Main
Main
Invariants
Julien Picaud
Automatique
Les Systèmes Linéaires, Continus et Invariants
M. Julien Picaud
Professeur Agrégé de Sciences Industrielles de l’Ingénieur
Table des matières
3
TABLE DES MATIÈRES
4
TABLE DES MATIÈRES
5
TABLE DES MATIÈRES
6
TABLE DES MATIÈRES
7
TABLE DES MATIÈRES
8
Chapitre 1
Pour étudier le comportement dynamique d’un système, il n’est pas toujours simple de traduire sous
forme d’équations les lois de la physique qui régissent son comportement. Il est souvent plus efficace
de le soumettre à des signaux tests et d’observer sa sortie.
De plus, la définition des critères de performances se fait majoritairement à partir de ces signaux.
On se propose ici de présenter les signaux les plus couramment utilisés.
Remarque
Pour les temps négatifs, les signaux seront toujours considérés à valeur nulle.
9
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
L’impulsion de Dirac (Figure 1.2) est une entrée qui modélise une excitation du système sur un
temps extrêmement court, au regard du temps d’observation, mais suffisamment significatif pour que
les effets puissent être observables.
Exemple: coup de marteau sur une plaque métallique, frappe piquée sur une corde de piano...
Mathématiquement, l’impulsion de Dirac n’est pas une fonction mais une distribution, définie
comme nulle pour tout temps différent de zéro et telle que l’intégrale sur R vaut 1.
L’impulsion de Dirac peut néanmoins être considérée comme la limite d’un créneau d(t) de largeur
1
ε et de hauteur quand ε tend vers zéro.
ε
10
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
d(t) δ(t)
1/ε
ε→0
temps t temps t
0 ε
Cette fonction respecte le principe de causalité, c’est-à-dire qu’elle est nulle pour les temps négatifs.
En effet, l’ensemble des paramètres est supposé être au repos dans les temps négatifs.
Cette fonction modélise un signal qui passe de la valeur nulle à la valeur 1 très rapidement et qui
reste ensuite constant égal à 1.
Attention
Ne pas confondre la notation u(t) avec la notion de tension électrique !
2π
T =
u(t) r(t) s(t) ω
1
temps t
1
temps t temps t
1
(a) Échelon unitaire (b) Rampe unitaire (c) Sinus causal
11
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
r(t) = t u(t)
Exemple: Cette fonction modélise par exemple un déplacement imposé à vitesse constante.
s(t) = sin(ωt)u(t)
ω= 2π
T est appelée pulsation du sinus et T période.
Remarque
Toute fonction mathématique simple, nulle pour les temps négatifs, peut s’écrire à l’aide d’un échelon
unitaire.
Cette fonction caractérise une consigne oscillant à une fréquence précise. Elle présente surtout un
intérêt théorique, qui sera développé dans le chapitre 2 concernant l’analyse fréquentielle des SLCI.
Tout signal affine par morceaux peut s’écrire comme la somme de signaux élémentaires en utilisant
des fonctions échelon et rampe, éventuellement retardées. Ces signaux composés sont souvent utilisés
pour la commande des systèmes.
Exemple: consigne de vitesse de déplacement d’un ascenseur
V (t)
V0 V0
T 2T
= +
T t T t t
−V0
où u(t − T ) est la fonction échelon retardée d’un temps T (la fonction passe à 1 à t = T ).
12
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Rappel
• L’équation d’une droite dans le plan est usuellement définie par : y = ax + b avec a : coefficient
directeur de la droite et b : ordonnée à l’origine
• Une expression plus intéressante (car adaptée à tous les cas) est celle utilisant les valeurs en deux
points quelconques : y = a(x − x1 ) + y1 avec : (x1 , y1 ) et (x2 , y2 ) les coordonnées de deux points
quelconques de la droite :
y2 − y1
a= ⇒ coefficient directeur de la droite
x2 − x1
1.2.1 Rappel
On choisit de représenter un système ou sous-système sous la forme d’un bloc pour lequel les entrées
(ou causes) du système sont situées à gauche et les sorties (effets) sont situées à droite. L’intérieur du
bloc contient une description du système étudié en terme de comportement.
On ne s’intéresse ici qu’aux systèmes mono-variables, c’est à dire aux systèmes qui ne possèdent
qu’une seule entrée et qu’une seule sortie.
e1 (t) s1 (t)
... SLCI ... e1 (t) SLCI s1 (t)
en (t) sn (t)
Système multi-variable Système mono-variable
13
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Principe de Proportionnalité
Principe de Superposition
Système Système
P P
ei (t) si (t) e(t) = i ei (t) s(t) = i si (t)
En étudiant les réponses du système pour des entrées simples (comme les signaux tests), et en
utilisant les propriétés de linéarité (proportionnalité et superposition), il est alors possible d’obtenir la
réponse du système à des signaux plus complexes.
Remarque
• En relevant la valeur asymptotique de la sortie (régime établi ou permanent) pour différentes
entrées échelon, on peut obtenir la caractéristique du système : sortie=f(entrée). Dans le cas
d’un système linéaire, cette courbe est une droite de pente K appelé gain du système.
• La réponse d’un système linéaire en régime établi est de même nature que l’entrée.
s Entrée
Pente K = gain du système
Sortie
t
Attention
Ne pas confondre la caractéristique d’un système s = f (e) avec la courbe s(t) qui représente l’évolu-
tion temporelle de la sortie et qui est très souvent non-linéaire.
14
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Non-linéarités
La plupart des systèmes physiques ne sont pas linéaires sur toute la totalité de leur domaine
d’utilisation. Ci-après, quelques exemples de non-linéarités couramment rencontrés avec leur courbe
caractéristique S = f (E) associée.
Courbe e
caractéristique
e e
Butée mécanique, Jeux mécaniques,
Frottement dans un
Exemple alimentation, moteur matériaux (élastomères),
moteur
électrique... cycles magnétiques,
Cependant, lorsque le système est utilisé dans une zone réduite du domaine d’application, il est
possible de « linéariser » la réponse du système dans cette zone (Figure 1.7) autour d’un point de
fonctionnement de la caractéristique entrée/sortie. Il s’agit souvent en pratique d’une approximation
par la tangente au point de fonctionnement, appelée « linéaire tangente ». Le système est alors dit
linéarisé.
s s point de fonctionnement
zone d’approximation
linéaire
e e
Figure 1.7 – Linéarisation d’un système non linéaire au voisinage d’un point
La plupart des systèmes physiques, d’un point de vue macroscopique, sont continus. Dans les sys-
tèmes de commande modernes, l’information est traitée, le plus souvent, par des systèmes informatiques
ce qui nécessite un échantillonnage des signaux. On parle dans ce cas de systèmes échantillonnés ou
discrets.
Lorsqu’un signal continu est numérisé pour être traité par un micro-contrôleur il subit deux discré-
tisations :
• Un échantillonnage en temps (Figure 1.8b) : la valeur du signal est prélevée tous les pas de temps
(elle est considérée comme constante au cours du pas de temps par le système de commande).
• Une quantification : la mesure est mémorisée de façon discrète dans le contrôleur. L’intervalle de
mesure est décomposé en N pas de mesure, la valeur retenue étant le pas le plus proche de la
valeur mesurée (Figure 1.8c).
15
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Très souvent, la période d’échantillonnage est très inférieure au temps de réponse du système (5 µs)
pour l’échantillonnage contre quelques millisecondes pour le processus), si bien qu’il est alors possible
d’assimiler le comportement à celui d’un système continu.
Si une même entrée se produit à deux instants distincts (t1 et t2 = t1 + τ ), alors les deux sorties
temporelles (s1 (t) et s2 (t)) seront identiques (voir Figure 1.9).
s1 (t) s2 (t) = s1 (t − τ )
temps t temps t
t1 t2 = t1 + τ
Pour les systèmes automatisés réels, on se ramène au cas des SLCI en faisant des hypothèses
simplificatrices. La comparaison du modèle avec la réalité permettra de valider ou non les hypothèses
proposées et d’affiner celui-ci si nécessaire.
Pour modéliser un SLCI, il est nécessaire de déterminer une équation reliant l’entrée e(t) (ou
les entrées) et la sortie s(t). Dans tout ce paragraphe, l’entrée e et la sortie s sont quelconques :
elles peuvent être des tensions, des vitesses, des positions, des forces. Elles ne sont pas non plus
nécessairement de même dimension.
Définition
Sous les hypothèses de continuité, de linéarité et d’invariance dans le temps, la relation de com-
portement d’un système peut se mettre sous la forme d’une équation différentielle linéaire à
coefficients constants. Cette propriété sera à la base des développements ultérieurs.
16
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
L’objectif de la partie qui suit est d’étudier plusieurs modèles très fréquemment rencontrés et d’en
découvrir les caractéristiques. Ces modèles simples pourront ainsi être employés comme modèles de
comportement.
La grande majorité des systèmes peuvent être modélisés par une constante, c’est à dire une relation
de proportionnalité directe entre l’entrée et la sortie :
s(t) = Ke(t)
Remarque
Dans ce type de système, l’entrée et la sortie peuvent être inversées, il n’y a pas de notion de causalité.
On peut ainsi modéliser par une constante la majorité des composants (Figure 1.10) :
• ceux qui transmettent l’énergie sans changer sa nature : les transmetteurs (réducteur à roue et
vis sans fin, à engrenages, système vis-écrou...),
• les composants qui distribuent l’énergie : préactionneurs (variateur),
• les capteurs (potentiomètre, génératrice tachymétrique...).
vitesse vitesse
allongement force d’entrée de sortie angle tension
Ressort Réducteur Potentiomètre
La relation reliant la force exercée sur le ressort F(t) (sortie) à l’allongement ∆x (entrée) est donnée
par la relation : F = k∆x où k est la raideur du ressort.
Ainsi le gain K du système est alors égal à k.
Exemple: Gain d’un réducteur de vitesse à engrenages
17
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Une relation fondamentale lors de la modélisation des systèmes mécaniques est la relation permet-
tant de passer de la vitesse v(t) à la position x(t) (ou de l’accélération a(t) à la vitesse v(t)) :
dx(t)
v(t) = = ẋ(t)
dt
Z t
Ainsi la position x(t) est donnée par la relation : x(t) = v(τ )dτ
0
La Figure 1.11 donne la réponse temporelle à une entrée en échelon et en rampe. En supposant
que les conditions initiales sont nulles, quand la vitesse est constante, la position est une droite et
quand la vitesse est une droite, la position est une parabole. On notera que pour t ≤ 0, la position est
nulle.
t2
x(t) = v0 tu(t) x(t) = v0 u(t)
2
temps t temps t
(a) Vitesse en échelon (b) Vitesse en rampe
Figure 1.11 – Réponse temporelle de la position pour une entrée en vitesse donnée
iL
• relation entre la température et la puissance fournie par un radiateur dans une pièce sans perte :
dT (t) U (t)2
C = Precue (t) (avec C la capacité thermique de la pièce, avec Precue (t) = où U est
dt R
la tension d’alimentation du radiateur, R la résistance du radiateur).
18
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Remarque
Même si on parle de relation intégrale, on utilise souvent la forme dérivée entre les paramètres afin
de faire apparaître des équations différentielles.
ds(t)
τ + s(t) = Ke(t)
dt
avec :
• τ la constante de temps du système (unité : seconde)
• K le gain du système (unité : [s]/[e]).
Pour s’immerger ou remonter à la surface, les sous-marins utilisent des ballasts qui peuvent être
plus ou moins remplis d’eau ou d’air. La poussée d’archimède est alors modifiée et permet de ne plus
s’opposer au poids du sous-marin et ainsi gérer le déplacement vertical du sous-marin.
dv(t)
m = −f v(t) + P a(t) − mg
dt
m dv(t) P (t)
+ v(t) =
f dt f
m 1
Nous pouvons ainsi définir la constante de temps du système τ = et le gain K = .
f f
19
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Le comportement d’une pièce chauffée dont les murs sont mal isolés peut être décrit par les équations
suivantes :
dT (t)
• équation de la chaleur du système pièce : C = Precue (t) − Pperdue (t)
dt
U (t)2
• puissance fournie par le radiateur : Precue (t) =
R
• pertes de puissance à travers les murs : Pperdue (t) = h (T (t) − Text (t))
En combinant ces équations pour ne faire apparaître que la température de la pièce T et les
grandeurs externes au système (température extérieure Text et puissance reçue dépendant de la tension
de commande des radiateurs U (t)), on obtient la relation :
dT (t)
C = Precue (t) − h (T (t) − Text (t))
dt
soit :
dT (t)
C + hT (t) = Precue (t) + hText (t)
dt
Ainsi on trouve également une équation différentielle du premier ordre, de constante de temps
τ = C/h. Sachant qu’il y a deux entrées et que l’équation est linéaire, on étudiera par superposition
la réponse à l’entrée U (t) d’une part puis à l’entrée Text d’autre part.
• une solution particulière sp (t) qui caractérise le comportement du système pendant le régime
permanent ou établi et qui est de la même forme que l’entrée du système ;
• une solution de l’équation différentielle sans second membre (équation homogène) sg (t) qui cor-
respond au comportement du système pendant le régime transitoire.
Remarque
On ajoute l’échelon u(t) à la fin de l’équation de manière à avoir une solution nulle pour les
temps négatifs.
20
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
2. Solution particulière
On cherche sp sous la même forme que le second membre, c’est-à-dire, sp (t) = Bu(t).
On injecte cette solution dans l’équation différentielle : 0 + Bu(t) = Ke0 u(t)
D’où sp = Ke0 u(t)
Remarque
La dérivée de l’échelon est nulle car l’échelon est constant par morceaux.
3. Solution générale
t
La solution de l’équation différentielle est donc s(t) = Ae− τ + Ke0 u(t) avec A ∈ R.
4. Détermination de la constante A.
On suppose que la sortie est nulle à t = 0+ , ainsi on a s(0+ ) = 0 = A + Ke0 d’où A = −Ke0 .
réponse s(t)
valeur finale : Ke0
95% de la valeur finale
4
3
2
1
temps t
0
0 τ 5 t5% = 3τ 15
0,63s∞
• Pour t = 3τ , s(3τ ) ≈ 0,95s∞ , on a donc t5% = 3τ .
t
• La réponse indicielle ne présente pas d’oscillations. En effet, s0 (t) = Ke0 −τ
τ e u(t) > 0, ∀t
donc s(t) est strictement croissante.
• La pente de la tangente à l’origine est non nulle et vaut s0 (0) = Ke τ
0
• Plus τ est élevée, plus le système est lent (voir Figure 1.14).
21
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Figure 1.14 – Influence des paramètres du modèle du 1er ordre sur la réponse indicielle
Identification de modèle
22
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Soit la courbe de réponse en boucle ouverte mesurée d’un axe de robot (Figure 1.15). La tension
de consigne est un échelon d’amplitude 21 V. La courbe suivante indique la mesure de la vitesse de
rotation du moteur obtenue, en rad.s−1 .
300
200
100
temps t (ms)
0
0 100 200 300 400
Elle peut donc raisonnablement être assimilée à la réponse d’un système du premier ordre de
constante de temps τm et de gain Km .
La valeur finale mesurée sur la courbe est de 310 rad.s1 . La consigne étant de 21 V, le gain du
moteur est Km = 310
21 = 14,8 rad.s .V .
−1 −1
300 300
200 200
100 100
temps t (ms) temps t (ms)
0 0
0 100 200 300 400 0 100 200 300 400
(a) Identification par les trois méthodes (b) Comparaison courbes expérimentale et théorique
23
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Le modèle du second ordre est couramment rencontré . Il est aussi utilisé pour améliorer les modèles
du premier ordre (prise en compte de frottements visqueux par exemple...)
Équation différentielle
On s’intéresse ici au mouvement d’une roue par rapport au châssis d’un quad. Cette roue est reliée
au châssis par l’intermédiaire d’un amortisseur et d’un ressort montés en parallèle. Ce système peut
être modélisé par une masse (modèle du véhicule) reliée en série à un ressort et un amortisseur montés
en parallèle. On note f (t) la force exercée sur la masse m et y(t) la position de cette masse par rapport
à la position d’équilibre.
m
m
f(t)
k y(t)
En appliquant le Principe Fondamental de la Dynamique (2e loi de Newton) sur la masse m soumise
à l’action du ressort (−ky(t)), de l’amortisseur (−µẏ(t)) et à la force f (t), on obtient l’équation :
1 m 2ξ µ 1
En posant = , = et K = , l’équation correspond à celle d’un système du second ordre
ω02 k ω0 k k
de la forme :
1 2ξ
ÿ(t) + ẏ(t) + y(t) = Kf (t)
ω02 ω0
24
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Pour résoudre le problème, on applique la même démarche que pour l’équation du premier ordre.
On recherche une solution particulière et les solutions de l’équation homogène.
1. Solution particulière
On cherche sp sous la même forme que celle du le second membre, c’est-à-dire, sp (t) = Bu(t).
On injecte cette solution dans l’équation différentielle : 0 + 0 + Bu(t) = Ku(t)
D’où sp = Ke0 u(t)
1 2ξ
2. Solution de l’équation homogène 2 s̈(t) + ṡ(t) + s(t) = 0
ω0 ω0
En choisissant des solutions sous la forme sg (t) = Aert u(t), on montre que le polynôme caracté-
1 2ξ
ristique associé à cette équation est : P (r) = 2 r2 + r + 1.
ω0 ω0
En fonction des valeurs de ξ ≥ 0, les racines de ce polynôme sont réelles ou complexes (le
4
discriminant vaut ∆ = 2 ξ 2 − 1 ). Trois cas sont donc possibles :
ω0
• amortissement faible ξ < 1 : deux pôles complexes conjugués ;
• amortissement critique ξ = 1 : un pôle réel double ;
• amortissement fort ξ > 1 : deux pôles réels distincts.
Comme précédemment, on fait l’hypothèse que les conditions initiales sont nulles : s(0+ ) = 0 et
= 0. Ainsi, dans tous les cas :
ṡ(0+ )
• La pente à l’origine (tangente à l’origine) est nulle (c’est une caractéristique de la réponse indicielle
d’un système d’ordre supérieur à 1).
• La valeur asymptotique est égale à s∞ = Ke0 (comme pour un premier ordre)
1
−t/T1 −t/T2
s(t) = Ke0 1 − T1 e − T2 e u(t)
T1 − T2
25
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
temps t temps t
(a) Régime apériodique ξ = 2 et ω0 = 4 rad.s−1 (b) Régime critique : ξ = 1 et ω0 = 4 rad.s−1
Figure 1.18 – Réponse indicielle d’un système du deuxième ordre de fort amortissement et d’amor-
tissement au régime critique (ξ = 1)
p !
1 − ξ2
En posant ϕ = arctan ou bien sin(ϕ) = 1 − ξ 2 et cos(ϕ) = ξ, la relation devient :
p
ξ
" #
1 −ξω0 t
p
2
s(t) = Ke0 1 − p e sin ω0 1 − ξ t + ϕ u(t)
1 − ξ2
D1 Ta
D3
Ke0
D4
D2 valeur finale de s(t)
temps t
0 t1 t2 t3 t4 t5 t6 t7 t8 t9
Figure 1.19 – Réponse indicielle pour un système du deuxième ordre de faible amortissement.
26
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
La Figure 1.20 montre l’influence de l’amortissement et de la pulsation propre en fixant les autres
paramètres.
2 2
1 1
ξ croissant
ξ=1 temps t temps t
0 0
0 1 2 3 4 5 6 0 1 2 3 4 5 6
(a) Influence de l’amortissement ξ (b) Influence de la pulsation propre ω0
Figure 1.20 – Influence des paramètres caractéristiques d’un système du deuxième ordre d’une réponse
indicielle (e0 = 1)
100 1
D1%
Temps de réponse réduit t5% .ω0
D2%
Dépassement relatif Dn%
D3%
10 0,1
1 0,01
0,1 1 10 0,01 0,1 1
Amortissement ξ Amortissement ξ
(a) Abaque du temps de réponse réduit (b) Abaque des dépassements relatifs d’un deuxième
ordre en fonction de l’amortissement ξ
Figure 1.21 – Abaques du temps de réponse réduit (en ordonnée Treduit = t5% ω0 ) et des dépassements
relatifs.
27
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Identification de modèle
Dans la même démarche de modélisation comportementale que celle développée pour un premier
ordre, si la réponse mesurée expérimentalement présente une tangente à l’origine nulle et des dépas-
sements, le modèle du premier ordre ne peut plus convenir et il devient raisonnable de modéliser le
comportement du système par une fonction de transfert du 2e ordre.
Soit la courbe de réponse en boucle ouverte mesurée sur un axe linéaire asservi en position. La
consigne est un échelon d’amplitude 5 mm. La courbe suivante montre le déplacement de l’axe en mm
en fonction du temps.
La courbe de réponse du bras de robot présente
déplacement de l’axe (mm)
les caractéristiques suivantes :
• la pente de la tangente à l’origine est nulle ; 7
• la courbe converge vers une valeur constante ; 6
• il y a des oscillations. 5
4
Elle peut donc raisonnablement être assimilée à 3
la réponse d’un système du deuxième ordre en ré- 2
1 temps t (ms)
gime pseudo-périodique. Le comportement global de 0
l’axe linéaire peut donc être modélisé par une équa- 0 100 200 300 400 500 600 700
tion différentielle du second ordre de gain Kr , de
pulsation propre ωr et d’amortissement ξr .
La valeur finale mesurée sur la courbe est de 5 mm. La consigne étant de 5 mm, le gain du robot
est Kr = 55 = 1 (Figure 1.22a).
Le premier dépassement atteint la valeur 7,3, soit en pourcentage (7,3 − 5)/5 = 46 %. La courbe
des dépassements relatifs (Figure 1.28b) permet de lire que l’amortissement ξr = 0,25. Le second
dépassement est 3,58, soit (5−3,58)/5 = 28,4 %. L’amortissement vaut alors ξr = 0,21. L’amortissement
vaut en moyenne ξr = 0,23.
Le temps de réponse à 5 % est de 350 ms. L’abaque du temps de réponse réduit (Figure 1.28a)
permet de lire que le temps de réponse réduit t5% .ωr = 10, soit ωr = 28,6 rad.s−1 . Le temps du premier
28
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
dépassement est 135 ms, donc ωr = 28,6 rad.s−1 . Le temps du second dépassement est 255 ms, donc
ωr = 25,3 rad.s−1 . La pulsation propre vaut en moyenne ωr = 26 rad.s−1 .
En conclusion, le robot est modélisable par une équation différentielle d’ordre 2 de gain Kr = 1, de
pulsation propre ωr = 26 rad.s−1 et d’amortissement ξr = 0,23.
Le tracé de la réponse théorique est superposé à la mesure expérimentale Figure 1.22b.
Le moteur à courant continu est un exemple de composant pour lequel différentes modélisations
peuvent être adoptées en fonction de la finesse nécessaire. Étant donné que ce constituant est la base
de tous les principes de motorisation et que la très grande majorité des systèmes automatisés utilisent
des moteurs, il est important de détailler son principe et sa modélisation.
rotor stator
29
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
um Cm = Kc i Cr
L
J
f
e = Ke ωm
où R est la résistance du bobinage d’induit, L est l’inductance du bobinage d’induit, Um est la tension
aux bornes de la machine à courant continu, i est l’intensité du courant absorbé par la machine, E est
la force contre-électromotrice due à la rotation, J est l’inertie mécanique à vaincre par la machine, f
est le frottement visqueux, Cm est le couple électro-magnétique exercé par le stator sur le rotor, Cr est
le couple résistant en sortie, ωm est la vitesse angulaire de rotation, et Ke et Kc sont les constantes de
couplage électro-magnétique (Kc = Ke généralement).
Modélisations
• Si L est négligée (ce qui revient à dire que l’établissement du régime permanent dans le circuit
électrique est bien plus rapide que l’établissement du régime permanent mécanique), on obtient,
en combinant les équations ensemble :
R dωm (t)
um (t) = kωm (t) + J (Équa. diff. d’ordre 1)
k dt
• Si L n’est pas négligée, on obtient la relation suivante :
2
R dωm (t) L d ωm (t)
um (t) = kωm (t) + J + J (Équa. diff. d’ordre 2)
k dt k dt2
• D’autre part, si l’on souhaite obtenir l’angle de rotation θm en sortie du moteur telle que ωm =
dθm (t)
, on obtient :
dt
2 3
dθm (t) R d θm (t) L d θm (t)
um (t) = k + J + J (Équa. diff. d’ordre 3)
dt k dt2 k dt3
On constate que l’ordre de l’équation différentielle d’un système dépend du choix de l’entrée et de la
sortie mais également de la finesse de la modélisation adoptée. Tout n’est que question de compromis,
c’est la comparaison entre le modèle et des résultats expérimentaux qui validera les choix adoptés.
30
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
1.3.6 Bilan
Modélisation d’un système complexe
On constate qu’il est relativement simple de modéliser chaque constituant par une équation diffé-
rentielle. Si un système complexe peut être décomposé en sous-systèmes modélisables par des équations
différentielles, il suffira de combiner ces équations pour obtenir une équation globale caractérisant le
comportement du système complexe.
Exemple: Asservissement de vitesse d’un bras robotisé
L’asservissement étudié dans le chapitre précédent est décrit par le schéma-bloc suivant :
Ωc (p) Uc (p) ε(p) Ucom (p) Umot (p) Ωmot (p) Ω(p)
Ka + C(p) Kv Hmot (p) Kr
−
Um (p)
Kt
Le moteur est modélisé par une équation différentielle du premier ordre de constante de temps τm
dωm (t)
et de gain Km : τm + ωm (t) = Km umot (t)
dt
Les correcteur, variateur, réducteur, capteur et adaptateur sont modélisés respectivement par des
gains purs C, Kv , Kr , Kc et Kc .
dω(t)
On a donc : ω(t) = Kr ωm (t) soit τm + ω(t) = Km Kr umot (t)
dt
Or umot (t) = Kv ucom (t) = Kv Cε(t) = Kv C(uc (t) − um (t)) = KvCKc (ωc (t) − ω(t))
dω(t)
Ainsi τm + ω(t) = Km Kr KvCKc (ωc (t) − ω(t))
dt
L’équation différentielle globale régissant l’asservissement est :
dω(t)
τm + (1 + Km Kr KvCKc ) ω(t) = Km Kr KvCKc ωc (t)
dt
τm dω(t) Km Kr KvCKc
+ ω(t) = ωc (t)
1 + Km Kr KvCKc dt 1 + Km Kr KvCKc
On retrouve une équation différentielle du premier ordre. Connaissant la réponse d’un système du
premier ordre à une consigne en échelon, on pourra en déduire le comportement de l’asservissement de
vitesse du bras si on demande en consigne un échelon de vitesse.
Améliorations
L’outil informatique de type schéma-bloc acausal permet de complexifier les modèles utilisés (aug-
mentation du nombre de paramètres, du nombre d’équations, prise en compte des non-linéarités,...).
C’est l’ordinateur qui combine et résout les équations.
Dans une logique de conception, il est nécessaire de traiter différemment ces équations différentielles,
notamment pour pouvoir spécifier plus facilement la commande d’un système automatisé.
Plusieurs outils sont disponibles, dont notamment :
• la transformation de Laplace, qui sera utilisée dans le prochain chapitre,
• la représentation d’état.
31
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
A + B + Ke0 = 0
système à deux équations :
Ar1 + Br2 = 0
Ke0 1 Ke0 1
D’où A = p × p et B = p × p .
2 ξ2 − 1 ξ + ξ2 − 1 2 ξ 2 − 1 −ξ + ξ 2 − 1
" √ √ !#
2 2
1 e−ω0 (ξ+ ξ −1)t e−ω0 (ξ− ξ −1)t
Finalement, s(t) = Ke0 1 + p p − p u(t).
2 ξ2 − 1 ξ + ξ2 − 1 ξ − ξ2 − 1
En posant T1 = 1√
et T2 = 1√
, on retombe sur les résultats du cours.
ξω0 +ω0 ξ 2 −1 ξω0 −ω0 ξ 2 −1
32
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
La solution générale est donc de la forme sg (t) = Aer1 t u(t) + Ber2 t u(t).
La solution complète est de la forme s(t) = Aer1 t + Ber2 t + Ke0 u(t).
(
A + B + Ke0 = 0
Sous les conditions initiales nulles, on doit résoudre : d’où :
Ar1 + Br2 = 0
p p
Ke 1 Ke0 (−jξ − 1 − ξ 2 ) Ke0 1 Ke0 (jξ − 1 − ξ 2 )
A= p 0 × p = p et B = p × p = p
2j 1 − ξ 2 ξ + j 1 − ξ 2 2 1 − ξ2 2j 1 − ξ 2 −ξ + j 1 − ξ 2 2 1 − ξ2
Finalement :
√ √
" #
1 p 2
p 2
s(t) = Ke0 1 + p (−jξ − 1 − ξ 2 )e−(ξω0 +jω0 1−ξ )t + (jξ − 1 − ξ 2 )e(−ξω0 +jω0 1−ξ )t u(t)
2 1 − ξ2
En développant les exponentielles et en regroupant les parties imaginaires et réelles, on obtient :
√ √ √ √
" !#
−ξω t jξ
jω 1−ξ 2t −jω ( 1−ξ 2t
1
jω ( 1−ξ 2t −jω 1−ξ 2t
s(t) = Ke0 1 + e 0 p e 0 −e 0 − e 0 +e 0 u(t)
2 1 − ξ2 2
En transformant le terme j en −1/j, on observe les formes exponentielles d’un cosinus et d’un
sinus :
" !#
p ξ p
s(t) = Ke0 1 − e−ξω0 t cos(ω0 1 − ξ 2 t) + p sin(ω0 1 − ξ 2 t) u(t).
1 − ξ2
1.4.4 Synthèse
kπ
Temps du k e dépassement tk = p
ω0 1 − ξ 2
ξkπ
−p
Amplitude du k e dépassement 1 − ξ2
Dk = Ke0 e
− 1
Amortissement en fonction de Dk
2 2 2
ξ = 1 + lnk 2.πD
k
Pseudo-pulsation
p
ωa = ω0 1 − ξ2
2π 2π
Pseudo-période Ta = = p
ωa ω0 1 − ξ 2
33
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Exercices
Mise en situation
Problème technique
Le scoot-élec de Peugeot a les mêmes performances qu’un scooter thermique 50 cm3 . En usage
urbain, il offre de nombreux avantages et peu d’inconvénients. Il s’intègre facilement dans le trafic, la
puissance progressive de son moteur permet une conduite souple et fluide. Son entretien est réduit et
sa consommation très économique. L’engin, silencieux et propre, est nerveux, véloce, et maniable. Le
schéma de la figure ci-dessous montre les différents éléments du scooter.
Électronique de
commande et de
puissance
Poignée
accélératrice
Le cahier des charges partiels de la page suivante spécifie les principales performances annoncées
par le constructeur.
Objectif
L’objectif du TD est de justifier le choix de la motorisation vis-à-vis du cahier des charges en utilisant
un modèle de connaissance.
Modélisation du Scoot-élec
Schéma fonctionnel
La structure de commande du scooter électrique est simple à mettre en place à partir des compo-
sants définis sur l’image précédente. On note l’angle de consigne α(t) donné au niveau de la poignée
accélératrice et v(t) la vitesse de déplacement du scooter (déplacement en translation). On note pert(t)
les perturbations qui peuvent modifier la vitesse du scooter (elles sont ramenées au niveau du moteur).
Question 1 Établir le schéma-bloc fonctionnel du scoot-élec en vous servant des indications précé-
dentes.
34
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Modèle du réducteur
Le réducteur est constitué d’un ensemble poulies / courroie et d’un engrenage cylindrique.
Les poulies possèdent respectivement Zp1 = 67 dents et Zm = 34 dents. Un roue dentée de Zp2 =
13 dents est solidaire de la poulie intermédiaire (67 dents). La roue dentée de 13 dents engrène avec
une roue dentée de Zr = 47 dents solidaire de la roue du scooter.
On note ωm (t) la vitesse angulaire du moteur, ωr (t) la vitesse angulaire de la roue et ωp (t) la vitesse
angulaire de la poulie intermédiaire.
Question 3 Déterminer la constante k telle que ωr (t) = kωm (t) en fonction de Zp1 , Zp2 , Zm et Zr .
Vérifier que k = 0,14.
35
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Roue dentée 13
dents
Roue dentée 47
dents
Poulie 34
dents
Courroie
crantée
Poulie 67
dents
v(t)
Question 4 Sachant que celle-ci ne dérape pas, en déduire le rapport .
