PHARMACOLOGIE DU SYSTÈME ENDOCRINIEN
TABLE DES MATIÈRES
Hormones Hypothalamo-
1
hypophysaires
Hormones thyroïdiennes et
antithyroïdiens de 13
synthèse
Hormones Hypothalamo-Hypophysaires
Le système endocrinien est contrôlé par le SNC par le complexe hypothalamo-hypophysaire.
Les cellules nerveuses de l'hypothalamus synthétisent et libèrent des médiateurs qui vont
entrainer dans l'hypophyse antérieure la sécrétion d'hormones qui seront, elles-mêmes,
distribuées dans l'organisme comme hormones. Enfin, il y a les hormones de l'hypophyse
postérieure : les axones des neurones hypothalamiques projettent dans la posthypophyse
(neurohypophyse), stockent à cet emplacement l’ADH : hormone antidiurétique) et
l’ocytocine, et les libèrent dans le sang en cas de besoin. Ainsi l’hypophyse et l’hypothalamus
jouent un rôle central dans l’homéostasie, le métabolisme ainsi que dans les sphères de la
reproduction, de l’équilibre hydrique électrolytique et acido-basique pour ne citer que ceux-
ci. Les hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire sont à l’instar de
l’insuline de nature peptidiques. Ils sont fabriqués par le biais du génie génétique. Elles sont
dites recombinantes. Certaines modifications peuvent être apportées à ces molécules de
façon à leur donner un profil pharmacodynamique et pharmacocinétique diffèrent de
l’hormone naturelle. Ainsi plusieurs analogues d’hormones ont une action plus puissante, un
profil plus sûr, sont plus sélectifs vis-à-vis de leur action sur différents sous-types de
récepteurs, ont une durée d’action plus longue. Ces modifications apportées rendent les
substances ainsi obtenues très importante et intéressantes d’un point de vue thérapeutique.
СLASSIFICATION
Hormones hypothalamiques
Vasopressine (ADH)
Ocytocine
Corticolibérine (CRH) ;
Gonadotropin-releasing hormone (Gn-RH)
Thyréoliberine (TRH)
Somatostatine
Hormones hypophysaires
Somatotropine (STH)
Corticostimuline (ACTH)
1
Prolactine (PRL)
Thyréostimuline (TSH)
Folliculostimulante (FSH)
Lutéinisante (LH)
MECANISME D’ACTION
Le mécanisme d’action des hormones hypothalamiques (sauf l’ocytocine et
l’ADH) est de stimuler les hormones les cellules hypophysaires permettant la
synthèse des hormones stimulines eux même responsables du travail des glandes
périphériques que sont la thyroïde, les gonades et les surrénales. Toutes ces hormones
partagent un mécanisme d’action assez semblable : après la formation du complexe
hormone-récepteur une cascade de réactions biochimique conduit à la libération des
hormones préfabriquées.
Les principaux stimuli entrainant la sécrétion de la vasopressine sont
l’osmolalité et le volume sanguin. Les osmorécepteurs hypothalamiques sont très
sensibles à des faibles variations (1%) de l’osmolalité plasmatique. Quand
l’osmolalité plasmatique augmente, les osmorécepteurs envoient des signaux aux
cellules post-hypophysaires qui sécrètent alors rapidement l’ADH. Il se produit un
phénomène semblable lors de la baisse du volume du sang. Le « set-point » ou le
seuil d’osmolalité plasmatique entrainant la sécrétion d’ADH varie d’un individu à
l’autre entre 280 et 290 mOsmol/kg d’eau.
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L’action de l’ADH se fait par l’intermédiaire de deux types de récepteurs : V1 et V2. Les
récepteurs V1 sont présents au niveau vasculaire et plaquettaire et confèrent à l’ADH une
action vasoconstrictrice et hémostatique, sans lien avec le bilan hydrique. Les récepteurs V2
sont situés à la membrane baso-latérale des cellules du canal collecteur rénal et sont
impliqués dans la fonction de réabsorption d’eau par l’ADH. Au plan cellulaire l’ADH se lie au
récepteur V2 ce qui entraine l’implantation des aquaporines dans la membrane des cellules
épithéliales des tubes collecteurs.
