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Analyse I

Ce support de cours en mathématiques pour les étudiants en génie électrique et informatique vise à consolider les connaissances de base et à introduire des concepts avancés tels que les fonctions logarithmiques, exponentielles et hyperboliques. Les objectifs spécifiques incluent l'étude des dérivées, des intégrales et des équations différentielles. Le cours est dispensé par M. Bakal Daniel et comprend 20 heures d'enseignement.

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Analyse I

Ce support de cours en mathématiques pour les étudiants en génie électrique et informatique vise à consolider les connaissances de base et à introduire des concepts avancés tels que les fonctions logarithmiques, exponentielles et hyperboliques. Les objectifs spécifiques incluent l'étude des dérivées, des intégrales et des équations différentielles. Le cours est dispensé par M. Bakal Daniel et comprend 20 heures d'enseignement.

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SUPPORT DE COURS D’ANALYSE

MATHÉMATIQUES
Spécialité : GENIE Electrique & GENIE Informatique
Niveau : I

Volume horaire : 20 heures

Enseignant : M. BAKAL DANIEL (PLET Electrotechnique, D.E.A


Automatique-Robotique)

BAKAL DANIEL 1
UE : MATHEMATIQUES

On peut définir les mathématiques comme un ensemble d’opérations logiques


que l’homme applique aux concepts de nombres, de formes, d’ensembles.
La ‘’mathématique ‘’ mot préféré aujourd’hui à celui de mathématiques est une
science de base sans laquelle la pratique des autres sciences et de nombreuses
techniques serait impossible.

OBJECTIF GENERAL

Ce cours a pour objectif de permettre à l’Etudiant de consolider les


enseignements reçus dans les classes du secondaire, du niveau 1 BTS/DSEP et les
utiliser pour résoudre ses problèmes en technologie. En outre il lui donne des bagages
nécessaires qu’il pourra adapter pour la compréhension des enseignements
spécialisés.

OBJECTIFS SPECIFIQUES
Au terme de cette unité d’enseignement, l’étudiant doit être capable d’étudier :

 Fonction numérique d’une variable réelle


 Fonctions logarithmes et exponentielles.
 Fonctions circulaires réciproques.
 Fonctions hyperboliques.
 Fonctions de plusieurs variables réelles.
 Dérivées partielles du premier et second ordre.
 Théorème de Schwarz.
 Applications différentiables.
 Fonctions composées.
 Formes différentielles.
 Operateurs vectoriels.
 Formule de Taylor et développements limités.
 Calcul intégral (intégrales simples et multiples).
 Equations différentielles.

BAKAL DANIEL 2
CHAP 1: FONCTIONSLOGARITHMES
ET EXPONENTIELLES

LECON 1 : FONCTIONS LOGARITHMES

Objectifs spécifiques :
- Etudier et représenter graphiquement les fonctions logarithmes
- Utiliser les propriétés de ces fonctions pour résoudre les équations, inéquations et
systèmes d’équations

11- Fonctions logarithmes


111- Fonction logarithme népérienne
1111- Définition et notation
C’est la fonction notée ln définie sur ]0 ;+∞[ ,qui s’annule en1 et qui a pour dérivée
1
la fonction x ↦ 𝑥 . On note ln : ]0 ;+∞[ → R
x ↦ ln(x)
1112- Propriété
Pour tous réels strictement positifs a et b, pour tout r nombre rationnel on a :
P1 :ln (a x b) = ln(a) +ln(b)
1
P2: ln(𝑎) = −ln(𝑎)
𝑎
P3: ln(𝑏) = ln(𝑎) − ln(𝑏)
P4: ln(𝑎𝑟 ) = 𝑟 ln(𝑎)

Exercice d’application:
Ecrire à l’aide d’un seul ln
1 1
A=2 ln 121 − 2𝑙𝑛2 B = 2 ln(𝑥 + 3) − 𝑙𝑛7 + 𝑙𝑛𝑥 ; C = 3𝑙𝑛3 − 2 𝑙𝑛49 − 𝑙𝑛9
1113- Limites de la fonction ln
𝑙𝑛𝑥
*) lim 𝑙𝑛𝑥 = +∞ ; ∗) lim 𝑥𝑙𝑛𝑥 = 0 ; ∗) lim = 0 ;
𝑥→+∞ 𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥

ln(1+𝑥)
*) 𝑙𝑖𝑚 𝑥 𝑙𝑛𝑥 = 0 ; ∗) lim = 1 ;
𝑥→0 𝑥→0 𝑥

Ces limites sont parfois qualifiées de classiques.


Démonstration : Devoir à domicile
1114- Variation de la fonction 𝒇(𝒙) = 𝐥𝐧(𝒙)
 Sens de variation
1
La dérivée 𝑓 ′ (𝑥) = (ln(𝑥))′ = 𝑥≻0 donc fonction strictement croissante

 Tableau de variation

BAKAL DANIEL 3
𝑥 0 1 e +∞
1 + + +
𝑓 ′ (𝑥) =
𝑥
+∞

𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥 1

0
-∞

 Asymptotes
lim ln(𝑥) = −∞ 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑎 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑥 = 0 est une asymptote verticale
𝑥→0
lim ln(𝑥) = + ∞ 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑎 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛 𝑥 admet une branche infinie en + ∞
𝑥→+∞
 Etudions la branche infinie en +∞
𝑙𝑛𝑥
lim = 0 donc 𝑓(𝑥)
𝑥→+∞ 𝑥
= ln(𝑥) admet une branche parabolique de direction (OI)en
+ ∞ (pas d′ asymptote oblique)
EXERCICE : Tracer la courbe de la fonction f(x)=ln(x) dans un repère orthonormé
(O ;I ;J)
1115- Fonctions composées 𝜑: 𝑥 → 𝑙𝑛 U(𝑥) et 𝜑: 𝑥 → 𝑙𝑛 |U(𝑥)|

Soit U une fonction définie sur ℝ et 𝛗 la fonction définie par 𝜑(𝑥) = 𝑙𝑛 (|U(𝑥)|).
𝑈 ′ (𝑥)
 Si 𝜑(𝑥) = 𝑙𝑛 (U(𝑥)) alors 𝐷𝜑 = {𝑥 ∈ ℝ|U(𝑥) > 0}et𝜑 ′ (𝑥) = 𝑈(𝑥)
𝑈 ′ (𝑥)
 Si 𝜑(𝑥) = 𝑙𝑛 (|U(𝑥)|) alors 𝐷𝜑 = {𝑥 ∈ ℝ|U(𝑥) ≠ 0}et𝜑 ′ (𝑥)
= 𝑈(𝑥)
Application : calculer la dérivée des fonctions suivantes après avoir donner leur ensemble
de définition : 𝑓(𝑥) = ln(3𝑥 − 5) 𝑒𝑡 𝑔(𝑥) = ln(|3𝑥 − 5|)
112- Fonctions logarithmes de base quelconque a (a >0. et a≠1)
1121- Définition
On appelle fonction logarithme de base a (a >0. et a≠1) la fonction notée log a
ln(𝑥)
qui à un réel strictement positif x associe le nombre log 𝑎 (𝑥) = 𝑙𝑛(𝑎)
ln(𝑥)
Ex : log 2 (𝑥) = 𝑙𝑛(2)
Remarques :
ln(𝑥)
R1 : le logarithme de base e est le logarithme népérien : log 𝑒 (𝑥) = 𝑙𝑥(𝑒) = 𝑙𝑛𝑥
R2 : le logarithme de base 10 est appelé logarithme décimal. On le note tout simplement
ln(𝑥)
log. Alors pour tout nombre réel 𝑥 strictement positif log(𝑥) = 𝑙𝑛(10)
R3 : les logarithmes de base quelconque a (a >0 et a≠1) ont les mêmes propriétés
que la fonction logarithme népérien.

