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Lettre ouverte à Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, Président du

C N R D, Président de la République, Chef de l'état, Chef Suprême des


Armées.

Objet : Dénonciation de pratiques frauduleuses et abus de pouvoir au


sein du système judiciaire et intervention.

A Son Excellence Monsieur le Président de la République,


de Guinée Conakry,

Excellence Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de vous adresser cette correspondance afin d’attirer votre


haute attention sur des dérives graves constatées au sein du système
judiciaire guinéen, en particulier au Tribunal de Première Instance de
Kindia.

En effet, des faits de faux et usage de faux, d’extorsion de biens mobiliers


et immobiliers, ainsi que des entraves à l’exécution de décisions de
justice sont régulièrement perpétrés par certains magistrats, notamment
des procureurs de la République et des greffiers en chef, au mépris des
principes fondamentaux du droit et de l’équité.

Contexte et illustration des abus

Lors de la prise de pouvoir par le CNRD, un mea-culpa public avait été


exprimé par des magistrats, reconnaissant l’existence de jugements
rendus sous influence. Cependant, force est de constater que ces
pratiques avaient existé avant, certes, mais exacerbés aujourd'hui,
alimentant corruption, impunité et insécurité juridique.

À titre d’exemple, une affaire domaniale en cours depuis près de six ans,
depuis le Tribunal de Première Instance (T P I) de Kindia en octobre
2019, à date, devant la 3ᵉ chambre de la Cour d’Appel Conakry, illustre
ces abus. Elle oppose les héritiers légitimes de feu El Hadj Fodé Keralla
SYLLA représenté par Fodé Moustapha SYLLA,
C/
- M. Abdoulaye SYLLA
- M. Fodé SYLLA, (défendeurs) en charge simplement de la garde du
domaine, sans aucune attestation de cession légale, encore moins de
titre foncier légal, bénéficiant tout simplement d’un appui indéfectible de
magistrats influents :
Les procureurs Maîtres Amadou DIALLO (ancien procureur de Kindia,
actuellement au Ministère de la Justice Garde des Sceaux) et Damou
CAMARA (actuel procureur du TPI de Kindia), ainsi que Madame
Kadiatou DIABY (ancienne greffière en chef, aujourd’hui à la retraite) ont
systématiquement entravé l’exécution de la décision grossifiée de justice
du jugement :
- Numéro 23/ du 11 octobre 2019, rendu par feu Hammady Seck alors
Président du TPI Kindia et confirmé par une 2ème décision du jugement
- Numéro 049 / greffe du 04 mai 2023, rendu par Maître Djomandé
CONDÉ, ordonnant le déguerpissement, annulation de ventes, paiement
de dommages intérêts etc.., de ce fait, favorables aux propriétaires
légitimes, demandeurs (héritiers de feu Fodé Kerfalla SYLLA); légitimé
reconnue par le service compétent de l'habitat, suite à une série
d'enquêtes officielles instruites par le Tribunal de Première Instance (T P I
) de Kindia, au temps de Maître Amadou DIALLO alors Procureur.

Malgré les ordonnances d’arrêt des travaux par :

Feu Maître Hammady SECK, ancien Président du Tribunal de Kindia, et


Maître Djomadé CONDÉ, Président, les sus nommés Procureurs Maîtres
Amadou DIALLO et Damou CAMARA ainsi que la greffière en Chef ont
persisté dans leur refus de prêter main forte à l'huissier Maître CISSOKO.
Afin d’exécuter ces décisions, favorisant ainsi les occupants illégaux.
Au total :
- des ordonnances aux fins d'arrêt des travaux produites par le président
du tribunal de kindia Hammady Seck pendant que le procès suit son
cours, et signifiées aux défendeurs. Ces ordonnances ont souffert
d'exécution tout le temps que le procès dure jusqu"à date ; du fait des
procureurs M. Amadou DIALLO et Damou CAMARA.

- Un (01) procès-verbal de constat de rebellion (mercredi 30 décembre


2020 A 11 Heures 15 Minutes, par l'ETUDE DU MAÎTRE ABOUBACAR
AMINATA CAMARA Huissier de justice, commune de Kindia, sans effet.
- Trois (3) significations commandement de libérer les lieux 1. ETUDE DE
MAÎTRE MAMADOU ALIMOU BARRY (l'an deux mille vingt et un
Et le 08 juin à 11 Heures 57 Minutes);
2. ETUDE DE MAÎTRE Aboubacar Aminata CAMARA Huissier tél.
620628807, de L'AN DEUX MILLE VINGT-UN
ET LE 24 Novembre A 14 heures 23 MINUTES,
3. ETUDE DE MAÎTRE Aboubacar Aminata CAMARA Huissier tél.
620628807, de L'AN DEUX MILLE VINGT-Deux et 29 Mars à 12H 21
minutes,
Toutes restées sans suite du fait de l'opposition du Procureur Amadou
DIALLO (alors aux affaires) et le Procureur Damou CAMARA en poste.
Enfin de compte, contre toute attente, après expiration de délai d'appel,
c'est le Procureur Damou qui nous informe que notre jugement est à la
cour d'appel, tout en nous précisant le jour d'audience.

