Recommandation Regulation Medicale
Recommandation Regulation Medicale
régulation médicale
RECOMMANDATIONS
Mars 2011
[Link]
Ce document a été validé par le Collège de la Haute Autorité de Santé en mars 2011.
Sommaire
Abréviations ...........................................................................................................................4
Recommandations .................................................................................................................5
1 Introduction ...................................................................................................................5
1.1 Contexte ...........................................................................................................................................5
1.2 Thème et objectifs ............................................................................................................................5
1.3 Professionnels concernés ................................................................................................................6
1.4 Patients concernés...........................................................................................................................6
1.5 Gradation des recommandations .....................................................................................................6
2 Définitions .....................................................................................................................7
2.1 Régulation médicale.........................................................................................................................7
2.2 Permanence des soins ambulatoire (PDSA) ...................................................................................7
2.3 Aide médicale urgente......................................................................................................................8
Recommandations .................................................................................................................9
1 Quelles sont les modalités de réception et d’analyse de l’appel ?............................9
1.1 Généralités .......................................................................................................................................9
1.2 Architecture technique des centres de régulation médicale ............................................................9
1.3 Quelles sont les différentes étapes de la prise en charge d’un appel ? ..........................................10
1.4 Comment est assurée la réception initiale de l’appel ?....................................................................10
1.5 Comment analyser et prendre en charge l’appel ? ..........................................................................11
1.6 Relation entre centres de régulation ................................................................................................13
1.7 Cas particuliers.................................................................................................................................13
2 Quelles sont les modalités de réponse ? ....................................................................15
2.1 Quelles sont les réponses possibles ?.............................................................................................15
2.2 Quels sont les critères permettant d’orienter la réponse ? ..............................................................16
2.3 Quel est le processus médical de prise en charge et de réponse mis en place selon les critères ?
.......................................................................................................................................................18
2.4 Quelles sont les modalités d’échange et de transfert d’informations entre le centre de régulation
médicale et les effecteurs ?........................................................................................................................19
2.5 Quel suivi recommander afin de sécuriser la prise en charge ? ......................................................21
2.6 Quel retour d’information au médecin traitant peut être mis en place par le centre de régulation
médicale ? ..................................................................................................................................................21
3 Comment est assurée la traçabilité de l’appel et de la réponse ? .............................21
3.1 Que doit comporter le dossier de régulation médicale ?..................................................................21
3.2 Les échanges doivent-ils faire l’objet d’un enregistrement sonore et pour quelles finalités ? .........22
3.3 Comment est assuré l’accès ultérieur au dossier de régulation médicale du patient par un médecin
régulateur à l’occasion d’un nouvel appel ? ...............................................................................................22
3.4 Comment garantir le secret professionnel ? ....................................................................................23
3.5 Quelles sont les modalités d’archivage ?.........................................................................................23
4 Quelle formation pour les acteurs de la régulation médicale ? .................................23
5 Comment évaluer l’activité, quelles méthodes d’évaluation des pratiques et
indicateurs utiliser ? ..............................................................................................................23
Annexe 1. Cadre législatif de l’activité de régulation médicale...........................................25
Participants.............................................................................................................................26
Fiche descriptive ....................................................................................................................28
Abréviations
En vue de faciliter la lecture du texte, les abréviations et acronymes utilisés sont explicités ci-
dessous.
Abréviation Libellé
AR Ambulance de uéanimation
MR Médecin régulateur
Recommandations
1 Introduction
1.1 Contexte
La HAS a été saisie par la DGOS pour élaborer des recommandations sur le thème « Prise en
charge d’un appel de demande de soins non programmés dans le cadre de la régulation
médicale ». Cette demande s’inscrit dans l’évolution du dispositif de la permanence des soins
(PDS) en médecine ambulatoire et de la pratique de la régulation médicale, en réponse à un
appel d’urgence.
Selon les termes de la loi HPST votée en 2009, l’organisation de la PDS en médecine
ambulatoire repose sur l’instauration d’une régulation médicale préalable à l’accès au médecin
de permanence. Cette régulation médicale des appels peut être assurée soit par des centres de
régulation médicale hospitaliers (SAMU-Centre 15), soit par des centres de régulation médicale
libéraux interconnectés avec le SAMU-Centre 15.
L’accès aux soins médicaux, en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux, sans
diminution de la qualité des soins et de façon équitable sur tout le territoire est un réel enjeu de
santé publique. La régulation médicale des appels est donc le pivot de la permanence des
soins ambulatoire et de l’aide médicale urgente.
Ces recommandations ont pour objet d’harmoniser les pratiques des médecins régulateurs et
visent à améliorer la qualité et la sécurité des réponses apportées aux patients par la régulation
médicale, dans un objectif de « juste soin ».
1
« Prescription médicamenteuse par téléphone (ou téléprescription) dans le cadre de la régulation médicale » Février
2009) site : [Link]
Les autres professionnels concernés sont les intervenants en lien direct avec la régulation
médicale : médecins urgentistes, médecins de garde, médecins généralistes, spécialistes
hospitaliers, sapeurs-pompiers, secouristes, sages-femmes, infirmiers (ères), aides
soignant(e)s, correspondants de structures spécialisées (par ex. EHPAD, HAD), ambulanciers,
etc.