BAKAL DANIEL 4
LECON 2 : FONCTIONS EXPONENTIELLES

Objectifs spécifiques
- Etudier et représenter graphiquement les fonctions exponentielles
- Utiliser les propriétés des fonctions exponentielles pour résoudre les équations,
inéquations et systèmes
221 Fonction exponentielle népérienne
2211- Définition
La fonction 𝑥 → ln(𝑥) est une bijection de ]0 ;+∞[ sur ℝ. Sa bijection réciproque
est la fonction 𝑥 → ex definie de ℝ vers ]0 ;+∞[ et appelée fonction exponentielle
népérienne.
2212- propriété
La fonction 𝑥 → ex vérifie les propriétés suivantes : pour tout 𝑥, 𝑦 élements de ℝ,
pour tout 𝑟 ∊ 𝝋on a :
𝑒𝑥
P1 : 𝑒 𝑥+𝑦 = 𝑒 𝑥 . 𝑒 𝑦 P2 : 𝑒 𝑥−𝑦 = 𝑒 𝑦
P3 : (𝑒 𝑥 )𝑟 = 𝑒 𝑟𝑥 P4 : ln(𝑒 𝑥 ) = 𝑥 𝑒𝑡 𝑒 (𝑙𝑛𝑥) = 𝑥(𝑥 > 0)
2213- Dérivée
La fonction 𝑦 = 𝑒 𝑥 a pour dérivée 𝑦′ = 𝑒 𝑥

BAKAL DANIEL 5
Cas général : soit U une fonction dérivable ayant pour dérivée U’. la fonction 𝑦 = 𝑒 (𝑈(𝑥))

est dérivable et on a (𝑒 𝑈(𝑥) ) = U ′ (𝑥)𝑒 U(𝑥)
Ex : la dérivée de la fonction 𝑦 = 𝑒 (2𝑥−1) 𝑒𝑠𝑡 𝑦 ′ = 2 𝑒 (2𝑥−1)
2214- Tableau de variation de 𝑦 = 𝑒 𝑥 .
Elle se déduit de celle de la fonction 𝑦 = 𝑙𝑛𝑥

𝑥 -∞ 0 1 +∞
𝑦′ = 𝑒 𝑥
+∞

𝑦 = 𝑒𝑥 e

𝑦 = 𝑒𝑥 1
0 -∞

3
e
2
1
-4 -3 -2 -1 1 2 3 4 x
1
0
-
-
-21
1
-31
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Devoir : vérifier graphiquement que les courbes 1 des fonctions 𝑦 = 𝑙𝑛𝑥 𝑒𝑡 𝑦 =
𝑒 𝑥 sont symétriques par rapport à la droite d' équation
1 𝑦 =
1
𝑥 dans un repère orthonormé
222- Fonctions exponentielles de base quelconque a (a>0 et a ≠1)
2221- définition
La fonction 𝑦 = log 𝑎 (𝑥) 𝑒st continue et strictememnt monotone sur ]0; +∞[. Elle
est une bijection de ]0; +∞[ sur ℝ. Sa bijection réciproque est la fonction 𝑦 = 𝑒𝑥𝑝𝑎(𝑥)=𝑎𝑥
appelée exponentielle de base a .
2222- Propriétés
𝑙𝑜𝑔𝑎 𝑒𝑡 𝑒𝑥𝑝𝑎 ont des propriété similaires à celles des fonctions 𝑙𝑛 𝑒𝑡 𝑒𝑥𝑝. En effet pour
tous réels 𝑥 𝑒𝑡 𝑥 ′ on a ∶
′ ′ 𝑎𝑥
P1 :𝑎 𝑥 . 𝑎 𝑥 = 𝑎 𝑥+𝑥 ; P2: = 𝑎 𝑥−𝑥′
𝑎𝑥′
′ 1
P3 :(𝑎 𝑥 )𝑥′ = 𝑎 𝑥.𝑥 ; P4: 𝑎−𝑥 = 𝑎𝑥
𝑎𝑥 𝑎
P5 :𝑎 𝑥 . 𝑏 𝑥 = (ab)x ; sP6: = (𝑏 ) 𝑥
𝑏𝑥

BAKAL DANIEL 6
CHAP 2: FONCTIONS CIRCULAIRES
RECIPROQUES

LECON 1 : FONCTIONS HYPERBOLIQUES

Objectifs spécifiques
- Etudier et représenter graphiquement les fonctions hyperboliques

A. Définitions :
o La fonction cosinus hyperbolique, notée 𝑐ℎ est définie sur ℝ par :
𝟏
𝒄𝒉𝒙 = (𝒆𝒙 + 𝒆−𝒙 )
𝟐
o La fonction cosinus hyperbolique, notée 𝑠ℎ est définie sur ℝ par :
𝟏
𝒔𝒉𝒙 = (𝒆𝒙 − 𝒆−𝒙 )
𝟐

Remarque :

1) Toute fonction réelle 𝑓 , définie sur ℝ ,est d’une manière unique comme somme
d’une fonction paire et d’une fonction impaire :

𝟏 𝟏
𝒇(𝒙) = (𝒇(𝒙) + 𝒇(−𝒙)) + (𝒇(𝒙) − 𝒇(−𝒙))
𝟐 𝟐

𝒄𝒉 et 𝒔𝒉 sont respectivement la partie paire et la partie impaire de 𝒆𝒙𝒑

2) Pour tout 𝑥 réel 𝒄𝒉𝒙 est strictement positif.


𝒔𝒉𝒙 = 𝟎 si et seulement si : 𝒆𝒙 = 𝒆−𝒙 c'est-à-dire 𝒆𝟐𝒙 = 𝟏 ou encore 𝒙 = 𝟎
o La fonction tangente hyperbolique, notée 𝒕𝒉 est définie sur ℝ par :

𝑠ℎ𝑥
𝑡ℎ𝑥 =
𝑐ℎ𝑥
Pour tout 𝑥𝜖ℝ :
𝒆𝒙 − 𝒆−𝒙 𝒆𝟐𝒙 − 𝟏 𝟏 − 𝒆−𝟐𝒙
𝒕𝒉𝒙 = = =
𝒆𝒙 + 𝒆−𝒙 𝒆𝟐𝒙 + 𝟏 𝟏 + 𝒆−𝟐𝒙

BAKAL DANIEL 7
o La fonction cotangente hyperbolique, notée 𝒄𝒐𝒕𝒉 est définie sur ℝ⋆ par :

𝒄𝒉𝒙
𝒄𝒐𝒕𝒉𝒙 =
𝒔𝒉𝒙
B. Formulaire

(𝟏) 𝒄𝒉𝒙 + 𝒔𝒉𝒙 = 𝒆𝒙


 Quelque soit 𝒙 réel : {(𝟐) 𝒄𝒉𝒙 − 𝒔𝒉𝒙 = 𝒆−𝒙
(𝟑) 𝒄𝒉𝟐 𝒙 − 𝒔𝒉𝟐 𝒙 = 𝟏

 Quels que soient 𝒙 et 𝒚 réels,

(𝟒) 𝒄𝒉(𝒙 + 𝒚) = 𝒄𝒉𝒙𝒄𝒉𝒚 + 𝒔𝒉𝒙𝒔𝒉𝒚


(𝟓) 𝒔𝒉(𝒙 + 𝒚) = 𝒔𝒉𝒙𝒄𝒉𝒚 + 𝒄𝒉𝒙𝒔𝒉𝒚
(𝟔) 𝒄𝒉(𝒙 − 𝒚) = 𝒄𝒉𝒙𝒄𝒉𝒚 − 𝒔𝒉𝒙𝒔𝒉𝒚
(𝟕) 𝒔𝒉(𝒙 − 𝒚) = 𝒔𝒉𝒙𝒄𝒉𝒚 − 𝒄𝒉𝒙𝒔𝒉𝒚

