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Tfe 1er Partie

Le document traite des travaux d'inventaire que les entreprises doivent réaliser à la fin de chaque exercice pour établir un bilan fidèle de leur patrimoine. Il décrit les différentes phases des travaux d'inventaire, tant comptables qu'extra-comptables, ainsi que l'importance de ces travaux pour la gestion et la responsabilité des gestionnaires. Enfin, il aborde la gestion des investissements et le processus d'amortissement des actifs, soulignant la nécessité d'une documentation rigoureuse et d'une mise à jour régulière des informations comptables.
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Tfe 1er Partie

Le document traite des travaux d'inventaire que les entreprises doivent réaliser à la fin de chaque exercice pour établir un bilan fidèle de leur patrimoine. Il décrit les différentes phases des travaux d'inventaire, tant comptables qu'extra-comptables, ainsi que l'importance de ces travaux pour la gestion et la responsabilité des gestionnaires. Enfin, il aborde la gestion des investissements et le processus d'amortissement des actifs, soulignant la nécessité d'une documentation rigoureuse et d'une mise à jour régulière des informations comptables.
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CHAPITRE I: Objectifs et présentation des travaux de

fin d’exercice:
1) Objectifs des travaux d’inventaire.
Toutes les entreprises sont tenues de faire l’inventaire annuel des
éléments actifs
et passifs composant leur patrimoine.
Cet inventaire consiste à un dénombrement par écrit et par article
des biens,
créances et dettes dont le but notamment de donner une image
réelle, fidèle et
sincère des comptes concernant l’exercice qui s’achève.
Au point de vue comptable, l’inventaire entraîne une série de
travaux importants
qualifiés d’inventaire comptable et ayant pour objet l’établissement
du bilan et
corrélativement la détermination du résultat de l’exercice, qui
comme nous le
savons peut être calculé de deux manières :
 A l’aide des comptes du bilan: comparaison de la situation
active et passive.
 A partir des comptes de gestion: par opposition des charges
aux produits.
L’importance des travaux de fin d’exercice est évidente, car un bilan
déposé
engage la responsabilité des gestionnaires de l’entreprise, vis à vis
de l’Etat et des
tiers. De ce fait, les gestionnaires doivent y apporter toute leur
attention pour que
ces travaux dûment réalisés traduisent avec sincérité et fidélité la
réalité vécue par
l’entreprise pendant l’exercice et sa situation à la date de clôture.
Les travaux ainsi réalisés doivent permettre aux gestionnaires
d’apprécier les
résultats obtenus et de procéder à l’analyse et au diagnostic en vue
de déterminer
les décisions à prendre pour améliorer la situation de l’entreprise.
2) Présentation des travaux de fin d’exercice.
Avant d’étudier en détail les différents travaux comptables et extra
comptables
de fin d’exercice, on va dresser un compte général de ces travaux
d’inventaire que
l’on peut classer comme suit:
A. Travaux extra comptables :
L’inventaire matériel ou extra comptable consiste à un recollement
général de
tous les éléments d’actif et de passif de l’entreprise.
1) Phase « Investissements » :
Elle permet d’identifier de manière exhaustive les fonds fixes
appartenant à
l’entreprise et les mouvements les ayant affectés.
A la fin de chaque exercice, des instructions sont émises pour définir
les
modalités de réalisation de l’opération d’inventaire physique, le
rapprochement
avec les comptes de la classe 2 correspondants, la régularisation des
écarts
éventuels ainsi que la passation des écritures concernant les
dotations aux
amortissements et la résorption des frais préliminaires.
2) Phase « stocks » :
Dans les entreprises commerciales comme dans les entreprise s
industrielles, la
valeur des stocks représente un taux très important du total des
postes de l’actif
du bilan.
Compte tenu de l’importance et la diversité des matières, fournitures
et produits
stockés, du système d’organisation existant, du niveau de
qualification des
personnels qui y sont affectés, cette phase constitue l’étape la plus
délicate dans
le processus de clôture.
De ce qui précède, des instructions claires, précises et explicites
devraient être
émises pour définir les différentes phases d’inventaire physique, de
valorisation,
de rapprochement, de traitement des écarts et de régularisations
comptables.
3) Phase « personnel » :
En collaboration avec les services de la gestion personnel, les
services financiers
et comptables doivent préparer des analyses détaillées pour
l’explication et
l’apurement des comptes relatifs aux prêts, aux avances, aux soldes
de tout
compte, aux retenues, aux cotisations sociales, …etc.
4) Phase « commerciale » :
La responsabilité de l’activité commerciale entraîne une
connaissance
approfondie de la clientèle, des affaires traitées, du niveau
d’avancement des
travaux, …etc.
Du fait que le contact avec les clients est assuré par la fonction
commerciale, les
informations disponibles auprès des services commerciaux sont
