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Plancher Mixtes

Les planchers collaborant, combinant acier et béton, optimisent les propriétés mécaniques de ces matériaux pour des constructions variées. Ils jouent un rôle structurel en supportant des charges et en assurant la stabilité, tout en offrant une protection thermique et acoustique. Le choix du type de plancher dépend des caractéristiques de l'habitation, des charges à supporter et des besoins en isolation.

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Plancher Mixtes

Les planchers collaborant, combinant acier et béton, optimisent les propriétés mécaniques de ces matériaux pour des constructions variées. Ils jouent un rôle structurel en supportant des charges et en assurant la stabilité, tout en offrant une protection thermique et acoustique. Le choix du type de plancher dépend des caractéristiques de l'habitation, des charges à supporter et des besoins en isolation.

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Introduction :

Les planchers collaborant relèvent de la construction mixte car ils combinent les caractéristiques
techniques intéressantes de l’acier et du béton. L’acier est un excellent matériau pour travailler en
traction et le béton un excellent matériau pour une sollicitation en compression. Les tôles en
acier profilé à froid, appelées aussi bacs acier et à l’aide disconnecteurs, rendent solidaires la
dalle béton et le métal qui participent (collaborent) ensemble la résistance composite du plancher,
d’où l’appellation de planchers collaborant. Ils s’utilisent pour la construction de planchers dans
des domaines aussi variés que les bureaux, les logements, les bâtiments industriels, les parkings,
les hôpitaux, les constructions scolaires, les maisons individuelles tant dans la construction neuve
que dans la réhabilitation
PRINCIPE DU PLANCHER COLLABORANT :
Le plancher collaborant, encore appelé plancher mixte, est un plancher qui associe deux
matériaux : le béton et l’acier.
L’intérêt réside dans le fait que ces deux matériaux sont complémentaires du point de vue de
leur comportement mécanique :
 Le béton est très résistant en compression mais fragile en traction.
 L’acier est très résistant en traction.
Le plancher collaborant associe le béton et l’acier pour exploiter pleinement les capacités
mécaniques des deux matériaux.
En effet, dans un plancher collaborant les efforts de compression sont repris dans la partie
supérieure du plancher constituée par la dalle de béton et ceux de traction, dans la partie
inférieure où se trouve l’acier.
Cet assemblage des deux matériaux permet d’obtenir un plancher très résistant en
flexion (capacité portante élevée) et d’épaisseur réduite.
L’acier n’est cependant pas le seul matériau résistant à la traction. Le bois peut également être
utilisé en association avec le béton pour réaliser des planchers collaborant.
Rôle du plancher mixte :

Rôle structurel :
 Reçoit les charges horizontales (vent séisme) et contribue grandement dans la distribution
de ces dernières aux éléments de contreventement
 Reçoit également les charges verticales (poids propre, cloisons, installations …) et les
transmet aux porteurs verticaux, il participe donc à la stabilité l’ensemble du bâtiment
 Le plancher doit aussi résister à l’action de contigu de l’humidité ambiante et des
vibrations (sonores, notamment).
 Enfin le plancher doit être durable c’est-à-dire résister sans dégradation et sans
modification des propriétés mécaniques à l’ensemble des sollicitations aux quels il est
soumis et ce durant un laps de temps suffisamment long
Rôle de protection :
 Au même titre que les autres parties du bâtiment, le plancher et requis d'assurer une
protection efficace aux usagers une protection thermique et acoustique.
 Une protection thermique à chaque fois que le plancher sépare des espaces soumis à des
régimes de températures différents.
 Une isolation acoustique, entre les différents étages ou espaces entre planchers.

Quels critères pour choisir son plancher ?


- Un plancher est un investissement à long terme. Il faut donc bien réfléchir et évaluer les besoins
de son habitation, avant d'engager des travaux de rénovation ou de construction.
- Sur le plan technique, le choix est fonction des charges à supporter :
 variables : mobilier, personnes, véhicule...
 permanentes : cloisons, revêtement de sol, chauffage...
 Il faut également prendre en compte les besoins en isolation et la résistance à l'humidité,
nécessaires pour votre plancher.
 L'esthétisme entre également en jeu, notamment pour les planchers d'étages
intermédiaires à sous-face visible.
 La facilité de pose est un critère de choix pour les
endroits difficilement accessibles.

Comment choisir un type de plancher?