(𝟖) 𝒄𝒉𝟐𝒙 = 𝒄𝒉𝟐 𝒙 + 𝒔𝒉𝟐 𝒙


(𝟗) 𝒔𝒉𝟐𝒙 = 𝟐𝒔𝒉𝒙𝒄𝒉𝒙
𝟏
(𝟏𝟎) 𝒄𝒉𝒙𝒄𝒉𝒚 = (𝒄𝒉(𝒙 + 𝒚) + 𝒄𝒉(𝒙 − 𝒚))
𝟐
𝟏
(𝟏𝟏) 𝒔𝒉𝒙𝒔𝒉𝒚 = (𝒄𝒉(𝒙 + 𝒚) − 𝒄𝒉(𝒙 − 𝒚))
𝟐
𝟏
(𝟏𝟐) 𝒔𝒉𝒙𝒄𝒉𝒚 = (𝒔𝒉(𝒙 + 𝒚) + 𝒔𝒉(𝒙 − 𝒚))
𝟐
𝟏
(𝟏𝟑) 𝒄𝒉𝟐 𝒙 = (𝒄𝒉𝟐𝒙 + 𝟏)
𝟐
𝟏
(𝟏𝟒) 𝒔𝒉𝟐 𝒙 = (𝒄𝒉𝟐𝒙 − 𝟏)
𝟐
𝒙+𝒚 𝒙−𝒚
(𝟏𝟓) 𝒄𝒉𝒙 + 𝒄𝒉𝒚 = 𝟐𝒄𝒉 𝒄𝒉
𝟐 𝟐
𝒙+𝒚 𝒙−𝒚
(𝟏𝟔) 𝒄𝒉𝒙 − 𝒄𝒉𝒚 = 𝟐𝒔𝒉 𝒔𝒉
𝟐 𝟐
𝒙+𝒚 𝒙−𝒚
(𝟏𝟕) 𝒔𝒉𝒙 + 𝒔𝒉𝒚 = 𝟐𝒔𝒉 𝒄𝒉
𝟐 𝟐
𝒙−𝒚 𝒙+𝒚
(𝟏𝟖) 𝒔𝒉𝒙 − 𝒔𝒉𝒚 = 𝟐𝒔𝒉 𝒄𝒉
𝟐 𝟐

BAKAL DANIEL 8
𝒕𝒉𝒙 + 𝒕𝒉𝒚
(𝟏𝟗) 𝒕𝒉(𝒙 + 𝒚) =
𝟏 + 𝒕𝒉𝒙𝒕𝒉𝒚
𝒕𝒉𝒙 − 𝒕𝒉𝒚
(𝟐𝟎) 𝒕𝒉(𝒙 − 𝒚) =
𝟏 − 𝒕𝒉𝒙𝒕𝒉𝒚
Quel que soit 𝑥 réel, en posant :
𝒙
𝒕 = 𝒕𝒉
𝟐
On a :
𝟐𝒕
(𝟐𝟏) 𝒕𝒉𝒙 =
𝟏 + 𝒕𝟐
𝟐𝒕
(𝟐𝟐) 𝒔𝒉𝒙 =
𝟏 − 𝒕𝟐
𝟏 + 𝒕𝟐
(𝟐𝟑) 𝒔𝒉𝒙 =
𝟏 − 𝒕𝟐
C. Révision formulaire avec sin et cos (exercice)

D. Fonctions 𝒔𝒉 et 𝒄𝒉

Propriétés :

1) Les fonctions 𝒄𝒉 et 𝒔𝒉 sont définies sur ℝ et sont respectivement paire et impaire.


2) 𝒄𝒉 et 𝒔𝒉 sont de classe 𝑪∞ ,𝒄𝒉′ = 𝒔𝒉 , 𝒔𝒉′ = 𝒄𝒉
3) Pour tout 𝑥 ≥ 0 on a :
𝒆𝒙 𝒆−𝒙
𝟎 < 𝑐ℎ𝑥 − =
𝟐 𝟐
𝒆𝒙 𝒆−𝒙
𝟎< − 𝒔𝒉𝒙 =
𝟐 𝟐
𝒆−𝒙
Montre que est asymptote en +∞ aux courbes 𝒄𝒉 et 𝒔𝒉
𝟐
On a le tableau suivant :

BAKAL DANIEL 9
E. Fonctions 𝒕𝒉 et 𝒄𝒐𝒕𝒉

Propriétés :

 Pour tout 𝑥𝜖ℝ :


𝟏
𝟏 − 𝒕𝒉𝟐 𝒙 = .
𝒄𝒉𝟐 𝒙
𝟏
𝒄𝒐𝒕𝒉𝟐 𝒙 − 𝟏 = .
𝒔𝒉𝟐 𝒙

Remarque : pour tout 𝑥𝜖ℝ ,on a : |𝑡ℎ𝑥| < 1 et pour tout 𝑥𝜖 ℝ⋆


|𝑐𝑜𝑡ℎ𝑥| > 1
 Les fonctions 𝒕𝒉 et 𝒄𝒐𝒕𝒉 sont impaires.
1
 Elles sont de classe 𝑪∞ et 𝑡ℎ′ = 1 − 𝑡ℎ2 =
𝑐ℎ2
Et 𝑐𝑜𝑡ℎ′ = 1 − 𝑐𝑜𝑡ℎ2
On a le tableau suivant :

BAKAL DANIEL 10
BAKAL DANIEL 11
CHAP 2: FONCTIONSA PLUSIEURS
VARIABLES INDEPENDANTES

Objectifs spécifiques :
o Détermination du domaine de définition des fonctions à plusieurs variables
o Calcul des dérivées du second ordre
o Détermination des extremums.

I-Domaine de définition, Ligne de niveau


On met en correspondance suivant une règle bien déterminée un élément u𝜖U ,on dit
que sur l’ensemble D est définie la fonction f dont l’ensemble des valeurs est U.D est
appelé le domaine de définition et u l’ensemble des valeurs .
Les cas les plus simples du domaine de définition de u=f(x,y) représente soit une
partie du plan bornée par une courbe fermée,dont les points peuvent appartenir ou non
au Df ,soit le plan tout entier ,enfin un ensemble de plusieurs parties du plan x ou y.
La représentation géométrique d’une fonction u=f(xy) dans un système de
coordonnées rectangulaire (o,x,y,u)est une surface.
D’une façon analogue ,on définit une fonction de n’importe quel nombres de
variables u=f(x,y,z…t)
On appelle ligne de niveau d’une fonction u=f(x,y) la courbe f(x,y)=c
On appelle surface de niveau d’une fonction u=f(x,y,z) la surface f(x,y ,z)=c
Exemple :
Déterminer les Df des fonctions suivantes

a/u=√𝒂² − 𝒙² − 𝒚² ,
b/u=ln (2z²-6x²-3y²-6) ,

c/u=√𝒂² + 𝒙² − 𝟏 ,
𝟏
d/ u= ,
√𝟏−𝒙²−𝒚²

e/ u=ln (-x+y)

BAKAL DANIEL 12
Déterminer les lignes de niveau de la fonction u = x²+y²

SOLUTION

a/u=√𝒂² − 𝒙² − 𝒚² existe si et seulement 𝒂² − 𝒙² − 𝒚² ≥0 ;−𝒙² − 𝒚² ≥ −𝒂²


x²+y²≤a²qui est un cercle de centre O(0,0) et de rayon r=a.
b/u=ln (2z²-6x²-3y²-6) cette fonction existe si et seulement si 2z²-6x²-3y²-6 ≥0
𝟑
z²-3x²- y²≥3
𝟐
𝟏 𝟏
z²-x²- y²≥1
𝟑 𝟐
𝟏 𝟏
x²+ y²− 𝐳² <-1 .La fonction est donc une hyperboloïde à deux nappes.
𝟐 𝟑
𝟏
d/ u=
√𝟏−𝒙²−𝒚²

La fonction existe si et seulement 𝟏 − 𝒙² − 𝒚² > 0


X²+y² <1
C’est l’ensemble de cercle de rayon 1 exclu des frontières .
e/ u=ln (-x+y)
La fonction existe si et seulement si -x+y>0
y>x
L’ensemble est donc la partie supérieure de la première bissectrice.
NOTE :
La ligne de niveau x²+y²=c est l’ensemble des cercles circonscrit.

