Cours BAKOUAN Solution-1
Cours BAKOUAN Solution-1
Cours de:
Equilibres chimiques en solution
ou
Solution aqueuse
1
Dr. Corneille BAKOUAN
Adresse-Email : bakouancorneille@[Link]
132384@[Link]
Téléphones : (00226) 71 91 93 40
(00226) 78 81 29 09
2
Les objectifs du cours
2. Calculs de Concentration
▪ Concentrations : Apprendre à calculer diverses concentrations
(molaire, molale, pourcentage massique).
▪ Dilution : Comprendre et appliquer la loi de dilution (C1V1 = C2V2).
3
3. Équilibres Chimiques
▪ Équilibre de Dissolution : Étudier comment les solutés se dissolvent et
l'équilibre qui se forme.
▪ pH et Acides/Bases : Comprendre le concept de pH, les acides et bases,
et leurs rôles dans les solutions.
4
5. Applications Pratiques
▪ Techniques de Laboratoire : Développer des compétences pratiques
en préparant des solutions et en effectuant des expériences.
▪ Analyse de Solutions : Apprendre à analyser qualitativement et
quantitativement des solutions.
6. Développement de Compétences
▪ Résolution de Problèmes : Renforcer les compétences en résolution de
problèmes chimiques liés aux solutions.
▪ Travail en Équipe : Encourager la collaboration à travers des projets et
des expériences de laboratoire.
5
L’importance du cours
1. Fondement des Connaissances Chimiques :
La chimie des solutions constitue une base essentielle pour comprendre
d'autres concepts chimiques. Elle permet aux étudiants de se familiariser
avec les principes fondamentaux des réactions chimiques en milieu
aqueux, qui sont omniprésents dans de nombreux domaines de la chimie.
2. Applications Pratiques :
Les compétences acquises en chimie des solutions sont directement
applicables à des situations réelles, telles que le traitement des eaux, la
chimie environnementale, et même des applications médicales. Cela
permet aux étudiants de voir la pertinence de leur apprentissage dans des
contextes pratiques.
6
3. Développement de Compétences Analytiques :
Ce cours aide les étudiants à développer des compétences analytiques et
de résolution de problèmes, essentielles pour leur future carrière
scientifique. Ils apprennent à interpréter des données expérimentales et à
appliquer des méthodes quantitatives pour résoudre des problèmes
complexes
4. Interdisciplinarité :
La chimie des solutions est interconnectée avec d'autres disciplines
scientifiques, comme la biologie, la physique et l'ingénierie. Cela permet
aux étudiants de comprendre comment la chimie s'intègre dans un cadre
scientifique plus large .
7
Chapitre 1:
Généralités sur les solutions
8
1. Quelques Définitions
a. Solution
9
b. Dissolution
Le phénomène de dissolution est une dispersion de solutés dans un
solvant sous forme d’ions, de molécules ou de groupes de molécules
solvatés. Ce phénomène est limité : au‐ delà d’une certaine quantité
ajoutée, le soluté ne se dissout plus; on dit alors que la solution est
saturée.
c. Conductivité
La conductivité électrique d’une solution aqueuse est due à la présence
d’ions. L’eau pure a une conductivité électrique très faible. Un électrolyte
est un composé qui, mit en solution dans un solvant, ici l’eau, en accroît la
conductivité électrique. Le chlorure de sodium et le chlorure d’hydrogène
sont des électrolytes : leurs solutions contiennent des ions et constituent
des solutions électrolytiques.
1
2. Les types de solution
1
Tableau 1: Types de solutions
1
Pour exprimer les proportions des différents constituants de la solution,
on utilise généralement
15
❑ concentration molaire ou molarité « CM » ou M: c’est le nombre de
mole de soluté (n) par unité de volume de solution
16
❑ concentrations normales (Normalité (N)): c’est le nombre
d’équivalent gramme d’un acide, d’une base, d’un réducteur ou d’un
oxydant contenu dans 1L de solution
𝑵 = 𝒁. 𝑪𝑴
17
Exemples
18
❑ La molalité (concentration molale)
19
La fraction molaire : La fraction molaire d’un composant d’une
solution ou d’un échantillon est le nombre de moles de ce composant
rapporté au nombre total de moles de la solution ou de l’échantillon,
Son symbole est X. Soit n1 le nombre de moles de soluté et n2 le
nombre de moles de solvant.