1 2 3
Généralement, en
Les planchers en bois, en
Rénovation, il est En construction adaptés., tous
les choix Composite (métal/bois) où
Recommandé de choisir un
Sont possibles : bois, acier, Collaborant (acier/béton et
Plancher constituer d'un
Béton ou collaborant. Bois/béton) sont tous à fait les
Matériau léger choix
Pour choisir le type de plancher le plus adapté, il faut
Prendre en compte les caractéristiques de votre habitation :
- nombre d'étages,
- taux d'humidité,
- inclinaison ou surface du sol,
- température extérieure...
- poids des charges variables et des charges permanentes :
Plus elles seront importantes, plus le plancher devra être
Résistant et porteur.

Les planchers collaborant sont également appelés planchers mixtes du fait qu’ils associent deux
types de matériaux (bois, acier ou béton) dans leur structure. Cela permet d’optimiser les
propriétés les plus intéressantes de chacun des matériaux. Il en existe de 3 sortes :

 Les planchers mixtes bois-acier


 Les planchers mixtes bois-béton
 Les planchers mixtes acier-béton

Le plancher collaborant bois-acier :

Un plancher mixte bois-acier trouve souvent sa place sur les chantiers de rénovation mais peut
aussi être posé dans des constructions neuves. Le bois est utilisé en panneaux pour le revêtement,
notamment parce que ce matériau est léger et isolant. L’acier, quant à lui, se présente sous la
forme de tôle nervurée. Il apporte sa solidité à l’ensemble de la structure.

*
Le plancher collaborant bois-béton :

Un plancher mixte bois-béton convient à tous les types de construction. Dans ce type de
plancher, le bois peut être en lamellé-collé ou bien massif. Dans les deux cas, c’est lui qui est
l’élément porteur de la structure. Le béton est coulé en dalle mince afin de renforcer l’ensemble,
et relié au bois à l’aide de connecteurs en métal. Avec un plancher collaborant bois-béton, le
solivage en sous-face restera visible. Il est cependant tout à fait possible de le recouvrir avec un
revêtement de son choix si on souhaite le dissimuler et/ou ajouter une couche isolante.

Le plancher collaborant acier-béton :

En combinant les forces de résistance de l’acier et du béton, ce type de plancher est


particulièrement solide mais assez lourd. Il est très courant de retrouver les planchers mixtes
acier-béton dans les constructions commerciales et industrielles dans lesquelles ils peuvent être
laissés à l’état brut. Ils présentent l’avantage de pouvoir également être posés dans les habitats
collectifs et individuels, dans les constructions neuves ou en rénovation. Dans ce cas de figure,
on leur ajoute une couche d’isolant et un revêtement au niveau de la sous-face.

Avantages et inconvénients des planchers mixtes :


Les planchers mixtes présentent de nombreux avantages parmi lesquels :
- une économie de la peau du coffrage et de l’opération de décoffrage, le bac collaborant
Jouant le rôle de coffrage perdu ;
- une économie de l’étaiement pour les portées moyennes, où le bac est autoporteur (2 à 3 m
suivant les profils) ;
- un accès presque immédiat sous le plancher. Le bac collaborant, une fois posé, fournit une
Plate-forme de travail. Sa forme permet d’attacher des faux-plafonds et ainsi de cacher
L’ensemble des câbles nécessaires lors de la construction d’un bâtiment ;
- une propreté du chantier et une rapidité de la mise en œuvre, les bacs étant formés de fines
feuilles d’acier extrêmement légères ;
- avec une interaction complète entre le bac collaborant et le béton, le bac joue le rôle des
Armatures en traction sous moments positifs, ce qui permet de réduire la hauteur de la dalle ainsi
que la quantité de béton mis en œuvre (environ 30%). Le poids de la dalle sera alors réduit.

