DISSERTATION : METHODOLOGIE
-Le plan dialectique et thématique :
1- le plan dialectique : Le plan dialectique s’articule autour de la thèse, de
l’antithèse et de la synthèse.
1. La thèse consiste à développer la thèse exprimée dans le sujet en
l’expliquant et en la justifiant avec des arguments et des exemples
pertinents.
2. L’antithèse permet de nuancer ou de contester cette thèse en
montrant ses limites et en présentant des arguments contraires ou
des exemples qui la remettent en question.
3. La synthèse a pour but de dépasser la problématique posée. Il
s’agit soit d’apporter une opinion personnelle ou de réconcilier les
points de vue opposés, tout en restant en lien avec le sujet initial.
Exemple : « Les Fables de la Fontaine ne sont-elles destinées qu’aux enfants ? »
« Racine affirme que son héroïne n’est « ni tout à fait coupable ni tout à fait
innocente ». Vous interrogerez cette conception du personnage »
Ce plan s’impose lorsque le sujet comporte une négation restrictive : « n’est que », « ne
soit qu’un ». Il s’impose également lorsque l’énoncé comporte une alternative avec « ou
bien…ou bien ». Lorsque la question commence par « pensez-vous que », « dans quelle
mesure peut-on dire que... », « partagez-vous ce point de vue... »
2- le plan ou thématique : Le plan thématique est assez facile à mettre en place. Il
permet de présenter un sujet et de l’explorer sous différents angles. Il est nommé ainsi car
il se structure autour de parties qui examinent les différentes facettes d’une même
problématique.
Ce type de plan convient pour les sujets qui demandent une définition d’un sentiment,
d’un rôle ou d’une notion. L’élève doit expliquer et illustrer un jugement, un thème, une
notion plutôt que de le discuter.
Exemple : « développez cette thèse à l’aide d’exemples », « commentez cette réflexion à
l’aide d’exemple qui en montrent la validité », « pourquoi peut-on dire qu’Hernani est un
héros romantique ? ».
En fait, on ne demande pas de dire si c’est vrai ou faux, de dépasser le sujet ou autre. Non,
l’affirmation est là, il faut prouver qu’elle est juste.
-L’introduction :
1- Présenter l’auteur de manière brève puis ensuite présenter l’œuvre qui
est à analyser.
2- Annonce de la problématique : reformulez la question posée, ou si il y a
une citation celle-ci doit être correctement recopiée.
3- Annoncer le plan : minimum 2 axes, maximum 3 avec chacun 2 ou 3
sous partie.
-Le développement :
Dans le développement, il faut appuyer l’axe par deux ou trois arguments qui
vont être reliés à l’axe puis un exemple qui illustre l’argument et qui va être
soigneusement commenté.
-La conclusion :
C’est un bilan dans lequel on rappelle les principales idées.
-Schéma de présentation :
Introduction
Saute deux lignes
I) 1ère grande partie
1) 1ère sous-partie
– §) 1er paragraphe
– §) 2e paragraphe
Saute une ligne
2) 2e sous-partie
Saute une ligne
3) 3e sous-partie
Saute deux lignes
II) 2e grande partie
Idem
III) 3e grande partie
Idem
Saute deux lignes
1. Comment faire une introduction de dissertation ?
L’introduction de la dissertation est une étape importante qui doit être bien travaillée.
C’est l’entrée en matière. Voici quelques éléments clés à inclure lorsque tu vas la rédiger au
brouillon.
Utiliser une phrase d’accroche dont l’intention est de captiver l’attention du correcteur et
de présenter le sujet. Il faut faire attention à ne pas tomber dans les clichés et essayer de
trouver une accroche personnelle et bien amenée.
Situer le sujet par rapport à l’objet d’étude, au thème abordé ou au contexte culturel. Il est
important ici de terminer cette partie par une phrase qui introduit précisément le sujet.
La citation : il est recommandé de citer le sujet dans son intégralité que ce soit une phrase
courte ou longue.
Une partie permettant d’expliquer la citation peut être pertinente si les termes utilisés sont
complexes et peuvent paraître obscurs.
Énoncer clairement la problématique.
Annoncer de manière explicite le plan pour que le professeur comprenne les différentes
parties traitées avec des phrases du type « Dans une première partie, nous allons voir
que… ».
2. Comment rédiger le développement ?
Organiser les sous-parties. Chaque sous-partie doit développer un argument clairement
affirmé dès la première phrase. Il est important d’annoncer explicitement l’argument que
tu vas développer. Ensuite, il faut expliquer ton argument et montrer en quoi il est
pertinent pour répondre à la problématique générale de la dissertation. Il est conseillé de
se limiter à un argument par sous-partie et une sous-partie par argument.
Illustrer chaque argument par un exemple tiré d’un auteur, d’une œuvre ou d’un
mouvement. Les citations entre guillemets peuvent être puisées dans les textes du corpus
ou dans les connaissances personnelles.
Faire une phrase de transition entre chaque grande partie pour récapituler ce qui vient
d’être dit et annoncer la partie suivante. Elle permet de faire le point et de rappeler le lien
entre les différentes parties. Il est conseillé de se limiter à une phrase de transition de trois
lignes maximum.
Pour exprimer l’addition, il est possible d’utiliser des mots de liaison tels que “de plus”, “de
surcroît”, “en outre”, “par ailleurs”.
Pour exprimer une objection, les mots de liaison peuvent être “cependant”, “en revanche”,
“toutefois”. Il n’est pas nécessaire de faire des phrases de transition entre les sous-parties
et les paragraphes.
Un simple mot de liaison suffit.
3. Comment faire une conclusion de dissertation ?
La conclusion a pour objectif de récapituler les éléments clés de ton argumentation en
répondant à la problématique du sujet.
Elle doit ensuite élargir la réflexion à de nouvelles pistes de réflexion. Cette ouverture est
souvent difficile à réaliser, mais tu peux par exemple aborder les questions ou problèmes
inattendus soulevés par le débat, ou encore faire référence aux auteurs ou mouvements
littéraires qui se sont emparés de ces questions.
Cependant, si tu ne te sens pas capable de le faire, il est préférable de se concentrer sur le
bilan plutôt que de proposer une ouverture banale. N’oublie pas que la méthodologie
seule ne suffit pas : il est important de t’entraîner pour acquérir une bonne maîtrise de
l’exercice.