vitales pour une
bonne maîtrise des comptes de créances sur clients.
Ceci permettra aux financiers de déterminer les créances clients qui
présentent
des difficultés de recouvrement pour:
 Faire un recensement justifié des créances irrécouvrables et des
créances
litigieuses.
 Estimer les provisions nécessaires à constituer et le montant des
créances
définitivement perdues.
5) Phase « approvisionnements » :
Le service gestionnaire des approvisionnements doit fournir aux
services
financiers et comptables :
 Les dernières factures de l’exercice N.
 La liste des commandes livrées durant l’exercice N et non encore
facturées,
pour leur constatation au compte factures à recevoir.
 Une analyse expliquant la situation de certains fournisseurs afin de
justifier la
régularisation des écarts éventuels.
6) Phase « Trésorerie » :
Cette phase consiste à préciser les modalités d’exécution de
l’inventaire des
espèces en caisse, l’établissement des états de rapprochement
bancaires pour
permettre la régularisation des omissions ou des erreurs et
l’apurement des
opérations en instance et le reclassement des soldes résiduels dans
les comptes
appropriés.
7) Phase « autres opérations » :
 Les modalités de réalisation des travaux de rapprochement des
comptes de
liaisons inter-unités.
 Les modalités d’apurement des comptes d’attente et des comptes
de
régularisation d’actif et de passif.
B. Travaux comptables :
L’inventaire comptable consiste à réaliser les travaux ci-après:
Etablissement d’un état de vérification dit balance provisoire ou
balance avant
inventaire.
A partir de cette balance provisoire qui est le point de départ des
travaux
comptables d’inventaire, le comptable se posera un certain nombre
de questions:
 Les opérations enregistrées dans chacun des comptes de cette
balance
intéressent-elles réellement l’exercice en cours ou y a t- il lieu de
reporter une
partie sur l’exercice suivant ?
 L’exhaustivité des opérations réalisées au cours de l’exercice ont-
elles été
toutes enregistrées dans les comptes de cette balance ? Les
comptes reflètent-ils la réalité si nous avions procédé à un inventaire
physique valorisé ?
1) Ecritures de redressement et de régularisation :
Généralement, les écritures de régularisation en fin d’exercice
concernent
l’analyse comptable des :
 Dépréciations subies par certains éléments d’actifs
(amortissements et
provisions).
 Résorption des frais préliminaires: étalement dans le temps des
charges
imputées dans le compte « frais préliminaires ».
 Charges restant à payer à la date de l’inventaire.
 Charges intéressant d’autres exercices et qui ont été rattachées à
cet exercice
(charges comptabilisées d’avance).
 Produits intéressant l’exercice et non encore comptabilisés.
 Produits n’intéressant pas l’exercice et qui doivent être reportés
sur l’exercice
ultérieur.
2) Correction des erreurs :
Le redressement des écritures erronées ou contenant des erreurs de
montant ou
d’imputation peut s’effectuer selon les méthodes prévues à cet effet,
telles que:
complément à zéro préconisée par le PCN, contre -passation intégral,
… etc.
3) Etablissement de la balance après inventaire :
Après le réajustement des soldes et régularisation des imputations
erronées,
l’établissement de la balance après inventaire ne présente aucune
difficulté
particulière.
Les totaux débits et crédits de cette balance doivent être égaux à
ceux du journal
général, arrêté à cette date.
4) Détermination du résultat de l’exercice :
Il s’agit de regrouper les comptes des charges et produits et de
solder les
comptes de résultats jusqu’à détermination du résultat net.
5) Etablissement du bilan et documents annexes.
6) Clôture des comptes et journaux.
7) Réouverture des livres et contre passation des comptes de
régularisation.
Chapitre II : Les investissements
1) Inventaire des investissements
Il consiste à passer en revue à la fin de l’année, à l’occasion des
travaux de
clôture de bilan, tous les investissements possédés acquis, crées par
l’entreprise et qui sont destinés à rester durablement sous la même
forme pour
les besoins de l’exploitation et non pour être vendus ou transformés.
L’article 17 de l’arrêté du ministre des finances du 03 juin 1975
stipule que :
«A la clôture de chaque exercice, les entreprises dressent un
inventaire
valorisé, complet et détaillé de leurs investissements dont le fichier
doit être
tenu constamment à jour ».
Cet inventaire physique valorisé, qui doit être effectué au moins une
fois
par an, doit être rapproché régulièrement avec l’inventaire
comptable
(comptes de la classe 2). Il permettra à l’entreprise de suivre
physiquement et
comptablement ses moyens de production et d’opérer régulièrement
les
régularisations nécessaires.
La gestion de ces investissements doit être organisée de manière à
permettre
le suivi de leur état à chaque période, d’où la nécessité de leur
identification et
de leur localisation. Ce suivi rigoureux doit être assuré au moment
de l’entrée,
de sortie et lors de chaque mouvement.
Cet inventaire physique s’effectue en six phases, à savoir :

