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Chapitre 3

NOTION SUR LA GEODYNAMIQUE

1) GEODYNAMIQUE INTERNE

1.1) Séisme (tremblement de terre)


1.1.1) Introduction
Un tremblement de terre, ou séisme, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les
déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (tectonique des plaques) qui
provoque des vibrations qui se transmettent à travers le globe. La plupart des tremblements de terre sont
localisés sur des failles. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle
(explosions par exemple).
La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie et l'instrument d'étude principal est le sismographe
(permettent d’enregistrer, à plusieurs milliers de kilomètres du point d’origine, les caractéristiques de ces
vibrations).
a) Causes du séisme
Un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol qui peut avoir trois origines :
rupture d'une faille ou d'un segment de faille (séismes tectoniques) ; intrusion et dégazage d'un magma
(séismes volcaniques) ; explosion, effondrement d'une cavité (séismes d'origine naturelle ou dus à l'activité
humaine). En pratique on classe les séismes en trois catégories selon les phénomènes qui les ont
engendrés :
Les séismes tectoniques : sont de loin les plus fréquents et dévastateurs. Une grande partie des séismes
tectoniques se produisent aux limites des plaques, où il existe un glissement entre deux milieux rocheux.
Ce glissement, localisé sur une ou plusieurs failles, est bloqué durant les périodes inter-sismiques (entre les
séismes), et l'énergie s'accumule par la déformation élastique des roches. Cette énergie et le glissement sont
brusquement relâchés lors des séismes.
Le relâchement de l'énergie accumulée ne se fait généralement pas en une seule secousse, et il peut se
produire plusieurs réajustements avant de retrouver une configuration stable. Ainsi, on constate des
répliques suite à la secousse principale d'un séisme, d'amplitude décroissante, et sur une durée allant de
quelques minutes à plus d'un an. Ces secousses secondaires sont parfois plus dévastatrices que la secousse
principale, car elles peuvent faire s'écrouler des bâtiments qui n'avaient été qu'endommagés, alors que les
secours sont à l'œuvre.
Les séismes d'origine volcanique : résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique
d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes (trémor) dus à des
ruptures dans les roches comprimées ou au dégazage du magma. La remontée progressive des hypocentres
(liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le volcan est en phase de réveil et qu'une
éruption est imminente.
Les séismes d'origine artificielle (ou « séismes induits » : sont dus à certaines activités humaines telles que
barrages, pompages profonds, extraction minière, explosions souterraines ou essais nucléaires peuvent
entraîner des séismes de faible à moyenne magnitude.
b) Les grands tremblements de terre de l’histoire
• Lisbonne (1755)
• Alaska (1899)
• Équateur, 8,8 en 1906.
• San Francisco, magnitude 8,5 le 18 avril 1906
• Le 17 août 1906, un séisme de magnitude de 8,2 avait causé la mort de 20 000 personnes et fait
20 000 blessés à Valparaiso au Chili.
• Indonésie, magnitude 8,5 en 1938.
• Le 24 janvier 1939, le séisme de Chillán au Chili (magnitude 8,3) avait tué 28 000 personnes.
Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

• Tibet, magnitude 8,6 en 1950.


• Kamtchatka, magnitude 9,0 en 1952.
• Alaska, magnitude 9,1 en 1957.
• Chili, magnitude de moment 9,5, le 22 mai 1960.
• îles Kouriles, magnitude 8,5 en 1963.
• Vendredi Saint (Alaska), magnitude 9,2 le 27 mars 1964.
• Alaska, magnitude 8,7 en 1965.
• Le séisme du 31 mai 1970 au Pérou, magnitude 7,5.
• Le 19 septembre 1985 à Mexico.
• Le 11 novembre 1980 à Chlef Algérie (magnitude 8,1) a fait 3500 morts
• Le 17 janvier 1995, le tremblement de terre de Kōbe, Japon (magnitude 7,3) avait tué 6432.
• Tremblement de terre de Sumatra-Andaman, magnitude 9,3 le 26 décembre 2004.
• Sumatra et l'Île de Nias, magnitude 8,7 le 28 mars 2005.
• Le 4 mai 2006, le séisme dans les Tonga, de magnitude 8,3 est ressenti à plus de 2300 km de
l'épicentre.
• Le 15 novembre 2006, un séisme de magnitude 8,3 secoue les Kouriles, entrainant un raz de
marée d'1,80 m. Il fut ressenti à plus de 1600 km de l'épicentre.
• Le Séisme du 15 août 2007 au Pérou, magnitude 8.
• Le 12 mai 2008, séisme de la province du Sichuan, en Chine : 7,9.
1.1.2) Effets et intensité des séismes
a) Foyer et Epicentre
Lorsqu'un séisme est déclenché, un front d'ondes sismiques se propage dans la croûte terrestre. On
nomme foyer le lieu dans le plan de faille où se produit réellement le séisme, alors que l'épicentre désigne
le point à la surface terrestre à la verticale du foyer (voir figure 3.1).