* Cependant, la construction mixte présente un certain nombre d’inconvénients qui restent


Faciles à surmonter :
- la section d’acier mise en œuvre est généralement supérieure au minimum donné par le
Calcul, mais on a ainsi une plus grande raideur des planchers et donc une flèche réduite ;
- les bacs collaborant sont sensibles au feu, leur partie inférieure étant non protégée par le Béton.
Il est difficile d’assurer un degré coupe-feu au-delà de 30 minutes sans l’ajout d’une protection
avec un matériau adéquat ;
- la corrosion du bac collaborant est un problème essentiel mais peut être facilement résolu par
galvanisation ;
- les vents de forte intensité durant la construction peuvent endommager les bacs collaborant déjà
mis en place.
Les matériaux mis en oeuvre
- Le bac en acier
Il existe un très grand nombre de types de tôles profilées utilisées dans la construction des
dalles mixtes. Ces types varient par la forme, la hauteur, et l’entraxe des nervures, par la
largeur des plaques, par leur mode de recouvrement latéral, par les moyens de raidissage des
éléments plans constituant le profil et enfin par les moyens de connexion mécanique assurant
la liaison avec le béton. L’épaisseur des tôles varie de 0,75 à 1,50 mm et leur hauteur varie de
38 à 80 mm. Les tôles sont en acier doux laminé à froid et sont galvanisées avec un
revêtement de zinc sur les deux 2 faces. L’acier utilisé pour la fabrication des tôles profilées
présente une limite d’élasticité minimale garantie de 220 N/mm2. En général, les dalles mixtes
sont construites avec des tôles profilées en acier galvanisé de nuance 280 à 350 N/mm2 selon
la norme européenne provisoire pr EN 10 147.
Par la forme, on peut distinguer deux principaux types de profilés : les profilés à nervures
rentrantes et les profilés à nervures ouvertes ou trapézoïdales. Le profilé à nervures rentrantes
permet une bonne résistance à la séparation verticale du béton et du profilé.
Liaison acier-béton :
Pour assurer la liaison acier-béton, la tôle profilée doit être capable de transmettre le
cisaillement longitudinal (l’effort rasant) à l’interface entre la tôle et le béton. La simple
adhérence entre ces deux éléments n’est pas considérée comme offrant une efficacité
suffisante pour une action collaborante. Pour assurer le comportement mixte entre tôle
profilée et béton, on réalise une connexion par frottement, bosselures et indentations, barres
soudées sur la partie supérieure du profilé et les connecteurs de différents types qui se
traduisent par un obstacle mécanique (ancrage d’extrémité) lié au profilé support du bac d’un
coté et noyé dans le béton de la dalle de l’autre côté (voir le document .. pour plus de détail).

Comportement des tôles profilées :


- Les profils à forme rentrante contenant des bosselures sur les nervures ont un
comportement ductile.
- Les profils ouverts contenant des bosselures sur les nervures ont soit un comportement
ductile soit un comportement fragile en fonction des paramètres suivants :

- la géométrie des bosselures ;


- l’emplacement des bosselures ;
- la raideur du profilé près des bosselures (ratio largeur/épaisseur).
La géométrie des bosselures, et en particulier leur hauteur, est un facteur qui a une grande
influence sur le comportement des planchers mixtes à bacs collaborants en tôles constitués de
tôles profilées en acier.

- Pour les profils sans bosselures, seul un comportement fragile est observé.
II.2- Le béton
Le béton utilisé dans les dalles mixtes peut être à granulats normaux ou légers avec une masse
volumique du béton non armé qui ne doit pas être inférieure à 1750 kg/m3.
Les classes de résistance du béton utilisé doivent être conforme à l’Eurocode 2. Les classes les
plus souvent utilisées varient du C20 au C35 où le chiffre représente la résistance caractéristique
du béton à la compression mesurée sur cylindre à 28 jours. Par contre, l’utilisation des classes de
résistance supérieures à C50/60 n’est pas permise à moins qu’elle soit dûment justifiée.

L’acier d’armatures :
Toutes les armatures mises en œuvre dans les dalles mixtes (barres lisses ou à haute adhérence et
treillis soudés) doivent correspondre aux prescriptions de l’Eurocode 2.
Les aciers les plus couramment utilisés sont les S500 ou les S550, aciers dont les limites
élastiques caractéristiques sont respectivement 500 et 550 MPa. Les aciers supplémentaires sont
des aciers ronds à haute adhérence assemblés sous forme de treillis par soudure. Il est nécessaire
de prévoir un faible treillis soudé sur toute la surface de la dalle pour reprendre les efforts
éventuels dus au retrait du béton. Le treillis soudé est dit ‘anti-retrait’. Il est disposé à mi-hauteur
de section de la dalle, 1 à 2 cm2 (par mètre de largeur de dalle).
D’autre part, des armatures en chapeau sur appuis sont nécessaires comme pour les dalles en
béton armé traditionnelles. Ces armatures réalisées le plus souvent en treillis soudé doivent
couvrir au minimum une zone égale à 0,3 fois la portée de part et d’autre de l’appui.
Le treillis soudé dans la dalle doit satisfaire aux conditions minimales suivantes (EC4) :
- armatures perpendiculaires aux ondes (nervures) :
Espacement minimal : 20 cm
2160
Section (cm²/m) : max. [0.1 hc ; ¿
σe

où h c ; est l’épaisseur du béton au-dessus des ondes (nervures) (≤ 6 cm)