2
NB: Ces notions peuvent aisément se généraliser à des solutions
contenant plusieurs solutés. Il apparaitra que la somme des fractions
molaires de tous les constituants d’un système est égale à l’unité.
La densité « d »
Exemple:
22
5. Préparations des solutions
24
b. Par dilution d’une solution de concentration connue
25
Les différentes étapes de la préparation
26
Exercice d’application
Enoncé
Exercice 1
On dispose d’une solution d’acide sulfurique à 96% de pureté dont la
densité est égale à 1,83 (M(H2SO4)=98 [Link]-1).
Quels sont les volumes d’eau et d’acide à mélanger, si l’on veut obtenir
1 litre de H2SO4 à 1,79 mol.L-1
27
Exercice 2
On dispose d’une solution d’acide acétique de densité égale à 1,14 et de
pureté égale à 99,8%. Quel volume occupe 100g de cet acide ? Quelle
est sa molarité ? Donnée: M(CH3COOH)= 60 [Link]-1
Exercice 3
On dispose d’une solution à 1,75 mol.L-1. Quel volume de cette solution
et quel volume d’eau doit-on mélanger pour obtenir :
28
Corrigé
Exercice 1
1mole de H2SO4 pèse 98 g et 1 litre d’H2SO4 pèse 1,83103 g soit 1830
g. La concentration initiale en molarité de H2SO4 est donc pour 100%
de pureté
Ci=ni/V=(1830/98)/1=18,67 mol,L-1
Soit en tenant compte du degré de pureté: 96%, C’i = 0,96; Ci=17,92
mol,L-1 = 35,86 N (H2SO4 est un diacide fort) donc une solution qui
contient 1 mole par litre libère 2 moles d’ions H3O+ par litre). Il faut donc
prendre 100 ml d’H2SO4 et 900 mL d’eau car 1,79 = Ci/10
29
Exercice 2
1 litre de CH3COOH à 99,8% de pureté pèse 1,14 x 0,998 = 1138g.
Donc 100g de cet acide occupe un volume V égale à V = 100 / 1138 =
8,7910-2 L d’où V=87,9 mL,
Ci = (ni/V)/0,998
Ci = [(1140/60)/1]0,998=18,96mol/L
30
Exercice 3
a)Ve = Vf - Vi = 0,286 L
b)Ve = Vf - Vi = 0,536 L
c)Ve = Vf - Vi = 0,786 L
31
Chapitre 2
32
1. Le concept d’équilibre
33
Quand on parle d’équilibre chimique, on parle d’au moins deux
substances différentes : un réactif et un produit ; l’équilibre physique,
de son côté, n’implique qu’une seule substance, dans deux phases
différentes : il s’agit d’une transformation physique. L’évaporation de
l’eau dans un contenant fermé à une température donnée est un
exemple d’équilibre physique. Dans ce cas, le nombre de molécules de
H2O qui quittent la phase liquide est égal au nombre de molécules qui
y retournent et la vitesse d’évaporation est égale à la vitesse de
condensation :
34
2. pH et acidité des solutions
35
Puisque le pH est simplement une manière d’exprimer la concentration
d’ions hydronium, on peut alors déterminer si les solutions sont acides
ou basiques, à 25 °C, par la valeur de leur pH. On notera que le pH
augmente quand [H3O+] diminue.
36
Figure 1. un pH-mètre de laboratoire
37
Figure 2. les valeurs du pH d’un certain nombre de substances
courantes
38
3. Définitions
Les acides et les bases sont connus depuis l’Antiquité par leurs effets. Sur
le plan conceptuel, seules méritent d’être retenues les quatre approches
théoriques développées de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1960 :
les théories d’Arrhenius (1887) et de Brønsted-Lowry (1923), ainsi que
le modèle de Lewis (1923) complété de la classification de Pearson en
1963 (acides et bases durs et mous).