Figure 3.1 : Foyer et épicentre d’un séisme


b) Mesure d'un tremblement de terre
Nous disposons de deux échelles pour évaluer les tremblements de terre: l'échelle de Mercalli et l'échelle
de Richter. Aujourd'hui, nous n'utilisons que celle de Richter, mais les séismes du passé ne peuvent être
évalués que selon celle de Mercalli.
i) Echelles de Mercalli
L'échelle de Mercalli a été développée en 1902 et modifiée en 1931. Elle indique l'intensité d'un séisme sur
une échelle de I à XII. Cette intensité est déterminée par deux choses: l'ampleur des dégâts causés par un
séisme et la perception qu'a eu la population du séisme. Il s'agit d'une évaluation qui fait appel à une bonne
dose de subjectivité. De plus, la perception de la population et l'ampleur des dégâts vont varier en fonction
de la distance à l'épicentre. On a donc avec cette échelle, une échelle variable géographiquement. Mais, à
l'époque, on ne possédait pas les moyens d'établir une échelle objective.
Basée essentiellement sur les dégâts causés :
Degrés 1 : Seulement enregistré par les instruments sensibles.

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

Degrés 2 : très faible ; Peu d’observateur au repos le remarquent


Degrés 3 : Faible ; Ressenti par un petit nombre d’habitants.
Degrés 4 : Médiocre ; Ressenti en général à l’intérieur des maisons, mais par un petit nombre de
personnes. Légères oscillations d’objets, quelques dormeurs se réveillent.
Degrés 5 : Assez fort ; Il est parfaitement ressenti en plein air. Oscillation comme à bord d’un bateau.
Les objets suspendus entrent en oscillation. Quelques balanciers de pendules s’arrêtent. Réveil général des
dormeurs.
Degrés 6 : Fort ; Provoque la panique. Objet et meubles lourds sont déplacés, les plafonds tombent.
Degrés 7 : Très fort ; De sérieux dégâts peuvent se produire, les eaux sont troublées. Dans les puits, le
niveau de l’eau change.
Degrés 8 : Ruineux ; Des objets sont transportés à une distance importante, les statues sont renversés.
Ecroulement partiel de cheminées d’usines ou de cloches.
Degrés 9 : Désastreux ; Des maisons peuvent s’écrouler. Destruction partielle ou totale d’édifices bien
construits.
Degrés 10 : Très désastreux ; Des barrages s’écroulent, les tuyaux d’alimentation (eau, gaz) sont coupés.
Les rails de chemin de fer sont tordus. Des mamelons se produisent sur les routes, ainsi que des fissures
dans les terrains meubles.
Degrés 11 : Catastrophique ; De même les ponts les plus solides sont détruits, les rails complètement
tordus. De grand éboulement se produisent.
Degrés 12 : Cataclysme ; Rien ne subsiste des œuvres humaines. La géologie est modifiée. Ce degré n’a
pas été observé.
ii) Echelle de Richter
L'échelle de Richter a été instaurée en 1935. Elle nous fournit ce qu'on appelle la magnitude d'un séisme,
calculée à partir de la quantité d'énergie dégagée au foyer. Elle se mesure sur une échelle logarithmique
ouverte; à ce jour, le plus fort séisme a atteint 9,5 sur l'échelle de Richter (Chili). Cette fois, il s'agit d'une
valeur qu'on peut qualifié d'objective: il n'y a qu'une seule valeur pour un séisme donné. Aujourd'hui, on
utilise un calcul modifié du calcul originel de Richter, en faisant intervenir la dimension du segment de
faille le long duquel s'est produit le séisme.
Le graphique (figure 3.2) qui suit met en relation, la magnitude des séismes, sur échelle arithmétique, et
l'énergie dégagée au foyer, sur échelle logarithmique; il présente aussi une comparaison entre quelques
séismes les plus connus.