σe est la limite élastique des aciers (en daN/cm²)
- armatures parallèles aux ondes :
Espacement minimal : 33 cm
1080
Section : max. [0.05 hc ; ]
σe

Soit la moitié des valeurs du cas perpendiculaire.

Notons que des armatures H.A. peuvent être prévues en complément dans le lit inférieur pour
améliorer le comportement du plancher en cas d’incendie.

L’acier de construction :
Les aciers utilisés pour la construction mixte doivent être conformes à l’EC3. Les valeurs de
calcul pour les propriétés mécaniques sont les suivantes :
- module d’élasticité longitudinale : E = 210000 Mpa
- module de cisaillement : Ga=E /2(1+ v a)

- masse volumique : ρa =7850kg/m³


IV.2.3- Analyse des dalles mixtes
L’analyse des dalles mixtes peut être effectuée selon l’une des méthodes suivantes :
- élastique linéaire, avec ou sans redistribution des moments ;
- plastique selon la théorie des mécanismes ;
- analyse élasto-plastique tenant compte du comportement non-linéaire des matériaux
et du glissement relatif entre la tôle et le béton.
à l’E.L.U. :
Dans la plupart des cas, l’analyse d’une dalle mixte continue sur plusieurs travées est
effectuée selon un calcul élastique des efforts, en considérant une dalle de largeur unitaire (1
m) assimilée a une poutre d’inertie constante c.
On considère alors l’inertie de la section non fissurée ou homogène. Ensuite, il est possible de
tenir compte de la fissuration du béton de plusieurs façons :
- en réduisant arbitrairement le moment sur appui (réduction maximale de 30 %) et en
augmentant par conséquent les moments en travée d;
- en négligeant totalement l’armature sur appui et en considérant la dalle comme une série
de poutres simples. Cependant, une armature minimale doit être disposée sur appuis e;
- en considérant que la dalle est une poutre à inertie variable, selon l’armature mise en
place. L’inertie à considérer est alors celle de la section fissurée.
L’analyse consiste à appliquer à l’un des systèmes statiques ci-dessus les sollicitations dues
aux charges et actions données dans le paragraphe précédent. La valeur de dimensionnement
de la sollicitation s’obtient en multipliant les différentes charges par des coefficients partiels
de sécurité pour les actions appropriées.
à l’E.L.S. :
Pour l’analyse de la dalle mixte, il est possible de calculer les flèches en admettant les
approximations suivantes :
- la dalle est assimilée à une poutre continue d’inertie constante égale à la moyenne des
inerties positives des sections fissurées et non fissurées ;
- il faut tenir compte des effets à long terme du chargement du béton en admettant un
coefficient d'équivalence n = Ea /Eb , différant selon la durée d’application des charges.
On peut admettre : n=7 pour les charges utiles de courte durée ;
n = 21 pour les charges permanentes.
Il est également possible de considérer un coefficient d'équivalence moyen égal à 15 en cas de
béton de densité normale, valable pour toutes les charges. Pour les travées de rive, il faut tenir
compte des éventuels glissements acier-béton qui peuvent se produire a l’E.L.S. et qui ont une
grande influence sur les flèches. Pour éviter tout risque de glissement, il est possible de
disposer à l'extrémité des travées de rive des ancrages tels que des goujons soudés ou des
équerres clouées. Ces ancrages peuvent alors être pris en compte également dans la résistance
de la connexion.
Largeur utile pour les charges concentrées
Le plus souvent les charges sont réparties de manière uniforme. Dans ce cas, la largeur utile
est la largeur de la dalle. Lorsque des charges concentrées ponctuelles ou linaires, parallèles à
la portée de la dalle, doivent être supportées par celle-ci, elles peuvent être considérées
comme des charges réparties sur une largeur bm, mesurée juste au-dessus des nervures des
tôles et obtenue par la formule :