39
a. Définition d’Arrhenius-Ostwald (1880)
‐ un acide est une substance contenant des atomes d’Hydrogène qui par
dissociation dans l’eau vont se transformer en ions Hydrogène chargé, H+
(c’est‐à‐dire en proton)
‐ Une base est une substance qui par dissociation dans l’eau libérera des
ions hydroxyde OH- .
40
Cette théorie n’est pas assez générale, en effet tous les acides ne
contiennent pas d’atomes d’Hydrogène (exemples : BF3, AlCl3…) et toutes
les bases ne contiennent pas le groupement Hydroxyle OH (exemples :
NH3, CaCO3…). D’autre part, cette théorie n’est applicable qu’aux seules
solutions aqueuses.
41
b. Définitions de la théorie de Brønsted-Lowry (1923)
42
Exemples
43
Elle s’applique aux milieux non‐aqueux contrairement à la précédente et
explique la basicité de composés ne contenant pas le groupement
hydroxyle.
Un défaut subsiste néanmoins : les acides de Brønsted doivent toujours
posséder des atomes d’Hydrogène.
C’est cette théorie que nous utiliserons essentiellement par la suite car
elle permet d’expliquer simplement la majorité des faits chimiques
étudiés.
44
c. Définitions de la théorie de Lewis
45
4. Couples acide base en solution aqueuse
46
Cet équilibre chimique correspond à l’échange d’un proton entre l’acide
AH et la base A-.
On dit alors que A‐ est la base conjuguée (ou forme basique) de AH.
Inversement, AH est l’acide conjuguée (ou forme acide) de la base A-.
Le couple AH/A- forme un couple acide-base.
Rappelons qu’un proton n’existe pas à l’état libre en solution : il est fixé
par une molécule d’eau pour donner l’ion hydronium H3O+ (aq).
47
Notation : Pour l’écriture des couples acide‐base, on prendra soin de
toujours écrire la forme acide de l’espèce chimique en premier lieu à
gauche, et la forme basique en second, à droite.
48
Exemples de couples acide/base conjugués
49
D’une façon générale l’équation d’une réaction chimique acido-basique
s’écrit :
acide1 + base2 ⇌ base1 + Acide2
50
5. Polyacides, polybases, espèces amphotères
51
6. Définition du pH, pH de l’eau pure
52
Le pH de l’eau pure à 25°C est égal à 7.
pH + pOH = pKe
53
7. Constante d’acidité Ka
• Pour les acides plus forts que H+([HA] ↝ 0, pKA < 0) et les bases
plus fortes que OH-([A-] ↝ 0, pKA > 14), on ne peut pas déterminer
leur pKA dans l’eau, on dit qu’ils sont nivelés par l’eau , il faut utiliser
un solvant autre que l’eau .
Seules les couples ayant un pKA ∈ [0, 14] peuvent être étudier dans
l’eau .
57
8. pH des solutions d’acides et/ou de bases
8.1. Acides forts, bases fortes
Certains acides sont plus forts que H3O+. Ils cèdent quantitativement
leurs protons aux molécules d’eau pour donner H3O+. Comme il y a
55,55 moles d’H2O par litre (1000/18), ils disparaissent
quantitativement en solution diluée.
58
La concentration en H3O+ est celle de l’acide introduit, Ca, le pH se
déduit donc directement de la définition :
Pour une solution 0,01 M en HCl, le pH est donc égal à 2. Les ions Cl-,
NO3- , ClO4- sont des ions neutres du point de vue de l’acidité, car ce
sont des anions qui correspondent à des acides forts. Ils ne sont pas
susceptibles de capter des protons, donc de réagir avec les ions de
l’eau.
59
Exemple : O2-, . . . .
Divers hydroxydes solubles sont considérés comme bases fortes. En
fait, ils contiennent déjà les ions OH- (plus forte base pouvant exister
en solution aqueuse) dans leur structure ionique avant dissolution.
𝐻2𝑂
+
𝑁𝑎𝑂𝐻 −−−−−→ 𝑁𝑎 + 𝑂𝐻− (hydratés)
61
On se trouve en présence des équilibres suivants :
62
Contrairement aux concentrations analytiques (C𝑖), les concentrations
exprimées par [𝒊] sont les valeurs à l’équilibre.