Chélif, Algérie, 1981

Figure 3.2 : Comparaison entre les séismes


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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

RICHTER proposa une échelle de Magnitude simple, le logarithme décimale de l’amplitude maximale
mesuré en microns, d’un sismographe. La magnitude M est liée à l’énergie développée.
a M = log E/EO
Avec :
a = 1,5
EO = 2,5 1011 ergs
1 Kilotonne = 5 1017 ergs
Echelle de RICHTER donne M = 9,5 pour les plus grands tremblements de terre connue (11 de l’échelle
de MERCALLI)

La formule ci-dessus montre qu'un séisme de magnitude 8,5 est 100 millions de fois plus fort qu'un petit
séisme de magnitude 3.

Exemple :
Le tremblement de terre qui avait secoué le CHILI en 1960 avec une Magnitude M = 9,5.

E = 10a m x E0 = 10(1,5 . 9,5) . 2,5 1011 = …………… ergs

100 fois supérieures des plus grosses bombes atomique expérimentées (HIROSHIMA)

1.1.3) Enregistrement des tremblements de terre


a) le Premier sismographe
C’est un Chinois, l'inventeur Zhang Heng, qui créa le premier pseudo-"sismographe" en 132. Utilisant le
principe du pendule, ce sismographe se présentait sous la forme d'un récipient en bronze (d'environ deux
mètres de diamètre), contenant un poids suspendu. Huit dragons étaient disposés tout autour du récipient,
avec dans la bouche de chacun une boule. Lorsqu'une onde sismique assez importante arrivait, le pendule
oscillait dans un sens, ouvrait la bouche d'un dragon et se bloquait pour ne pas déclencher le mécanisme
pour un autre dragon. La boule était réceptionnée dans la bouche d'une grenouille, ainsi, il était possible de
déterminer la direction dans laquelle avait eu lieu le tremblement de terre, mais non sa distance ou son
intensité.

Figure 3.3 : Réplique du sismographe de Zhang Heng


b) Sismographe
Le déplacement lors d'un séisme peut être mesuré par un appareil simple : le sismographe qui enregistre
dans les trois dimensions de l'espace (vertical et les deux directions du plan horizontal) le déplacement du
sol par rapport à une masse très lourde qui reste presque immobile du fait de son inertie (il s'agit d'un
appareil capable de "sentir" les vibrations du roc; ces vibrations sont transmises à une aiguille qui les
inscrit sur un cylindre qui tourne à une vitesse constante). Les déplacements observés sont périodiques et
sont qualifiés d'ondes sismiques.
Sur les enregistrements (sismogrammes voire figure 3.4) on distingue plusieurs types d'ondes (tableau 3.1):
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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

ordre types d'ondes propagation et interprétation


d'arrivée à
la station
ondes P ondes de compression ondes se propageant
(premières) responsables du grondement sourd entendu en profondeur:
au début du tremblement de terre selon les
discontinuités et les
différents milieux
rencontrés, leur
vitesse varie (elle
ondes S ondes de ondes SV polarisées diminue lorsque la
(secondes) cisaillement verticalement distance parcourue
(polarisées augmente)
dans un plan
perpendiculaire
au ondes SH ondes de surface:
déplacement polarisées leur vitesse est
de l'onde) horizontalement = constante car elles
ondes LOVE (L) ne se propagent que
ondes de ondes rotationnelles dans un seul type de
Rayleigh milieu, la couche
superficielle de la
croûte qui est
homogène vis-à-vis
de la déformation
sismique
les ondes L ont une vitesse constante et sont donc caractéristiques d'un milieu "homogène" (vis-à-vis de leur propagation); alors que les ondes P et S ont des
vitesses qui augmentent avec les distances parcourues, elles ne circulent donc pas dans le même milieu "homogène" que les ondes L
Tableau 3.1 : Les trois trains d’ondes