Préparation de l’opération.

Recensement physique.
 Valorisation.

Rapprochement de l’inventaire physique avec les livres comptables.
 Traitement des écarts.

Écritures de réajustement des comptes d’investissement concernés.
1) L’inventaire comptable :
C'est l'inventaire des équipements effectué à partir de la
comptabilité des
investissements ou du fichier.
Cet inventaire présente l'inconvénient majeur de ne fournir que ce
qui à été
constaté en comptabilité. Si le système d'information accuse des
défaillances
dans la saisie des faits relatifs aux investissements ceci se répercute
inévitablement sur la comptabilité des investissements.
Donc, pour que l'inventaire établi à partir de la comptabilité reflète
la réalité, il
faut que le système d'information fonctionne parfaitement en
matière de
saisie, de circulation et de traitement des informations.
2) L’inventaire physique :
C'est le recensement effectué sur tous les lieux ou peuvent se
trouver des
investissements appartenant à l'entreprise; unités de production,
chantiers,
parcs de matériel, ateliers de réparation, magasins et aires de
stockage,
bâtiments administratifs…etc.
Donc, l'inventaire physique permet de constater l'existence réelle et
physique
des différents éléments composant le patrimoine de l'entreprise. Il
doit être
effectué sur tous les lieux où l'entreprise exerce son activité. Il
concerne
l'ensemble des éléments dont l'entreprise détient la propriété, à
savoir :

Les terrains, carrières et gisements.

Les équipements de production.

Les équipements sociaux.

