S6 DT BANCAIRE 2024-2025 FSJESM A ALLALI
Droit bancaire
Semestre : 6
Séance n° 10
Professeur : A. ALLALI
Titre 2 : Le cadre opérationnel
• Ch1: Le compte bancaire
• Section 1. Notion de compte bancaire
• Section 2. L’ouverture du compte bancaire
• Section 3. Le fonctionnement du compte bancaire
• Section 4. La clôture du compte bancaire
• Ch2: Les opérations de crédit
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Chapitre 2: Les opérations de crédit
• L’importance de crédit dans l’économie :
• -Pour les entreprises c’est l’âme des affaires
• -Pour les particuliers, c’est la dynamo de la consommation
• Une opération de de banque par nature soumise au
monopole bancaire
Point de départ: Article 3 L.B:
Constitue une opération de crédit tout acte, à titre onéreux, par lequel une personne:
•
- Met ou s’oblige à mettre des fonds à la disposition d’une autre personne,
à charge pour celle-ci de les rembourser ;
-ou prend, dans l’intérêt d’une autre personne, un engagement par
signature sous forme d’aval, de cautionnement ou de toute autre garantie.
Sont assimilées à des opérations de crédit :
- les opérations de crédit-bail et de manière générale toute opération de location
assortie d’une option d’achat.…;
- les opérations d’affacturage ;
-…..
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Plan du chapitre
Section 1: Généralités sur les OC
• Section 2: Le crédit par mise à disposition des fonds
• Section 3: Le crédit par signature
• Section 4: Les opérations de crédit par assimilation
• Section 5: Les opérations de crédit participatives
Section 2: Le crédit par mise à disposition des fonds
• Prêt d’argent
• L'ouverture de crédit;
• L’escompte
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Paragraphe1 : Prêt d’argent :
• Le prêt d’argent : une Opération de crédit de droit commun
• Les principes le concernant ont vocation à s'appliquer à toutes les opérations de crédit,
même celles qui sont soumises à des dispositions spécifiques ( ex crédit à la
consommation)
• Le prêt et l’archétype de l’opération de crédit mais, si « tout prêt est une
opération de crédit, tout opération de crédit ne se ramène pas à un
prêt »
•
Définition
• Le prêt d'argent est la convention par laquelle une personne met à disposition
d'une autre une somme d'argent qu'elle s'engage à lui rembourser.
• Lorsqu'il est consenti à titre habituel, il relève du monopole conféré aux
établissements de crédit
• Règles applicables : DOC et autres
• Le prêt d’argent est « un prêt de consommation » par opposition au « prêt à
usage »
• la conception civiliste du prêt est un contrat à titre gratuit (code civil français et
droit musulman)
• Voir les art. 856 à 869 DOC
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Les Éléments essentiels :
• L’avance du capital
• Le remboursement
• La Rémunération du prêteur
• Taux d’intérêt (fixe, variable …)
• Détermination du TI: TI conventionnel+ commissions et frais = TEG
• TEG ne doit pas dépassé plus de 70% le TMP calculé et publié par BA
Paragraphe 2 : L'ouverture de crédit; 524 CC
• Définition
– L’ ouverture de crédit est la convention par laquelle le banquier s'engage à
avancer une somme d'argent à une autre lorsque cette dernière en aura fait la
demande.
• L'ouverture de crédit est Le découvert qui consiste en une autorisation donnée
au titulaire d'un compte de rendre le compte débiteur.
• Le découvert se distingue de la facilité de caisse ou de tolérance. Celle-ci ne
confère pas au client un droit au crédit. Elle doit être remboursée à brève
échéance
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L'ouverture de crédit et le contrat de prêt
• L'ouverture de crédit est une promesse de prêt ( contrat préalable)
• lorsque le client aura fait la demande d’utilisation des fonds , Un
contrat de prêt est formé car le bénéficiaire de l'offre lève l'option.
• Ainsi la promesse devient une mise effective de fonds à disposition
Paragraphe 3: L’escompte
• – Définition
– L'escompte est une opération par laquelle une banque escompteuse, en
contrepartie de la cession d'une créance en général représentée par un titre
cambiaire (effet de commerce) , consent à un client (le remettant) une avance
de fonds remboursée grâce au recouvrement de la créance.
• L'escompte est le plus souvent une opération qui se déroule dans le cadre du
compte-courant unissant la banque et son entreprise.
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L’escompte et le prêt
• L’opération d’escompte s’analyse comme la cession d’une créance moyennant un
paiement immédiat et une restitution par une personne autre que le bénéficiaire du
crédit,
• L’escompte est un mécanisme très différent du prêt lui-même.