Soit
– α la fraction de l’acide HA qui a réagi en ´ (a)
– β la fraction de la base A- qui a réagi en ´ (b)
– X le nombre de mol/L d’ions H3O+ et OH- qui se recombinent en (c)
63
Cette relation se simplifie si l’on tient compte dans chaque cas
particulier des valeurs relatives de Ca et Cb par rapport à [H3O+] et
[OH-]. On peut dès lors négliger les concentrations trop faibles et
déterminer, dans la plupart des cas importants en pratique, le pH des
solutions :
64
❑ pH d’une solution d’acide faible :
65
❑ pH d’une solution de deux systèmes acide-base en quantités
équivalentes (cas d’un sel d’acide et de base faibles):
66
❑ Mélange de deux acides forts
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈(𝑪𝟏 +𝑪𝟐 )
67
9. Dosages acido-basiques
68
Dispositif de titrage
69
A l'équivalence E, la quantité de matière de l'espèce à titrer et la
quantité de matière de l'espèce titrante ont été mélangées et ont réagi
dans les proportions stœchiométriques. Avant l'équivalence la solution
titrée est en excès dans le bécher; après l'équivalence la solution
titrante est en excès dans le bécher. On écrira à l'équivalence E:
Quantité de matière d'acide =Quantité de matière de base soit
CaVa = CbVb.
70
9.1. Le titrage acide fort – base forte
71
72
9.2. Titrage d'une solution d'acide faible AH par une solution
de base forte représentée par l'ion HO-
ou
73
74
L’allure générale de la courbe de titrage ressemblera à celle vue
précédemment, à quelques exceptions près (voir la FIGURE
précédente). Au début de l’addition de NaOH, l’acide CH3COOH
prédomine (zone A). À mesure que les ions OH− sont ajoutés, les
molécules de CH3COOH sont graduellement neutralisées en ions
CH3COO−. La solution tampon générée par la présence de l’acide faible
CH3COOH et de sa base conjuguée CH3COO− fait en sorte que le pH
ne varie que très peu malgré l’apport en ions OH− (zone T). Le point
d’équivalence est atteint une fois tout l’acide neutralisé (zone B). Par la
suite, le pH augmente lentement avec l’ajout d’ions OH− (zone C ).
75
Dans le cas du titrage d’un acide faible par une base forte, au point
d’équivalence, les espèces présentes en solution sont les ions acétate,
CH3COO− et les ions Na+. L’ion acétate étant une base faible et
pouvant s’hydrolyser et générer des ions OH− selon la réaction
suivante :
76
9.3. Le titrage acide fort – base faible
Soit le titrage de l’acide chlorhydrique (un acide fort) par l’ammoniac
(une base faible) :
Ou bien
77
le pH au point d’équivalence est inférieur à 7.
78
Au début de l’addition d’acide, NH3 prédomine (zone A). À mesure que
les ions hydroniums sont ajoutés, les molécules de NH3 sont
graduellement neutralisées en ions NH4+. La solution tampon générée
par la présence de l’acide faible NH4+ et sa base conjuguée NH3 font
en sorte que le pH ne varie que très peu malgré l’apport en ions H3O+
(zone T). Au point d’équivalence, exactement tout le NH3 a été
neutralisé en NH4+ (zone B). Par la suite, le pH diminue lentement
avec l’ajout d’acide (zone C). Dans ce cas, les espèces présentes en
solution au point d’équivalence sont NH4+ et Cl−. L’ion ammonium étant
un acide faible et pouvant s’hydrolyser et générer des ions H3O+ selon
la réaction suivante :
79
9.4. Dosage d’un acide faible diprotique par une base forte.
80
9.5. Diagramme de prédominance des espèces
81
*L’inverse [CH3COO-] /[CH3COOH] ≥ 10 → l’espèce CH3COO- devient
majoritaire dans la zone de pH: pKa+1 ‹ pH‹14.