2 Définitions
L’acte médical est une décision médicale qui implique la responsabilité individuelle du médecin.
Cette décision s’appuie sur l’ensemble des éléments dont dispose le médecin. Sa finalité est
d’apporter au patient le juste soin et de ne pas lui faire perdre de chance.
La régulation médicale assure une écoute et une réponse permanente dans un centre d’appels
dédié aux urgences médicales et/ou aux demandes de soins non programmées. La régulation
médicale a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse
médicale adaptée à chaque situation.
L’acte de régulation médicale s’inscrit dans un contrat de soins avec l’appelant et/ou le patient.
La demande peut provenir du patient lui-même ou d’un tiers se trouvant aux côtés du patient ou
parfois à distance.
L’acte de régulation médicale repose, chaque fois que cela est possible, sur un entretien
singulier entre le médecin et le patient lui-même. À défaut, il s’appuie sur un entretien entre le
médecin et une personne aux côtés du patient.
Son accès est régulé préalablement par le SAMU-Centre 15 ou par une plate-forme de
régulation médicale ayant passé convention et interconnectée avec le SAMU-Centre 15.
La loi HPST votée le 21 juillet 2009 définit en son article 49 le cadre législatif applicable à la
régulation médicale :
Article 49 « La régulation téléphonique des activités de permanence des soins et d’aide
médicale urgente est accessible sur l’ensemble du territoire par un numéro de téléphone
national. Cette régulation téléphonique est également accessible, pour les appels relevant de la
permanence des soins, par les numéros des associations de permanence des soins disposant
de plates-formes d’appels interconnectées avec ce numéro national, dès lors que ces plates-
formes assurent une régulation médicale des appels. »
Cette mission est assurée par un établissement de santé. Les SAMU ont pour mission de
répondre par des moyens exclusivement médicaux aux situations d’urgence.
Ils assurent une écoute médicale permanente, et déterminent et déclenchent la réponse la
mieux adaptée.
Recommandations
1.1 Généralités
Dans ces recommandations, un « appel » est défini comme une communication par téléphone
(ou au moyen de tout autre dispositif de télécommunication) entre un centre de régulation
médicale et un patient ou un tiers, en réponse à une demande de soins ou de secours. Cet
appel peut intervenir 24 h/24.
La prise en charge d’un appel et la décision qui en résulte sont menées sous la responsabilité
du médecin régulateur.
Recommandations :
Les centres de régulation médicale garantissent la continuité du service 24 h/24. Lorsqu’un
centre de régulation médicale est fermé, il bascule les appels vers un centre de régulation
médicale fonctionnel, dans le cadre d’un protocole d’accord.
L’assistant de régulation médicale (ARM) participe à l’acte de régulation médicale sous la
responsabilité du médecin régulateur.
La fonction de médecin régulateur est, pendant la période où elle est assurée, exclusive de
toute autre fonction. Au moins un médecin régulateur est en permanence en fonction, pour
traiter les appels reçus par un centre de régulation médicale. Le médecin régulateur est
responsable des réponses apportées à tous les appels.
Recommandations :
La salle de régulation médicale est exclusivement dédiée et adaptée à cette activité
(surface permettant d’intégrer les équipements nécessaires et les éventuels partenaires,
restriction d’accès, insonorisation, thermorégulation…).
Les centres de régulation médicale possèdent des outils technologiques (téléphoniques,
radiophoniques, informatiques…) et d’information (logiciels, bases de données,
documentation médicale, informations logistiques…) adaptés aux missions et à l’activité,
mis à jour, sécurisés et interconnectés.
Ces outils permettent dans le respect de la confidentialité :
• l’identification, dans la mesure du possible, de l’appelant et des différents intervenants en
contact avec le centre de régulation médicale ;
• l’accès, dans la mesure du possible, aux dossiers informatiques des patients (DMP et/ou
autres tels que les dossiers hospitaliers) ;
• l’accès aux bases de données en ligne (répertoire opérationnel des ressources, système
d’information géographique, procédures médicales…) ;
• la gestion en temps réel des moyens, leur déclenchement, le suivi des actions en lien
avec les partenaires ;
• l’enregistrement continu des communications téléphoniques et radiophoniques ;
• l’archivage des données.
1.3 Quelles sont les différentes étapes de la prise en charge d’un appel ?
Les appels sont reçus par les assistants de régulation médicale (ARM).
L’acte de régulation médicale nécessite l’intervention du médecin régulateur. Il peut s’agir d’un
entretien médical direct avec l’appelant ou de la prise en compte et de la validation en temps
réel d’une information transmise par l’ARM.
Recommandations :
L’acte de régulation médicale s’organise selon les étapes suivantes :
• recueil d’informations et échange avec l’appelant ; cet échange est fait de préférence
directement entre le patient lui-même (ou, à défaut, l’appelant) et le médecin régulateur ;
cet échange est conduit avec méthode et il est engagé le plus rapidement possible ;
• décision prise ou validée par un médecin régulateur ;
• mise en œuvre de la décision ;
• suivi médical et opérationnel du déroulement des interventions ou des suites des
conseils donnés ;
• prise en compte du bilan de l’effecteur ;
• orientation du patient ;
• préparation de l’accueil du patient.