- Là, suite à la recommandation de notre Huissier Maître CISSOKO, une


requête du CABINET ASS & CONSEILS de Maître Abdoulaye Sékou
SYLLA avocat à la cour (tél. 664 24 83 55), a été adressée à la
Présidente de la 3ème Chambre Civile Économique et Administrative de
la Cour d'appel de Conakry Madame Hadja Mariama DOUMBOUYA.
L'ordonnance Num.
371/CAB/PP/CA/CKRY/2023 du 1er août 2023 d'arrêt immédiat des
travaux a été émise. Ironie du sort, le Procureur Damou, après avoir
signé la réquisition Ñ REFF.76../PR/CAB/TPI/KINDIA/2023, en date du
27/10/2023, transmis par l'huissier de justice Maître CISSOKO (SOIT
TRANSMIS Ñ 136 /EMLC/HJ/D/2023 à Monsieur le Commissaire Central
de Commissariat de Kindia, avec accusé de réception ce jour 27/10/2023
à 13h par le Commissaire divisionnaire Sékou Nana CAMARA, Tél
628403060 pour des fins d'arrêt des travaux, le Procureur Damou
CAMARA
a instruit audit commissariat central de la Police de Kindia de ne pas
exécuter. (Je veillerai personnellement pour que les travaux soient
arrêtés) a ajouté M. Damou CAMARA, Procureur Chef d'orchestre d'un
procès qui ne devrait pas avoir lieu. Les constructions continuent à date
par les défendeurs.

Pour votre information, Excellence Monsieur le Président de la


République, les défendeurs ne disposent d'aucun papier ou droit de
propriété,
Contrairement à nous demandeurs disposant d'un papier de cession
dûment délivré par Chef de quartier et autres.

Atteintes aux droits des justiciables


Les dérives observées vont bien au-delà de simples dysfonctionnements
judiciaires :

1. Emprisonnements arbitraires : des justiciables, dont M. Fodé SYLLA,


incarcéré sans base légale, à la suite de simple plainte verbale de la
partie adverse, avec la complicité du procureur Damou CAMARA.

2. Contradictions dans l’application des décisions judiciaires : Le


procureur Damou CAMARA a ordonné le déguerpissement des
occupants illégaux avant de revenir sur sa décision, suspendant
l’intervention des forces de l’ordre sous pressions occultes.

3. Omissions et dissimulations de dossiers : Au niveau du cabinet d'étude


de la 3ème Chambre Civile Économique et Administrative de la Cour
d'appel de Conakry .......... Notre dossier a été "égaré" à plusieurs
reprises, retardant ainsi indéfiniment le rendu de justice.

Malgré les nombreuses sollicitations auprès du Ministère de la Justice et


du Parquet Général, singulièrement
- l'Avocat Général en charge du TPI de Kindia près de la Cour d'Appel,
Maître Alsény BAH,
- Le Directeur des affaires civiles au Ministère de la Justice Garde des
sceaux qui nous a confirmé, d'ailleurs le caractère audacieux et acariâtre
de Maître Amadou DIALLO alors Procureur au T P I de Kindia,
Aucune action concrète n’a été entreprise pour faire respecter les
décisions rendues.

Conséquences sur l’État de droit et la refondation


Excellence Monsieur le Président, de la République, ces
dysfonctionnements sapent l’État de droit et fragilisent la refondation
prônée par votre gouvernement. La justice étant un pilier fondamental de
la gouvernance, il est impératif de :

Procéder à un audit approfondi des décisions judiciaires des dernières


années, notamment celles impliquant des litiges fonciers ; entendu que
ceux-ci constituent la 5ème cause de la détérioration de l'unité nationale
au côté de:
- l'ethnisassions des partis politiques,
- des violences interethniques,
- des séquelles des régimes qui se sont succédés
- du repli identitaire dans les zones d'habitation.
Sanctionner les magistrats reconnus coupables de corruption et d’abus
de pouvoir,

Introduire des mécanismes technologiques, notamment l’intelligence


artificielle dans la gestion des procédures judiciaires, afin de limiter
l’intervention humaine et garantir l’impartialité, comme le pratique un des
pays Africains.

Conclusion
Je tiens à porter à votre attention que je détiens des documents
justificatifs prouvant chacune de mes allégations. Ces documents
peuvent être mis à la disposition des autorités compétentes pour toute
enquête ou action judiciaire qui serait engagée.

Il est urgent de rétablir la confiance des citoyens dans la justice, condition


sine qua non pour garantir la stabilité et le développement de notre pays.
Dans l’attente d’une action diligente de votre part, je vous prie d’agréer,
Excellence Monsieur le Président de la République, Général Mamadi
DOUMBOUYA, l’expression de ma haute considération.

Fodé Mohamed SYLLA

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