ωr (t)
Modélisation dynamique
R ke kc L Jeq
0,02 Ω 0,038 V.s 0,038 N.m.A−1 1 · 10−5 H 0,18 kg.m2
di(t)
On suppose que Cr (t) = 0 et que compte tenu de la valeur de L, on néglige le terme L .
dt
Question 5 Combiner les équations précédentes et les mettre sous la forme d’une équation différen-
tielle du premier ordre. Calculer les valeurs du gain Km et de la constante de temps τm .
Question 6 En combinant les relations obtenues aux différentes questions, montrer que la vitesse
v(t) est solution d’une équation différentielle du premier ordre de gain K = 0,15 m.s−1 /° et de constante
de temps τ = 2,5 s.
36
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
On cherche dans un premier temps à vérifier que le moteur retenu permet d’atteindre la vitesse
maximale à plat définie dans le cahier des charges. On applique pour cela en entrée un échelon d’angle
de 90° (on accélère à fond très rapidement !).
Question 7 Vérifier la performance de vitesse maximale définie dans le cahier des charges. Pour
cela, on analysera l’équation différentielle en régime permanent (ou établi).
Critère d’accélération
On suppose que la vitesse du scooter est constante et égale à la vitesse maximale définie dans le
cahier des charges.
Question 9 Tracer l’évolution de la vitesse en fonction du temps pour une consigne d’angle de 90°.
En combien de temps peut-on considérer que la vitesse maximale est atteinte à 5% près ?
Question 10 Conclure sur l’hypothèse de vitesse constante. Quelles autres hypothèses du modèle
mis en place doit-on remettre en cause pour se rapprocher de la réalité.
Remarque
les développements que l’on fera par la suite permettront d’affiner les modèles et ainsi justifier au
mieux le cahier des charges.
37
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Mise en situation
Problème technique
Les avions de ligne modernes sont largement automatisés : un avion est capable de décoller, atterrir
et effectuer son vol de croisière de façon automatique. Le pilote automatique est même obligatoire en
croisière sur les itinéraires très fréquentés, où l’avion doit impérativement rester dans un intervalle
d’altitude étroit et à l’atterrissage en cas de faible visibilité.
Tous les paramètres de vol peuvent être asservis, comme le cap, l’altitude, la vitesse, etc. L’exercice
s’intéresse à l’asservissement d’altitude de l’A380 en vol de croisière. L’avion présente une envergure de
80 m permettant de soulever les 550 tonnes de l’appareil en charge. Le contrôle de l’altitude s’effectue
par les gouvernes de profondeur inclinant l’avion et conduisant à une augmentation ou une diminution
de la portance aérodynamique des ailes.
Objectif
L’objectif du TD est de justifier le choix d’une structure d’asservissement pour le maintien d’altitude
autour d’une position donnée.
Modélisation
38
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Équations simplifiées
On étudie les variations d’altitude autour d’une position d’équilibre particulière de l’avion (appelée
point de fonctionnement), pour laquelle l’incidence notée i0 est telle que la force de portance Fp
compense exactement le poids de l’avion.
On note ∆Fp (t) et ∆i(t) les petites variations de Fp (t) et i(t) autour du point de fonctionnement.
On pose également z(t) = z0 + ∆z(t) avec z0 l’altitude d’équilibre constante en l’absence de force Fv
et ∆z(t) la petite variation autour de ce point de fonctionnement.
Question 4 Proposer une équation différentielle dite linéarisée faisant intervenir ∆z(t) et ∆i(t).
On suppose Fv nulle.
Question 5 Utiliser les informations données dans la modélisation pour déterminer une équation
différentielle du second ordre donnant l’évolution de ∆z(t) en fonction de la consigne ∆zc = zc .
Question 6 Donner les expressions des constantes caractéristiques de cette équation, pulsation
propre non amortie ω0 , coefficient d’amortissement ξ et gain K.
39
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
100 1
D1%
Temps de réponse réduit t5% .ω0
D2%
Dépassement relatif Dn% D3%
10 0,1
1 0,01
0,1 1 10 0,01 0,1 1
Amortissement ξ Amortissement ξ
(a) Abaque du temps de réponse réduit (b) Abaque des dépassements relatifs d’un deuxième
ordre en fonction de l’amortissement ξ
Figure 1.28 – Abaques du temps de réponse réduit (en ordonnée Treduit = t5% ω0 ) et des dépassements
relatifs
40
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Solutions
Question 1
pert(t)
α(t) um (t) ωm (t) ωr (t) v(t)
Poignée carte commande moteur réducteur roue
Question 2
En supposant que le comportement est linéaire, comme on a u(t) = 18 V quand α(t) = 90°, on déduit :
18 18
u(t) = α(t) ⇒ K1 = ≈ 0,2 V/°
90 90
Question 3
ωp Zm
Le rapport de réduction du système poulie courroie est telle que : = .
ωm Zp1
ωr Zp2
De même, pour l’engrenage, on a = .
ωp Zr
ωr (t) Zm Zp2 13 34
D’où k = = × = ⇒ k = 0, 14 .
ωm (t) Zp1 Zr 47 67
Question 4
Si on suppose que la roue ne glisse pas sur le sol, alors en notant x(t) le déplacement du scooter et θr (t) l’angle
de rotation de la roue, on a la relation : x(t) = RR θr (t) (avec θr en radian).
v(t)
En dérivant cette relation, on obtient : v(t) = ẋ(t) = RR θr (t) = RR ωr (t) ⇒ = RR
ωr (t)
Question 5
u(t) e(t) u(t) ke
On combine les équations et on obtient : Cm (t) = kc i(t) = kc − = kc − ωm (t)
R R R R
En réinjectant cette expression dans l’équation mécanique, on obtient alors, après manipulations cosmétiques... :
Jeq R dωm (t) 1
+ ωm (t) = u(t)
kc ke dt ke
1 Jeq R
Alors : Km = ≈ 26,32 V−1 .s−1 et τm = ≈ 2,49 s
ke kc ke
Question 6
Jeq R dv(t) kK1 RR
On a : v(t) = kRR ω(t) et u(t) = K1 α(t) d’où : + v(t) = α(t)
kc ke dt ke
kK1 RR
Avec : K= = kK1 Km RR ⇒ K = 0, 14 × 0, 2 × 26, 32 × 0, 21 ≈ 0,15 m.s−1 /°
ke
41
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Question 7
dv(t)
En régime établi : = 0 d’où : v(t) = Ku(t) = KK1 α(t) avec α(t) = 90°
dt
D’où : v(t) = 0, 77 × 0, 2 × 90 × 3, 6 = 49,9 km/h
Question 8
x(t)
100
t
0 t100
Question 9
h t
i
Solution de l’équation différentielle : v(t) = Ku0 1 − exp− τ u(t)
Question 10 La durée du régime transitoire est de l’ordre de 7,5 s, on ne peut donc pas raisonnablement
considérer que la vitesse est constante.
On pourrait aussi remettre en cause les hypothèses suivantes :
• échelon d’entrée
• roulement sans glissement
• Cr nul
42
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Question 1
La consigne est variable donc le système est suiveur .
Question 2
Perturbation Fv
Question 3
Autour d’une position d’équilibre pour laquelle z̈(t) = ż(t) = 0 : Fp (t) = P = mg = 5,5 · 106 N
Graphiquement, on relève que pour cette valeur : i = 5°
Fp2 − Fp1
On calcule alors la pente de la tangente à la courbe au point de fonctionnement : Kp =
i2 − i1
(5, 5 − 2,5 · 106 )
Soit : Kp = = 0,6 · 106 N/°
5
Question 4
On pose : z(t) = z0 + ∆z(t) et Fp (t) = Fp0 + ∆Fp (t)
d2 (z0 + ∆z(t)) d(z0 + ∆z(t))
On reprend l’équadiff de l’énoncé : m = Fp0 + ∆Fp (t) − Fv (t) − P − f
dt2 dt
Or, à l’équilibre : Fp0 − P = 0 et ∆Fp (t) = Kp ∆i(t) ⇒ m∆z̈(t) + f ∆ż(t) = Kp ∆i(t) − Fv (t)
Question 5
On reprend l’équadiff précédente, avec Fv = 0 et ∆i(t) = Kg ∆α(t) = Kg Kc ∆ε(t) = Kg Kc (∆zc (t) − ∆z(t))
Pour simplifier les expressions, on pose : Z = ∆z(t) et Zc = ∆zc (t)
m f
On a alors : mZ̈ = Kp Kg Kc (Zc − Z) − f Ż ⇒ Z̈ + Ż + Z = Zc
Kp Kg Kc Kp Kg Kc
Question 6
r
Kp Kg Kc 2ξ f f
ω0 = = ⇒ ξ= p K=1
m ω0 Kp Kg Kc 2 mKp Kg Kc
Question 7
Sur la Figure 1.27, on relève : t5% = 110 s et D1 = 0, 25
43
CHAPITRE 1. MODÉLISATION DES SLCI
Question 8
Sur la Figure 1.28b, on lit, pour D1 = 0, 25 : ξ = 0, 4
f2 (2 · 104 )2
D’où : Kc = 2
= = 0,95 · 10−3 °/m
4mKp Kg ξ 4 × 55 · 10 × 0,6 · 106 × 2 × 0, 42
3
44
Chapitre 2
Le signal d’entrée d’un système est rarement un signal simple (de type échelon ou rampe). La
théorie développée par Fourier permet de considérer que tout signal (périodique ou non) résulte de la
sommation, souvent infinie, d’un ensemble de composantes sinusoïdales de fréquences et d’amplitudes
différentes.
2 2 2
1 1 1
0 t 0 t 0 t
0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4
-1 -1 -1
-2 -2 -2
La réponse d’un système à un signal quelconque doit donc pouvoir se déduire de l’ensemble de ses
réponses à des signaux sinusoïdaux répartis dans une plage de fréquence adaptée.
45
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
2.1.2 Réponse à une entrée sinusoïdale : exemple d’un système du 1er ordre
K
Soit un système du 1er ordre représenté par sa fonction de transfert H(p) = que l’on soumet
1 + τp
E0 ω
à une entrée de la forme e(t) = E0 sin (ωt)u(t), de transformée de Laplace 2 .
p + ω2
2
K E0 ω A Bp + C KE0 τ ω ω − τ ωp
On a alors : S(p) = H(p)E(p) = = + = 2 2 + 2
1 + τ p p2 + ω 2 1 + τ p p2 + ω 2 τ ω + 1 1 + τp p + ω2
Par application de la transformée inverse de Laplace, il vient :
KE0 h −t/τ
i
s(t) = τ ωe + sin ωt − τ ω cos ωt
τ 2ω2 + 1
τω 1
On pose alors sin ϕ = − √ et cos ϕ = √ .
1 + τ 2ω2 1 + τ 2ω2
τω sin(ωt + ϕ)
On obtient donc s(t) = KE0 2 2 e −t/τ + √ .
τ ω +1 1 + τ 2ω2
La solution s’écrit sous la forme de la somme d’une exponentielle amortie (régime transitoire) et
d’un sinus (régime permanent). Le régime transitoire durera plus ou moins longtemps en fonction
de la valeur de la constante de temps du système τ et de la pulsation d’excitation ω.
La réponse d’un SLCI stable est schématisée sur la Figure 2.2 et représentée sur la Figure 2.3.
E0
e(t)
S0 s(t)
46
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Remarque
2π
Relation entre fréquence f [Hz], pulsation ω [rad/s] et période T [s] : ω = 2πf =
T
Figure 2.4 – Réponse expérimentale du robot Maxpid soumis à une consigne sinusoïdale
Les réponses pour différentes valeurs de la pulsation ω sont dites réponses fréquentielles ou
réponses harmoniques.
√
z = a + jb = |z| ejθ = |z| (cos θ + j sin θ) avec |z| = a2 + b2
sin θ b b
tan θ = = ⇒ θ = arctan
cos θ a a
et arg z1 .arg z2 = arg z1 + arg z2
z1 .z2 = z1 z2
47
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Remarque
La fonction de transfert dans le domaine de Laplace est :
S(p) b0 + b1 p + · · · + bm pm
H (p) = =
E(p) a0 + a1 p + · · · + an pn
On remarque que la fonction de transfert harmonique est la valeur prise par la fonction de transfert
dans le cas particulier où la variable symbolique de Laplace p est un imaginaire pur : p = jω.
ϕ = arg(H (jω))
48
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Les lieux de transfert sont des représentations graphiques de la fonction de transfert H (jω).
Les systèmes étudiés s’étendent généralement sur de larges plages de fréquences (exemple, les cordes
d’un piano oscillent à des fréquences comprises entre 27,5 et 4186 Hz). Une échelle linéaire pour l’axe
des abscisses (correspondant à l’axe des pulsations ω) serait donc mal adaptée. On lui préfère une
échelle logarithmique pour représenter l’évolution de la pulsation du signal. Elle correspond au tracé
de log ω sur un axe.
L’exploitation complète de ces diagrammes nécessite une vision simultanée des deux courbes, elles
figurent donc sur un même graphique avec l’axe des abscisses en commun (Figure 2.6).
Remarque
• une octave correspond à une multiplication par 2 en pulsation ;
• une décade correspond à une multiplication par 10 en pulsation ;
• par définition, le logarithme décimal du rapport des puissances de sortie Ps et d’entrée Pe de
Ps Ps
deux signaux s’exprime en bel, log10 ou en décibel 10 log10 . Toutefois, en automatique
Pe Pe
ou en électronique, il est plus facile d’obtenir l’amplitude d’un signal que sa puissance. Or,
U2 Ps Us
par analogie électrique, P = soit 10 log10 = 20 log10 d’où le facteur 20 utilisé pour
R Pe Ue
déterminer le gain en dB.
49
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Ces tracés approchés (asymptotiques) sont obtenus en remplaçant les courbes des diagrammes de
Bode par leurs approximations asymptotiques. Ces diagrammes permettent d’apprécier globalement
le comportement du système modélisé à 10 % ou 20 % près. Compte tenu des imprécisions sur les
valeurs réelles des paramètres du modèle, une telle précision s’avère souvent suffisante (en général,
l’approximation est moins bonne pour le diagramme de phase). Les calculs des asymptotes et des
valeurs particulières se font en général pour les valeurs particulières et extrêmes de la pulsation ω par
rapport à la pulsation de coupure ω0 du système : ω ω0 , ω = ω0 et ω ω0 .
dB 30
Courbe de gain
20
10
Tracé asymptotique
0
−10
−20 rad/s
10−1 100 101 102
ω0
◦ 0
−30
Courbe de phase
−60
−90
Tracé asymptotique
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102
On utilise constamment ces propriétés car, dans la majorité des cas, la fonction de transfert étudiée
est un produit de fonctions de transfert du premier et deuxième ordre. Ces deux systèmes seront donc
étudiés en détails dans la suite de ce cours.
50
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Bande Passante
L’étude de la FTBO d’un système dans le plan de Bode permet de renseigner sur la stabilité du
système.
On définit alors, la marge de phase : Mϕ = 180° + ϕ(ω0dB ) où ω0dB est la pulsation pour laquelle
GdB (ω0dB ) = 0, et la marge de gain MG = −20 log |H(jω−180 )| où ω−180 est la pulsation pour laquelle
ϕ(ω−180 ) = −180.
Si Mϕ > 0 et MG > 0, alors le système est stable. D’autres propriétés peuvent ainsi être définies
pour étudier les performances du système.
Réponse harmonique : pour K > 0 de la fonction de transfert : H (jω) = K. Ainsi le gain est
constant et vaut 20 log(K) et la phase vaut 0°.
Le diagramme de Bode est donné sur la Figure 2.7a.
dB 20 dB 30
20
10
10
0 0
−10
−10
−20
◦ ◦ 0
90
60 −30
30 −60
0 −90
−30 −120
−60 −150
(a) Diagrammes de Bode d’un gain pur K = 7. (b) Diagrammes de Bode d’un intégrateur 20
p
Figure 2.7 – Tracés des diagrammes de Bode d’un système proportionnel et intégrateur
51
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
2.2.2 Intégrateur
K
Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un intégrateur est H(p) = . Il suffit donc
p
K
de remplacer la variable complexe p par jω, ce qui donne H (jω) = .
jω
Propriété
L’évolution du gain dans le plan de Bode est une droite de pente −20 dB/décade qui passe par :
• 20 log K en ω = 1
• 0 dB en ω = K
En effet, on obtient bien une droite car la variable étant log ω dans le diagramme semi-logarithmique,
l’équation est du type y = ax + b. Pour déterminer la valeur de a (pente), on cherche l’affaiblissement
pour deux valeurs de pulsations.
• pour ω = K, GdB = 0 (on coupe l’axe des abscisses) ;
• pour ω = 10K, GdB = −20 dB, on a bien un affaiblissement de −20 dB pour une décade.
Remarque
Une pente de −20 dB/décade est souvent notée (-1) sur le lieu de Bode.
K K
Comme H(jω) = = − j, le nombre est imaginaire pur négatif. Ainsi la phase vaut toujours
jω ω
−90° quelle que soit la fréquence.
Les diagrammes de Bode sont donnés sur la Figure 2.7b.
52
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un système du premier ordre est
K
H(p) = . Il suffit donc de remplacer la variable complexe p par jω.
1 + τp
Définition
La fonction de transfert harmonique d’un système du premier ordre est
K K
H (jω) = = ω
1 + τ jω 1+j
ω0
avec K le gain statique, τ la constante de temps et ω0 = 1/τ la pulsation de coupure ou de
brisure exprimée en [rad.s−1 ].
53
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
1 dB 3 dB
dB 0
1 dB
−10
−20
−30 rad/s
10−1 100 101 102 103
ω0 /2 ω0 2ω0
ω0 /10 ω0 /4, 8
◦ 0
−30
−60 5° maxi
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
4, 8ω0 10ω0
Figure 2.8 – Tracés réel et asymptotique des diagrammes de Bode d’un système du 1er ordre
Remarque
Le tracé réel correspond au tracé des fonctions du gain GdB (ω) = 20 log |H (jω)| et de la phase
ϕ (ω) = arg(H (jω))
Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un système du second ordre est :
K
H(p) =
2ξ p2
1+ p+ 2
ω0 ω0
54
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 30
20
10
−10
−20 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
Figure 2.9 – Identification d’un modèle de comportement d’un système du 1er ordre
Définition
La fonction de transfert harmonique d’un système du second ordre est
K
H (jω) =
ω ω2
1 + 2ξj − 2
ω0 ω0
Diagrammes asymptotiques
Remarque
Les diagrammes asymptotiques peuvent plus ou moins être précis en fonction de la valeur du coeffi-
cient d’amortissement ξ.
55
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Cas ξ > 1 :
Dans ce cas, le dénominateur de la fonction de transfert possède deux racines (ou pôles) réelles. La
fonction de transfert harmonique peut donc s’écrire :
K K
H (jω) = = = K G1 (jω) G2 (jω)
(1 + T1 jω) (1 + T2 jω) ω ω
1+j 1+j
ω1 ω2
En utilisant les propriétés des diagrammes de Bode (paragraphe 2.1.6), le tracé asymptotique, mais
aussi le tracé réel, s’obtient en ajoutant les tracés des deux systèmes du premier ordre :
1 1
G1 (jω) = ω et G2 (jω) = ω .
1+j 1+j
ω1 ω2
dB 20 1
20 log 5 G2 (jω) =
10 1 + 0.1jω
0
−10
−20
−30
1
−40 G1 (jω) = H (jω)
1 + jω
−50
−60 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0 1
G2 (jω) =
1 + 0.1jω
−30
−60
1
−90
G1 (jω) =
1 + jω
−120
−150 H (jω)
−180 rad/s
10−1 100 101 102
5
Figure 2.10 – Diagrammes de Bode pour la fonction de transfert H (jω) =
(1 + jω) (1 + 0, 1jω)
56
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Cas ξ < 1 :
Les pôles (racines du dénominateur) étant complexes, on ne peut pas se ramener à deux systèmes
du premier ordre. On utilise alors la méthode générale de recherche des asymptotes pour des valeurs
extrêmes de ω.
Courbes de gain d’un système du 2e ordre Courbes de phase d’un système du 2e ordre
Remarque
√
2 K
Pour ξ ≥ , il n’y a pas de résonance, et en ω = ω0 , GdB = 20 log .
2 2ξ
57
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
10
−10
−20
−30 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−45
−90
−135
−180 rad/s
10−1 100 101 102
Figure 2.12 – Identification d’un modèle de comportement d’un système du second ordre
b0 + b1 p + · · · + bm pm
Soit la fonction de transfert d’un système H (p) = .
a0 + a1 p + · · · + an pn
Cette fonction de transfert peut toujours se mettre sous la forme :
nj
ξ p2
p)ni 2 ωjj p
Q Q
(1 + τi 1+ + ωj2
K i j
H(p) = α Q Q n` avec ξj et ξ` ∈ [0; 1[
p (1 + τ p)nk 1 + 2 ξ` p + p2
k ω` ω`2
k `
D’après les propriétés du diagramme de Bode, il suffit de tracer les diagrammes de chaque fonc-
tion de transfert élémentaire, puis d’additionner ces diagrammes pour obtenir le diagramme de Bode
complet.
58
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
2.2.6 Méthodologie
1. on écrit la fonction de transfert en cherchant les pôles et les zéros sous forme canonique ;
2. on fait donc apparaître toutes les fonctions de transfert élémentaires (intégrateurs, premiers
ordres, seconds ordres au numérateur ou au dénominateur avec ξ < 1) ;
3. pour chaque fonction de transfert élémentaire, on cherche sa pulsation de coupure et on trace son
diagramme de Bode. On peut mettre tous les résultats dans un tableau de variation dans lequel
on note les pentes de courbes et les points caractéristiques ;
4. si l’échelle n’est pas donnée alors il faut en chercher une adéquate :
• pour les abscisses, on se placera une décade avant la plus petite pulsation de coupure et une
décade après la plus grande,
• pour les ordonnées, on cherche approximativement ou analytiquement le minimum et le
maximum à partir du tableau de variation,
5. on trace les diagrammes de Bode asymptotiques, puis on en déduit l’allure du diagramme réel
(si demandé).
59
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
H(p) = p GdB ϕ
+20 dB/dec + π2
1
0 ω 0 ω
1 GdB ϕ
H(p) =
p
1
0 ω 0 ω
− π2
−20 dB/dec
H(p) = p GdB ϕ
+20 dB/dec + π2
1
0 ω 0 ω
1 GdB ϕ
H(p) =
1 + τp
1/τ 1/τ
0 ω 0 ω
− π2
−20 dB/dec
H(p) = 1 + τ p GdB ϕ
+20 dB/dec + π2
0 ω 0 ω
1/τ 1/τ
1 ϕ
H(p) = p2
avec ξ ≤ 1 GdB
1+ 2 ωξ0 p + ω02 ω0 ω0
0 ω 0 ω
−π
−40 dB/dec
H(p) = 1 + 2 ωξ0 p + p2
avec ξ ≤ 1 GdB ϕ
ω02 +40 dB/dec +π
0 ω 0 ω
ω0 ω0
60
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
12
61
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Exercices
62
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
63
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
64
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
65
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
58(p + 1, 1)
H(p) =
p(4 + p)(p + 8)
66
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
67
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
68
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Identifier un modèle de comportement sous la forme d’une fonction de transfert dans le domaine
de Laplace à partir des réponses fréquentielles ci-dessous :
Question 1
dB 70
60
50
40
30
20
10 rad/s
100 101 102 103 104 105 106
◦ 90
60
30
0 rad/s
100 101 102 103 104 105 106
Question 2
dB 60
50
40
30
20
10
−10
−20 rad/s
101 102 103 104
◦ 0
−45
−90
−135
−180 rad/s
101 102 103 104
69
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 3
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103 104 105
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103 104 105
70
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Présentation du système
L’assiette (l’inclinaison) d’un véhicule se modifie avec sa charge, le profil de la route ou les conditions
de conduite (phase de freinage ou d’accélération). Cette modification entraîne une variation d’inclinai-
son de l’axe du faisceau lumineux produit par les phares du véhicule. Ceux-ci peuvent alors éblouir
d’autres conducteurs ou mal éclairer la chaussée.
Certaines voitures sont équipées de système de correction dynamique de portée. Ce système fait
appel à des capteurs d’assiette reliés aux essieux avant et arrière du véhicule. Les données sont traitées
électroniquement par un calculateur et transmises aux actionneurs situés derrière les projecteurs. La
position du projecteur est ajustée en maintenant un angle de faisceau optimal évitant tout éblouisse-
ment et fournissant le meilleur éclairage de la route.
Le système étudié peut être modélisé par le schéma fonctionnel à retour unitaire suivant (avec β(t)
angle de tangage souhaité du véhicule et θ(t) angle de correction de portée.
β θ
+ Correcteur Moteur Intégrateur
−
On se propose d’analyser la réponse harmonique du système et observer s’il est capable de corriger
la portée de manière dynamique. Le schéma-blocs du système est le suivant :
β(p) 4 θ(p)
+ C(p) M (p)
− p
Objectif
Les objectifs de cet exercice sont de déterminer la bande passante à 0 dB de la FTBO et de vérifier
qu’elle est supérieure à 50 rad.s−1 (critère de rapidité), d’évaluer la stabilité sur les critères de marges
de gain et de phase et de vérifier qu’ils sont supérieurs respectivement à 60 dB et 90°.
71
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 1 Mettre les fonctions de transfert M (p), C1 (p) et C2 (p) sous forme canonique.
On veut représenter la FTBO du système complet.
Question 3 Construire les tracés asymptotiques de Bode sur un même graphique des fonctions
élémentaires.
Question 4 Construire le tracé asymptotique de Bode de la FTBO, et l’allure des tracés du dia-
gramme de Bode réel.
Question 5 Évaluer la bande passante à 0 dB (ou pulsation au gain unité). Conclure quant au
respect du cahier des charges sur le critère de la rapidité.
Question 6 Évaluer les marges de gain M G et de phase M ϕ. Conclure sur la stabilité du système
en boucle fermée et quant au respect du cahier des charges sur les critères de stabilité.
72
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
73
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 80
70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180
−225
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103 104
74
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Présentation du système
Réaliser une suspension satisfaisante revient donc à isoler la caisse du véhicule en filtrant les solli-
citations vibratoires de la route.
Les paramètres caractéristiques d’une suspension automobile sont la raideur et l’amortissement.
Pour une masse de caisse donnée, une raideur faible de la suspension permet d’absorber efficace-
ment les irrégularités de la route. Cependant, pour certaines fréquences, des phénomènes de résonance
inconfortables nuisent à la tenue de route et à la stabilité du véhicule. L’amortissement permet de
contrôler ces phénomènes dès leur apparition. L’amortisseur doit « freiner » simultanément les oscil-
lations de la caisse et celles des roues afin de maintenir ces dernières au contact avec le sol sans trop
durcir la suspension.
L’entreprise Bose a proposé il y a quelques années un amortisseur actif électrique permettant
d’améliorer considérablement le confort dans un véhicule automobile (voir Figure 2.20).
Objectif
L’objectif de l’étude suivante est de montrer les problèmes liés aux suspensions classiques passives et
de déterminer un réglage possible d’une solution active.
75
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Le corps humain est organisé pour tolérer des sollicitations verticales à la fréquence de la marche. La
norme AFNOR E 90-400 propose un modèle de tolérance physiologique aux vibrations verticales. Sur
ce graphe Figure 2.14, on identifie « la zone de mal des transports » (Zone A) et « la zone d’inconfort
vibratoire » (Zone B).
Question 1 Comment se comporte le corps humain sollicité par une vibration verticale de fréquence
voisine de 1 Hz ?
Question 2 Quelle accélération verticale maximale peut supporter le corps humain, sollicité avec
une fréquence comprise entre 4 Hz et 8 Hz pendant 30 minutes, sans être incommodé ?
L’étude physiologique montre ainsi qu’il est nécessaire d’éviter les vibrations dans cette gamme de
fréquences.
76
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
3 Zone A Zone B
1 30 minutes
0,6
0,5 2 heures
0,4
0,3
8 heures
0,2
Fréquence
en Hz
0,1
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 1 2 3 4 5 6 7 8 10
d2 zv d(zv − zr )
m 2
= −k(zv − zr ) − f
dt dt
La masse du véhicule est égale à 4m = 1650 kg à vide, m étant la masse équivalente supportée par
une roue+amortisseur.
Lorsque l’on charge le véhicule à l’arrêt sur route plate (zr = 0 pour 4m = 1650 kg), les suspensions
s’écrasent d’une longueur de 15 mm pour une masse totale du véhicule de 2050 kg.
77
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Zv (p) 1 + 0,015p
Question 4 Montrer que la fonction de transfert est égale à .
Zr (p) 1 + 0,015p + 0,006 75p2
On donne sur la Figure 2.15 le diagrammes de Bode réel de cette fonction :
dB 20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
100 101 102 103
Zv (p)
Figure 2.15 – Diagramme de Bode de la fonction de transfert
Zr (p)
Question 6 Que dire de cette suspension classique vis-à-vis du confort vibratoire des passagers ?
78
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100
−110
−120 rad/s
100 101 102 103
◦ 0
−45
−90
−135
−180
−225
−270
−315
−360 rad/s
100 101 102 103
Zv (p)
Figure 2.16 – Diagramme de Bode de la fonction de transfert
Zr (p)
79
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
zv (t)
m
La principe de la suspension active est d’ajouter en parallèle
de la suspension classique un actionneur linéaire qui ajoute un
effort pour supprimer la résonance dans la zone de confort.
k F
Un accéléromètre est placé sur la caisse du véhicule, celui-
f
ci permet d’estimer l’accélération et la vitesse verticale de la
voiture. L’effort ajouté par l’actionneur est alors égal à F = zr (t)
•
−Cv żv où Cv est une constante.
Question 12 Tracer l’allure des diagrammes de Bode réels de la nouvelle fonction de transfert ainsi
corrigée et conclure sur la pertinence de la suspension active vis-à-vis de la problématique de confort
énoncée au début du sujet.
dB 20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
100 101 102 103
80
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Présentation du système
L’étude proposée concerne un manipulateur à muscles artificiels développé par des chercheurs. Ce
dernier, représenté sur la Figure 2.20, est un manipulateur à structure anthropomorphique à 7 degrés
de liberté activés par des paires de muscles artificiels montés en opposition.
Un muscle artificiel est constitué d’une vessie en caoutchouc emprisonnée dans une tresse de fils.
L’angle d’inclinaison de cette tresse permet de convertir le gonflement de la vessie, sous l’effet de la
pression qui lui est imposée, en effort de traction.
(a) Muscle rétracté (sous pression) (b) Muscle libre (sans pression)
81
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
bras
p1 muscle 1
Modulateur
U θ
de pression
commandé
en tension
p2
muscle 2
Modélisation du système
P1 (p) − P2 (p)
Le modulateur de pression est caractérisé par sa fonction de transfert HM (p) =
U (p)
La tension de commande U (p) est élaborée par un correcteur de fonction de transfert Hc (p) à partir
de l’écart ε entre l’angle de consigne Θc (p) et l’angle réel Θ(p).
Question 2 Compléter le schéma-blocs du DR1 en renseignant les fonctions de transfert des diffé-
rents blocs et en indiquant le nom des composants.
Question 5 Donner un argument qui justifie que le modulateur peut être modélisé par une fonction
KM
de transfert du premier ordre HM (p) = dans cette bande de pulsations uniquement.
1 + TM p
Question 6 Identifier les valeurs numériques de KM et TM à partir de ces diagrammes, en détaillant
la méthode d’identification et en précisant les unités.
82
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 7 Déterminer la FTBO du système et montrer qu’elle peut s’écrire sous la forme :
KBO
HBO (p) =
p2
ξ
(1 + TM p) 1 + 2 p + 2
ω0 ω0
Question 9 Tracer les diagrammes asymptotiques de Bode dans le cas où K = 1 sur le DR3.
Question 10 Donner l’allure des courbes réelles sur le DR3. On utilisera le tableau 2.1 qui fournit
les valeurs exactes du gain et de la phase pour différentes pulsations, de façon à être précis dans le
tracé réel.
83
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Pour analyser la stabilité du système, on regarde dans un premier temps si le gain en décibel GdB
est négatif pour une phase de −180°. On en déduit alors la marge de gain MG = 0 − GdB .
Question 13 Donner graphiquement la valeur de K que l’on doit prendre pour que le système soit
correctement réglé (phase de −135° pour la pulsation de coupure).
On cherche maintenant à vérifier quelle est la précision du système en fonction de la valeur de K.
On applique un échelon de consigne θc (t) = θ0 u(t) avec θ0 = 1 rad.