82
9.6. Espèces majoritaires, espèces minoritaires
83
10. Les solutions «Tampon»
Une solution tampon est une solution constituée d’un acide faible (ou
d’une base faible) et de sa base conjuguée (ou de son acide
conjugué), et ayant la capacité de maintenir son pH presque constant,
malgré l’ajout de petites quantités d’acide ou de base. Ce type de
solution est très important pour les systèmes chimiques et biologiques.
Dans l’organisme humain, le pH varie beaucoup d’un liquide à l’autre.
Le pH du sang est maintenu à environ 7,4, en partie grâce aux
systèmes tampons ce qui est essentiel à l’efficacité des enzymes et à
l’équilibre de la pression osmotique..
𝑩
Le pH est donné par: 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂 + log (1)
𝑨
84
Le pH d'une solution est déterminé par le pKa de l'acide présent ainsi
que par le rapport des concentrations de l'acide et de sa base
conjuguée. Il est indépendant de la dilution. Le rapport des
concentrations est le seul à déterminer le pH.
D’après l’équation (1), il est très facile de suivre l’évolution du pH d’une
solution tampon en fonction du rapport [B]/[A].
Le pH varie peu avec les fluctuations du rapport [B]/[A] comme le
montre l’exemple du mélange tampon phosphate monosodique -
phosphate disodique:
H2PO4- + H2O HPO42- + H3O+ (pKa = 7,2)
Si à un tel mélange équimolaire de pH=7,2, on ajoute de l’acide
chlorhydrique jusqu’à la concentration de 0,1M, le pH devient:
pH =7,2+log [HPO42-]/[H2PO4-]= 7,2+log(1-0,1)/(1+0,1) =7,1
85
Si on dissout 0,1 mole d’acide fort (acide HCl) dans un litre d’eau pure,
alors le pH passe de 7 à 1. En réalisant la même opération non plus
dans un litre d’eau, mais dans un litre de solution aqueuse d’acide
acétique (CH3COOH) à 1 mole.L-1 et d’acétate de sodium (CH3COO-
Na+) à 1 mole.L-1, le pH passe de 4,75 à 4,66. La dilution de cette
solution d’acide faible et de sa base conjuguée dans un litre d’eau
pure, n’entraîne pas de variation de pH. Cette limitation des variations
de pH s’appelle «l’effet Tampon».
86
La loi de Le Châtelier explique un tel phénomène:
87
11. Récapitulatif des calculs du pH
Les expressions du pH en fonction de l’espèce chimique sont données
dans le tableau suivant:
88
12. Les indicateurs colorés
Un indicateur est un acide faible HIn qui possède une couleur et dont
la base correspondante In- possède une couleur différente.
On peut considérer que
b) La couleur de In- prédomine dès qu’il ya dix fois plus de In- que HIn
dans le milieu, c.à.d. dès que:
89
L’intervalle [pKa-1, pKa+1]; ou aucune des deux couleurs ne
prédomine, s’appelle domaine de virage de l’indicateur. Les domaines
de virage effectivement observés différent souvent un peu de ces
prévisions théoriques, parce que certaines couleurs sont mieux visibles
que d’autres, même à faible concentration;
90
Certains indicateurs acido-basiques courants
91
13. Le degré de dissociation
13.1 Définition du degré de dissociation
92
Par « nombre de moles initiales » on entend le nombre total de moles
calculé en supposant qu’il n’y a pas eu d’ionisation.
Exemples:
➢ Le degré de dissociation d’une solution aqueuse de phénol vaut 10-4.
Cela veut dire que sur 10000 molécules de phénol introduites
initialement dans l’eau, une seule est ionisée, ( = 1/10000). Après
l’ionisation, on trouvera donc pour 9999 molécules de phénol
C6H5OH et un seul ion phénolate C6H5O- provenant de la réaction de
dissociation acide.
➢ Le degré de dissociation d’une solution aqueuse d’hydroxylamine
vaut 10-2. Cela veut dire que sur 100 molécules d’hydroxylamine
introduites initialement dans l’eau, une seule est ionisée,
( = 1/100). Après l’ionisation, on trouvera donc pour 99
molécules d’hydroxylamine NH2OH, un seul ion hydroxyle
ammonium NH3OH+ provenant de la réaction de dissociation
basique.
