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Stabilité 1

Le chapitre 5 présente des définitions essentielles pour l'étude de la stabilité des réseaux électriques, y compris des concepts tels que la constante d'inertie, l'angle interne, et la stabilité dynamique. Il aborde également les caractéristiques des réseaux électriques, les grandeurs électriques, la disposition spatiale, et la qualité de l'énergie électrique. Enfin, il décrit le comportement des réseaux lors de perturbations et les différents types de charges et de machines qui influencent la stabilité.

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Stabilité 1

Le chapitre 5 présente des définitions essentielles pour l'étude de la stabilité des réseaux électriques, y compris des concepts tels que la constante d'inertie, l'angle interne, et la stabilité dynamique. Il aborde également les caractéristiques des réseaux électriques, les grandeurs électriques, la disposition spatiale, et la qualité de l'énergie électrique. Enfin, il décrit le comportement des réseaux lors de perturbations et les différents types de charges et de machines qui influencent la stabilité.

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Chapitre 5 : Définitions pour l’étude de stabilité des réseaux électriques (Partie 1)

1- Définitions

H : Constante d’inertie, homogène à un temps, qui caractérise la sensibilité de la vitesse d’une


machine à des variations de la puissance électrique.

Noter : L’importance de l’inertie des masses tournantes (moteur plus machine entraînée)

é𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑐𝑖𝑛é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑛𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒


caractérisée par sa constante d’inertie H qui exprime la sensibilité de la vitesse de la machine à des

𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 é𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑛𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒


variations de tension ou de charge : H
=

Angle interne () : Angle entre le vecteur représentant la tension d’alimentation d’une machine et le
vecteur représentant sa force électromotrice.

Distance électrique : Impédance de liaison. Deux liaisons électriques de même longueur pourront
avoir des distances électriques très différentes.

Flux de charge (load flow) : Bilan des puissances actives et réactives échangées sur les liaisons d’un
réseau.

Plan de tension : Ensemble des procédures automatiques et manuelles prévues pour maintenir le
réseau dans les plages de tension de fonctionnement qui lui sont assignées.

Puissance synchronisante : Caractérise le point de fonctionnement d’un générateur : Rapport entre


variation de puissance fournie et variation d’angle interne. Plus il est faible, plus on risque une perte
de synchronisme en survitesse.

Réactance transitoire : Impédance d’une machine intervenant dans la première seconde suivant une
perturbation.

Réactance subtransitoire : Impédance d’une machine intervenant dans les 100 premières
millisecondes suivant une perturbation.

Redondances : Utilisé dans un contexte technique, perd son sens courant de « superflu ». Il s’agit de
la mise en place de plus d’une voie pour accomplir une fonction, en vue de s’affranchir des pannes
et/ou de permettre la maintenance en fonctionnement sans rupture de service.

Réglage primaire, secondaire : Pour une régulation d’alternateur, se dit des caractéristiques
fréquence/puissance active ou tension/puissance réactive (voir statisme) et de la correction
(secondaire) qui est apportée.

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Chapitre 5 : Définitions pour l’étude de stabilité des réseaux électriques (Partie 1)

Stabilité dynamique : Comportement des réseaux soumis à des perturbations : causes, conséquences
(instabilités) et remèdes.

Statisme, droite de statisme : La droite de statisme caractérise le réglage primaire de la régulation


d’un générateur : fréquence en fonction de la puissance active ou tension fonction de la puissance
réactive.

Les réseaux électriques : L’ensemble production, acheminement, utilisation constitue un système


complexe appelé réseau électrique qui doit être stable. Un réseau électrique peut être de petite
puissance ou très puissant (à l’échelle d’un pays). Dans tous les cas, ses caractéristiques s’expriment
en termes de :
- grandeurs électriques,
- disposition spatiale,
- données temporelles.

2- Grandeurs électriques :

- La fréquence : 50 ou 60 Hz selon les pays.


- La tension de quelques centaines de volts à quelques centaines de kV.
- La puissance active est produite par les alternateurs à partir d’énergie thermique ou
mécanique, et consommée également sous forme thermique ou mécanique par les
récepteurs,
- La puissance réactive est produite ou consommée dans tous les éléments du réseau.