Recommandations :
L’assistant de régulation médicale (ARM) qui réceptionne l’appel est un professionnel ayant
une formation spécifique à la gestion des appels d’urgence.
Tous les professionnels participant à la régulation médicale (ARM et médecin) se
consacrent, pendant le temps où ils pratiquent cette activité, exclusivement à celle-ci.
Au sein du centre de régulation médicale, un relais est organisé, chaque fois que
nécessaire, entre les professionnels de même qualification, pour assurer notamment les
temps de pause, les temps de récupération nocturne et les relèves.
L’organisation du centre de régulation médicale permet la gestion ou la validation directe de
tous les cas par un médecin régulateur présent et éveillé à son poste de travail, y compris
en nuit profonde2.
La régulation médicale AMU et la régulation médicale PDS ambulatoire sont organisées
conjointement soit en un même lieu, soit au moyen d’une interconnexion des centres de
régulation médicale (selon le décret du 13 juillet 2010)3.
2
Le terme « nuit profonde » est actuellement utilisé pour désigner la tranche horaire « minuit-8 h du matin ».
3
Selon le décret du 13 juillet 2010 : « Art. R. 6315-3.- L'accès au médecin de permanence fait l'objet d'une régulation médicale
téléphonique préalable, accessible sur l'ensemble du territoire national par le numéro d'appel 15 et organisée par le service d'aide
médicale urgente. Les médecins libéraux volontaires y participent dans des conditions définies par le cahier des charges mentionné
à l'article R. 6315-6. Lorsque le médecin libéral assure la régulation des appels depuis son cabinet ou son domicile, il signe une
convention avec l'établissement siège du service d'aide médicale urgente. »
Recommandations :
Lors de la réception initiale d’un appel, l’ARM procède de façon méthodique :
• il note ou valide systématiquement le maximum de coordonnées : téléphone de
l’appelant, coordonnées précises du lieu d’intervention (ville, route, rue, pavillon,
immeuble, étage, code, etc.), coordonnées du médecin traitant, etc. ;
• il prend connaissance du motif de l’appel, des attentes et des circonstances, écoute avec
attention l’appelant, pose des questions ouvertes en utilisant un vocabulaire adapté à
l’appelant ;
• il note les caractéristiques du patient : âge, sexe, poids (en particulier chez l’enfant) ;
• dans certains cas particuliers, il qualifie le niveau d’urgence ;
• dans les situations d’urgence engageant le pronostic vital, l’ARM a la possibilité de
mettre en œuvre, sur protocole, une action réflexe avec engagement immédiat de
moyens lourds4, sans validation préalable par le médecin régulateur qui en sera
immédiatement tenu informé
Au terme de cette analyse le médecin régulateur qualifie la demande de soins et établit une
ou des hypothèses diagnostiques.
Selon les organisations locales :
• La régulation médicale est assurée par des médecins urgentistes formés à la régulation
médicale, qui traitent prioritairement les appels relatifs à l’aide médicale urgente, et des
médecins généralistes formés à la régulation médicale qui assurent la régulation
médicale des appels dits de PDS ambulatoire.
• Dans les centres ayant vocation à recevoir des appels d’AMU, au moins un médecin
régulateur urgentiste est présent en permanence.
• La participation des médecins généralistes à la régulation médicale apporte une
complémentarité des compétences professionnelles notamment pour la régulation
médicale de la permanence des soins (PDS) ambulatoire.
« L'accès au médecin de permanence est également assuré par les numéros des centres d'appel des associations de permanence
des soins si ceux-ci sont interconnectés avec le centre de réception et de régulation des appels et ont signé une convention avec
l'établissement siège du service d'aide médicale urgente approuvée par le directeur général de l'agence régionale de santé. »
4
L’ARM peut dans un contexte d’urgence vitale engager des moyens selon deux possibilités : soit l’envoi d’une équipe médicale
mobile d'urgence et de réanimation dans le cadre d’un protocole de service et/ou l’engagement d’un départ réflexe pompier dans le
cadre du référentiel SAP-AMU.
• La collaboration entre les médecins régulateurs AMU et PDSA est définie dans un
document, partie intégrante du règlement intérieur du centre de régulation médicale.
• La mise en réseau de plusieurs centres de régulation médicale est de nature à faciliter, si
besoin, l’accès ponctuel à des compétences spécialisées (sage-femme, pédiatre, centre
antipoison, psychiatre, gériatre, etc.).
• Par ailleurs, un centre de régulation médicale peut organiser autour de lui un réseau de
consultants susceptibles d’apporter un avis spécialisé dans certains cas particuliers.
Recommandations :
Quand plusieurs appels sont reçus en même temps, la hiérarchisation de la prise en charge
des cas se fait selon le niveau de gravité médicale : ainsi en cas d’afflux d’appels, les
situations peu urgentes sont mises en attente afin de permettre un décroché rapide pour
évaluer la gravité des autres appels.