Et les investissements en cours.
A priori, seront exclus de l'inventaire physique, les éléments n'ayant
pas une
existence matérielle à savoir les valeurs incorporelles telles le fonds
de
commerce et les brevets.
L'inventaire physique doit être effectué au moins une fois par an et
dans un
délai relativement court pour ne pas perturber l'activité de
l'entreprise. En tout
état de cause, l'entreprise se doit d'établir une procédure précise,
détaillée et
adaptée aux équipements possédés. Cette procédure doit concerner
les
instructions requises quant:
 A la préparation de l'inventaire.
 Au déroulement de l'inventaire.
 A la synthèse des informations recueillies.
 Et à l'exploitation de celle ci.
3) L’exploitation de l’inventaire :
L'inventaire doit permettre d'aboutir à une situation claire et réelle
du
patrimoine de l'entreprise. Pour ce faire, il y a lieu de rapprocher
l'inventaire
comptable et l'inventaire physique. Les écarts doivent être dégagés
et traités
pour que la comptabilité des investissements soit mise à jour, reflète
la réalité
et permette la prise de décisions rationnelles dans ce domaine.4)
Irrégularité :
Les irrégularités principales sont :
Les erreurs d'imputations volontaires ou involontaires:
Comptabilisation de l'acquisition d'un investissement au niveau d'un
compte
de charges, ceci permet d'amortir en une année l'intégralité de
l'investissement.
L'enregistrement de biens n'appartenant pas à l'entreprise,
permettant ainsi
de gonfler la dotation annuelle d'amortissement et par conséquent,
minimiser
le résultat imposable.
La non-comptabilisation de cessions telle qu'elle est prévue par le
P.C.N, cette
dernière permet d'échapper à la taxe sur les plus-values de cession.
Les omissions de livraisons à soi-même, permettant ainsi, à
l'entreprise
d'amortir cette livraison en une année.
5) Registre d’inventaire :
Ce registre est fondé par les articles 33 et 34 du décret N° 87 -135
du 02-06-87 et
par l'arrêté du ministère des finances du 21 juillet 87 fixant le
modèle type du
registre d'inventaire d'objets mobiliers.
Les feuillets de ce registre sont cotées et paraphés par le tribunal.
Le registre d'inventaire se présente sous forme suivante:

D'inscription
Date de
prise en
inventaire
Désignation
objet
Prévenance Valeur Affectation Sortie
Observation
A l'occasion des opérations de clôture du bilan, il faut pratiquer un
inventaire
physique, de le comparer au fichier d'investissement et au registre
d'inventaire,
et donc de prendre en charge toutes les modifications qui affectent
en cours
d'exercice le parc d'investissements de l'entreprise.
2) Les Amortissements
L’entreprise utilise pour son exploitation du matériel, des machines
des
immeubles… (Investissements), qui sont achetée ou produits par elle
-même,
durant plusieurs années. C’est-a dire quelque soit le matériel, un jour
celui-ci ne
pourra plus fonctionner, ni utilisé, pour une raison plus simple : son
usure. Et
automatiquement sa valeur sera réduite par rapport à son prix
d’origine. Cette
diminution est en réalité constatée chaque année et sera supportée
par
l’entreprise. Et on peut dire que l’investissement se consomme
partiellement et
sure plusieurs année en fonction de la durée de vie de chaque type
d’investissement .cette consommation est appelée «
Amortissement ».
1) Définition des amortissements : L’amortissement est une
constations
comptable de la perte de la valeur d’investissement avec le temps et
qui
permet de reconstruire l’actif investi.
2) L’intérêt des amortissements : l’intérêt de la constatation des
amortissements est de permettre a l’entreprise de renouveler ses
investissements, et d’éviter de payer un impôt sur un bénéfice non
réalisé.
3) L’aspect comptable : l’amortissement permet de déterminer :
 La perte de l’investissement qui concerne l’exploitation, et on
utilise le
compte 682 « Dotation amortissements » débiteur.
 la diminution de l’investissement sera porté au crédit du compte
divisionnaire appelé 29 « Amortissement des investissements ».
4) Durée d’amortissements :
Les durées sont arrêtées par la loi et ce en fonction du type
d’investissements
 Immeubles 50 à 100 ans.
 Equipements et matériels 10 ans.
 Matériels de transport de 04 à 05 ans.

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