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Economie de Maroc

Ch1 : Histoire et évolution de l'économie marocaine

I. L'économie marocaine avant le protectorat


1. L'Agriculture comme pilier de l'économie

Avant le protectorat, l'économie marocaine reposait sur une agriculture vivrière, centrée

sur les céréales (blé, orge) et les arbres fruitiers (oliviers, amandiers).

Les plaines fertiles (Fès, Meknès) étaient spécialisées dans la production de céréales. Les

régions montagneuses (Atlas) se consacraient à l'élevage et aux cultures fruitières, tandis


que les zones désertiques dépendaient des palmeraies pour produire des dattes.

L'absence de techniques agricoles avancées et de systèmes d'irrigation rendait la


production fragile. Les périodes de sécheresse entraînaient des famines et une instabilité

économique et politique.

2. L’artisanat : un moteur de l'économie urbaine

L'artisanat, comme le tissage, la poterie et la ferronnerie, était essentiel à l'économie urbaine.

Les souks spécialisés de villes comme Fès et Marrakech renforçaient le commerce avec les
zones rurales.

3. Commerce et échanges internationaux avant le protectorat

Le commerce comprenait l'importation de l'or et des esclaves, et l'exportation de produits

comme le sel, les textiles et le cuir. Des points comme Tindouf et Sijilmassa étaient essentiels
pour les caravanes traversant le désert, offrant une protection contre les risques climatiques

et les voleurs.

II. L'économie marocaine pendant la Période Coloniale (1912-1956)

1. La transformation économique et l'exploitation des richesses

1. Transformation du secteur agricole : Les terres ont été exploitées pour l’exportation,
avec des techniques modernes profitant aux colons.
2. Exploitation minière et industrielle : Le phosphate a été intensivement exploité, tandis que
l’industrie locale restait limitée.

3. Infrastructures économiques : Développement des transports et urbanisation de


Casablanca et Rabat pour soutenir l'économie coloniale.

2. Les effets socio-économiques de la colonisation

En 1912, le protectorat a privé les Marocains de leurs terres, richesses et emplois, les laissant
sans ressources.

1. Changements sociaux : L’économie était dominée par les colons, marginalisant les
Marocains et forçant une migration vers les villes.

2. Inégalités et résistance : Les Européens contrôlaient les secteurs clés, tandis que les
Marocains réagissaient par le nationalisme, les coopératives et le boycott.

III. L'économie marocaine pendant les années 70

Dans les années 70, le Maroc cherche à accélérer son développement économique après
l'indépendance, en s'adaptant aux changements mondiaux.

1. La phase de 1956-1972 : Etat comme locomotive d'investissement

Stratégie des plans quinquennaux :


Lancement du premier Plan quinquennal (1960-1964) : Développement agricole,
industrialisation, infrastructures, services sociaux.

Lancement du deuxième Plan quinquennal (1968-1972) : Diversification économique,


industries modernes, infrastructures stratégiques.

La création d'entreprises publiques :

L'État développe des entreprises stratégiques pour moderniser l'économie (OCP, ONE,
ONCF, ONEP, OCE, ONP).

Politique d'industrialisation par substitution aux importations :

Politique visant à produire localement pour réduire la dépendance extérieure et stimuler


l’emploi.
Les limites du modèle de développement de 1956 à 1972 :

Résultats positifs :

• Croissance industrielle grâce aux entreprises publiques.


• Infrastructures améliorées (transports, énergie), favorisant la diversification
économique.
• Réduction de la dépendance extérieure via la substitution aux importations.

Limites et obstacles :

• Dépendance aux capitaux étrangers pour financer le développement.


• Déséquilibres régionaux avec une concentration des investissements dans certaines
zones.
• Inégalités sociales accrues malgré la modernisation.

2. La phase de 1973-1982 : La politique marocanisation

De 1973 à 1982, le Maroc met en place une politique de marocanisation visant à transférer la
propriété des entreprises étrangères aux Marocains pour réduire la dépendance économique
vis-à-vis de l'étranger.

Les objectifs de la marocanisation :

• Réduction de la domination étrangère en transférant des entreprises aux nationaux.


• Création d'une bourgeoisie nationale en favorisant l'accès à la propriété.
• Redistribution des richesses pour offrir plus d'opportunités économiques.

Impacts économies :

• Transfert de propriété : Nombreuses entreprises ont été transférées à des Marocains.


• Diminution des investissements étrangers en raison d'incertitudes juridiques.
• Augmentation de la participation nationale, avec l'émergence de nouveaux
entrepreneurs marocains.