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

Figure 3.4 : Sismogramme d’un séisme

On distingue deux grands types d'ondes émises par un séisme: les ondes de fond, celles qui se
propagent à l'intérieur de la terre et qui comprennent les ondes S et les ondes P, et les ondes de
surface, celles qui ne se propagent qu'en surface et qui comprennent les ondes de Love et de
Rayleigh (voir figure 3.4).
Les ondes P sont des ondes de compression assimilables aux ondes sonores et qui se propagent
dans tous les états de la matière. Les particules se déplacent selon un mouvement avant arrière
dans la direction de la propagation de l'onde. Les ondes S sont des ondes de cisaillement qui ne
se propagent que dans les solides. Les particules oscillent dans un plan vertical, à angle droit par
rapport à la direction de propagation de l'onde. Les ondes de Love ou ondes L sont des ondes de
cisaillement, comme les ondes S, mais qui oscillent dans un plan horizontal. Elles impriment au
sol un mouvement de vibration latéral. Les ondes de Rayleigh sont assimilables à une vague; les
particules du sol se déplacent selon une ellipse, créant une véritable vague qui affecte le sol lors
des grands tremblements de terre.
1.1.4) Profondeur du foyer
On distingue trois classes de séismes, en fonction de la profondeur où ils se produisent:
a) Les séismes superficiels
Qui se produisent en faible profondeur, soit dans les premières dizaines de kilomètres, et qui se
retrouvent autant aux frontières divergentes, c'est à dire le long des dorsales médio-océaniques
qu'aux frontières convergentes au voisinage des fosses océaniques.
b) Les séismes intermédiaires
Qui se produisent entre quelques dizaines et quelques centaines de kilomètres de profondeur et
se concentrent uniquement au voisinage des limites convergentes.
c) Les séismes profonds
Qui se produisent à des profondeurs pouvant atteindre les 700 km.
1.1.5) Localisation d'un tremblement de terre à la surface de la planète?
En moins d'une heure après un tremblement de terre, on nous annonce son épicentre. Comment
arrive-t-on à localiser aussi rapidement et avec autant de précision un séisme?
Les ondes sismiques sont enregistrées en plusieurs endroits du globe par des appareils qu'on
nomme sismographes. Pour connaître ce point, il nous faut au moins trois enregistrements.

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

Figure 3.5 : Localisation des séismes


Dans cet exemple, considérons les enregistrements d'un séisme en trois points: Halifax,
Vancouver et Miami. Les enregistrements indiquent que le séisme se situe dans un rayon de 560
km d'Halifax, un rayon de 3900 km de Vancouver et un rayon de 2500 km de Miami. On situe
donc le séisme au point d'intersection des trois cercles, soit à La Malbaie. En pratique, on utilise
évidemment plus que trois points.
3.1.6) Séisme en Algérie
L'Algérie (boumerdes) a connu, le 21 mai 2003 (voir figure 3.6), un terrible séisme qui a fait plus
de 2000 morts et des milliers de blessés et de sans-abri.

Figure 3.6 : Séisme de Boumerdes (Mai 2003)

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

Toute la côte nord de l'Algérie se situe dans une zone tectonique des plus propices aux
tremblements de terre. On se souviendra du grand séisme dévastateur d'Al Asnam en 1980 qui a
fait 3500 morts. La côte nord de l'Algérie est traversée par une limite de plaques lithosphériques
continentales convergentes: la plaque eurasienne, au nord, chevauche la plaque africaine au sud.
C'est dans cette faille de chevauchement que se déclenchent les séismes de la région.
La carte ci-dessous (voire figure 3.6) présente l'histoire sismique de la région depuis 1990. La plus
part des seismes sont superficiels, dans la zone entre 0 et 33 km de profondeur.

