂. ) = 𝟎 d’où τ = R.C
𝛕

• Déterminer la constante A par les conditions initiales :


à t=0 la tension Uc(0)= E , on remplace dans l’équation horaire et on obtient :
𝐭
𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
E = A.e0 + B = A + B , E=A + B et A= E vu que B=0
𝐭 𝐭 𝐭
Conclusion : A=E , B=0 et τ = R.C alors 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁 = 𝐄. 𝐞− 𝛕 + 𝟎 = 𝐄. 𝐞− 𝛕
31

NB :
- τ = R.C : Constante de temps et est homogène à un temps
- Conditions initiales (à t=0) :
E
Charge d’un condensateur : Uc(0) = 0 , q(0) = 0 , I(0) = I0 =
R
E
Décharge d’un condensateur : Uc(0) = E , q(0) = C.E , I(0) = − I0 = −
R

- Il faut souvent penser à exploiter les conditions initiales dans :


• (1) La loi d’additivités de tension :
Charge UR + Uc = E devient UR = E
Décharge UR + Uc = 0 devient UR =- Uc = -E
• (2) L’équation différentielle :
dUc dUc
Charge Uc + R. C. = E devient R. C. = E
dt dt
dUc dUc
Décharge = 0 devient R. C.
Uc + R. C. = −E
dt dt
𝐭
• (3) L’équation horaire (ou La solution) 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁
Uc(0) = A.e0 + B= A + B

- Exploiter la solution
Exploiter la solution pour déterminer
• Le temps t à partir d’une tension et inversement
• Autres fonctions en fonction de temps

 Montrer que l’équation horaire est solution de l’équation différentielle :


Soit l’équation différentielle suivante à titre d’exemple le cas de charge d’un condensateur
dUc
Uc + R. C. = E
𝐭
dt
Admettons que la solution donnée est 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐀. 𝐞− 𝛕 + 𝐁 , on remplace la solution et sa dérivée première dans l’équation
différentielle et :
t 𝐭 𝐭
𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏 𝐀
Uc(t) = A. e− τ + B et = 𝐀. (− ) . 𝐞− 𝛕 = − . 𝐞− 𝛕
𝒅𝒕 𝝉 𝝉
t 𝐭 t t
𝐀 1
A. e− τ + B + R. C. (− . 𝐞− 𝛕 ) = E et A. e− τ + B − R. C. A. . e− τ = E
𝝉 τ
𝐭
− 𝟏
donc 𝐀. 𝐞 𝛕 (𝟏 − 𝐑. 𝐂. 𝛕 ) + 𝐁 = 𝐄
𝟏
Par Egalité de deux fonctions polynomiales, l’équation est exacte si : B = E et (𝟏 − 𝐑. 𝐂. ) = 𝟎 , Il suffit de montrer
𝛕
que B=E

 Déterminer l’expression d’une fonction à partir d’une autre fonction connue


Exemple : Charge d’un condensateur
𝐭
Soit la fonction connue 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞− 𝛕 )
di
Déterminer à l’instant t = 0 et à l’instant t = τ l’expression de i et
dt
di(t)
- On détermine l’expression de i(t) et de en fonction du temps
dt
t t t t t
dq dUc 1 E di 1 E
i(t) = = C. = C. E. . e τ = . e− τ = I0 . e− τ et

= I0 . (− ) . e− τ = − 2 . e− τ
dt dt τ R dt τ R .C
- On remplace dans les expressions trouvées le temps t par son équivalent :
Expression At=0 At=τ
E −t E 0 E E E
i(t) = . e τ i(t) = . e = i(t) = . e−1 = 0.37.
R R R R R
et et et

di E t di E E di E E
= − 2 . e− τ = − 2 . e0 = − 2 = − 2 . e−1 = −0.37. 2
dt R .C dt R .C R .C dt R .C R .C
32

 Exploiter l’équation horaire Uc(t)


Pour déterminer l’expression d’autres fonctions horaires
q(t) : La charge du condensateur
i(t) : L’intensité du courant électrique
UR(t) : La tension aux bornes du conducteur ohmique

❖ Expression de la charge q(t) du condensateur :

Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur


𝐭 𝐭

On a 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞 𝛕 ) On a 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕
et q=C.Uc alors et q=C.Uc alors
𝐭 𝐭
𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐂. 𝐄. (𝟏 − 𝐞− 𝛕 ) 𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐂. 𝐄. 𝐞− 𝛕

à t=0 le condensateur est vide et sa charge est nulle à t=0 le condensateur est chargé et sa charge est maximale
On remplace t=0 dans q(t) et q(0)=0 On remplace t=0 dans q(t) et q(0)=C.E

❖ Expression de l’intensité de courant i(t):

Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur


𝐭 𝐭
(1) A partir de 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞 ) −
𝛕 A partir de 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕
dq dUc dq dUc
et i = = C. et τ=R.C donc et i = = C. et τ=R.C donc
dt dt dt dt
𝐭 𝐭
𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏 𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏
𝐢(𝐭) = 𝐂. = 𝐂. 𝐄. ( ). 𝐞− 𝛕 𝐢(𝐭) = 𝐂. = 𝐂. 𝐄. (− ). 𝐞− 𝛕
𝐝𝐭 𝛕 𝐝𝐭 𝛕

𝐭 𝐭
𝐄 𝐄
𝐢(𝐭) = . 𝐞− 𝛕 𝐢(𝐭) = − . 𝐞− 𝛕
𝐑 𝐑

(2) A partir de 𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐂. 𝐄. (𝟏 − 𝐞− 𝛕𝐭 ) A partir de 𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐂. 𝐄. 𝐞− 𝛕


𝐭

dq dq
et i = donc et i = donc
dt dt
𝐭 𝐭
𝐝𝐪(𝐭) 𝟏 𝐝𝐪(𝐭) 𝟏
𝐢(𝐭) = = 𝐂. 𝐄. ( ). 𝐞− 𝛕 𝐢(𝐭) = = 𝐂. 𝐄. (− ). 𝐞− 𝛕
𝐝𝐭 𝛕 𝐝𝐭 𝛕

𝐭 𝐭
𝐄 𝐄
𝐢(𝐭) = . 𝐞− 𝛕 𝐢(𝐭) = − . 𝐞− 𝛕
𝐑 𝐑

(3) A partir de 𝐔 (𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕𝐭 A partir de 𝐔𝐑 (𝐭) = − 𝐄. 𝐞− 𝛕


𝐭
𝐑
UR U
et i = donc et i = R donc
R R
𝐭 𝐭
𝐄 𝐄
𝐢(𝐭) = . 𝐞− 𝛕 𝐢(𝐭) = − . 𝐞− 𝛕
𝐑 𝐑
A t=0 l’intensité de courant est maximale A t=0 l’intensité de courant est minimale
𝐄 𝐄
On remplace t=0 dans i(t) et 𝐢(𝟎) = 𝐈𝟎 = On remplace t=0 dans i(t) et 𝐢(𝟎) = −𝐈𝟎 = −
𝐑 𝐑

❖ Expression de la tension aux bornes du conducteur ohmique UR(t) :

Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur


𝐭 𝐭

A partir de 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞 ) 𝛕 A partir de 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕
(1) La loi d’additivité des tensions La loi d’additivité des tensions
UR + Uc = E
UR = E - Uc UR + Uc = 0

𝐭 UR = -Uc
𝐔𝐑 = 𝐄 − 𝐔𝐜 = 𝐄 − 𝐄. (𝟏 − 𝐞 𝛕 ) 𝐭

𝐭 𝐔𝐑 (𝐭) = −𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕
𝐔𝐑 (𝐭) = 𝐄. 𝐞 𝛕

𝐝𝐪 𝐝𝐔 𝐝𝐪 𝐝𝐔
(2) Les transitions 𝐔𝐑 = 𝐑. 𝐢 = 𝐑. = 𝐑. 𝐂. Les transitions 𝐔𝐑 = 𝐑. 𝐢 = 𝐑. = 𝐑. 𝐂.
𝐝𝐭 𝐝𝐭 𝐝𝐭 𝐝𝐭
𝐭 𝐭
𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏 − 𝐝𝐔𝐜(𝐭) 𝟏
= 𝐄. (− ) . 𝐞 𝛕 = 𝐄. (− ) . 𝐞− 𝛕
𝒅𝒕 𝝉 𝒅𝒕 𝝉
t t
dUc(t) 1 − dUc(t) 1
UR (t) = R. C. = R. C. E. ( ) . e τ UR (t) = R. C. = R. C. E. (− ) . e− τ
𝑑𝑡 𝜏 𝑑𝑡 𝜏
t t
UR (t) = E. e− τ UR (t) = −E. e− τ
à t=0 la tension aux bornes du conducteur ohmique est maximale à t=0 la tension aux bornes du conducteur ohmique est minimale
On remplace t=0 dans UR(t) et UR(0) = E On remplace t=0 dans UR(t) et UR(0) = -E
33

Quelques courbes

 Comment tracer l’allure des courbes en e-α.t

Pour tracer des courbes en e-α.t il faut prendre en considération les limites des courbes

La fonction e-α.t

À t=0 Quand t tend vers l’infini (t  ∞) ou t > 5.τ


Régime initial et e-α.t = e0 =1 Le régime permanent et e-α.t = 0

e-α.t prend la valeur 1 pour déterminer le début de la courbe et la valeur 0 (zéro) pour déterminer sa limite
(Le régime permanent)