Impacts sociaux et politiques :

• Émergence d'une nouvelle élite économique marocaine, souvent proche du pouvoir.


• Renforcement de la centralisation du pouvoir économique et politique à Rabat.
Limites et critiques :

• Absence d'accompagnement : Les entreprises marocanisées n'ont pas reçu le soutien


nécessaire en formation et en transfert de compétences, limitant leur efficacité.
• Problèmes de gestion : Les nouveaux propriétaires manquaient souvent d'expérience,
ce qui a entraîné inefficacité et pertes économiques.
• Ralentissement de la modernisation : La baisse des investissements étrangers a limité
l'accès à de nouvelles technologies et à des pratiques de gestion moderne.
• Détérioration des relations économiques : La marocanisation a été perçue comme
hostile par certains pays, notamment la France, ce qui a détérioré les relations
économiques et diplomatiques.

Ch2 : Réforme et développement sociale.

Situation avant 1983 :

Faible croissance économique et inflation élevée atteignant 16 %, affectant le pouvoir


d'achat.

Endettement extérieur élevé, augmentant la dépendance de l'économie marocaine aux


institutions financières internationales.

Déséquilibre financier interne et externe, avec un déficit budgétaire croissant et une baisse
des réserves en devises.

I. Programme d'ajustement structurel (1983) :

Réforme fiscale : Introduction de la TVA en 1986 pour augmenter les revenus de l'État,
création de l'impôt sur les sociétés en 1988 pour unifier le système fiscal et mise en place de
l'impôt général sur le revenu en 1990, qui est progressif afin d'assurer une certaine équité
fiscale.

Libéralisation du secteur bancaire : Assouplissement des restrictions sur les banques pour
leur permettre d'accorder plus de prêts et libéralisation des taux d'intérêt, favorisant ainsi la
concurrence et une meilleure allocation des ressources financières.

Réduction des dépenses publiques : Diminution des budgets dédiés à la santé et à


l’éducation, ce qui a affecté la qualité des services publics, réduction des salaires des
fonctionnaires pour limiter le déficit, baisse des subventions d’État entraînant une hausse
des prix, et réduction des investissements publics, ce qui a ralenti le développement des
infrastructures.
Libéralisation du commerce extérieur : Suppression des restrictions sur les importations,
offrant plus de flexibilité aux entreprises marocaines, et réduction des droits de douane,
stimulant la concurrence mais mettant en difficulté certaines industries locales.

Privatisation des entreprises publiques : Transfert de la propriété de plusieurs entreprises


publiques vers le secteur privé, notamment dans les télécommunications, l’énergie et les
transports, afin d’améliorer leur efficacité et productivité, bien que certaines aient souffert
d’une mauvaise gestion après leur privatisation.

Dévaluation du dirham : Cette mesure a rendu les produits marocains plus compétitifs sur les
marchés internationaux, réduit les importations en raison de leur coût plus élevé, et stimulé
le tourisme en rendant le Maroc plus attractif pour les visiteurs étrangers.

Les effets du programme ont été mitigés : il a contribué à la stabilisation de l’économie et


à la réduction du déficit, mais a également entraîné une détérioration des services sociaux et
une augmentation du coût de la vie.

II. Le plan de développement social au Maroc 2000-2004

Entre 2000 et 2004, le Maroc a lancé des réformes sociales pour améliorer les conditions de
vie et réduire les inégalités sociales.

1. Lutte contre la pauvreté : Des programmes ont été mis en place pour soutenir les groupes
vulnérables, y compris à travers l'octroi d'aides alimentaires et une augmentation des salaires
minimaux.

2. Amélioration de l'éducation : L'enseignement de base a été généralisé, avec un focus sur


l'éducation des filles en milieu rural, et une amélioration de la qualité de l'enseignement et
de la formation des enseignants.

3. Promotion de la santé : Des efforts ont été faits pour moderniser les hôpitaux, et un
système d'assurance maladie a été mis en place pour améliorer l'accès aux soins.

4. Amélioration des conditions de vie rurales : Des routes ont été construites, et l'accès à l'eau
potable et à l'électricité a été étendu dans les zones rurales.

5. Promotion de l'emploi : Des programmes de formation professionnelle ont été lancés et


des mesures ont été prises pour soutenir les PME et encourager l'entrepreneuriat.

Résultats : Des progrès ont été réalisés dans la réduction de la pauvreté, l'éducation, et
les infrastructures, surtout dans les zones rurales.