93
𝒔𝒖𝒃𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒊𝒐𝒏𝒊𝒔é
𝜶=
𝒔𝒖𝒃𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝟎
Exemples:
94
13.2. Signification du degré de dissociation
95
Chapitre 3:
Équilibres de dissociation
96
1. Solubilité et produit de solubilité
97
La solubilité d’un constituant A peut s’exprimer en :
𝒎(𝑨)
➢ gramme de soluté par litre de solution (g/L) t=
𝑽
Une solution dans laquelle la solubilité maximale est atteinte se dit une
: solution saturée. Le système est alors composé de deux phases en
équilibre :
98
L’étude des équilibres de dissolution ou de précipitation est une
application directe des lois générales des équilibres. La
constante d‘équilibre dans ce cas est appelée Produit de
solubilité Ks.
99
Pour un corps de formule AnBm, conformément à ce que nous avons
vu pour les constantes d’équilibre :
10
2. Recul de la solubilité par effet d’ion commun
10
Exemple : Calcul de la solubilité d’AgCl dans une solution NaCl 0,1 M.
Soit s’ la solubilité de AgCl dans la solution de NaCl 0,1 M.
10
On parvient à une équation du second ordre facile à résoudre
103
3. Influence de la température sur la solubilité
La solubilité d’un composé dépend de la valeur du produit de solubilité
Ks du composé et la valeur de Ks dépend de la température T selon la
loi de Van t’Hoff : C’est le signe de l’enthalpie standard de dissolution
qui détermine le sens de l’évolution de la solubilité s avec la
température T. Dans une grande majorité des cas, la dissolution d’un
composé ionique est endothermique, l’enthalpie de dissolution est
donc positive et le produit de solubilité Ks augmente quand la
température s’élève. La solubilité étant toujours une fonction croissante
de Ks on comprend que le plus souvent la solubilité d’un composé
ionique augmente avec la température. L’enthalpie standard de
dissolution est parfois appelée chaleur de dissolution ; on calcule sa
valeur à partir des tables d’enthalpies standard.
10
Dissolution du sulfate de calcium
10
Le mélange obtenu à saturation est constitué d’un solide, ou
précipité, en équilibre avec ses ions constitutifs selon l’équation :
[Ca2+ ] × [SO2−
4 ]
𝐾𝑠 =
𝐶0
avec c0 = 1,00 mol.L–1
écrit plus simplement :𝐾𝑠 = [Ca2+ ] × [SO2−
4 ], expression dans
laquelle les concentrations sont exprimées en mol.L–1. À 25°C,
Ks(CaSO4) = 7,9.10–6.
10
Les tests réalisés sur le filtrat
obtenu par filtration de la
solution saturée de sulfate de
calcium montrent que ce filtrat
contient des ions sulfate SO42–et
des ions calcium Ca2+
10
4. Généralisation
Considérons une solution saturée contenant un composé ionique peu
soluble de formule Cx Ay , en équilibre avec les ions Cp+ et Aq– selon
l’équation :
𝐂 𝒑+ 𝒙 × 𝐀𝒒− 𝒚
𝑲𝒔 = 𝒙+𝒚 avec c0 = 1,00 mol.L–1
𝑪𝟎
10
ou, plus simplement, en exprimant les concentrations en mol . L–1 :
𝑲𝒔 = 𝐂𝒑+ 𝒙
× 𝐀𝒒− 𝒚
Ks = (x.s)x.(y.s)y = [Link]+y
La solubilité dans l’eau pure d’un composé ionique CxAy dont les ions
ne réagissent pas avec l’eau vaut : 𝟏ൗ
(𝐱+𝐲)
𝐊𝐬
𝐬=
𝐱 𝐱. 𝐲𝐲
11
Chapitre 4
111
Les réactions chimiques sont des transformations qui impliquent le
réarrangement des atomes qui sont mis en présence. Il en existe
plusieurs types, dont les réactions d’oxydoréduction.