Caractéristique des Agonistes de l’ADH
Effet
Activité Activité
Physiologique
antidiurétique vasopressive
Analogue
Vasopressine 100 100
Desmopressine 1200 0,5
La desmopressine se différencie de la vasopressine, d’une part par la perte de la
fonction amine fixée sur la cystéine, ce qui augmente son activité antidiurétique et prolonge
son action, et d’autre part par le remplacement de la L-arginine par la D-arginine, ce qui
diminue considérablement son affinité pour les récepteurs V1 et son activité vasopressive.
ANTAGONISTE DE L’ADH
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Le Conivaptan et le tolvaptan sont des antagonistes non peptidiques des récepteurs
V1a et V2 de la vasopressine. Le Conivaptan exerce son action sur les récepteurs V1 et V2
avec une affinité 10 fois plus élevée pour le récepteur V2. Le tolvaptan cependant à lui
cependant une activité sélective sur les récepteur V2. A cause de son action inhibitrice sur les
récepteurs de la vasopressine Il provoque une diurèse aqueuse ou effet aquarétique avec un
effet quasi nul sur l’excrétion des électrolytes. L’élimination d’eau augmente ainsi la
concentration de sodium plasmatique. Il est utilisé en cas de Syndrome de sécrétion
inappropriée d’hormone diurétique.
OCYTOCINE
- Sur l’utérus : l’ocytocine, en élevant la concentration de Ca2+ intracellulaire,
augmente la force et la fréquence des contractions. Son efficacité augmente au cours
de la gestation car l’utérus devient de plus en plus sensible à sa présence. Le nombre
de récepteurs à l’ocytocine de l’utérus en fin de gestation est 200 fois plus élevé que
celui de l’utérus non gravide.
- Sur la glande mammaire : l’ocytocine contracte les canaux galactophores,
ce qui favorise l’éjection du lait.
- Sur l’appareil cardiovasculaire : à doses élevées, elle a une action
vasodilatatrice.
- Sur le système nerveux : dans certaines espèces animales, il a été démontré
que l’ocytocine améliore le comportement maternel, elle aurait de plus un effet
de type amnésiant.
AGONISTE DE LA GHRH (SOMATOLIBERINE)
La somatoliberine ou GHRH est sécrétée par l'hypothalamus et stimule la
libération de la somatotropine (STH).
AGONISTE DE L’HORMONE DE CROISSANCE ET DE L’ANALOGUE IGF-1
La somatropine est une hormone métabolique puissante jouant un rôle important
dans le métabolisme des lipides, des glucides et des protéines.
- Elle stimule la croissance linéaire et augmente la vitesse, maintient la composition
corporelle normale en augmentant la rétention azotée, stimule la croissance du
muscle squelettique, mobilise les graisses corporelles. La somatropine augmente la
lipolyse et diminue l'entrée des triglycérides dans les réserves lipidiques de
l'organisme. La somatropine augmente les concentrations sériques de IGF-1 (Insulin-
like Growth Factor 1) et IGFBP-3 (Insulin-like Growth Factor Binding Protein 3).
Métabolisme lipidique : induit la synthèse des récepteurs hépatiques du LDL (Low-
Density Lipoprotein) cholestérol, et modifie le profil des lipides et des lipoprotéines
sériques par une diminution des LDL et des apolipoprotéines B sériques. Une
diminution du cholestérol total sérique peut aussi être observée.
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- Métabolisme glucidique : la somatropine augmente le taux d'insuline et le
taux de glycémie par activation de la glycolyse et néoglucogenèse.
Dans le métabolisme hydroélectrolytique : rétention sodée, potassique et
du phosphore.
- Métabolisme osseux : stimulation du renouvellement osseux. Le contenu
minéral osseux et la densité osseuse au niveau des sites de charge corporelle
augmentent après une administration à long terme de somatropine à des patients
ayant un déficit en hormone de croissance et ayant une ostéopénie.
En ce qui concerne la capacité physique : la force musculaire et la capacité à
l'exercice physique sont améliorées après un traitement à long terme avec la
somatropine. La somatropine augmente aussi le débit cardiaque.
AGONISTES DE LA SOMATOSTATINE
Au niveau pancréatique, un contrôle paracrine de la production
d’insuline et de glucagon et une forte inhibition de la sécrétion
d’insuline. C’est l’hormone de la régulation pancréatique.