bm = bp + 2 ( hc + hf )
où bp représente la largeur de la charge concentrée;
hc représente l'épaisseur de la dalle au-dessus des nervures de la tôle profilée;
hf représente l'épaisseur des finitions éventuelles.
Pour les charges concentrées linaires, perpendiculaires à la portée de la dalle, on peut utiliser
la formule précédente pour le calcul de bm en prenant la valeur bp égale à la longueur de la
charge concentrée linéaire.
La largeur de la dalle, considérée comme utile pour l'analyse globale et pour le calcul de la
résistance est la suivante :
- pour le cisaillement longitudinal et le fléchissement :
• pour les portées simples et les portées extérieures de dalles continues :

où : Lp représente la distance mesurée entre le centre de la charge et l'appui le plus proche;


L représente la longueur de portée.
Afin d'assurer la répartition des charges ponctuelles ou linéaires sur la largeur considérée
comme utile, une armature transversale doit être placée sur ou au-dessus de la tôle. Cette
armature transversale est calculée à partir des moments fléchissant transversaux, par les
règles du Béton Armé de l'Eurocode 2.
On peut utiliser une armature transversale nominale sans calcul si les charges d'exploitation
caractéristiques n'excèdent pas les valeurs ci-après :
- charge concentrée : 7,5 kN
- charge répartie : 5,0 kN/m2
Cette armature transversale nominale doit présenter une aire de section transversale d'au
moins 0.2 % de l'aire de béton situé au-dessus des nervures, et doit avoir une largeur d'au
moins bem calculée précédemment. A défaut d'une telle armature, les largeurs utiles pour les
calculs de cisaillement et de moment sont limitées à bm.
Résistance des sections
Les sections critiques qu'il est nécessaire de vérifier lors du dimensionnement des dalles
mixtes sont les suivantes :
SECTION I :
La rupture est donnée par la résistance en flexion positive : M+p.Rd.

Deux types de rupture peuvent avoir lieu :


1. La dalle est sous-armée : le profilé métallique atteint alors sa limite d'élasticité sur toute
sa hauteur avant que le béton atteigne sa résistance à la compression. Dans la partie
inférieure de la dalle, des fissures dans le béton peuvent alors être observées.
2. Si les armatures sont en nombre suffisant, la rupture a lieu dans la zone en compression
par écrasement du béton.
Cette section peut être critique s'il y a une interaction complète à l'interface entre la tôle et le
béton.
SECTION II :

La rupture est donnée par la résistance en flexion négative sur appui : M-p.Rd.

SECTION III :
La rupture est donnée par la résistance au cisaillement vertical : Vv.Rd.
SECTION IV :
La rupture est donnée par la résistance de la connexion (cisaillement longitudinal). C'est le
premier mode de rupture existant dans une dalle mixte. Il débute par une perte de l'action
mixte en raison d'un transfert insuffisant de l’effort de cisaillement à l'interface béton/tôle
profilée. Ceci provoque une réduction de la résistance de la dalle mixte, qui dépend de la
réserve de résistance des connecteurs qui reste disponible. Ainsi, la capacité portante de la
dalle est déterminée par la résistance de la connexion. La résistance plastique totale à la
flexion Mpl.Rd dans la section I ne peut être atteinte. On se retrouve donc dans le cas de la
connexion partielle.
SECTION V :
La rupture est donnée par la résistance au poinçonnement sur l ’effet d’une charge concentrée
appliquée sur une surface réduite.
IV.4.1- Résistance en flexion positive
La résistance en flexion positive d'une section de dalle mixte, M+

p.Rd , peut être déterminée en


admettant une répartition plastique des contraintes et en prenant la limite d'élasticité de calcul
de l'élément structurel en acier (dans notre cas, la tôle) égal à fyp/γap
.Pour une section sous-armée (rapport faible de la résistance de la tôle en traction à celle de la
dalle de béton en compression), la position de l'axe neutre plastique est donnée par :