BAKAL DANIEL 13
II-Dérivées des fonctions à plusieurs variables
Dérivée partielle du second ordre
On appelle dérivée partielle d’une fonction z=f(x,y) par rapport à la variable
𝜕𝑧 𝑓(𝑥+∆𝑥,𝑦)−𝑓(𝑥,𝑦)
x ; =lim =𝑓𝑥 ′(𝑥, 𝑦) ; Pour y constant
𝜕𝑥 ∆𝑥

De même
𝜕𝑧 𝑓(𝑥 , ∆𝑦+𝑦)−𝑓(𝑥,𝑦)
=lim =𝑓𝑦 ′(𝑥, 𝑦)
𝜕𝑦 ∆𝑦

Exemple
𝜕𝑢 𝜕𝑢
a/soit u=x²-3xy-4y²-x+2y+1 ;trouver et
𝜕𝑥 𝜕𝑦

𝜕𝜌 𝜕𝜌
b/𝜌=𝑢4 cos²𝜑;calculer et
𝜕𝑢 𝜕𝜑

Solution :
𝜕𝑢
=2x−3y−1
𝜕𝑥
a/ 𝜕𝑢
=−3x−8y+2
𝜕𝑦

𝜕𝜌
= 4𝑢3 cos²𝜑
𝜕𝑢
b/{ 𝜕𝜌
= −𝑢4 2𝑠𝑖𝑛𝜑𝑐𝑜𝑠𝜑 = −𝑢4 𝑠𝑖𝑛2𝜑
𝜕𝜑

-Dérivée d’ordre supérieur


𝜕 𝜕𝑢 𝜕²𝑢
( )=
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥²
𝜕 𝜕𝑢 𝜕²𝑢
( )=
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥.𝜕𝑦

𝜕 𝜕𝑥 𝜕²𝑥
( )=
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦²

𝜕²𝑢 𝜕²𝑢
= dérivée mixte
𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦𝜕𝑥

BAKAL DANIEL 14
III-EXTREMUN D’UNE FONCTION
Le maximum ou le minimum d’une fonction est appelé son extremum.
Le point𝑀0 où la fonction admet un extremum est appelé point d’extremum.
*condition nécessaires d’extrémum
Si une fonction différentiable z=f(x,y) atteint son extremum au point 𝑀0 =(𝑥0 ,𝑦0 )
𝜕𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕𝑓(𝑥0 ,𝑦0 )
alors =0 , =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦

Les points où les dérivées partielles sont nulles sont appelés Points stationnaires .
Tout point stationnaire n’est pas nécessairement un point d’extrémum.
Soit 𝑀0 =(𝑥0 ,𝑦0 ) un point stationnaire de la fonction z= f(x,y).Désignons par
𝜕²𝑓(𝑥0 ,𝑦0 )
A= ,
𝜕𝑥²
𝜕²𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕²𝑓(𝑥0 ,𝑦0 )
C= , B= et formons le discriminant ∆ =AC-B² alors
𝜕𝑦² 𝜕𝑥𝜕𝑦

*si ∆>0 la fonction a un extremum au point 𝑀0 plus précisément un maximum si


A< 0 ou C< 0 et un minimum si A> 0 ou C > 0.
*si ∆< 0 il n’ya pas d’extremum au point 𝑀0 .
*si ∆=0,il convient de procéder à une étude plus approfondie
Exemple
𝟏
Trouver l’extremum des fonctions suivantes :a/z=x²+x y+y²-3x-6y ,b/ z= xy +(47-
𝟐
𝒙 𝒚
x-y)( + )
𝟑 𝟒

Solution
𝜕𝑧 2𝑥 + 𝑦 = 3
= 2𝑥 + 𝑦 − 3=0 {
𝜕𝑥 𝑥 + 2𝑦 = 6
𝜕𝑧
= 𝑥 + 2𝑦 − 6=0
𝜕𝑦

2𝑥 + 𝑦 = 3 𝑥 = 0
{ →
𝑥 + 2𝑦 = 6 𝑦 = 3
𝜕²𝑧(𝑥0 ,𝑦0 )
ATENTION LE carre est sur f ou sur 𝜕 ?A= =2
𝜕𝑥²
𝜕²𝑧(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕²𝑧(𝑥0 ,𝑦0 )
C= =2 ,B= =1
𝜕𝑦² 𝜕𝑥𝜕𝑦

∆=AC-B² =4-1=3> 0.

BAKAL DANIEL 15
∆> 0
{𝑨 > 0 donc (0,3) est un minimum
𝑪>0

EXERCICE :
A. Déterminer les dérivées partielles de la fonction :
sin 𝑥𝑦
𝑓(𝑥, 𝑦) = si (𝑥, 𝑦) ≠ (0,0) et 𝑓 (0,0) = 0
𝑥 2 +𝑦 2

1) Etudier la continuité de 𝑓
2) Déterminer les dérivées partielles de 𝑓
3) Déterminer les dérivées partielles de 𝑓 dans chacun des cas suivants :

𝑓 (𝑥, 𝑦) = (𝑥 2 + 𝑦 2 )𝑐𝑜𝑠𝑥𝑦.

𝑓 (𝑥, 𝑦) = √1 + 𝑥 2 𝑦 2 .

𝑓 (𝑥, 𝑦) = 𝑒 𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑦.

𝑓 (𝑥, 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 (𝑥 + 𝑦).

BAKAL DANIEL 16
CHAP 4: ETUDE LOCALE DE
FONCTIONS
DEVELOPPEMENTS LIMITES

Objectifs :

A la fin de ce chapitre, l’étudiant doit :

 Savoir faire la comparaison au voisinage d’un point.


 Savoir faire les développements limités.

COMPARAISON
LECON1 : AU VOISINAGE D’UN POINT

Objectifs :

A la fin de cette leçon l’étudiant doit connaitre la notion de fonctions équivalentes au voisinage de
point.

A. Notations :

Dans ce paragraphe ,on désigne par D une partie non vide de R


Les fonctions 𝑓 , 𝑔,… sont définies sur D.

B. Définitions :

D1- 𝑓 est dominée par 𝑔 au voisinage de a suivant D

Et on note : 𝒇 = 𝓞𝒂 (𝒈) ou : 𝒇 == 𝓞(𝒈)

Lorsque ∃𝒗 ∈ 𝒗𝒂 , ∃𝝀 > 𝟎, ∀𝒙𝝐𝑽 ∩ 𝑫, |𝒇(𝒙)| ≤ 𝝀|𝒈(𝒙)|

D2- 𝑓 est négligeable devant 𝑔 au voisinage de a suivant D

Et on note 𝒇 = 𝒐𝒂 (𝒈) ou : 𝒇 == 𝒐(𝒈)

Lorsque :∀𝜺 > 𝟎, ∃𝒗 ∈ 𝒗𝒂 , ∀𝒙𝝐𝑽 ∩ 𝑫, |𝒇(𝒙)| ≤ 𝜺|𝒈(𝒙)|

~
D3- 𝑓 est équivalente à 𝑔 au voisinage de a suivant D et on note : 𝒇 𝒂 𝒈

Lorsque 𝒇 − 𝒈 = 𝒐𝒂 (𝒈)

BAKAL DANIEL 17
C. Propriétés :

c-1 Domination au voisinage d’un point.


P.1
i/ Si 𝒈 ne s’annule pas sur D ,la relation 𝒇 = 𝓞(𝒈) équivaut à :
𝒇
il existe 𝑣𝜖𝑣𝑎 tel que : est borné sur 𝑽 ∩ 𝑫
𝒈

ii/ 𝒇 = 𝓞(𝟏) exprime qu’il existe un voisinage de a sur lequel 𝒇 est bornée.

iii/ si 𝒇 = 𝓞(𝒈) , il existe ∃𝒗 ∈ 𝒗𝒂 tel que : ∀𝒙𝝐𝑽, 𝒈(𝒙) = 𝟎 ⟹ 𝒇(𝒙) = 𝟎


P.2
𝒇 = 𝓞(𝒈) si et seulement si il existe un voisinage V de a et une fonction 𝝀 bornée sur 𝑽 ∩ 𝑫

Tels que :∀𝑥𝜖𝑉 ∩ 𝐷 , 𝑓 (𝑥) = 𝜆(𝑥)𝑔(𝑥)


P.3
i/Etant donné les fonctions 𝑓1 , 𝑓2 , 𝑔
𝒇𝟏 = 𝓞(𝒈) et 𝒇𝟐 = 𝓞(𝒈) ⟹ 𝒇𝟏 + 𝒇𝟐 = 𝓞(𝒈)

ii/ La relation 𝓞 est transitive .Etant donné 𝑓, 𝑔 𝑒𝑡 ℎ

𝒇 = 𝓞(𝒈) et 𝒈 = 𝓞(𝒉) ⟹ 𝒇 = 𝓞(𝒉)

iii/ La relation 𝓞 est compatible avec le produit : Etant donné 𝑓1 , 𝑓2 , 𝑔1 , 𝑔2

