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Saisine n°2017-SA-0145
Le directeur général
Maisons-Alfort, le 12 juin 2019
AVIS
de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation,
de l’environnement et du travail
relatif à l’actualisation des repères alimentaires du PNNS pour les enfants de 0 à 3 ans1
Elle fournit aux autorités compétentes toutes les informations sur ces risques ainsi que l’expertise et l’appui scientifique
technique nécessaires à l’élaboration des dispositions législatives et réglementaires et à la mise en œuvre des mesures
de gestion du risque (article L.1313-1 du code de la santé publique).
Ses avis sont publiés sur son site internet.
L’Anses a été saisie le 28 mars 2017 par la Direction générale de la santé (DGS) concernant
l’impact de l’exposition précoce de l’enfant aux facteurs nutritionnels environnementaux par
l’alimentation durant la période dite des « 1000 jours » et correspondant à la période allant de la
conception aux 2 ans de l’enfant environ.
Le présent avis présente les résultats de l’expertise visant à actualiser les repères alimentaires du
Programme National Nutrition Santé (PNNS) pour les enfants âgés de 0 à 3 ans. Un avis distinct
(2017-SA-0141) complète cette expertise en considérant l’exposition prénatale à travers
l’alimentation des femmes enceintes et allaitantes.
1Annule et remplace l’avis du 8 février 2019 (les modifications apportées au texte sont listées dans le Tableau 14 en
Annexe 4)
femmes adultes sur la base des nouvelles références nutritionnelles et des données actuelles de
consommation et de composition des aliments (Anses 2016b).
Ces repères concernant la population générale, hommes et femmes adultes hors populations
particulières, le Directeur général de la santé a saisi l’Anses le 12 juillet 2016 afin que des repères
soient également énoncés pour les populations spécifiques que constituent les femmes enceintes
et allaitantes, les enfants et adolescents et les personnes âgées et les femmes ménopausées. Le
présent avis porte sur les enfants âgés de 0 à 3 ans.
1.1. Contexte
1.1.1.Spécificités de la population
La population des enfants âgés de 0 à 3 ans présente plusieurs spécificités. En effet, les bébés
naissent immatures du point de vue physique et psychique et la période de la petite enfance est
une période de développement intense des fonctions neurologiques, gastro-intestinales, cognitives
et des capacités orales. Durant cette période, l’organisme est particulièrement sensible à l’effet de
son environnement sous toutes ses formes et en particulier de son environnement nutritionnel, ce
qui est à l’origine du concept des « 1000 jours » (de la conception aux deux ans de l’enfant) selon
lequel les conditions dans lesquelles un individu débute sa vie, dès la période intra-utérine, voire
au cours de la période préconceptionnelle, influencent sa santé à long terme.
C’est aussi au cours de cette période de 0 à 3 ans que se produisent d’importants changements
dans l’alimentation : la transition d’une alimentation ombilicale à une alimentation orale avec un
aliment liquide unique, le lait, puis une deuxième transition intervenant lors de l’introduction
d’aliments variés et notamment solides (première phase de la diversification) et enfin une dernière
transition avec le passage aux aliments de la table familiale (deuxième phase de la diversification).
2. ORGANISATION DE L’EXPERTISE
L’expertise a été réalisée dans le respect de la norme NF X 50-110 « Qualité en expertise –
Prescriptions générales de compétence pour une expertise (mai 2003) ».
L’expertise s’est appuyée sur :
1 Les autres populations (enfants de 4 à 17 ans, femmes enceintes et allaitantes et personnes âgées) font l’objet d’avis
indépendants (respectivement saisines 2017-SA-0142, 2017-SA-0141 et 2017-SA-0143)
l’allaitement maternel (saisine 2017-SA-00691), les études relatives à celui-ci ainsi qu’aux
préparations pour nourrissons ou préparations de suite ont été exclues.
Quelques études portant sur le risque allergique associé à la consommation de noix, viande et
œufs ont été identifiées mais n’ont pas été retenues car le sujet est traité par ailleurs (Anses
2018). Trois études portant sur les types d’alimentation et le risque de surpoids (Baird et al. 2008,
Bell et al. 2013, Robinson et al. 2009) et une étude sur la masse osseuse (van den Hooven et al.
2015) ont été identifiées mais non analysées car elles ne portaient pas sur les groupes d’aliments
mais sur des types d’alimentation et des âges différents et ne permettaient pas de comparaison.
Trois études portant sur la consommation de boissons sucrées, soda ou jus de fruits durant la
petite enfance ont été identifiées (Pan et al. 2014, Park et al. 2014, Weijs et al. 2011) mais les
paramètres étudiés (risque de surpoids ou d’obésité à plus long terme, consommation de boissons
sucrées à un âge plus avancé) et les protocoles étaient trop hétérogènes pour pouvoir mener une
analyse.
Au terme de cette analyse bibliographique, le CES « Nutrition Humaine » a considéré ces données
insuffisantes pour fonder sur elles les repères alimentaires pour les enfants de 0 à 3 ans.
3.1.2.Alimentation lactée
■ Allaitement maternel
Dans le cadre de la saisine 2017-SA-00692 en cours, l’Anses réalise un état des lieux des données
relatives aux bénéfices de l’allaitement maternel sur la santé du nourrisson en considérant les
paramètres suivants : données anthropométriques et risque de syndrome métabolique,
développements cognitif et moteur, réponse immunitaire et maladies associées. Ces aspects ne
seront donc pas développés dans le présent avis. Seul sera abordé l’effet de l’allaitement maternel
sur l’acceptation de nouveaux aliments lors de la diversification alimentaire.
L’allaitement maternel, par comparaison aux préparations infantiles, peut influencer l’acceptation
des aliments à des âges plus avancés, de plusieurs manières : il peut modifier le développement
de l’acceptation des saveurs, des capacités orales nécessaires pour s’alimenter et des capacités
de contrôle des apports énergétiques (pour revue, (Nicklaus 2016)). L’effet de l’allaitement
maternel pourrait être dû à deux facteurs qui ne peuvent pas être distingués en pratique : d’une
part, les propriétés intrinsèques du lait maternel (telles que la composition en nutriments ou en
autres substances) ; d’autre part, les comportements et l’environnement associés à l’allaitement au
sein qui diffèrent de ceux associés au biberon (tels que l’allaitement à la demande ou le moindre
contrôle parental des quantités ingérées, les interactions mère-enfant). Ne seront pas traités ici les
aspects psychologiques et affectifs.
Tout d’abord, l’exposition du nourrisson aux « flaveurs » est différente s’il reçoit du lait maternel ou
une préparation infantile. En effet, les flaveurs du lait maternel peuvent changer d’une tétée à
l’autre en fonction de l’alimentation de la mère, alors qu’il faut changer de préparation infantile pour
changer de flaveur. Cet argument est souvent évoqué pour expliquer que l’allaitement est associé
à une meilleure acceptation des nouveaux aliments durant les premiers jours (Maier et al. 2008,
Mennella, Jagnow, and Beauchamp 2001, Sullivan and Birch 1994) ou durant le premier mois de
diversification (Hausner et al. 2010). Cependant cette association n’est pas observée dans une
11 Saisine relative à la « prise en compte, parmi les facteurs nutritionnels et environnementaux via l’alimentation, durant
les 1000 premiers jours, de la phase d’allaitement maternel en s’appuyant sur les derniers travaux de l’étude CONTA-
LAIT »
2 Saisine relative à la « prise en compte, parmi les facteurs nutritionnels et environnementaux via l’alimentation, durant
les 1000 premiers jours, de la phase d’allaitement maternel en s’appuyant sur les derniers travaux de l’étude CONTA-
LAIT »
étude mesurant l’acceptation globale des nouveaux aliments sur une période de 2 mois (Lange et
al. 2013). Par ailleurs, la durée d’allaitement est associée à des habitudes alimentaires plus saines
à deux ans (Abraham et al. 2012), à une plus grande variété alimentaire à deux ans (Scott, Chih,
and Oddy 2012), à une plus grande consommation de fruits sur la période 6-8 ans (Skinner et al.
2002) et à un régime alimentaire plus sain sur la période 2-8 ans (Grieger, Scott, and Cobiac
2011). Dans une étude portant sur quatre cohortes européennes, une durée d’allaitement plus
longue est associée de façon systématique à une plus grande consommation de fruits et légumes
dans la période entre 2 et 4 ans (de Lauzon-Guillain et al. 2013). Dans cette étude, l’association
persiste après ajustement sur la consommation en fruits et légumes des mères, ce qui suggère
que cette association pourrait être propre à l’allaitement.
Par ailleurs, l’association positive entre l’allaitement et l’acceptation des nouveaux aliments lors de
la diversification pourrait également s’expliquer par une meilleure capacité de l’enfant à s’alimenter
lorsqu’il a été allaité au sein. Une étude rapporte que la durée de l’allaitement au sein est associée
à de meilleures capacités masticatoires mesurées pendant la période de 3 à 5 ans (Pires,
Giugliani, and Caramez da Silva 2012). Une revue sur les effets du mode d’alimentation lactée
conclut qu’allaiter un nourrisson pourrait favoriser son développement moteur oral mais des
données supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer (Neiva et al. 2003).
Enfin, l’alimentation au sein a un effet différent de l’alimentation au biberon sur les capacités de
contrôle des apports alimentaires du nourrisson. Contrairement à l’alimentation au sein,
l’alimentation au biberon permet aux parents de contrôler les apports alimentaires. Ainsi, il a été
fait l’hypothèse que ce mode d’alimentation pourrait altérer les capacités d’autorégulation des
prises alimentaires du nourrisson à court terme (Disantis et al. 2011, Li, Fein, and Grummer-
Strawn 2010, Li et al. 2014, Reyes et al. 2014) et que cet effet pourrait persister à l’âge de 6 ans
(Li et al. 2014).
Afin de préserver les capacités d’autorégulation du nourrisson, il est important que les parents
d’enfants alimentés au biberon perçoivent les signaux de faim et de rassasiement de leur enfant et
adaptent leur comportement en conséquence. On peut citer parmi les signaux de faim : les pleurs,
les mouvements excités de bras et de jambes, la bouche qui s’ouvre quand le biberon approche et
parmi les signaux de rassasiement : s’endormir sur le biberon, ralentir les tétées, arrêter de téter,
recracher la tétine (Butte et al. 2004). Les pleurs n’étant pas systématiquement un signal de faim, il
convient de rechercher d’autres causes possibles lorsque le nourrisson pleure. Le suivi de la
croissance staturopondérale est indispensable pour vérifier que les quantités ingérées par le
nourrisson correspondent à ses besoins et les ajuster si nécessaire. Pour l’enfant allaité, il est
recommandé par la SFP d’allaiter le nourrisson à chaque réveil pendant les premières semaines
de vie, puis à la demande. De la même façon que pour l’enfant nourri avec des préparations
infantiles, un suivi de la croissance staturopondérale est indispensable pour vérifier que
l’allaitement couvre les besoins du nourrisson et pour contrôler le rythme de prise alimentaire.
La composition nutritionnelle du lait maternel peut être modifiée par des apports nutritionnels
insuffisants liés à une altération de la biodisponibilité ou à des régimes apportant des nutriments
en quantités insuffisantes. C’est par exemple le cas de mères ayant subi une opération de
chirurgie bariatrique ou suivant un régime végétalien. Ces situations incitent à la prudence et
devraient nécessiter un suivi médical.
Une préparation pour nourrissons est définie par le règlement (UE) n°609/20131 comme une
denrée alimentaire destinée à être utilisée par des nourrissons pendant les premiers mois de leur
vie et qui répond à elle seule aux besoins nutritionnels de ces nourrissons jusqu’à l’introduction
d’une alimentation complémentaire appropriée. Dans le langage courant, le terme « préparation 1er
âge » ou « lait 1er âge » est souvent utilisé. Les préparations pour nourrissons sont destinées à
remplacer le lait maternel avant que le nourrisson reçoive un repas complet sans lait.
Une préparation de suite est définie par le même règlement comme une denrée alimentaire
destinée à être utilisée par des nourrissons lorsqu’une alimentation complémentaire appropriée est
introduite et qui constitue le principal élément liquide d’une alimentation progressivement
diversifiée. Ce type de préparation est utilisé lorsque le nourrisson commence à avoir au moins un
repas complet par jour sans lait. Dans le langage courant, le terme « préparation 2e âge » ou « lait
2e âge » est souvent utilisé.
Les aliments lactés destinés aux enfants en bas âge, fréquemment appelés « laits de croissance »
sont destinés aux enfants à partir de 12 mois ou plus. Ils sont régis par l’arrêté du 30 mars 19782.
Beaucoup d’entre eux répondent aux critères de composition des préparations de suite.