Au niveau intestinal, la somatostatine d’origine endogène et/ou
exogène exerce, par un effet local paracrine principalement, une action
inhibitrice sur la sécrétion des hormones peptidiques intestinales telles
que le VIP, la gastrine, la cholécystokinine, le GIP et la sécrétine. Elle
diminue également les sécrétions exocrines (sucs digestifs) de l’intestin
et du pancréas, l’activité motrice et l’irrigation sanguine intestinale. En
fait, on peut dire que le rôle de la somatostatine est de mettre l’intestin
au repos! De plus, elle influence l’absorption des électrolytes, de l’eau et
des lipides
Au niveau hypothalamo-hypophysaire, la somatostatine régule la
sécrétion de l’hormone de croissance (GH) et de la TSH. Elle a un effet
inhibiteur sur la synthèse de ces deux hormones
Dans le système nerveux central, hormis l’hypothalamus, la
somatostatine est un neurotransmetteur sécrété par des neurones
situés dans le système limbique, le cortex, l’hippocampe, le tronc
cérébral et la moelle épinière. Les neurones sensoriels rétiniens et
auditifs ainsi que le nerf vague et le système nerveux sympathique
sécrètent cette molécule. Cette hormone est impliquée dans la
régulation du comportement alimentaire, notamment dans la prise de
nourriture.
Au niveau rénal, la somatostatine joue un rôle dans la balance de l’eau et des
électrolytes. Cette hormone inhibe également la synthèse d’aldostérone et de rénine.
Elle interagit avec la vasopressine au niveau des tubules rénaux.
Inhibition de la synthèse de l’IGF1 (insuline-like growth factor)
Cette hormone est également utilisée en thérapie pour soigner
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certaines tumeurs endocrines hypophysaires, pancréatiques ou
digestives (les analogues de la somatostatine ont des capacités de
réduction de l’activité de certaines tumeurs endocrines). Elle est
également utilisée dans le traitement du diabète carcinoïde, de la
pancréatite ou de l’hypoglycémie de l’enfant.
AGONISTE DE LA GNRH
Tout comme la gonadolibérine endogène les agonistes de la agonistes de la GnRH ont
pour effets principal la libération des hormones tropiques que sont la FSH et la LH contrôlant
l’activité des organes effecteurs : les testicules chez l’homme et les ovaires chez la femme.
Leur utilisation prolongée entraine au lieux d’une stimulation une suppression de la sécrétion
de FSH et LH.
AGONISTES FSH ET LH
Chez la femme :
FSH :
1. Développement de plusieurs follicules jusqu’à l’apparition d’un follicule
dominant
2. La sécrétion d’estrogènes.
LH :
1. Maturation du follicule et sa rupture (ovulation).
2. Production d’androgènes et surtout de progestérone qui est sécrétée
presque exclusivement par le corps jaune.
3. La gonadotrophine chorionique a une activité de type LH et assure le
maintien de la grossesse.
La sécrétion des estrogènes et de la progestérone à partir du troisième mois la
grossesse est assurée par le placenta
Chez l’homme :
FSH :
Spermatogenèse avec peu d’effets sur l’hormonogenèse. Les récepteurs de la FSH
se trouvent principalement sur les cellules de Certoli.
LH : (autrement ICSH - intersticial cell stimulating hormone) : stimulation la
synthèse et la sécrétion de testostérone par les cellules de Leydig.
CRH ET ACTH
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Les noyaux paraventriculaires de l’hypothalamus par l’intermédiaire d’une neurohormne la
CRH ou corticotropin-releasing Hormone à son tour responsable de la sécrétion de l’ACTH par
les cellules antéhypophysaires. La corticotropin a une action stimulante sur les zona
glomerulosa, reticularis et dans une moindre mesure sur la zona fasciculata qui sont le siège
respectif de la production des Glucocorticoïdes (principalement du cortisol), des Androgènes
(dehydroepiandrosterone DHEA et dehydroepiandrosterone sulfate DHEA-S) et des
Minéralocorticoïdes (Aldostérone). L'ACTH stimule la sécrétion des hormones stéroïdes
glucocorticoïdes des cellules du cortex surrénal, en particulier dans la zone fasciculata des
glandes surrénales.
L'ACTH agit en se liant aux récepteurs ACTH de surface cellulaire, qui sont situés
principalement sur des cellules adrénocorticales du cortex surrénal. Le récepteur ACTH est
un récepteur couplé à la protéine G. Lors de la liaison du
ligand, le récepteur subit des changements de conformation qui stimulent l'enzyme adénylyl
cyclase, ce qui entraîne une augmentation de l'AMPc intracellulaire et une activation
subséquente de la protéine kinase A.