11
1. L’oxydoréduction
Si, historiquement, on a défini une oxydation comme un processus lors
duquel il y a gain d’oxygène (et une réduction comme un processus
lors duquel il y a perte en oxygène), les définitions modernes
s’étendent à des réactions qui se déroulent en absence d’oxygène et
qui impliquent plutôt un transfert d’électrons. Les oxydations sont des
réactions lors desquelles il y a perte d’électrons, alors que les
réductions sont des réactions au cours desquelles il y a gain
d’électrons. Comme les électrons sont transférés d’une espèce
chimique à une autre (une espèce capte les électrons libérés par
l’autre), il ne peut y avoir réduction sans oxydation et vice versa.
113
2. Les nombres d’oxydation
Le nombre d’oxydation correspond au nombre de charges qu’aurait un
atome dans une molécule (ou dans un composé ionique) si les
électrons lui étaient complètement enlevés ou donnés. En général,
lorsqu’ils forment des composés, les éléments placés dans la partie
gauche du tableau périodique (métaux) ont tendance à donner des
électrons, donc à avoir des nombres d’oxydation positifs alors que
ceux à droite (les non-métaux) ont tendance à avoir des nombres
d’oxydation négatifs. Dans le cas des corps simples, il n’y a aucune
tendance de transfert d’électrons et le nombre d’oxydation est égal à
zéro. Les règles qui régissent les nombres d’oxydation sont présentées
ci-dessous et les nombres d’oxydation possibles pour les éléments
sont présentés à la Figure 1.
11
Les règles d’attribution des nombres d’oxydation
11
3. Le nombre d’oxydation de l’oxygène dans la plupart des composés
est de −2 (par exemple, MgO et H2O) ; cependant, dans les composés
renfermant des liaisons O—O, comme le peroxyde d’hydrogène (H2O2)
et l’ion peroxyde (O22−), le nombre d’oxydation est de −1.
11
5. Le fluor a un nombre d’oxydation de −1 dans tous ses composés.
Les autres halogènes (Cl, Br et I) ont des nombres d’oxydation de −1
lorsqu’ils apparaissent comme ions halogénures dans leurs composés.
Par contre, lorsqu’ils se combinent avec l’oxygène, ils ont des nombres
d’oxydation positifs et variables.
11
Figure .1 Nombres d’oxydation possibles es éléments dans
leurs composés Les nombres les plus courants sont en rouge
11
Afin d’étudier une réaction d’oxydoréduction, comme la réaction de
combustion du magnésium, il faut dans un premier temps déterminer
les nombres d’oxydation de tous les atomes présents :
11
Le magnésium et le dioxygène étant à l’état non combiné, leur nombre
d’oxydation sera égal à zéro. Dans le composé MgO, le magnésium
étant à l’état combiné, son nombre d’oxydation sera de +2 (voir la
règle 2) et l’oxygène aura un nombre d’oxydation de −2 (voir la règle
3). Comme le magnésium subit une perte d’électrons (il passe de l’état
d’oxydation 0 à l’état d’oxydation +2), il s’agit d’une oxydation.
L’oxydation du magné- sium est possible en raison de la présence de
l’oxygène. L’oxygène joue ici le rôle d’oxydant. L’oxygène subit pour sa
part un gain d’électrons (son état d’oxydation passe de 0 à −2) ; c’est
une réduction. Le magnésium permettant à l’oxygène de subir une
réduction, il joue le rôle de réducteur.
12
3. Les oxydants et les réducteurs
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3. Les oxydants et les réducteurs
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4. Couple oxydant-réducteur
Ces deux définitions sont complémentaires : à tout oxydant Ox
correspond un réducteur Red selon le schéma formel, appelé demi-
équation d’oxydoréduction ou demi-équation électronique :
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Une réduction correspond à un gain d’électrons alors qu’une
oxydation correspond à une perte d’électrons.
Pour savoir si, au cours d’une réaction, une espèce a été réduite ou
oxydée, on peut :
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5. Couples oxydant-réducteur de l’eau
a) l’eau oxydante
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Du point de vue de l’oxydoréduction H2O, H3O+ et HO− sont des
espèces identiques (ce qui n’est évidemment pas le cas du point de
vue acidobasique). Suivant le pH considéré, on peut envisager les
couples:
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et on écrira les demi-équations d’oxydoréduction sous les formes
suivantes:
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b) l’eau réductrice
H2O est le réducteur de l’oxydant O2(g) .