Du point de vue de la composition nutritionnelle, les règlements délégués (UE) 2016/1273 et
2016/1284 imposent aux préparations pour nourrissons et aux préparations de suite des teneurs
minimales et maximales pour un certain nombre de nutriments obligatoires tels que les protéines,
les lipides et certaines vitamines et minéraux, tout en permettant une variabilité au sein d’un
intervalle. D’autres nutriments, tels que l’acide eicosapentaénoïque (EPA), la taurine, les fructo-
oligosacharides (FOS) et les galacto-oligosaccharides (GOS) ne sont pas obligatoires mais sont
soumis à une teneur maximale. Enfin, le règlement prévoit la possibilité d’ajouter des ingrédients
non évoqués dans ses annexes dans la mesure où leur adéquation aux besoins des nourrissons a
été démontrée et est vérifiable par les autorités nationales compétentes. Ainsi, le cadre
règlementaire permet une certaine variabilité de composition nutritionnelle. On peut ainsi classer
les préparations infantiles selon leur composition, dans des catégories non définies
règlementairement :
préparations « antirégurgitations » : préparations pour nourrissons ou préparations de
suite de consistance épaissie par l’addition d’amidon ou de caroube ;
préparations enrichies en substances (par exemple les GOS et FOS) répertoriées comme
prébiotiques ;
préparations enrichies en bactéries considérées comme probiotiques, définis par la
FAO/WHO en 2001 comme étant des micro-organismes vivants, qui, lorsqu’ils sont
administrés en quantités adéquates produisent un bénéfice pour la santé de l’hôte5 ;
1 Règlement (UE) n°609/2013 du Parlement européen et du Conseil du 12 juin 2013 concernant les denrées alimentaires
destinées aux nourrissons et aux enfants en bas âge, les denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales
et les substituts de la ration journalière totale pour contrôle du poids et abrogeant la directive 92/52/CEE du Conseil, les
directives 96/8/CE, 1999/21/CE, 2006/125/CE et 2006/141/CE de la Commission, la directive 2009/39/CE du Parlement
européen et du Conseil et les règlements (CE) n°41/2009 et (CE) n°953/2009 de la Commission
2 Arrêté du 30 mars 1978 fixant les dispositions relatives à certains aliments lactés destinés à une alimentation
particulière http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000451287
3 Règlement délégué (UE) 2016/127 de la commission du 25 septembre 2015 complétant le règlement (UE) n°609/2013
du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences spécifiques en matière de composition et
d'information applicables aux préparations pour nourrissons et aux préparations de suite et les exigences portant sur les
informations relatives à l'alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge
4 Règlement délégué (UE) 2016/127 de la commission du 25 septembre 2015 complétant le règlement (UE) n°609/2013
du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences spécifiques en matière de composition et
d'information applicables aux denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales
5 FAO/WHO (2001). Health and nutritional properties of probiotics in food including powder milk with live lactic acid
Si les préparations pour nourrissons et préparations de suite à base de riz et de soja sont
formulées pour couvrir les besoins des nourrissons, ce n’est pas le cas des autres aliments,
comme les boissons végétales, parfois abusivement présentés comme des « laits végétaux » (à
base par exemple de soja, de riz, d’amande, etc.). La substitution de préparations pour
nourrissons et préparations de suite par des boissons végétales chez les enfants de moins de 1 an
peut entraîner des déficiences, voire des carences nutritionnelles avec des manifestations
pathologiques d’autant plus sévères que l’insuffisance d’apport est précoce et que la
consommation est exclusive et prolongée (Anses 2013a).
La composition nutritionnelle du lait de vache et des laits d’autres mammifères (tels que la chèvre,
la brebis ou la jument) est différente de celle du lait maternel et ne répond pas à l’ensemble des
valeurs minimales et maximales définies par le règlement délégué (UE) 2016/127. A titre
d’exemple, on peut citer la teneur en protéines des laits de vache, de brebis, de chèvre et de
jument qui est deux ou trois fois supérieure à la valeur maximale réglementaire, la teneur en fer
des laits de vache, chèvre et jument qui est trois fois inférieure à la valeur minimale réglementaire
ou la teneur en acide alpha-linolénique du lait de vache qui est deux fois inférieure à la valeur
minimale réglementaire1.
De manière générale, le lait maternel ne peut être remplacé que par des préparations pour
nourrissons avant la diversification alimentaire. Après la diversification alimentaire, le risque
d’excès ou d’insuffisance d’apport sera d’autant plus élevé que la composition nutritionnelle de
l’aliment consommé en substitution du lait maternel sera éloignée de celle du lait maternel et qu’il
prendra une part importante dans l’alimentation de l’enfant.
Des règles d’hygiène sont préconisées pour la préparation et la conservation des biberons et sont
décrites en Annexe 2.
3.1.3.Diversification alimentaire
La diversification alimentaire est entendue ici comme l’introduction d’aliments autres que le lait
maternel ou les préparations infantiles, notamment des aliments solides. On peut diviser cette
période en deux étapes :
la découverte d’une alimentation diversifiée et de l’alimentation à la cuillère ou à la main ;
le passage aux aliments de la table familiale où l’enfant consomme la même nourriture que
le reste de la famille adaptée si nécessaire par exemple en ajustant la taille des morceaux ou
en supprimant certains aliments (voir paragraphe sur le contenu de l’alimentation plus loin).
Le passage de l’une à l’autre de ces étapes est progressif et doit répondre aux besoins de l’enfant.
est associé à des problèmes d’acceptation des textures plus complexes plus tard (Northstone et al.
2001, Coulthard, Harris, and Emmett 2009).
L’adéquation nutritionnelle entre les besoins du nourrisson et les nutriments apportés par le lait
maternel a été étudiée par l’OMS et l’Efsa pour les quelques nutriments dont le besoin n’était pas
défini uniquement sur la base des quantités apportées par le lait maternel, c’est-à-dire pour le fer,
le zinc, les vitamines A, D et K et pour les protéines. L’Efsa concluait en 2009 que l’allaitement
exclusif par une mère bien nourrie permet de couvrir les besoins en protéines, vitamine A, fer et
zinc des enfants nés à terme jusqu’à l’âge de 6 mois. Toutefois, pour une petite proportion
d’enfants, l’allaitement exclusif ne permet plus de couvrir les besoins en fer et zinc après l’âge de
4-6 mois (Efsa 2009, Fewtrell et al. 2017). Ce constat rejoint celui de l’OMS, qui, dans son rapport
sur l’alimentation des nourrissons à destination des pays européens, indique également que
quelques nourrissons peuvent avoir besoin d’aliments en complément du lait maternel avant
6 mois mais que ces aliments ne doivent pas être introduits avant 4 mois (OMS 2003). Par ailleurs,
les concentrations en vitamines D et K du lait maternel sont insuffisantes pour couvrir les besoins
du nourrisson, mais, au sein de l’Union européenne, les pratiques de supplémentation permettent
de pallier cette insuffisance (Efsa 2009).
En ce qui concerne la croissance et le risque d’obésité, peu d’essais contrôlés ont été réalisés.
L’Espghan (Fewtrell et al. 2017) rapporte trois essais randomisés comparant l’effet de la
diversification alimentaire à 4 mois et de la diversification à 6 mois, dont deux chez des
nourrissons allaités exclusivement (Cohen et al. 1995, Wells et al. 2012) et un chez des
nourrissons nourris avec des préparations infantiles (Mehta et al. 1998), ne montrant pas de
différence sur la croissance à court terme (6-12 mois). Les études sur l’effet de l’âge de
diversification alimentaire sur la croissance au-delà de 12 mois sont en majorité des études
d’observation. Leur interprétation est difficile du fait d’un possible lien de causalité inverse : une
croissance rapide du nourrisson entraînerait une diversification alimentaire plus précoce. Les
revues systématiques portant sur ces études d’observation ne rapportent pas d’association
évidente entre l’âge de diversification et les données anthropométriques ou le risque d’obésité
(Daniels et al. 2015, Moorcroft, Marshall, and McCormick 2011, Pearce, Taylor, and Langley-
Evans 2013). Elles rapportent toutefois quelques études jugées de bonne qualité suggérant un
indice de masse corporelle (IMC) plus élevé dans l’enfance et un risque ultérieur de surpoids ou
d’obésité plus élevé, lorsque la diversification est antérieure à 4 ou 3 mois (Brophy et al. 2009,
Hawkins et al. 2009, Zhou et al. 2011). Selon la conclusion de l’Espghan, il n’a pas été montré
qu’une diversification alimentaire entre 4 et 6 mois influence la croissance ou l’adiposité pendant la
petite enfance (0-3 ans), alors qu’une diversification avant 4 mois pourrait être associée à une
augmentation de l’adiposité plus tard dans la vie (Fewtrell et al. 2017).
Dans son rapport sur l’alimentation pendant la première année de vie, publié sous forme
préliminaire1, le SACN rapporte que très peu d’études ont porté sur l’influence de l’âge de la
diversification sur le risque de maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou leurs marqueurs
de risque tels que l’hypertension, la cholestérolémie ou l’insulinorésistance et qu’elles sont
insuffisantes pour conclure.
L’effet de l’âge de diversification sur le risque infectieux a été étudié principalement indirectement,
à travers les études portant sur la durée d’allaitement. Celles-ci suggèrent que l’allaitement exclusif
prolongé pourrait protéger les nourrissons du risque infectieux et du risque d’hospitalisation pour
infection, y compris dans les pays à haut niveau de revenus (Efsa 2009, Fewtrell et al. 2017). Les
études évaluant l’effet de l’âge de la diversification sur le risque infectieux chez les enfants allaités
et les enfants nourris avec des préparations infantiles sont rares. Elles suggèrent que c’est l’âge
1 Scientific Advisory Committee on Nutrition, Draft report “feeding in the first year of life”. Scientific consultation : 19 July
to September 2017
d’introduction des préparations infantiles et non pas l’âge de diversification alimentaire, qui
influence le risque d’admission à l’hôpital pour raison infectieuse (Morgan, Lucas, and Fewtrell
2004, Quigley, Kelly, and Sacker 2009). Cependant dans deux études, une diversification
alimentaire précoce (ayant lieu avant 3 mois) était associée à une augmentation des maladies
respiratoires (Forsyth et al. 1993) et de la morbidité infectieuse (Wright, Parkinson, and Drewett
2004), avec ou sans ajustement sur le type d’allaitement. Dans cette dernière étude, il n’y avait
pas d’influence de l’âge de diversification lorsque cette dernière débutait entre 4 et 8 mois (Wright,
Parkinson, and Drewett 2004). L’Efsa conclut ainsi qu’il ne semble pas y avoir d’effet de l’âge de
diversification alimentaire sur le risque infectieux lorsque la diversification a lieu après 4 mois.
En ce qui concerne la maladie cœliaque, des études d’observation ont amené l’Espghan à
recommander en 2008 d’éviter d’introduire le gluten avant 4 mois ou après 7 mois et de l’introduire
de préférence pendant que l’enfant est allaité (Agostoni et al. 2008). Par la suite, deux essais
contrôlés et randomisés étudiant l’effet de l’âge d’introduction du gluten sur le risque de
développer pendant l’enfance la maladie cœliaque chez des enfants génétiquement prédisposés
ont montré que l’âge d’introduction du gluten n’affectait pas l’incidence cumulée ni la prévalence
de maladie cœliaque (Lionetti et al. 2014, Vriezinga et al. 2014). Ainsi, en 2016, l’Espghan conclut
que le gluten peut être introduit entre 4 et 12 mois et qu’il convient d’éviter que de grandes
quantités de gluten soient apportées pendant les premières semaines suivant son introduction
(Szajewska et al. 2016).
En ce qui concerne le diabète de type 1 (DT1), l’Espghan reprend une revue systématique de
2016 ayant identifié neuf études portant sur les pratiques d’alimentation des nourrissons et le
risque de développer un DT1. De cette synthèse, il ressort que chez les enfants à risque de
développer un DT 1, l’introduction du gluten avant 3 mois est associée à un risque plus élevé de
développer un DT1, comparée à une introduction après 3 mois. Au-delà de 3 mois, l’âge
d’introduction du gluten n’a pas d’effet sur le risque de DT1 (Piescik-Lech et al. 2017).
Les recommandations relatives à la prévention des allergies alimentaires ont considérablement
évolué ces dernières années. L’Anses rejoint l’Espghan et la SFP et conclut que la diversification
alimentaire ne doit ni débuter avant l’âge de 4 mois, ni après l’âge de 6 mois, que l’enfant soit à
risque d’allergie alimentaire ou non (Anses 2018). Une fois que la diversification a commencé,
l’introduction des allergènes alimentaires majeurs tels que le lait de vache, l’œuf de poule et
l’arachide ne doit pas être retardée.
Ainsi, afin de réduire le risque éventuel d’obésité, d’infections, de maladie cœliaque et d’allergies
alimentaires, il est préférable, pour les enfants nés à terme, de débuter la diversification
alimentaire après l'âge de 4 mois (révolus). D’un autre côté, après 6 mois (révolus), le lait maternel
et les préparations infantiles ne permettent plus à eux seuls de couvrir les besoins nutritionnels de
l’enfant, ni d’apporter les stimulations nécessaires à son développement. Ainsi, il est préférable de
commencer la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois.