Figure 11 - Répartition des contraintes pour la flexion positive si l'axe neutre est
situé au-dessus de la tôle
La résistance ultime en flexion positive vaut alors :
La section sur appui des dalles mixtes continues peut être assimilée à une section de béton
armé. Par simplification, la contribution de la tôle profilée est négligée.
IV.4.4- Résistance au poinçonnement
Ce comportement est peu connu que ce soit pour les charges statique ou dynamiques. Dans
une dalle mixte, les charges concentrées les plus importantes sont:
- la pose de murs non-porteurs (statiques) ;
- les appuis des agencements de stockage dans les dépôts industriels (statique), les machines
lourdes (statique ou dynamique) à cause des vibrations ;
- les roues des porte-charges, chariot-élévateurs et autres machines mobiles lourdes
(statique, non-statique et dynamique).
Les principales différences entre une dalle mixte et une dalle pleine en béton vis à vis des
charges concentrées sont :
- la géométrie complexe de la dalle mixte. Dans beaucoup de cas, l'aire de béton résistant
effectivement à l'effort tranchant n'est pas évidente à déterminer ;
- la participation à la résistance aux efforts tranchants de la dalle de béton et de la tôle
profilée Cette dernière peut reprendre les efforts tranchants dus au poids propre du béton,
ceci parce que la tôle profilée soutient le poids du béton avant son durcissement. Pour les
charges variables, il semble très douteux que la tôle profilée soit solidaire du béton, car elle
reste à l'extérieur de la dalle ;
- on doit se poser la question de savoir si la tôle profilée peut être indirectement employée
pour augmenter la résistance à l'effort tranchant du béton. On devra alors déterminer le
pourcentage effectif d'armature.
Etant donné l'état actuel des recherches concernant les charges concentrées statiques, il n'est
pas surprenant que la question des charges concentrées non-statiques ou dynamiques n'ait pas
encore été abordée. Cette lacune est d'ailleurs préjudiciable aux fournisseurs de tôles
profilées, car une grande part du marché ne leur est pas accessible. En guise de réflexion, il
faut mentionner que les seuls problèmes de dalles mixtes enregistrés à ce jour ont été
occasionnés par des porte-charges (chariots élévateurs) dans les bâtiments industriels.
La résistance au poinçonnement Vp.Rd d'une dalle mixte sollicitée par une charge ponctuelle
est donnée par : Vp.Rd = Cp . hc . τc
où Cp est le périmètre déterminant.

IV.4.5- Résistance en cisaillement longitudinal


La résistance à l'effort rasant est due à la liaison acier-béton, réalisée à l'interface entre ces
deux matériaux par le frottement, par les bossages ou par le connecteurs placés à l'extrémité
des travées. La résistance de ces connexions est à déterminer par essais pour chaque type de
bac collaborant et pour chaque renforcement supplémentaire de la connexion par des
connecteurs à l’extrémité de la dalle. On détermine à partir de ces essais soit les paramètres m
et k pour la méthode empirique soit la résistance au cisaillement par unité de surface (τu) pour
la méthode de la connexion partielle (voir polycopié connexion).
IV.4.6- Caractéristiques élastiques des sections
Le calcul des flèches des dalles mixtes s'effectue à l'aide des caractéristiques élastiques des
sections.
Section fissurée
Le moment d'inertie Ib,f d'une section mixte fissurée est donné par la relation
IV.5- Vérification des dalles mixtes
On procède aux différentes vérifications nécessaires pour montrer que les exigences relatives
à l'E.L.U. (résistance, stabilité) et à l'E.L.S. (déformations, vibrations) sont respectées.

IV.5.1- Vérification à l'E.L.U.


Flexion positive ( section I ) :
Cette vérification s'effectue dans la section de moment positif maximal, située en général dans
la travée de rive d'une dalle continue. On a la condition suivante : M+
Sd ≤ M+p.Rd .
où M+Sd est la valeur de calcul du moment de flexion ;
et M+ p.Rd est la résistance de calcul à la flexion.
Flexion négative ( section II ) :
Cette vérification sur appui se fait avec le moment négatif (considéré dans l'analyse). La