Figure 3.7 : Localisation des séismes en Algérie depuis 1990


3.1.7) La prévention contre les effets du séisme
 Construire des maisons « anti-sismiques » (la solution japonaise consiste en des
habitations basses et légères (bois, papiers) qui peuvent s’effondrer sans tuer les
occupants).
 Des habitations moyennement hautes avec des fondations solides (voir figure 3.9) et avec
la toiture légère.
 Eviter les terrains en pente (voir figure 3.8) et les terrains meubles (notamment les
alluvions)
 En Algérie il y’a un règlement en vigueur qui est le RPA 99 version 2003 (Règlement
Parasismique Algérien) qui prévoit des mesures à suivre.

Figure 3.8 : Semelle sur terrain en pente Figure 3.9 : Fondation sur le bon sol

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

3.1.8) Carte de zonage sismique de l’Algérie selon le RPA 99 V2003

Figure 3.10 : Carte de zonage sismique de l’Algérie selon le RPA 99 V2003

La force sismique totale V,, appliquée à la base de la structure


 


A : Coefficient d’accélération de zone,


zone
D : facteur d’amplification dynamique moyen
R : coefficient de comportement global de la structure
Q : facteur de qualité
W : poids total de la structure

Figure 3.11 : application de la force


sismique V à la base de la structure

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

3.2) TSUNAMI ET RAZ DE MAREE: CATASTROPHE CONSECUTIVE A UN


SEISME.
Le tsunami (nom tiré du japonais) engendre un phénomène particulièrement destructeur consécutif à un
mouvement du fond sous-marin généré par un séisme, une éruption volcanique ou un glissement de
terrain. Il est en quelque sorte sournois parce qu'il peut survenir plusieurs heures après l'événement. Ce
schéma illustre la nature d'un tsunami engendré par un soulèvement du fond marin causé par un séisme
(voire figure 3.12).

Figure 3.12 : Tsunami et raz de marée

(A) Le soulèvement du fond marin engendre un gonflement de la masse d'eau. Ce gonflement donne lieu
à une vague qui en surface de l'océan est à peine perceptible (de quelques centimètres à moins d'un mètre
d'amplitude en général), mais qui s'enfle en eau peu profonde pour atteindre des amplitudes pouvant aller
jusqu'à 30 m. La vitesse de propagation de ces vagues est de 500 à 800 km/heure en eau profonde (milliers
de mètres), diminuant à quelques dizaines de km/heure en eau peu profonde (moins de 100 m). La
périodicité des vagues est de l'ordre de 15 à 60 minutes. Ainsi, un tsunami initié par un mouvement du
fond marin à la suite d'un séisme qui se sera produit à 1000 km des côtes viendra frapper ces dernières
environ 2 heures plus tard. On peut aisément imaginer l'effet destructeur de telles vagues déferlantes sur
les côtes habitées et les populations. Le phénomène de la vague déferlante qui balaie tout sur son passage
est appelée raz de marée.
(B) À l'approche de la première vague de tsunami, il se produit d'abord un retrait de la mer (ce qui est de
nature à attirer les curieux!).
(C) Vient ensuite la première vague.
(D) Celle-ci peut être suivie d'un second retrait, puis d'une autre vague, et ainsi de suite. On compte
normalement quelques vagues seulement qui en général diminuent progressivement en amplitude.

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

1.2) Volcans
1.2.1) Définition du volcan (Dictionnaire LAROUSSE)
LAROU
Relief de forme conique, édifier par les laves et les projections issues de l’intérieur du globe, et qui a émis
ou peut émettre des matières en fusion, par une cheminée et un cratère.
1.2.2) Introduction
Un volcan est un relief terrestre ou sous-marin
marin formé par l'éjection et l'empilement de matériaux issus de
la montée d'un magma sous forme de lave (type effusif) et de tephras (typetype explosif).
explosif) Ce magma provient
de la fusion partielle du manteau et exceptionnellement de la croûte terrestre. L'accumulation
L peut
atteindre des milliers de mètres d'épaisseur formant ainsi des montagnes ou des îles. Selon la nature des
matériaux, le type d'éruption et leur fréquence, les volcans prennent des formes variées mais en général
ayant l'aspect d'une montagne
gne conique, surmontée par un cratère ou une caldeira.
Le lieu principal de sortie des matériaux lors d'une éruption se situe dans la plupart des cas au sommet du
volcan, là où débouche la cheminée volcanique, mais il arrive que des ouvertures latérales apparaissent
ap sur
les flancs ou aux pieds du volcan.