■ Contenu de l’alimentation
La diversification alimentaire est une étape de transition amenant l’enfant d’une consommation
exclusive de lait maternel ou de préparations infantiles vers une alimentation familiale. Ainsi, au
début de la diversification alimentaire, le lait maternel ou les préparations pour nourrissons puis les
préparations de suite restent la base de l’alimentation de l’enfant ; ensuite les quantités diminuent
progressivement entre 1 et 3 ans au profit des aliments solides.
Les aliments proposés lors de la diversification alimentaire peuvent être faits maison ou achetés
dans le commerce. L’Espghan estime qu’un aliment fait maison peut offrir l’opportunité d’une plus
grande variété de textures et flaveurs tout en correspondant aux habitudes socioculturelles
familiales (Fewtrell et al. 2017). Il permet en outre de contrôler les ingrédients utilisés. Dans ce
cas, il est nécessaire d’appliquer les mesures d’hygiène générales décrites en Annexe 2 afin de
réduire le risque microbiologique.
Les aliments pour nourrissons et enfants en bas âges commercialisés sont soumis à de
nombreuses règlementations. La directive 2006/125/CE1 impose des teneurs minimales et
maximales pour de nombreux nutriments (par exemple pour les protéines, les lipides et pour
nombre de vitamines et minéraux). Elle impose également une limite maximale commune pour la
plupart des pesticides et résidus de pesticides, fixée à 10 µg/kg. Cette limite est très inférieure aux
teneurs autorisées par la réglementation pour les aliments courants (Ghisolfi et al. 2013). Pour un
petit nombre de pesticides ou de métabolites de pesticides, une teneur maximale inférieure à celle
de 10 µg/kg est imposée par la directive. Enfin, l’usage de quelques autres pesticides est
également interdit dans la production des aliments agricoles destinés à des préparations à base de
céréales et à des aliments pour nourrissons et enfants en bas âges. D’autres réglementations
limitent la teneur en contaminants (tels que les dioxines et les PCB-dioxine like) (règlement (CE)
n°1881/2006/2). Une liste restreinte d’additifs autorisés est prévue par l’arrêté du 2 octobre 19973.
La réglementation impose également des critères stricts sur le plan microbiologique, en particulier
pour Listeria monocytogenes (règlement 2005/2073/CE).
Les besoins nutritionnels des enfants de moins de 3 ans sont caractérisés par un besoin rapporté
à l’apport énergétique total (AET) en lipides plus élevé que celui des adultes (Tableau 1) (Anses
2016a).
Tableau 1. Intervalles de référence des macronutriments pour les enfants de 0 à 3 ans et pour les
adultes
0-5 mois 6-11 mois 12-35 mois Adultes
Décroît
Intervalle de référence en
50-55 % progressivement 45-50 % 35-40 %
lipides (% de l’AET)
jusqu’à 45-50 %
Intervalle de référence en
7-15 % 6-15 % 10-20 %
protéines (% de l’AET)
Intervalle de référence en
40-50 % 40-55 %
glucides (% de l’AET)
AET : apport énergétique total
Le besoin en lipides est en grande partie couvert par le lait maternel ou les préparations infantiles
au début de la diversification. La SFP recommande de proposer au moins 500 mL de lait maternel
ou de préparation infantile jusqu’à au moins 1 an. Au fur et à mesure que la consommation de lait
maternel ou de préparations infantiles diminue, les lipides doivent être apportés par l’alimentation
solide, notamment les petits pots du commerce ou les préparations maison auxquelles des
matières grasses doivent ainsi être incorporées. Il est également recommandé d’en incorporer
dans les petits pots du commerce lorsqu’ils ne contiennent pas de matières grasses ajoutées. Il est
important de varier les matières grasses utilisées en privilégiant les huiles riches en acide alpha-
linolénique (telles que l’huile de colza et de noix). Les besoins en protéines des enfants de moins
de 3 ans rapportés à l’AET étant plus faibles que ceux des adultes et pour partie couverts par le
lait maternel ou les préparations infantiles, les apports en viande, poisson ou œuf (VPO) doivent
être modérés. La SFP propose d’apporter des VPO à hauteur de 10 g/j de 6 à 12 mois, 20 g/j de
1 à 2 ans, 30 g/j de 2 à 3 ans. La SFP recommande également de ne pas dépasser l’équivalent de
800 mL de lait après 1 an, afin d’éviter des apports protéiques trop élevés.
1Directive 2006/125/CE du 5 décembre 2006 concernant les préparations à base de céréales et les aliments pour bébés
destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge
2Règlement (CE) no1881/2006 de la commission du 19 décembre 2006 portant fixation de teneurs maximales
pour certains contaminants dans les denrées alimentaires
3 Arrêté du 2 octobre 1997 relatif aux additifs pouvant être employés dans la fabrication des denrées destinées à
l'alimentation humaine
Un certain nombre d’aliments ne sont pas adaptés à l’alimentation des enfants de moins de 3 ans
en raison de leur petite taille (risque d’étouffement), de leur teneur en contaminants, de leur
composition nutritionnelle ou des risques microbiologiques :
les petits aliments de forme cylindrique ou sphérique qui résistent à l’écrasement tels que les
fruits à coque, l’arachide et les grains de raisin ne doivent pas être consommés entiers en
raison du risque d’étouffement ;
le café, le thé, les sodas caféinés et les boissons dites énergisantes sont à éviter du fait de
leur teneur en caféine (Anses 2013c) ;
les édulcorants, en tant qu’additif sont interdits dans l’alimentation des enfants de moins de
trois ans (Règlement (CE) n°1333/20081). Les aliments en contenant, tels que les boissons
édulcorées, sont ainsi à éviter ;
les produits à base de chocolat sont à limiter du fait de leur teneur en nickel (Anses 2016c) ;
les produits à base de soja sont à limiter du fait de leur teneur en génistéine (Anses 2016c).
De manière générale, afin de favoriser un régime alimentaire sain à l’âge adulte, il convient de
développer chez l’enfant des habitudes alimentaires saines, parmi lesquelles une consommation
limitée de produits sucrés (tels que les bonbons, les crèmes dessert, les glaces, les boissons
sucrées, etc.), de fritures, de sel et de produits salés (tels que les biscuits apéritifs) et de
charcuteries.
Afin de permettre une couverture optimale des besoins en acides eicosapentaénoïque (EPA) et
docosahexaénoïque (DHA), tout en limitant le risque de surexposition aux contaminants
chimiques, l’Anses recommande la consommation de poisson deux fois par semaine, dont un à
forte teneur en EPA et DHA (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée), en variant les
espèces de poisson et les lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche, etc.)
(Anses 2013b). L’Anses rappelle également que :
les poissons d’eau douce fortement bioaccumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe,
silure) sont à consommer moins d’une fois tous les deux mois (Anses 2013b) ;
les poissons prédateurs sauvages (tels que notamment la lotte, le bar, l’anguille, le flétan,
le brochet, la dorade, la raie, le thon) sont à limiter (Anses 2013b) ;
l’espadon, le marlin, le siki, le requin et la lamproie sont à éviter en raison du risque lié au
méthylmercure (Anses 2013b).
Afin de réduire le risque microbiologique, il convient d’appliquer les mesures d’hygiène générales,
et d’éviter la consommation de certains aliments par les enfants de 0 à 3 ans (voir Annexe 2) :
le miel pour les nourrissons de moins d’un an ;
toutes les viandes crues ou peu cuites : il convient de cuire à cœur les viandes hachées et
produits à base de viande hachée ;
le lait cru et les fromages au lait cru, à l’exception des fromages à pâte pressée cuite comme
le gruyère ou le comté ;
les œufs crus et produits à base d’œufs crus ou insuffisamment cuits (tels que les mousses
au chocolat et mayonnaises faites maison) ;
les coquillages crus et le poisson cru.
1 Règlement (CE) no1333/2008 du parlement européen et du conseil du 16 décembre 2008 sur les additifs alimentaires.
certaines pratiques parentales telles que celle consistant à forcer l’enfant à finir son biberon ou
plus tard son assiette peuvent perturber la capacité de l’enfant à s’autoréguler en demandant à
l’enfant à suivre un signal extérieur parental plutôt que ses propres signaux internes (pour revue,
(Schwartz, Scholtens, et al. 2011)).
Le début et la fin d’un repas ne dépendent pas seulement de la capacité de l’enfant à s’autoréguler
mais aussi de l’interrelation entre l’enfant et son parent nourrisseur : le parent doit ainsi percevoir
les signaux de l’enfant, les interpréter de façon juste et apporter une réponse appropriée. Une
étude menée aux Etats-Unis chez des mères célibataires de faibles revenus montre une
corrélation inverse entre la sensibilité des mères aux signaux de rassasiement de leur enfant et la
prise de poids de leur enfant entre 6 et 12 mois (Worobey, Lopez, and Hoffman 2009). D’autres
études rapportent une méconnaissance des signaux de rassasiement par les mères ou une non
prise en compte de ces signaux, même lorsqu’ils sont plus explicites chez l’enfant de 2-5 ans
(Orrell-Valente et al. 2007, Sherry et al. 2004).
Parmi les signaux de faim émis par les jeunes enfants, on peut citer le fait de montrer du doigt des
aliments, en demander ou en prendre. Parmi les signaux de rassasiement, on peut citer le fait de
se laisser distraire, tourner la tête, ralentir la vitesse d’ingurgitation, refuser la cuillère, la repousser
ou fermer sa bouche quand la cuillère s’approche (Butte et al. 2004).
Même s’il est recommandé que les parents soient à l’écoute des signaux de faim et de
rassasiement de leur enfant, une surveillance régulière de la croissance staturopondérale est
nécessaire pour s’assurer que sa prise énergétique est ajustée à son besoin. Le suivi par un
professionnel de santé permet également d’accompagner les parents dans l’évolution des rythmes
de prises alimentaires : l’enfant sera amené progressivement vers un rythme structuré en quatre
prises alimentaires, qui sera suivi à l’école maternelle.
Pour qu’un aliment soit accepté facilement et entièrement, il doit être présenté plusieurs fois à
l’enfant (Sullivan and Birch 1994) et au début de la diversification (Cooke et al. 2004). Une étude
réalisée avec des enfants de 7 mois montre qu’au moins huit expositions sont nécessaires pour
qu’un aliment initialement rejeté soit accepté (Maier, Chabanet, Schaal, Issanchou, et al. 2007).
Cet effet était encore visible neuf mois après l’exposition répétée. L’effet de l’exposition répétée
sur son acceptation peut persister jusqu’à 6 ans (Maier-Noth et al. 2016). Chez les enfants de 4 à
7 mois, l’effet d’une exposition répétée se généralise à d’autres aliments proches (tel qu’un autre
légume) mais pas à des aliments d’autres groupes ni de texture différente (tels que de la viande)
(Birch et al. 1998).
Si répéter la présentation d’un nouvel aliment est efficace pour favoriser son acceptation lors des
premiers mois de diversification alimentaire, cela semble être moins efficace au fur et à mesure
que l’enfant grandit (Caton et al. 2014).
Rôle de l’exposition à une variété d’aliments
Une étude rapporte qu’au début de la diversification, l’exposition à une variété de légumes, par
comparaison à un seul légume, favorise l’acceptation de nouveaux légumes ou viandes (Gerrish
and Mennella 2001). L’effet de l’exposition à une variété de légumes au début de la diversification
sur l’acceptation de nouveaux aliments (légume, viande ou poisson) persiste jusqu’à deux mois
après la période d’exposition (Maier et al. 2008). Cette étude montre également que, sur une
période donnée, ce n’est pas tant le nombre d’aliments proposés qui favorise l’acceptation de
nouveaux aliments mais plutôt le fait d’en changer tous les jours. A l’âge de 6 ans, les enfants
exposés à une grande diversité appréciaient et consommaient plus les nouveaux légumes. Ils
acceptaient également mieux les légumes familiers et présentaient plus de désir de goûter les
nouveaux légumes qui leur étaient proposés (Maier-Noth et al. 2016). Une autre étude rapporte
que l’exposition à une variété de fruits favorise l’acceptation de nouveaux fruits mais pas de
nouveaux légumes (Mennella et al. 2008).
Cet effet positif de l’exposition à une diversité de fruits et légumes (décrit surtout pour les légumes)
sur l’acceptation de nouveaux fruits et légumes est également retrouvé dans une étude
d’observation (Lange et al. 2013).
Rôle de l’introduction des textures complexes
Du fait des capacités orales limitées du jeune enfant, la texture est une des propriétés de l’aliment
qui demande le plus d’adaptation de la part de l’enfant afin de gérer et d’avaler l’aliment. Comme
évoqué précédemment, les capacités d’alimentation orale se développent entre 6 et 10 mois,
lorsque l’enfant est stimulé par de nouvelles textures (Gisel 1991).
Environ un quart des enfants expérimentent des difficultés avec les aliments en morceaux.
Cependant, ces difficultés ne doivent pas être interprétées par les parents comme une raison de
retarder l’introduction de textures plus solides (Nicklaus 2017).
