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TP2 Roches Donnée

Ce document présente un TP sur l'observation et la description des roches, en expliquant les différences entre roches et minéraux ainsi que les trois types de roches : magmatiques, métamorphiques et sédimentaires. Il décrit également le cycle des roches et fournit des méthodes pour décrire les caractéristiques des roches, y compris leur texture, couleur et composition minérale. Enfin, le TP inclut des exercices pratiques pour identifier et décrire différents échantillons de roches.

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TP2 Roches Donnée

Ce document présente un TP sur l'observation et la description des roches, en expliquant les différences entre roches et minéraux ainsi que les trois types de roches : magmatiques, métamorphiques et sédimentaires. Il décrit également le cycle des roches et fournit des méthodes pour décrire les caractéristiques des roches, y compris leur texture, couleur et composition minérale. Enfin, le TP inclut des exercices pratiques pour identifier et décrire différents échantillons de roches.

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TP02- Les roches

TP- 02. Les roches – Observations et description


Introduction
Le but de ce TP est de vous familiariser avec l’observation et la description des roches et les objectifs à atteindre sont les
suivants :
1. Connaître la différence entre roche et minéral.
2. Connaître la méthode pour décrire une roche.
3. Connaître la différence entre les trois grands types de roche.

Définitions
Comme indiqué dans la fiche – Comment décrire un minéral du TP 1, un minéral est un solide inorganique naturel possédant une
composition chimique déterminée et développant une structure cristalline.
Une roche est un assemblage solide, cohérent de minéraux, pouvant notamment contenir d'autres éléments (des fossiles, des
fragments d'autres roches, etc.).
- Une roche magmatique (ou ignée) est issue d'un magma, c'est-à-dire de roche fondue.
- Une roche métamorphique est une roche qui, bien qu'étant restée à l'état solide, a subi des transformations minéralogiques
dues à des changements de conditions de
température et de pression. (NB: une roche,
ayant subi un métamorphisme, a été
métamorphisée, et non métamorphosée).
- Une roche sédimentaire est issue de
l'induration de sédiments par un processus
que l'on nomme diagenèse. Les sédiments
eux-mêmes, forment un matériau meuble
correspondant à une accumulation d'éléments
issus de l'érosion d'autres roches et/ou de
matériel d'origine biologique.

Le cycle des roches


Les trois grands types de roches décrites ci-
dessus (les roches magmatiques, les roches
métamorphiques et les roches sédimentaires)
possédent des caractéristiques propres et un
mode de formation bien distinct. Cependant,
chaque type de roche dérive d’une autre selon
des processus géologiques que l’on illustre par la
notion de cycle des roches (voir figure 1). Par
exemple, l’érosion permet de passer d’une roche
Figure 1. Schéma illustrant « Le cycle des roches »
magmatique à un sédiment, puis la lithification
(ou diagenèse) permet la formation d’une roche sédimentaire.

Comment décrire une roche :


Allez toujours de l’aspect général aux détails en essayant d’être le plus précis possible.

La structure d’une roche se définit plutôt à l’échelle de l’affleurement.


• Les structures magmatiques et métamorphiques peuvent être, par exemple, foliées (c’est-à-dire comme des feuilles),
massives (homogènes), voire ptygmatitiques (c’est-à-dire une structure déformée avec de petits plis), etc.
• Les structures sédimentaires sont encore plus nombreuses.
La texture définit « l’agencement » des éléments de la roche, en général les minéraux, à l’échelle de l’échantillon.
• Ainsi, dans les roches magmatiques, la texture est grenue quand les « grains » (les minéraux) sont visibles à l’oeil nu
(pegmatitique quand les cristaux sont particulièrement grands [cm ou m], ou microlithique quand ils sont très petits
[mm]), et aphanitique quand ils sont particulièrement petits. On emploie les termes de phénocristaux lorsque l’on voit
de grands cristaux dans une matrice plus fine. Ces différentes textures vont permettre de distinguer les roches
plutoniques à texture grenue, roches ayant cristallisé lentement en profondeur, des roches volcaniques à texture
microlithique ou aphanitique correspondant au refroidissement très rapide d’un magma à la surface (les phénocristaux
représentant des minéraux déjà formés lorsque le magma arrive à la surface).
• Dans les roches métamorphiques, on regardera en particulier la schistosité, qui correspond à un feuilletage plus ou
moins serré acquis par les roches selon les contraintes tectoniques. On observera aussi l’homogénéité de ces structures.
Dans certains cas, on observe l’apparition d’un rubanement associé à l’apparition de niveaux caractérisés par une
association de minéraux différents et donc de teintes différentes (alternance de niveaux clairs et foncés)