Exemples :
La fonction A.e-λ.t • À t=0 prend la valeur A
• Quand t  ∞ prend la valeur 0 (Le régime permanent)

La fonction A. (1- e-λ.t) • À t=0 prend la valeur 0


• Quand t  ∞ prend la valeur A (Le régime permanent)

E=6V R=100Ω C=20µF


Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur
𝐭 𝐭

1. Expression de Uc (t) 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞 𝛕 ) 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕

𝐭 𝐭
2. Expression de q(t) 𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐄. (𝟏 − 𝐞− 𝛕 ) 𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐄. 𝐞− 𝛕

𝐭 𝐭
𝐄 𝐄
3. Expression de i(t) 𝐢(𝐭) = . 𝐞− 𝛕 𝐢(𝐭) = − . 𝐞− 𝛕
𝐑 𝐑

𝐭 𝐭
4. Expression de UR(t) 𝐔𝐑 (𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕 𝐔𝐑 (𝐭) = − 𝐄. 𝐞− 𝛕
34

τ est la constante de temps

Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur


𝐭 𝐭
Expression de Uc(t) −
𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞 𝛕 ) 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕
At=τ At=τ
Uc(τ)= E(1-e-1) =0.63.E Uc(τ) = E.e-1 =0.37.E
Uc(τ) Uc(τ)
= 0.63 = 63% = 0.37 = 37%
E E
τ est la durée nécessaire pour qu’un condensateur se charge ou se décharge à 63% de sa capacité totale

Déterminer τ graphiquement

Methode de la tangeante :
Tracer la tangente de la courbe uc(t) à l’instant t=0 et l’asymptote uc=E (cas de la charge) ou uc=0 (cas de la décharge) et
l’abscisse du point de rencontre des deux droites donne τ .
Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur

Par le calcul :

Charge d’un condensateur Décharge d’un condensateur


𝐭 𝐭

𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. (𝟏 − 𝐞 𝛕 ) 𝐔𝐜(𝐭) = 𝐄. 𝐞− 𝛕
A t=τ A t=τ
Uc(τ)= E(1-e-1) =0.63.E Uc(τ) = E.e-1 =0.37.E
Uc(τ) Uc(τ)
= 0.63 = 63% = 0.37 = 37%
E E

Equations aux dimensions τ=RC:

On a τ=RC et [τ]= [RC] = [R].[C]


𝐔 [𝐔]
𝐑 =  [𝐑] =
𝐢 [𝐢]
q [𝐪] [𝐢].[𝐭]
C =  [𝐂] = et q = i.t alors [q] = [i]. [t] donc [𝐂] =
U [𝐔] [𝐔]
[𝐔] [𝐢].[𝐭]
En final [𝛕] = [𝐑]. [𝐂] = [𝐢]
. [𝐔]
= [𝐭] = 𝐬

NB :
- τ est la constante de temps du circuit (R,C) et est homogène à un temps (s’exprime en seconde (s))
- Après une durée τ, le condensateur est chargé ou déchargé à 63% de sa capacité totale
- Après une durée 5.τ (valeur théorique ou valeur moyenne) le condensateur est chargé ou déchargé
totalement (à plus de 99%).
35

LE CIRCUIT RL

Dipôle RL : association série d’un conducteur ohmique de résistance R et d’une bobine d’inductance L et de
résistance interne r.

Une bobine est un dipôle passif, elle est formée d’un enroulement cylindrique, à spires jointives, d’un fil électrique recouvert
par un isolant.

On en distingue deux :
- Bobine plate : son rayon R est supérieur à sa longueur L (R > L)
- Solénoïde : sa longueur L est supérieure à son rayon R (L > R)

Solénoïde

Bobine plate
❖ Symbole de la bobine :

Schéma équivalent

Avec r = résistance interne (Ω)


L= inductance de la bobine (H – Henry)

❖ Tension aux bornes de la bobine

di Avec r = résistance interne (Ω)


UL = r. i + L. L= inductance de la bobine (H – Henry)
dt
i= intensité du courant (A)
UL=tension aux bornes de la bobine (V)

❖ Cas particuliers
Courant continu Résistance interne négligeable r= 0
I=C ette 𝑑𝑖
= 0 donc UL=r.i di di
𝑑𝑡 UL = r. i + L. = L.
En courant continu la bobine se comporte comme un conducteur ohmique dt dt

❖ Influence de la bobine dans un circuit est :


di
Une bobine permet de retarder l’établissement ou la rupture (annulation) du courant et ceci est dû au produit L.
dt

❖ Energie emmagasiné dans une bobine


L’énergie stockée dans une bobine, s’exprime à partir de la relation :
𝟏 avec Em en Joule (J)
𝐄𝐦 = 𝐋. 𝐢𝟐
𝟐 L en Henry (H)
I en Ampère (A)

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