Plusieurs signes peuvent indiquer aux parents que l’enfant est prêt à consommer des aliments
ayant une texture moins lisse que la purée (S. Nicklaus, d’après le guide développé pour l’étude
interventionnelle pilote « Physiologie orale et Acceptabilité de la Texture de l’Aliment chez le jeune
enfant, PATATE »1 ) :
il sait maintenir sa tête et son dos droits dans sa chaise ;
il avale les purées lisses et épaisses sans aucun problème ;
il réalise des mouvements de mâchonnement quand il porte quelque chose à sa bouche ;
il est capable de tenir un aliment dans sa main et de le porter à sa bouche (il cherche à se
nourrir seul) ;
il se montre intéressé par le repas (par exemple, il essaye de prendre des aliments dans
l’assiette de ses proches).
Ainsi, le choix du moment doit être laissé à l’appréciation des parents, mais l’Espghan
recommande que cette étape ait lieu de 8 à 10 mois au plus tard (Fewtrell et al. 2017). Selon
d’autres auteurs, les données suggèrent que l’introduction des textures le plus tôt possible après
6 mois et certainement avant 12 mois est essentielle au développement des capacités orales de
l’enfant et à l’acceptation des aliments de textures plus complexes (Harris and Mason 2017).
Il est possible d’introduire une nouvelle texture à chaque repas. Différentes textures peuvent être
proposées successivement à l’enfant selon le développement de ses capacités :
purée lisses, pour découvrir le goût des aliments ;
purées épaisses et granuleuses ;
morceaux qui s’écrasent contre le palais (tels que les fruits très mûrs ou les légumes bien
cuits) ;
morceaux qui s’écrasent entre les doigts (tels que des petites pâtes, des demi-rondelles de
banane, des fromages mous) ;
morceaux qui se cassent avec les dents (tels que les petits dés de jambon, les petits
morceaux de viande, les légumes crus coupés en petits bâtonnets, les biscuits pour bébé).
Il est important de faire varier les textures des différents groupes d’aliments (lisse, granuleux,
juteux, spongieux, friable, sec, fibreux, croustillant, craquant, crémeux, pulpeux…) en adaptant la
taille et la dureté des morceaux aux capacités de l’enfant afin de développer ses capacités orales
et son acceptation des aliments de la table familiale (Harris and Mason 2017, Harris and Coulthard
2016, Nicklaus, Demonteil, and Tournier 2015). La manipulation avec les mains d’un aliment de
texture particulière pourrait également favoriser l’acceptation de cette texture, comme c’est le cas
dans une étude réalisée avec des enfants de 3 à 10 ans manipulant de la gelée (Nederkoorn et al.
2018).
Rôle de la qualité du contexte du repas et de la manière des parents de nourrir leur enfant
La qualité des interactions sociales et particulièrement des interactions parents-enfants joue
vraisemblablement un rôle dans l’acceptation de nouveaux aliments. Deux aspects de ces
interactions sont considérés : le style d’éducation et les pratiques parentales.
Style d’éducation
Le style d’éducation est défini comme la manière dont les parents interagissent avec l’enfant en
termes d’attitude et de comportements dans tous les domaines de l’éducation (Ventura and Birch
2008). Deux dimensions principales ont été définies par les sociologues : le degré d’exigence des
parents, c’est-à-dire le contrôle comportemental exercé sur l’enfant et le degré de réactivité des
parents, c’est-à-dire leur capacité à adapter les règles selon le comportement de l’enfant (Hughes
et al. 2005). Plusieurs revues de synthèse concluent que le style d’éducation en matière
d’alimentation, associant à la fois un niveau d’exigence élevé des parents mais également une
forte écoute des parents à l’égard de leur enfant, conduit au développement d’habitudes
alimentaires plus saines (Hughes et al. 2005, Ventura and Birch 2008, Blissett 2011, Vollmer and
Mobley 2013). Cependant, la plupart des études sur le sujet sont des études d’observation et un
lien de causalité inverse est également envisageable : dans ce cas, le style d’éducation parentale
serait une réponse au comportement de l’enfant, par exemple il est possible que les parents
adoptent un style autoritaire face un enfant dont le comportement est très difficile (notamment sur
l’alimentation).
Pratiques parentales
Les pratiques parentales incluent les pratiques utilisées pour contrôler ce que l’enfant mange,
quand et comment il le consomme. Elles dépendent davantage du contexte que le style parental :
un même parent peut avoir des pratiques parentales différentes selon les enfants de la même
famille, dépendant notamment de l’âge, du sexe ou du poids corporel de l’enfant (Ventura and
Birch 2008). Les pratiques parentales incluent plusieurs types de comportements :
en assurant l’approvisionnement en aliments, les parents choisissent de rendre certains
aliments plus disponibles que d’autres ;
les parents peuvent jouer un rôle de modèle en montrant à leur enfant leurs propres
pratiques alimentaires ;
ils peuvent influencer le comportement alimentaire de leur enfant en assurant un contrôle
parental, c’est-à-dire en lui interdisant la consommation de certains aliments ou en le
contraignant à manger d’autres aliments (Schwartz, Scholtens, et al. 2011) ;
ils peuvent également instrumentaliser l’alimentation, par exemple en utilisant un aliment
apprécié par l’enfant comme récompense ou pour le réconforter.
Un consensus émerge de la littérature : trop de contrôle parental, comme la restriction et la
contrainte, aurait des conséquences négatives (pour revue (Schwartz, Scholtens, et al. 2011)). La
restriction (par exemple l’interdiction de manger un aliment) semble favoriser la préférence pour
les aliments dont l’accès est restreint, augmenter l’attention portée à ces aliments et leur
consommation sans faim. La pression, c’est-à-dire forcer un enfant à manger en utilisant un ton
incisif ou des pratiques coercitives, serait également contreproductive. Ces pratiques réduisent les
capacités de l’enfant à autoréguler ses apports alimentaires et sont associées à plus de
comportements « difficiles ». On ne peut toutefois pas exclure qu’un lien de causalité inverse
puisse expliquer cette dernière association. Au contraire, mettre à disposition des aliments sains et
avoir un comportement alimentaire sain pouvant servir de modèle et conduire une exposition
répétée est susceptible de favoriser l’acceptation de nouveaux aliments.
Les pratiques de diversification alimentaire telles que la présentation répétée d’aliments variés en
goût et en texture en début de diversification, dans un contexte alimentaire chaleureux, peuvent en
amont limiter les conséquences de la néophobie alimentaire en termes de réduction de diversité
alimentaire. Pour gérer la néophobie alimentaire et la sélectivité, deux stratégies peuvent être
adoptées (Nicklaus and Monnery-Patris 2018) :
une stratégie reposant sur l’aliment : il s’agit d’augmenter la familiarité de l’aliment, sans
nécessairement le faire goûter, en multipliant l’exposition visuelle (par exemple en
emmenant l’enfant au marché), en lisant des livres sur l’aliment, en réalisant des jeux
sensoriels avec les aliments (basés sur le toucher, l’odeur), en cuisinant, jardinant, etc.
une stratégie reposant sur le contexte des repas : il s’agit de garder une ambiance calme
(sans distraction comme des jouets ou des écrans) et chaleureuse, dans laquelle les
parents ne forcent pas l’enfant à manger, mais montrent l’exemple en consommant eux-
mêmes les aliments ou en demandant à d’autres de montrer l’exemple.
En effet, manger est une situation sociale chez les jeunes enfants qui, n’étant pas capables de
s’alimenter par eux-mêmes, ni de faire des choix alimentaires appropriés, mangent au moins avec
une personne responsable de le nourrir. Les interactions entre les convives participent au
développement des comportements alimentaires des enfants. Les jeunes enfants apprennent
quels aliments sont appétissants en observant d’autres personnes qui mangent (Liberman et al.
2016). De plus, l’alimentation en contexte social a une incidence sur la quantité consommée,
l’acceptation de nouveaux aliments, la perception du goût des aliments et les choix alimentaires
(Lumeng and Hillman). L’influence des parents, d’autres adultes et des pairs sur le comportement
alimentaire a été reconnue. Parler de ce qui est consommé peut également influencer le
comportement alimentaire de l’enfant (Wiggins 2002).
3.1.4.Supplémentations
Des supplémentations en vitamine K et D sont prescrites par les médecins pour les nouveau-nés
et les enfants, selon des modalités recommandées par l’ANSM ou la SFP :
3.2.1.Apports en nutriments
Des travaux de l’Anses (Inca 3, EATi) et de la littérature (Bocquet and Vidailhet 2015) ont permis
d’identifier des nutriments pour lesquels les enfants de moins de 3 ans présentent un risque
d’inadéquation d’apports, par insuffisance ou excès. Ces éléments, croisés avec la caractérisation
des dangers liés à de telles insuffisances ou excès d’apports chez les enfants ont amené le CES à
s’intéresser, au-delà des macronutriments, au calcium, au fer et au sodium.
Quelques études estiment les apports en nutriments des enfants de 0 à 3 ans en France.
L’étude individuelle nationale des consommations alimentaires (Inca 3) a été menée, entre février
2014 et septembre 2015, sur le territoire français métropolitain auprès de 43 enfants de 0 à
11 mois et 156 enfants de 12 à 35 mois (Anses 2017). Les apports en nutriments n’ont été
calculés que chez les enfants qui n’étaient plus allaités au moment du recueil alimentaire.
L’étude des déterminants pré- et post-natals de la santé de l’enfant (Eden) suit une cohorte mère-
enfant (Yuan et al. 2016). Le recrutement a eu lieu entre 2003 et 2006. Les apports alimentaires
de 1275 enfants ont été recueillis à 8 et 12 mois. Les apports en nutriments n’ont été calculés que
chez les enfants qui n’étaient plus allaités au moment du recueil alimentaire.
L’étude longitudinale française depuis l’enfance (Elfe) est une étude de cohorte nationale, qui a
inclus environ 18 000 enfants nés en 2011 en France métropolitaine (Vandentorren et al. 2009).
Elle permet de suivre l’évolution des pratiques d’alimentation au cours de la première année de vie
mais ne permet pas d’évaluer les apports en nutriments.
Des calculs ont été réalisés spécifiquement dans le présent travail, à partir des données de l’étude
Eden, pour évaluer les apports en calcium, fer et sodium et, à partir des données de l’étude Elfe,
pour évaluer les données relatives à la consommation du lait de vache et l’âge de diversification
alimentaire ou d’introduction des textures non lisses.
Les données de l’étude Nutri-Bébé portant sur les comportements alimentaires et apports
nutritionnels chez les 0 à 3 ans, réalisée en 2013 par le secteur français des aliments de l’enfance
(SFAE) en partenariat avec les instituts de sondage CREDOC et TNS SOFRES ont été utilisées
afin d’estimer les apports en calcium, fer et sodium et les inadéquations d’apports. Cette étude, de
représentativité nationale, porte sur un échantillon de 1 188 enfants âgés de 15 jours à 35 mois
(Tavoularis 2015). Les résultats présentés ci-après portent sur un échantillon de 1 035 enfants de
15 jours à 35 mois non allaités. Les données de consommation ont été croisées avec la table de
composition du Ciqual et la table de composition nutritionnelle des aliments spécifiques pour bébé,
constituée pour l’étude. L’estimation du risque d’insuffisance d’apport pour les valeurs d’apport
basses en nutriments a été réalisée par l’Anses en utilisant la méthode du « point de coupure » par
le besoin nutritionnel moyen (BNM). Elle est définie comme la proportion d’individus dont les
apports nutritionnels sont inférieurs à leurs besoins individuels. Cette proportion est approchée par
la proportion d’individus dont les apports usuels sont inférieurs au BNM. La mesure du risque
1
http://ansm.sante.fr/S-informer/Informations-de-securite-Lettres-aux-professionnels-de-sante/Vitamine-K1-Roche-2-
mg-0-2-ml-Nourissons-solution-buvable-et-injectable-Modifications-du-schema-posologique-Lettre-aux-professionnels-
de-sante
nutritionnel pour les valeurs d’apport élevées a été réalisée par comparaison des apports usuels
avec la limite supérieure de sécurité (LSS). Il s’agit d’estimer la proportion d’individus dont les
apports sont supérieurs à la LSS. Les données utilisées ici pour les calculs de prévalence
d’inadéquation d’apports sont les données observées à partir de 3 jours de consommation. Elles
ne reflètent donc pas exactement les apports nutritionnels sur long terme que sont les apports
usuels. La distribution des apports observés est moins resserrée que celle des apports usuels. Par
conséquent, les prévalences d’inadéquation et de dépassement de LSS calculées sur la base des
données observées peuvent être surestimées.
Macronutriments
En ce qui concerne les macronutriments, la contribution lipidique moyenne à l’apport énergétique
totale est de 38 % et de 32 % pour les enfants de moins de 1 an et de 1 à 3 ans respectivement
dans l’étude Inca 3 (Tableau 2). Ces contributions sont bien inférieures à l’intervalle de référence
pour ces tranches d’âge qui est de 50-55 % de l’AET pour les enfants de 0 à 6 mois puis décroît
ensuite progressivement jusqu’à 45-50 % pour les enfants de 1 à 3 ans (Anses 2016a). Cette
faible contribution des lipides se fait au profit des glucides et également des protéines pour les
enfants de 1 à 3 ans.