𝒇𝟏 = 𝓞(𝒈𝟏 ) 𝒆𝒕 𝒇𝟐 = 𝓞(𝒈𝟐 ) ⟹ 𝒇𝟏 𝒇𝟐 = 𝓞(𝒈𝟏 𝒈𝟐 )

c-2 Prépondérance au voisinage d’un point


P.4
i/ Si 𝒇 = 𝒐(𝒈) alors𝒇 = 𝓞(𝒈).
𝒇
ii/ Si 𝑔 ne s’annule pas sur D, 𝒇 = 𝒐(𝒈) exprime que 𝐥𝐢𝐦 𝒈 = 𝟎
𝒂,𝑫

iii/ 𝒇 = 𝒐(𝟏) exprime que : 𝐥𝐢𝐦 𝒇 = 𝟎


𝒂,𝑫

P.5
𝒇 = 𝒐(𝒈) si et seulement si il existe un voisinage V de a et une fonction 𝜑 définie sur

BAKAL DANIEL 18
𝑉 ∩ 𝐷 et de limite 0 en a telle que :
∀𝑥𝜖𝑉 ∩ 𝐷 , 𝑓(𝑥) = 𝜑(𝑥)𝑔(𝑥)
P.6
i/Etant donné les fonctions 𝑓1 , 𝑓2 , 𝑔
𝑓1 = 𝑜(𝑔) et 𝑓2 = 𝑜(𝑔) ⟹ 𝑓1 + 𝑓2 = 𝑜(𝑔)
ii/Etant donné les fonctions 𝑓, 𝑔 𝑒𝑡 ℎ
𝒇 = 𝒐(𝒈), 𝒈 = 𝓞(𝒉) ⟹ 𝒇 = 𝒐(𝒉) et 𝒇 = 𝓞(𝒈), 𝒈 = 𝒐(𝒉) ⟹ 𝒇 = 𝒐(𝒉)

iii/Etant donné 𝑓1 , 𝑓2 , 𝑔1 , 𝑔2 [𝑓1 = 𝑜(𝑔1 ), 𝑓2 = 𝓞(𝑔2 ) ⟹ 𝑓1 𝑓2 = 𝑜(𝑔1 𝑔2 ),


iv/ Etant donné 𝑓1 , 𝑓2 , 𝑔1 , 𝑔2 [𝑓1 = 𝑜(𝑔1 ), 𝑓2 = 𝒐(𝑔2 ) ⟹ 𝑓1 𝑓2 = 𝑜(𝑔1 𝑔2 ),
Exemple :
Au voisinage de +∞

a) ∀𝛼 , ∀𝑟 > 1, 𝑥 𝛼 = 𝑜(𝑟 𝑥 ) ∀𝛼 < 𝛽 𝑥 𝛼 = 𝑜(𝑥 𝛽 )


b) ∀𝛼 > 0 𝑙𝑛𝑥 = 𝑜(𝑥 𝛼 )

1
Au voisinage de 0, ∀𝛼 > 0 𝑙𝑛𝑥 = 𝑜 ( 𝛼) ∀𝛼 < 𝛽 𝑥 𝛽 = 𝑜(𝑥 𝛼 )
𝑥

c-3 Equivalence au voisinage d’un point


P.7
i/ Si 𝑓 ~𝑔 alors 𝒇 = 𝓞(𝒈) 𝒆𝒕 𝒈 = 𝓞(𝒇)
ii/La relation « ~ » est une relation d’équivalence entre fonctions définies au voisinage
de a.
P.8
𝑓 ~𝑔 équivaut à : il existe 𝜑 définie au voisinage de 0 telle que :
𝜑 = 𝑜(1) et 𝑓 = (1 + 𝜑)𝑔
P.9
𝑓
i/Si 𝑔 ne s’annule pas sur D 𝑓 ~𝑔 ⟺ lim = 1
𝑎,𝐷 𝑔

ii/ [𝑓 ~𝑔 𝑒𝑡 lim 𝑔 = 𝑙] ⇒ lim 𝑓 = 𝑙


𝑎,𝐷 𝑎,𝐷

BAKAL DANIEL 19
iii/ Si 𝑓 ~𝑔 au voisinage de a , ∃𝒗 ∈ 𝒗𝒂 tel que sur 𝑉 ∩ 𝐷, 𝑓 (𝑥) = 0 ⟺ 𝑔(𝑥) = 0
iv/ Si 𝑓 ~𝑔 au voisinage de a , ∃𝒗 ∈ 𝒗𝒂 tel que sur 𝑉 ∩ 𝐷 , 𝑓(𝑥) et 𝑔(𝑥) sont de même
signe.
P.10
La relation « ~ » est compatible avec le produit :
𝑓1 ~𝑔1 , 𝑓2 ~𝑔2 ⇒ 𝑓1 𝑓2 ~𝑔1 𝑔2
P.11
La relation « ~ » est compatible avec l’inverse :si 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 𝑛𝑒 𝑠 ′ 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑙𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠
1 1
𝑓~𝑔 ⟹ ~
𝑓 𝑔

P.12 Avec l’exponentielle : 𝑒 𝑓 ~𝑒 𝑔 ⟺ 𝑔 = 𝑓 + 𝑜(1)


P.13 Avec le logarithme : Si 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 sont strictement positives :
𝑓~𝑔 𝑒𝑡 lim 𝑔 = 𝑙 𝜖𝑅̅ /{1} Alors lim 𝑓 = 𝑙
𝑎 𝑎

P.14 Avec des puissances : Si 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 sont strictement positives :


𝑓~𝑔 ,𝛼 ∈ 𝑅 ⟹ 𝑓 𝛼 ~𝑔𝛼
Exemple :
Au voisinage de 0 :
1) 𝒔𝒊𝒏𝒙~𝒙 ; 𝒕𝒂𝒏𝒙 ~𝒙; 𝒔𝒉𝒙~𝒙; 𝒕𝒉𝒙 ~𝒙; 𝒆𝒙 − 𝟏~𝒙.
2) 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏𝒙~𝒙 ; 𝑨𝒓𝒄𝒕𝒂𝒏𝒙~𝒙 ; 𝑨𝒓𝒈𝒔𝒉𝒙~𝒙 ; 𝑨𝒓𝒈𝒕𝒉𝒙~𝒙 ; 𝒍𝒏(𝟏 + 𝒙)~𝒙
3) 𝑨𝒓𝒈𝒄𝒉(𝒙 + 𝟏)~√𝟐𝒙
𝒙𝟐 𝒙𝟐
4) 𝟏 − 𝒄𝒐𝒔𝒙 ~ ; 𝒄𝒉𝒙 − 𝟏~ ; (𝟏 + 𝒙)𝜶 ~ 𝜶𝒙
𝟐 𝟐

BAKAL DANIEL 20
LECON2 : DEVELOPPEMENTS LIMITES
METHODE

Objectifs :

Faire une approximation polynomiale (développements limités) d’ordre un, deux, trois et quatre des
fonctions de bases.

I. Définitions :

Soit 𝑰 un intervalle et 𝒙𝟎 𝝐𝑰 .On considère une fonction 𝒇 définie sur 𝑰∗ = 𝐼 − {𝒙𝟎 }

Déf1 : On dit que 𝒇 admet un développement limité polynomial à l’ordre 𝒏𝝐ℕ en 𝒙𝟎 suivant 𝑰∗ S’il
existe un polynôme 𝑨𝒏 de degré ≤ 𝒏 tel que :
𝒏
𝑨𝒏 (𝒙) = ∑ 𝒂𝒌 (𝒙 − 𝒙𝟎 )𝒌 ; 𝒇 − 𝑨𝒏 = 𝒐((𝒙 − 𝒙𝟎 )𝒏 ) ; 𝒆𝒏 𝒙𝟎 𝒔𝒖𝒊𝒗𝒂𝒏𝒕 𝑰∗
𝒌=𝟎

Déf2 : : On dit que 𝒇 admet un développement limité polynomial au sens fort à l’ordre 𝒏𝝐ℕ en 𝒙𝟎
suivant 𝑰∗ ;S’il existe un polynôme 𝑨𝒏 de degré ≤ 𝒏 tel que :
𝒏
𝑨𝒏 (𝒙) = ∑ 𝒂𝒌 (𝒙 − 𝒙𝟎 )𝒌 ; 𝒇 − 𝑨𝒏 = 𝓞((𝒙 − 𝒙𝟎 )𝒏+𝟏 ) ; 𝒆𝒏 𝒙𝟎 𝒔𝒖𝒊𝒗𝒂𝒏𝒕 𝑰∗
𝒌=𝟎

II. Développements limités

Les fonctions usuelles sont de classe : 𝐶 ∞ la formule de TAYLOR-YOUNG et TAYLOR-LAGRANGE


permet alors d’obtenir un développement limité à tout ordre :

Propriétés :

P1 : Si 𝑓 admet une dérivée d’ordre 𝒏 en ,


(𝒙−𝒂)𝒌
𝒇(𝒙) = ∑𝒏𝒌=𝟎 𝒇𝒌 (𝒂) + 𝒐((𝒙 − 𝒂)𝒏 )
𝒌!