La hiérarchisation des appels ne dépend pas de critères socio-économiques propres au
patient.
L’accès au DMP dans le cadre de la régulation médicale est réservé aux centres de régulation
médicale hospitaliers définis dans la loi. Le patient peut avoir manifesté son opposition au fait
que son dossier soit consultable par ces centres habilités.
Il existe aussi des guides de bonnes pratiques cliniques édités par les sociétés savantes. Ces
guides sont une aide que complètent des protocoles locaux de régulation médicale.
Recommandations :
Le recueil d’informations concernant les antécédents médicaux du patient est nécessaire
pour avoir une appréciation plus juste et plus sûre de l’état du patient, des risques qu’il
encourt et de l’efficacité des différentes stratégies de prise en charge.
Les centres de régulation médicale s’organisent pour que le médecin régulateur ait accès,
selon la législation en vigueur, les conventions établies par le centre avec ses partenaires,
et les possibilités techniques, aux dossiers patients (DMP5, dossier pharmaceutique, fiche
de liaison des EHPAD, dossier HAD, dossiers hospitaliers informatisés, dossiers infirmiers,
accès aux appels antérieurs de même patient, , etc.)
Les médecins régulateurs peuvent s’aider dans leur démarche clinique avec des guides
diffusés par des sociétés savantes ou professionnelles.
Les centres de régulation médicale sont encouragés à élaborer en interne des procédures
de régulation médicale et des déclinaisons des protocoles de régulation médicale édictés
par les sociétés savantes ou professionnelles.
5
DMP : dossier médical personnel
► Transfert d’un appel d’un centre de régulation médicale vers un autre centre de
régulation médicale
Si besoin, le transfert d’un appel d’un centre de régulation médicale vers un autre centre de
régulation médicale peut être envisagé, après s’être assuré que le centre destinataire est
d’accord et disponible :
• en cas de saturation du centre de régulation médicale initial qui ne dispose plus des
ressources humaines ou techniques suffisantes pour gérer l’appel ;
• en cas de mauvaise orientation territoriale initiale de l’appel, ce qui nécessite de réorienter
l’appel vers le centre territorialement compétent.
Recommandations :
En cas de transfert d’appel d’un centre de régulation médicale initial vers un autre centre de
régulation médicale destinataire :
• Le centre de régulation médicale initial contacte par téléphone le centre de régulation
médicale destinataire afin de l’informer qu’il va lui transférer un appel.
• Parallèlement le centre de régulation médicale initial transmet, par voie informatique si
les conditions techniques le permettent, au centre de régulation médicale destinataire
toutes les informations dont il dispose concernant le patient.
• Dès que l’appel est transféré au centre destinataire, la régulation médicale de l’appel est
sous la responsabilité du médecin régulateur du centre destinataire.
• Des conventions entre les centres de régulation médicale facilitent et organisent leur
coopération. Chaque fois que deux centres de régulation médicale coopèrent à la prise
en charge d’un cas, un échange d’information est établi entre ces centres afin d’assurer
le suivi du cas.
• Le centre qui a reçu l’appel initial assure lui-même le transfert de l’appel après en avoir
informé l’appelant et après avoir recueilli ses coordonnées pour ne pas risquer de perdre
l’appel lors du transfert.
• En cas d’impossibilité de transférer l’appel, le centre de régulation médicale destinataire,
s’il dispose des moyens nécessaires et sauf raison impérative, met en œuvre, à la
demande du centre ayant traité l’appel initial, la décision prise par ce centre.
• Une entraide formalisée entre centres de régulation médicale doit permettre la
suppléance et/ou le renfort de l’un par l’autre dans certaines situations définies à
l’avance, ainsi qu’en cas de crise ou de défaillance technique.
► Transfert d’un appel entre deux médecins régulateurs d’un même centre de
régulation médicale ou appartenant à deux centres de régulation médicale distincts
En cas de transfert d’appel d’un médecin régulateur initial vers un médecin régulateur
destinataire :
• Le médecin régulateur initial contacte le médecin régulateur destinataire afin de l’informer
qu’il va lui transférer un appel.
• Parallèlement le médecin régulateur initial transmet au médecin régulateur destinataire
toutes les informations dont il dispose concernant le patient.
• Une fois l’appel transféré au médecin régulateur destinataire, celui-ci prend en charge la
poursuite de la régulation médicale.
Les centres de régulation médicale s’organisent, dans la mesure du possible, pour identifier
les appels provenant des établissements de santé ou de leurs structures, des médecins,
des sapeurs-pompiers et des sociétés de transport sanitaire privées.
En cas d’appel pour une demande d’intervention provenant d’un médecin présent auprès
d’un patient :
• L’analyse de la situation et la décision de régulation médicale à mettre en œuvre par le
médecin régulateur sont établies de façon collégiale.
• En situation évaluée par le demandeur comme une détresse vitale, le médecin régulateur
met en œuvre a minima, sauf raison impérative, l’intervention demandée par le médecin
présent auprès du patient.
• S’il le juge nécessaire, le médecin régulateur peut toujours décider d’une intervention ou
d’un moyen plus performant que celui demandé par l’intervenant initial.