De la même façon, dans l’étude Eden, la contribution lipidique moyenne est très en deçà de
l’intervalle de référence (Tableau 3) : 95 % des enfants de 8 mois et 98 % des enfants de 12 mois
avaient un apport inférieur à 40 % de l’AET alors que la limite inférieure de l’intervalle de référence
à ces âges est de 45 % (Yuan et al. 2016). La contribution moyenne des glucides à l’apport
énergétique était de 56 %, se situant ainsi au-delà de l’intervalle de référence pour cette tranche
d’âge (Anses 2016a). Dans l’étude Eden, 30 et 39 % des enfants consommaient du sucre ajouté
(sucre blanc ou roux, miel et confiture) à 8 et 12 mois respectivement.
Tableau 3. Apports en lipides et glucides des enfants de l’étude Eden (Yuan et al. 2016)
8 mois 12 mois
Apport moyen ± écart-type 31,4 ± 4,3 29,7 ± 4,8
% enfants dont l’apport est < 35 % 70,8 87,8
Lipides
% enfants dont l’apport est compris entre
(% AET) 24,2 10,3
35 et 39 %
% enfants dont l’apport est ⩾ 40 % 5,0 2,0
Apport moyen ± écart-type 56,2 ± 4,8 56,0 ± 5,7
Glucides
% enfants dont l’apport est < 45 % 2,1 4,3
(% AET)
% enfants dont l’apport est ≥ 45 % 97,9 95,7
Calcium
En ce qui concerne le calcium, l’apport moyen des enfants de 0 à 5 mois et des enfants de 6 à
11 mois dans l’étude Nutri-Bébé est supérieur à l’apport satisfaisant (AS) défini par l’Efsa (Efsa
2013, 2015a) (Tableau 4). L’adéquation de l’apport au besoin en calcium est donc globalement
satisfaisante. Chez les enfants de 12 à 35 mois, la prévalence d’insuffisance d’apport est faible
(Tableau 4). Aucun dépassement significatif de la LSS définie par l’Institute of Medicine (IoM 2011)
n’est observé dans cette étude. Dans l’étude Eden, les apports moyens (± écart-type) à 4, 8 et
12 mois sont respectivement de 519 ± 161, 584 ± 161 et 700 ± 172 mg/j. Dans l’étude Inca 3,
l’apport moyen (± écart-type) est de 541 ± 146 mg/j chez les enfants de 0 à 11 mois et de
801 ± 152 mg/j chez les enfants de 1 à 3 ans (Anses 2017), ce qui est globalement cohérent avec
les données de l’étude Nutri-Bébé.
Tableau 4. Apport moyen et médian en calcium chez les enfants de l’étude Nutri-Bébé et
pourcentages d’inadéquation d’apport
Apport moyen % d’insuffisance % de dépassement Références
± écart-type d’apport de limite de sécurité nutritionnelles
(mg/j) (mg/j)
0-5 AS = 200
mois 479 ± 129 NC 0,5 %, NS
LSS = 1000
6-11 AS = 280
mois 679 ± 155 NC 0%
LSS = 1500
12-35 BNM = 390
mois 759 ±191 2,6 % 0%
LSS = 2500
AS, apport satisfaisant ; BNM, besoin nutritionnel moyen ; LSS, limite supérieure de sécurité ; NC,
non calculé du fait de l’absence de BNM, NS, non significativement différent de zéro
Dans l’étude Nutri-Bébé, chez les enfants de 12 à 35 mois, si on compare les aliments
contributeurs de calcium, chez les enfants faibles consommateurs de calcium (c’est-à-dire
appartenant au 1er quartile de consommation) et chez les enfants forts consommateurs
(appartenant au 4e quartile de consommation), on constate que les quantités de calcium apportées
par tous les groupes d’aliments, notamment le lait de vache, les laitages, les fromages et les « laits
de croissance » sont plus élevées chez les forts consommateurs (Tableau 10 en Annexe 3).
Fer
En ce qui concerne le fer, l’apport moyen des enfants de 0 à 5 mois dans l’étude Nutri-Bébé est
supérieur à l’apport satisfaisant (AS) défini par l’Efsa (Efsa 2013) (Tableau 5). L’adéquation de
l’apport au besoin en fer est donc globalement satisfaisante dans cette classe d’âge. Ni l’Anses ni
l’Efsa n’ont à ce jour défini de limite supérieure de sécurité, il est donc impossible d’étudier les
éventuels excès d’apport. Pour les enfants de 6-11 mois et de 12-35 mois, l’apport moyen est
supérieur au BNM défini par l’Efsa (Efsa 2015b). Le pourcentage d’insuffisance d’apport s’élève à
un peu plus de 50 % chez les enfants de 6 à 11 mois et à 30 % chez les enfants de 12 à 35 mois.
Les principaux contributeurs de fer sont les préparations de suite et les « laits de croissance »
(Tableau 11 et Tableau 12, Annexe 3). D’autres aliments pourraient être des leviers intéressants
pour diversifier les apports, tels que les légumes et les légumineuses. Dans l’étude Eden, les
apports moyens à 4, 8 et 12 mois sont respectivement de 7,6 ± 2,5, 8,7 ± 2,9 et 8,2 ± 3,0 mg/j.
Dans l’étude Inca 3, l’apport moyen (± écart-type) est de 6,6 ± 2,1 mg/j chez les enfants de 0 à
11 mois et de 8,5 ± 4,3 mg/j chez les enfants de 1 à 3 ans (Anses 2017), ce qui est globalement
cohérent avec les données de l’étude Nutri-Bébé.
Tableau 5. Apport moyen et médian en fer chez les enfants de l’étude Nutri-Bébé et pourcentages
d’inadéquation d’apport
Apport moyen ± % d’insuffisance Références
écart-type (mg/j) d’apport nutritionnelles (mg/j)
0-5 mois 6,3 ± 1,9 NC AS = 0,3
6-11 mois 8,2 ± 2,7 51,1 % BNM = 8
12-35 mois 7,0 ± 3,2 30,9 % BNM = 5
AS, apport satisfaisant ; BNM, besoin nutritionnel moyen ; NC, non calculé du fait de l’absence de
BNM
Ces résultats doivent cependant être relativisés par les données sur le statut en fer des enfants.
Une étude transversale réalisée en France entre 2008 et 2009 auprès de 657 enfants de 6 mois à
6 ans estime que 3 % des enfants de 0,8 (soit environ 10 mois) à 2 ans et 5 % des enfants de 2 à
3 ans ont une déficience en fer définie par une ferritinémie inférieure à 10 µg/L (Sacri et al. 2018).
Dans cette étude, le risque de déficience en fer est faible et est associé à différents facteurs socio-
économiques, à savoir le fait que la mère soit immigrée, que la famille soit défavorisée et que la
mère ait un faible niveau d’études.
Sodium
En ce qui concerne le sodium, l’apport moyen dans l’étude Nutri-Bébé est de 193 mg/j chez les
enfants de 0 à 5 mois, 512 mg/j chez les enfants de 6 à 11 mois et 1082 mg/j chez les enfants de
12 à 35 mois (Tableau 6). Ni l’Anses ni l’Efsa n’ont défini à ce jour de référence nutritionnelle pour
le sodium. En l’absence de référence nutritionnelle reposant sur des critères consensuels, une
valeur maximale de 2994 mg (soit 7,6 g de sel) correspondant à la médiane des apports observés
dans l’étude Inca 2 (hors sel ajouté à table) a été choisie pour l’homme adulte de 70 kg dans le
cadre de la révision des repères de consommation alimentaires pour l’homme adulte. Si on
rapporte cette valeur au poids d’un enfant de 6 à 11 mois, soit 9 kg environ, on obtient 385 mg/j et
pour un enfant de 1 à 3 ans, soit 12 kg environ, on obtient 510 mg/j. Ainsi, les apports en sodium
seraient trop élevés pour une majorité d’enfants de 6 à 11 mois et la quasi-totalité des enfants de
12 à 35 mois.
Dans l’étude Eden, les apports moyens (± écart-type) à 4, 8 et 12 mois sont respectivement de
210 ± 82, 530 ± 276 et 751 ± 333 mg/j. Dans l’étude Inca 3, l’apport moyen (± écart-type) est de
416 ± 279 mg/j chez les enfants de 0 à 11 mois et de 1283 ± 374 mg/j chez les enfants de 1 à
3 ans (Anses 2017), ce qui est globalement cohérent avec les données de l’étude Nutri-Bébé.
Tableau 6. Distribution des apports en sodium (en mg/j) chez les enfants de 0 à 3 ans de l’étude
Nutri-Bébé
Apport
Apport au Apport au Apport Apport au Apport au
moyen ±
10e centile 25e centile médian 75e centile 90e centile
écart-type
(mg/j) (mg/j) (mg/j) (mg/j) (mg/j)
(mg/j)
0-5 mois 193 ± 71 136 156 181 205 254
6-11 mois 512 ± 333 244 307 434 602 820
12-35 mois 1082 ± 420 602 776 1023 1372 1643
Si on compare les aliments contributeurs de sodium chez les enfants de 12 à 35 mois faibles
consommateurs de sodium (c’est-à-dire appartenant au 1er quartile de consommation de sodium)
et chez les enfants forts consommateurs (appartenant au 4e quartile de consommation de sodium),
on constate que les quantités de sodium apportées par les « laits de croissance » et les petits pots
industriels sont plus élevées chez les faibles consommateurs (Tableau 13 en Annexe 3). En
revanche les quantités de sodium apportées par les plats composés, sauces, la viande, les
biscuits et les fromages sont nettement plus élevées chez les forts consommateurs qui semblent
donc plus avancés dans leur diversification. On constate également que les consommations de sel
de table sont dix fois plus élevées chez les forts consommateurs.
Sucre
En ce qui concerne le sucre, les données actuelles pour les enfants ne distinguent pas les apports
en lactose et galactose des autres sucres contenant du fructose (saccharose, sirops de glucose-
fructose, miel ou autres sirops et concentrés naturels contenant du fructose, fructose pur). Or des
effets délétères ont été observés avec des apports élevés de sucres contenant du fructose chez
l’adulte, ce qui a conduit l’Anses à fixer une limite supérieure de consommation pour les sucres
totaux hors lactose et galactose. Au vu des quantités de lactose apportées par l’alimentation des
enfants de moins de 3 ans, il est impossible de conclure sur l’éventuel risque sanitaire associé aux
apports en sucres hors lactose et galactose chez l’enfant de moins de 3 ans.
Dans l’étude Nutri-Bébé, la consommation de jus de fruits du commerce est observée à partir de la
tranche d’âge 12-17 mois, avec 51 % d’enfants consommateurs et celle des sodas à partir de la
tranche 18-23 mois avec 27 % de consommateurs (Le Heuzey and Turberg-Romain 2015). La
consommation de confiseries (bonbons, barres, tablettes de chocolat, etc.) est observée à partir de
la tranche d’âge 8-11 mois chez 7 % des enfants et concerne 78 % des enfants de 24-29 mois.
Dans l’étude Elfe (Gassama and Charles 2018), 54 % des enfants de 2 ans consommaient au
moins une fois par jour des gâteaux, biscuits et desserts lactés. Seuls 46 % ne consommaient
jamais de boissons sucrées de type soda ou sirops. Cette consommation de produits sucrés
semble difficilement compatible avec la mise en place d’habitudes alimentaires saines.
L’étude Nutri-Bébé rapporte que le lait de vache est consommé comme source principale de lait
par environ 2 % des enfants de 4 à 5 mois et 3 % des enfants de 6 à 7 mois (Bocquet and
Vidailhet 2015). Dans l’étude Elfe, 6 % des enfants de 6 mois consommaient du lait de vache,
mais moins de 1 % en consommait de manière exclusive. A l’âge de 1 an, 21 % des enfants
consommaient du lait de vache dont 15 % comme seule source de lait. Au-delà du risque
nutritionnel, cette consommation de lait de vache en substitution des préparations infantiles
conduit à observer des niveaux d’exposition nettement plus élevés, notamment pour les
contaminants apportés par les produits lactés (Anses 2016c). Par exemple, chez les enfants
consommant exclusivement du lait de vache, l’exposition totale aux PCDD/F (polychlorodibenzo-p-
dioxines et polychlorodibenzofuranes) est deux à trois fois supérieure et celle en PCB deux à six
fois supérieure à celle des enfants consommant des préparations infantiles (Anses 2016c).