S. Pilet 1
TP02- Les roches

• Dans les roches sédimentaires, la texture sera surtout marquée par :


La taille des grains (ou granulométrie) dans les roches terrigènes (issues de l’érosion) ; communément, on utilise les
termes de :
· blocs pour les éléments de taille supérieure à 256 mm.
· galets ou cailloux pour les éléments de taille comprise entre 16 mm & 256 mm.
· graviers pour les éléments de taille comprise entre 2 mm & 16 mm.
· sables pour les éléments de taille comprise entre 1/16 mm & 2 mm.
· silts ou limons pour les éléments de taille comprise entre 1/256 mm & 1/16 mm.
· argiles pour les éléments de taille inférieure à 1/256 mm.
La taille des minéraux du ciment dans les roches biogènes ou physicochimiques: on utilise alors, surtout pour les roches
carbonatées, les termes de :
· sparite lorsque les cristaux sont bien visibles.
· micrite, lorsque les cristaux sont très fins et non visibles à l’oeil nu.
Ces termes sont plutôt utilisés comme suffixe : « biosparite » (sparite à éléments biologiques), « oomicrite » (micrite à
oolites, qui sont des sortes de « petites boules » à base de CaCO3), etc.
La patine correspond à la teinte / couleur (cf. ci-dessous) de la roche qui a subi une altération de surface. Cette patine est
souvent de teinte très différente de la « cassure fraîche ». Par exemple, un calcaire gris-noir peut très bien avoir une patine
blanche. La teinte de la patine peut être intéressante pour reconnaître de loin un type de roche donné, cependant, le géologue,
lorsqu’il parle de la teinte d’une roche se référera toujours à la teinte de la « cassure fraîche ».
La teinte à la cassure (« fraîche »): une teinte est un mélange nuancé de couleurs, qui se résume souvent en termes de
luminosité ou contraste ; exemple : clair ou sombre, terne ou vif.
Comme une roche est un ensemble de minéraux, très souvent de différentes couleurs, la teinte ou la couleur générale doit être
souvent nuancée ; exemple : bleu-violacé, gris-rosé, noir-verdâtre, irisé, etc.

− Pour les roches magmatiques, on utilise couramment les termes de mélanocrate [de melanos- noir ; -kratein :
gouverner] pour dire que le noir (sombre) domine, de leucocrate [de leucos- : blanc] quand le blanc domine, et de
mésocrate [de meso- : milieu] lorsque la teinte est intermédiaire.

La cassure renseigne sur la nature homogène ou non d’une roche, aussi bien d’un point de vue pétrographique que textural;
exemple : l’obsidienne, une roche magmatique effusive noire, a une cassure lisse, conchoïdale et brillante très typique. C’est
pourquoi on la mentionne très souvent. Ces différents termes peuvent décrire la cassure d’une roche : lisse, conchoïdale,
irrégulière, régulière, à arête coupante, débit en feuillet.
Une observation fondamentale à faire pour n’importe quel type de roche est de décrire les minéraux qu’elle contient. Il est clair
que la reconnaissance des minéraux est une question d’expérience, donc nous allons nous limiter à un certain nombre de
minéraux que vous avez observé la semaine dernière.
4