Question 14 Déterminer l’erreur statique εs = lim (θc (t) − θ(t)) en fonction de K. Conclure sur la
t→∞
précision du système en fonction de K.
Question 15 On donne la réponse indicielle du système pour l’échelon de consigne de 1 rad et une
valeur de K = 1 rad.s−1 dans le DR4. Confirmer le résultat de la question précédente.
On choisit maintenant d’utiliser un correcteur proportionnel intégral de fonction de transfert
1 + Ti p
Hc (p) = K avec Ti = 1,43 s et K = 3,5 [Link]−1 . On donne les diagrammes de Bode réels
Ti p
de la nouvelle FTBO sur le DR5.
Question 17 Montrer que le système est bien réglé en termes de marge de phase et de marge de
gain.
Question 19 En utilisant le schéma-blocs, écrire l’angle du bras sous la forme Θ(p) = A1 (p)Θc (p) −
A2 (p)Cext (p) où l’on exprimera A1 et A2 à l’aide des fonctions de transfert Hc , HM , Hm et Hb .
On peut montrer que le système est stable quelle que soit la perturbation (les fonctions de transfert
ont le même dénominateur).
On cherche finalement à vérifier qu’une perturbation en échelon Cext = −C0 .u(t) ne modifie pas
l’angle du bras. On suppose que celui-ci est nul (on a également θc (t) = 0).
Question 20 Calculer la valeur de θ en régime permanent après application du couple Cext pour le
correcteur proportionnel intégral retenu. Conclure sur les performances du système.
84
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Contexte
La caractérisation du système squelettique humain est une donnée importante pour la mise en
place de traitements dédiés en cas de troubles musculo-squelettiques. Des études sur ce sujet existent
en utilisant des modélisations mécaniques de la colonne vertébrale et des simulations numériques par
la méthode des éléments finis par exemple. Cependant, la validation de ces modèles nécessite la mise
en place d’essais expérimentaux. Un dispositif expérimental étudié par certaines équipes de recherche
est organisé autour d’un Hexapode piloté en position. Ce dispositif est représenté sur la Figure 2.20.
Le pilotage de la plateforme supérieure est souvent réalisé en asservissant directement les positions
des différents axes. Ce choix technique permet une réalisation facile de la chaine de commande mais
possède un inconvénient : il entraine un manque de précision en raison de la souplesse des vérins et
des jeux dans les liaisons de l’Hexapode.
Figure 2.20 – Système d’asservissement en position d’un Hexapode par traitement d’images
L’architecture de commande de l’Hexapode est représentée par le schéma de la Figure 2.21. Une
des solutions consiste à asservir les longueurs des vérins Li à des longueurs de référence L∗i obtenues en
utilisant un modèle cinématique inverse à partir des positions souhaitées Pi∗ de la plateforme dans un
repère absolu. Une solution simple pour déterminer les longueurs des vérins est d’utiliser des mesures
issues de capteurs montés directement sur les axes des moteurs (en tenant compte du rapport de
transmission). Mais la simplicité de cette solution peut conduire à des erreurs en raison de la souplesse
des tiges du vérin, ou encore des jeux dans les liaisons, conduisant ainsi à une longueur de vérin Ldi
différente de celle mesurée Lm i . Dans ce contexte, la Figure 2.21 propose une solution exploitant
une estimation des positions réelles Lde i des extrémités des tiges des vérins. Cette méthode consiste à
obtenir cette estimation en utilisant une caméra et un algorithme de traitement d’images.
85
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
86
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
La plateforme Hexapode utilisée ici est constituée des composants suivants, représentés Figure
2.23 et Figure 2.24 :
• un support S0 , de forme triangulaire, parfaitement lié au sol, et que l’on assimilera au bâti ;
• une plateforme mobile S, de forme triangulaire, dont la mise en position permettra de solliciter
expérimentalement la colonne vertébrale dont l’une des extrémités lui est fixée rigidement ;
• six axes rectilignes motorisés dont la longueur peut être pilotée, et reliés au niveau de leurs
extrémités par des liaisons sphériques au support S0 d’un côté, à la plateforme S de l’autre.
Objectif
L’objectif de cette sous-partie est de déterminer les degrés de liberté d’un axe motorisé (seul) par
rapport au support.
87
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 1 À l’aide des informations précédentes, compléter sur le document réponse 5.6 le schéma
cinématique (plan) d’un axe motorisé, en repérant, à l’aide de plusieurs couleurs, l’ensemble {corps de
vérin 10 + support moteur 13}, l’ensemble {tige de vérin 7 + écrou 5} et la vis 4. On ne tiendra pas
compte du système {roue 12 + vis sans fin 3} associé au capteur 11. Vous prendrez soin initialement
de tracer un graphe des liaisons.
Question 2 Déterminer intuitivement la liaison équivalente à l’ensemble des trois liaisons présentes
entre la tige de vérin 7 et le corps de vérin 10.
Objectif
L’objectif de cette sous-partie est d’étudier le mouvement de la plateforme en vue de la réalisation
d’un essai spécifique.
Figure 2.24 – Architecture de la plateforme Hexapode (les liaisons équivalentes entre tiges et corps
de vérin ne sont pas représentées)
88
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Dans la suite, on choisit comme degrés de liberté les trois coordonnées cartésiennes de la position
du centre de gravité G(xG , yG , zG )R0 de la plateforme mobile S dans R0 , ainsi que les trois angles
d’Euler (ψ, θ, φ) définis dans la Figure 2.25.
→
−
y0 →
−
z0 →
−
w
→
−
v →
−
z →
−
y
ψ θ θ
→
−
u →
−
w →
−
x
ψ −
→ θ →
− θ →
−
→
− x 0 →
− v →
− u
z0 u z
Figure 2.25 – Définition des trois angles d’Euler (précession ψ, nutation θ, rotation propre φ).
Afin de pouvoir solliciter la colonne vertébrale testée, la plateforme mobile S doit pouvoir être
pilotée de façon à ce que le triangle ABC soit contenu dans un plan (Π) dont l’équation cartésienne
dans R0 est (Π) : z = ax + by + c où (x, y, z) sont les coordonnées dans R0 d’un point M de (Π) et
(a, b, c) sont trois constantes non nulles.
Question 3 Déterminer l’équation cartésienne dans R0 du plan de la plateforme mobile S à l’aide
des six degrés de liberté (xG , yG , zG , ψ, θ, φ) de cette dernière. Pour cela, on calculera le produit scalaire
−−→ →
GM · −n , où →
−n est le vecteur normal unitaire à la plateforme mobile que l’on exprimera à l’aide des vec-
teurs de la base (→−
x ,→
−y ,→
−
z )). En déduire qu’il est possible de relier les degrés de liberté (xG , yG , zG , ψ, θ)
de la plateforme mobile S aux constantes (a, b, c) de l’équation cartésienne de (Π) ; on ne cherchera pas
à expliciter les fonctions donnant l’expression de (xG , yG , zG , ψ, θ) en fonction de (a, b, c). Pourquoi
l’angle de rotation propre φ n’intervient-il pas dans l’équation demandée ?
Une étude préliminaire montre que l’on peut formuler le problème de la détermination du position-
nement de la plateforme mobile comme la résolution d’un système d’équations linéaires. En raison de
la prise d’images et de la résolution de ce calcul, l’estimation de la position réelle est obtenue avec un
retard pur τ = 0,04 s.
Objectif
En vue d’asservir la position de la colonne vertébrale à une position de référence, une structure de
commande à partir de l’estimation de la position réelle est mise en place. Après la définition des
modèles nécessaires à la synthèse des lois de commande, l’objet de cette partie est de concevoir le
régulateur de cette architecture de commande.
Pour la synthèse des correcteurs de la boucle externe, on adopte le modèle du procédé représenté
par le schéma-bloc de la Figure 2.26. On suppose :
• qu’une première structure de commande « rapprochée » assure l’asservissement en vitesse des
axes et que les caractéristiques dynamiques des six axes asservis sont identiques ;
• pour un axe donné, que les efforts dus à sa rigidité, à la charge et les couplages avec les autres
axes sont modélisés sous la forme d’un signal externe perturbateur unique, ramené en entrée du
procédé et dont Fu (p) est la transformée de Laplace ;
• que les jeux dans les liaisons sont modélisés sous la forme d’un signal perturbateur externe, dont
D(p) est la transformée de Laplace, traduisant l’écart de déplacement de la position de l’axe ;
• pour l’axe considéré que Lm (p), Ld (p) et Lde (p) sont respectivement les transformées de Laplace
de la position non déformée, de la position de l’axe après déformation et de l’estimation de la
89
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
position réelle issue de l’évaluation au moyen de l’algorithme de traitement d’images (la gran-
deur Lm est obtenue au moyen d’une mesure issue d’un capteur placé directement sur l’axe de
l’actionneur) ;
• que U (p) représente la transformée de Laplace de la grandeur de commande (homogène à une
tension) de la chaine de motorisation de l’axe considéré.
Lm (p) 0, 5
La chaine de motorisation est modélisée par la fonction de transfert H(p) = = ,
U (p) p(1 + 0, 01p)
la chaine d’acquisition et le système de traitement d’images sont modélisés en temps continu comme un
retard pur τ = 0,04 s. Pour la chaine d’asservissement, le cahier des charges partiel suivant, caractérisé
par une pulsation de coupure en boucle ouverte et une marge de phase fixées à priori, est rappelé :
• pulsation de coupure ωc à 0 dB en boucle ouverte ωc = 60 rad.s−1 ;
• marge de phase ∆φ ≥ 45 °.
Figure 2.26 – Modèle du procédé pour la conception de la loi de commande de la chaine d’asservis-
sement
En raison de la présence de bruits de mesure (signaux non représentés sur les schémas fournis),
il n’est pas souhaitable d’introduire d’action dérivée dans le régulateur de cette boucle. Seuls des
correcteurs de type proportionnel intégral seront envisagés.
Le document réponse 5.7 montre le diagramme de Bode de la fonction H(p).
90
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 5 Déterminer la fonction de transfert en boucle ouverte, notée FTBO(p), dans le cas où
C1 (p) = 1.
Question 6 Déterminer les expressions des gain et de la phase de la fonction de transfert en boucle
ouverte FTBO(p) dans les cas suivants :
• on néglige le retard τ , soit τ = 0 s ;
• on tient compte du retard τ = 0,04 s.
On considère toujours le cas où C1 (p) = 1.
Question 7 Conclure sur l’influence d’un retard τ sur le diagramme de Bode du gain et de la phase.
Question 8 Tracer, sur le document réponse 5.7, le diagramme de Bode (tracés réels des gain et
phase) de la fonction de transfert en boucle ouverte non corrigée (soit en prenant C1 (p) = 1), dans les
cas suivants :
• en BLEU, lorsque le retard pur τ = 0 s ;
• en NOIR, lorsque le retard pur τ = 0,04 s.
Les ingénieurs concepteurs du système proposent de mettre en place un correcteur proportionnel
1
intégral de fonction de transfert C1 (p) = K1 1 + .
Ti1 p
Question 9 Tracer le diagramme de Bode (tracés réels des gain et phase) de la fonction de trans-
fert de ce correcteur en précisant l’ensemble des points caractéristiques. Que vaut la phase maximale
apportée par ce correcteur ?
Question 10 Rappeler la définition de la marge de phase d’un système, et en déduire une relation
entre arg C1 (jωc ) , arg(H(jωc )) et la marge de phase souhaitée.
Question 12 Justifier les 2 affirmations suivantes sur la mise en place d’un correcteur proportionnel
intégral :
• il ne permet pas d’atteindre les performances exigées en présence du retard de mesure ;
• il peut être toutefois envisagé en absence du retard dans la chaine de mesure.
91
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 13 Montrer qu’en l’absence de perturbations (Fu (p) = D(p) = 0) les deux structures (a)
et (b) sont équivalentes du point de vue entrée-sortie, c’est-à-dire qu’elles ont la même fonction de
Ld (p)
transfert en boucle fermée ∗ .
L (p)
Ainsi, la réalisation de la loi de commande selon la structure de la Figure 2.28.(a), équivalente du
point de vue entrée-sortie à la structure virtuelle sans retard de la Figure 2.28.(b), permet d’envisager
un correcteur C(p) de type proportionnel intégral (ce que ne permet pas de faire une structure série
simple comme celle représentée à la Figure 2.27).
Question 14 En utilisant le schéma fictif (b) et le diagramme de Bode du document réponse 5.7,
1
déterminer le correcteur de type proportionnel intégral C(p) = K 1 + permettant d’assurer les
Ti p
performances exprimées par le cahier des charges partiel. Pour concevoir ce correcteur, la démarche
suivante pourra être suivie :
• déterminer la condition en phase, soit arg(C(jωc )), que doit vérifier le correcteur au regard de la
marge de phase souhaitée. En déduire alors la valeur numérique du temps d’action intégrale Ti ;
• pour la valeur de Ti obtenue, déterminer alors la valeur du gain K permettant d’assurer le cahier
des charges partiel.
Pour la suite, on prend Ti = 7 · 10−2 s et K = 140.
92
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 15 Pour une consigne nulle L∗ (p) = 0, une perturbation en sortie nulle d(t) = 0 et un
échelon de perturbation en entrée fu (t) = F0 Υ(t) où Υ est l’échelon d’Heaviside :
• déterminer la valeur en régime permanent de la grandeur de commande lim u(t) (ce calcul sera
t→+∞
effectué en utilisant la structure de la Figure 2.28.(a)) ;
• compte tenu de la forme de H(p), en déduire alors le comportement de la grandeur x(t) lorsque
t tend vers l’infini ;
• au regard de ce comportement, discuter alors des performances de cette structure de commande
et conclure quant à sa pertinence sur l’asservissement de l’Hexapode.
Question 16 La Figure 2.30 montre les évolutions temporelles de la position Ld (t) en réponse à
une consigne en échelon L∗ (t) = L0 Υ(t − 0, 02) avec L0 = 10 mm et à une perturbation en échelon
D∗ (t) = D0 Υ(t − 0, 02) avec D0 = 10 µm. Vérifier la satisfaction des exigences du cahier des charges
(Figure 2.22) en analysant ces courbes, et conclure alors sur la pertinence de la structure de correction
retenue.
Figure 2.30 – Réponses temporelles vis-à-vis d’une consigne et d’une perturbation en échelon
93
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
11
94
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Solutions
Question 1
10
Transmittance isochrone : F1 (jω) = ω ω
1+j 1+j
2 4
dB 20
20 log 10 1
10 F12 (jω) = ω
1+j
0 4
−10
−20
−30
1
−40
F11 (jω) = ω
1+j
−50 2
−60 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102
95
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 2
ω
10 1 + j
Transmittance isochrone : F2 (jω) = 4
ω
jω 1 + j
2
dB 40
30
20
10
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102
96
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 3
ω ω
20 1 + j 20 1 + j
0, 2 0, 2
Transmittance isochrone : F3 (jω) = =
ω ω 2 ω ω 2
1+j − 1 + 2 × 0, 4 × j −
125 100 100 100
dB 90
80
70
60
50
40
30
20 log 20
20
10
−10
−20 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103 104
◦ 90
60
30
−30
−60
−90 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103 104
97
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
20
10
−10
−20
−30
−40
−50 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102
98
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 1
dB 70
60
50
40
30
20
10
−10 rad/s
100 101 102 103 104 105 106
◦ 90
60
30
0 rad/s
100 101 102 103 104 105 106
99
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 2
dB 60
50
40
30
20
10
−10
−20 rad/s
101 102 103 104
◦ 0
−45
−90
−135
−180 rad/s
101 102 ω0 = 300 rad.s−1 103 ω0dB 104
Sur le diagramme de Bode, on reconnait la forme d’un second ordre (résonance, pente à −40 dB/dcade) :
44
• Asymptote en basse fréquence horizontale à 42 dB ⇒ 20 log K = 42 ⇒ K = 10 20 ≈ 150
• Pour un 2e ordre, on sait que quand ϕ = −90°, ω = ω0 : on lit donc sur le diagramme que ω0 = 300 rad.s−1 .
• Il reste à déterminer
√ la valeur de z. On voit un phénomène de résonance sur le diagramme de gain, on
2 K
sait donc que z < et GdB (ω0 ) = 20 log . On lit aussi que Gmax = GdB (ω0 ) ≈ 52 dB. On en déduit
2 2z
K
que z = Gmax ≈ 0, 2.
2 · 10 20
En remettant la fonction de transfert sous la forme canonique d’un second ordre dans Laplace, on trouve alors :
150
H2 (p) =
2 × 0, 2 p2
1+ p+
300 300
La marge de phase est quasi nulle mais positive, et la marge de gain est infinie, car la pulsation pour laquelle
la phase vaut précisément -180° n’existe pas.
100
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 3
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103 104 105
◦ 90
45
−45
−90
−135
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103 104 105
1+p
H3 (p) = p p p
1+ 1+ 1+
10 100 1000
101
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 1
p 1
C1 (p) = 5 1 + et C2 (p) = p
5 1 + 30
Question 2
4
Immédiatement, on trouve : FTBO(p) = C(p)M (p)
p
Question 3
Les pulsations de coupures sont ω1 = 5 rad.s−1 , ω2 = 30 rad.s−1 et ω3 = 100 rad.s−1 .
dB 70
60
50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40
−50 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
102
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 4
dB 50
40
30
20
10
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
Question 5
On mesure que la bande passante à 0 dB (pulsation au gain unité) est de 80 rad.s−1
Question 6
On mesure que la marge de gain est infinie, car le pulsation ω−180 n’existe pas, et la marge de phase vaut environ
95°. Ceci permet donc de conclure que le système en boucle fermée est stable (MG et Mϕ > 0), et de vérifier
que l’ensemble des critères du cahier des charges sont satisfaits.
103
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Présentation du système
Question 1
Dans cette zone de fréquence, le corps humain est dans une zone de confort, donc tout va bien pour lui.
Question 2
L’accélération maximale qu’il peut supporter est de 0,4 m.s−2 . Ce qui est une valeur très faible.
Question 3
400
∆m.g × 10
k= ⇒ AN: k= 4 = 66 666 N.m−1
∆z 0, 015
Question 4
On passe l’équation différentielle dans le domaine de Laplace, et on obtient :
f
Zv (p) k + fp 1+p 1 + 0, 015p
H1 (p) = = = k =
Zr (p) 2
mp + f p + k f m 2 1 + 0, 015p + 0, 00675p2
1+ p+ p
k k
Question 5
dB 20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
100 101 102 103
104
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 6
Dans la zone de fréquence comprise entre 4 et 8 Hz (28 et 56 rad.s−1 ), la suspension atténue bien les vibrations.
Cependant, la forte résonance qui a lieu vers les 12 rad.s−1 (1,9 Hz) est problématique.
Question 7
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100
−110
−120 rad/s
100 101 102 103
◦ 0
−45
−90
−135
−180
−225
−270
−315
−360 rad/s
100 101 102 103
Sur le diagramme de Bode, on distingue 2 résonances qui indiquent la présence de 2 seconds ordres. :
• Asymptote en basse fréquence horizontale à 0 dB ⇒ 20 log K = 0 ⇒ K = 1
• 1er deuxième ordre :
Quand ϕ = −90°, ω = ω0 : on lit donc sur le diagramme que ω0 = 25 rad.s−1 .
Il reste à déterminer la√valeur de z. On voit un phénomène de résonance sur le diagramme de gain,
2 K
on sait donc que z < et GdB (ω0 ) = 20 log . On lit aussi que Gmax = GdB (ω0 ) ≈ 14 dB. On
2 2z
K
en déduit que z = Gmax ≈ 0, 1.
2 · 10 20
• 2 deuxième ordre : ici, l’identification est plus compliquée, du fait de la pente à −40 dB/dcade issue du
e
105
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 8
d2 zv d(zv − zr ) d2 zv d(zv − zr ) dzv
m = −k(zv − zr ) − f +F ⇒ m = −k(zv − zr ) − f − Cv
dt2 dt dt2 dt dt
Question 9
f
Zv (p) k + fp 1+ p
H3 (p) = = = k
Zr (p) 2
mp + (f + Cv )p + k f + Cv m
1+ p + p2
k k
Question 10
L’actionneur agit sur le coefficient d’amortissement
Question 11
√
2
À la limite de la résonance, le coefficient d’amortissement vaut : ξ = .
2
√
Soit : Cv > 2mk − f ⇒ AN: Cv > 6746 N.s.m−1
Question 12
1 + 0, 015p
Après calcul, on trouve : H3 (p) =
1 + 0, 116p + 0, 00675p2
dB 20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
100 101 102 103
La suspension active ne présente plus de résonance, ce qui était le point faible de la suspension [Link] les
passagers ne ressentirons pas plus que les vibrations pour les fréquences inférieures à 1,6 Hz (car le gain est nul
dans cette zone), et ressentirons moins les vibrations supérieures à 1,6 Hz, car le gain est négatif.
106
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 1
Lorsque la pression dans un des muscles est supérieure à l’autre, cela réduit sa longueur, et donc crée un
mouvement de rotation du bras. Lorsque p1 − p2 est positif, alors θ̇ est positif. Lorsque p1 − p2 est négatif, alors
θ̇ est négatif.
Question 2
Cext (p)
Θc (p) ε(p) U (p) P1 (p) − P2 (p) Θ(p)
Hc (p) HM (p) Hm (p) Hb (p)
Question 3
Cm (p) − Cext (p) = Ie p2 .Θ(p) Cm (p) = K4 (P1 (p) − P2 (p)) − K5 Θ(p) − K7 pΘ(p)
Question 4
1
Hm (p) = K4 et : Hb (p) =
Ie .p2 + K7 .p + K5
Question 5
Dans l’intervalle de pulsations, il semble qu’on puisse modéliser le modulateur par un système du premier ordre
(phase < 90°) et pente à −20 dB/dec
Question 6
On trouve graphiquement : KM = 0,2 bar/V et : TM = 10 rad.s−1 .
Question 7
HBO (p) = Hc (p).HM (p).K4 .Hb (p)
r
K4 .KM .K 1 K7 K5
Il vient alors immédiatement : KBO = ξ= .√ ω0 =
K5 2 K5 .Ie Ie
Question 8
ξ = 0, 25 et : ω0 = 3,16 rad.s−1
√
2
Puisque le coefficient d’amortissement est inférieure à , il y aura donc une résonance dans le diagramme
2
de Bode du gain.
107
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 9
dB 0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−1 100 101 102
108
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 10
dB 0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−1 100 101 102
Question 11
En recherchant la pulsation pour laquelle la phase vaut −180° (≈ 6 rad.s−1 ), on trouve que le gain à cette
pulsation vaut environ −23 dB. Ce qui permet de vérifier le premier critère de stabilité.
Question 12
Lorsque K augmente, par valeur positive, cela a pour conséquence de « monter » le diagramme de Bode du
gain, dans modifier le diagramme de Bode de la phase.
Question 13
On identifie la pulsation pour laquelle la phase vaut −135° (3,7 rad.s−1 ), et on trouve que le gain vaut −11 dB.
Il faut donc K tel que 20 log K = 10, soit K = 3, 5.
Question 14
On utilise le théorème de la valeur finale sur la fonction de transfert en boucle fermée FTBF(p) avec une entrée
échelon.
εs = lim p.εS (p) = lim p.(Θc (p) − Θ(p)) = lim p.Θc (p).(1 − FTBF(p)) = lim Θ0 .(1 − FTBF(p))
p→0 p→0 p→0 p→0
HBO (p)
Avec : FTBF(p) =
1 + HBO (p)
109
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
1
On obtient après calculs : εs =
1 + 0, 2.K
Soit avec la valeur de K = 3, 5, on trouve que l’erreur statique pour une entrée échelon vaut 0,59 rad.
Donc, plus le gain K est grand, plus l’erreur statique est faible. Pour K = 5, celle-ci est nulle.
Question 15
1
Pour K = 1, l’erreur statique vaut , soit 0,833 rad. La valeur finale doit donc être de 0,1667. Ce qui est
1 + 0, 2
bien confirmé par la lecture du DR4.
Question 16
dB 40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−1 100 101 102
Question 17
On observe que la pulsation pour laquelle la phase vaut −180° est de 5,2 rad.s−1 . À cette pulsation le gain vaut
−9 dB, donc le système est stable en boucle fermée. Pour la marge de phase, le gain est nul pour la pulsation
ω = 3,7 rad.s−1 . À cette pulsation, la phase vaut −145°, donc la marge de phase vaut 35°. Ce qui ne vérifie pas
le cahier des charges qui exigeait 45°.
Question 18
2 méthodes s’offrent à nous :
Méthode avec « phrase magique » (sans calculs) :
110
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
La fonction de transfert en boucle ouverte est de classe 1 (un intégrateur pur dans la FTBO), donc le
système est précis pour une entrée de consigne du type échelon.
εs = lim p.εS (p) = lim p.Θc (p).(1 − FTBF(p)) = lim Θ0 .(1 − FTBF(p))
p→0 p→0 p→0
Question 19
Θ(p) = A1 (p)Θc (p) − A2 (p)Cext (p)
[Link] .(1 + Ti p)
A1 (p) = ! Θc (p)
2ξ p2
[Link] .(1 + Ti p) + Ti p.(1 + TM p). 1 + p+ 2
ω0 ω0
Ti p.(1 + TM p)
A2 (p) = Cext (p)
K4 .KM K(1 + Ti p) + Ti p.(1 + TM p)(Ie p2 + K7 p + K5 )
Question 20
2 méthodes s’offrent à nous :
Méthode avec « phrase magique » (sans calculs) :
La fonction de transfert en boucle ouverte est de classe 1 (un intégrateur pur dans la FTBO), et celui-ci
est placé en amont (avant) la perturbation, donc le système est précis pour une entrée de perturbation du type
échelon.
Méthode avec calculs :
C0
Θ = lim p.Θ(p) = lim [Link] (p).A2 (p)) = lim p. A2 (p)
p→0 p→0 p→0 p
On obtient après calculs : Θ=0
Cela signifie que le système à réagi à la perturbation et que celui-ci l’a contrée. On dit alors que le système
à rejeté la perturbation du type échelon pour revenir à son état avant l’apparition de la perturbation.
111
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 1
Question 2
La liaison équivalente entre {10 + 13} et {7 + 5} est obtenue par l’as-
sociation de deux liaisons en parallèle, l’une étant une liaison glissière
(L1) et l’autre (L2) étant l’association en série d’une liaison pivot et
d’une liaison hélicoïdale de même axe.
( → − )
0
n o
L1
V7/10 =
V1x .− →
x 1
∀P
ω1 . −
→ ω2 .−
→
ωx .−
→
( ) ( ) ( )
n
L2
o x1 x 1
n
L2
o x 1
V7/10 = →
− + p ⇒ V7/10 =
0 ± ω2 .− →
x 1 V2x .−
→
x 1
A A 2π A
L’égalité des deux torseurs en A nous amène à montrer que ωx est nul. Le seul degré de liberté est donc celui
en translation suivant − →, la liaison équivalente est donc une glissière de direction −
x 1
→.
x 1
112
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 3
x − xG
−−→ −−→
On exprime d’abord le vecteur GM dans la base b0 (−→, →
x − → −
0 y0 , z0 ). On a alors : GM = y − yG
z − zG b0
sin θ sin ψ
Le vecteur normal au plan est →
−
n =→−
z . Dans b0 (−
→, →
x −y , →
−
z ), on a alors : →
−n = − sin θ cos ψ
0 0 0
cos θ b0
−−→ →
Donc : GM · −
n = (x − xG ) sin θ sin ψ − (y − yG ) sin θ cos ψ + (z − zG ) cos θ
L’appartenance des points M au plan recherché implique que le produit scalaire calculé précédemment soit nul,
ce qui permet d’obtenir l’équation cartésienne du plan sous la forme : z = ax + by + c
L’angle de rotation φ n’intervient pas car cet angle définit une rotation propre de la plateforme mobile S autour
de la normale du plan recherché, ce qui laisse invariant l’équation cartésienne du plan.
Question 4
113
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 5
FTBO(p) = C1 (p)H(p)e−τ p = H(p)e−τ p
Question 6
Dans le cas où l’on néglige le retard pur τ
!
ω 2
GdB (ω) = 20 log(0, 5) − 20 log ω − 10 log 1 +
100
!
ω
arg(FTBO(jω)) = −90 − arctan
100
On se souvient que le module de e−jωτ vaut 1 (forme exponentielle d’un nombre complexe).
!
ω 2
GdB (ω) = 20 log(0, 5) − 20 log ω − 10 log 1 +
100
!
ω
arg(FTBO(jω)) = −90 − arctan − τω
100
Question 7
Un retard pur ne modifie en rien la courbe de gain du diagramme de Bode. Par contre, la phase est modifiée en
ajoutant un terme −τ ω. Par conséquent, plus ω est grand, plus la phase diminue .
114
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 8
Le diagramme de gain de la fonction de transfert en boucle ouverte est identique à celui de H(jω), le module
du terme correspondant au retard pur étant de 1. En revanche, la présence du retard pur diminue la phase :
ϕFTBO (ω) = ϕH (ω) − τ ω
Question 9
Question 10
Mϕ = 180 + arg(FTBO(jω0dB )) Mϕ = 180 + arg C1 (jωc )
⇒ −90 +arg(H(jωc ))
|{z}
intégrateur pur
Question 11
1
On souhaite : ωc = 60 rad.s−1 et ∆φ ≥ 45 ° avec : C1 (p) = K1 1 +
Ti1 p
On a en boucle ouverte à ωc = 60 rad.s−1 :
On veut donc concernant le gain pour les deux cas : 20 log C1 (60j) = 43 dB
115
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 12
Un correcteur proportionnel intégral ajoute forcément du déphasage. Étant donné que l’on voulait arg(C(60j)) ≥
123 ° en présence du retard, il est impossible d’atteindre les performances exigées. Par contre, il reste possible
de les atteindre s’il n’y a pas de retard.
Question 13
C(p)
H(p)
Ld (p) 1 + (1 − e−τ p )H(p)C(p)
À partir du schéma réel : =
L∗ (p) C(p)
1+ H(p)e−τ p
1 + (1 − e−τ p )H(p)C(p)
Ld (p) C(p)H(p) C(p)H(p)
D’où : = =
L∗ (p) 1 + (1 − e−τ p )H(p)C(p) + C(p)H(p)e−τ p 1 + C(p)H(p)
(Ce qu’on retrouve aussi avec le schéma fictif.)
Question 14
1 1 + Ti p
C(p) = K 1 + =K
Ti p Ti p
La condition de phase est la même que pour la question 11 en l’absence de retard, soit : arg(C(60j)) ≥ −14 °
Question 15
Fu (p) représente l’image sous forme de tension de l’effort sur l’axe. En régime permanent, la commande doit
compenser cet effort. Il serait donc logique de trouver : lim u(t) = −F0
t→+∞
Étant donnée la présence d’un intégrateur pur dans H(p) : lim x(t) = −∞
t→+∞
Au cours du fonctionnement, cette grandeur interne va donc diverger et rendre la commande instable.
116
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
Question 16
La première réponse à l’échelon de consigne permet de vérifier le temps de réponse vis-à-vis de la consigne (id
2.2.1) qui doit être inférieur à 50 ms. Le temps de réponse à 5% est inférieur à 40 ms sur la courbe. La précision
vis-à-vis d’un échelon est assurée étant donnée la classe de la FTBO qui est de 1 (en faisant référence au schéma
fictif).
Au niveau de la perturbation, on estime le temps de réponse sur la courbe à 75 ms ce qui reste inférieur à
100 ms comme demandé dans le cahier des charges (id 2.2.2.). On retrouve bien d’ailleurs au début le retard pur
de 0.04 s du traitement de corrélation d’image. Enfin, on voit bien que la perturbation est totalement rejetée
en régime permanent, ce qui s’explique par l’intégrateur situé en amont de la perturbation.
Cette étude a montré tout d’abord les limites d’un asservissement simple qui ne pouvait prendre en compte
les déformations au niveau des axes. L’évaluation des écarts par corrélation d’image permet de prendre en compte
ces déformations, mais le temps de traitement impose un retard pur dans la commande, ce qui a tendance à
déstabiliser le système. La régulation proposée par prédicteur de Smith accouplée à une boucle interne permet
de répondre au cahier des charges.
117
CHAPITRE 2. ANALYSE HARMONIQUE DES SLCI
118
Chapitre 3
L’écriture sous forme d’équations différentielles des SLCI n’est pas très bien adaptée aux études qui
nous intéressent (choix de correcteur, détermination rapide des performances...). L’outil privilégié pour
traiter un SLCI de manière efficace est la transformation de Laplace qui permet d’obtenir simplement
une relation algébrique entre la sortie et l’entrée du système.