Dans l’étude Nutri-Bébé, 6 % des enfants de moins de 3 mois avaient consommé d’autres aliments
que le lait maternel ou les préparations pour nourrissons, 31 % étaient diversifiés à l’âge de 4 mois
et 90 % l’étaient à 6 mois (Bocquet and Vidailhet 2015). Dans l’étude Elfe, la majorité des enfants
(62 %) commençaient la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois, 26 % la commençaient avant
4 mois et 12 % après 6 mois (Bournez et al. 2018). L’âge moyen d’introduction des textures non
lisses (fruits et légumes écrasés ou en petits morceaux (non mixés), viandes en petits morceaux)
était de 9 mois. Dans l’étude Nutri-Bébé, l’introduction de textures non lisses est rapportée à partir
de 6-7 mois, cependant la présence de morceaux n’est majoritaire qu’à partir de 12 mois et
l’alimentation lisse reste très présente jusqu’à 1 an (Bocquet and Vidailhet 2015).
Une étude menée auprès de 139 mères en France rapporte que 30 % d’entre elles ne proposaient
plus un aliment lorsqu’il était refusé une seule fois et 40 % ne le proposaient plus après deux refus.
Moins de 10 % des mères continuaient à proposer l’aliment après cinq refus (Maier, Chabanet,
Schaal, Leathwood, et al. 2007). Dans l’étude Nutri-Bébé, quand les enfants refusaient certains
aliments, 48 % des mères incitaient leur enfant à goûter et 5 % forçaient leur enfant à manger
tandis que 47 % n’insistaient pas. Dans ce cas, 17 % des mères proposaient autre chose et 30 %
proposaient de nouveau l’aliment une autre fois (Le Heuzey and Turberg-Romain 2015). Ainsi,
l’exposition des enfants à de nouveaux aliments lors de la diversification alimentaire n’est pas
suffisamment répétée.
En ce qui concerne le contexte d’alimentation, l’étude Elfe rapporte que la télévision fonctionnait
généralement pendant les repas chez 47 % des enfants de 2 ans (Gassama and Charles 2018).
Cette source de distraction pourrait détourner l’attention de l’enfant de son assiette, de ses
sensations et signaux de rassasiement et limiterait également la possibilité pour lui d’observer les
autres convives et leur comportement alimentaire.
La diversification alimentaire a lieu pour la majorité des enfants pendant la période recommandée
de 4-6 mois. En 2011, 26 % des enfants étaient toutefois diversifiés avant 4 mois et 12 % après
6 mois. L’âge moyen d’introduction des textures non lisses est satisfaisant mais l’alimentation lisse
reste très présente chez de nombreux enfants jusqu’à 1 an. Par ailleurs, l’exposition des enfants
aux nouveaux aliments lors de la diversification alimentaire n’est pas suffisamment répétée.
Les recommandations du présent avis ne s’appliquent, par principe, qu’aux enfants nés à terme et
ne nécessitant pas une prise en charge nutritionnelle particulière. Les enfants nés prématurés ou
présentant des pathologies doivent suivre un régime adapté à leur état dans le cadre d’une prise
en charge médicale individuelle.
Alimentation lactée
Le CES rappelle que les préparations pour nourrissons et préparations de suite ne doivent pas
être substituées par des boissons végétales chez les enfants de moins de 1 an.
Avant la diversification alimentaire, le lait maternel ne peut être remplacé que par des préparations
pour nourrissons. Après la diversification alimentaire, le risque d’excès ou d’insuffisance d’apport
sera d’autant plus élevé que la composition nutritionnelle de la boisson consommée en substitution
du lait maternel sera éloignée de celle du lait maternel et qu’il prendra une part importante dans
l’alimentation de l’enfant.
Parmi les préparations infantiles à base de protéines végétales, celles à base de soja ne devraient
pas être proposées durant les six premiers mois de vie de l’enfant, du fait notamment de leur
teneur en isoflavones. Par ailleurs, 10 à 14 % des nourrissons allergiques aux protéines de lait de
vache sont également allergiques aux protéines de soja. Le CES recommande ainsi de ne pas
utiliser ces préparations en première intention chez l’enfant allergique aux protéines de lait de
vache.
Diversification alimentaire
Afin de réduire le risque éventuel d’obésité, d’infections, de maladie cœliaque et d’allergies
alimentaires, il est préférable, pour les enfants nés à terme, de débuter la diversification
alimentaire après l'âge de 4 mois. D’un autre côté, après 6 mois, le lait maternel et les
préparations infantiles ne permettent plus à eux seuls de couvrir les besoins nutritionnels de
l’enfant ni d’apporter les stimulations nécessaires à son développement. Le CES « Nutrition
humaine » recommande ainsi de débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois. Une fois
que la diversification a commencé, il recommande d’introduire sans tarder les allergènes
alimentaires majeurs tels que les produits laitiers, l’œuf et l’arachide, que l’enfant soit à risque
d’allergie (du fait de son histoire familiale) ou non.
Au début de la diversification alimentaire, le lait maternel ou les préparations pour nourrissons puis
les préparations de suite restent la base de l’alimentation de l’enfant : ils doivent être apportés au
minimum à hauteur de 500 mL/j jusqu’à au moins un an. Ensuite, leur quantité doit diminuer
progressivement entre 1 et 3 ans au profit des aliments solides.
Afin de couvrir les besoins en fer de l’enfant après la diversification, le CES estime important de
proposer des aliments contributeurs à l’apport en fer tels que les légumes et la viande ou des
aliments enrichis en fer tels que le « lait de croissance » ou les céréales infantiles. Toutefois, afin
d’éviter des apports en protéines trop élevés, la quantité de lait ou équivalent ne devrait pas
dépasser 800 mL/j après un an et les quantités de viande, poisson et œuf devraient être de 10 g/j
de 6 à 12 mois, 20 g/j de 1 à 2 ans et 30 g/j de 2 à 3 ans. A contrario, les apports en lipides des
enfants de moins de 3 ans sont en moyenne insuffisants. Le CES recommande d’ajouter des
matières grasses (en les faisant varier) dans les préparations maisons et dans les « petits pots »
sans matière grasse ajoutée.
Afin de couvrir les besoins en EPA et DHA, le poisson devrait être proposé régulièrement, dans
l’objectif d’atteindre, à la fin de la diversification, deux occasions de consommation par semaine,
en proposant un poisson à forte teneur en EPA et DHA et en variant les espèces de poisson et les
lieux d’approvisionnement. Certaines espèces sont toutefois à éviter ou à limiter pour réduire le
risque lié aux contaminants chimiques.
Afin de favoriser des habitudes alimentaires saines à l’âge adulte, le CES recommande, dès la
diversification alimentaire, de limiter la consommation de produits sucrés (tels que les pâtisseries,
biscuits, chocolats et les boissons sucrées), de fritures, de produits salés (tels que les biscuits
apéritifs) et de charcuteries. De la même façon, il recommande ne pas ajouter de sel lors de la
préparation des repas et la consommation des aliments.
Le CES recommande de ne pas proposer aux enfants de moins de 3 ans de café, de thé, de
sodas caféinés et de boissons dites énergisantes en raison de leur teneur en caféine.
Il déconseille également de proposer des produits à base de soja aux enfants de moins de 3 ans.
Afin de réduire le risque microbiologique, il convient d’appliquer les mesures d’hygiène générales
et d’éviter la consommation de certains aliments par les enfants de 0 à 3 ans1 :
le miel pour les nourrissons de moins d’un an ;
toutes les viandes crues ou peu cuites : il convient de cuire à cœur les viandes hachées et
produits à base de viande hachée ;
le lait cru et des fromages au lait cru, à l’exception des fromages à pâte pressée cuite
comme le gruyère ou le comté ;
les œufs crus et produits à base d’œufs crus ou insuffisamment cuits (tels que les mousses
au chocolat et les mayonnaises faites maison) ;
les coquillages crus et le poisson cru.
Le CES estime qu’il est important de faire découvrir et accepter des aliments sains durant la
période qui s’étend entre le début de la diversification alimentaire et 18 mois. Certaines pratiques
de diversification alimentaire peuvent favoriser l’acceptation des aliments généralement moins bien
acceptés, tels que les légumes :
présenter de nombreuses fois (8-10 fois) un aliment initialement refusé par l’enfant, en
début de diversification ;
faire découvrir une grande diversité d’aliments en début de diversification, en proposant
quotidiennement des aliments différents ;
introduire des textures non lisses à partir de 8 mois et pas après 10 mois en faisant varier
les textures des aliments proposés et en adaptant la taille et la dureté des morceaux aux
capacités de l’enfant. Il convient toutefois, en raison du risque d’étouffement, de ne pas
proposer entiers des petits aliments de forme cylindrique ou sphérique qui résistent à
l’écrasement, tels que les fruits à coque, l’arachide et les grains de raisin ;
manger dans un contexte calme et chaleureux, sans distraction (telle que les écrans), dans
lequel les parents ne forcent pas l’enfant à manger mais encouragent à goûter, par
exemple en consommant eux-mêmes les aliments ;
ne pas utiliser les aliments appréciés comme récompense ou réconfort : cela renforce
l’attirance de l’enfant vers ces aliments souvent très sucrés ;
augmenter la familiarité des nouveaux aliments, sans nécessairement les faire goûter par
les enfants.
Afin de maintenir les capacités du nouveau-né et du jeune enfant à réguler lui-même ses apports
énergétiques selon ses besoins, le CES insiste sur l’importance de respecter les signaux de faim
et de rassasiement de l’enfant, quel que soit son âge. Ainsi, il est recommandé de ne pas forcer
l’enfant à finir son biberon ou son assiette. A table, il est conseillé de servir d’abord une petite
1Ces mesures s’appliquent aux enfants de 0 à 3 ans ici examinés, sans préjudices de leur application à des âges plus
avancés
quantité du plat puis de le proposer de nouveau si l’enfant a encore faim. L’adéquation des
apports énergétiques peut être vérifiée par la surveillance régulière de la croissance staturo-
pondérale de l’enfant.
1 Feeding infants and young children: An analysis of national food-based dietary guidelines and specific products
available in the EU market. 2018. Grammatikaki E,, Wollgast J., Caldeira S. Analyse réalisée dans le but de préparer un
acte délégué encadrant la composition nutritionnelle de ces produits, dans le cadre de la directive 2006/125/CE.
https://ec.europa.eu/jrc/en/publication/feeding-infants-and-young-children-analysis-national-food-based-dietary-
guidelines-and-specific.
des biscuits et biscottes) et de nombreux produits peuvent contribuer à apporter des quantités
considérables de sucres totaux aux enfants, soulignant l’importance d’établir des critères de teneur
en sucres qui devraient être suivis pour que ces produits soient adaptés à la consommation des
jeunes enfants.
Ainsi, avant que la règlementation n’encadre, le cas échéant, la teneur en sucres des produits
spécialement conçus pour les jeunes enfants, l’Anses recommande aux parents d’être vigilants sur
la teneur en sucres des aliments qu’ils proposent à leur enfant.
Dr Roger Genet
1 préparations à base de céréales et denrées alimentaires pour bébés (hors préparations infantiles) destinées aux
nourrissons et aux enfants en bas âge (moins de 3 ans)
MOTS-CLES
Préparations infantiles, préparations pour nourrissons, préparation de suite, allaitement,
diversification alimentaire, néophobie alimentaire, textures, exposition répétée, nutriment, aliment
Infant formula, follow-on formula, breast feeding, complementary feeding, food neophobia, texture,
repeated exposure, nutrient, food
GLOSSAIRE
Age en mois révolus : nombre entier de mois vécus par l’enfant à un instant donné
Enfant né à terme : enfant né après au moins 37 semaines d’aménorrhée
Enfant prématuré : enfant né avant 37 semaines d’aménorrhée
Lait de croissance : dénomination courante des aliments lactés destinés aux enfants en bas âge
définis par l’arrêté du 30 mars 1978 fixant les dispositions relatives à certains aliments lactés
destinés à une alimentation particulière. Ils sont destinés aux enfants à partir de 12 mois ou plus.
Beaucoup d’entre eux répondent aux critères de composition des préparations de suite.
Préparations infantiles : terme générique utilisé dans ce document pour désigner les préparations
pour nourrissons, les préparations de suite et le « lait de croissance ».
Préparations pour nourrisson : selon le règlement (UE) n°609/2013 du parlement européen, il
s’agit d’une denrée alimentaire destinée à être utilisée par des nourrissons pendant les premiers
mois de leur vie et qui répond à elle seule aux besoins nutritionnels de ces nourrissons jusqu’à
l’introduction d’une alimentation complémentaire appropriée. Les préparations pour nourrisson
sont destinées à remplacer le lait maternel jusqu’à ce que le nourrisson reçoive un repas complet
sans lait. Dans le langage courant, le terme « préparation 1er âge » ou « lait 1er âge » est souvent
utilisé.
Préparations de suite : selon le règlement (UE) n°609/2013 du parlement européen, il s’agit d’une
denrée alimentaire destinée à être utilisée par des nourrissons lorsqu’une alimentation
complémentaire appropriée est introduite et qui constitue le principal élément liquide d’une
alimentation progressivement diversifiée. Ce type de préparation est utilisé lorsque le nourrisson
commence à avoir au moins un repas complet par jour sans lait. Dans le langage courant, le terme
« préparation 2e âge » ou « lait 2e âge » est souvent utilisé.