A l’avenir l’utilisation de SMS pourrait être envisagée mais la logistique en appui nécessaire
n’est pas encore opérationnelle.
Recommandations :
Les centres de régulation médicale s’organisent pour permettre la prise en charge des
patients sourds ou malentendants en coordination avec un centre national de relais des
appels d’urgence des personnes déficientes auditives7.
6
Référentiel organisation du SAP-AMU 2008
La notion de régulation médicale suppose que, face à un appel, le médecin régulateur puisse
proposer plusieurs réponses possibles.
Recommandations :
Le centre de régulation médicale n’a pas pour mission de traiter les demandes autres que
les demandes de soins non programmés ou les demandes d’aide médicale urgente.
Un centre de régulation médicale est organisé de façon que l’équipe médicale puisse
disposer d’un éventail de réponses, le plus large possible, qui est contenu dans le
répertoire opérationnel des ressources :
• Conseil médical sans mise en œuvre de moyens, qui peut être proposé :
• en complément d’une demande d’information générale, soit en réponse à une
demande spécifique de conseil ;
• chaque fois que le médecin régulateur juge que l’appel ne nécessite pas en
urgence une consultation médicale.
• Le conseil médical est un acte qui ne peut être réalisé que par le médecin
régulateur, il constitue une prescription médicale.
• Le conseil médical est consigné dans le dossier de régulation médicale du
patient.
• Il est toujours précisé à l’appelant de renouveler son appel s’il constate une
persistance, une reprise ou une aggravation des symptômes.
7
Le premier CNRAU (centre national de réception des appels urgents pour sourds et malentendants) est en train de se mettre en place au CHU
de Grenoble.
► Critères médicaux
Recommandations :
Le choix de la réponse à un appel s’appuie en premier lieu sur les critères médicaux
identifiés au cours de l’échange avec l’appelant.
Lorsque l’analyse est incertaine ou incomplète, ou en cas de doute sur le niveau de gravité
du cas, le médecin régulateur choisira la réponse adaptée au niveau potentiellement le plus
grave.
8
Le référentiel secours à personne et aide médicale urgente (2008) précise les règles d’emploi des équipes de secouristes des
sapeurs-pompiers référentiel SAP-AMU 2008).
Recommandations :
Le critère économique (solvabilité ou coût de l’opération) ne constitue pas un facteur
limitant la prise en charge.
La réponse médicale est adaptée aux conditions d’isolement ou de précarité du patient.
Critère environnemental
Recommandations :
La mise en œuvre d’une équipe médicale mobile d’urgence et de réanimation est d’autant
plus anticipée si :
• le patient se trouve dans un endroit éloigné ou difficile d’accès ;
• le patient se trouve dans un environnement peu favorable à un examen clinique de
qualité (lieux publics, présence de nombreux témoins, lieux potentiellement dangereux…)
Dans des conditions d’éloignement, le centre de régulation médicale fait intervenir, dans la
mesure du possible, un médecin de proximité volontaire et formé dans l’attente de l’équipe
médicale mobile d’urgence et de réanimation envoyée simultanément.
Si le patient se trouve à la frontière de plusieurs secteurs administratifs, les médecins
régulateurs des différents secteurs mettent en œuvre une prise en charge concertée
s’affranchissant des contraintes de la sectorisation administrative.
Recommandations :
Le médecin régulateur dispose d’une information complète et actualisée en temps réel des
moyens médicaux et de secours disponibles sur le secteur géographique couvert par le
centre de régulation médicale.
Le médecin régulateur peut s’informer des disponibilités d’accueil des structures
d’urgences et des services hospitaliers à l’aide des outils de liaison des serveurs régionaux
(par ex. ROR).
Lorsque le centre de régulation médicale ne dispose pas d’effecteurs en nombre suffisant
ou de moyens adaptés à l’état clinique du patient, il sollicite un centre de régulation
médicale qui en dispose.
Recommandations :
Le rôle et le champ d’intervention d’un assistant de régulation médicale (ARM) dans le
cadre de la réception d’un appel sont cadrés et définis.
Ainsi, l’assistant de régulation médicale (ARM) :
• se présente personnellement à l’appelant ;
• assure la prise en charge initiale de l’appel selon les recommandations définies dans le
paragraphe 1.4 ;
• considère chaque nouvel appel comme une nouvelle demande, même si le patient
téléphone à plusieurs reprises ou a déjà consulté un médecin pour la même raison ;
• transmet les informations de façon précise et synthétique au médecin régulateur sans
l’influencer ou tenter d’interpréter les informations ou de proposer un diagnostic (la
transmission d’information entre l’ARM et le MR peut être faite par voie orale et/ou par
voie informatique) ;
• assure la mise en œuvre et le suivi des décisions notifiées par le médecin régulateur ;
• assiste le médecin régulateur par l’exécution de tâches que celui-ci lui confie, (taches
opérationnelles) ;
• prend note du bilan des effecteurs et le transmet au médecin régulateur ;
• répond aux demandes de renseignements d’ordre général et en informe le médecin
régulateur ;
• peut être amené à guider des gestes de secourisme par téléphone ;
• peut être amené à déclencher une intervention selon un protocole préétabli ;
• transfère l’appel vers un autre centre de régulation médicale si l’appel ne fait pas partie
de son secteur d’intervention.