La transformée de Laplace est une application mathématique permettant d’exprimer une fonc-
tion temporelle dans un domaine virtuel, le domaine de Laplace, où la manipulation des expressions
sera bien plus simple.
3.1.1 Définition
L’annexe page 139 présente quelques aspects théoriques sur la transformée de Laplace mais pour
les besoins de l’analyse des systèmes, très peu de propriétés sont à retenir. Il s’agit donc en priorité de
savoir utiliser l’outil tel qu’indiqué par la suite, afin de modéliser les systèmes.
p est une variable tout à fait symbolique puisqu’elle ne prendra aucune valeur pour application
numérique.
Ces fonctions f représentent des grandeurs physiques : intensité, température, effort, vitesse... Dans
les cas rencontrés en ingénierie, les conditions d’existence de la transformée sont toujours réunies.
On note la transformation inverse L−1 : f (t) = L−1 [F (p)].
119
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Remarque Notation
Dans les pays anglo-saxons, la variable de Laplace est souvent notée s, pour symbolic variable. Les
logiciels de simulation Scilab et Matlab utilisent cette notation.
x(t) X(p)
A
Échelon d’amplitude A : A u(t)
p
b
Ŕampe de pente b : bt u(t)
p2
1
e−at u(t)
p+a
120
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
La transformée de Laplace prend tout son intérêt lorsqu’il s’agit de manipuler des équations dif-
férentielles, car elle présente une propriété intéressante sur l’opérateur de dérivation, sous réserve de
conditions initiales nulles (démontrée dans le paragraphe 3.5.2 page 140) :
Propriété Dérivation
df (t)
L = pL[f (t)] = pF (p) si f (0− ) = 0
dt
Dans les conditions de Heaviside, dériver dans le domaine temporel revient à multiplier par p dans
le domaine de Laplace.
Au passage dans le domaine de Laplace, la dérivée est transformée par une multiplication par p.
De même, une dérivée seconde sera transformée en une multiplication par p2 et ainsi de suite.
Cette propriété permet, sous les conditions de Heaviside et compte-tenu de la linéarité de la trans-
formation de Laplace, de transformer une équation différentielle sous la forme :
Les systèmes complexes sont composés de plusieurs blocs dont les comportements sont modélisés
par des équations différentielles. La transformée de Laplace permet ainsi de combiner efficacement les
équations sous forme polynomiale.
d2 ωm (t)
RJ dωm (t) LJ
um (t) = kωm (t) + +
k dt k dt2
• L[u
m (t)] = Um(p) • L[kω
m (t)] = kΩm (p)
RJ dωm (t) RJ JL d2 ωm (t)
• L = pΩm (p) • L = d JL 2
k p Ωm (p)
k dt k k dt2
RJ JL 2
En regroupant les termes : Um (p) = k + p+ p Ωm (p)
k k
121
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Dans le chapitre précédent, nous avons montré que le modèle mathématique (ou modèle dynamique)
d’un système monovariable (SISO), linéaire, continu et invariant peut être décrit par une équation
différentielle linéaire (avec ai et bi coefficients constants appartenant à R) :
ds(t) dn s(t) de(t) dm s(t)
a0 s(t) + a1 + ... + an n
= b0 e(t) + b1 + ... + bm
dt dt dt dtm
Remarque Causalité
Il faut que m ≤ n pour que le système soit physiquement réalisable. On parle de causalité. Les
transformations de Laplace permettent de travailler aisément avec ce type d’équation.
On se place dans les conditions de Heaviside. Le niveau initial du système importe peu, c’est sa
réaction à une excitation à partir d’un état stable que l’on souhaite étudier. On peut donc toujours se
ramener à des conditions initiales nulles moyennant un changement d’origine.
La transformée de Laplace d’une équation différentielle en temps consiste à exprimer l’équation
différentielle sous forme polynomiale dans le domaine de Laplace, où un facteur pi traduit une dérivée
ième de la variable.
Après transformation de Laplace, l’équation précédente devient :
(a0 + a1 p + ... + an pn )S(p) = (b0 + b1 p + ... + bm pm )E(p)
S(p)
H(p) =
E(p)
E(p) S(p)
H(p)
On appelle alors pôles les racines du dénominateur et zéros les racines du numérateur. Nous
aurons l’occasion d’utiliser les pôles pour l’étude de la stabilité.
122
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Cette forme est fondamentale et permet de nombreuses analyses pratiques (analyses temporelle,
fréquentielle, dimensionnelle, de performances).
ds(t)
Le système est régi par l’équation différentielle : τ + s(t) = Ke(t) avec les conditions initiales
dt
nulles.
Dans le domaine de Laplace, on obtient donc (τ p + 1)S(p) = KE(p)
S(p) K
D’où H(p) = =
E(p) 1 + τp
Le système est régi par l’équation différentielle s̈(t)+2ξω0 ṡ(t)+ω02 s(t) = Kω02 e(t) avec les conditions
initiales nulles.
Dans le domaine de Laplace, on obtient donc (p2 + 2ξω0 p + ω02 )S(p) = Kω02 E(p)
S(p) Kω02
D’où H(p) = = 2 .
E(p) p + 2ξω0 p + ω02
123
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
LJ d2 ωm (t)
RJ dωm (t)
um (t) = kωm (t) + +
k dt k dt2
.
Ωm (p) 1
La fonction de transfert est : H(p) = = RJ JL 2
Um (p) k+ k p + k p
1
Ωm (p)
Sous forme canonique, on obtient : H(p) = = RJ
k
Um (p) 1+ k2
p + JL
k2
p2
Par analyse dimensionnelle (on peut remarquer que p a pour dimension l’inverse d’un temps), on
1
RJ L Ωm (p)
peut poser τm = 2 et τe = , on a alors H(p) = = k
k R Um (p) 1 + τm p + τm τe p2
Θm (p)
Si on cherche la fonction de transfert H(p) = , (θ est la position angulaire et on a la relation
Um (p)
1
Θm (p)
ωm (t) = θ̇m (t)) on obtient : H(p) = = k
Um (p) p(1 + τm p + τm τe p2 )
124
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Nous avons vu qu’un système complexe pouvait être décrit par un schéma-blocs fonctionnel dans
lequel les noms des constituants apparaissaient dans des blocs.
Maintenant, nous savons calculer la fonction de transfert de chacun des blocs et nous pouvons
construire un schéma-blocs en remplaçant le nom des composants par leur fonction de transfert.
Remarque
Pour un système donné, il existe un unique schéma-blocs fonctionnel, par contre il est possible de
faire autant de schéma-blocs que l’on souhaite étant donné que les blocs représentent des équations
et peuvent donc être manipulés comme on veut.
Une consigne de vitesse angulaire de rotation ωc [rad.s−1 ] est adaptée à l’aide d’un adaptateur de
gain Ka en une tension de consigne uc [V]. Cette tension de consigne est comparée à la tension um
[V] délivrée par le capteur de type génératrice tachymétrique de gain Kt , proportionnelle à la vitesse
angulaire réelle ω [rad.s−1 ].
L’écart de tension ε [V] est corrigé par un correcteur, représenté par sa fonction de transfert
C(p) = C, qui fournit la tension de commande ucom [V] au variateur de gain Kv pilotant le moteur
par une tension umot [V].
Le moteur, dont la fonction de transfert est notée Hmot (p) transforme cette tension en vitesse de
rotation ωmot [rad.s−1 ], puis cette vitesse est réduite par un réducteur de gain Kr pour obtenir la
vitesse angulaire de sortie ω [rad.s−1 ].
um
Capteur
Ωc (p) Uc (p) ε(p) Ucom (p) Umot (p) Ωmot (p) Ω(p)
Ka + C(p) Kv Hmot (p) Kr
−
Um (p)
Kt
125
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Les schéma-blocs présentent souvent des blocs en série que l’on peut réduire dans le cadre du calcul
de la fonction de transfert globale du système (Figure 3.4).
Démonstration :
X2 (p) = H1 (p)X1 (p)
X3 (p) = H2 (p)X2 (p) =⇒ Y (p) = H1 (p)H2 (p)H3 (p) X1 (p)
| {z }
Y (p) = H3 (p)X3 (p)
H(p)
Définition FTBF
Les systèmes asservis étudiés sont généralement représentables par un schéma-blocs avec rétroaction.
Pour étudier les performances de ces systèmes, il est nécessaire de déterminer la fonction de transfert
globale. Celle-ci est appelée fonction de transfert en boucle fermée :
S(p)
FTBF(p) =
E(p)
M (p)
FTCR(p)
126
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
FTCD(p) est généralement dénommée fonction de transfert de la chaîne directe ou chaîne d’ac-
tion tandis que FTCR(p) est souvent dénommée chaîne de retour ou chaîne de mesure.
Démonstration :
Méthode élémentaire
Chaque élément graphique du schéma est traduit par son équation pour former un système
d’équations à résoudre par substitution.
ε(p) = E(p) − M (p) S(p) FTCD(p)
S(p) = FTCD(p)ε(p) =⇒ FTBF(p) = =
E(p) 1 + FTCD(p)FTCR(p)
M (p) = FTCR(p)S(p)
Méthode analytique
Remarque
Quand dans un schéma-blocs complexe, une boucle générique comme celle définie ci-dessus apparaît,
il est possible de la remplacer par une fonction de transfert globale en utilisant directement la formule
de Black. En annexe page 135 et suivantes, des méthodes sont proposées pour modifier un schéma-
blocs et le ramener à une structure contenant des boucles génériques.
127
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
M (p)
FTCR(p)
Figure 3.6 – Fonction de transfert en boucle ouverte (FTBO) pour un système bouclé.
Définition FTBO
La fonction de transfert en boucle ouverte est définie comme la fonction de transfert du système
d’entrée ε, lorsque le retour vers le sommateur est coupé. Elle comprend la chaîne directe FTCD(p)
et la chaîne de retour FTCR(p). On note donc :
M (p)
FTBO(p) = = FTCD(p) FTCR(p)
ε(p)
Remarque
La FTBO est utilisée pour déterminer rapidement les performances de stabilité et de précision d’un
système. Elle est donc essentielle pour l’analyse des systèmes complexes. On constate que la FTBO
intervient dans la formule de Black.
Ω(p)
On cherche à déterminer la fonction de transfert globale du bras de robot, FTG(p) = .
Ωc (p)
Ωc (p) Uc (p) ε(p) Ucom (p) Umot (p) Ωmot (p) Ω(p)
Ka + C(p) Kv Hmot (p) Kr
−
Um (p)
Kt
128
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Um (p)
FTBO(p) = = C(p)Kv Hmot (p)Kr Kt
ε(p)
Méthode analytique
Ka CKv Km Kr
FTG(p) =
1 + τm p + CKv Km Kr Kt
On peut mettre cette fonction de transfert sous forme canonique et constater que la fonction de
transfert globale est d’ordre 1 :
K Ka CKv Km Kr τm
FTG(p) = avec K = et τ =
1 + τp 1 + CKv Km Kr Kt 1 + CKv Km Kr Kt
129
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
On connait maintenant la fonction de transfert globale des systèmes dans le domaine de Laplace
S(p)
H(p) = . Si l’entrée E(p) est connue dans le domaine de Laplace, alors la sortie l’est aussi car
E(p)
S(p) = H(p) E(p).
En remplaçant E(p) par son expression dans la relation S(p) = H(p) E(p), S(p) est alors une
fraction rationnelle en p. La difficulté est alors de passer du domaine de Laplace au domaine temporel
(transformation inverse). Cette transformation étant compliquée par le calcul de l’intégrale, on décom-
pose la fraction rationnelle S(p) en fractions plus simples (d’ordre 0, 1 ou 2) et on utilise un tableau
contenant les transformées inverses de ces fractions élémentaires (voir complément en annexe sur la
décomposition en éléments simples).
La démarche globale est résumée sur la figure suivante :
Transformées de
Laplace Transformée inverse de
Laplace
Équation temporelle
de l’entrée
Expression de
Équation temporelle Expresion
Expression de la S(p) décomposée
de comportement temporelle
sortie S(p) en éléments
d’un système de s(t)
simples
1. Détermination de S(p).
e0
On a e(t) = e0 u(t), dans le domaine de Laplace E(p) = .
p
K e0
Donc S(p) = .
1 + τp p
2. Décomposition en éléments simples.
A B
La forme de la décomposition est S(p) = + .
p 1 + τp
En remettant au même dénominateur
et après identification, on obtient A = Ke0 et B = −Ke0 τ .
1 τ
Ainsi S(p) = Ke0 −
p 1 + τp
3. Retour dans le domaine temporel.
1
D’après le tableau des transformées de Laplace, on a le terme qui devient u(t) dans le domaine
p
1
temporel et le terme qui devient e u(t) dans le domaine temporel.
−at
p+a
τ 1
Il suffit de réécrire le terme en 1 pour pouvoir identifier la fonction exponentielle.
1 + τp τ +p
130
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
t
On en déduit que la réponse temporelle est : s(t) = Ke0 1 − e− τ u(t).
On retrouve exactement la réponse à un échelon pour une équation différentielle du premier ordre
avec conditions initiales nulles.
En pratique cette méthode est très rarement employée. En effet, il suffit de mettre la fonction de
transfert sous forme canonique et d’en déduire son ordre et ses caractéristiques. On tombe fréquemment
sur une fraction rationnelle en p d’ordre 1 ou 2. Sachant que la fonction de transfert est l’image d’une
équation différentielle, on pourra directement donner l’allure ou l’expression de la réponse aux signaux
tests (échelon, rampe, Dirac) si les fonctions sont du premier ou du second ordre à partir des résultats
démontrés dans le chapitre précédent.
Les performances d’un système asservi sont la stabilité, la rapidité et la précision. L’élaboration
d’un modèle mathématique permet de caractériser et quantifier les performances susceptibles d’être
atteintes par le système.
Dans la plupart des cas, l’expression de la sortie dans le domaine de Laplace suffit pour conclure.
Il n’est donc pas nécessaire de revenir dans le domaine temporel. C’est ce que nous allons voir pour
chacune des performances.
Stabilité
Un système est stable si sa fonction de transfert ne présente aucun pôle à partie réelle positive
ou nulle. Il est donc facile de vérifier la stabilité en calculant les racines du dénominateur (à la main
ou à l’aide de la calculatrice).
Démonstration :
Il suffit de remarquer que les pôles pi de la fonction de transfert correspondent aux racines du
polynôme caractéristique de l’équation différentielle sans second membre. Grâce à la décomposition
en éléments simples, la solution générale S(p) s’écrit comme une somme de fractions élémentaires
1
qui en repassant dans le domaine temporel correspond à une somme d’exponentielles epi t .
p − pi
Pour que la réponse ne diverge pas, il est nécessaire et suffisant que les racines pi soient à partie
réelle strictement négative pour assurer une convergence vers 0 de la solution générale.
Attention
La décomposition en élément simple de la solution en réponse à un échelon fait apparaître un terme
en Ap (à racine nulle donc). Cela ne signifie pas que la solution sera divergente, ce terme correspond à
la solution particulière. Pour la stabilité, il faut regarder les pôles de la fonction de transfert
du système uniquement, ce qui correspond à la solution générale de l’équation différentielle.
K 1
La fonction de transfert étant du premier ordre avec τ > 0, donc le pôle − < 0 est à
1 + τp τ
partie réelle négative. Le système est donc stable.
131
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Application : Segway
On considère le chariot + conducteur dont le comportement est décrit par l’équation différentielle
où a, b, et c sont deux constantes caractéristiques du système positives :
d2 χ(t)
a = bCm (t) + cχ(t)
dt2
On suppose qu’on applique un échelon en couple au niveau des roues Cm (t) = C0 u(t). Que va t-il
se passer pour l’inclinaison du chariot χ(t) par rapport à la verticale ?
En passant dans le domaine de Laplace, on obtient la relation :
b
a K
χ(p) = c Cm (p) = Cm (p)
p2 − a p2 − ω02
C0
L’échelon en couple s’écrit dans le domaine de Laplace : Cm (p) = Ainsi la réponse χ(p) s’écrit :
p
KC0
χ(p) =
p(p2 − ω02 )
On pourrait déterminer les constantes A, B et C par identification mais ce n’est pas le but ici.
Le retour dans le domaine temporel permet d’écrire que :
On constate que χ(t) tend vers ∞ à cause de la racine réelle positive ω0 , ce qui atteste la nécessité
d’avoir des pôles à partie réelle strictement négative.
Dépassements
La présence ou non de dépassements ne peut se vérifier qu’à l’aide de la courbe de réponse temporelle
à un échelon de consigne.
Notons toutefois qu’un système du premier ordre ne présente jamais de dépassement et qu’un
système du second ordre peut en présenter si le facteur d’amortissement est inférieur à 1.
Rapidité
Pour un système quelconque, la rapidité ne peut être mesurée que sur la courbe de réponse tem-
porelle à un échelon, en traçant une bande de ±5% autour de la valeur à convergence.
En pratique, la fonction de transfert globale sera souvent un premier ordre ou un second ordre,
modèle pour lesquels on peut conclure de manière générale, d’après le chapitre 3 :
1. Pour un système du premier ordre, le temps de réponse à 5 % se calcule très facilement (tr5% =
3τ ). Connaissant τ , on peut estimer tr5% ou inversement, tr5% étant défini dans le cahier des
charges, on peut en déduire τ et donc les paramètres du système pour atteindre cette performance.
132
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
2. Pour un système du second ordre, l’abaque des temps de réponse réduit permet de déterminer
tr5% connaissant le coefficient (facteur) d’amortissement ξ et ω0 . Pour obtenir le système le plus
rapide possible dans le cas d’un second ordre, il y a deux possibilités à connaître :
• le cahier des charges n’autorise pas de dépassement : avec cette exigence, le système le plus
rapide est obtenu pour un coefficient (facteur) d’amortissement ξ = 1 ;
• le cahier des charges autorise un dépassement : le système le plus rapide est obtenu pour un
coefficient (facteur) d’amortissement ξ = 0,69.
Précision
La performance de précision n’a de sens que si l’entrée et la sortie sont des grandeurs comparables
(donc de même unité).
Le théorème de la valeur finale est une propriété des transformées de Laplace (voir page 142)
qui permet, pour un système stable, de calculer facilement la limite à convergence d’une sortie s(t)
à partir de l’expression de la sortie dans le domaine de Laplace S(p) :
e0
L’entrée choisie est généralement une entrée en échelon (consigne constante) E(p) = . Pour
p
e0
déterminer la précision, il faut calculer S(p) = H(p)E(p) = H(p) , puis appliquer le théorème de la
p
valeur finale. Si la sortie converge vers la même valeur e0 que celle imposée en entrée, alors le système
est précis pour une entrée en échelon. Dans le cas contraire, il n’est pas précis et il faut quantifier
l’erreur statique µs = e0 − s(∞).
On peut aussi calculer directement µs :
On cherche aussi parfois à déterminer la précision pour une entrée en rampe. On détermine dans
ces conditions l’écart de traînage en calculant µt .
133
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Ω(p) K
La fonction de transfert globale du robot portique est FTG(p) = =
Ωc (p) 1 + τp
CKa Kv Km Kr τm
avec K = et τ =
1 + CKt Kv Km Kr 1 + CKt Kv Km Kr
On cherche à déterminer la précision du système pour une entrée ωc (t) en échelon de valeur ωc .
L’erreur entre ω et ωc est définie par :
µs = lim ωc (t) − ω(t) = lim p(Ωc (p) − Ω(p)) = lim pΩc (p) (1 − F T G(p))
t→∞ p→0 p→0
ωc K
Comme Ωc (p) = , il suffit de calculer : µs = limp→0 ωc 1 −
p 1 + τp
Ainsi µs = ωc (1 − K)
Pour avoir une erreur qui tende vers 0, il faut que 1 − K tende vers 0. Si Kt = Ka , il faut que C
soit très grand. Mais l’erreur statique ne sera jamais nulle... elle tendera simplement vers 0.
Si Kt 6= Ka , on ne peut pas conclure directement.
Une perturbation est introduite dans un modèle sous la forme d’une seconde entrée (P (p)). Le
S(p)
système de sortie S(p)) présente alors deux fonctions de transfert : H(p) = avec P (p) = 0 et
E(p)
S(p)
Hpert (p) = avec E(p) = 0.
P (p)
La sortie du système est la somme des participations des deux entrées (par application du théorème
de superposition valable pour les systèmes linéaires) : S(p) = H(p)E(p) + Hpert (p)P (p).
La valeur à convergence de la réponse à l’entrée E(p) n’est alors pas affectée par la perturbation
si la limite à convergence de la participation de la perturbation est nulle, c’est-à-dire (théorème de la
valeur finale) si limp→0 pHpert (p)P (p) = 0 pour une entrée P (p) donnée.
134
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
3.5 Annexes
L’objectif est de déterminer la fonction de transfert d’un schéma-blocs complexe en effectuant des
modifications du schéma successives pour arriver sur une forme simple où il sera possible d’utiliser la
formule de Black ou la propriété des blocs en série.
Pour cela, il faut connaitre deux manipulations élémentaires :
• déplacer un bloc avant ou après un sommateur ;
• déplacer un bloc avant ou après une jonction.
Pour vérifier qu’il y a équivalence entre les deux schémas, il faut vérifier la présence des mêmes
blocs entre l’entrée E1 (p) et la sortie S(p), ainsi qu’entre l’entrée E2 (p) et la sortie de S(p) sur le
schéma initial et le schéma modifié.
135
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Pour vérifier qu’il y a équivalence entre les deux schémas, il faut vérifier la présence des mêmes blocs
entre l’entrée E(p) et la sortie S1 (p), ainsi qu’entre l’entrée E(p) et la sortie de S2 (p) sur le schéma
initial et le schéma modifié.
La somme étant associative, deux sommateurs peuvent être inversés. Les trois schémas suivants
sont équivalents.
X3 (p) X3 (p) X3 (p)
Remarque
L’inversion d’un sommateur et d’une jonction n’est pas possible à priori.
Blocs en parallèle
Deux blocs sont dit en parallèle, lorsqu’une grandeur sur un lien se sépare en deux branches pour
aller dans deux blocs différents et que la sortie de ces blocs se regroupe à l’aide d’un sommateur pour
former une sortie (Figure 3.9).
136
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
H1 (p) Y1 (p)
X(p) + Y (p) X(p) Y (p)
=⇒ H(p)
−
H2 (p) Y2 (p)
Démonstration :
Y1 (p) = H1 (p)X(p)
Y2 (p) = H2 (p)X(p) =⇒ Y (p) = (H1 (p) − H2 (p))X(p)
Y (p) = Y1 (p) − Y2 (p)
Application
C(p)
E(p) ε(p) − S(p)
H1 (p) + H2 (p) H3 (p) + H4 (p)
−
H5 (p)
137
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
C(p)
E(p) − S(p)
H1 (p) + H2 (p)H3 (p) + H4 (p)
−
H5 (p)
C(p) 1
H2 (p)H3 (p)
E(p) − S(p)
H1 (p) + + H2 (p)H3 (p) H4 (p)
−
H5 (p)
• Inversons les deux sommateurs et regroupons le bloc H2 (p)H3 (p) avec le bloc H4(p) :
C(p) 1
H2 (p)H3 (p)
E(p) − S(p)
H1 (p) + + H2 (p)H3 (p)H4 (p)
−
H5 (p)
C(p) 1
H2 (p)H3 (p)
138
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Méthode analytique
Généralisation
Dans le cas de schéma-blocs complexes avec des boucles imbriquées, on peut être amené à mélanger
les deux méthodes précédentes.
Propriétés
Les propriétés sont démontrées sur la transformation directe de Laplace L. Les propriétés de la
transformation inverse L−1 seront simplement énoncées.
Propriété Unicité
À une fonction f (t) du domaine temporel correspond une fonction F (p) unique du domaine de
Laplace. De même, à une fonction F (p) du domaine de Laplace correspond une unique fonction f (t)
du domaine temporel. La transformation est dite bi-univoque.
Démonstration :
Soient F1 (p) et F2 (p) les transformées de Laplace de la fonction f (t), alors :
Z ∞ Z ∞ Z ∞ Z ∞
−pt −pt −pt
F1 (p) − F2 (p) = f (t)e dt − f (t)e dt = (f (t) − f (t))e dt = 0 dt = 0
0− 0− 0− 0−
139
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Propriété Linéarité
La transformée de Laplace est linéaire : ∀µ et λ ∈ R
Démonstration :
Démonstration :
Remarque
Dans les conditions de Heaviside, dériver dans le domaine temporel revient à multiplier par p
dans le domaine symbolique de Laplace.
140
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Démonstration :
∞Z t ∞ ∞
t t
e−pt
Z Z Z Z
−pt f (t) −pt F (p)
L f (τ )dτ = f (τ )dτ e dt = f (τ )dτ + e dt =
0− 0− 0− 0− −p 0− 0− p p
Remarque
Dans les conditions de Heaviside, intégrer dans le domaine temporel revient à diviser par p dans
le domaine symbolique de Laplace.
Démonstration :
Z ∞
df (t) df (t) −pt
La propriété de dérivation s’écrit : L = e dt = pF (p) − f (0− )
dt 0− dt
En considérant la limite de cette expression quand p → ∞ :
Z ∞
df (t) −pt
lim e dt = lim pF (p) − f (0− ) = 0
p→∞ 0 dt p→∞
| {z }
→0
Remarque
N (p)
Ce théorème n’est valable que dans le cas où la fonction F (p) = est telle que deg(N ) ≤ deg(D),
D(p)
ce qui est toujours le cas pour un système causal.
141
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Démonstration :
Z ∞
df (t) df (t) −pt
On a L = e dt = pF (p) − f (0− )
dt 0− dt
Z ∞
df (t) −pt
On prend la limite quand p → 0 : lim e dt = lim pF (p) − f (0− )
p→0 0− dt p→0
Z ∞
df (t) −pt
Or lim e dt = [f (t)]∞ lim f (t) − f (0− )
0− = t→∞
p→0 0− dt
D’où lim f (t) − f (0− ) = lim pF (p) − f (0− ) et donc : lim f (t) = lim pF (p)
t→∞ p→0 t→∞ p→0
Remarque
Ce théorème n’est valable que si les pôles de pF (p) sont à partie réelle strictement négative. Sinon
f (t) n’admet pas de limite finie. Attention, l’utilisation du théorème de la valeur finale dans le cas
d’un système instable conduit à un résultat faux qui pourrait sembler cohérent.
Démonstration :
Z ∞
L[g(t)] = L[f (t − τ ] = f (t − τ )e−pt dt
0−
( (
t=0 T = −τ
Soit le changement de variable T = t − τ , dt = dT , t = T + τ et ⇒
t→∞ T →∞
L’expression s’écrit alors :
Z ∞ Z ∞
L[g(t)] = L[f (T )] = f (T )e−p(T +τ ) dT = e−pτ f (T )e−pT dT
−τ −τ
Sachant que f (T ) est nulle sur [−τ, 0], l’expression conduit au résultat : G(p) = e−pτ F (p)
142
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
x(t) X(p)
A
Échelon d’amplitude A : A u(t)
p
b
Rampe de pente b : bt u(t)
p2
1
e−at u(t)
p+a
1
te−at u(t)
(p + a)2
ω
sin(ωt) u(t)
p2 + ω2
p
cos(ωt) u(t)
p2 + ω2
ω
e−at sin(ωt) u(t)
(p + a)2 + ω 2
p+a
e−at cos(ωt) u(t)
(p + a)2 + ω 2
143
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Problématique
Transformer le quotient de 2 polynômes en p (désignant l’expression dans le domaine de Laplace de la
réponse d’un système) en éléments simples dont les transformées de Laplace inverses seront extraites
du tableau des transformées de Laplace ci-dessus.
P (p)
Soit une fonction de transfert donnée sous la forme Q(p) avec :
• P (p) et Q(p) deux polynômes à coefficients réels ;
• deg(P ) ≤ deg(Q).
Définition
Tout polynôme Z(p) à coefficients réels se décompose de manière unique dans R comme produit de
facteurs de la forme (p − ri )mi ou (p2 + aj p + bj )nj :
Y Y
Z(p) = K (p − ri )mi (p2 + aj p + bj )nj
i j
Seul le polynôme du dénominateur Q(p) est factorisé. Les différents termes seront appelés éléments
simples.
Définition
P (p)
La fraction rationnelle Q(p) se décompose de manière unique comme somme d’éléments simples de
Q(p) :
i m nj
P (p) X X Aik X X Bj` p + Cj`
= k
+
Q(p) (p − ri ) (p2 + aj p + bj )`
i k=1 j `=1
Méthode
Pour déterminer les différents coefficients Aik , Bj` et Cj` , réduire l’expression au même dénomina-
teur puis identifier chaque coefficient des polynômes.
144
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Exemple:
1
Soit la fonction de transfert : H(p) =
(p2 + p + 1)(p + 3)
Le dénominateur est déjà écrit sous forme factorisé : p + 3 à racine réelle et p2 + p + 1 à racines
complexes conjuguées.
A Bp + C
La décomposition en élément simple s’écrira : H(p) = + 2
p+3 p +p+1
A(p2 + p + 1) + (Bp + C)(p + 3)
Réduisons au même dénominateur : H(p) =
(p + 3)(p2 + p + 1)
(A + B)p2 + (A + 3B + C)p + (A + 3C) 1
Développons l’expression : H(p) = =
(p + 3)(p2 + p + 1) (p + 3)(p2 + p + 1)
Identifions les deux polynômes du numérateur :
A+B =0
A = 1/7
A + 3B + C = 0 =⇒ B = −1/7
A + 3C = 1 C = 2/7
145
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
12
146
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Exercices
Présentation
L’Éco-Marathon Shell est une compétition relative à la consommation énergétique des moyens de
propulsion automobiles. Les concurrents doivent concevoir et piloter leur véhicule sur une distance fixée
(25 km environ, 7 tours du circuit de Nogaro dans le Gers) avec une vitesse minimale imposée (30 km/h
en moyenne). Les candidats sont ensuite classés en fonction de la consommation de leur véhicule dans
une catégorie donnée, exprimée en « kilomètre par litre » de carburant. Le record est actuellement de
5385 km/L en utilisant comme énergie une pile à hydrogène, 10 017 km/L avec une batterie électrique
(NiMH) et 3836 km/L avec de l’essence ! ! !
L’étude suivante, issue d’un projet élaboré par l’équipe T.I.M., vice-championne du monde 1999 et
2004, porte sur la conception d’un banc d’essais. En effet, afin d’affiner les réglages du moteur (temps
d’injection, avance et retard à l’ouverture et à la fermeture des soupapes, vitesse optimale...), il est
intéressant de pouvoir tester l’influence d’une multitude de paramètres sur un banc d’essais. Ce banc
est destiné à reproduire le couple appliqué sur le moteur thermique du véhicule au cours d’un tour de
circuit, le châssis du véhicule étant immobilisé sur le banc.
147
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
La Figure 3.11 présente l’architecture mécanique du banc qui est fixé au sol. Le véhicule est lié
au banc comme suit :
• le châssis 1 est en contact ponctuel avec le banc 0 en A, et en liaison linéaire annulaire en B (qui
assure l’arrêt du véhicule en translation) ;
• la roue motrice 4 du véhicule est en contact avec le rouleau 5 du banc. Le rouleau 5 entraîne par
un engrenage extérieur une roue d’inertie 6 que l’on pourra freiner ou accélérer par l’intermédiaire
d’un moteur électrique asservi, piloté en couple.
Le moteur à courant continu, commandé par la tension d’induit u(t), peut être modélisé par les
équations :
di(t)
u(t) = ke ω(t) + Ri(t) + L et Cr (t) = kT i(t)
dt
où
• u(t) est la tension d’induit appliquée au moteur à courant continu en V ;
• i(t) est le courant d’induit en A (traversant le moteur) ;
• Cr (t) est le couple délivré par le moteur à courant continu en N.m (action mécanique ayant
tendance à mettre en rotation)
• ω(t) est la vitesse de rotation du moteur à courant continu en rad.s−1
Les paramètres du moteur à courant continu sont :
• R : la résistance de l’induit ;
• L : l’inductance de l’induit ;
• ke : la constante de force électromotrice ;
• kT : la constante de couple.
Objectif
L’objectif de cet exercice est de justifier le type d’asservissement à réaliser sur le moteur à courant
continu de façon à obtenir un système rapide, précis vis-à-vis de la consigne et de la perturbation.