129
130
6. L’électrochimie
131
6.1. Les piles électrochimiques
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Des électrons sont transférés dans la réaction Zn/Cu2+, mais le système ne
génère pas d’énergie électrique car l’oxydant (Cu2+) et le réducteur (Zn)
se trouvent dans le même bécher. Cependant, si nous séparons
physiquement les demi-réactions et les connectons par un circuit externe,
les électrons perdus par le zinc produisent un courant électrique
lorsqu’ils se déplacent dans le circuit vers les ions cuivre qui les gagnent.
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Schéma simplifié d’une pile Cu/Zn
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6.2. Constitution d’une pile
•Une plaque d’un métal M, appelée électrode, plongeant dans une solution
contenant des cations Mn+ constitue une demi-pile.
•Une pile est formée par deux demi-piles reliées par un pont salin.
•Le pont salin permet le passage du courant entre les deux demi-piles en
autorisant le déplacement d’ions entre les deux piles.
135
Fonctionnement d’une pile Cu/Zn
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6.3. Fonctionnement d’une pile
❑ L’anode (-)
• La demi-pile où a lieu l’oxydation est appelée compartiment
anodique et toujours représentée à gauche.
• Le compartiment anodique consiste en une barre de zinc
métallique (l’anode) immergée dans une solution aqueuse de
Zn2+ (ZnSO4, par exemple).
• Le zinc métallique va céder deux électrons qui circuleront dans
l’anode. Les ions Zn2+ ainsi formés si dissolvent dans la solution.
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❑ La cathode (+)
• La demi-pile où a lieu la réduction est appelée compartiment
cathodique et toujours représentée à droite.
• Le compartiment cathodique consiste en une barre de cuivre
métallique (la cathode) immergée dans une solution aqueuse de
Cu2+ (CuSO4, par exemple).
• Les ions Cu2+ vont accepter deux électrons qui circuleront dans la
cathode. Le cuivre métallique ainsi formé va s’agréger à la cathode.
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❑ Signes des électrodes
• La charge des électrodes est déterminée par la source des électrons
et la direction du flux d’électrons dans le circuit.
• Dans cette pile, les atomes de Zn sont oxydés à l’anode en ions
Zn2+ et constituent la source d’électrons.
• Les ions Zn2+ entrent dans le pont sallin tandis que les électrons se
déplacent à travers l’anode et le fil.
• Les électrons circulent de gauche à droite dans le fil jusqu’à la
cathode, où les ions Cu2+ présents dans la solution sont réduits en
cuivre métallique.
• Lorsque la pile fonctionne, les électrons sont continuellement
générés à l’anode et consommés à la cathode. Par conséquent,
l’anode a un excès d’électrons et la cathode un déficit d’électrons.
• L’anode porte le signe négatif.
• La cathode porte le signe positif.
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❑ Le pont salin
•Une pile ne peut fonctionner que si le circuit est complété par un pont
sallin.
•Le pont salin est un tube en U inversé contenant des ions spectateurs
(NaNO3, par exemple) dissous dans un gel qui permet aux ions de
diffuser entre les demi-piles.
•Lorsque les ions Cu2+ se réduisent en cuivre métallique, les ions
Na+ passent du pont salin à la solution électrolytique.
•Lorsque le zinc métallique s’oxyde en ions Zn2+, les ions SO42- passent
du pont salin à la solution électrolytique
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Le fil électrique et le pont salin complètent le circuit :
•Les électrons se déplacent de gauche à droite à travers le fil.
•Les anions se déplacent de droite à gauche à travers le pont salin.
•Les cations se déplacent de gauche à droite à travers le pont salin.
•Le sens du courant est l’inverse du sens de déplacement des électrons.
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6.4. Notation simplifiée d’une pile
Il existe une notation abrégée utile qui décrit les composants d’une pile
électrique. La notation pour la cellule Zn/Cu2+ est la suivante :