Figure3.13 : Le cratère fumant du Bromo (second plan) et le Semeru en éruption (dernier plan),
Île de Java, Indonésie, juillet 2004.
1.2.3) Structures et reliefs
Un volcan (figure 3.14) est formé de différentes structures que l'on retrouve en général chez chacun
d'eux :
 une chambre magmatique alimentée par du magma venant du manteau et jouant le rôle de réservoir et
de lieu de différentiation du magma. Lorsque celle-ci
celle ci se vide à la suite d'une éruption, le volcan peut
s'affaisser et donner naissance à une caldeira.. Les chambres magmatiques se trouvent entre dix et
cinquante kilomètress de profondeur dans la lithosphère ;
 une cheminée principale qui est le lieu de transit privilégié du magma de la chambre magmatique vers
la surface.
 un cratère sommital où débouche la cheminée principale ;
 une ou plusieurs cheminées secondaires partant de la chambre magmatique ou de la cheminée
principale et débouchant en général sur les flancs du volcan, parfois à sa base ;
 des fissures latérales qui sont des fractures longitudinales dans le flanc du volcan
volca provoquées par son
gonflement ou son dégonflement.

3. : Schéma structural d'un volcan type.


Figure 3.14

HOUTI F.B Page 31


Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

1.2.4) Les formes des émissions volcaniques


α) Les laves
Le matériau le plus connu émis par les volcans
est la lave sous forme de coulées (plus longues
que larges), elles sont formées de laves fluides
qui s'écoulent le long des flancs du volcan. La
température de la lave est comprise entre 700 et
1200° C et les coulées peuvent atteindre des
dizaines de kilomètres de long, une vitesse de
cinquante kilomètres par heure. Elles peuvent Figure 3.15 : Exemples de lave
avoir un aspect lisse et satiné ou un aspect
rugueux et coupant.
β) Les fumerolles (Gaz volcaniques)
les appareils volcaniques émettent aussi des
produits gazeux, les fumerolles, de température
comprise entre 50° à 600° C. Le dégazage fait
monter le magma, ce qui donne le caractère
explosif et violent d'une éruption
Les gaz sont principalement la vapeur d'eau,
H2O (50 à 90 %) ; le CO2 (5 à 25 %) ; le SO2 (3 à
25 %). Puis viennent d'autres éléments volatils : Figure 3.16 : Des fumerolles (présence
CO, HCl, H2, H2S. Le dégazage du magma en de soufre dans les gaz)
profondeur, peut se traduire à la surface par des
fumerolles, autour des desquelles des cristaux de
soufre peuvent se former.
γ) Les projections
Le plus souvent, les matériaux volcaniques sont
composés de tephras (ou ejectas) : cendres,
bombes volcaniques, blocs rocheux ou
basaltiques, etc. Il s'agit de magma et de
morceaux de tout calibre arrachés du volcan qui
sont pulvérisés et projetés parfois jusqu'à des
dizaines de kilomètres de hauteur dans
l'atmosphère. Les plus petits étant les cendres, il Figure 3.17 : Bombe volcanique sur un
leur arrive de faire le tour de la Terre, portées lit de tephras
par les vents dominants. Les bombes
volcaniques, les plus gros, peuvent avoir la taille
d'une maison et retombent en général à
proximité du volcan.
δ) Les nuées ardentes
Appelées aussi coulées pyroclastiques, ce sont
ces nuages gris qui dévalent les pentes des
volcans à plusieurs centaines de kilomètres par
heure, atteignent les 600 °C et parcourent des Figure 3.18 : Champ recouverts de
kilomètres avant de s'arrêter. Ces nuages cendres
composés de gaz et de tephras glissent sur le sol,
franchissent des crêtes et consument tout sur
leur passage. Les empilements des matériaux
transportés par les nuées ardentes peuvent
s'accumuler sur des dizaines de mètres
d'épaisseur. Une de ces coulées pyroclastiques
née de la Montagne Pelée de Martinique a rasé la
ville de Saint-Pierre en 1902 et tué ses 28000
habitants a part 2 prisonniers protégés par les
murs épais de leurs cachots.