Avec la dérivée d’ordre 𝒏 + 𝟏 on a :


(𝒙−𝒂)𝒌
𝒇(𝒙) = ∑𝒏𝒌=𝟎 𝒇𝒌 (𝒂) + 𝓞((𝒙 − 𝒂)𝒏+𝟏 )
𝒌!

On a les tableaux suivants :


BAKAL DANIEL 21
𝒇(𝒙) 𝑓 𝑘 (𝑥) 𝑓 𝑘 (0)
𝑒𝑥 𝑒𝑥 1
Π Π
sin(𝑥) sin(𝑥 + 𝑘 ) sin(𝑘 )
2 2
Π Π
cos(𝑥) cos(𝑥 + 𝑘 ) cos(𝑘 )
2 2
sh(𝑥) 𝑘 𝑝𝑎𝑖𝑟 ∶ 𝑠ℎ𝑥; 𝑘 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟: 𝑐ℎ𝑥 𝑘 𝑝𝑎𝑖𝑟 ∶ 0; 𝑘 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟: 1
ch(𝑥) 𝑘 𝑝𝑎𝑖𝑟 ∶ 𝑐ℎ𝑥; 𝑘 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟: 𝑠ℎ𝑥 𝑘 𝑝𝑎𝑖𝑟 ∶ 1; 𝑘 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟: 0
ln(1 + 𝑥) (−1)𝑘−1 (𝑘 − 1)! (1 + 𝑥)−𝑘 (−1)𝑘−1 (𝑘 − 1)!
(1 + 𝑥)𝛼 𝛼(𝛼 − 1) … (𝛼 − 𝑘 + 1)(1 + 𝑥)𝛼−𝑘 𝛼(𝛼 − 1)(𝛼 − 𝑘 + 1)

𝑥
𝑛𝑥𝑘 𝑥2 𝑥𝑛
𝑒 ∑ = 1+𝑥 + +⋯+ 𝑛+1
𝑘=0 𝑘! 2 𝑛!
2𝑘 2 4
𝑛 𝑥 𝑥 𝑥 𝑥 2𝑛
ch(𝑥) ∑ =1+ + …+ 2𝑛 + 2
𝑘=0 (2𝑘)! 2 24 (2𝑛)!
2𝑘+1 3 5
𝑛 𝑥 𝑥 𝑥 𝑥 2𝑛+1
sh(𝑥) ∑ =𝑥+ + …+ 2𝑛 + 3
𝑘=0 (2𝑘 + 1)! 6 120 (2𝑛 + 1)!

𝑛 𝑥 2𝑘 𝑥2 𝑥4 𝑥 2𝑛
cos(𝑥) ∑ (−1)𝑘 =1− + … + (−1)𝑛 2𝑛 + 2
𝑘=0 (2𝑘)! 2 24 𝑛!
2𝑘+1 3
𝑛
𝑘
𝑥 𝑥 𝑛
𝑥 2𝑛+1
sin(𝑥) ∑ (−1) = 𝑥 − + ⋯ + (−1) 2𝑛 + 3
𝑘=0 (2𝑘 + 1)! 6 (2𝑛 + 1)!
𝑥𝛼
(1 + 𝑥)𝛼 1 + 𝛼𝑥 + ⋯ + 𝛼(𝛼 − 1) … (𝛼 − 𝑛 + 1) 𝑛+1
𝑛!

𝑛
1
∑ 𝑥𝑘 = 1 + 𝑥 + 𝑥2 + ⋯ + 𝑥𝑛 𝑛+1
1−𝑥 𝑘=0
𝑛
1
∑ (−1)𝑘 𝑥 𝑘 = 1 − 𝑥 + 𝑥 2 − ⋯ + (−1)𝑛 𝑥 𝑛 𝑛+1
1+𝑥 𝑘=0

Exercice :
1
1) Former le développement limité à l’ordre 𝑛 de :
√1−𝑥
1 1
2) En déduire, à l’ordre 2𝑛,ceux de et de
√1−𝑥 2 √1+𝑥 2

Solution :
1
On a : 𝛼 = −
2

BAKAL DANIEL 22
1 𝑛 (2𝑘)! 𝑘 𝒏+𝟏
𝑥 𝑥2 (2𝑛)! 𝑛
=∑ 2𝑘 2
𝑥 + 𝓞(𝒙 ) = 1 + + + ⋯ + 2𝑛 𝑥 + 𝓞(𝒙𝒏+𝟏 )
√1 − 𝑥 𝑘=0 2 (𝑘!) 2 8 2 (𝑛!)2

1 𝑛 (2𝑘)! 2𝑘 𝒏+𝟏
𝑥2 𝑥4 (2𝑛)! 2𝑛
=∑ 2𝑘 2
𝑥 + 𝓞(𝒙 ) = 1 + + + ⋯ + 2𝑛 𝑥 + 𝓞(𝒙𝟐𝒏+𝟏 )
√1 − 𝑥 2 𝑘=0 2 (𝑘!) 2 8 2 (𝑛!)2

1 𝑛 (2𝑘)! 𝑘 2𝑘 𝒏+𝟏
𝑥2 𝑥4 (2𝑛)! 2𝑛
=∑ 2𝑘 2
(−1) 𝑥 + 𝓞(𝒙 ) = 1 − + + ⋯ + 2𝑛 𝑥 + 𝓞(𝒙𝟐𝒏+𝟏 )
√1 + 𝑥 2 𝑘=0 2 (𝑘!) 2 8 2 (𝑛!)2
𝑛𝑥𝑘 𝑥2 𝑥𝑛
−ln(1 − 𝑥) ∑ = 𝑥 + + ⋯+ 𝑛+1
𝑘=1 𝑘 2 𝑛
𝑘 2
𝑛
𝑘
𝑥 𝑥 𝑛
𝑥𝑛
ln(1 + 𝑥) ∑ (−1) = 𝑥 − + ⋯ + (−1) 𝑛+1
𝑘=1 𝑘 2 𝑛

𝑥 2𝑘+1
𝑛 𝑥3 𝑥 2𝑛+1
Argth(x) ∑ = 𝑥 + + ⋯+ 2𝑛 + 3
𝑘=0 2𝑘 + 1 3 2𝑛 + 1
2𝑘+1 3
𝑛
𝑘
𝑥 𝑥 𝑛
𝑥 2𝑛+1
Arctan(𝑥) ∑ (−1) = 𝑥 − + ⋯ + (−1) 2𝑛 + 3
𝑘=0 2𝑘 + 1 3 2𝑛 + 1

𝑥3 2𝑥 5 17𝑥 7
tan(x) 𝑥+ + + + 𝓞(𝒙𝟗 )
3 15 315
3 5
𝑥 2𝑥 17𝑥 7
th(𝑥) 𝑥− + − + 𝓞(𝒙𝟗 )
3 15 315

BAKAL DANIEL 23
CHAP 5: EQUATIONS
DIFFERENTIELLES

EQUATIONS DIFFERENTIELLES
LEÇON 1 : ORDINAIRES

Objectifs spécifiques
- Résoudre une équation différentielle par la méthode de variation de constante.
- Résoudre une équation différentielle par la méthode de BERNOUILLI.