Recommandation alimentaire : préconisation de consommation d’un aliment ou d’un groupe
d’aliments, permettant d’atteindre un repère alimentaire.
Référence nutritionnelle : valeur de référence concernant un nutriment. Il peut s’agir d’un besoin
nutritionnel moyen (BNM), d’une référence nutritionnelle pour la population (RNP), d’un apport
satisfaisant (AS), d’un intervalle de référence (IR) ou d’une limite supérieure de sécurité (LSS).
Repère alimentaire : niveau de consommation d’un aliment ou d’un groupe d’aliments ou autre
caractéristique de consommation, qui est favorable à la santé.
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ANNEXE 1
Président
M. François MARIOTTI – PR (AgroParisTech) – Spécialités : métabolisme des protéines, acides
aminés, besoins et recommandations nutritionnels, métabolisme postprandial, risque cardio-
métabolique, qualité des régimes
Membres
Mme Catherine ATLAN – MCU-PH (Centre Hospitalier de Luxembourg) – Spécialités :
endocrinologie, maladies métaboliques
Mme Catherine BENNETAU-PELISSERO – PR (Bordeaux Sciences Agro) – Spécialités : phyto-
estrogènes, isoflavones, perturbateurs endocriniens, santé osseuse, biodisponibilité, reproduction
Mme Marie-Christine BOUTRON-RUAULT – DR (CESP Inserm) – Spécialités : épidémiologie
nutritionnelle et des cancers, appareil digestif
M. Jean-Louis BRESSON – PU-PH (AP-HP Hôpital Necker - Enfants Malades, Centre
d'Investigation Clinique 0901) – Spécialités : épidémiologie, immunologie, nutrition infantile,
femmes enceintes et protéines
M. Olivier BRUYERE – PU (Université de Liège) – Spécialités : épidémiologie, santé publique,
ostéoporose
Mme Blandine de LAUZON-GUILLAIN – DR (Inra, CRESS, Villejuif) – Spécialités : épidémiologie,
nutrition infantile, nutrition des femmes enceintes et allaitantes, santé publique
Mme Anne GALINIER – MCU-PH (Université Paul Sabatier - CHU de Toulouse) – Spécialités :
métabolisme et physiopathologie des vitamines hydro et liposolubles et du fer
M. Jean-François HUNEAU – PR (AgroParisTech) – Spécialité : nutrition humaine, besoins et
références nutritionnelles
Mme Emmanuelle KESSE-GUYOT – DR (Inra, UMR Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam /
Université Paris 13 / CRESS) – Spécialités : épidémiologie, nutrition et pathologies, nutrition et
santé publique
Mme Corinne MALPUECH-BRUGERE – PU (Université Clermont Auvergne) – Spécialités :
nutrition des pathologies, métabolisme des macro- et micronutriments
Mme Catherine MICHEL – CR (Inra, UMR Inra / Université, Nantes) – Spécialités : nutrition
infantile, microbiote intestinal, fermentations coliques, prébiotiques
Mme Béatrice MORIO-LIONDORE – DR (Inra, Lyon) – Spécialités : nutrition humaine,
métabolisme énergétique
Président
Mme Isabelle VILLENA – CHU Reims. Parasitologie, infectiologie.
Membres
M. Jean-Christophe AUGUSTIN – Ecole nationale vétérinaire d’Alfort. Modélisation, appréciation
quantitative des risques, microbiologie des aliments
Mme Anne BRISABOIS – Anses, Laboratoire de sécurité des aliments. Microbiologie des aliments,
écologie microbienne, méthodes analytiques
M. Frédéric CARLIN – INRA. Microbiologie des aliments (produits végétaux), Listeria
monocytogenes, bactéries sporulées
M. Olivier CERF – Professeur émérite, Ecole nationale vétérinaire d’Alfort. Evaluation des risques
microbiologiques, microbiologie des aliments
M. Pierre COLIN – Professeur émérite. Université de Bretagne Occidentale. Hygiène et
microbiologie des aliments (viandes et produits carnés – volailles)
M. Philippe DANTIGNY – AgroSup Dijon. Mycologie, procédés de décontamination, écologie
microbienne
Mme Florence DUBOIS-BRISSONNET – AgroParisTech. Microbiologie des aliments, mécanismes
d'adaptation au stress, biofilms, hygiène des surfaces et des procédés
M. Michel FEDERIGHI – ONIRIS, Nantes. Hygiène et microbiologie des aliments (viandes et
produits carnés), procédés de décontamination
M. Benoit FOLIGNE – Faculté de pharmacie de Lille. Microbiote intestinal, interaction écosystème
alimentaire/microbiote
Mme Florence FORGET-RICHARD – INRA. Mycotoxines, champignons filamenteux, biochimie,
filières céréales
M. Philippe FRAVALO – Université de Montréal. Hygiène et microbiologie des aliments (viandes et
produits carnés)
M. Pascal GARRY – Ifremer, Nantes. Hygiène et microbiologie des aliments (viandes et produits
carnés, coquillages)
M. Michel GAUTIER – Agrocampus Ouest. Microbiologie des aliments, biologie moléculaire, génie
génétique
M. Laurent GUILLIER – Anses, Laboratoire de sécurité des aliments. Modélisation, appréciation
quantitative des risques, microbiologie des aliments
Mme Nathalie JOURDAN-DA SILVA – Santé publique France. Epidémiologie des maladies
entériques et zoonoses
M. Alexandre LECLERCQ – Institut Pasteur. Microbiologie des aliments (Listeria monocytogenes,
Yersinia entéropathogènes), méthodes phénotypiques et moléculaires
M. Simon LE HELLO – Institut Pasteur. Salmonella, épidémiologie, méthodes phénotypiques et
moléculaires
M. Eric OSWALD – CHU Toulouse. Infectiologie clinique, écologie microbienne, E. coli
Mme Nicole PAVIO – Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort. Virologie
Mme Sabine SCHORR-GALINDO – Université Montpellier 2. Mycologie, écologie microbienne
Mme Muriel THOMAS – INRA. Microbiote intestinal, probiotiques
PARTICIPATION ANSES
La coordination scientifique du projet a été assurée par l’unité d’évaluation des risques liés à la
nutrition de la Direction de l’évaluation des risques (DER), sous la direction de Mme Irène
MARGARITIS – PU détachée (Université Nice Sophia-Antipolis).
Coordination scientifique
Mme Anne MORISE – Chargée de projets scientifiques et techniques – Unité d’évaluation des
risques liés à la nutrition – Direction de l’évaluation des risques – Anses
Mme Pauline KOOH – Chef de projets scientifiques et techniques – Unité d’évaluation des risques
liés aux aliments – Direction de l’évaluation des risques – Anses (pour les aspects liés aux risques
microbiologiques)
Contribution scientifique
Mme Anne MORISE – Chargée de projets scientifiques et techniques – Unité d’évaluation des
risques liés à la nutrition – Direction de l’évaluation des risques – Anses
Mme Ariane DUFOUR – Chef de projets scientifiques et techniques – Unité méthodologie et
études – Direction de l’évaluation des risques – Anses
Secrétariat administratif
Mme Virginie SADE – Direction de l’évaluation des risques – Anses
M. Christophe DUPONT – PU-PH (AP-HP Hôpital Necker - Enfants Malades, Paris) – Spécialités :
pédiatrie, allergologie
M. Jean-Philippe GIRARDET – PU-PH (AP-HP – Hôpital Armand Trousseau, Paris) – Spécialités :
pédiatrie, nutrition infantile
M. François FEILLET – PU-PH (CHRU de Nancy, Hôpital de Brabois) – Spécialités : pédiatrie,
maladies héréditaires du métabolisme
M. Emmanuel MAS – PU-PH (Hôpital des enfants, Toulouse) – Spécialités : pédiatrie,
gastroentérologie, lipides
ANNEXE 2
Tableau 7. Principales mesures de prévention des risques microbiologiques d’origine alimentaire par
les consommateurs
Aliments Principales recommandations aux consommateurs
concernés
o Lavage des mains (après être allé aux toilettes, avant et pendant la préparation des aliments,
avant la prise de repas, après le contact avec des animaux, etc.).
o Les personnes présentant des symptômes de gastro-entérite doivent éviter de préparer des
repas pour les autres.
o Nettoyage et entretien régulier des surfaces de travail, des matériels et des ustensiles.
o Hygiène du réfrigérateur : nettoyage à chaque fois que des aliments ont souillé des surfaces.
o Respect de la chaîne du froid : maintien de la température à 4°C maximum dans la zone la
Tous plus froide du réfrigérateur et vérification de l’étanchéité de ses portes.
o Respect de la DLC des produits conditionnés et consommation rapide (dans les 3 jours après
achat) des aliments vendus au détail sans mention de la DLC.
o Réfrigération rapide des plats cuisinés (durée d’attente à température ambiante < 2h).
o Séparation des aliments crus et cuits :
- utilisation d’une planche à découper dédiée pour les viandes et poissons crus,
- les plats et ustensiles ayant servi à l’assaisonnement de la viande ou des poissons
crus doivent être nettoyés avant de recevoir des aliments cuits.
Viandes et produits Cuisson suffisante (> 70°C à cœur) des viandes de volailles et de boucherie.
carnés
Préparation pour nourrissons :
- Respect des règles de préparation et conservation des biberons :
o réduire à une heure au maximum le délai entre la préparation et la consommation
Lait et produits
si le produit est à température ambiante, et à 30 minutes s’il a été réchauffé,
laitiers
o conserver les repas/biberons reconstitués à 4 °C et au plus pendant 48h.
- Utiliser de préférence des préparations stériles sous forme liquide pour les nourrissons les
plus sensibles à l’infection.
Les préparations domestiques à base d’œufs sans cuisson (mayonnaise, crèmes, mousse au
Œufs et
chocolat, pâtisseries, etc.) doivent être préparées le plus près possible du moment de la
ovoproduits
consommation, maintenues au froid et consommées dans les 24 heures.
Poissons
- Cuisson à cœur du poisson (65°C)
- Pour les amateurs de poisson crus (sushis, filets, marinades, carpaccio, etc.) : congélation
pendant 7 jours dans un congélateur domestique, éviscération rapide du poisson pêché.
Produits de la mer
Coquillages
et des eaux douces
- Éviter la consommation de coquillages s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage
autorisée et contrôlée, ou alors réaliser une cuisson prolongée.
- Consommation des coquillages bivalves vivants ainsi que des fruits de mer crus dans les
deux heures qui suivent leur pêche/cueillette ou leur sortie du réfrigérateur.
- Lavage soigneux des végétaux (fruits, légumes et herbes aromatiques), cuire les aliments si
les conditions de lavage ne peuvent pas être appliquées par manque d’eau potable.
Végétaux
- Dans les pays à faible niveau d’hygiène : éviter la consommation de jus de fruits frais non
pasteurisés.
Certaines catégories de la population ont une probabilité plus forte que la moyenne de développer, après
exposition au danger, des symptômes, des formes graves ou des complications d’une maladie infectieuse
d’origine alimentaire. Il s’agit des nourrissons, des jeunes enfants, des personnes âgées, des femmes
enceintes, des personnes immunodéprimées ou atteintes de maladies chroniques.
Ces populations sensibles se caractérisent par un déficit du système immunitaire qui peut être physiologique
(cas des nourrissons, jeunes enfants, personnes âgées, femmes enceintes) ou lié à une maladie chronique
ou à un traitement immunosuppresseur.
Les principales infections associées aux populations considérées dans le cadre de cette saisine sont
présentées dans le tableau 8.
Tableau 8. Principales maladies ou complications pouvant survenir chez des populations spécifiques
Populations sensibles Maladies ou complications liés à des pathogènes d’origine alimentaire
Enfants 0-5 ans Infections néonatales liés à Cronobacter spp. ou Salmonella.
Botulisme infantile lié aux spores de Clostridium botulinum.
Syndrome hémolytique et urémique lié aux E. coli entérohémorrhagiques.
Déshydratation sévère associée à une gastroentérite (Yersinia, Vibrio, Rotavirus,
Cryptosporidium).
L’éviction de certains aliments par les populations sensibles permet de réduire le risque d’infection. Les
principaux aliments à éviter sont présentés dans le tableau 9.