• Dans le prêt: Celui qui rembourse le prêteur (banque), c’est l’emprunteur
(bénéficiaire du crédit) ce n’est pas le cas dans l’escompte.
Section 3: Le crédit par signature
• La mise à disposition éventuelle: elle est éventuelle car elle est liée à la
défaillance effective du client
• il s’agit d’une perspective que le banquier a accepté et en l’acceptant il a facilité la
réalisation ou la conclusion de l’opération de son client, parce qu’avant même de
mettre éventuellement des fonds à la disposition du créancier, il a mis à la
disposition de son client, sa signature.
• Ainsi on, désigne ce type de crédit par la terminologie d’engagement par signature:
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Les catégories du crédit par signature
• Aval
• Cautionnement
• Garantie autonome
Cautionnement
Fondement juridique : Articles 1117 à 1160 du Dahir des
obligations et contrats
• Définition : Le cautionnement est un contrat par lequel une personne
s'oblige envers le créancier à satisfaire à l'obligation du débiteur, si
celui-ci n'y satisfait pas lui-même.
• Le créancier reste chirographaire. art 1241 du D.O.C : « Les
biens du débiteur sont le gage commun de ses créanciers, et le
prix s'en distribue entre eux par contribution … » Mais
doublement
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L’obligation de la caution est accessoire
• La caution ne peut être tenu au-delà de ce que de qui est dû par
le débiteur , ni à des conditions plus sévères ( art 1128 DOC )
• La caution peut opposer au créancier toutes les exceptions qui
appartiennent au débiteur principal ….. 1140 DOC 5 EX/
Incapacité du débiteur
• Bénéfice de discussion sauf exceptions (Cautionnement simple/
cautionnement solidaire )
Section 1: Les opérations de crédit par assimilation
• Crédit par voie d’assimilation.
• Art 3 LB al 3: « Sont assimilées à des opérations de crédit : - les opérations de
crédit-bail et de location avec option d’achat ; - les opérations d’affacturage …. »
• Pour le législateur, ces opérations ne sont pas par nature des opérations de crédit,
• Paragraphe 1: Le crédit bail
• Paragraphe 2 : L’affacturage
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Paragraphe 1: Le crédit bail
• – Une technique qui vient du droit américain
• Voir Article 4 LB
• Définition
– Au sens large, le crédit -bail désigne l'opération par laquelle, une personne, le
crédit -bailleur loue un bien qu'il a acquis à un crédit -preneur en réservant à ce
dernier une faculté d'achat à l'échéance.
• C'est une opération de crédit dans la mesure où le montant des loyers inclut le
montant du crédit consenti
La technique juridique
• c’est une opération mettant en cause 3 personnes:
• 1- le crédit-bailleur, 2- le crédit-preneur , 3- un fournisseur (vendeur)
• l’opération de crédit-bail repose sur 2 contrats:
1– Un contrat de vente conclu entre la société de crédit-bail et le fournisseur.
2– Un contrat de crédit-bail conclu entre la banque ou la société de crédit-bail et le
crédit-preneur
• Il faut faire ici attention de ne pas confondre l’opération de crédit bail (qui
contient deux contrat) et le contrat de crédit-bail qui n’est qu’un de ces contrat.
• Une seule partie (la société de crédit-bail) est partie au contrat de vente et au
contrat de crédit bail.
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Le contrat de crédit-bail
• Le contrat de crédit-bail est composé de 2 éléments:
– La location
– L’ option d’achat au bénéfice du crédit-preneur
L’option d’achat est inhérente au crédit-bail: Selon la jurisprudence (solution
française), l’option d’achat est inhérente au crédit-bail de sorte que s’il n’y a pas
d’option d’achat le contrat ne peut être qualifié de contrat de crédit-bail.
Avantages
• Pour le crédit-preneur: financer un bien dont il souhaite l’acquisition.
• Le contrat de crédit-bail permet ainsi au crédit-preneur, d’obtenir un bien
d’équipement qui lui est nécessaire avec la possibilité à l’issue de la location d’en
acquérir la propriété.
• Pour le crédit-bailleur:
• Le contrat de crédit-bail représente une supériorité en cas de faillite du crédit-
preneur, puisque le crédit-bailleur est propriétaire du bien objet du crédit bail, de
sorte qu’il pourra récupérer ce bien
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Paragraphe 2 : L’affacturage
• Définition
– L'affacturage est l'opération par laquelle un établissement spécialisé
acquiert les créances d'un adhérent et s'engage à lui en verser le
montant sans pouvoir exercer de recours contre lui. Le factor assume
de nombreux services au profit du client. Il sélectionne les clients et
peut assumer la fonction de recouvrement des créances de
l'entreprise.