L'ACTH influence la sécrétion d'hormones stéroïdes à la fois par des
mécanismes rapides à court terme qui se déroulent en quelques minutes et des
actions à plus long terme à plus long terme.
A. Stimulation de la transmission du cholestérol aux mitochondries où
se trouve l'enzyme P450scc (CYP11A1) qui catalyse la première étape
de la stéroïdogénèse qui est le clivage de la chaîne latérale du
cholestérol ce qui entraine la conversion du cholestérol en
pregnénolone.
B. Induction de la transcription de la « steroidogenic acute regulatory
protein » (StAR)
C. Stimulation de l'absorption des lipoprotéines par les cellules
corticales ainsi augmentant la biodisponibilité du cholestérol dans les
cellules du cortex surrénal.
D. La stimulation de la transcription des gènes codant pour les enzymes
stéroïdiennes, en particulier le P450scc, la 11β-hydroxylase des
stéroïdes et leurs protéines de transfert d'électrons associées. Cet
effet est observé sur plusieurs heures.
E. Amélioration de la transcription des gènes mitochondriaux qui
codent pour les sous-unités des systèmes mitochondriaux de
phosphorylation oxydante. Ces actions sont probablement nécessaires pour répondre aux
besoins énergétiques accrus des cellules adrénocorticales stimulées par l'ACTH.
F. Action trophique : Hyperplasie et augmentation de l’irrigation
sanguine du cortex surrénalien.
INDICATIONS, CONTRE-INDICATION ET EFFETS SECONDAIRES
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Les hormones hypothalamiques sont essentiellement administrées par voie
parentérale soit à des fins diagnostiques pour tester la fonction des cellules de
l'adénohypophyse soit pour le traitement hormonal substitutif dans certaines
maladies. Les antagonistes cependant se voient attribue un rôle important dans la
prise en charge médicale des syndromes d’hypersécrétion hormonaux
(adénomes).
OCYTOCINE
1. Atonies utérines hémorragiques du post-partum,
2. Inductions de la rétractation utérine après chirurgie obstétricale
3. Insuffisances de contractions utérines en cours de travail.
Contre-indications : utérus hyperactif ou hypertonique, accouchement vaginal
contre-indiqué, l'hypersensibilité, cas d’urgences obstétriques nécessitants une
intervention chirurgie, disproportion céphalopélvique significative, souffrance
fœtale où l’accouchement n'est pas imminent, des positions fœtales défavorables
ou des présentations, par exemple, des mensonges transversaux, qui ne peuvent
être livrés avant la livraison
Effets secondaires : hypertension, contractions ventriculaires prématurées,
tachycardie sinusale, et autres arythmies. Bradycardie néonatale, intoxication à
l’eau, hématomes et fracture pelvienne, afibrinogénémie fatale, nausées et
vomissements.
ADH (DESMOPRESSINE)
1. Traitement du diabète insipide d'origine centrale pitresso-sensible.
2. Traitement symptomatique de l'énurésie nocturne chez l'enfant de plus de
6 ans et l'adulte après élimination d'une pathologie organique sous-jacente.
La durée du traitement à dose minimale efficace déterminée après
adaptation posologique est limitée à 3 mois, renouvelable une fois.
3. Traitement symptomatique de la nycturie chez l'adulte âgé de moins de 65
ans, lorsqu'elle est associée à une polyurie nocturne.
N.B : la desmopressine a l’inverse de la vasopressine n’a qu’un faible voire
négligeable potentiel vasoconstricteur.
VASOPRESSINE (TERLIPRESSINE)
1. Hémorragies gastro-intestinales
2. Hypertension portale
3. Chocs avec vasodilatation excessive (ex : choc septique)
Contre-indication: rétention hydro-sodée, risque élevé d’hyponatrémie et autre,
hypertension artérielle, patients utilisant des corticostéroïdes inhalés,
Effets secondaires : hyperhydratation (intoxication aqueuse), hyponatrémie,
Œdème cérébral, érythème et brulure au site de l’injection intraveineuse, agrégation des
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thrombocytes et thrombocytopénie, maux de tête, nasopharyngite, épistaxis, crampes
abdominales et nausée, rhinite, et douleurs au narines.