Pour les roches ignées (ou magmatiques), les minéraux principaux à observer sont :
L’olivine (famille des péridots) : minéral de couleur vert bouteille généralement translucide, sans clivage, ni macle.
Cassure conchoïdale.
La famille des feldspaths inclut les feldspaths alcalins et les feldspaths plagioclases. Il s’agit de minéraux blancs
laiteux en forme de baguettes dans les roches volcaniques. Ils montrent souvent la présence de macles. Les feldspaths
alcalins peuvent fréquemment se distinguer des plagioclases dans les roches plutoniques grâce à leur couleur tirant vers le
rose. Cette couleur est due à la présence de petites quantités de fer dans leur structure et c’est une caractéristique unique
des feldspaths alcalins (ou potassiques) tels que l’orthose.
Les micas sont caractérisée par des minéraux en feuillets. La couleur permet de distinguer les micas noirs, (dont un des
représentants très commun est la biotite) des micas blancs (dont un des représentants est la muscovite).
Le quartz ne montre généralement pas de forme propre dans les roches magmatiques (le quartz est xénomorphe). Dans la
plupart des roches magmatiques, le quartz apparaît avec une teinte grisâtre translucide. Sa plus grande dureté le distingue
des minéraux de la famille des feldspaths.
Les minéraux ferromagnésiens (pyroxènes et amphiboles) sont également très fréquents dans les roches ignées. Ils
sont généralement caractérisés par des formes relativement trapues ou en baguettes selon les faces cristallines que l’on
peut observer. Leur couleur est la plupart du temps noir et la présence de clivages permet de les identifier.
Les roches métamorphiques présentent une très grande diversité de minéraux. Ceci est dû aux conditions de pression et de
température variables qui sont associées à la formation de ces roches ainsi qu’à la composition de la roche initiale (sédimentaire,
ignée) qui peut varier de façon notable.
Durant ce travail pratique, nous essayerons d’observer la même série de minéraux que décrite pour les roches ignées. Cependant,
vous pourrez vous rendre compte que la proportion relative de ces minéraux dans la roche peut varier fortement.

S. Pilet 2
TP02- Les roches

Les roches sédimentaires forment deux familles distinctes : les roches d’origine détritique et les roches d’origine biogénique ou
physicochimique.
Pour les roches sédimentaires détritiques, il faut essayer de distinguer les minéraux qui se sont accumulés (quartz, micas, etc) et
tester si le ciment qui lie ces minéraux est d’origine calcaire ou non. Pour cela, effectuez le test de l’HCl qui permet d’identifier
rapidement la présence de calcite dans votre roche. Les roches détritiques non calcaires présentent souvent un aspect « gras »
associé à la présence d’argile. Les argiles sont des minéraux appartenant à la famille des phyllosilicates (minéraux en feuillets),
mais dont la taille est inférieure à 1/256 mm. Il est important de noter également que certains clastes de roches détritiques
peuvent correspondre à des fragments de roche (exemple des poudingues ou conglomérats).
Pour distinguer les roches sédimentaires d’origine biogénique ou physicochimique, il faut tester la présence de carbonate et
observer si l’on peut distinguer la présence de fossiles ou microfossiles.

Figure 2. Les différentes grandes familles de minéraux formant les roches ignées

En pratique

Ce TP se compose de 4 parties distinctes. Premièrement, vous allez répondre à quelques questions sur le cycle des roches.
Ensuite vous allez identifier vos roches en comparant vos observations avec différentes descriptions fournies. Dans la troisième
partie, vous allez décrire 4 échantillons de roche en effectuant les observations décrites dans les pages précédentes. Pour
terminer, vous allez réfléchir au lieu de formation des différentes roches à disposition.

S. Pilet 3
TP02- Les roches

Partie 1 – Le cycle des roches


Une série de questions vous est posée afin de comprendre les relations entre les différentes familles de roches.