148
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Ω(p)
Question 2 Établir la relation Cr (p) = H1 (p)U (p) − H2 (p)Ω(p) où l’on précisera H1 (p) et H2 (p).
Question 3 Mettre ces deux fonctions de transfert sous forme canonique et déterminer le gain
statique K1 de H1 (p) (gain de poursuite), le gain statique K2 de H2 (p) (gain de régulation) et la
constante de temps du système τm . Préciser leurs unités.
Afin d’améliorer les performances du moteur à courant continu, on réalise une boucle « de courant »
conformément à la Figure 3.13, avec Ki > 0 gain du régulateur et Rm > 0 gain du capteur de courant :
Ω(p)
Vi (p) I(p)
Rm
Question 5 Mettre le couple Cr (p) sous la forme suivante : Cr (p) = H3 (p)V (p) − H4 (p)Ω(p).
149
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Asservissement du couple
Charge
Ω(p)
C(p)
Capteur + conditionneur
On considère que le moteur à courant continu avec sa boucle de courant est décrit par la fonction
de transfert :
AV (p) − BΩ(p)
Cr (p) =
1 + τp
dω(t)
Cr (t) − Fc ω(t) = Ic
dt
où Fc est le coefficient de frottement visqueux et Ic le moment d’inertie par rapport à l’axe moteur.
1
La fonction de transfert simplifiée du capteur de couple + conditionneur est : Hc (p) =
1 + Tc p
La fonction de transfert du correcteur est celle d’un correcteur proportionnel intégral, à savoir :
1 + Ti p
Ccor (p) = KP
Ti p
La fonction de transfert de l’adaptateur est un gain pur : Ka = 1 V.(N.m)−1
Question 7 Construire le schéma-blocs global et détaillé du système d’entrée Cr∗ (p) et de sortie
Cr (p).
(1 + τ1 p)(1 + τ2 p)
FTCD(p) = K FTCR(p)
p2
2ξ
p 1+ p+ 2
ω0 ω0
1
Ka
FTCR(p) =
1 + Tc p
Question 9 Exprimer l’erreur µ = Cr∗ (p) − Cr (p) en fonction de FTCD(p), FTCR(p) et Cr∗ (p).
Question 10 En déduire l’erreur en régime permanent µs (valeur de l’erreur à l’infini) pour une
consigne en échelon unitaire et conclure sur la performance de précision.
150
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Exercice 2 : Éolienne
Présentation
Les éoliennes ont pour fonction globale de produire de l’énergie électrique exploitable à partir de
l’énergie du vent (on parle d’actionneur) quelle que soit la direction du vent.
1
4
2
11 5
7 6
10 8
12 9
3
17
14
15
16
Nomenclature partielle
Objectif
On se propose dans cet exercice est d’analyser comment l’éolienne arrive à « s’aligner face au vent »
pour récupérer le maximum d’énergie.
151
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Si la nacelle n’est pas alignée face au vent pendant plus de 5 secondes, le moteur hydraulique entre
en action pour ré-aligner la nacelle dans la direction de la girouette. C’est pourquoi on met en place
un asservissement de la position angulaire θ de la nacelle à la position angulaire de consigne θc donnée
par la girouette.
Question 1 Compléter les noms des blocs de la Figure 3.17 en vous aidant de la description du
système et des constituants.
152
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 4 Quelle valeur doit-on donner au gain Kp pour que l’asservissement soit correct (c’est à
dire qu’une erreur nulle corresponde à un écart nul) ?
On suppose que C(p) = C (C constante que l’on déterminera par la suite pour respecter le critère
de rapidité d’orientation du cahier des charges).
Le schéma-blocs du système peut être mis sous la forme suivante :
θc εθ θ
+ FTBO(p)
−
Question 5 Montrer qu’avec le choix réalisé pour Kp , le schéma-blocs peut se mettre sous la forme
du schéma-blocs précédent à retour unitaire. Montrer que la fonction de transfert en boucle ouverte
FTBO(p) s’écrit sous la forme :
CKA KSV Kp
FTBO(p) =
Q0 p(1 + τ p)
θ(p)
Question 6 Déterminer la fonction de transfert en boucle fermée H(p) = en fonction de C.
θc (p)
153
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 7 Exprimer εθ (p) = θc (p) − θ(p), erreur sur la position angulaire, en fonction de θc (p) et
de la FTBO(p). À l’aide du théorème de la valeur finale, déterminer la valeur de l’erreur statique εθs
pour une entrée échelon d’amplitude θ0 .
Question 8 Mettre la fonction de transfert en boucle fermée sous forme canonique et déterminer ses
paramètres caractéristiques (gain K, pulsation propre ω0 et coefficient d’amortissement ξ) en fonction
de C. Faire l’application numérique (attention aux unités).
100
Temps de réponse réduit t5% .ω0
10
1
0,1 1 10
Amortissement ξ
Question 10 On constate que le système est le plus rapide pour ξ = 0,69, déterminer alors la valeur
de C correspondante et en déduire la valeur de ω0 . Tracer l’allure de la réponse indicielle θ(t) pour une
entrée échelon θc (t) = θ0 u(t) dans ces conditions.
Question 11 Pour les deux valeurs de ξ déterminées précédemment, lire le temps de réponse réduit
correspondant et en déduire t5% . Conclure sur l’intérêt de choisir un correcteur.
154
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
Le robot Spirit a été conçu par la NASA pour étudier la composition chimique de la surface de la
planète Mars. Pour satisfaire ce cas d’utilisation, le robot doit respecter plusieurs exigences grâce en
partie aux solutions techniques listées ci-dessous :
Figure 3.18 – Représentation d’artiste du robot Spirit et prise de vue de la cible depuis la caméra
panoramique implantée sur la tête périscopique.
• un corps, appelé « Warm Electronic Box », dont la fonction est d’assurer la liaison entre les
divers composants. Il supporte les batteries qui sont chargées par des capteurs solaires. Il protège
également l’électronique embarquée des agressions extérieures.
• une tête périscopique orientable dont la fonction est d’orienter le système appelé Pancam
(Panoramic Camera) qui se trouve à 1,4 m de hauteur. Ce dernier fournit une vue en 3 dimensions
de l’environnement. Le traitement des images acquises par les caméras du système Pancam permet
à Spirit de réaliser une cartographie des terrains et donc de trouver de manière autonome son
chemin en évitant les obstacles. Cette autonomie de déplacement est renforcée par l’utilisation
de quatre caméras de direction situées sur le corps.
• un bras articulé dont la fonction est d’amener quatre outils (une foreuse, un microscope et deux
spectromètres) à proximité d’une roche à étudier. L’étude de la roche par ces quatre outils se fait
par des carottages horizontaux.
• six roues, animées chacune par un motoréducteur, dont la fonction est d’assurer le dé-
placement de Spirit sur un sol caillouteux. Les deux roues avant et arrière possèdent de plus un
moteur permettant au robot de pivoter sur lui-même (jusqu’à un demi tour).
• un système de communication et des antennes hautes et basses fréquences, dont la
fonction est de permettre à Spirit de communiquer avec la terre.
La fonction principale (équivalente au cas d’utilisation principal) est réalisée, d’un point de vue
temporel, par les 3 phases décrites ci-dessous :
• la phase d’approche : Spirit « repère » une roche dont la forme est adaptée à l’étude chimique.
Son rôle consiste à s’en rapprocher suffisamment près pour pouvoir l’étudier.
• la phase de déploiement : le corps de Spirit est fixe, le bras articulé se déploie et amène l’ensemble
des 4 outils à proximité de la roche.
• la phase de prospection : le corps de Spirit ainsi que le bras articulé sont fixes, les 4 outils étudient
la composition chimique de la roche.
Dans le cadre de ce sujet, on va se limiter à l’analyse de la phase d’approche. L’objectif est de
vérifier que la solution constructive utilisée pour satisfaire l’exigence considérée respecte les niveaux
attendus (voir Figure 3.19).
155
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Objectif
L’objectif de cet exercice est de construire le modèle par schéma-bloc dans le domaine de Laplace. La
vérification des performances fera l’objet de la 2e partie de l’exercice.
Réducteur
Roue
Cod. Moteur C.C. Réd.
Bloc moto-réducteur
Moteur à courant
continu
Mars
Pour effectuer cette approche, la motorisation est assurée par un bloc motoréducteur à courant
continu dans chacune des six roues (cf. Figure 3.20). Le mouvement ainsi généré est observé de
manière optique. En effet, les caméras situées sur la tête périscopique Pancam (cf. Figure 3.20)
permettent à tout instant de connaître la position absolue de Spirit. Le traitement de cette information
par l’électronique embarquée fournit donc une mesure de l’erreur par rapport à la position cible.
Une étude dynamique du robot Spirit en déplacement par rapport au sol, sous l’action mécanique
des moteurs et de la perturbation due au vent donne les équations suivantes :
156
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
di(t)
u(t) = e(t) + Rm i(t) + L (3.4)
dt
CS−R (t)
= Kt i(t) (3.5)
η
η
e(t) = Ke ẋs (t) (3.6)
Rr
Question 1 Écrire la transformée de Laplace des équations de la Dynamique, notées de (1) à (3).
On précisera les hypothèses nécessaires ainsi que les théorèmes utilisés.
Question 2 À partir des équations précédentes dans le domaine de Laplace, compléter le schéma
bloc ci-dessous.
FV −S (p)
157
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
On pourrait montrer que le schéma bloc précédent peut être mis sous la de la Figure 3.22.
FV −S (p)
Question 3 Écrire la transformée de Laplace des équations régissant le moteur à courant continu,
notées (4) à (6) et remplir le schéma bloc de la Figure 3.23.
FV −S (p)
158
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Nous avons modélisé sous forme de schéma-blocs l’avance du robot Spirit (voir Figure 3.24 ci-
dessous).
FV −S (p)
ηKe
p
Rr
Objectif
L’objectif de cet exercice est de vérifier les performances du système.
Question 5 Montrer que le schéma-blocs précédent peut se mettre sous la forme de la Figure 3.26.
On pourra se limiter à expliquer les manipulations réalisées sans chercher à expliciter les différents
blocs.
FV −S (p)
U (p) + Xs (p)
+ A + B
−
Le moteur utilisé dispose d’une inductance très faible qui permet par la suite de simplifier le modèle.
On va donc considérer L = 0. Sous couvert de cette hypothèse d’inductance nulle, on obtient finalement
6ηKt 1
les fonctions de transfert A, B et D simplifiées : A = a avec a = = 55,1 N.V−1 ; B = 2 avec
Rm Rr bp
Ir Rm + Mr Rr2 Rm ηKe
b = Ms = 180 kg ; D = dp2 + cp avec d = = 1,18 V.s2 et c = = 26,6 V.s.m−1 .
ηRr Kt Rr
159
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Remarque
Pour la suite du problème, on admettra ce résultat et on utilisera les variables a, b, c, d.
FV −S (p)
Xc (p) + Xs (p)
+ C(p) + A + B
− −
Question 6 Montrer que Xs (p) = G1 (p)Xc (p) + G2 (p)FV −S (p) où vous exprimerez G1 (p) et G2 (p)
en fonction de A, B, D et K.
Question 7 En remplaçant A, B et D par leur expression (en fonction de a, b, c, d), montrer que
l’on peut écrire sous forme canonique :
K1 K2
G1 (p) = 2ξ 1 2
et G2 (p) = 2ξ 1 2
1+ ω0 p + ω02
p 1+ ω0 p + ω02
p
Question 8 Montrer qu’en l’absence de perturbation, le système est précis pour une consigne en
échelon.
On se place en mode régulation (c’est à dire que la consigne de position est atteinte et qu’une
perturbation apparaît). Le vent peut être modélisé par un échelon de valeur Fv = 10 N.
Question 9 Déterminer la valeur à l’infini de xs pour cette perturbation (on suppose que xc = 0).
160
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 12 En utilisant les abaques ci-dessous, déterminer le temps de réponse à 5% mis par le
système pour atteindre la consigne ainsi que la valeur des dépassements (s’ils existent !).
1 1 000
D1%
D3%
100
0,1
10
0,01
1
0,01 0,1 1 0,01 0,1 1 10 100
Amortissement ξ Amortissement ξ
Pour la valeur de K précédente, on enregistre l’allure de la réponse pour une entrée en échelon
d’amplitude 1 m. Le relevé est donné ci-dessous.
déplacement (m)
1
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0 temps (s)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Question 13 Vérifier les résultats précédents et conclure sur le respect du cahier des charges.
Cette courbe permet également de définir un modèle simplifié du système permettant par la suite
de simuler le comportement du robot pour tout type d’entrée par exemple (On parle alors de modèle
de comportement).
Question 15 Sur le graphe précédent, effectuer les tracés nécessaires pour identifier les paramètres
caractéristiques de ce système.
161
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
11
162
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Solutions
Question 1
1
U (p) = ke Ω(p) + RI(p) + LpI(p) ⇒ I(p) = (U (p) − ke Ω(p)) et Cr (p) = kT I(p)
R + Lp | {z }
ε(p)
Ω(p)
ke
Question 2
kT kT ke
Cr (p) = U (p) − Ω(p)
R + Lp R + Lp
| {z } | {z }
H1 (p) H2 (p)
Question 3
kT
kT L
H1 (p) = R
L
avec : K1 = et τm =
1 +R p R R
kT ke
kT ke
H2 (p) = R
L
avec : K2 =
1+ R p R
Question 4
Ω(p)
ke
Vi (p)
Rm
163
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5
K i Rm
U (p) = Ki (V (p) − Rm I(p)) = Ki V (p) − Cr (p)
kT
kT Ki K i Rm kT ke
En reprenant l’expression de Cr de la question 2 : Cr (p) = V (p) − Cr (p) − Ω(p)
R + Lp R + Lp R + Lp
kT Ki kT ke
R+Ki Rm R+Ki Rm
Cr (p) = V (p) − Ω(p)
1 + R+KLi Rm p 1 + R+KLi Rm p
| {z } | {z }
H3 (p) H4 (p)
Question 6
kT ke L
K4 = et τ=
R + Ki Rm R + K i Rm
Ki Rm > 0 donc τ et K4 diminuent. Il en résulte une amélioration de la rapidité et de la précision du
système.
Question 7
1
B
Ω(p) Fc + Ic p
C(p) 1
1 + Tc p
164
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 8
1 1 Fc + Ic p
Zone bleue : formule de Black : H5 (p) = B 1
=
1 + τp 1 + Fc +Ic p 1+τ p
B + (Fc + Ic p) (1 + τ p)
1 + Ti p
Zone verte : H6 (p) = KP AH5 (p)
Ti p
(1 + Ti p) (Fc + Ic p)
On a donc : FTCD(p) = Ka KP A
Ti p (B + (Fc + Ic p) (1 + τ p))
Ka KP AFc (1 + Ti p) 1 + FIcc p
Soit : FTCD(p) =
Ti (B + Fc ) Fc τ + I c Ic τ
p 1+ p+ p2
B + Fc B + Fc
1
Ka
Et : FTCR(p) =
1 + Tc p
r
Ka KP AFc Ic B + Fc Fc τ + Ic
K= τ1 = Ti τ2 = ω0 = ξ= p
Ti (B + Fc ) Fc Ic τ 2 Ic τ (B + Fc )
Question 9
µ(p) = (1 − FTBF(p)) Cr∗
FTCD(p)
Formule de Black : FTBF(p) =
1 + FTCD(p)FTCR(p)
FTCD(p)
D’où : µ(p) = 1 − Cr∗
1 + FTCD(p)FTCR(p)
Question 10
Théorème de la valeur finale : lim µ(t) = lim pµ(p)
t→+∞ p→0
FTCD(p)
1
Pour la réponse à un échelon unitaire : µs = lim p 1− Cr∗
p→0 p 1 + FTCD(p)FTCR(p)
D’où µs = (1 − Ka )Cr∗ : l’erreur en régime permanent est nulle si Ka = 1
165
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Exercice 2 : Éolienne
Question 1
Question 2
θc Vc εv U I Q θ
Potentiomètre + Correcteur Amplificateur Servovalve Moteur + Nacelle
−
V
Capteur
166
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 3
La plupart des constituants sont des gains. Seul l’ensemble moteur+nacelle reste à expliciter dans le domaine
de Laplace.
θ(p) 1
On note la fonction Hm (p) = . On obtient alors : Hm (p) =
Q(p) Q0 p(1 + τ p)
θc Vc εv U I Q θ
Kp + C(p) KA KSV Hm (p)
−
V
Kc
Question 4
Si on veut avoir l’écart nul εv quand l’erreur est nulle e = θc − θ alors il faut avoir nécessairement Kp = Kc .
En effet, εv = Vc − V = Kp θc − Kc θ. Si l’erreur est nulle alors θc = θ donc εv = θc (Kp − Kc ) et si on veut l’écart
εv nul alors Kp = Kc .
Question 5
On déplace le bloc Kp après le comparateur, il apparaît alors dans la chaîne de retour Kc /Kp qui est égal à 1
compte-tenu du choix de Kp . Ainsi le schéma-blocs est à retour unitaire et :
V (p) CKA KSV Kp
FTBO(p) = = CKA KSV Hm (p)Kp =
εv Q0 p(1 + τ p)
Question 6
En appliquant la formule de Black, on trouve :
θ(p) FTBO(p) CKA KSV Hm (p)
H(p) = = =
θc (p) 1 + FTBO(p) 1 + CKA KSV Hm (p)
Question 7
1
L’erreur est εθ (p) = θc (p) − θ(p) = θc (p)(1 − H(p)) = θc (p)
1 + FTBO(p)
θ0
La consigne est un échelon de position angulaire d’amplitude θ0 donc θc (p) = .
p
Appliquons le théorème de la valeur finale :
θ0 1 1
εθs = lim εθ = lim pεθ (p) = lim p = lim θ0 = 0
t→∞ p→0 p→0 p 1 + FTBO(p) p→0 1 + CKA KSV Q0 p(1+τ
1
p) Kp
167
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 8
1
Kp CKA KSV
Q0 p(1 + τ p) Kp CKA KSV
H(p) = =
1 Q0 p(1 + τ p) + Kp CKA KSV
1 + Kp CKA KSV
Q0 p(1 + τ p)
1 K
H(p) = = 2
τ Q0 Q0 p 2ξ
p2 + p+1 + p+1
Kp CKA KSV Kp CKA KSV ω02 ω
s s
Kp CKA KSV 1 Q0
On en déduit que : K=1 , ω0 = et ξ = .
τ Q0 2 τ Kp CKA KSV
On effectue l’application numérique en prenant bien soin de mettre toutes les valeurs dans les unités du système
internationale (à savoir : Kp = 15
π = 4,78 [Link]
−1
, KA = 0,2 · 10−3 A.V−1 et KSV = 40 · 10−3 m3 .s−1 A−1 ) :
√ 2,27
ω0 = 0,22 C et ξ = √
C
Question 9
On obtient ξ = 2,27 et ω0 = 0,22 rad.s−1
θ0
temps t
Question 10
Pour ξ = 0,69, on obtient C = 10,8 d’où ω0 = 0,7 rad.s−1
θ(t)
Question 11
On lit pour ξ = 2,27, un temps de réponse réduit de 13 environ d’où avec ω0 = 0,22, t5% = 59 s
Pour ξ = 0,69, le temps de réponse réduit est de 3, d’où t5% = 4,2 s Grâce à ce correcteur, on respecte
le cahier des charges de 5 s.
168
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
Dans les conditions de Heaviside (CI nulles) :
Ir 2
p Xs (p) = CS−R (p) − Rr FM −R (p)
Rr
Question 2
FV −S (p)
Mr p2
Ir 2
p
Rr
Question 3
CS−R (p) CS−R (p)
U (p) = E(p) + Rm I(p) + LpI(p) = Kt I(p) = Kt I(p)
η η
ηKT
On trouve en combinant les 2 premières équations : CS−R (p) = (U (p) − E(p))
Rm + Lp
FV −S (p)
KT
U (p) ηRm
CS−R (p) 1 FR−S (p) + 1 Xs (p)
+ + 6 +
− 1+ L Rr − Ms p 2
Rm p
Ir
Mr + 2 p2
Rr
η
Ke p
Rr
Question 4
Non, car la grandeur de sortie n’est pas la même que la grandeur d’entrée... on ne pourra parler « que » de
système bouclé.
169
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5
On déplace les 2 premiers blocs de la chaîne directe à droite du 2e comparateur, puis on « fusionne » les 2 chaînes
de retour
Question 6
ε1 (p) = Xc (p) − Xs (p)
ε2 (p) = K (Xc (p) − Xs (p)) − DXs (p)
ε3 (p) = FV −S (p) + A [K (Xc (p) − Xs (p)) − DXs (p)]
ABK B
Xs (p) = Xc (p) + FV −S (p)
1 + ABK + ABD 1 + ABK + ABD
| {z } | {z }
G1 (p) G2 (p)
Question 7
r s
1 aK ac2
G1 (p) = c b+ad 2
soit K1 = 1 ω0 = ξ=
1 + Kp + aK p
b + ad 4K (b + ad)
1
1
G2 (p) = c
aK
b+ad 2
soit K2 =
1+ Kp + aK p
aK
Question 8
1
Erreur statique pour une consigne en échelon : µs = lim p (1 − G1 (p)) = 0 (car K1 = 1)
p→0 p
Question 9
Fv Fv
xs = lim p G2 (p) = 0 ⇒ xs =
p→0 p aK
Question 10
Fv 10
On doit avoir : xsmax < 0,01 m ⇔ K > soit : K> = 18,15 V.m−1
axsmax 55, 1 × 0, 01
Question 11
s
55, 1 × 2, 662
r
55, 1 × 18, 15
ω0 = = 2,02 rad.s−1 ξ= = 1, 47
180 + 55, 1 × 1, 18 4 × 18, 15 (180 + 55, 1 × 1, 18)
Question 12
8
Par lecture graphique, le temps de réponse réduit est d’environ 8. Ce qui donne t5% = = 3,96 s
2, 02
Question 13
• Stabilité : Aucun dépassement ⇒ OK
• Rapidité : t5% ≈ 4 s ⇒ OK
170
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 14
Forme exponentielle, tangente à l’origine non horizontale : 1er ordre
Question 15
Graphiquement : K=1 et τ = 1,3 s
171
CHAPITRE 3. ANALYSE DES PERFORMANCES DES SLCI
172
Chapitre 4
4.1 Objectifs
L’amélioration des performances des SLCI consiste à déterminer un correcteur adapté dans le but
de satisfaire les exigences d’un cahier des charges. Aucune étude systématique n’est possible, car chaque
système possède ses propres caractéristiques, et les exigences à satisfaire diffèrent aussi. Cependant,
il est possible d’analyser les avantages et les inconvénients de chaque correcteur sur les performances
globales d’un système, en vue de les choisir et de déterminer leurs paramètres.
La détermination des paramètres d’un correcteur est basée sur la connaissance d’un modèle d’un
système. Plus le modèle du système sera « précis » (au sens, proche de la réalité), plus les performances
mesurées en boucle fermée seront proches de celles obtenues par simulation.
173
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
À retenir
Un système est dit linéaire s’il vérifie les propriétés de proportionnalité et de superposition.
Dans le cadre de cette hypothèse de linéarité, si un système possède plusieurs entrées (Figure 4.1
avec 2 entrées), il est possible d’écrire que la sortie est une combinaison linéaire des entrées, dont les
« coefficients » sont les fonctions de transfert.
E2 (p)
E1 (p) − S(p)
+ Bloc 1 + Bloc 2
−
Capteur
À retenir
Du fait de la linéarité du modèle, on peut écrire dans le cas de 2 entrées (E1 (p) et E2 (p)) et une
sortie S(p) :
S(p) = H1 (p)E1 (p) + H2 (p)E2 (p)
Le seul critère pour procéder au choix d’un modèle du premier ou du second ordre (ou supérieur)
est la pente de la tangente à l’origine. Si elle est non nulle, alors il est possible de modéliser le
système par un premier ordre ; dans le cas contraire (tangente à l’origine horizontale), il est possible
de modéliser le système par un ordre supérieur ou égal à 2.
174
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
300 300
200 200
100 100
temps t (ms) temps t (ms)
0 0
0 100 200 300 400 0 τ 100 3τ 200 300 400
Figure 4.2 – Identification d’un modèle de comportement d’un système du premier ordre
Sans dépassement : De nombreuses méthodes existent afin d’identifier les systèmes du second
ordre qui ne présentent pas de dépassement pour leurs réponses indicielles. Parmi les plus connues
et utilisées, on retiendra la méthode de Strejc-Broïda, détaillée ci-dessous. Cette méthode n’est va-
lable bien évidemment que pour des systèmes d’ordre supérieur ou égale à 2, ne présentant aucun
dépassement pour leur réponse indicielle.
Dans le cas d’un système du second ordre sans dépassement, la fonction de transfert dans le domaine
de Laplace s’écrit :
S(p) K
H(p) = =
E(p) (1 + τ p)(1 + ατ p)
L’obtention d’un modèle de comportement consiste donc à déterminer les 3 paramètres du modèle
K, τ et α.
s(t)
s(+∞) TA
Point
d’inflexion
TB
t
Figure 4.3 – Identification d’un modèle de comportement d’un 2e ordre sans dépassement
TB
La constante de temps τ est telle que τ = où le paramètre α est déterminé à partir de la
1+α
Figure 4.4.
175
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
TA
TB
1,4
1,35
1,3
1,25
1,20
1,15
1,1
1,05
1 α
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
Figure 4.4 – Abaque de Strejc-Broïda d’un système du second ordre sans dépassement
S(p) K
H(p) = = 2ξ 1 2
avec ξ<1
E(p) 1+ ω0 p + ω0 2
p
100 1
Temps de réponse réduit t5% .ω0
D1%
D2%
Dépassement relatif Dn%
D3%
10 0,1
1 0,01
0,1 1 10 0,01 0,1 1
Amortissement ξ Amortissement ξ
Figure 4.5 – Abaques du temps de réponse réduit (t5% .ω0 ) et des dépassements relatifs (Dk %)
kπ
Temps du k ième dépassement tk = p
ω0 1 − ξ 2
ξkπ
Amplitude du k ième dépassement −p
1 − ξ2
Dk = KE0 e
Pseudo-pulsation
p
ωa = ω0 1 − ξ 2
2π 2π
Pseudo-période Ta = = p
ωa ω0 1 − ξ 2
Figure 4.6 – Propriétés remarquables de la réponse indicielle d’un second ordre passe-bas
176
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Dans une démarche d’identification d’un modèle de comportement, il est aussi possible de procéder
à un essai fréquentiel du système étudié. Cette méthode ne fournit pas plus d’informations qu’une
réponse indicielle, mais peut permettre d’affiner un modèle notamment proche de la résonance si elle
existe.
Le diagramme de Bode d’un système du premier ordre est tel que représenté sur la Figure 4.7.
dB 30
20
10
−10
−20 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
Figure 4.8 – Propriétés remarquables de la réponse fréquentielle d’un premier ordre passe-bas
177
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
√
Figure 4.9 – Diagrammes de Bode d’un système du second ordre avec ξ inférieur et supérieur à 2
2
Figure 4.10 – Propriétés remarquables de la réponse fréquentielle d’un second ordre passe-bas
178
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
H(p) = p GdB ϕ
20 dB/dec + π2
1
0 ω 0 ω
K GdB ϕ
H(p) =
1 + τp
1/τ 1/τ
0 ω 0 ω
− π2
−20 dB/dec
H(p) = 1 + τ p GdB ϕ
20 dB/dec + π2
0 ω 0 ω
1/τ 1/τ
K GdB ϕ
H(p) = 2ξ 1 2
1+ ω0 p + ω0 2
p
ω0 ω0
avec ξ ≤ 1 0 ω 0 ω
−π
−40 dB/dec
H(p) = 1 + 2ξ 1 2 GdB ϕ
ω0 p + ω0 2
p +40 dB/dec +π
avec ξ ≤ 1
0 ω 0 ω
ω0 ω0
179
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les performances des systèmes linéaires continu et invariant (SLCI) sont définies sur les critères
de stabilité, de précision et de rapidité. La stabilité est primordiale, et il est nécessaire de s’assurer de
celle-ci avant tout, car en cas d’instabilité, les 2 autres performances n’ont pas de sens.
Bien qu’il existe 3 domaines d’étude des SLCI (temporel, Laplace et fréquentiel), ceux-ci sont
identiques, et si une performance est vérifiée dans un domaine, elle le sera aussi dans les 2 autres. Il
est donc nécessaire de choisir le domaine le plus approprié afin de répondre à l’objectif visé. Les études
des performances des SLCI dans le domaine temporel se résument souvent à une analyse de la réponse
indicielle (entrée du type échelon) ou une rampe ; quant à celles dans le domaine fréquentiel, elles sont
basées sur l’analyse du diagramme de Bode (réel ou asymptotique) et/ou Black.
4.3.1 Stabilité
Un système linéaire continu et invariant peut être décrit dans le domaine temporel par l’équation
différentielle à coefficients constants :
dn s(t) dn−1 s(t) ds(t) dm e(t) dm−1 e(t) de(t)
bn n
+ bn−1 n−1
+ . . . + b1 + b0 s(t) = a m m
+ a m−1 m−1
+ . . . + a1 + a0 e(t)
dt dt dt dt dt dt
Pour que ce système ait une signification physique (au sens causal), il est obligatoire que le degré de
dérivation sur la grandeur de sortie (n) soit supérieure ou égal au degré de dérivation sur la grandeur
d’entrée (m). On doit donc avoir n ≥ m. n est l’ordre du système.
Définition
Un système (SLCI) est stable, si pour une entrée bornée, la sortie est bornée.
s(t) s(t)
e(t) s(t) e(t)
e(t)
temps t temps t temps t
Stable Stable Instable
Figure 4.11 – Réponses indicielles de systèmes stables et instables dans le domaine temporel
Il apparaît clairement que la définition précédente n’est pas suffisante pour définir la stabilité. Il
est donc nécessaire de définir un critère spécifique pour quantifier la stabilité. Celui-ci est le taux de
dépassement relatif (en pourcentage) du ou des premiers dépassements. Il caractérise l’amplitude de la
k ième oscillation et est défini par :
s(tk ) − s∞
Dk % = 100 ×
s∞
180
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
D1
D3
D5
D4
D2 valeur finale de s(t)
temps t
Un système linéaire continu et invariant peut être décrit dans le domaine de Laplace, de variable
p, par sa fonction de transfert H(p) définie par :
À retenir
Un système (SLCI) est stable, si tous les pôles de sa fonction de transfert H(p) sont à parties réelles
strictement négatives.
À retenir
La classe α d’une fonction de transfert correspond au nombre d’intégrateurs purs dans celle-ci.
181
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Im(p)
s(t) s(t)
t t
• •
Re(p)
• •
• •
s(t) s(t)
t t
Figure 4.13 – Position des pôles d’une fonction de transfert pour des systèmes stable et instable
Un système linéaire continu et invariant peut être décrit dans le domaine fréquentiel (harmonique),
de variable jω, par sa fonction de transfert complexe (appelée aussi transmittance isochrone) H (jω)
définie par :
S (jω) am (jω)m + am−1 (jω)m−1 + . . . + a1 (jω) + a0
H (jω) = =
E (jω) bn (jω)n + bn−1 (jω)n−1 + . . . + b1 (jω) + b0
• La marge de gain MG est définie par MG = −20 log H(ω = ω−180° ) où ω−180° est la pulsation
pour laquelle la phase de la FTBO vaut précisément −180°.
• La marge de phase Mϕ est définie par Mϕ = 180 + ϕ(ω = ω0dB ) où ω0dB est la pulsation
pour laquelle le gain (en dB) de la FTBO est nul.
182
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 10 dB 60
50
0 40
30
−10 20
10 MG
−20 0
−10
−30 −20
−30
−40 −40
−50
−50 −60
−70
−60 rad/s −80 rad/s
10−1 100 101 102 103 10−1 100 101 102 103
◦ 0 ◦ 0
−30
−30
−60
−60 −90
−120
−90
−150
−120 −180
Mϕ
−150 Mϕ −210
−240
Mϕ ϕ(ω)° 40
-240 -180
• -120 -60 0 20
MG ϕ(ω)°
-20 -300 -240 -180
• -120 -60 0
Mϕ -20
-40
-40
-60
-60
-80
-80 -100
Attention
On étudie la FTBO pour conclure sur la stabilité de la boucle fermée.