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Avis de l’Anses
Saisine n°2017-SA-0145
Date version
Nom Population sensible Principaux aliments concernés Recommandations aux consommateurs
fiche
crèmes, mousse au chocolat, pâtisseries, etc.) devraient être
consommées sans délai après leur préparation ou maintenues
au froid pour être consommées dans les 24 heures Il est
recommandé aux personnes âgées, aux personnes
immunodéprimées, aux jeunes enfants et aux femmes
enceintes, de ne pas consommer d’œufs crus ou peu cuits
Yersinia enterocolitica Y. enterocolitica. enfants de moins de 10 Viande de porc, lait cru, végétaux, Règles d’hygiène de base Révision
/ ans salades composées Cuisson suffisante de la viande de porc 2018
Y. pseudotuberculosis Y. pseudotuberculosis : personnes de Lavage soigneux des légumes
plus de 60 ans. Les personnes infectées doivent éviter de manipuler les aliments
Les sujets avec une surcharge en fer,
cirrhose, diabète et immuno-suppression
sont prédisposés à développer une
forme grave de localisation profonde ou
une septicémie
Virus
Rotavirus Enfants de moins de cinq ans. Coquillages bivalves, végétaux, eau, Règles d’hygiène de base Avril 2012
tout type d’aliments manipulés et Les sujets infectés doivent éviter de manipuler les aliments
consommés en l’état ou Lavage soigneux des végétaux
insuffisamment cuits Éviter la consommation de coquillages, s’ils ne proviennent pas
d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée, ou alors après cuisson
prolongée
Parasites
Cryptosporidium spp. Les personnes immunodéprimées Eau ; coquillages bivalves, fruits et Règles d’hygiène de base Révision
souffrant d’atteinte des voies biliaires légumes (salades, carottes, radis, Lavage soigneux des légumes, cuire les aliments si les conditions de 2018
Jeunes enfants etc.) lavage ne peuvent pas être appliquées par manque d’eau potable
Autres recommandations en particulier pour les personnes
immunodéprimées et les jeunes enfants, et dans les pays à
faible niveau d’hygiène : ne pas boire d’eau de surface non traitée
ou d’eau provenant d’un puits ou d’une source non contrôlés ; éviter
la consommation de jus de fruit frais non pasteurisés, de glace dont
la provenance ou les modalités de préparations ne sont pas sûres,
ou encore de coquillages crus, s’ils ne proviennent pas d’une zone
d’élevage autorisée ou contrôlée.
ANNEXE 3
Tableau 10. Aliments contributeurs de calcium (mg/j et %) chez les faibles (1er quartile de
consommation) et les forts (4e quartile de consommation) consommateurs de calcium de 12 à 35
mois non allaités
Faibles consommateurs Forts consommateurs
de calcium (1er quartile) de calcium (4e quartile)
mg/j % mg/j %
Préparations 1er âge BB 3,1 0,6 % 0,0 0,0 %
Préparation 2ème âge BB 4,8 0,9 % 4,0 0,4 %
Boissons lactées BB 13,5 2,5 % 6,0 0,6 %
Lait/préparation croissance BB 81,2 15,4 % 130,0 12,9 %
Desserts lactés BB 5,1 1,0 % 7,5 0,7 %
Autres desserts lactés BB 3,4 0,6 % 5,0 0,5 %
Céréales infantiles BB 3,6 0,7 % 12,4 1,2 %
Biscuits BB 1,4 0,3 % 3,5 0,4 %
Soupe type lait et/ou légumes BB 0,4 0,1 % 1,8 0,2 %
Légumes seuls ou légumes et/ou féculents BB 2,7 0,5 % 5,8 0,6 %
Viande seule BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Légumes/viande BB 2,6 0,5 % 2,5 0,2 %
Légumes/poisson BB 0,6 0,1 % 1,1 0,1 %
Desserts fruits et compotes de fruits BB 0,8 0,2 % 0,8 0,1 %
Jus de fruits ou légumes, boissons aromatisées non lactées BB 0,0 0,0 % 0,1 0,0 %
Poudres vanillées ou cacaotées BB 0,0 0,0 % 0,3 0,0 %
Divers BB 0,0 0,0 % 0,1 0,0 %
Lait courant 91,1 17,3 % 347,2 34,5 %
Boissons lactées et laits aromatisés 0,1 0,0 % 0,0 0,0 %
Lais d'autres animaux et boissons végétales 0,6 0,1 % 0,0 0,0 %
Laitages 97,5 18,5 % 145,8 14,5 %
Autres desserts lactés 14,6 2,8 % 21,5 2,1 %
Fromages 33,4 6,3 % 100,7 10,0 %
Céréales petit déj. et barres de céréales 12,3 2,3 % 9,7 1,0 %
Pain 11,0 2,1 % 13,5 1,3 %
Biscuits 21,1 4,0 % 27,0 2,7 %
Potages 11,6 2,2 % 17,8 1,8 %
Légumes seuls autres que PDT 18,8 3,6 % 39,2 3,9 %
Pomme de terre seule 4,5 0,8 % 4,0 0,4 %
Féculents 4,2 0,8 % 4,7 0,5 %
Viande et jambon 3,0 0,6 % 4,0 0,4 %
Œuf 2,2 0,4 % 2,2 0,2 %
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Avis de l’Anses
Saisine n°2017-SA-0145
Tableau 11. Aliments contributeurs de fer (mg/j et %) chez les faibles (1er quartile de consommation)
et les forts (4e quartile de consommation) consommateurs de fer de 6 à 11 mois non allaités
Faibles consommateurs Forts consommateurs
de fer (1er quartile) de fer (4e quartile)
mg/j % mg/j %
Préparations 1er âge BB 0,5 9,2 % 0,1 0,7 %
Préparation 2ème âge BB 1,5 31,1 % 5,3 45,2 %
Boissons lactées BB 0,3 6,3 % 0,4 3,5 %
Lait/préparation croissance BB 0,1 2,2 % 1,1 9,7 %
Desserts lactés BB 0,1 1,1 % 0,0 0,3 %
Autres desserts lactés BB 0,0 0,1 % 0,0 0,0 %
Céréales infantiles BB 0,6 12,0 % 1,4 11,6 %
Biscuits BB 0,0 0,8 % 0,1 0,6 %
Soupe type lait et/ou légumes BB 0,0 0,7 % 0,0 0,1 %
Légumes seuls ou légumes et/ou féculents BB 0,2 4,2 % 0,2 1,9 %
Viande seule BB 0,0 0,1 % 0,0 0,0 %
Légumes/viande BB 0,4 8,1 % 0,3 2,2 %
Légumes/poisson BB 0,1 2,1 % 0,1 1,2 %
Desserts fruits et compotes de fruits BB 0,2 3,2 % 0,1 1,2 %
Jus de fruits ou légumes, boissons aromatisées non lactées BB 0,0 0,2 % 0,0 0,0 %
Poudres vanillées ou cacaotées BB 0,0 0,0 % 0,0 0,1 %
Divers BB 0,0 0,1 % 0,0 0,0 %
Lait courant 0,1 1,4 % 0,0 0,0 %
Boissons lactées et laits aromatisés 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Lais d'autres animaux et boissons végétales 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Laitages 0,1 2,2 % 0,1 0,7 %
Autres desserts lactés 0,0 0,1 % 0,1 0,6 %
Fromages 0,0 0,0 % 0,0 0,1 %
Céréales petit déj. et barres de céréales 0,0 0,9 % 0,0 0,1 %
Pain 0,0 0,3 % 0,0 0,1 %
Biscuits 0,1 2,0 % 0,1 0,6 %
Potages 0,1 1,0 % 0,2 1,9 %
Légumes seuls autres que PDT 0,2 3,4 % 1,5 12,9 %
Pomme de terre seule 0,1 1,3 % 0,1 1,0 %
Féculents 0,0 0,3 % 0,0 0,2 %
Viande et jambon 0,1 1,0 % 0,1 0,5 %
Œuf 0,0 0,0 % 0,0 0,3 %
Poisson 0,0 0,3 % 0,0 0,2 %
Charcuterie autre que jambon 0,0 0,1 % 0,1 0,6 %
Plats composés 0,0 0,4 % 0,0 0,3 %
Tableau 12. Aliments contributeurs de fer (mg/j et %) chez les faibles (1er quartile de consommation)
et les forts (4e quartile de consommation) consommateurs de fer de 12 à 35 mois non allaités
Faibles consommateurs Forts consommateurs
de fer (1er quartile) de fer (4e quartile)
mg/j % mg/j %
Préparations 1er âge BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Préparation 2ème âge BB 0,0 0,0 % 0,2 2,2 %
Boissons lactées BB 0,0 0,7 % 0,4 3,6 %
Lait/préparation croissance BB 0,1 1,7 % 4,9 42,1 %
Desserts lactés BB 0,0 0,0 % 0,0 0,2 %
Autres desserts lactés BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Céréales infantiles BB 0,1 3,9 % 0,9 7,9 %
Biscuits BB 0,0 0,6 % 0,1 0,4 %
Soupe type lait et/ou légumes BB 0,0 0,2 % 0,0 0,2 %
Légumes seuls ou légumes et/ou féculents BB 0,0 1,0 % 0,1 1,0 %
Viande seule BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Légumes/viande BB 0,1 3,0 % 0,2 1,5 %
Légumes/poisson BB 0,0 0,6 % 0,1 0,7 %
Desserts fruits et compotes de fruits BB 0,0 0,7 % 0,1 0,6 %
Jus de fruits ou légumes, boissons aromatisées non lactées BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Poudres vanillées ou cacaotées BB 0,0 0,3 % 0,0 0,4 %
Divers BB 0,0 0,0 % 0,0 0,1 %
Lait courant 0,2 4,6 % 0,0 0,1 %
Boissons lactées et laits aromatisés 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Lais d'autres animaux et boissons végétales 0,0 0,4 % 0,0 0,0 %
Laitages 0,1 3,8 % 0,1 1,0 %
Autres desserts lactés 0,1 1,9 % 0,1 1,0 %
Fromages 0,0 0,8 % 0,0 0,2 %
Céréales petit déj. et barres de céréales 0,1 3,1 % 0,4 3,8 %
Pain 0,1 4,0 % 0,2 1,9 %
Biscuits 0,4 11,2 % 0,5 4,0 %
Potages 0,1 3,2 % 0,2 1,8 %
Légumes seuls autres que PDT 0,3 8,4 % 1,2 10,8 %
Pomme de terre seule 0,1 4,2 % 0,2 1,4 %
Féculents 0,1 2,8 % 0,1 0,8 %
Viande et jambon 0,2 7,2 % 0,4 3,3 %
Œuf 0,0 1,3 % 0,0 0,4 %
Poisson 0,0 1,4 % 0,1 0,5 %
Charcuterie autre que jambon 0,1 1,7 % 0,1 0,8 %
Plats composés 0,2 5,7 % 0,1 1,3 %
Tableau 13. Aliments contributeurs de sodium (mg/j et %) chez les faibles (1er quartile de
consommation) et les forts (4e quartile de consommation) consommateurs de sodium de 12 à 35
mois non allaités
Faibles consommateurs Forts consommateurs
de sodium (1er quartile) de sodium (4e quartile)
mg/j % mg/j %
Préparations 1er âge BB 0,7 0,1 % 0,5 0,0 %
Préparation 2ème âge BB 6,1 1,0 % 0,0 0,0 %
Boissons lactées BB 6,4 1,1 % 5,4 0,3 %
Lait/préparation croissance BB 73,5 12,2 % 27,8 1,7 %
Desserts lactés BB 5,7 0,9 % 0,8 0,0 %
Autres desserts lactés BB 3,6 0,6 % 0,5 0,0 %
Céréales infantiles BB 1,5 0,3 % 0,5 0,0 %
Biscuits BB 0,9 0,1 % 0,3 0,0 %
Soupe type lait et/ou légumes BB 6,9 1,1 % 1,9 0,1 %
Légumes seuls ou légumes et/ou féculents BB 17,3 2,9 % 3,1 0,2 %
Viande seule BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Légumes/viande BB 37,9 6,3 % 12,3 0,7 %
Légumes/poisson BB 13,0 2,2 % 3,5 0,2 %
Desserts fruits et compotes de fruits BB 1,0 0,2 % 0,2 0,0 %
Jus de fruits ou légumes, boissons aromatisées non lactées BB 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Poudres vanillées ou cacaotées BB 0,4 0,1 % 0,2 0,0 %
Divers BB 2,7 0,4 % 0,5 0,0 %
Lait courant 59,8 9,9 % 86,1 5,2 %
Boissons lactées et laits aromatisés 0,0 0,0 % 0,0 0,0 %
Lais d'autres animaux et boissons végétales 0,8 0,1 % 0,0 0,0 %
Laitages 34,1 5,6 % 42,0 2,5 %
Autres desserts lactés 4,7 0,8 % 14,6 0,9 %
Fromages 34,2 5,7 % 102,2 6,2 %
Céréales petit déj. et barres de céréales 5,3 0,9 % 29,2 1,8 %
Pain 24,1 4,0 % 82,3 5,0 %
Biscuits 35,5 5,9 % 136,4 8,2 %
Potages 12,0 2,0 % 70,8 4,3 %
Légumes seuls autres que PDT 50,6 8,4 % 98,0 5,9 %
Pomme de terre seule 11,6 1,9 % 35,2 2,1 %
Féculents 19,2 3,2 % 50,1 3,0 %
Viande et jambon 44,0 7,3 % 134,5 8,1 %
Œuf 3,2 0,5 % 3,4 0,2 %
Poisson 11,2 1,8 % 48,8 2,9 %
Charcuterie autre que jambon 16,2 2,7 % 84,4 5,1 %
Plats composés 27,0 4,5 % 227,1 13,7 %
ANNEXE 4