Partie 2 – Les grands types de roches


Essayez de retenir les informations suivantes qui vous permettront aussi de donner un nom à vos échantillons. Faites correspondre les
définitions à vos échantillons :
•Un granite est une roche magmatique grenue (c’est-à-dire où l’on voit les « grains », les cristaux), de teinte claire, contenant essentiellement
du quartz (xénomorphe), et les deux feldspaths (alcalins et plagioclases). De plus, il peut communément contenir des micas, mais aussi d’autres
minéraux (amphibole, tourmaline, etc.).
•La péridotite est une roche magmatique grenue essentiellement constituée d’olivine, mais généralement accompagnée de pyroxène (minéral
ferromagnésien vert foncé ou noir). Elle est très sombre, noire à verdâtre, d’éclat huileux, et plutôt lourde.
•Le gabbro est une roche magmatique grenue principalement composée de pyroxène (noir) et de feldspath plagioclase (blanc laiteux), ce qui
lui donne généralement un aspect moucheté. Le gabbro est l’équivalent grenu du basalte.
•Un basalte est une roche magmatique aphanitique (correspondant à une roche où l’on ne peut pas observer les cristaux à l’œil nu, souvent
parce qu’ils sont trop petits), sombre, généralement noire. On y voit parfois des cristaux de feldspath plagioclase blanc, de pyroxène noir, voir
d’olivine verte, mais aussi parfois des bulles. Le basalte est l’équivalent aphanitique – car c’est une roche éruptive (extrusive) – du gabbro, qui
est une roche intrusive.
•Un conglomérat est une roche sédimentaire formée d’éléments provenant d’autres roches. Les éléments composant cette roche doivent avoir
une taille supérieure à 2 mm pour que cette roche soit classée comme conglomérat. Ces éléments sont liés entre eux par un ciment ou matrice.
Si les éléments sont anguleux (ils ont été cassés ; on parle de clastes), il s’agit d’une brèche. Si les éléments sont arrondis (ils ont été roulés ; on
parle de galets), il s’agit d’un poudingue.
•Un grès est une roche sédimentaire terrigène (issue de l’érosion) composée principalement de grains de quartz de taille comprise entre 62,5
µm (=1/16ième de mm) et 2 mm, ce qui lui confère un toucher rugueux. Les grès continentaux – formés sur les continents – sont souvent
oxydés et donc de couleur rouge ou ocre.
•Une siltite (ou pélite) est une roche sédimentaire terrigène équivalente au grès, mais dont les grains, les silts, sont de taille inférieure, en
moyenne entre 3,9 µm (=1/256ième de mm) et 62,5 µm. Si les grains sont encore plus petits, inférieurs à 3,9 µm, ils sont de la classe des
argiles, et l’on parle d’argilite. (ATTENTION, les argiles correspondent à une très grande famille de minéraux, mais le terme ‘argile’ est aussi
employé comme taille de grain, quelque soit la composition de ce grain). Comme les grès, les siltites et les argilites continentales peuvent
éventuellement être rouges, mais d’autres, notamment marines, peuvent être carbonatées.
•Un calcaire est une roche sédimentaire généralement biogène contenant une majorité de calcite, ce qui fait qu’elle réagit clairement à l’acide
(HCl). Ses teintes sont variables, beige, brune ou bleutée, mais généralement entre le blanc et le gris foncé. Le calcaire peut être gréseux s’il
contient des grains de quartz, marneux s’il contient 5% à 35% de minéraux d’argiles, etc. Un calcaire contient très souvent des fossiles (macro-
ou microscopiques).
•Une marne est une roche sédimentaire proche du calcaire mais beaucoup plus tendre, car elle contient d’avantage d’argile : entre 35% et
65%. Cette roche réagit à l’acide (car elle contient également entre 35% et 65% de calcite), mais possède un toucher plus ‘savonneux’ lié à la
présence d’argile qu’un calcaire au sens stricte.
•Un gneiss est une roche métamorphique montrant une schistosité ou foliation (débit en feuillet) où alternent souvent des lits sombre (gris
bleuté), riches en micas noirs, et des lits clairs, riches en quartz et feldspaths. Parfois, de gros minéraux (phénocristaux) d’orthose sont pris
dans la foliation et forment comme des « yeux », d’où le terme de gneiss œillé.
•Un marbre est une roche métamorphique issue d’un calcaire (ATTENTION, dans le langage commun, on appelle « marbre » toute roche
avec un « joli poli », mais en géologie, le terme marbre ne s’applique qu’à un calcaire métamorphique). C’est une roche souvent étincelante,
car bien cristallisée, avec une texture que l’on qualifie souvent de saccharoïde, car elle fait penser à du sucre. Le marbre est généralement d’un
blanc pur (marbre de Carrare) ou rosé. Comme le marbre est formé principalement de calcite, il réagit à l’acide (HCl).
•Un schiste est une roche métamorphique issue d’une roche sédimentaire à grains fins (silt ou argile) ayant acquis une schistosité sous l’effet
de contraintes tectoniques. Cela leur confère un bon débit en feuillets. Parmi les schistes, on note en particulier l’ardoise, les lauzes (plus épais
et plus ou moins calcaire), les calcschistes (ou schistes calcaires), les micaschistes (riches en micas) ou les talc-schistes (riches en talc).

Partie 3 - Description des roches


Choisir 4 roches et les décrire en utilisant la liste des observations présentée auparavant. Pour ce qui concerne l’observation des minéraux dans
ces roches, effectuez les observations classiques pour la détermination des minéraux (forme, couleur, éclat, trace, clivage et macle, dureté et
réaction à l'acide chlorhydrique) et essayez de leurs donner un nom.

Partie 4 – Milieu de formation


Replacer dans l’une des trois figures ci-dessous (voir feuilles réponses) les lieux de formation potentielles des 8 échantillons que vous avez à
disposition.

S. Pilet 4

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