Paragraphe 2 : L’affacturage
Article 5 L.B
L’affacturage, visé à l’article 3 ci-dessus, est la
convention par laquelle un établissement de
crédit s’engage à recouvrer et à mobiliser des
créances commerciales, soit en acquérant lesdites
créances, soit en se portant mandataire du
créancier avec, dans ce dernier cas, une garantie
de bonne fin.
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Convention cadre
– Une convention cadre est conclue entre le factor et l'adhérent.
• Elle prévoit les conditions de l'opération: Le client s'engage à
proposer au factor l'ensemble de ses créances.
• Les conditions de la rémunération du factor sont précisées. Il s'agit
en effet d'une opération de crédit soumise selon la jurisprudence
(France ) à la législation relative au TEG (Cass. 1re civ., 30 mai 2006,
n° 03-17.646
• . Le factor perçoit différentes commissions. C'est la technique de la
subrogation qui est utilisée pour transmettre les créances de
l'adhérent au factor. Celle de la cession de créance peut aussi être
mise en œuvre (Cass. com., 20 janv. 2021, n° 19-10.493 ).
Section 5 : les opérations de crédit participatives
• Les opérations de crédit consacrées par le législateur
sont décrites dans l’article 58 de la loi bancaire et
expliquées par la circulaire de BM n°1/W/17 relative
des caractéristiques techniques des produits participatif
• On distingue :
• Les opérations de crédit fondées sur la technique du
contrat de vente, et celles fondées sur le contrat de
société.
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Paragraphe 1: Opérations fondées sur le
contrat de vente :
•Mourabaha :
Tout contrat par lequel une banque participative
acquiert un bien meuble ou immeuble en vue de le
revendre à son client à son coût d'acquisition plus une
marge bénéficiaire convenue d'avance.
Ijara
• Tout contrat selon lequel une banque participative met, à titre locatif,
un bien meuble ou immeuble déterminé, identifié et propriété de
cette banque, à la disposition d'un client pour un usage autorisé par
la loi.
• L'Ijara peut revêtir l'une des deux formes suivantes :
• - Ijara tachghilia qui consiste en une location simple ;
• - Ijara wa iqtinaa qui consiste en une location assortie de
l'engagement ferme du locataire d'acquérir le bien loué à l'issue d'une
période convenue d'avance.
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Salam :
• Tout contrat de vente avec livraison différée de la
marchandise.
• Ainsi, la banque n’intervient pas comme vendeur à
crédit de la marchandise acquise sur commande de sa
relation, mais comme acquéreur avec paiement
comptant d’une marchandise qui lui sera livrée à terme
par son partenaire.
Istisna'a
• Tout contrat d’entreprise en vertu duquel une partie
(Moustasni’i) demande à une autre (Sani’i) de lui
fabriquer ou construire un ouvrage moyennant une
rémunération payable d’avance, de manière
fractionnée ou à terme.
• L’objet du contrat, c’est-à-dire la chose acquise
nécessite une fabrication ou une transformation à
partir des matières dont l’entrepreneur est
normalement propriétaire.
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Paragraphe 2 : Les opérations de crédit fondées
sur le contrat de société :
Moucharaka :
Définie par le législateur à l’article 58 LB comme étant tout contrat ayant pour objet
la participation, par une banque participative, à un projet, en vue de réaliser un
profit.
Les parties participent aux pertes à hauteur de leur participation et aux profits selon
un prorata prédéterminé.
-
La Moucharaka peut revêtir l'une des deux formes
Moucharaka Tabita : les parties demeurent partenaires jusqu'à
l'expiration du contrat les liant ;
• - Moucharaka Moutanakissa : la banque se retire progressivement du
projet conformément aux stipulations du contrat.
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Moudaraba :
• Le financier ou la banque (Rab el Mal) avance le capital en
numéraire et/ou en nature permettant à un ou plusieurs
entrepreneurs (Moudarib) qui réalisent à travers son travail
ou industrie un projet qui peut être soit précisé et limité
dans le contrat soit laissé ouvert à la seule appréciation du
moudarib, agissant tel un commandité.
• Les bénéfices réalisés sont partagés selon une répartition
convenue entre les parties et les pertes sont assumées
exclusivement par Rab el Mal, sauf en cas de fraude commise
par le(s) Moudarib.
Fin de la séance n° 10
•Fin du cours