Défis : Les inégalités régionales persistent, avec un chômage élevé chez les jeunes et
un accès limité aux services de santé de qualité dans certaines régions.
Ch3 : Problèmes Economiques Contemporains

I. La problématique du secteur informel au Maroc

1. Définition et caractéristiques

Le secteur informel regroupe les activités économiques échappant au contrôle de l’État. Il


se caractérise par une absence de formalisation, un capital limité et un manque de protection
sociale.

2. Composantes du secteur informel

• Production informelle : Activités échappant au contrôle officiel.

• Économie souterraine : Activités légales mais cachées pour éviter la réglementation.

• Économie illégale : Activités interdites comme le trafic de drogue.

• Production pour usage personnel : Travaux domestiques non destinés à la vente.

3. Importance sociale

• Contribue à la réduction de la pauvreté et offre des emplois aux populations


vulnérables.

• Fournit des biens et services à des prix accessibles aux ménages à faibles revenus.

• Favorise l'intégration sociale et le développement des compétences traditionnelles.

• Sert de filet de sécurité en période de crise, comme pendant la pandémie de COVID-


19.

4. Importance économique

• Emploie environ 80 % des travailleurs non agricoles.

• Représente 20 à 30 % du PIB marocain.

• Stimule la demande intérieure et favorise la croissance économique.

• Offre flexibilité et innovation grâce à l'absence de régulations strictes.

5. Impacts négatifs

• Concurrence déloyale avec le secteur formel.

• Perte de revenus fiscaux pour l'État.

• Augmentation de la pression fiscale sur les entreprises formelles.

• Absence de protection sociale pour les travailleurs.


• Conditions de travail précaires et non réglementées.

6. Stratégies intégration du secteur informel

1. Simplification des démarches administratives : Facilitation de l'enregistrement des


entreprises et réduction des coûts de formalisation.

2. Programme d’auto-entrepreneuriat : Statut simplifié permettant d’exercer une


activité légale avec une fiscalité allégée et une couverture sociale.

3. Incitations financières et fiscales : Exonérations fiscales temporaires et financement


des petites entreprises.

4. Accès aux services sociaux : Assurance maladie et retraite pour les travailleurs du
secteur informel.

5. Formation et développement des compétences : Cours en gestion et comptabilité


pour aider les entrepreneurs à se structurer.

II. Le chômage au Maroc

1. Définition et formes de chômage


Le chômage se produit lorsque l’offre de travail dépasse la demande d’emploi.
Selon le HCP, un chômeur est une personne sans emploi, disponible pour travailler et
recherchant activement un poste. Les formes principales incluent :

• Chômage structurel : Déséquilibre entre compétences et besoins du marché.


• Chômage conjoncturel : Lié à une baisse économique.
• Chômage frictionnel : Temporaire lors des transitions d'emploi.
• Chômage saisonnier : Activité fluctuante selon les saisons.

2. Conséquences du chômage

• Économiques : Perte de productivité, baisse de la consommation et des recettes


fiscales.
• Sociales : Augmentation de la pauvreté, frustration des jeunes, fuite des
cerveaux.
• Politiques : Hausse des revendications sociales, inégalités régionales et pression
sur les politiques publiques.
3. Les politiques publiques face au chômage

1. Amélioration de l’employabilité des jeunes

• Initiative Idmaj : Programme de stage (jusqu'à 24 mois) avec indemnité (1

600 à 6 000 DH) pour faciliter l'insertion des jeunes diplômés.

• Initiative Taatir : Formation et accompagnement des diplômés en

chômage de longue durée avec bourse mensuelle sur un an.

2. Renforcement de la formation professionnelle

• Développement des infrastructures de formation (OFPPT).

• Adaptation des formations aux secteurs clés (industrie, tourisme,


aéronautique).

• Partenariats public-privé pour aligner les compétences avec le marché du

travail.

3. Appui à l’entrepreneuriat

• Programme MOUKAOUALITI : Soutien aux porteurs de projets (50 000 à

250 000 DH), ayant permis la création de 5 100 entreprises et 14 120

emplois (2007-2013).

• Programme INTELAKA (lancé en 2020) :

▪ Damane Intelak : Crédits à 2% pour TPE, startups et exportateurs.

▪ Intelak Al-Moustatmir Al Qarawi : Crédits à 1,75% pour projets en

zone rurale.

▪ Start-TPE : Prêt unique pour fonds de roulement (jusqu’à 50 000

DH).

By | AnsGPT

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