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles / Mars 2011
18
Modalités de prise en charge d’un appel de demande de soins non programmés dans le cadre de la
régulation médicale
Recommandations
Le médecin régulateur :
• se présente personnellement à l’appelant ;
• reformule, complète l’échange et valide avec l'appelant l'ensemble des informations
médicales et contextuelles justifiant l’appel, même celles déjà transmises par l’ARM ;
• recherche des éléments d’information complémentaires ;
• demande si des mesures thérapeutiques ont été mises en œuvre avant l’appel et quel en
a été le résultat ;
• dialogue avec l’appelant en utilisant des mots simples et adaptés :
• l’informe sur son état de santé, les hypothèses formulées et les risques liés,
• lui explique la réponse qu’il propose et les conditions de sa prise en charge, en
indiquant, si possible, le délai de mise en œuvre,
• lui précise les bénéfices attendus et les risques des actions envisagées ;
• vérifie la compréhension de l’appelant puis s’assure de son adhésion à la décision
médicale. En cas de refus, le MR prend en compte la décision du patient, ou de son
représentant légal ou de la personne de confiance désignée par le patient.
En cas d’appel pour un patient pris en charge dans le cadre d’un réseau de soins (soins
palliatifs, HAD, oncologie, etc.), il est recommandé de contacter ce réseau, voire son
astreinte, si celle-ci existe, avec l’accord du patient.
En cas de désaccord ou de dialogue conflictuel entre l’appelant et le médecin régulateur,
l’appel est réorienté vers un autre médecin régulateur, lorsque cela est possible. Le second
médecin régulateur reprend alors intégralement l’échange avec l’appelant et procède à une
nouvelle évaluation du cas.
De même, en cas d’incompréhension de la part de l’appelant, entraînant des appels
réitérés pour le même motif, il est préférable que l’appel soit repris en charge par un autre
médecin régulateur du centre.
Dans le cas où le patient refuse les soins prescrits ou le type de prise en charge proposée,
le médecin régulateur s’assure que le patient a reçu une information claire et
compréhensible.
Lorsqu’un effecteur non médical a été missionné et que le patient refuse les décisions du
médecin régulateur, dans la mesure du possible, le médecin régulateur s'entretient
directement avec le patient pour lui délivrer une information claire et compréhensible et
réaffirmer la nécessité des soins proposés.
En outre le médecin régulateur s’assure que l’effecteur missionné, après avoir réitéré les
raisons justifiant la prise en charge proposée, a fait signer au patient un document attestant
que le patient a reçu une information claire et compréhensible et qu’il refuse la prise en
charge proposée.
Recommandations :
Les antennes de régulation médicale peuvent être justifiées en cas de contraintes
géographiques particulières (lieux difficiles d’accès, secteur très vaste, etc.), ou en appoint
lors de pics prévisibles d’appels (épidémie ou événements particuliers).
Les médecins participant à la régulation médicale au sein d’une antenne de régulation
médicale ont les mêmes obligations, les mêmes qualifications, et suivent les mêmes règles
de bonnes pratiques que ceux officiant dans les centres de régulation médicale.
Des systèmes de communication spécifiques permettent une interconnexion entre
l’antenne de régulation médicale et le centre de régulation médicale.
Des procédures régissent l’organisation et les relations entre le centre de régulation
médicale et l’antenne.
Les moyens techniques dont l’antenne ne dispose pas sont mis à sa disposition par le
centre de régulation médicale (notamment l’enregistrement des communications).
► Particularité de la télémédecine
Le dévelopement de ces nouveaux outils devrait notamment permettre une meilleure prise en
charge des patients éloignés de tout médecin.
Recommandations :
Les décisions de régulation médicale font l’objet d’un suivi formalisé :
• le médecin régulateur prend en compte les bilans des effecteurs ;
• le suivi des patients pour lesquels seul un conseil médical a été donné est assuré selon
les modalités définies par le médecin régulateur ; ce suivi est effectué par le centre de
régulation médicale (médecin régulateur ou assistant de régulation médicale (ARM)).
Dans tous les cas, il est nécessaire de préciser au patient qu’en cas d’aggravation ou de
persistance des symptômes, il devra reprendre contact avec le centre de régulation
médicale et/ou ultérieurement avec son médecin traitant.
Le dossier n’est clôturé qu’après avoir eu l’assurance que la prise en charge du patient a
bien été relayée et/ou est terminée.
2.6 Quel retour d’information au médecin traitant peut être mis en place
par le centre de régulation médicale ?
Dès qu’il sera opérationnel, le dossier médical partagé (DMP) constituera un support
particulièrement approprié pour le partage d’informations entre médecins, dans le respect de la
confidentialité des données.
Recommandations :
Dans la mesure du possible, un retour d’information par le centre de régulation médicale
vers le médecin traitant désigné par le patient est effectué, sauf avis contraire du patient.