3- Disposition spatiale :

La structure topologique est à échelle :


- des continents,
- des pays, des régions,
- des sites industriels (centaines de mètres à dizaines de kilomètres),
- des bâtiments du tertiaire.

Dans les deux premiers cas il y a trois niveaux dans l'acheminement d'énergie :
- le transport,
- la répartition,
- la distribution.

4- Données temporelles :

Les variations de l'équilibre entre l’offre et la demande énergétiques entraînent des perturbations
des grandeurs électriques que sont la fréquence et la tension que l'on doit maintenir dans des
fourchettes acceptables.

5- La qualité de l’énergie électrique

Un réseau électrique a en général une stabilité globale qui se manifeste par un équilibre à grande
échelle dans le temps et dans l’espace de l’ensemble du système production/transport/
consommation. Mais une analyse plus fine révèle qu’en réalité, il y a en permanence et en tous lieux
des événements provoquant des fluctuations qui seront compensées, sauf catastrophes.

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Chapitre 5 : Définitions pour l’étude de stabilité des réseaux électriques (Partie 1)

Ainsi la notion de qualité de l’électricité apparaît sous l’aspect de (fig.1 ) :

- La continuité de fourniture : c’est la disponibilité de l’énergie électrique en un endroit donné ;


- La forme de l’onde de tension (fréquence, amplitude, durée) ;
- phénomènes à haute fréquence (kHz à MHz) : surtensions à fronts raides dues à la foudre ou à
certaines manœuvres (ex. sectionneurs, interrupteurs, certains disjoncteurs),
- phénomènes à basse fréquence (50 Hz à kHz) : surtensions de manœuvre, harmoniques,
- phénomènes autour de la fréquence industrielle (0 à 100 Hz) : fluctuations rapides (20 ms à 1
s) ou lentes (supérieures à la seconde) telles que déséquilibre, creux de tension dus à la mise
en service de fortes charges ou à un court-circuit dans la distribution.

La variation de fréquence peut résulter :


- d’un court-circuit proche d’une source,
- d’une très grosse variation de puissance de la source,
- du passage sur une source de remplacement ou de secours.

Dans ce cadre, la stabilité dynamique étudie l’évolution de la fréquence, de la tension et de la


puissance suite à des perturbations importantes.

a) Amplitude
Surtension
Tension Chute de Creux de Manque de Surélévation de
tension tension tension tension

1,1 Un

Un

0,9 Un

b) Durée
Longues
Sub-transitoires Transitoires Brèves

Temps

0 0,1s 1s 1min
Fig 1 : Perturbation de tension dans les réseaux électriques

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Chapitre 5 : Définitions pour l’étude de stabilité des réseaux électriques (Partie 1)

6- La stabilité des réseaux

Elle est caractérisée par les fluctuations de puissances transitées dans le réseau et se mesure par les
variations dans le temps des tensions et fréquences associées. Il faut distinguer :
- La stabilité en régime statique : le réseau a un comportement stable, c’est-à-dire que, soumis
à de petites perturbations, il revient à son point de fonctionnement initial ceci avec
d’éventuelles oscillations amorties jusqu’au retour à l’équilibre.
- La stabilité en régime transitoire : lorsque l’on passe d’un état stable statique à un autre, suite
à une perturbation durable voulue ou non, ce changement d’équilibre s’accompagne d’un
régime variable oscillatoire amorti considéré comme acceptable eu égard à des fourchettes
prédéfinies de U, f, t.
- L’instabilité en régime transitoire est observée lorsque, suite à une perturbation importante,
le régime oscillatoire est divergent. Il induit une perte d’alimentation ou un nouvel état stable
inacceptable (ex : moteur qui « rampe »).
- La stabilité en régime dynamique : le réseau est apte à éviter tout régime oscillatoire
divergent et à revenir à un état stable acceptable. Ceci inclut l’intervention éventuelle des
protections et automatismes divers fonction des perturbations envisagées. Les études de
stabilité dynamique consistent à :
- envisager les principaux scénarios critiques tels que court-circuit, perte d’énergie mécanique,
perte de source électrique, variation de charge, contraintes de process,
- prédire le comportement du réseau face à ces perturbations,
- préconiser les mesures à prendre en exploitation, telles que type de protection, réglage de
relais, délestages, configurations… pour éviter les modes de fonctionnement indésirables.