𝑰-EQUATION DIFFERENTIELLES DU 𝟏𝒆𝒓 ORDRE


1- NOTION FONDAMENTALE
On appelle équation différentielle une équation établissant une relation
entre les variables
Indépendantes, leurs fonctions et les dérivées ou différentielles de cette
fonctions.
Si l’équation est d’une seule variable, elle est dite ordinaire. En cas de
deux ou de plusieurs variables l’équation différentielle ou dérivée
partielle.
On appelle l’ordre d’une équation l’ordre de la dérivée la plus élevée
contenue dans cette équation.
Exemple
1. 𝑥 2 𝑦 ′ + 5xy=x² : équation différentielle du premier ordre
𝑑2 𝑦 𝑑𝑦
2. − 4𝑥𝑦 =𝑥 est une équation de second ordre.
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥
3. 𝑦′3 + 𝑦 𝑦 = 𝑥 est une équation de troisième ordre.
′′ ′′′

4. 𝐹 (𝑥, 𝑦, 𝑦 ′ , 𝑦 ′′ ) = 0 est le type général d’équation du deuxième ordre.


𝜕𝑧 𝜕𝑧
𝑥² + 𝑦²𝜕𝑦 =0est une équation différentielle aux dérivées partielles du
𝜕𝑥
premier ordre.
On appelle solution d’une équation différentielle une fonction
différentiable y=𝜑(𝑥) qui substitué à la fonction inconnue transforme cette
équation en une identité.

BAKAL DANIEL 24
On appelle solution générale d’une équation différentielle de premier
ordre y’=f(x,y) dans un domaine donné une fonction y=𝜑(𝑥, 𝑐) qui jouit des
propriétés suivantes :
1. Elle représente une équation donnée quelques soient les valeurs de la
constante ajoutée c appartenant à un certain ensemble.
2. Pour toute solution initiale y(𝑥0 )=𝑦0 tels que (𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ 𝐷. Il ny’a qu’une
unique valeur c=𝒄𝟎 pour laquelle la solution y =𝜑(𝑥, 𝒄𝟎 )satisfait les
conditions données.

y =𝜑(𝑥, 𝒄𝟎 ) est appelé solution particulière et le problème qui se pose est le


problème de Cauchy .la recherche de solution d’une équation différentielle
est appelé intégration de cette équation différentielle.
2 - EQUATION A VARIABLE SEPARABLE
Une équation de la forme 𝑓1 (𝑥)𝜑1 (𝑦)𝑑𝑥 + 𝑓2 (𝑥)𝜑2 (𝑦)dy se rapporte aux
équadif à variable séparable.si aucune des fonctions
𝑓1 (𝑥), 𝜑1 (𝑦), 𝑓2 (𝑥), 𝜑2 (𝑦)n’est identiquement nulle en divisant l’équation
𝑓1 (𝑥) 𝜑 (𝑦)
initiale par 𝜑1 (𝑦)𝑓2 (𝑥) on obtient 𝑑𝑥 + 2 𝑑𝑦 = 0 et on integre
𝑓2 (𝑥) 𝜑1 (𝑦)
𝑓1 (𝑥) 𝜑2 (𝑦)
∫ 𝑓 (𝑥) 𝑑𝑥 + ∫ 𝜑 𝑑𝑦 = 𝑐
2 1 (𝑦)

𝑦
Exemple : intégrer l’équation y’cosx = y(0) =1
ln 𝑦

Solution :
𝑑𝑦 𝑦
cos 𝑥 =
𝑑𝑥 ln 𝑦
𝑦
cos 𝑥𝑑𝑦 = 𝑑𝑥
ln 𝑦
1 𝑙𝑛𝑦
∫ 𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑦
𝑐𝑜𝑠𝑥 𝑦
1 1 𝑡𝑎𝑛𝑥
1 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑡𝑎𝑛𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑥 2 + 𝑐𝑜𝑠𝑥
=
𝑐𝑜𝑠𝑥 1 + 𝑡𝑎𝑛𝑥 1
+ 𝑡𝑎𝑛𝑥
𝑐𝑜𝑠𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑥
1 𝑑𝑢 1 𝑡𝑎𝑛𝑥
Posons 𝑢 = + 𝑡𝑎𝑛𝑥 alors = +
𝑐𝑜𝑠𝑥 𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑥 2 𝑐𝑜𝑠𝑥

𝑢′ 1
D’où on a : donc la primitive est : 𝑙𝑛 | + 𝑡𝑎𝑛𝑥|
𝑢 𝑐𝑜𝑠𝑥

Exercice : terminer l’exercice.

BAKAL DANIEL 25
3- EQUATION LINEAIRE DU PREMIER ORDRE
Une équation de la forme y’+p(x)y =Q(x) (1) est dite linéaire
Si Q(x) ≠ 0 l’équation est appelée équation linéaire
Si Q(x) = 0 on dit que l’équation est homogène
Pour résoudre (1) on résous d’abord l’équation homogène qui est
y’+p(x)y =0 (2)
La résolution de (2)se fait par séparation de variables.
𝑑𝑦
On a :y’+p(x)y =0, dy + p(x)y dx soit + 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 = 0
𝑦

𝑑𝑦
∫ = − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 soit ln y= − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 +ln c
𝑦

𝑦 = 𝑐𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥
Pour trouver la solution générale de (1),on va utiliser la méthode de la
variation de la constante c.à.d. on suppose que la solution générale de (1) est
de la forme y =c(x)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 (3), où c est une cste variable à déterminer .
RESOLUTION
(3) est solution de (1) c.à.d.y’ =c’(x)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 − 𝑝(𝑥)𝑐(𝑥)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 (4)

(3) et (4) dans (1) c’(x)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 − 𝑝(𝑥)𝑐 (𝑥)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 +


p(x)c(x)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 =Q(x)

c’(x)𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 =Q(x)


𝑑𝑐
c’(x)=𝑄(𝑥)𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 soit = 𝑄(𝑥)𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 soit
𝑑𝑥
∫ 𝑑𝑐 = ∫ 𝑄(𝑥)𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑥

c=∫ 𝑄(𝑥)𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑥 + 𝑘

la solution de(1) y =∫(𝑸(𝒙)𝒆∫ 𝒑(𝒙)𝒅𝒙 𝒅𝒙 + 𝒌)𝒆− ∫ 𝒑(𝒙)𝒅𝒙


LA METHODE DE BERNOUILLI
Soit l’équation :y’ +p(x)y=Q(x) (1)
Cette méthode suppose que qu’une solution de (1) est de la forme y =uv où u
et v sont deux fonctions inconnues, soit u soit v est solution de l’équation
homogène.
On a :y =uv (a) , y’ =u’v+uv’ (b)
(a) Et (b) dans (1) donne
U’v +v’u +p(x)uv=Q(x)
BAKAL DANIEL 26
u’v +u(p(x) v + v’) =Q(x)
𝑣′
* + 𝑝 (𝑥 ) = 0
𝑣
V=𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥
*u’v =Q(x)
𝑄(𝑥)
u’ = =Q(x) 𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥
𝑣
𝑑𝑢
= Q(x) 𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥
𝑑𝑥
du = Q(x) 𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑥
∫ 𝑑𝑢=∫ Q(x) 𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑢 = ∫ Q(x) 𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑥 + 𝑘

𝑦 = 𝑢𝑣 = (∫ Q(x) 𝑒 ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑥 + 𝑘) 𝑒 − ∫ 𝑝(𝑥)𝑑𝑥