Recommandations :
Les éléments à faire figurer dans le dossier de régulation médicale (DRM) sont, si
possible :
• le motif de recours, les besoins, les attentes et les souhaits exprimés par le patient.
• les coordonnées du médecin traitant ;
• le résumé de l’observation médicale ;
Recommandations :
Les conversations téléphoniques et radiophoniques au sein du centre de régulation
médicale sont enregistrées afin de :
• sécuriser la saisie initiale des informations ;
• servir de support pour la formation professionnelle continue ;
• alimenter la démarche qualité ;
• analyser d’éventuels litiges ;
• développer la recherche scientifique.
Au téléphone, une bande annonce simple et courte indique à l’appelant que la
communication avec le centre sera enregistrée.
La conversation enregistrée est liée au dossier informatique du patient constituant le DRM.
La conservation et l’accessibilité aux enregistrements sonores sont conformes à la
réglementation en vigueur.
Recommandations :
Toute information à visée médicale, partageés lors des interconnexions entre les structures
recevant les appels de santé (Centre 15, régulation médicale de médecine générale,
sapeurs-pompiers, etc.), impose l’application stricte des règles de préservation du secret
professionnel.
9
Article 4 (article R. 4127-4 du Code de la santé publique) : « Le secret professionnel, institué dans l'intérêt des patients,
s'impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi. Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin
dans l'exercice de sa profession, c'est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris. »
base des dossiers ayant posé problème, soit en fonction des objectifs définis dans le projet
médical du centre.
L’évaluation de la pratique de la régulation médicale repose sur des indicateurs comme par
exemple :
• temps de réponse du centre de régulation médicale, avec mesure des différentes durées
(temps d’attente avant le premier contact avec l’assistant de régulation médicale, temps
entre l’appel et la décision médicale, temps entre l’appel et l’intervention de l’effecteur) ;
• proportion des appels reçus au centre de régulation médicale décrochés en moins d’une
minute avec au moins écoute et prise en compte de la demande ;
• nombre d’interventions d’une équipe médicale mobile d’urgence et de réanimation dont le
temps d’arrivée est supérieur à 20 min après le décroché de l’appel initial adressé au
centre de régulation médicale ;
• nombre de jours de l’année où une ligne de permanence n’a pas pu être tenue, au sein
du centre de régulation médicale, conformément aux dispositions du tableau de service,
quelles qu’en soient les raisons ;
• nombre de rappels imprévus au centre de régulation médicale dans les 24 h (hors appels
de patients itératifs ou malveillants) ;
• nombre de patients ayant appelé le centre de régulation médicale et qui ont, finalement,
été pris en charge immédiatement à l’hôpital, en salle d’accueil des urgences vitales,
sans intervention préalable d’une équipe médicale mobile d’urgence et de réanimation ;
• nombre de patients ayant appelé le centre de régulation médicale et qui ont nécessité,
après prise en charge aux urgences, un transfert interhospitalier.
L’évaluation de la pratique de la régulation médicale se fait à partir des motifs de recours,
en vérifiant que les recommandations, les protocoles et les procédures ont bien, au cas par
cas, été appliqués. Il s’agit de vérifier le processus de prise en charge des appels mais
aussi la satisfaction des patients sur un mode d’enquêtes aléatoires.
L’évaluation porte notamment sur la tenue du dossier et sur la conformité aux procédures
des réponses données.
Les centres de régulation médicale peuvent organiser des audits des pratiques.
Chaque dossier à l’origine d’un événement indésirable ou à circonstance particulière fait
l’objet d’une analyse (problème logistique, complication médicale, etc.).
Article L 161-36 du CSS. Loi n˚ 2004-810 du 13 août 2004, art. 3. JORF 17 août 2004
Article L6311-2
Modifié par LOI n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - ar t. 1 (V)
« Seuls les établissements de santé peuvent être autorisés, conformément au chapitre II du titre
II du livre Ier de la présente partie, à comporter une ou plusieurs unités participant au service
d'aide médicale urgente, dont les missions et l'organisation sont fixées par voie réglementaire.
Un centre de réception et de régulation des appels est installé dans les services d'aide
médicale urgente. Ce centre peut être commun à plusieurs services concourant à l'aide
médicale urgente.
Le fonctionnement de ces unités et centres peut être assuré, dans des conditions fixées par
décret, avec le concours de médecins d'exercice libéral.
Dans le respect du secret médical, les centres de réception et de régulation des appels sont
interconnectés avec les dispositifs des services de police et d'incendie et de secours.