183
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
4.3.2 Rapidité
La rapidité d’un système dans le domaine temporel est définie par le critère du temps de réponse
à 5%. D’autres critères existent, tels que le temps de montée tm , le temps du 1er pic . . . , mais sont
peu utilisés.
s(t)
5
4
3
2 τ croissant
1
temps t
0
0 5 10 15
• Un système du 2e ordre est le plus rapide si son coefficient d’amortissement ξ ≈ 0, 69. Dans
ce cas, il y a présence d’un seul dépassement.
• Un système du 2e ordre est le plus rapide sans dépassement si son coefficient d’amortisse-
ment ξ = 1.
184
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
10
1
0,1 1 10
Amortissement ξ
La rapidité d’un système dans le domaine fréquentiel est définie par la bande passante.
On définit généralement 2 types de bande passante, celle à −3 dB (très souvent utilisée) et celle à
0 dB (rarement). Par abus de langage, lorsque l’on parle de bande passante, il s’agit de celle à −3 dB.
La bande passante à −3 dB d’un système correspond à l’intervalle de fréquence (ou de pulsation) pour
laquelle le gain est supérieur ou égal au gain asymptotique −3 dB.
dB 10 dB 10
0 BP−3 dB 0 BP−3 dB
−10 −10
−20 −20
◦ 0 ◦ 0
−30 −30
−60 −60
Figure 4.18 – Système lent (à gauche) et rapide (à droite) dans le domaine fréquentiel
185
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
4.3.3 Précision
La précision permet de caractériser si le système réalise bien l’effet souhaité. Pour cela on peut
quantifier l’erreur ε(t). Pour un système d’entrée de consigne ec (t) et de sortie s(t), l’erreur est définie
par ε(t) = ec (t) − s(t).
L’écart (t) permet de caractériser la différence entre la consigne adaptée (par un bloc adaptateur
par exemple) e(t) et la mesure réalisée par un capteur m(t). Il est défini par (t) = e(t) − m(t). C’est
cet écart qui « entre » dans le bloc correcteur.
consigne E0 u(t)
erreur εT e(t)
erreur statique εS
s(t)
réponse s(t)
RT
t t
Figure 4.19 – Erreur statique εS , erreur de trainage (ou de poursuite) εT et retard de traînage RT
186
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Pour caractériser la précision dans le domaine de Laplace, il est nécessaire d’utiliser le théorème de
la valeur finale d’une grandeur x(t).
S(p)
Par conséquent, pour un système de fonction de transfert H(p) = , alors :
E(p)
Attention
Ces théorèmes ne peuvent s’appliquer que si le système est stable ! ! !
187
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 20 dB 10
10
0
0
−10
−20
−30 −10
−40
−50
−20
−60
−70
−80 rad/s −30 rad/s
10−1 100 101 102 103 10−1 100 101 102 103
◦ ◦ 0
0
−30
−60 −30
−90
−120 −60
−150
Figure 4.20 – Systèmes précis et non précis dans le domaine fréquentiel (plan de Bode)
La précision d’un système est caractérisée par son gain statique dans le domaine fréquentiel. En
S(jω)
effet, pour un système de fonction de transfert complexe H (jω) = E(jω) , soumis à un échelon de
consigne d’amplitude E0 , si son gain statique (ω → 0) est unitaire, cela signifie que la sortie tendra
vers la consigne (erreur statique nulle).
Dans le cadre de l’étude d’un système en boucle ouverte, il est possible de conclure sur sa précision
en boucle fermée. En effet, pour que le système soit précis en boucle fermée, il suffit que le gain statique
(ω → 0) de la fonction de transfert en boucle ouverte soit infini. Cela est obtenu avec la présence d’un
(ou de plusieurs) intégrateur(s) pur(s) dans la fonction de transfert de la boucle ouverte (caractérisée
par la classe de la FTBO).
20
ϕ(ω)°
-180
• -120 -60 0
ϕ(ω)°
-240 -180
• -120 -60 0 -20
-20
-40
-40
-60
-60
-80
-80
-100 -100
Figure 4.21 – Systèmes précis et non précis dans le domaine fréquentiel (plan de Bode)
188
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Le système idéal est un système dont les performances sont, une très grande stabilité, un système
extrêmement rapide, et précis, quelque soit l’entrée (de consigne et/ou de perturbation). Malheureu-
sement, ce système n’existe pas, et des compromis entre les 3 performances sont nécessaires. Celles-ci
sont répertoriées dans la diagramme des exigences ou dans un cahier des charges fonctionnel.
Afin d’améliorer certaines performances des systèmes, on place un bloc Correcteur (Figure 4.22)
permettant de « corriger » les défauts de performances. Celui-ci doit être « dimensionné » afin de
satisfaire le cahier des charges fonctionnel.
Entrée Sortie
+ Correcteur Préactionneur Partie opérative
−
Capteur
De nombreux correcteurs existent, permettant chacun d’améliorer une ou 2 performances, sans trop
dégrader les autres performances. Nous tâcherons d’étudier et d’analyser l’influence des paramètres de
chaque correcteur sur les performances globales du système. Les correcteurs à notre disposition sont
les correcteurs du type :
• Proportionnel (P) ;
• Proportionnel Intégral (PI) ;
• Proportionnel Dérivé (PD) ;
• Proportionnel Intégral Dérivé (PID) ;
• à Avance ou Retard de Phase (AP ou RP).
189
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les correcteurs du type Proportionnel permettent d’amplifier d’un coefficient K (K > 0) l’écart
ε(t) entre la consigne et la mesure de la grandeur à asservir, tels que u(t) = Kε(t) où u(t) est la sortie
du correcteur. Ils possèdent une fonction de transfert C(p) telle que :
U (p)
C(p) = =K
ε(p)
. . . sur la stabilité
Le domaine le plus approprié pour analyser l’influence d’un correcteur Proportionnel sur la stabilité
est le domaine fréquentiel.
Soit un système de fonction de transfert en boucle ouverte HBO (p) tel que HBO (p) = KG(p). On
donne sur la Figure 4.23 les diagrammes de Bode de HBO (p) pour différentes valeurs de K.
dB 40
30
20 MG
10
0
MG
−10
−20
−30
−40
K=2 K=10 K=20 K=50
−50
−60 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
Mϕ
−150
Mϕ
Mϕ
−180
−210 Mϕ
−240
−270 rad/s
10−1 100 101 102 103
Figure 4.23 – Influence d’un correcteur Proportionnel sur la stabilité (lieu de Bode)
190
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
On remarque que la valeur de K permet une translation verticale du gain, sans modifier la courbe
de la phase de la FTBO. Cette translation a pour conséquence de diminuer la marge de phase Mϕ et
la marge de gain MG (K>1), donc à déstabiliser le système en boucle fermée.
Cette valeur du correcteur K est généralement déterminée afin de satisfaire un critère de marge de
phase du cahier des charges.
Dans le lieu de Black, la variation du gain engendre une translation de la courbe suivant l’axe
vertical (voir Figure 4.24).
Gdb (ω)
40
K = 50
K = 20
MG K
20 = 10
K =2
Mϕ Mϕ ϕ(ω)°
•
-300 -240 -180 -120 -60 0
MG -20
-40
-60
-80
Figure 4.24 – Influence d’un correcteur Proportionnel sur la stabilité (lieu de Black)
Remarque
Pour les systèmes du premier et du second ordre, leurs marges de phases respectives sont toujours
strictement supérieures à 90° et 0°, donc un correcteur Proportionnel ne pourra jamais les rendre
instables.
191
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la rapidité
Le domaine le plus approprié pour analyser l’influence d’un correcteur Proportionnel sur la rapidité
est le domaine de Laplace.
Considérons deux systèmes définis par les fonctions de transfert en boucle ouverte :
K0 K0
H1 (p) = et H2 (p) = 2ξ 1 2
1 + τp 1+ ω0 p + ω0 2
p
Leurs fonctions de transfert en boucle fermée à retour unitaire, notées respectivement HF 1 (p) et
HF 2 (p) s’écrivent, dans le cadre d’un correcteur Proportionnel d’amplification K :
On remarque immédiatement que pour le système du premier ordre (HF 1 ), la constante de temps
τBF est inférieure à τ , ce qui permet d’affirmer que le système en boucle fermée est plus rapide. De
plus, plus la valeur de K est grande, plus le système en boucle fermée sera rapide.
En ce qui concerne le système du second ordre (HF 2 ), l’analyse est plus complexe, car bien que
ω0BF augmente, le coefficient d’amortissement ξBF diminue, pouvant provoquer des oscillations impor-
tantes. Il est alors nécessaire d’utiliser l’abaque du temps de réponse réduit (t5% · ω0 ) pour déterminer
précisément la rapidité du système.
. . . sur la précision
Le domaine le plus approprié pour analyser l’influence d’un correcteur Proportionnel sur la précision
est le domaine de Laplace.
Reprenons les 2 systèmes en boucle ouverte précédents, placés en boucle fermée par un retour
unitaire et un correcteur Proportionnel d’amplification K (>0). L’entrée de consigne est notée Ec (p)
et la sortie S(p). Le critère permettant de caractériser la précision est l’erreur statique εS ou de traînage
εT , déterminée à partir du TVF (on suppose que les systèmes en boucle fermée sont stables).
On obtient alors pour une entrée échelon d’amplitude E0 et pour une entrée rampe :
E0
ε1S = ε2S = et ε1T = ε2T = +∞
1 + KK0
On constate immédiatement que l’erreur statique pour une entrée échelon est non nulle, mais qu’il
est possible de la limiter en agissant sur K. Cependant, l’erreur de traînage n’est pas réglable par
action sur K.
192
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
193
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les correcteurs du type Proportionnel Intégral permettent d’amplifier d’un coefficient Ki (Ki > 0)
l’écart ε(t) entre la consigne et la mesure de la grandeur à asservir et de l’intégrer dans le domaine
KI t
Z
temporel, tel que u(t) = KI ε(t) + ε(y)dy où u(t) est la sortie du correcteur. TI est appelée
TI 0
constante de temps d’intégration. Ils possèdent une fonction de transfert C(p) telle que :
U (p) 1
C(p) = = KI 1+
ε(p) TI p
Le diagramme de Bode d’un correcteur Proportionnel Intégral est fourni sur la Figure 4.25.
dB 50
40
30
20
10
−10 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
Un correcteur Proportionnel Intégral permet d’augmenter le gain pour les faibles pulsations, et
introduit une phase de -90° aux basses pulsations.
194
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la stabilité
Le domaine le plus approprié pour analyser l’influence d’un correcteur Proportionnel Intégral sur
la stabilité est le domaine fréquentiel.
Considérons deux systèmes définis par les fonctions de transfert en boucle ouverte :
K0 K0
H1 (p) = et H2 (p) = 2ξ 1 2
1 + τp 1+ ω0 p + ω0 2
p
1
Soit le correcteur de fonction de transfert : C(p) = KI 1 +
TI p
En fixant une valeur de KI , les diagrammes de Bode des boucles ouvertes avec un correcteur
Proportionnel Intégral sont fournis sur la Figure 4.26 (1er ordre à gauche, 2e ordre à droite).
dB 80 dB 80
70
Sens des TI croissants 70
60 60
50 50
40 40
30 30
20
10
20
10
MG
0 0
−10 −10
−20 −20
−30 −30
−40 rad/s −40 rad/s
10−1 10 0
10 1
10 2
103
10−1 100 101 102 103
◦ 0 ◦ 0
−30
−30
−60
−60 −90
−120
−90
−150
Mϕ
−120 Mϕ −180
Mϕ
Mϕ −210
Mϕ
−150
Mϕ
−240
Figure 4.26 – Influence d’un correcteur PI sur le diagramme de Bode de la boucle ouverte à KI fixé
On remarque rapidement que la marge de phase est diminuée dans tous les cas, ce qui a tendance
à déstabiliser le système en boucle fermée. Dans le cas des systèmes d’ordre supérieur ou égal à 2 en
boucle ouverte, un risque d’instabilité existe en boucle fermée. Le réglage de la partie proportionnelle
du correcteur (KI ) doit permettre de s’assurer de la stabilité, en réglant les marges de phase et de
gain, lorsque la constante de temps d’intégration TI est fixée.
195
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
60 60
50
50
40
40
30
MG 30
20
20
Mϕ 10 ϕ(ω)°
Mϕ Mϕ Mϕ 10 •
ϕ(ω)° -240 -210 -180 -150 -120 -90 -60 -30 0
• -10
-210 -180 -150 -120 -90 -60 -30 0 Mϕ -20
-10
-30
-20
-40
-30 -50
-40 -60
. . . sur la rapidité
Il est impossible de conclure simplement sur l’influence d’un correcteur Proportionnel Intégral sur
la performance de rapidité.
Considérons un système en boucle ouverte du premier ordre et un correcteur tels que :
S(p) K0 1
H(p) = = et C(p) = KI 1+
E(p) 1 + τp TI p
C(p)H(p) 1 + TI p
FTBF(p) = =
1 + C(p)H(p) 1 + KI K0 TI τ 2
1 + Ti p+ p
KI K0 KI K0
Ce système est du second ordre dont le critère de rapidité est fixé par la bande passante à −3 dB,
qui dépend elle-même de ω0 . Retenons alors pour critère la valeur de ω0 , pulsation propre du système
non amortie. Celle-ci dépend des paramètres du correcteur, c’est-à-dire des valeurs prises par KI et
TI , et s’exprime par :
r
KI K0
ω0 =
TI τ
Pour une valeur de KI fixée, on remarque que la pulsation propre du système non amortie varie
inversement proportionnellement à TI . Cela signifie que plus TI est grand, plus le système est lent.
L’analyse est cependant plus difficile, car il faut étudier le temps de réponse réduit pour caractériser
précisément la rapidité du système en boucle fermée.
On retiendra cependant qu’un correcteur Proportionnel Intégral a tendance à ralentir le sys-
tème en boucle fermée, mais que la partie proportionnelle (KI bien choisie) peut permettre de le
« ré-accélérer ».
196
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la précision
La précision d’un système dépend à la fois de son entrée principale (entrée de consigne) Ec (p),
mais aussi de l’éventuelle perturbation (P (p)). Afin de caractériser la précision, il est donc nécessaire
d’analyser celles-ci séparément. Ceci est bien évidemment rendu possible, du fait de la linéarité des
systèmes étudiées.
On considère le schéma-blocs de la Figure
4.28 oùC(p) est la fonction de transfert du correcteur
1
Proportionnel Intégral tel que : C(p) = KI 1 + .
TI p
P (p)
Ec (p) − Sortie
+ C(p) F1 (p) + F2 (p)
−
Capteur
Dans le cadre de cette étude, on considère que la FTBO du système non corrigée (C(p) = 1) s’écrit
sous la forme générale telle que :
K0 N (p)
FTBOnc (p) = F1 (p)F2 (p) = avec N (0) = D(0) = 1
pα D(p)
Déterminons l’erreur statique εS dans le cadre d’une entrée de consigne du type échelon d’amplitude
E0 .
εS = lim εS (t) = lim p εS (p) = lim p(Ec (p) − S(p)) = lim p(1 − FTBF(p))Ec (p) = 0 ∀α
t→+∞ p→0 p→0 p→0
Cela signifie que quelque soit la classe de FTBOnc (p), l’erreur statique est nulle.
Déterminons l’erreur de traînage εT dans le cadre d’une entrée de consigne du type rampe de pente
a0 .
Ki K0 a0 si α = 0
εT = lim εT (t) = lim p εT (p) = lim p(FTBF(p) − 1)Ec (p) = 1 + Ki K0
t→+∞ p→0 p→0
0 si α ≥ 1
Cela signifie que si la classe de FTBOnc (p) est nulle alors l’erreur de traînage est bornée, sinon
dans les autres cas (α ≥ 1), l’erreur de traînage est nulle.
197
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
À retenir
Si la FTBO est de classe 1, alors le système en boucle fermée possède un écart statique nul pour une
entrée de consigne du type échelon et l’écart de traînage est borné.
K1 N1 (p) N2 (p)
G1 (p) = et F2 (p) = K2 avec N1 (0) = D1 (0) = N2 (0) = D2 (0) = 1
pα D1 (p) D2 (p)
S(p) F2 (p)
FR (p) = =−
P (p) 1 + G1 (p)F2 (p)
La valeur finale de la sortie pour une entrée échelon de la perturbation P (p) d’amplitude P0 vaut :
− K1 K2 P0 si α = 0
S = lim s(t) = lim pFTBF(p)P (p) = K1 K2 + 1
t→+∞ p→0
0 si α ≥ 1
À retenir
Si la FTBO est de classe 1, et que cet intégrateur est placé en amont (avant) de la perturbation du
type échelon, alors le système rejette cette perturbation.
198
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les correcteurs du type Proportionnel Dérivé permettent d’amplifier d’un coefficient Kd (Kd > 0)
l’écart ε(t) entre la consigne et la mesure de la grandeur à asservir et de dériver dans le domaine
dε(t)
temporel, tel que u(t) = KD ε(t) + KD TD où u(t) est la sortie du correcteur. TD est appelée
dt
constante de temps de dérivation. Ils possèdent une fonction de transfert C(p) telle que :
U (p)
C(p) = = KD (1 + TD p)
ε(p)
Le diagramme de Bode d’un correcteur Proportionnel Dérivé est fourni sur la Figure 4.29.
dB 60
50
40
30
20
10
0 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
0 rad/s
10−1 100 101 102 103
Un correcteur Proportionnel Dérivé permet d’augmenter le gain pour les hautes pulsations, et
introduit une phase de 90° aux hautes pulsations.
Ce type de correcteur n’est pas réalisable pratiquement car non causal, mais il est possible d’ap-
1 + TD p
procher son comportement par la fonction de transfert C(p) = KD avec N < 1.
1 + N TD p
199
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la stabilité
Le correcteur Proportionnel Dérivé rajoutant de la phase (ϕ(ω) > 0), il permet d’augmenter la
marge de phase. Cela permet donc de stabiliser le système en boucle fermée.
La Figure 4.30 montre l’influence d’un correcteur Proportionnel Dérivé sur les marges de phase
et de gain d’un système du second ordre en boucle ouverte.
dB 40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 60
30
0
−30
−60
−90
−120 Mϕ Mϕ
−150
Mϕ
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
Gdb (ω)
40
20
Mϕ Mϕ ϕ(ω)°
•
-210 -180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-20
-40
-60
-80
Figure 4.31 – Influence d’un correcteur Proportionnel sur la stabilité (lieu de Black)
200
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la rapidité
K0
Considérons un système de fonction de transfert du second ordre H(p) = 2ξ
placé
1+ + ω10 2 p2
ω0 p
en boucle fermée à retour unitaire avec un correcteur Proportionnel Dérivé. La fonction de transfert
en boucle fermée est donc :
TD
1+ p
K0 KD K0 KD
FTBF(p) =
1 + K0 KD 2ξ + K0 KD TD ω0 p2
1+ p+ 2
ω0 (1 + K0 KD ) ω0 (1 + K0 KD )
p
La pulsation propre du système non amortie en boucle fermée ω0BF vaut ω0 1 + K0 KD est donc
augmentée si KD > 0, ce qui tend à laisser penser que le système en boucle fermée est plus rapide.
Cependant, seule une analyse précise du temps de réponse réduit peut permettre de vérifier cette
affirmation, donc au cas par cas.
. . . sur la précision
L’étude de la stabilité ci-dessus a permis de montrer que le gain statique du système en boucle
fermée s’écrit sous la forme :
K0 KD
KBF =
1 + K0 KD
Cela permet d’affirmer que la partie proportionnelle du correcteur Proportionnel Dérivé peut per-
mettre d’améliorer la précision. En effet, un système précis possède un gain unitaire.
201
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les correcteurs du type Proportionnel Intégral Dérivé permettent d’allier les avantages des cor-
recteurs Proportionnel, Proportionnel Intégral et Proportionnel Dérivé. Ils permettent de délivrer un
signal de commande u(t) tel que :
U (p) 1 + TI p
C(p) = = KP (1 + TD p)
ε(p) TI p
Le diagramme de Bode d’un correcteur Proportionnel Intégral Dérivé est fourni sur la Figure 4.32
avec TI > TD .
dB 40
30
20
10 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
Un correcteur Proportionnel Intégral Dérivé permet d’augmenter le gain pour les basses et hautes
pulsations, et introduit une phase de 90° aux hautes pulsations et de −90° aux basses pulsations. Il
permet ainsi de s’assurer d’une erreur statique nulle pour une entrée de consigne du type échelon, et
de limiter l’impact de « la descente de 90° » de la phase.
202
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les correcteurs à Avance de Phase ou à Retard de Phase sont caractérisés par une fonction de
transfert, respectivement CAP (p) et CRP (p), tels que :
1 + aT p
avec a > 1
CAP (p) = KP
1 + Tp
1 + Tp
avec a > 1
CRP (p) = KP 1 + aT p
Les diagrammes de Bode de ces correcteurs sont représentés sur la Figure 4.34.
dB 20 dB 0
10 −10
60 −30
30 −60
203
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la stabilité
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 30
−30
−60
−90 Mϕ
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 Mϕ Mϕ 102 103
Figure 4.35 – Influence d’un correcteur à Avance de Phase sur la stabilité (plan de Bode)
Gdb (ω)
20
Mϕ Mϕ ϕ(ω)°
•
-210 -180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-20
-40
-60
Figure 4.36 – Influence d’un correcteur à Avance de Phase sur la stabilité (lieu de Black)
204
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
. . . sur la rapidité
Les correcteurs à avance ou retard de phase n’ont que peu d’influence sur la rapidité. Seul le
paramètre KP peut parfois permettre de régler la rapidité de la boucle fermée.
. . . sur la précision
De la même façon que pour la rapidité, les correcteurs à avance ou retard de phase n’ont que peu
d’influence sur la précision. Seul le paramètre KP peut parfois permettre de régler la précision de la
boucle fermée.
205
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Système du
1er ordre en BO TI = TBO
compensation pôle dominant
1
C(p) = KI 1+
TI p
Mϕ et MG imposées
PI 6= TBO
T Position des pôles imposée
ordre 2 en BF (Butterworth, Chebyshev ...)
Dk % et t5% imposés
Mϕ et MG imposées
Dk % et t5% imposés
C(p) = K
Position des pôles imposée
(Butterworth, Chebyshev ...)
PasP
de dépassement
ou le plus rapide
Mϕ et MG imposées
TI = TBO , compensation
pôle dominant
Dk % et t5% imposés
Système du 1
C(p) = KI 1+
2e ordre en BO TI p
PI 6= TBO
T
ordre 3 en BF
Mϕ et MG imposées
TBO = aT , compensation
pôle dominant
1 + aT p Dk % et t5% imposés
C(p) = KP
1 + Tp
PBO 6= aT
T
ordre 3 en BF
206
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
12
207
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Exercices
Représenter les diagrammes asymptotiques de Bode et l’allure des courbes pour les fonctions de
transfert suivantes (indiquer les points caractéristiques).
10
Question 1 H1 (p) =
1 + 0, 1p
dB 30
20
10
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
208
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
100
Question 2 H2 (p) =
100 + 2p + p2
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
10
Question 3 H3 (p) =
1 + 5, 2p + p2
dB 20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
209
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 30
20
10
−10
−20
−30 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
1 + 0, 01p
Question 5 H5 (p) =
1+p
dB 10
−10
−20
−30
−40
−50 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
210
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
100
Question 6 H6 (p) =
(1 + p)(1 + 0, 1p)2
dB 50
40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
211
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1 Tracer les diagrammes asymptotiques de Bode des systèmes de fonctions de transfert
suivantes :
1 1
H1 (p) = H2 (p) = 1 + 0, 2p H3 (p) =
p 1 + 0, 1p
En déduire des tracés précédents les diagrammes asymptotiques de Bode du système de fonction
de transfert suivante :
1 + 0, 2p
H4 (p) =
p(1 + 0, 2p + 0, 01p2 )
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
212
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Tracer l’allure des diagrammes de Black des fonctions de transfert suivantes en précisant les points
caractéristiques :
20
Question 1 H1 (p) =
1 + 0, 2p
Gdb (ω)
40
30
20
10
ϕ(ω)°
-240 -210
•
-180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
20
Question 2 H2 (p) =
p(1 + 0, 2p)
Gdb (ω)
40
30
20
10
ϕ(ω)°
-240 -210
•
-180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
213
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
5
Question 3 H3 (p) =
1 + 0, 2p + p2
Gdb (ω)
40
30
20
10
ϕ(ω)°
-240 -210
•
-180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
214
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Identifier les fonctions de transfert des systèmes dont les diagrammes de Bode sont tracés ci-dessous.
Question 1
dB 10
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
215
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 2
dB 40
30
20
10
−10
−20
−30 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102
Question 3
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
216
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
On s’intéresse aux performances d’un axe de rotation d’une pince de robot Delta dont on donne
ci-dessous une description structurelle ainsi qu’un extrait du cahier des charges fonctionnel.
217
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Objectif
L’objectif de cette activité est de vérifier dans un premier temps si le système respecte le cahier des
charges, et, le cas échéant, de régler le correcteur adéquat.
Travail demandé
avec :
• KE , constante de force électromotrice, KE = 14,3 V/1000 tr/min ;
• KT , constante de couple, KT = 0,137 N.m/A ;
• RI , résistance de l’induit, RI = 1 Ω ;
• LI , inductance de l’induit, LI = 1,65 mH ;
• J, moment d’inertie du rotor + de la charge entraînée ramenée à l’axe de rotation du moteur,
J = 12 · 10−5 kg.m2 ;
Question 3 Déterminer la fonction de transfert du moteur M (p) telle que ΩM (p) = M (p)UM (p).
218
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Vθ (p) 88
HB (p) = = C(p)
εP (p) p(1000 + 3, 2p + 5,3 · 10−3 p2 )
Question 5 On considère pour l’instant que le système n’est pas corrigé, donc C(p) = 1. Tracer le
diagramme de Bode asymptotique en gain et en phase de la fonction de transfert HB (p) du système
non corrigé, et préciser les valeurs des pulsations pour lesquelles le gain est nul (ω0dB ) et lorsque la
phase vaut −180° (ω−180° ).
Pour la fin de l’étude, les courbes de gain et de phase seront assimilées à leur tracé asymptotique.
Question 6 Déterminer les valeurs des marges de phase Mϕ et de gain MG, et la bande passante à
0 dB, notée BP0dB de la fonction de transfert HB (p). Conclure quant au respect du cahier des charges.
Question 7 On utilise une action proportionnelle C(p) = C0 . Justifier qu’un tel correcteur sera suffi-
sant a priori. Déterminer la valeur de C0 qui permet de vérifier l’ensemble des critères de performances
du cahier des charges.
219
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
I1 (p) 1 1 X(p)
K1 +
− K3 T1 p
K2
Question 1 Montrer que la fonction de transfert G1 (p) entre I1 et X peut être définie par G1 (p) =
K
. Identifier K et T aux données du problème. Donner l’allure de la réponse indicielle et le
1 + Tp
temps de réponse à 5% de cette fonction de transfert (vous préciserez sur la courbe l’ensemble des
caractéristiques).
220
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Transducteur
de position
Kc
Question 2 Déterminer la fonction de transfert en boucle ouverte de cet ensemble. On notera pour
simplifier : K4 = KKT Km Kc .
Question 6 Représenter l’allure de la réponse indicielle (préciser les pentes, asymptotes et valeurs
caractéristiques).
221
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Asservissement en rotation
La rotation N (t) des pales est asservie sur la tension de commande ur (t) selon l’architecture sui-
vante :
Génératrice
tachymétrique
Question 8 Tracer l’allure du diagramme de Bode de H4 (p). Déterminer les marges de gain et de
phase.
222
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
223
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Figure 4.41 – (roue centrale et roue avant droite supprimées pour plus de visibilité)
Objectif de l’étude
Objectif
Déterminer les paramètres de réglage de chacune des boucles d’asservissement en vitesse de la plate-
forme par rapport au sol, afin de respecter l’exigence 7.2 du cahier des charges (voir Figure ??).
224
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Hypothèses et modélisation
Afin de régler l’asservissement en vitesse de la plate-forme par rapport au sol :
• un déplacement en ligne droite de la plate-forme est considéré (consigne de vitesse VC (t), les
paramètres angulaires de lacet, tangage et roulis restent nuls) ;
• le contact entre chaque pneumatique et le sol est considéré avec roulement sans glissement ;
• pour la modélisation du fonctionnement des moteurs, nous supposerons une équi-répartition de
la charge extérieure sur chacun des six moteurs. Ainsi, pour une vitesse V (t) de la plate-forme,
les six moteurs tourneront à la même vitesse Ωmot (t). Ils seront alimentés par une même tension
de commande U (t) et devront fournir un même couple moteur Cmot (t) ;
• les efforts de perturbations (action mécanique de la pesanteur sur une pente . . . ) seront répartis
sur chacun des axes des six moteurs et seront donc modélisés par un même couple de perturbation
équivalent Ceq (t) appliqué sur chacun des axes moteurs ;
• les caractéristiques inertielles de la plate-forme seront représentées au niveau de chaque axe
Jequ
moteur par un moment d’inertie équivalent ;
6
• le comportement individuel d’un des six moteurs peut donc être approché par celui d’un moteur
à courant continu avec les équations électromécaniques suivantes :
di(t)
Équation électrique : U (t) = E(t) + r.i(t) + L
dt
Jequ dΩmot (t)
Équation mécanique : = Cmot (t) − Cequ (t)
6 dt
Équations de couplage : E(t) = ke .Ωmot (t) et Cmot = kc .i(t)
Pour une vitesse de consigne VC (t) [m/s], les microcontrôleurs de pilotage génèrent une vitesse de
rotation de consigne à appliquer à chaque moteur ΩCmot (t) [rad/s] qui est convertie en une tension de
consigne UC (t) [V]. Un capteur de vitesse monté sur l’axe de chaque moteur fournit une tension mesurée
Um (t) [V], image de la vitesse de rotation réelle Ωmot (t). Un correcteur (défini par la suite) adapte le
signal écart entre la tension de consigne et la tension mesurée, ce qui permet après amplification de
définir la tension d’alimentation U (t) à appliquer aux moteurs. La vitesse réelle de la plate-forme V (t)
est déterminée à partir de Ωmot (t) en l’absence de glissement.
225
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Figure 4.44 – Schéma-blocs fonctionnel de l’asservissement en vitesse d’un des six moteurs
226
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Modélisation de l’asservissement
Question 1 Compléter le schéma-blocs ci-dessous en y faisant figurer les fonctions de transfert sous
forme littérale dans le domaine de Laplace avec des conditions initiales nulles, ainsi que les signes des
sommateurs/soustracteurs.
Cequ
Vc Uc Ωmot V
Um
Question 2 Déterminer les valeurs numériques et unités des gains associés au générateur de consigne
(noté KG ), au rapport cinématique (KR ) et au convertisseur (Kconv ) en sachant, que lorsque la vitesse
réelle de la plate-forme V (t) est égale à la vitesse de consigne de la plate-forme VC (t), l’écart (t) doit
être nul.
À partir de la modélisation des blocs, un schéma-blocs à retour unitaire est tracé à la Figure 4.45.
Cequ (p)
Hc (p)
HU (p) et Hc (p) sont les fonctions de transfert caractéristiques d’un des six moteurs. Nous retien-
drons pour la modélisation :
L
Kc 1 + p
KU r
HU (p) = et Hc (p) =
(1 + T1 p)(1 + T2 p) (1 + T1 p)(1 + T2 p)
227
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 3 Le système étudié est-il stable en boucle fermée ? Justifier votre réponse.
Question 4 Étudier l’aptitude du système sans correction à respecter les critères de précision. Vous
déterminerez notamment les expressions littérales de l’erreur statique en poursuite pour une consigne
de vitesse de la plate-forme VC (t) en échelon d’amplitude VC0 : VC (t) = VC0 .u(t) (avec u(t) l’échelon
unitaire) et de l’influence en régulation d’une perturbation Cequ (t) en échelon d’amplitude C0 , sur la
vitesse réelle V (t) de la plate-forme en régime permanent.
228
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
KI
Étude des performances avec un correcteur de fonction de transfert C(p) =
p
Question 5 Indiquer quelle est la nature de la correction effectuée par ce correcteur (ou désignation
du correcteur) ? Indiquer pour quelle(s) raison(s) principale(s) ce correcteur a été choisi. Valider ce
choix vis-à-vis du cahier des charges. Sans calcul, donner l’influence de ce correcteur sur les autres
performances attendues.
Question 6 Tracer, sur la Figure 4.46, le diagramme de Bode du correcteur avec KI = 1 s−1 ainsi
que celui de la fonction de transfert en boucle ouverte pour KI = 1 s−1 . Déterminer alors la valeur de
KI maximale notée KImax permettant de respecter les marges de stabilité énoncées dans le cahier des
charges.