ANTAGONISTE DE L’ADH CONIVAPTAN
Le Conivaptan et le Tolvaptan sont des antagonistes non peptidiques des
récepteurs V1a et V2 de la vasopressine utilisé dans le traitement de :
1. Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone diurétique
2. Hyponatrémie euvolémique ou hypovolémique
3. Ces molécules ont montré un potentiel thérapeutique bénéfique dans
l’insuffisance cardiaque congestive.
Contre-indications : Hypersensibilité, hyponatrémie Hypovolémique, anurie
(aucun bénéfice si le patient est incapable d’uriner);
Effets secondaires : insuffisance cardiaque, hypotension orthostatique, fibrillation
atriale, hypertension, hypotension, dysrythmie atriale, phlébite du site d’infusion,
hypokaliémie, Hypomagnésémie, hyponatrémie.
ANALOGUES DE LA FSH ET LH
En andrologie et Reproductologie les analogues de la FSH et de la LH sont utilisés
pour
a. L’induction de l’ovulation chez la femme ou induction de la
spermatogénèse en Reproductologie
b. Hyperstimulations ovariennes en cas de procréation médicale
assistée
c. Hypofertilités
d. Stimulations folliculaires.
Contre-indications: Effets secondaires : Fatigue, céphalées, mastodynies,
Dysménorrhée, douleur Abdominale, Constipation, Diarrhée, Flatulences, nausée,
syndrome d’hyperstimulation ovarienne, kystes ovariens, dysménorrhée.
Effets secondaires : bouffées de chaleur (hommes 54% et 80% chez les femmes,
maux de tête, syndrome pseudo grippal, malaise, fatigue, mastodynies, douleurs
abdominales, lombalgie et douleur
ANALOGUES DE LA GNRH/LHRH
1. Traitement palliatif du cancer de la prostate
2. Cancer du sein
3. Endométriose
Contre-indication : Hypersensibilité, grossesse, saignements vaginaux non
diagnostiqués
Effets secondaires : bouffées de chaleur (hommes 54% et 80% chez les femmes),
maux de tête, syndrome pseudo grippal, malaise, fatigue, mastodynies, douleurs
abdominales, lombalgie et douleur
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ANALOGUES DE LA CRH
Diagnostique différentiel du Syndrome de Cushing (adénome hypophysaire ou
sécrétion ectopique). Dans le cas d’adénome hypophysaire suite à l’injection de
corticoreline on observe une augmentation significative du taux d’ACTH.
Cependant cette réponse est absente voire très faible pour un foyer de sécrétion
ectopique.
Leur contre-indication sont les mêmes que celle de l’ACTH.
ANALOGUES DE L’ACTH
Indiques pour :
1. Test de stimulation a l’ACTH pour le diagnostic de l’insuffisance
surrénalienne (maladie d’Addison). Chez les individus sains, après l’injection
d’ACTH le taux de cortisol plasmatique doit au moins doubler à 60 minutes.
Avec l'insuffisance surrénalienne primaire (défaut de synthèse de Cortisol
par les surrénales) l'essai de stimulation par l'ACTH ne permet pas de
doubler le niveau de cortisol.
2. Sclérose en plaque
3. Syndrome de West
4. Dans certaines maladies rhumatologiques : polyarthrite rhumatoïde,
spondylarthrite ankylosante, dermatomyosite…
5. Sarcoïdose
6. Maladies ophtalmiques sévères : Kératite, iridocyclite, uvéite, etc.
Contre-indication : Hypersensibilité aux protéines porcines, Infections
congénitales chez les enfants, Ostéoporose, Chirurgie récente, Infection
herpétique oculaire, Infections fongiques systémiques, Perforation gastrointestinale.
Utiliser avec précaution : Hypokaliémie, Cataracte, Glaucome, Rétention hydrosodée.
Effets secondaires : œdèmes, hypertension, Psychose, certaines maladies
dermatologiques, Hyperglycémie, ulcère, réactions allergiques, faiblesse
musculaire.
ANALOGUE DE LA TSH
Test du niveau de thyroglobuline dans le suivi des patients opérés du cancer de la
thyroïde. En effet La détection optimale de reliquats thyroïdiens ou de cancer par
scintigraphie à l'iode131 ou par dosage de la thyroglobuline et le traitement des
reliquats thyroïdiens par iode radioactif nécessitent une concentration sérique
élevée de TSH afin de stimuler l'incorporation de l'iode radioactif et/ou la
sécrétion de thyroglobuline.