HOUTI F.B Page 32


Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

1.2.5) Déroulement classique d'une éruption


Une éruption volcanique survient lorsque la chambre magmatique sous le volcan est mise sous pression
avec l'arrivée de magma venant du manteau. Elle peut alors éjecter plus ou moins de gaz qu'elle contenait
selon son remplissage en magma. La mise sous pression est accompagnée d'un gonflement du volcan et de
séismes très superficiels localisés sous le volcan, signe que la chambre magmatique se déforme. Le magma
remonte généralement par la cheminée principale, et subit en même temps un dégazage, ce qui provoque
un trémor, c'est-à-dire une vibration constante et très légère du sol.
L'éruption débute au moment où la lave atteint l'air libre. Selon le type de magma, elle s'écoule sur les
flancs du volcan ou s'accumule au lieu d'émission, formant un bouchon de lave qui peut donner des nuées
ardentes et/ou des panaches volcaniques lorsque celui-ci explose. Selon la puissance de l'éruption, la
morphologie du terrain, la proximité de la mer, il peut survenir d'autres phénomènes accompagnant
l'éruption : séismes importants, glissements de terrain, tsunamis, ...
L'éruption se termine lorsque la lave n'est plus émise. Les coulées de lave, cessant d'être alimentées,
s'immobilisent et commencent à se refroidir et les cendres, refroidies dans l'atmosphère, retombent à la
surface du sol.
Une éruption volcanique peut durer de quelques heures à plusieurs années et éjecter des volumes de
magma de plusieurs centaines de kilomètres cubes. La durée moyenne d'une éruption est d'un mois et
demi mais de nombreuses ne durent qu'une journée. Le record absolu est celui du Stromboli qui est
quasiment en éruption depuis environ 2 400 ans.

Figure 3.19 : Début de l'éruption de l'Edfell (Islande), 1973


1.2.6) Les divers types d’éruptions
Type Hawaïen
Type Vulcanien
Type Vésuvien
Type Péléen
Type Strombolien
Type Katmaïen (du Katmaï en Alaska)
Type explosif
1.2.7) La prévention contre le volcan
La seul chose qui peut être envisagé et la plus part du temps d’organiser un système de prévention et
d’avertissement qui permet d’évacuer en temps utile les populations menacées.
 Enregistrer les petites secousses de séismes locales, dont le nombre augmente énormément dans les
jours qui précèdent une éruption
 Eviter de construire dans les zones les plus menacées.
L’expérience montre que les populations voisines s’habituent au péril et meurent difficilement les
risques. Depuis 2000 ans, ces petites villes ont été reconstruites bien des fois, mais toujours au même
emplacement.
Contre une nuée ardente, comme celle qui détruit la ville de saint pierre à la Martinique, on ne peut
envisager de défense.
En Alaska en 1912 (Katmaï, le volcan a rempli en quelque heures une vallée sur 20 km de long, 4 km
de large et plus de 100 m d’épaisseur de projection incandescente.
 Utiliser un barrage pour dévier la lave
 Arroser la lave avec de l’eau (utiliser en 1973 en Islande.

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

2) GEODYNAMIQUE EXTERNE

2.1) L’altération superficielle


2.1.1) Introduction
Les processus physique (mécaniques) et chimique qui conduisent la roche saine à ses produit de
décomposition sont appelés altération.
En mobilisant sur place les éléments de la roche mère, l’altération est à l’origine des sols, en permettant
leur redistribution par des agents dynamiques (gravité, vent, glace et surtout eaux courantes et océans).
2.1.2) Les processus de l’altération
a) Désagrégation physique (mécanique)
Un massif rocheux n’est jamais absolument compact et homogène. Il pressente des surfaces de
discontinuité qui peuvent être dues à une modification des conditions de sédimentation (joints
sédimentaires) ou à des contraintes qui tendent à déformer les roches.
Ces contraintes se traduisent par des cassures (diaclases) parfois accompagnées d’un déplacement (failles)
ou même peuvent passer inaperçues bien qu’elles fragilisent la roche.