Afin d’évaluer analytiquement le temps de réponse à 5%, Il est proposé d’adopter une modélisation
simplifiée du comportement du moteur en conservant uniquement le mode associé au pôle « dominant ».
On donne t5% .ω0 = 3 pour ξ = 0, 69 avec ω0 la pulsation propre non amortie d’un système fondamental
du second ordre.
Question 7 En analysant les valeurs numériques des pôles de la fonction de transfert du moteur en
poursuite HU (p), préciser quel est le pôle dominant et proposer alors un modèle simplifié de la fonction
de transfert HU (p). Déterminer alors la valeur numérique de KI notée KI5% minimisant le temps de
réponse à 5% pour une entrée échelon en poursuite. Calculer alors la valeur approchée du temps de
réponse à 5% minimale Tr5%mini et comparer la au cahier des charges.
1
Étude des performances avec un correcteur proportionnel intégral C(p) = KP 1 +
TI p
Le correcteur est remplacé par un correcteur proportionnel intégral. Des réponses temporelles du
système corrigé sont tracées sur la Figure 4.47 avec :
• une consigne de vitesse unitaire de la plate-forme VC (t) = u(t) (avec u(t) l’échelon unitaire) ;
• une perturbation sous la forme d’un échelon unitaire retardé de 5 secondes Cequ (t) = u(t − 5) ;
• un gain du correcteur KP = 1 ;
• différentes valeurs de TI .
Question 8 Parmi les différentes valeurs de TI , choisir celle qui assure le temps de réponse à 5% le
plus faible. Vous ferez apparaître ce temps de réponse sur la Figure 4.47.
229
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
230
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 9 Parmi les différentes valeurs de KP , choisir la valeur qui assure un temps de réponse à
5% au plus près de la valeur fournie dans le cahier des charges.
Avec le couple de valeurs (TI et KP ) obtenu, la réponse fréquentielle du système en boucle ouverte
a été tracée sur la Figure 4.49.
Question 10 Conclure quant à la capacité de ce correcteur à respecter tous les critères du cahier
des charges.
231
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
Paramétrage et modélisation
−−→ →
−
O0 G = x−
→ + y→
x0
−
y0 + z →
−
z0 →
−
y0
y0
O0 ψ
→
−
x0
→
− −
→
x ψ −
→
y0 0 x
→
− →
−
z0 = z 0
0
→
−
z0 Angle→
− de lacet
→
− 00 x0
x
θ →
−
Hélice z 00
θ → −
→
− 0 →
− 00
z0
→
− y = z
y1 O1 Angle→ de tangage
−z 00
→
−
z1
θ →
−
−
→
x y1
1
θ → −
→
− →
− 00 −
→ y 00
z1 x = x1
Gouverne Angle de roulis
232
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Dans cette partie, on s’intéresse au vol d’avancement du véhicule en configuration de vol quasi-
stationnaire. Un extrait du cahier des charges est fourni ci-dessous.
Objectif
Mettre en œuvre des structures d’asservissement dans ce cadre de contrôle d’attitude.
M̃pert (p)
Ktang
233
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
F̃Ppert (p)
Kcz
Tous les signaux figurant dans ces schémas-blocs font référence à de petites variations autour du
point de fonctionnement caractérisant le vol quasi-stationnaire étudié.
Notations
• ṽzc , composante de la vitesse de consigne sur → −
z0 de G en m/s ;
→
−
• ṽz , composante de la vitesse sur z0 de G en m/s ;
• ṽxc , composante de la vitesse de consigne sur − → de G en m/s ;
x 0
• ṽx , composante de la vitesse sur − → de G en m/s ;
x 0
• z , l’écart d’altitude en V ;
• tang , l’écart de tangage en V ;
• F̃P , l’effort de poussée généré par l’hélice en N ;
• F̃Ppert , l’effort de poussée perturbateur en N ;
• M̃ , moment induit par les gouvernes en N.m ;
• M̃pert , moment perturbateur en N.m.
Les blocs Ktang et Kcz représentent respectivement les gains des capteurs de vitesse vx et vz de G.
On prendra Ktang = Kcz = 1 V.s/m.
234
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
4500 − 5p2
Htang (p) =
p2 (1 + 0, 1p)
Question 4 Pour M̃pert (p) = 0, la réponse fréquentielle du gain et de la phase dans le plan de Bode
de la fonction de transfert en boucle ouverte pour Ctang (p) = 1 a été reportée sur la Figure 4.83.
Analyser la stabilité du système asservi avec Ctang (p) = 1 en donnant les marges de phase et de gain.
Dans le but de satisfaire les spécifications de l’exigence 1.3, on souhaite corriger la structure bouclée
235
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les caractéristiques fréquentielles de ce type de correcteur sont données sur la Figure 4.56.
Question 5 En supposant toujours M̃pert (p) = 0, déterminer les trois paramètres de ce correcteur
afin d’obtenir une marge de phase de 60 et une pulsation de coupure à 0 dB en boucle ouverte ωc =
2 rad/s devant ainsi garantir les critères de rapidité et de stabilité de l’exigence 1.3.
Question 6 Pour un couple M̃pert (p) en échelon d’amplitude M̃pert0 , et à consigne ṽxc (t) = 0,
calculer l’écart en régime permanent tang∞ pour le correcteur déterminé à la question 5.
236
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
237
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Objectif
Valider les performances de la boucle d’asservissement en vitesse de l’axe ϕ (voir Figure 4.58). Le
principe retenu pour l’asservissement en position et en vitesse de cet axe est décrit sur la Figure 4.59.
Modélisation
Couples
perturbateurs
Position
Consignes U ϕ
+ Correcteur 1 + Correcteur 2 Variateur Moteur + réducteur
− −
dϕ
Image en V de
dt
Image en V de ϕ Capteur incrémental
Cr (p)
Hr (p)
238
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Travail demandé
0, 5
Le moteur est représenté par la fonction de transfert Hm (p) = . Le gain du
(1 + 10p)(1 + 0, 5p)
capteur vaut a = 2 [Link]−1 .
On considère ici que le système n’est pas perturbé donc que le couple résistant perturbateur est
nul, soit Cr (p) = 0.
On note Ha (p) la fonction de transfert en boucle ouverte non corrigée (voir Figure 4.60 avec C(p) = 1).
dB 10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
Question 2 Sur la Figure 4.61, tracer en bleu le diagramme asymptotique du gain et de la phase
de la fonction de transfert Hm (p), puis en rouge, celui de la fonction de transfert en boucle ouverte
Ha (p).
Question 3 Déterminer graphiquement les marges de gain et de phase. Le système asservi non
corrigé a-t-il un niveau de stabilité suffisant vis-à-vis du Cahier des Charges ?
239
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
On applique en consigne un échelon de tension d’amplitude Uc0 permettant d’obtenir une vitesse
de rotation en régime permanent de N0 = 2320 [Link]−1 quand le couple résistant perturbateur est
nul.
Brusquement, on applique un couple résistant perturbateur modélisable par un échelon d’amplitude
Cr0 = −25 N.m. On note Nr0 = N0 +N∞ la nouvelle vitesse de rotation du moteur en régime permanent
et l’écart ∆N = N0 − Nr0 .
Question 6 Évaluer la valeur de KP pour que la marge de phase soit voisine de la valeur limite
du CdC. Sur la Figure 4.61, tracer en vert les courbes réelles pour cette valeur de KP . Que vaut la
marge de gain ?
À partir d’un système proportionnel de gain Ki∗ et d’un système intégrateur pur de gain Ki , placés
en parallèle, on réalise un correcteur proportionnel intégral.
Question 9 Sur votre feuille, tracer le diagramme asymptotique de Bode de ce correcteur seul.
Compléter avec l’allure des courbes réelles. Indiquer toutes ses valeurs caractéristiques (les pentes des
asymptotes et la pulsation, le gain, la phase au point de cassure).
On note Hc (p) la fonction de transfert en boucle ouverte corrigée par le correcteur proportionnel
et intégral. On considère ici que le système n’est pas perturbé, donc que Cr (p) = 0.
240
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
À l’aide d’un logiciel de simulation, on obtient un réseau de 4 courbes qui sont les lieux de trans-
fert dans le plan de Black de la fonction de transfert en boucle ouverte corrigée par le correcteur
proportionnel et intégral pour quelques valeurs de K et de T (voir Figure 4.62).
Courbe 1 2 3 4
Repère z O ∆
K 10 10 4 1
T (s) 0,1 1 2,5 5
Question 12 Le niveau de stabilité demandé dans le CdC est-il atteint ? Dans quel(s) cas ? S’il
existe au moins 2 possibilités, choisir le cas le plus favorable en terme de rapidité. Justifier.
Question 13 Le système asservi avec correction proportionnelle et intégrale est-il encore sensible à
la perturbation en échelon ? Justifier.
241
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
Afin de voir encore plus loin dans l’espace, l’agence spatiale européenne (ESA) a entrepris un projet
de « super télescope ». L’idée retenue pour le concevoir est de faire interférer entre eux des signaux
lumineux reçus par plusieurs télescopes (voir Figure 4.63). Des plates formes 6 axes sont utilisées
pour filtrer les vibrations parasites qui peuvent être présentes dans l’assemblage de poutres qui relie
les différents télescopes.
242
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Les performances attendues pour filtrer les vibrations sont les suivantes :
Critères Exigences
Précision Écart statique nul pour une consigne échelon
Rapidité Pulsation de coupure à 0 dB de la FTBO : ω0 = 2π × 5
Stabilité Marge de phase Mϕ = 45°, Marge de gain MG > 20 dB
On limite l’étude au mouvement de translation entre les embases supérieures (déplacement noté
Z8 ) et inférieure (déplacement noté Z7 ) d’une plate forme. Le schéma-blocs de l’asservissement de ce
mouvement est représenté sur la Figure 4.64. k, M et g sont des constantes (liées à la raideur des
bras de la plate-forme, la masse de l’embase supérieure et l’accélération de la pesanteur).
Le schéma-blocs à retour unitaire équivalent (avec la fonction de transfert en boucle ouverte H0 (p))
est représenté sur la Figure 4.65.
g
p
Z7 (p) − 1 Z8 (p)
+ 2k +
− M p2
Z7 (p) Z8 (p)
+ H0 (p)
−
243
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Travail demandé
Question 1 Déterminer l’expression de H0 (p) pour que les schéma-blocs des Figure 4.64 et Figure
4.65 soient équivalents.
Le diagramme de Bode de la fonction H0 (p) est fourni sur la Figure 4.66.
Question 2 Expliquer en quoi, actuellement, l’asservissement ne satisfait pas l’ensemble des critères
du cahier des charges.
On choisit d’utiliser un correcteur C(p) pour atteindre le niveau des critères du cahier des charges.
244
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Correcteur proportionnel
Question 3 Déterminer la valeur de C0 pour que le niveau du critère de marge de phase soit satisfait.
Question 4 Déterminer la pulsation de coupure à 0 dB (la pulsation qui annule le gain) de la FTBO
corrigée, et conclure sur la capacité du correcteur proportionnel à satisfaire le cahier des charges.
Correcteur intégral
Question 6 Expliquer en quoi ce choix de correcteur permet de satisfaire les critères de précision
et de stabilité du cahier des charges.
Question 7 Tracer l’allure des diagrammes de Bode de Cap (p), en précisant, notamment, la valeur
de la pulsation ωm en laquelle la phase est maximale. Déterminer ϕm , la valeur maximale de la phase
de Cap (p).
Question 8 Déterminer les valeurs de a et de T pour que la marge de phase corresponde à celle
indiquée dans le cahier des charges.
245
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 11 Conclure sur la capacité du correcteur à satisfaire l’ensemble des critères du cahier
des charges.
246
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
La vitesse de déplacement des cabines est une des caractéristiques principales du fonctionnement
du système. Un asservissement de cette vitesse est donc réalisé sur le système d’entraînement du câble
afin de garantir les performances du cahier des charges.
Objectif
L’objectif de ce sujet est de vérifier que le système d’entraînement du câble respecte bien le cahier des
charges.
247
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Modélisation
La vitesse du câble est imposée par la vitesse de rotation ωM (t) de l’arbre moteur. L’entraînement
du câble par le moteur est réalisé par un réducteur dont la sortie assure la rotation d’une poulie de
diamètre D = 4 m sur laquelle s’enroule le câble. Cet ensemble a un gain Kr . Le rapport de réduction
est tel que lorsque les cabines se déplacent à la vitesse normale de 7,2 m.s−1 , le moteur tourne à sa
fréquence de rotation nominale. Le moteur à courant continu est commandé par une tension uM (t).
Un amplificateur de gain KA (KA = 30) fournit la puissance électrique nécessaire et est commandé
par une consigne de tension uA (t) provenant d’un correcteur.
La vitesse v(t) du câble est mesurée par un ensemble constitué d’une poulie de diamètre DT = 0,4 m,
appelée « poulie capteur » roulant sans glisser sur le câble et d’une génératrice tachymétrique de gain
KT (KT = 0,3 V.s/rad) montée sur son axe et délivrant une tension uε (t) proportionnelle à la vitesse de
rotation ωP C (t) de la poulie capteur. La vitesse de consigne vC (t) est convertie en tension de consigne
uC (t) par un convertisseur de gain K1 et elle est comparée à la tension uε (t) délivrée par le capteur de
vitesse. La différence entre les deux tensions est transmise au correcteur afin d’élaborer la consigne de
l’amplificateur.
Le moteur à courant continu de forte puissance commandé par l’induit a pour caractéristiques
principales :
• R, résistance de l’induit, R = 0,0999 ohm ;
• Inom , courant d’induit nominal, Inom = 1400 A ;
• Unom , tension d’induit nominale, Unom = 300 V ;
• ke , constante de force électromotrice, ke = 2,5 V.s/rad ;
• kc , constante de couple, kc = 2,5 N.m/A ;
• ωMnom , fréquence de rotation nominale, ωMnom = 1700 tr/min.
248
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
d ωM (t)
uM (t) = e(t) + Ri(t) e(t) = ke ωM (t) J = CM (t) − CR (t) − f ωM (t) CM (t) = kc i(t)
dt
avec :
• uM (t), tension d’alimentation du moteur en V ;
• i(t), intensité parcourant l’induit du moteur en A ;
• e(t), force contre-électromotrice en V ;
• J, inertie équivalente ramenée à l’axe moteur, J = 420 kg.m2 ;
• f , coefficient de frottement visqueux équivalent à l’axe moteur, f = 4,8 N.m.s/rad ;
• CM (t), couple moteur en N.m ;
• ωM (t), vitesse de rotation du moteur en rad/s ;
• CR (t), couple résistant, modélisant l’action combinée de la pesanteur et du vent sur le système,
en N.m.
On considère pour cette modélisation que les efforts dus aux frottements engendrés par les mouve-
ments du câble et des poulies sont négligés.
Travail demandé
Question 2 Déterminer l’expression du gain K1 pour que la comparaison des tensions soit une
image correcte de la comparaison de la vitesse de consigne et de la vitesse réelle du câble. Effectuer
l’application numérique.
Question 3 Déterminer les expressions littérales des deux fonctions de transfert HM (p) et HR (p)
telles que ΩM (p) = HM (p)UM (p) + HR (p)CR (p).
Question 4 Préciser les paramètres caractéristiques de la fonction de transfert HM (p) et faire les
applications numériques.
Dans la suite du sujet, on n’étudiera que l’asservissement en poursuite, c’est à dire quand CR (p) = 0.
249
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
On considère ici que C(p) = KC avec KC > 0 et on se propose de déterminer la valeur du gain KC
permettant de respecter les critères du cahier des charges.
V (p)
Question 5 Déterminer G(p) = . Pour simplifier l’expression de cette fonction de transfert,
VC (p)
2 V (p)
on posera KE = KT = et KS = KA KE Kr KM .
DT Uε (p)
Question 6 Le système est-il stable en boucle fermée ?
Question 7 Déterminer littéralement le temps de réponse à 5%. Déterminer la condition sur KC
pour satisfaire le critère de rapidité du cahier des charges.
Question 8 Déterminer l’expression littérale de l’erreur statique pour une entrée en échelon de
vitesse V0 . Déterminer la condition sur KC pour satisfaire le critère de précision du cahier des charges.
Question 9 En déduire la tension maximale à l’entrée du moteur pour une consigne de vitesse de
7,2 m.s−1 lorsque KC prend la valeur minimale permettant de satisfaire les conditions déterminées aux
questions 7 et 8. Conclure quant à la pertinence d’un correcteur proportionnel.
KI
et on se propose de déterminer la valeur du gain
On considère le correcteur intégral C(p) =
p
KI permettant de respecter les critères de cahier des charges.
V (p)
Question 10 Déterminer l’expression de la fonction de transfert H(p) =
et montrer qu’elle
VC (p)
peut se mettre sous la forme d’un deuxième ordre dont on précisera les valeurs des paramètres carac-
téristiques.
Question 11 Le système respecte-t-il le critère de précision du cahier des charges ?
100 1
D1%
Temps de réponse réduit t5% .ω0
D2%
Dépassement relatif Dn%
D3%
10 0,1
1 0,01
0,1 1 10 0,01 0,1 1
Amortissement ξ Amortissement ξ
250
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
On souhaite bénéficier des performances du correcteur proportionnel pour sa rapidité et des perfor-
mances du correcteur intégral pour sa précision. On adopte alors un correcteur proportionnel intégral
KI
de la forme C(p) = Kc + , avec Kc = 5, 6.
p
Question 15 On simule sur un logiciel adapté la réponse à un échelon de vitesse de 7,2 m/s pour
plusieurs valeurs du gain KI . Déterminer en justifiant la ou les valeurs du gain KI permettant de
respecter tous les critères du cahier des charges.
Question 16 Montrer que le cahier des charges est satisfait pour la précision vis-à-vis de la per-
CR0
turbation (on considèrera VC (p) = 0 et CR (p) = ). Conclure quant à la pertinence de ce choix de
p
correction.
251
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
La société Péchiney-Rhénalu installée à Issoire (Puy de Dôme) est spécialisée dans la fabrication de
tôles d’aluminium de différentes épaisseurs à hautes caractéristiques mécaniques. Schématiquement, le
processus de fabrication débute par la coulée de lingots d’aluminium et de métaux d’addition qui sont
ensuite laminés et conditionnés en bobines (à gauche sur la Figure 4.70).
Ces bobines sont ensuite déroulées et débitées en tôles de différentes dimensions (Figure 4.71).
Une des lignes de fabrication à haut rendement de ces tôles (repérée LG37 ) est l’objet de cette étude.
Figure 4.70 – vue partielle de la ligne LG37 Figure 4.71 – produits finis en sortie de la LG37
252
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Comme le montrent les Figure 4.70 et Figure 4.71, la ligne de débitage LG37 fait apparaître
plusieurs systèmes en série (dérouleuse → planeuse → cisaille → empileuse). On restreint le champ
de notre étude au seul poste d’engagement des bobines dans la ligne de débitage. La Figure 4.72
présente l’entrée de la LG37, notamment la dérouleuse (objet de cette étude). On remarque les bobines
en attente en arrière de la ligne. Montée sur la tête mobile de dérouleuse, une bobine est en cours de
conditionnement.
Schématiquement, le processus semi-automatique de fabrication est le suivant :
• un système de chariot amène la bobine face au poste d’engagement ;
• un mandrin monté sur la tête de déroulage vient saisir la bobine par son centre ;
• le bras porte-rouleaux vient casser la soudure de première spire de bobine et maintient celle-ci
en position plaquée ;
• la bobine est alors centrée suivant l’axe de la ligne et le système de bêche vient guider le début
de la bande dans le premier rouleau de la planeuse (phase d’engagement) ;
• la bande planée passe ensuite dans une cisaille à la volée qui débite la tôle à la longueur désirée
avant que ces dernières ne soient empilées et emballées en sortie par un poste de conditionnement
(Figure 4.71).
Bras porte-rouleaux
Bobines en attente
Objectif
L’objectif de ce travail est de vérifier si les performances du système de régulation de position de bande
satisfont bien les exigences du cahier des charges.
253
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Travail demandé
Question 1 À partir du document réponse 5.1, justifier une approche au premier ordre pour le
comportement dynamique du système. On précise que qv (t) = qv0 .u(t) avec qv0 = 10 l.s−1 .
V (p)
Question 2 Donner la forme canonique de la fonction de transfert HVH (p) = .
Qv (p)
Question 3 Déterminer graphiquement les deux grandeurs caractéristiques, c’est-à-dire le gain sta-
tique GVH et la constante de temps τVH en précisant leurs unités.
On donne le schéma-blocs suivant (Figure 4.73) pour le modèle de commande en mode « Recentrage ».
∆Lb (p)
Ya (p) a1 + Yb (p)
h(p) + Ka +
− p(1 + a2 p)
HTLC (p)
Question 4 Quelle est l’utilité du bloc de fonction de transfert h(p) ? Justifier le fait que h(p) =
HTLC (p). Précisez les unités.
Um1 (p) 0, 02
On prendra pour la suite : HTLC (p) = = KTLC = V/m.
Yb (p) 3
Question 5 Déterminer la fonction de transfert en boucle fermée de ce système et la mettre sous la
forme :
Yb (p) = Hm (p)Ya (p) + Hr (p)∆Lb (p)
L’hypothèse de linéarité nous incite à étudier séparément les deux fonctions de transfert Hm (p) et
Hr (p). On considère dans un premier temps le système non perturbé.
Les valeurs numériques suivantes seront utilisées afin de répondre à la suite du pro-
blème : a1 = 11,67 m.V−1 ; a2 = 1 s ; Ka = 1
Question 6 Déterminer le gain en boucle ouverte GBO et la classe en boucle ouverte αBO du système
non perturbé. En déduire l’erreur statique relative en boucle fermée ε(∞) pour une entrée de consigne
du type échelon. Faire l’application numérique.
Question 7 Ce modèle de commande est-il stable en boucle fermée ? Justifier votre réponse.
254
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 9 Estimer la valeur de Ka assurant une réponse sans dépassement et un temps de réponse
minimal. Faire les applications numériques.
Question 10 Sur le 5.1, tracer l’allure des deux réponses indicielles yb (t). Placer sur le graphique
les échelles et les caractéristiques remarquables.
Question 12 Montrer simplement que, dans ce cas perturbé, l’erreur statique due à la perturbation
∆Lb (p) ne peut jamais être nulle et que sa valeur est indépendante du réglage de Ka .
Afin de pallier les variations de largeur de bande en cours de déroulage, un système de palpage
(cellules EVK) est installé sur la ligne. L’architecture de la commande retenue est donnée par le
schéma-blocs suivant (on considèrera que HEVK (p) = pKEVK ).
∆Lb (p)
3
On prendra pour la suite : a = , b = c = 1, 98 et : KEVK = 100 V.s.m−1 .
20
Question 13 Quelle est l’unité de la constante a ?
On choisit un correcteur dont on donne le schéma-blocs sur la Figure 4.75 :
C(p)
Σ(p) 1 + Uc (p)
Kc +
τc p
Uc (p)
Question 14 Déterminer la fonction de transfert du correcteur C(p) = . Donner le nom de ce
Σ(p)
correcteur.
255
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 19 Le système est-il stable en boucle fermée ? Justifier votre réponse. Quelle est l’influence
de la perturbation sur la stabilité en boucle fermée de ce modèle de commande ?
Question 20 Calculer analytiquement la fonction de transfert en boucle ouverte notée HBO (p).
256
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Présentation
Objectif
Ce travail a pour objectif de proposer un réglage pour le correcteur de la commande asservie afin de
satisfaire tous les critères du cahier des charges.
257
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Modélisation
L’asservissement mis en place est complexe à régler car il fait intervenir de nombreuses grandeurs
physiques. On admettra que le correcteur peut être réglé en ne considérant qu’une seule des sollicitations
∗
subies par le système. On se propose donc d’étudier la stabilité vis-à-vis de la seule consigne Żc (p),
en considérant le schéma suivant :
∗
Żc (p) Feq (p) 1 Ż ∗ (p)
+ C(p) Hs (p) + Hz (p)
− − p
Correcteur Amortissement
actif (servovalve)
λa
Amortissement passif
Travail demandé
Ż ∗ (p)
Question 1 Déterminer la forme canonique de la fonction de transfert HF (p) = .
Feq (p)
258
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
259
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 4 Quelle doit être la classe minimale du correcteur afin de garantir l’exigence de précision ?
Kp
On choisit dans un premier temps un correcteur de la forme C(p) = 2 . On donne sur la Figure
p
4.80 les diagrammes de Bode de la fonction de transfert en boucle ouverte du système ainsi corrigé
pour Kp = 1.
Kp
Figure 4.80 – Diagramme de Bode de HF (p) avec C(p) =
p2
260
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5 Évaluer les marges de stabilité pour ce réglage. Déterminer la valeur de Kp garantissant
le critère de pulsation de coupure à 0 dB. Ce correcteur peut-il permettre de répondre aux critères de
performances énoncés en début de partie ? Justifier la réponse.
Kp 1 + µT.p
On choisit finalement un correcteur de la forme C(p) = 2 avec µ > 1. Les caractéristiques
p 1 + Tp
1 + µT.p
du terme en Kp ainsi que des abaques de calcul sont donnés page suivante.
1 + Tp
Question 6 Comment se nomme l’action de correction obtenue avec ce terme ?
Question 7 Quelle valeur doit-on donner à µ pour garantir le critère de marge de phase ?
1 + µT.p
Figure 4.81 – Caractéristiques du terme en Kp et abaques diverses
1 + Tp
261
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
11
262
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Solutions
10
Question 1 H1 (p) =
1 + 0, 1p
dB 30
20
10
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
263
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
100
Question 2 H2 (p) =
100 + 2p + p2
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
10
Question 3 H3 (p) =
1 + 5, 2p + p2
dB 20
10
−10
−20
−30
−40
−50
−60 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
264
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 30
20
10
−10
−20
−30 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
1 + 0, 01p
Question 5 H5 (p) =
1+p
dB 10
−10
−20
−30
−40
−50 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
265
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
100
Question 6 H6 (p) =
(1 + p)(1 + 0, 1p)2
dB 50
40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
266
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
1 + 0, 2p 1 + 0, 2p
H4 (p) = =
p(1 + 0, 2p + 0, 01p ) p(1 + 0, 1p)2
2
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 90
60
30
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
267
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
20
Question 1 H1 (p) =
1 + 0, 2p
Gdb (ω)
40
30
20
10
ϕ(ω)°
-240 -210 -180
• -150 -120 -90 -60 -30 0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
20
Question 2 H2 (p) =
p(1 + 0, 2p)
Gdb (ω)
40
30
20
10
ϕ(ω)°
-240 -210
•
-180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
268
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
5
Question 3 H3 (p) =
1 + 0, 2p + p2
Gdb (ω)
40
30
20
10
ϕ(ω)°
-240 -210
•
-180 -150 -120 -90 -60 -30 0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
269
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
dB 10
−10
−20
−30
−40
3
−50 H1 (p) = 1
(1 + 30 p)(1 + 12 p)
−60
−70 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
270
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 2
dB 40
30
10
20 H2 (p) =
(1 + 0, 36p + 0, 83p2
10
−10
−20
−30 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102
Question 3
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
10(1 + 15 p)
−40 H3 (p) = 1 1
−50 p(1 + 40 p)(1 + 100 p)
−60
−70 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
271
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
ΘP C VP C εP EVP εV UM ΩM 1 ΘM ΘEC ΘP
KC + C(p) + G M (p) λ R(p)
− − p
Vω
Vθ Kω
Kθ
Question 2
θP (p)
On a : εP (p) = VC (p) − Vθ (p) = Kc θP C (p) − Kθ θM (p) = Kc θP C (p) − Kθ .
λ
Kθ
Si : θP C (p) = θP (p), alors : εP (p) = 0, donc il faut : Kc =
λ
Question 3
E(p)
KE
ΩM (p) 1 KT KE 1 1
Par Black, on trouve : M (p) = = =
UM (p) KE KT KE + Jp(RI + LI p) KE RI J JLI 2
1+ p+ p
KT KE KT KE
272
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 4
Kω
Pour un 2e ordre, le temps de réponse à 5% minimal est obtenu pour un coefficient d’amortissement ξ de 0,69.
1 GKω M (p)
On doit déterminer la FTBF : F (p) =
Kω 1 + GKω M (p)
GKT
1 KT KE + GKω KT K
Soit : F (p) = =
Kω RI J LI J 2ξ p2
1+ p+ p2 1+ p+ 2
KT KE + GKω KT KT KE + GKω KT ω0 ω0
s
RI2 J
r
KT KE + GKω KT 1
Avec : ω0 = et ξ=
LI J 2 LI (KT KE + GKω KT )
!
1 RI2 J
Il faut donc : G = 2
− KE = 2, 48
Kω 4ξ LI KT
60
Attention aux unités : 1 V/1000 tr/min = V/rad/s
1000 × 2π
Le temps de réponse réduit pour ξ = 0, 69 est tel que t5% .ω0 = 3, voir Figure 4.88.
Temps de réponse réduit t5% .ω0
100
10
1
0,1 1 10
Amortissement ξ
273
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5
Vθ (p) 0, 088
HB (p) = =
εP (p) p(1000 + 3,2 · 10−3 p + 5,3 · 10−6 p2 )
dB 20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−2 10−1 100 101 102 103
Question 6
À partir du diagramme de Bode asymptotique (même si cela n’est pas très précis), on obtient : Mϕ = 90°
et : MG = 74 dB
274
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 7
Seule la bande passante à 0 dB n’est pas satisfaite, il faut donc un correcteur qui modifie le gain uniquement et
pas la phase. Un correcteur proportionnel semble donc adapté.
Pour avoir une bande passante à 0 dB de 50 rad/s, il faut remonter la courbe du gain de manière à avoir :
20 log C0 HB (ω = 50) = 0
55
Soit : 20 log C0 − 55 = 0 ⇒ C0 = 10 20 = 562
Dans ces conditions, les performances sont :
• Marge de phase : proche des 90° (lecture sur le diagramme de Bode corrigé), > 45° du CdC, donc vérifiée ;
• Marge de gain : proche de 18 dB (lecture sur le diagramme de Bode corrigé), > 10 dB du CdC, donc
vérifiée ;
• Bande passante à 0 dB : on vient de la régler, donc vérifiée ;
• Écart statique : vérifié car présence d’un intégrateur pur dans la FTBO.
L’ensemble des critères du CdC sont vérifiés, donc le cahier des charges est satisfait .
275
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
ṽz
K1 1
Formule de Black : G1 (p) = KI10
K2 T1 K3
1+ p
K2
K1 T1 K3
On a donc : K= et : T =
K2 K2
temps t
T tr5%
Question 2
K4
Immédat : FTBO(p) =
p(1 + T p)
Question 3
dB 50
40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−1 100 101 102 103
La marge de gain est infinie, car la pulsation pour laquelle la phase vaut précisément −180° n’existe pas. La
marge de phase est positive, et difficile de donner une valeur car celle-ci dépend de K4 et de T .
Question 4
L’écart statique est nul car la FTBO est de classe 1, et que l’entrée est du type échelon. Mais si on veut, on
peut le calculer ! !
K1 K1 K1 p(1 + T p)
On a : I1 (p) = K1 I(p) − FTBO(p)I1 (p) = I(p) = I(p) = I(p)
1 + FTBO(p) K
1 + p(1+T p)
4 K4 + p(1 + T p)
K1 p(1 + T p) I10 K1
TVF (pour une entrée en rampe) : I1T = lim p = I1
p→0 K4 + p(1 + T p) p 2 K4 0
276
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5
r r
K1 1 K4 1 1
Formule de Black : H(p) = 2 ⇒ ω0 = et ξ=
Kc p Tp T 2 K4 T
1+ +
K4 K4
Avec les applications numériques, on trouve : ξ=1
Question 6
On a un 2e ordre en régime critique : la réponse indicielle est donc de la forme :
y(t)
K1
I0
Kc
temps t
Question 7
Pour avoir un asservissement, il faudrait que les grandeurs d’entrée et de sortie soient identiques... Dans ce cas
précis, le rétour étant unitaire, les résultats seront inchangés...
KX KY KL 100
Immédiat : H4 (p) = 2
=
(1 + p) (1 + p)2
Question 8
dB 50
40
30
20
10
0
−10
−20
−30
−40 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
La marge de gain est infinie . La marge de phase est d’environ 10° (à la pulsation 10 rad/s).