Utiliser avec précaution : risque d’augmentation du volume des résidus cancéreux
ou des métastases, d’hyperthyroïdisme iatrogénique, d’AVC.
Effets secondaires : myalgie/arthralgie, fatigue/asthénie/malaise, céphalées, and
frissons, Hypersensibilité (prurit, urticaire…)
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AGONISTE DE LA GHRH (SOMATOLIBERINE)
Est utilisé dans la Lipodystrophie associée au HIV
Contre-indication : Hypersensibilité à la Tesamoreline; perturbation de l'axe
hypothalamo-hypophysaire due à une hypophysectomie, hypopituitarisme,
tumeur/chirurgie hypophysaire, traumatisme crânien; tumeur maligne active
(nouvellement diagnostiquée ou récurrente); Grossesse
Effets secondaires : semblables à ceux de la somatotropine.
AGONISTE DE LA SOMATOSTATINE
1. Traitement médical du gigantisme
2. Traitement d l’acromégalie
3. Traitement symptomatique des tumeurs endocrines gastro-entéropancréatiques
fonctionnelles
4. Traitement en urgence des hémorragies, et prévention de la récidive de
l'hémorragie des varices gastro-œsophagiennes chez les patients
cirrhotiques.
5. Traitement des adénomes thyréotropes :
a. Lorsque la sécrétion n'est pas normalisée après chirurgie et/ou
radiothérapie ;
b. Chez les patients ne relevant pas d'un traitement chirurgical ;
c. Chez les patients irradiés, en attente de l'efficacité de la radiothérapie.
ANALOGUES DE LA GH
1. Nanisme hypophysaire (déficience en GH)
2. Cachexie associée au VIH
3. Syndrome du grêle court (conséquence d’une résection de l’intestin grêle)
Contre-indications :
Tumeur malignes active (augmentation du volume de la tumeur et des
métastases)
Rétinopathie diabétique (accentuation des phénomènes de
néoangiogénèse)
Syndrome de Prader-Willi (mortalité élevée car patients déjà sévèrement
obese avec problèmes respiratoires)
Affections médicales aigue (risque de mortalité élevé)
À utiliser avec précaution : diabète (décompensation du a l’effet
hyperglycémiant), hypertension intracrânienne (rétention hydro sodée),
hypothyroïdie, scoliose
Effets secondaires : intolérance au glucose, rétention hydro-sodée, hyperémie au
site d'injection et hypothyroïdie centrale latente.
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ANALOGUE DE L’IGF-1
Sont utilisées dans les formes assez rares de résistance aux agonistes de la
somatostatine. Les contre-indications sont les mêmes que pour les agonistes de la
somatostatine.
ANTAGONISTE DE LA GH (SOMAVERT)
Pegvisomant est un analogue de l’hormone de croissance modifie de manière à
pouvoir agir comme Antagoniste. Il se lie aux récepteurs membranaires de
l'hormone de croissance où il bloque la liaison de l'hormone de croissance et
interfère par conséquent avec la transduction intracellulaire des signaux de
l'hormone de croissance. Le Pegvisomant est hautement sélectif pour le
récepteur de l'hormone de croissance et n'interagit pas avec les récepteurs
d'autres cytokines, dont la prolactine. L'inhibition de l'action de l'hormone de
croissance par le Pegvisomant entraine une baisse des concentrations sériques
moyennes de l'IGF-I (Insulin-like Growth Factor-I), ainsi que celles des autres
protéines sériques stimulées par l'hormone de croissance telles que l'IGF-I libre, la
sous-unité acide-labile de l'IGF-I (ALS) et l'IGFBP-3 (Insulin-like Growth Factor
Binding Protein-3).
Il est utilisé pour le traitement de l’acromégalie en cas d’échec thérapeutique par
d’autres agent comme l’Octréotide.
Contre indique : hypersensibilité
Effets secondaires : hypoglycémie associée à la baisse d’hormone de croissance,
augmentation de l’ASAT et ALAT, lipohypertrophie au site d’injection.