Diaclases (fissures)

Figure 3.20 : Altération mécanique

L’origine des diaclases :


• Pendant la consolidation du sédiment Tout ceci contribue à
l’agrandissement des diaclases
• Pendant le refroidissement des roches volcaniques
avec le gel et dégel et la
• Relâchement après l’effort tectonique. présence de l’eau
i- Variation de la température
Le principal agent de désagrégation physique représenté par les variations de température dont l’amplitude
journalière peut atteindre 50° C dans les régions désertiques.
Les variations de températures agissent indirectement en provoquant en région humide le gel de l’eau
contenue dans les fissures. Il en résulte des ruptures de la désolidarisation des fragments lors du gel.
ii- Existence des plantes
Ont à la fois une action destructrice par leurs racines et leurs secrétions, et protectrice de sols par le
couvert végétal.

b) Résultat de la désagrégation des roches


i- Desquamation
Elle correspond à la transformation de la roche en petite particule et ceci surtout dans des roches
homogènes et compactes
ii- L’émiettement
Transformation de la roche en miette, c’est le résultat de la désagrégation mécanique qui est favorisé par la
transformation chimique

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

2.1.3) Action de la pesanteur


Les processus physique (mécaniques) et chimique qui conduisent la roche saine à ses produit de
décomposition sont appelés altération.
a) Versant rocheux
Les particules qui résultent de la désagrégation des roches seront prise sur les pentes assez fortes par un
transport sous l’effet de la pesanteur jusqu’au pied du versant.
Versant

Pente assez
forte

Accumulation

Figure 3.21 : Altération des versants


rocheux
i- Eboulement
Il correspond à la chute brutale de toute une proportion d’un terrain de volume important. Les
éboulements sont fréquents dans les régions ou on trouve une falaise et ceci est très important lorsque les
massifs rocheux sont fissurés. L’éboulement est brutal.

Il y’a 2 types d’éboulement

a) Rupture par basculement b) Rupture de pied

Figure 3.22 : Eboulement

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

ii- Eboulis
Ils sont les résultats d’un processus long du à un détachement successif de blocs rocheux un à un et ces
blocs rocheux s’accumulent progressivement en bas de pente. L’éboulis est lent.
iii- Méthodes de protection
• Stabilité de la masse rocheuse
Il existe toute une gamme de procédés, selon la taille du problème.
 Procédés légers pour des petits blocs : grillage, filets, béton projeté
 Soutènement et ancrage
Ces solutions sont souvent onéreuses ou même impraticables.

• Dispositifs de protection passive


Leur but est de neutraliser l’effet du mouvement rocheux, sur les zones à protéger :
 Fosses de protection
 Barrages de protection
• Défense active
Consiste à anticiper l’éboulement en le déclenchant par les explosifs. Ce procédé n’est pas
toujours d’un succès à long terme mais, il serait bon de prévoir des protections passives,
car ce procédé nécessite de gros travaux.
b) Versant meubles
Ruissellement
On distingue 2 types de processus
Solifluxion

i- Ruissellement
Son rôle sur les versants peut être très important lorsque les versants sont constitués d’une couche
imperméable (tel que argile), le ruissellement sera fort est concentré et va donner naissance à des petits
ravins (badlands)

Pluies
Ruissellement très fort

Ravins

Figure 3.23 : Ruissellement

Le ruissellement en présence du tapis végétal sera très faible voir nulle. Il sera conditionner par :
• Intensité de la pluie
• Perméabilité du sol
• Végétations
• Pentes des versants

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Chapitre 3 Notions sur la géodynamique

ii- Solifluxion
La solifluxion des versants meubles correspond à la descente sous forme boueuse sur une pente plus ou
moins forte et d’une façon plus ou moins rapide.
Définit sur le nom de glissement de terrain, ce processus fait appelle à l’effet de la gravité et surtout à la
présence d’eau.

Résultats de la solifluxion :
• Les loupes de glissement
Les loupes de glissement correspondent à un détachement d’un versant assez grand et qui se
déplace pour s’arrêté un peu plus loin.

Figure 3.24 : Loupes de glissement

• Coulées boueuses
Déplacement des formations argileuse sur un versant et formation de bourrelets sans qu’il
y’ait arrachement.

Figure 3.25 : Coulées boueuses

• Glissement à sec
C’est le déplacement par l’effet de la pesanteur d’une petite partie d’une formation meuble
constituée de grains (sable).

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