277
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 9
L’erreur statique est non nulle, car il n’y a pas d’intégrateur pur dans la FTBO (de classe 0). Ce critère est
donc non respecté .
La marge de phase vaut 10° environ, et il est exigé 45°. Ce critère est donc non respecté .
Question 10
Ki 100Ki
Avec C(p) = (1 + p), la FTBO vaut alors : FTBO(p) =
p p(1 + p)
Il faut que le gain soit nul lorsque la phase vaut −135°. Cette phase est obtenue pour ω = 1 rad/s (−90° de
l’intégrateur et −45° du premier ordre en ω = 1 rad/s).
Avec le diagramme asymptotique de Bode du gain, on en déduit immédiatement que 100Ki doit être égale à 1.
1
Donc Ki = .
100
On pourrait raisonner sur le diagramme de Bode du gain réel. Dans ces conditions, il faut que 20 log(100Ki )−3 =
0 (-3 car le gain du premier ordre vaut −3 dB en ω = 1 rad/s).
278
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
Cequ
Vc Uc 1 + 6 Ωmot V
KG Kconv + C(p) KA + kc − KR
− − r + Lp Jequ .p
Um ke
Kcapt
Question 2
1
Le rapport cinématique KR vaut KR = kR = 0, 225 ⇒ KR = 9 · 10−3 m , car on a fait l’hypothèse de
25
roulement sans glissement entre la roue et le sol.
Afin de vérifier un écart statique nul, il faut que Kconv = Kcapt = 5 · 10−3 V.s/rad .
Kcapt 1
Enfin, toujours pour vérifier un écart statique nul, il faut KG KConv = , donc KG = = 111 m−1
KR KR
Question 3
Il est possible de calculer le fonction de transfert en boucle fermée, et il suffirait de vérifier que les pôles sont
tous à parties réelles strictement négatives. Or on nous fournit le diagramme de Bode de la FTBO, donc nous
allons l’utiliser et appliquer le critère du revers dans le plan de Bode.
On identifie sur le diagramme de Bode que la marge de phase est positive et que la marge de gain est infinie,
donc le système est stable en boucle fermée .
Question 4
Calcul de la FTBF en poursuite
Kcapt KA KU
FTBF(p) =
Kcapt KA KU + (1 + T1 p)(1 + T2 p)
Calcul de l’erreur statique εS
VC0
εS = lim p εS (p) = lim p(VC (p) − FTBF(p)VC (p)) = lim VC0 (1 − FTBF(p)) ⇒ εS =
p→0 p→0 p→0 1 + Kcapt KA KU
L
V (p) HC (p) Kc 1 + p
Hreg (p) = =− =− r
Cequ (p) KG + KG Kcapt KA HU (p) KG Kcapt KA KU + KG (1 + T1 p)(1 + T2 p)
Calcul de la valeur finale en présence de la perturbation seule :
C0 Kc
V = lim pV (p) = lim pHreg (p)Cequ (p) = −
p→0 p→0 KG (1 + Kcapt KA KU )
Le système ne respecte donc aucun des 2 critères sur la précision, avec un correcteur C(p) = 1.
279
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5
Question 6
Pour avoir une marge de phase de 45°, il faut que la
pulsation pour laquelle la phase de la FTBO non corrigée
est égale à −135° soit de 2,5 rad/s. Il faut donc que le gain
à cette pulsation soit nul.
KI
Sachant que : FTBO(ω) = FTBOnc (ω) ⇒
jω
20 log FTBOnc (ω = 2, 5) + 20 log KI − 20 log 2, 5 = 0
Pour cette valeur de KI , la marge de gain vaut (en ω−180° = 30 rad/s) : −20 log FTBOnc (ω = 30) −20 log KI +
20 log 30 = 42,6 dB
Cette valeur est bien supérieure aux 6 dB exigés dans le cahier des charges. Donc cette valeur de KI permet de
respecter le cahier des charges sur les critères des marges de stabilité.
Question 7
On remarque immédiatement qu’un des 2 systèmes du premier ordre composant HU (p) est beaucoup plus rapide
1
que l’autre (T1 T2 ). Il est donc possible de négliger T1 (pôle dominant = − ), et par conséquent la fonction
T2
KU
de transfert peut s’écrire HU (p) = .
1 + T2 p
La fonction de transfert en boucle fermée s’écrit donc après simplification du pôle non dominant :
Kcapt KI KA KU 1
FTBF(p) = =
p(1 + T2 p) + Kcapt KI KA KU 1 T2
1+ p+ p2
Kcapt KI KA KU Kcapt KI KA KU
Le système du second ordre le plus rapide est obtenu pour un coefficient d’amortissement ξ ≈ 0, 69. Donc
lorsque : KI5% = 1, 76 .
Dans ces conditions, le temps de réponse vaut 1,5 s , ce qui ne permet pas de respecter le critère de rapidité du
cahier des charges (0,5 s).
280
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 8
Pour TI = 0,2 s , le temps de réponse à 5% est minimal.
Question 9
Pour KP = 4 , le temps de réponse à 5% est très proche des 0,5 s imposé par le cahier des charges.
Question 10
• La marge de phase (lue sur le diagramme de Bode) vaut 75°. Ce qui permet de valider ce critère.
• La marge de gain est infinie. Ce qui permet de valider ce critère.
• Le temps de réponse à 5% a été réglé précédemment. Ce qui permet de valider ce critère.
• Présence d’un intégrateur dans la FTBO, donc erreur statique nulle. Ce qui permet de valider ce critère.
• L’intégrateur est placé en amont de la perturbation, ce qui permet de s’assurer que la perturbation du
type échelon sera rejetée. Ce qui permet de valider ce critère.
Tous les critères sont validés , donc, le système en boucle fermée respecte l’ensemble des critères du cahier
des charges.
281
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
5K
alt
Ṽz (p) Cz (p)Hz (p) 1+5Kalt
Formule de Black : = = 5
Ṽzc (p) 1 + Cz (p)Hz (p) 1 + 5Kalt +1 p
5Kalt 5
C’est un 1er ordre, de paramètres caractéristiques : K0z = et : Talt =
1 + 5Kalt 1 + 5Kalt
11
Pour satisfaire le critère de rapidité du cahier des charges (t5% = 4 s = 3Talt ), il faut : Kalt = = 0, 55
20
Question 2 ṽz
55/20
ṽz∞ = ṽz0 = 0, 733 ṽz0 0, 733ṽz0
55/20 + 1
temps t
Talt tr5%
Question 3
L’intérêt de ce correcteur est qu’il augmente la
classe de la FTBO, par l’intermédiaire de l’inté-
grateur pur. Cela va permettre d’annuler l’erreur
statique vis-à-vis de la consigne en échelon. Le gain
statique de la FTBF sera donc unitaire.
1 Kalt
De plus : 0, 2 = (si, si ! ! !) De ce fait : Cz (p) = (1 + 5p) ⇒ Le zéro du correcteur va se compenser
5 5p
avec le pôle de Hz (p), ce qui fait que la FTBF sera encore du premier ordre. On appelle cela la compensation
d’un pôle.
Il faut donc calculer la FTBF pour déterminer Kalt afin de respecter le critère de rapidité du cahier des charges.
Kalt Ṽz (p) Kalt 1
Comme : Cz (p)Hz (p) = on trouve (par Black) : = = p
p Ṽzc (p) Kalt + p 1+
Kalt
3
Pour respecter le critère de rapidité, il faut donc : Kalt = = 0, 75
4
282
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 4
La marge de phase Mϕ vaut −80 , et la marge de gain est négative. Ces 2 raisons font que le système en boucle
fermée sera instable .
Question 5
On souhaite une marge de phase de 60 en ωc = 2 rad/s. Or la phase de la FTBO non corrigée vaut −192 , donc
le correcteur doit apporter ϕm = 72 .
1 − sin ϕm
On doit donc avoir : a= = 0, 025
1 + sin ϕm
On souhaite que cet apport de phase est lieu en ωc . Il faut alors : ωm = ωc = 2 rad/s.
1 1
Or : ωm = √ , donc on doit avoir : T = √ = 3,16 s .
T a ωc . a
K
Enfin, il faut que le gain soit nul en ωc . Soit : 20 log F T BOnc (ωc ) +20 log √
| {z } a
61dB
283
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 6
Le système est stable, donc on peut appliquer le TVF.
On a : tang (p) = −ṽz (p). Il suffit donc de calculer la FTBF en régulation, et d’appliquer le TVF.
ṽz (p) Htang (p) (4500 − 5p2 )(1 + aT p)
FTBFreg (p) = = = 2
M̃pert (p) 1 + Htang (p)Ctang (p) p (1 + 0, 1p)(1 + aT p) + K(4500 − 5p2 )(1 + T p)
Le TVF donne alors :
(4500 − 5p2 )(1 + aT p) M̃pert0
tang∞ = lim p.tang (p) = lim −p.
p→0 p→0 p2 (1 + 0, 1p)(1 + aT p) + K(4500 − 5p2 )(1 + T p) p
M̃pert0 M̃pert0
Soit enfin : tang∞ = − =− (en V)
K 1,41 · 10−4
284
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
1
Ha (p) = aHm (p) =
(1 + 10p)(1 + 0, 5p)
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
Question 2
Voir Figure 4.86.
Question 3
La marge de gain est infinie, car il n’existe pas de pulsation pour laquelle la phase vaut −180°.
La marge de phase vaut 180°, car il n’y a pas de pulsation pour laquelle le gain est nul. Donc le système est
stable en boucle fermée, mais il ne permettra pas d’assurer l’insensibilité aux perturbations.
Question 4
60
On pose : N (p) = (H(p).Uc (p) + G(p).Cr (p))
2π
1 Cr0 60
∆N = N0 − Nr0 = −N∞ = − lim pG(p) = − lim pHr (p)
p→0 p→0 1 + aHm (p) p 2π
0, 37 × −25 60
AN: ∆N = − × = 44,16 [Link]−1
2 2π
∆N est différent de 0, ce qui ne respecte pas le cahier des charges. On aurait pu le dire sans calcul, en spécifiant
285
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
qu’il n’y a pas d’intégrateur pur dans la FTBO placé avant la perturbation, donc l’erreur statique pour une
entrée perturbation en échelon n’est pas nulle.
Question 5
Hb (p) = KP Ha (p) = KP aHm (p)
Question 6
Le gain KP permet de « monter » la courbe du gain sans modifier la courbe de la phase.
Pour obtenir une marge de phase de 45°, il faut remonter la courbe du gain de 27 dB : KP = 1028/20 = 25, 12
Question 7
1 C r0
Par analogie avec la question 4 : ∆N = N0 − Nr0 = − lim pN (p) = − lim pHr (p) =
p→0 p→0 1 + aKP Hm (p) p
K r C r0
−
1 + aKU KP
Nr0 est encore différent de 0, ce qui ne respecte pas le cahier des charges. On aurait pu le dire sans calcul, en
spécifiant qu’il n’y a pas toujours pas d’intégrateur pur dans la FTBO placé avant la perturbation, donc l’erreur
statique pour une entrée perturbation en échelon n’est pas nulle.
Ce correcteur ne permettra pas de satisfaire le critère d’insensibilité aux perturbations.
Question 8
Ki∗
1+ p
Ki∗ Ki Ki
+
+ On a donc : C(p) = Ki∗ + = Ki
p p
Ki Donc par identification, on obtient :
p
Ki∗
K = Ki et : T =
Ki
Question 9
Question 10
1 + Tp 1
Hc (p) = aC(p)Hm (p) = K
p (1 + T1 p)(1 + T2 p)
Question 11
Cas où K = 10 et T = 0, 1 : Cas où K = 4 et T = 2, 5 :
• Marge de gain : −15 dB • Marge de gain : +∞
• Marge de phase : −25° • Marge de phase : 45°
• Stabilité en BF : NON • Stabilité en BF : OUI
Cas où K = 10 et T = 1 : Cas où K = 1 et T = 5 :
• Marge de gain : +∞ • Marge de gain : +∞
• Marge de phase : 22° • Marge de phase : 60°
• Stabilité en BF : OUI • Stabilité en BF : OUI
286
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 70
60
50
40
30
20 log K 20
10
0 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−45°
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
1
T
Question 12
Oui, il est atteint pour les cas où K = 4 et K = 1.
Le cas le plus favorable en termes de rapidité est le cas où K = 4 , car la pulsation pour laquelle le gain de la
FTBO est nul est supérieure au cas où K = 1.
Question 13
Non, le système asservi avec correction proportionnelle intégrale n’est plus sensible aux perturbations en échelon,
car un intégrateur pur est placé dans le boucle ouverte en amont de la perturbation.
287
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
1
Ha (p) = aHm (p) =
(1 + 10p)(1 + 0, 5p)
dB 30
20
10
0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
Question 2
Voir Figure 4.86.
Question 3
La marge de gain est infinie, car il n’existe pas de pulsation pour laquelle la phase vaut −180°.
La marge de phase vaut 180°, car il n’y a pas de pulsation pour laquelle le gain est nul. Donc le système est
stable en boucle fermée, mais il ne permettra pas d’assurer l’insensibilité aux perturbations.
Question 4
60
On pose : N (p) = (H(p).Uc (p) + G(p).Cr (p))
2π
1 Cr0 60
∆N = N0 − Nr0 = −N∞ = − lim pG(p) = − lim pHr (p)
p→0 p→0 1 + aHm (p) p 2π
0, 37 × −25 60
AN: ∆N = − × = 44,16 [Link]−1
2 2π
∆N est différent de 0, ce qui ne respecte pas le cahier des charges. On aurait pu le dire sans calcul, en spécifiant
288
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
qu’il n’y a pas d’intégrateur pur dans la FTBO placé avant la perturbation, donc l’erreur statique pour une
entrée perturbation en échelon n’est pas nulle.
Question 5
Hb (p) = KP Ha (p) = KP aHm (p)
Question 6
Le gain KP permet de « monter » la courbe du gain sans modifier la courbe de la phase.
Pour obtenir une marge de phase de 45°, il faut remonter la courbe du gain de 27 dB : KP = 1028/20 = 25, 12
Question 7
1 C r0
Par analogie avec la question 4 : ∆N = N0 − Nr0 = − lim pN (p) = − lim pHr (p) =
p→0 p→0 1 + aKP Hm (p) p
K r C r0
−
1 + aKU KP
Nr0 est encore différent de 0, ce qui ne respecte pas le cahier des charges. On aurait pu le dire sans calcul, en
spécifiant qu’il n’y a pas toujours pas d’intégrateur pur dans la FTBO placé avant la perturbation, donc l’erreur
statique pour une entrée perturbation en échelon n’est pas nulle.
Ce correcteur ne permettra pas de satisfaire le critère d’insensibilité aux perturbations.
Question 8
Ki∗
1+ p
Ki∗ Ki Ki
+
+ On a donc : C(p) = Ki∗ + = Ki
p p
Ki Donc par identification, on obtient :
p
Ki∗
K = Ki et : T =
Ki
Question 9
Question 10
1 + Tp 1
Hc (p) = aC(p)Hm (p) = K
p (1 + T1 p)(1 + T2 p)
Question 11
Cas où K = 10 et T = 0, 1 : Cas où K = 4 et T = 2, 5 :
• Marge de gain : −15 dB • Marge de gain : +∞
• Marge de phase : −25° • Marge de phase : 45°
• Stabilité en BF : NON • Stabilité en BF : OUI
Cas où K = 10 et T = 1 : Cas où K = 1 et T = 5 :
• Marge de gain : +∞ • Marge de gain : +∞
• Marge de phase : 22° • Marge de phase : 60°
• Stabilité en BF : OUI • Stabilité en BF : OUI
289
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
dB 70
60
50
40
30
20 log K 20
10
0 rad/s
10−1 100 101 102 103
◦ 0
−30
−45°
−60
−90 rad/s
10−1 100 101 102 103
1
T
Question 12
Oui, il est atteint pour les cas où K = 4 et K = 1.
Le cas le plus favorable en termes de rapidité est le cas où K = 4 , car la pulsation pour laquelle le gain de la
FTBO est nul est supérieure au cas où K = 1.
Question 13
Non, le système asservi avec correction proportionnelle intégrale n’est plus sensible aux perturbations en échelon,
car un intégrateur pur est placé dans le boucle ouverte en amont de la perturbation.
290
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
2k
2k
Formule de Black : H0 (p) = ⇒ H0 (p) = Mg
M p(p + g) p 1 + gp
Question 2
• Écart statique nul : vérifié car présence d’un intégrateur pur dans la FTBO (classe 1).
• Marge de phase Mϕ = 67° : non vérifiée car il est exigé 45°.
• Marge de gain MG = ∞ dB : vérifiée car il est exigé un minimum de 20 dB.
Question 3
Il faut « remonter » le diagramme de Bode du gain de 20 log C0 = 0 − (−12), donc : C0 = 4 .
Question 4
On lit immédiatement sur le diagramme de Bode du gain que la pulsation de coupure sera de 50 rad/s. Ce qui
est supérieur à 10π, valeur exigée dans le cahier des charges. Le correcteur proportionnel ne permet donc pas
de satisfaire le cahier des charges.
Question 5
Le correcteur intégral décale la courbe de la phase de 90° vers le bas. La phase maximale sera donc de −180°.
Il sera donc impossible de satisfaire le cahier des charges sur le critère de la marge de phase.
Question 6
Bien que ce correcteur dispose d’un intégrateur pur, la partie correction à avance de phase va permettre de
remonter la courbe de la phase de la FTBO localement. Ce qui permettra de régler la marge de phase. De plus,
l’intégrateur permettra de s’assurer de l’écart statique nul souhaité. Même s’il y en avait déjà un ! ! !
291
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 7
dB 40
30
20
10
0 rad/s
10−2 10−1 10
10 1 101 102
◦
T aT
90
60
30
0 rad/s
10−2 10−1 100 101 102
Calcul de ωm
ϕ(ω) = arg Cap (jω) = tan−1 (T ω) − tan−1 (aT ω)
dϕ(ω) T aT
On dérive pour trouver ωm pour laquelle la phase est maximale : = 2
− =0
dω 1 + (T ωm ) 1 + (aT ωm )2
D’où :
a 1 + (T ωm )2 = 1 + (aT ωm )2 ⇒ a − 1 = (a2 T 2 − aT 2 )ωm
2
r
1 a2 − a 1
On trouve alors : =T ⇒ ωm = √
ωm a−1 T a
1 √
ϕm = ϕ(ωm ) = tan−1 (T ωm ) − tan−1 (aT ωm ) = tan−1 √ − tan−1 a
a
1 √
On pose : b = tan−1 √ et c = tan−1 a
a
√
√1 − a
tan b − tan c a 1−a
On a alors : tan (ϕm ) = tan(b − c) = = = √
1 + tan b tan c 2 2 a
2
1−a
Comme ϕm ∈ [0°; 90°], on peut écrire : sin2 (ϕm ) = 1 − sin2 [ϕm ]
√
2 a
s
(1 − a)2 1−a
Soit enfin : sin (ϕm ) = 2
⇒ ϕm = arcsin
4a + (1 − a) 1+a
292
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 8
Au regard des diagrammes de Bode du correcteur à avance de phase, la phase est modifiée en ω = ωm . On
prendra donc ωm = ω0 = 10π. Ceci garantira à la fois le critère de rapidité et le critère de stabilité du cahier
des charges.
K
On souhaite avoir une marge de phase de 45°. Or : Mϕ = 180 + arg H0 (jωm ) + arg
+ ϕm
| {z } p
FTBO | {z }
correcteur I + AP
Question 9
Le gain doit être nul en ω0dB . Donc, il faut que : 20 log H0 (ωm ) + 20 log C(ωm ) =0 ⇒ K = 6, 87 .
| {z } | {z }
−5dB 20 log K−10 log a−20 log ωm
Question 10
La lecture de diagramme de Black donne une marge de gain : M G ≈ 80 dB > 20 dB
Question 11
Toutes les exigences sont maintenant satisfaites (même si la marge de gain est largement supérieure à la valeur
attendue).
293
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
CR
VC UC UA Um 1 I CM − 1 ΩM V
K1 + C(p) KA + kc + Kr
− − R Jp + f
E
ke
Uε
ΩP C 2
KT
DT
Question 2
2
On a : ε(p) = UC (p) − UE (p) = K1 VC (p) − KT V (p) = 0.
DT
2
Si : VC (p) = V (p), alors : ε(p) = 0. Il faut donc : K1 = KT = 1,5 V.s/m
DT
Question 3
ΩM (p) 1 kc ke
HM (p) = =
UM (p) CR (p)=0 ke kc ke + R(Jp + f )
ΩM (p) R kc ke
HR (p) = = −
CR (p) UM (p)=0 ke kc kc ke + R(Jp + f )
Question 4
kc 1
On met l’expression précédente sous forme canonique : HM (p) =
ke kc + Rf RJ
1+ p
ke kc + Rf
kc RJ
Les caractéristiques de ce système du 1er ordre sont donc : KM = et : τM =
ke kc + Rf ke kc + Rf
294
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 5
2KT
Avec : KE = = K1 .
DT
V (p) KC KS
Par la formule de Black, on trouve immédiatement : G(p) = =
VC (p) KC KS + 1 + τM p
Question 6
Il s’agit d’un système du premier ordre, donc inconditionnellement stable .
Question 7
τM
t5% = 3τBF = 3 ⇒ il faut donc : KC > 4, 1 .
KC KS + 1
Question 8
V0 V0
εS = lim p (Vc (p) − V (p)) = lim p (1 − G(p)) =
p→0 p→0 p 1 + KC KS
Le cahier des charges impose une erreur statique inférieure à 2%, donc il faut que εS ≤ 0, 02V0 .
On doit donc avoir : KC > 74
Question 9
Pour satisfaire les 2 conditions (erreur statique et rapidité), il faut KC = 74. Dans ces conditions, la tension
d’alimentation UM vaut 7, 2 × 1, 5 × 30 × 74 ≈ 24 000 V ! ! ! Cette tension est très supérieure au 300 V de la
tension nominale du moteur électrique ! ! !
Un correcteur proportionnel n’est donc pas adapté .
Question 10
V (p) KI KS 1
H(p) = = =
VC (p) KI KS + p + τM p2 1 τM 2
1+ p+ p
KI KS KI KS
r
1 1 KI KS
Les paramètres caractéristiques sont : K=1 ξ= √ ω0 =
2 KI KS τM τM
Question 11
Le correcteur mis en place possède un intégrateur pur, donc l’erreur statique vis-à-vis de la consigne du type
échelon est nulle. Ce qui vérifie bien le cahier des charges.
Question 12
Par lecture graphique, on trouve ξ = 0, 6. Il vient donc immédiatement KI = 0, 17 .
295
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 13
Par lecture graphique, on trouve t5% .ω0 = 5. Avec ω0 = 0,13 rad/s, on trouve donc : t5% ≈ 38,5 s
Le cahier des charges impose un temps de réponse à 5% de 5 s, ce qui n’est pas du tout vérifié ! ! !
Question 14
Le temps de réponse minimal est obtenu pour ξ = 0, 69. Dans ces conditions, KI vaut 0,12 et ω0 = 0,11 rad/s. Le
temps de réponse minimal vaut donc 27,2 s. Ce qui ne respecte toujours pas le cahier des charges. Un correcteur
intégral ne permettra donc jamais de satisfaire l’ensemble des critères du cahier des charges.
Question 15
KI = 1 semble permettre de respecter le critère de rapidité, de précision et de dépassement autorisé.
Question 16
La FTBO possédant un intégrateur placé en amont de la perturbation en échelon, on peut directement dire que
l’erreur statique vis-à-vis de la perturbation est nulle .
296
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
On constate un comportement asymptotique, l’absence de dépassement et la présence d’une tangente non nulle
à l’origine. Un modèle dynamique du 1er ordre semble donc adapté.
Question 2
GVH
Immédiat : HVH (p) =
1 + τVH p
Question 3
0, 318
GVH = = 31,8 m−2 τVH = 1 s
0, 01
Question 4
La fonction du bloc h(p) est d’adapter la consigne avant la comparaison. Pour obtenir un fonctionnement
temporel correct (régime stationnaire), il faut que : h(p) = HTLC (p) = KTLC (en V.m−1 ).
Question 5
On va trouver le résultat par superposition :
Yb (p) a1 Ka KTLC
Hm (p) = =
Ya (p) ∆Lb (p)=0 a1 Ka KTLC + p(1 + a2 p)
Yb (p)
Hr (p) = = 1
∆Lb (p) Ya (p)=0
Question 6
Immédiatement : GBO = a1 Ka KTLC ⇒ AN: GBO = 77,8 · 10−3
Question 7
Oui, car le système est du second ordre en BO donc inconditionnellement stable en BF . Pour s’en convaincre,
il faut observer la FTBF (voir question 5) pour voir que tous les coefficients du polynôme du dénominateur sont
bien de mêmes signes.
297
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 8
1
Forme canonique : Hm (p) =
1 a2
1+ p+ p2
a1 Ka KTLC a1 Ka KTLC
r r
a1 Ka KTLC 1 1
Par identification : ω0 = et : ξ =
a2 2 a1 a2 Ka KTLC
En utilisant les abaques de la Figure 4.88 et la Figure 4.89 : t5% = 32,3 s et : ω0 = 0,28 rad.s−1
100
Temps de réponse réduit t5% .ω0
10
1
0,1 1 10
Amortissement ξ
1
D1%
D2%
Dépassement relatif Dn%
D3%
0,1
0,01
0,01 0,1 1
Amortissement ξ
298
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 9
1
On veut ξ = 1, ce qui donne : Ka = ⇒ Ka = 3, 2 (et : ω0 = 0,5 rad/s−1 )
4a1 KTLC
Ka = 1 Ka = 3, 2
ξ 1, 79 > 1 : pas de dépassement 1
t5% 32,3 s 10 s
Question 10
yb (t)
3,5
3,3 m
3
2,5
1,5
0,5
t
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Question 11
Critère Si Ka %
Stabilité NON : le système est du second ordre en BO donc incondition-
nellement stable en BF
Précision NON : l’erreur statique est nulle ∀Ka (il y a un intégrateur en
BO)
Temps de réponse OUI : si Ka % alors t5% évolue. En fait, il existe une valeur
optimale (pour ξ = 0, 69)
Question 12
La perturbation se situe à l’extérieur de la boucle de mesure. Le système ne peut donc pas lutter contre.
Question 13
D’après la Figure 4.74, a est en m.V−1
299
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 14
1 Kc
C(p) = Kc 1+ = (1 + τc p) ⇒ Correcteur PI
τc p τc p
Question 15
aKc KEVK (1 + τc p) τc 1 + bp + cp2
Hmc (p) = et : Hrc (p) =
τc (1 + bp + cp2 ) + aKc KEVK (1 + τc p) τc (1 + bp + cp2 ) + aKc KEVK (1 + τc p)
Question 16
Par superposition, en utilisant le TVF :
aKc KEVK
Valeur finale avec ∆L0 = 0 : ybm (∞) = Ya
τc + aKc KEVK 0
τc
Valeur finale avec Ya0 = 0 : ybr (∞) = ∆L0
τc + aKc KEVK
aKc KEVK τc
Soit : yb (∞) = ybm (∞) + ybr (∞) = Ya0 + ∆L0
τc + aKc KEVK τc + aKc KEVK
Question 17
τc
ε(∞) = Ya0 − yb (∞) = (Ya0 − ∆L0 )
τc + aKc KEVK
Question 18
τc (Ya0 + ∆L0 − εok )
Il faut ε(∞) = εok = 3,3 · 10−3 m, soit : Kc = ⇒ Kc = 6, 64
aKEVK εok
Question 19
aKc KEVK (1 + τc p)
La fonction de transfert en BO vaut : FTBO(p) =
τc (1 + bp + cp2 )
La FTBO est du second ordre, donc stable en BF . La perturbation n’a aucune influence sur la stabilité en BF
(mêmes pôles).
Question 20
aKc KEVK (1 + τc p)
Voir question précédente : FTBO(p) =
τc (1 + bp + cp2 )
300
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 1
1
p Hz (p) Kz .p
Formule de Black : HF (p) = =
+ λa p1 Hz (p)
1 ξz 1
1+ 2 + Kz λa p + 2 p2
ωz ωz
Question 2
Ks Kz .p
HBONC (p) = Hs (p)HF (p) =
1 + Ts p ξz 1
1+ 2 + Kz λa p + 2 p2
ωz ωz
Question 3
Voir Figure 4.90.
Question 4
Pour que l’erreur statique (à une entrée de type échelon) soit nulle, il faut que la classe de la fonction de transfert
en boucle ouverte soit supérieure ou égale à 1. Or, HBONC (p) est de classe -1. Pour que le système corrigé ait
une erreur statique nulle, il faut donc que le correcteur C(p) soit au moins de classe 2 .
301
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Kp
Figure 4.91 – Diagramme de Bode de HF (p) avec C(p) =
p2
Question 5
Voir les tracés Figure 4.91.
Avec Kp = 1 (courbes noires), le système respecte les marges de stabilité mais ne respecte pas la pulsation de
coupure à 0 dB à ω0 dB = 6 rad/s. Avec Kp = 10 (en rouge), le système respecte la pulsation de coupure à 0 dB
pour ω0 dB = 6 rad/s mais les marges de stabilité ne sont plus assurées.
Question 6
1
Ce correcteur peut d’ajouter une phase ϕm à une pulsation √ . C’est un correcteur à avance de phase .
µ.T
Question 7
On souhaite une pulsation de coupure à 0 dB pour ω0 dB = 6 rad/s. Sans correction, la courbe de phase vaut
−195° pour ω0 dB = 6 rad/s. Pour avoir une marge de phase Mϕ = 45°, il faut remonter la courbe de phase de
√
60°. D’après les documents fournis, il faut donc un coefficient : µ = 14 ⇒ µ = 3, 75
302
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
Question 8
1
Il faut ensuite caler cette avance de phase sur la pulsation 6 rad/s. D’après la Figure 4.81, il faut donc √ =
u.T
6 rad/s d’où T = 44 ms.
On a vu en question 5 que si Kp = 10, le système respecte la pulsation de coupure à 0 dB pour ω0 dB = 6 rad/s.
L’ajout de la partie « avance de phase » du correcteur va modifier légèrement la valeur de Kp .
20 log (µKp ) − 20 log Kp √
D’après la Figure 4.81, il faut que : 20 log(Kp ) + = 20 log ( [Link] ) = +20 dB
2
√
D’où : [Link] = 10 ⇒ Kp = 2, 6
Le critère de précision sera toujours validé car le correcteur est de classe 2.
303
CHAPITRE 4. AMÉLIORATION DES PERFORMANCES DES SLCI
304
Chapitre 5
Documents réponses
305
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 1
Cext (p)
Θc (p) ε(p) U (p) P1 (p) − P2 (p) Θ(p)
Document réponse 2
306
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 3
dB 0
−10
−20
−30
−40
−50
−60
−70
−80
−90
−100 rad/s
10−1 100 101 102
◦ 0
−30
−60
−90
−120
−150
−180
−210
−240
−270 rad/s
10−1 100 101 102
Document réponse 4
0.35
0.30
0.25
0.20
0.15
0.10
0.05
0.00
0 2 4 6 8
t (s)
307
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 5
20
Gain (dB)
40
60
80
-90°
Phase (deg)
-180°
-270° 1
10 100 101 102
Pulsation (rad/s)
DR 5.5 – Diagramme de Bode de la fonction de transfert en boucle ouverte avec correction intégrale.
308
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 6
309
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 7
0, 5
DR 5.7 – Diagramme de Bode de la fonction H(p) =
p · (1 + 0, 01p)
310
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 8
v(t)
0,35
0,318
0,3
0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
t
0 1 2 3 4 5 6
311
CHAPITRE 5. DOCUMENTS RÉPONSES
Document réponse 9
yb (t)
3,5
3,3 m
2,5
1,5
0,5
t
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
312
Résumé
Cet ouvrage s’adresse principalement aux étudiants en licences et masters EEA, ainsi qu’aux élèves des
écoles d’ingénieurs. Grâce à son approche didactique, il est tout à fait accessible aux élèves de classes
préparatoires, d’IUT et de BTS.
L’ensemble des notions les plus couramment enseignées sont abordées afin de constituer un outil pré-
cieux pour l’étudiant désireux d’acquérir la maîtrise globale de la discipline. Les notions fondamentales
sont illustrées par de nombreux exemples et applications.
À propos de l’auteur
M. Julien Picaud est un ancien étudiant de l’Ecole Centrale de Nantes, professeur agrégé en sciences
industrielles de l’ingénieur option ingénierie électrique, exerçant dans l’académie de Nantes.