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Hormones Thyroïdiennes antithyroïdiens de synthèse
La thyroïde est la glande endocrine qui sécrète les hormones thyroïdiennes:
les hormones iodotyronines : la 3,5,3’-triiodotyronine (T3) et la 3,5,3’,5’-
tetraiodotyronine, encore appelée thyroxine (T4). C'est majoritairement la T4 qui
est sécrétée directement par la thyroïde, pour être transformé en T3 (hormone
active) en périphérie. Les carences en hormones thyroïdiennes sont assez
fréquente, que ce soit par atteinte auto-immune de la thyroïde (maladie de
Hashimoto notamment) ou après thyroïdectomie pour hyperthyroïdie ou
processus tumoral, voire par insuffisance hypophysaire. En cas d'hypothyroïdie il
convient de substituer les patients en hormones thyroïdiennes de synthèse.
Les hormones thyroïdiennes sont essentielles à la croissance et au
développement corrects, à la multiplication et à la différenciation de toutes les
cellules de l'organisme, notamment dans le système nerveux central, le squelette
et les bourgeons dentaires. À divers degrés, elles régulent le métabolisme basal
des protéines, des lipides et des glucides.
Classification
La glande thyroïde secrète plusieurs hormones. Parmi elles les plus importantes
sont :
- la T3
- la T4
- Certaines cellules thyroïdiennes sécrètent également de la calcitonine et de la
somatostatine. Cependant dans le cadre de l’hypothyroïdie seules la T4 et la T3 nous
intéressent.
Mécanismes d’action et effets
Action nucléaire : elles pénètrent dans le cytoplasme des cellules cibles et
ensuite à l'intérieur du noyau où elles agissent au niveau de l’ADN pour stimuler
la synthèse d'ARN messager. L’ARN messager est à l'origine de la synthèse
d'enzymes:
La Na+/K+-ATPase,
La carbamyl-phosphate-synthase,
Des protéines intervenant dans le transport des acides aminés et des
glucides.
Action mitochondriale : elles favorisent le découplage des
Phosphorylations oxydatives qui conduisent à une augmentation de la
consommation d'oxygène.
T4 est en partie transformée en T3 dans l'organisme sous action de la
déiodase et les récepteurs des cellules cibles ont une affinité 10 fois supérieure
pour T3. L'action de T3 se produit plus rapidement et dure un peu moins longtemps que celle
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de T4.
• Métabolisme glucidique : - Augmentation de l’absorption intestinale du Glucose
- Augmentation de l’utilisation périphérique du Glucose - Augmentation de la
néoglucogenèse hépatique
• Métabolisme lipidique : - Augmentation de la biosynthèse de cholestérol -
Augmentation du catabolisme du cholestérol et des TG
• Métabolisme protidique : Stimulation de la synthèse des protides croissance
des tissus
• Métabolisme de l’eau et des électrolytes : - Augmentation de la filtration
glomérulaire - Diminution de la réabsorption tubulaire de l’eau diurèse
augmentée
• Cœur : accélération du rythme cardiaque et augmentation des besoins en O2
• SNC : maturation du SNC chez le fœtus et le nourrisson
• Tissu osseux : - Stimulation de la maturation épiphysaire, de l’ostéolyse -
Augmentation de la calcémie, de la calciurie
Indications
- situations où l'on souhaite freiner la TSH :
▪ Goitre thyroïdien
▪ Exploration thyroïdienne
Carcinome thyroïdien (dose suppressive)
- Coma myxœdémateux
Contre-indications
1. Hyperthyroïdies :
- Crise thyrotoxique (thyroid storm)
- Thyroïdite de Hashimoto au stade de thyréotoxicose (Hashitoxicose)
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2. Affections coronariennes
3. Cardiopathies décompensées
Effets secondaires
Aggravation de toutes les cardiopathies (angor, infarctus, troubles du
rythme)
Risque de surdosage: anxiété, insomnie, amaigrissement, diarrhées,
troubles du rythme cardiaque
Accidents allergiques rares.
Décompensation de cardiopathies sous-jacentes
Produits thérapeutiques
La Levothyroxine (L-T4) est le traitement substitutif de choix de l’hypothyroïdie.
Elle est indiquée pour les hypothyroïdies primaires ou secondaires et dans toutes
les situations où l’on désire freiner la TSH. 1 prise quotidienne, le matin à jeun À distance de
toute alimentation (au moins 20 à 30 minutes avant le petit-déjeuner).
La Liothyronine (L-T3) est également commercialisée; action plus rapide; demivie faible;
utilisée généralement dans le cas des urgences.