condition est : MSd ≤ M-p.Rd


où MSd est la valeur de calcul du moment négatif;
et M-p.Rd est la résistance de calcul à la flexion négative.
Cisaillement vertical ( section III ) :
Cette vérification est rarement déterminante. Elle peut l'être en cas de dalle très compacte et
très sollicitée. Elle intervient dans la section d'appui d'extrémité (le moment de flexion est
alors nul) ou sur un appui intermédiaire. Dans ce dernier cas, on admet qu'il n'y pas
d'interaction entre M et V.
La condition est la suivante : VSd ≤ Vp.Rd
où VSd est la valeur de calcul de l'effort tranchant;
et Vp.Rd est la résistance de calcul au cisaillement de la section mixte.
Poinçonnement ( section IV ) :
Si une charge concentrée P est appliquée sur une dalle mixte, la vérification de l'état limite
ultime correspondant est : PSd ≤ Vp.Rd
où PSd est la valeur de calcul de la charge concentrée;
et Vp.Rd est la résistance de calcul au poinçonnement de la section mixte.
Cisaillement longitudinal ( section IV ) :
Cette vérification est souvent déterminante pour les dalles mixtes avec tôle profilée sans
ancrage. Cela signifie que la rupture de la dalle a lieu par épuisement de la résistance de la
liaison. La résistance ultime en flexion dans la section I ne peut être atteinte. C'est la
définition même de la connexion partielle.
Si on utilise la méthode semi-empirique, la condition est la suivante :
VSd ≤ Vl.Rd
où VSd est la valeur de calcul de l'effort tranchant;
et Vl.Rd est la résistance de calcul à l'effort tranchant, à utiliser pour cette vérification.
Pour la méthode de la connexion partielle, elle est basée sur la connaissance de la contrainte
de cisaillement ultime τu.Rd , et du diagramme d'interaction partielle limite de la dalle liant
MRd au diagramme moment sollicitant dans la dalle MSd , fonction de la portée de la dalle.
Cette méthode n'est applicable que pour les dalles se comportant de manière ductile.On
détermine le diagramme de calcul en connexion partielle.
Dans ce diagramme, la résistance à la flexion MRd d'une section transversale située à une
distance Lx de l'appui le plus porche est tracée en fonction de Lx . La longueur Lsf minimum

nécessaire pour obtenir une connexion complète est donnée par la formule suivante

Pour Lx ≥ Lsf , la connexion est totale, donc la grandeur déterminante est la résistance à la
flexion (ruine suivant le mode 1).
Pour Lx < Lsf , la connexion est partielle, donc la grandeur démettante est la résistance au
cisaillement longitudinal (ruine suivant le mode 2).
Au niveau d'une section transversale quelconque, la valeur de moment fléchissant de calcul
Msd ne doit pas être supérieure à la résistance de calcul MRd .
Si la dalle contient des aciers supplémentaires :
Les aciers supplémentaires reposant dans les nervures de la tôle peuvent être pris en compte
en modifiant le diagramme d'interaction partielle en remplaçant MRd par :
MRd = Np . z1 + Mpr + Nas . z2
où Np = b . Lx . τu.Rd
Nas = As . fsk/ γs

et Mpr est le moment plastique réduit de la résistance de la tôle.


δmax la flèche totale du plancher, incluant:
δ0 une contre flèche éventuelle,
δ1 la flèche instantanée due au poids propre,
et δ2 la variation de la flèche due à la charge variable agissant sur la
dalle, y compris les effets de longue durée éventuels.
Si la dalle mixte supporte des éléments fragiles (revêtements de sol, parois, etc.), δ2 doit être
V- Bibliographie

(1) DURAIN Valérie, « Comportement et étude des planchers mixtes soumis à une charge
ponctuelle », Mémoire d’ingénieur CUST, juin 1996.
(2) Eurocode 4 : Conception et dimensionnement des structures mixtes acier-béton - Partie
1.1 : Règles générales et règles pour le bâtiment. Document d’application nationale.
Editions Eyrolles 1997.
(3) ESDEP Leçon n0. 7 du groupe de travail 10
(4) Eurocode 2 : Conception et dimensionnement des structures en béton - Partie 1.1 : Règles
générales et règles pour le bâtiment. ENV 1992-1-1 : 1991. Comité Européen de
Normalisation (CEN), Bruxelles, 1991.
(5) Eurocode 3 : Conception et dimensionnement des structures en acier - Partie 1.1 : Règles
générales et règles pour le bâtiment. ENV 1993-1-1 : 1992. Comité Européen de
Normalisation (CEN), Bruxelles, 1992.
(6) Johnson R. P. and D. Anderson. « Designer’s handbook to Eurocode 4. Part 1.1. Design
of composite steel and concrete structures. Thomas Telford House. 1993.
(7) Crisinel M., « Planchers mixtes à dalles collaborantes – Etat de l’art – réglementation
européenne EC4 ». Cours CUST 1994.

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