7- Les réseaux industriels

Quelques caractéristiques propres aux réseaux électriques industriels peuvent être citées :
- étendue géographique des sites jusqu’à plusieurs dizaines d’hectares,
- longueur des connexions, lignes et câbles, jusqu’à plusieurs kilomètres pour les différents
niveaux de tension,
- sources d’énergie ; distributeurs extérieurs, auto production (réseau isolé) et solutions mixtes,
- tensions : plusieurs niveaux dans une gamme allant de 380 V à 90 kV ou même plus,
- puissances : 250 kVA à 100 MVA ou plus,
- charges : présence très importante des moteurs asynchrones ; noter aussi des charges
spéciales liées au process (par exemple électrolyse, fours...),
- complexité de l’architecture du réseau qui doit pouvoir alimenter des consommateurs
prioritaires, avoir des redondances d’alimentation, et être reconfigurable,
- constantes de temps de stabilité : typiquement de une à dix secondes.

8- Comportement d’un réseau électrique

Le comportement d’un réseau électrique lors de phénomènes transitoires dépend du comportement de


chacun de ses constituants. Ceux-ci, partant d’un état stable, vont influer sur le comportement
transitoire de l’ensemble. Ils vont se trouver, en fin de perturbation, soit dans le même état stable
qu’avant la perturbation, soit dans un autre état stable, soit dans un état instable, ce qui en général
entraîne la perte d’un ou plusieurs constituants par activation des protections. Il importe donc de
connaître le comportement de chacun d’eux pour pouvoir déterminer le comportement de
l’ensemble du réseau électrique considéré.

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Chapitre 5 : Définitions pour l’étude de stabilité des réseaux électriques (Partie 1)

10 Charges passives :

Ce sont des consommateurs tels que l’éclairage, le chauffage dont les lois de variation électrique sont

] . Pn ; avec  et  caractéristiques de la charge.


𝑉
∝ ] . Pn , Q =
[
𝑉
β
du type : P =
𝑉
𝑉𝑛 [ 𝑛

11- Charges « électronique de puissance » :

Un grand nombre de récepteurs : cuves à électrolyse, moteurs à vitesse variable, chauffage à


gradateur, etc., entrent dans cette famille de charges. A cela, peut se rajouter une sensibilité aux
variations de fréquence, donc ces appareils font partie des récepteurs sensibles aux problèmes de
stabilité des grandeurs électriques. Il en est de même pour les matériels informatiques.

12- Transformateurs et liaisons :

Les transformateurs, les lignes et les câbles qui assurent le transit de l’énergie électrique entre
sources et charges, sont caractérisés par leurs impédances qui créent des chutes de tension et des
pertes d’énergie active, fonction du courant qui les traverse. Leur importance est déterminante en
régime transitoire :
- les forts courants d’appel provoquent des baisses de tension parfois critiques,
- l’impédance qu’ils induisent entre sources synchrones (appelée « distance électrique »)peut
être à l’origine d’oscillations de grande durée.

13- Machines asynchrones :

Par leur présence majoritaire dans les réseaux industriels (jusqu’à 80 % de la puissance consommée
dans certaines installations), les moteurs asynchrones ont un rôle prépondérant dans les
phénomènes de stabilité.

14- Machines synchrones

Les machines synchrones sont fréquentes dans les réseaux industriels. Elles peuvent être installées
pour les besoins suivants :
- récupération de l’énergie d’un processus exothermique ou cogénération,
- besoin d’une source électrique complémentaire pour :
o contrat Effacement Jours de Pointe (EJP),
o secours,
o pointes,
o compensation d’énergie réactive.
Elles jouent un rôle prédominant dans les phénomènes de stabilité des réseaux.

15- Les régulations :

Elles ont pour but de permettre un fonctionnement correct :


- stabilité de l’amplitude de la tension,
- stabilité de la fréquence du réseau lors de variations de la charge ou de la puissance
entraînante.
- Répartition des puissances électriques active et réactive.
- Régulation fréquence/puissance active.

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