Les services d'aide médicale urgente et les services concourant à l'aide médicale urgente sont
tenus d'assurer le transport des patients pris en charge dans le plus proche des établissements
offrant des moyens disponibles adaptés à leur état, sous réserve du respect du libre choix. »
Participants
Les sociétés savantes et associations professionnelles suivantes ont été sollicitées dans le cadre de
l’élaboration de ces recommandations afin de transmettre des noms de participants aux différents
groupes ci-dessous :
Comité d’organisation
Dr Ducassé Jean-Louis, anesthésiste-
M. Abel Arnaud, bureau de l’organisation réanimateur urgentiste, Toulouse
générale de l’offre régionale des soins, DHOS, M. Haned Jean-François, infirmier, Evry
Paris Mme Leheuzey Virginie, bureau de
Dr Bassetti Jean-Yves, anesthésiste- l’organisation générale de l’offre régionale des
réanimateur, Narbonne soins, DHOS, Paris
Dr Berthier Frédéric, médecin urgentiste Dr Ruetsch Marcel, médecin généraliste,
SAMU, Nantes Dessenheim
Dr Blanc Jean-Louis, conseil de l’ordre des Dr Smadja Serge, médecin généraliste SOS
médecins, Saint-Étienne Médecins, Paris
Dr De Courcy Arnauld, anesthésiste-
réanimateur, Paris
Groupe de travail
Dr Giroud Marc, médecin urgentiste, Pontoise, président du groupe de travail
Dr Revel-Delhom Christine, chef de projet HAS, Saint-Denis La Plaine
Dr Bonnet-Eymard Gonzague, médecin urgentiste SAMU, Melun, chargé de projet
Bien qu'ayant participé à l'élaboration de ce document, l'association SOS Médecins a fait part de son
désaccord avec certaines recommandations et n'a pas souhaité être associée aux conclusions de ce
travail.
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles / Mars 2011
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Modalités de prise en charge d’un appel de demande de soins non programmés dans le cadre de la
régulation médicale
Groupe de lecture
Dr Hua Georges, médecin urgentiste SMUR,
Mme Bay Caroline, infirmière SAMU, Lyon Bondy
Dr Berthier Frédéric, médecin urgentiste, M. Huet Bruno, infirmier anesthésiste SMUR,
Nantes Argenteuil
Dr Bertrand Catherine, médecin urgentiste, M. Jornet Francisco, conseiller juridique,
Créteil section excercie professionnel, Conseil
Dr Bourrier Philippe, médecin urgentiste, national de l’ordre des médecins, Paris
Nancy Dr Kleimberg Didier, médecin généraliste,
Mme Caillot Mireille, retraitée, Lhomme Fellering
Dr Catala Fabien, médecin urgentiste SAMU, Dr Lecoeuvre Valéry, médecin urgentiste
Toulouse sapeurs-pompiers, Onnaing
Dr Christophe Valérie, médecin urgentiste, M. Lecras Yaël, cadre infirmier sapeurs-
Toulouse pompiers, Lille
Dr Cibien Jean-François, médecin urgentiste, M. Mazella Philippe, superviseur PARM, Melun
Montauban Pr Nemitz Bernard, anesthésiste-réanimateur
Dr Comte Gaële, médecin urgentiste, Lyon urgentiste, Amiens
Dr Daussac Élisabeth, pédiatre SAMU, Dr Oddos Bernard, gériatre, Soulac-sur-Mer
Toulouse Mme Parra Valérie, PARM, SOS Médecins,
M. Defontaine Pierre, infirmier, Pau Paris
Dr Demay Jean-Marc, médecin généralite Mme Pencreach Erel, Bureau de perimer
régulateur, Bordeaux recours, DGOS, Paris
M. Desmas Xavier, pharmacien, Nantes M. Pestel Fabrice, infirmier, Méry-sur-Marne
Mlle Desrues Carine, PARM, Melun Pr Petit Paul, anesthésiste-réanimateur, Lyon
Dr Dinet Jean-Luc, médecin généraliste, SOS Dr Pic Daniel, médecin urgentiste, Clermont-
Médecins, Sens Ferrand
M. Doua Houria, PARM, Beauvais Dr Pouges Claude, anesthésiste-réanimateur
Dr Dubourdieu Stéphane, médecin urgentiste SAMU, Corbeil-Essonnes
sapeur-pompier, Paris Dr Ringard Dominique, médecin généraliste et
Mme Dubre Nicole, infirmière cadre supérieur régulateur SOS Médecins, Amiens
de santé, Angers Dr Savary Dominique, médecin urgentiste
M. Dujet Frédéric, infirmier, Bourg-en-Bresse SAMU, Annecy
Dr Ebrard Alain, gériatre, Pessac Dr Sellier Guillaume, médecin généraliste
Dr El Khébir Mohamed, médecin urgentiste, régulteur libéral, Verberie
Beauvais Dr Simonelli Patrick, médecin généraliste SOS
Dr Esterlin Brigitte, médecin urgentiste, Saint- Médecins, Saint-Leu-la-Forêt
Lô Dr Tentillier Eric, anesthésiste-réanimateur
Dr Facon Alain, anesthésiste-réanimateur urgentiste SAMU, Bordeaux
SAMU, Lille Dr Verniest Laurent, médecin généraliste,
Pr Freysz Marc, médecin urgentiste SAMU, Steenvoorde
Dijon Dr Vogt Patrick, médecin généraliste,
Dr Goix Laurent, médecin régulateur SAMU, Mulhouse
Melun Dr Wassong Corinne, médecin urgentiste
Dr Goube Denis, médecin généraliste, Le régulateur, Dreux
Bouscat
Mme Heron Sylvie, PARM superviseur,
Beauvais
Fiche descriptive