Levothyroxine (LT4)
LEVOTHYROX® Cp. Séc. À 25, 50, 75, 100, 125 μg
L-THYROXINE® Cp. Séc. À 100 μg
Solution buvable à 150 μg/ml
L-THYROXINE® inj. amp 200μg/ml (IV lente ou IM)
Liodothyronine (LT3)
CYNOMEL®: Cp. Séc. À 25 μg
Levothyroxine L-T4 +Liothyronine L-T3
EUTHYRAL* Cp 100/20 microgrammes
Antithyroïdiens de synthèse
Importance
Ce sont des produits de synthèse chimique utilisés pour réduire la biosynthèse
des hormones thyroïdiennes. Utilisés exclusivement par voie orale. Ils inhibent la
fonction thyroïdienne.
Classification
a. Inhibiteur de la capture d’iode:
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Certains anions entrent en compétition avec l’iode pour son transporteur
- Perchlorate
- Thiocyanate
- Pertechnetate
Leur utilisation thérapeutique est très limitée
b. Inhibiteur de l’incorporation : iodures
L’iode radioactif 131 ISolution de Lugol (Iodure de potassium)
c. Inhibiteurs de l’incorporation : Représentés par :
Dérivés mercapto-imidazole : Thiamazole, Carbimazole
Dérivés thio-uracile: Benzylthiouracile, Propylthiouracile
Mécanisme d’action
Antithyroïdiens
Inhibition de la formation d’hormones thyroïdiennes par :
- Interférence avec l’incorporation d’iode sur les résidus tyrosyl de la
thyroglobuline par Inhibition de la peroxydase qui assure l'iodation de la
thyroglobuline. Cette étape est appelée « organification de l'iode » La molécule
médicamenteuse est reconnue comme un substrat par la peroxydase :
compétition entre la thyroglobuline (au niveau des résidus tyrosine) et
l'antithyroïdien.
- Inhibition de l’assemblage des iodotyrosyl en thyronines
- Le propylthiouracile et le Benzylthiouracile bloquent également la désiodation
périphérique de T4 en T3 (blocage de la désiodase de type 1)
Iodures
Substances destinées à une inhibition de courte durée (C). L'iode à dose élevée (>
6 000 pg/j) agit de façon transitoire comme un thyréostatique dans les états
hyperthyroïdiens comme la crise thyrotoxique, mais en général pas dans les états
euthyroïdiens. Comme ce traitement inhibe également la libération de
l'hormone, son effet se fera sentir plus rapidement que celui des thiamides.
Iode radioactif Capturé sans distinction avec 127I- par le symporteur Na+/I l’isotope 131
entraine la destruction locale et spécifique des cellules et des métastases de cancers
thyroïdiens par l’émission de radiation β.
Indications
Crise thyrotoxique (thyroid storm)
Thyroïdite de Hashimoto au stade de thyréotoxicose (Hashitoxicose)
Maladie de Basedow
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Traitement préopératoire
Préparation d'un traitement à l'iode radioactif
Contre-indications
Goitre simple
Cancer de la thyroïde TSH-dépendant
Hypersensibilité
Affections hématologiques malignes
Maladies hépatiques.
Grossesse et allaitement
Une thyréotoxicose peut apparaître durant la grossesse dans de rares cas. Le
propylthiouracile sera l'ATS de choix (faible passage transplacentaire) au moins
pendant le 1er semestre, néanmoins il existe un risque d'hypothyroïdie fœtale. Il
faut: - Diminuer les doses dès que possible - Eviter l'utilisation des A TS durant le
dernier trimestre de la grossesse.
Effets secondaires
(Assez rares)
▪ Effets mineurs, les plus fréquents :
- arthralgies, myalgies
- réactions cutanées allergiques avec fièvre (prurit, éruption, urticaire), jusqu’à
syndrome de Lyell !!!
- effets gastro-intestinaux
Effets sérieux, plus rares :
- agranulocytose, c’est-à-dire une neutropénie sévère : PNN<500/mm3. D’origine
allergique, elle survient dans 0,3 à 0,7% des cas et est réversible à l’arrêt du
traitement. En cas de fièvre, d’angine ou de tout signe d’infection, ils doivent
avoir été informé de la nécessité d'arrêter le traitement, de faire réaliser une NFS
en urgence et de consulter suivi hématologique
- hépatotoxicité : hépatites cholestatiques, insuffisance hépatique aigue
Surdosage : risque d’hypothyroïdie iatrogène !
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