𝑒𝑥𝑝. Integrer les fonctions suivantes
(1)y’cos²x + y =tan x y(0) =0 ;
(2)y’ –y th x =ch²x
𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒅𝒆𝒍′ 𝒆𝒒𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒉𝒐𝒎𝒐𝒈𝒆𝒏𝒆
y’cos²x +y =0
𝑑𝑦
𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 = −𝑦
𝑑𝑥
𝑑𝑦𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 = −𝑦𝑑𝑥
1 1
∫ 𝑑𝑦 + ∫ 𝑑𝑥 = ln 𝑐
𝑦 𝑐𝑜𝑠²𝑥
1
ln y-ln c =− ∫ 𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠²𝑥
𝑦
ln = −𝑡𝑎𝑛𝑥
𝑐
𝑦
= 𝑒 − tan 𝑥
𝑐
𝑦 = 𝑐𝑒 − tan 𝑥 (a)
𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑠𝑜𝑛𝑠𝑦 = 𝑐(𝑥)𝑒 − tan 𝑥 est solution de (1) c.a.d.
1
y’ =c’(x) 𝑒 − tan 𝑥 − 𝑐(𝑥) 𝑒 − tan 𝑥 (b)
𝑐𝑜𝑠²𝑥
(a) et (b) dans (1)
1
(c’(x) 𝑒 − tan 𝑥 − 𝑐(𝑥) 𝑒 − tan 𝑥 )cos ²𝑥+𝑐𝑒 − tan 𝑥 =tan x
𝑐𝑜𝑠²𝑥
(c’(x) 𝑒 − tan 𝑥 cos ²𝑥 − 𝑐 (𝑥)𝑒 − tan 𝑥 + 𝑐 (𝑥)𝑒 − tan 𝑥 = tan 𝑥
(c’(x) 𝑒 − tan 𝑥 cos ²𝑥 = tan 𝑥
tan 𝑥 tan 𝑥
C’(x) = 𝑒
cos ²𝑥
𝑑𝑐(𝑥) 𝑡𝑎𝑛𝑥 𝑡𝑎𝑛𝑥
= 𝑒
𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑠²𝑥
tan 𝑥 tan 𝑥
dc(x)= 𝑒 𝑑𝑥
cos ²𝑥
tan 𝑥
∫ 𝑑(𝑐 (𝑥)) = ∫ cos ²𝑥 𝑒 tan 𝑥 𝑑𝑥

BAKAL DANIEL 27
tan 𝑥
C(x) =∫ 𝑒 tan 𝑥 𝑑𝑥 + 𝑘
cos ²𝑥
tan 𝑥 tan 𝑥 1
∫ 𝑒 𝑑𝑥 + 𝑘 = [𝑒 𝑡𝑎𝑛𝑥 . tan 𝑥 ] − ∫ 𝑒 tan 𝑥 𝑑𝑥
cos ²𝑥 𝑐𝑜𝑠²𝑥
1
C(x) =tanx𝑒 tan 𝑥 − ∫ 𝑒 tan 𝑥 𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠²𝑥
= tanx𝑒 tan 𝑥 − 𝑒 tan 𝑥 +k
C(x) =𝑒 tan 𝑥 (𝑡𝑎𝑛𝑥 − 1) + 𝑘
Y =[𝒆𝐭𝐚𝐧 𝒙 (𝒕𝒂𝒏𝒙 − 𝟏) + 𝒌]. 𝒆−𝐭𝐚𝐧 𝒙
2- y’-ytanx =ch²x

Exercices
Résoudre les équations suivantes :
E1 :3y’ +2y=7;
E2 :y’-2y=(x+1)𝑒 2𝑥
E3 :y’+2Y=cos x

BAKAL DANIEL 28
EQUATIONS DIFFERENTIELLES A
LEÇON 2 : COEFFICIENTS CONSTANTS

Objectifs spécifiques
- Résoudre une équation différentielle du 1er ou du 2nd ordre
- Appliquer la résolution d’une équation différentielle en physique ou en biologie
I- Définition
On appelle équation différentielle, toute équation qui fait intervenir une fonction
(inconnue), au moins une de ses dérivées successives qui est la variable.
II- Equation différentielle du type 𝒇′ + 𝒂𝒇 = 𝟎
2.1- Définition
Ce sont des équations différentielles linéaires du 1er ordre à coefficient constant sans 2nd
membre.
Ex : 𝑦 ′ − 2𝑦 = 0 ; 𝜃 ′ + 3𝜃 = 0

2.2- Résolution
Les solutions de l’équation 𝑓 ′ + 𝑎𝑓 = 0 (aЄR ) sont les fonctions de la forme
fk(x) = k e-ax (k Є R)
Ex : 𝑓 ′ − 3𝑓 = 0 a pour solutions fk(x) = k e3x (k Є R)
Remarque : parmi les solutions de l’équation y’+ay=0, il existe une et une seule qui
vérifie la condition f(x0)=y0(x0 Є R, y0 Є R)
III-Equations différentielles du type 𝒇′′ + 𝒂𝒇′ + 𝒃𝒇 = 𝟎(aЄ R, bЄ R)
3.1- Définition
Ce sont des équations différentielles linéaires du 2nd ordre à coefficients constants sans
2nd membre
Ex :𝑓 ′′ + 3𝑓 ′ + 2𝑓 = 0

3.2- Equation caractéristique d’une équation différentielle du 2nd ordre


L’équation caractéristique de l’équation différentielle 𝑓 ′′ + 𝑎𝑓 ′ + 𝑏𝑓 = 0 est l’équation
du second degrér² + a r + b = 0 où r est l’inconnue.

3.3- Principes de résolution


BAKAL DANIEL 29
Si l’équation caractéristique Alors les solutions de l’équation
différentielle 𝑓 ′′ + 𝑎𝑓 ′ + 𝑏𝑓 =
𝑟² + 𝑎𝑟 + 𝑏 = 0 admet
0 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟 :
2 solutions distinctes réelles r1 et r2 fAB : 𝑥 ↦ 𝐴er1x + B er2x (Aet B Є R)
1 solution double réelle ro fAB: 𝑥 ↦(Ax+ B)erx (AЄ R) et (B Є R)
2 solutions complexes conjuguées D fAB : 𝑥 ↦ eαx(A cos βx + Bsin βx)(A Є R et
B Є R)
r1= 𝛼 + 𝑖𝛽 et r2= 𝛼 − 𝑖𝛽

Exercices d’application: Résoudre les équations différentielles suivantes


1) 𝑦 ′′ + 3𝑦 ′ − 4𝑦 = 0
2) 𝜃̈+ 4𝜃̇ + 4θ = 0
3) 𝑓 ′′ − 3𝑓′ + 4𝑓 = 0

3.4- Propriété
Il existe une et une seule solution de l’équation 𝑓 ′′ + 𝑎𝑓 ′ + 𝑏𝑓 = 0 satisfaisant aux
conditions f(x0) =y0 et f(t0) = k0
Exemple : Déterminons la solution de𝜃̈ + 4𝜃̇ + 4𝜃 = 0 telle que 𝜃(0) = 1et 𝜃̇(0) = 2

θ(0) = 1 b=1
𝜃̇(0) = 2 a=4 D’où θ(t) = e-2t (4t + 1)

IV- RESOLUTION DES EQUATIONS DIFFERENTIELLES avec 2nd membre


4.1- Forme générale
Ce sont des équations différentielles du type𝑓 ′ + 𝑎𝑓 = 𝜑 (1er ordre) et 𝑓 ′′ + 𝑎𝑓 ′ + 𝑓 =
𝜑(2nd ordre) où 𝛿est une fonction connue (a Є R et b Є R).
4.2- Résolution
4.2.1- Cas de l’équation 𝑓 ′ + 𝑎𝑓 = 𝜑 (E)
* On cherche une solution particulière g en utilisant les indications données.
* On recherche ensuite les autres solutions
Si f est une solution de (E), alors comme g est aussi une solution de (E), on a :
𝑓 ′ + 𝑎𝑓 = 𝑔′ + 𝑎𝑔 = 𝜑
⇒ (𝑓 ′ − 𝑔′ ) + 𝑎(𝑓 − 𝑔) = 0
⇒ (𝑓 − 𝑔)′ + 𝑎(𝑓 − 𝑔) = 0

BAKAL DANIEL 30
Donc f-g est aussi une solution de l’équation différentielle sans second membre 𝑓 ′ +
𝑎𝑓 = 0
Ex : Résoudre l’équation différentielle (E) : 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 5𝑦 = 𝑥. On déterminera une
solution particulière de la forme y(x)= a x + b.

EXERCICE :
1-a) Résoudre l’équation 4𝑦 ′ + 𝑦 = 0
b) Déterminer la solution 𝜑 telle que 𝜑(4) = 𝑒
2- Résoudre l’équation 4𝑦 ′′ + 9𝑦 = 0
3
Déterminer la solution particulière f vérifiant f(0)=√3 et 𝑓 ′ (0) = 4
3- résoudre l’équation 𝑦 ′ + 2𝑦 = sin 2𝑥
On cherchera une solution particulière de la forme 𝑦 = 𝐴 𝑐𝑜𝑠2𝑥 + 𝐵 sin 2𝑥

BAKAL DANIEL 31

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