2 TS Prof
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EXPLIQUER LE FONCTIONNEMENT DU
CIRCUIT HYDRAULIQUE D’UN ENGIN.
THÈME :
DOCUMENT DU STAGIAIRE
NOM ET PRENOMS :
Année scolaire : 2014 - 2015
Lycée Professionnel Niveau : 2ème Année B.T MVE
de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
Tél. : [Link]
SOMMAIRE Volume horaire hebdomadaire : 2 h
Matière : TS Hydraulique de base
Fax. : 23.57.72. 02 Spécialité : Maintenance Véhicules et Engins
1- DEFINITION
Le mot hydraulique vient du Grec hudor qui veut dire eau et de aulos qui veut dire tuyau.
L’hydraulique se définie comme étant la science qui a pour objet l’étude des lois régissant
l’écoulement d’un liquide (huile) à travers une canalisation pour transmettre une force
pressante. L’hydraulique industrielle se subdivise en deux branches qui sont :
l’hydrostatique et l’hydrodynamique (ou l’hydro-cinétique).
2- HISTOIRE DE L’HYDRAULIQUE
Dates Inventeurs Inventions
220 av ARCHIMEDE : Savant énonce le principe de la poussée des liquides sur les
JC Grec corps immergés, d’où son cri Euréka (j’ai trouvé).
SIMON STEVIN : établit la valeur d’une pression exercée par un
1580 Physicien Flamand volume de liquide sur les parois d’un récipient.
AGOSTINO RAMELLI :
1588 Ingénieur militaire Italien réalise la première pompe à palettes.
3- DOMAINES D’APPLICATION
L’hydraulique industrielle s’applique à divers domaines tels que :
- Le domaine de la robotisation industrielle pour souder les carrosseries de véhicules
automobiles fabriqués en série, emballer les produits industriels, etc.,
- Le domaine des machines agricoles pour labourer, ensemencer, moissonner et
décortiquer de grandes surfaces cultivables,
- Le domaine des engins de travaux publics pour creuser, lever, déplacer, niveler, etc.,
- Le domaine de la manutention pour charger et décharger des marchandises,
4- AVANTAGES ET INCONVENIENTS
AVANTAGES INCONVENIENTS
- une transmission de forces et de couples très - des risques d’accidents (fuites d’huile)
élevés, dus à l’utilisation de pression élevées dans
- une manœuvre précise, souple, sure et douce, le système, exemple : la pression du
- des déplacements doux, précis, et sans système peut être comprise entre 50 bars et
vibration, 450 bars,
- une diversité de commandes qui permet
- une baisse du rendement par suite de
d’obtenir à tout moment : la marche avant, la
fuites et de perte de charge (diminution de
marche arrière et l’arrêt de l’engin,
la pression). La perte de charge est due à la
- un démarrage et des changements de vitesses
circulation de l’huile dans les canalisations
sous charge avec possibilité de commande à
de sections différentes,
distance,
- une augmentation de la longévité des - le système hydraulique est sensible à l’air
composants du fait de leur constante et aux impuretés,
lubrification, - les risques d’incendies en cas
- un planning d’entretien réduit, d’utilisation d’une huile minérale
- les composants hydrauliques sont moins inflammable,
volumineux, plus légers et tendent vers une
grande fiabilité, à puissance égale avec d’autres - un entretien suivi (remplacement
techniques. périodique de l’huile et des filtres) et
- une adaptation facile de l’hydraulique à la couteux (personnel qualifié, outillage
robotisation industrielle par : son association à perfectionné et prix de revient élevé des
une commande électrique, à une commande composants).
électronique ou à une commande pneumatique.
Cette adaptation permet d’obtenir des robots, ce
sont des machines avec des cycles opératoires
automatiques très variés.
1- DEFINITION DE L’HYDROSTATIQUE
L’hydrostatique désigne l’étude des propriétés d’un liquide au repos, le paramètre
dominant du liquide est la pression. Dans la pratique l’hydrostatique englobe tous les
systèmes dans lesquels la vitesse d'écoulement de l’huile est faible, elle est de l’ordre de 0 à
20 m / s. Elle est basée sur le principe de Pascal, exemple : le circuit hydraulique de freinage
des véhicules automobiles.
2- NOTION DE FLUIDE
2.1- Définition
Le mot fluide désigne tous les corps dont les molécules sont faiblement liés qui peuvent
s’écouler facilement et qui n’ont pas de forme propre.
- La différence au niveau de la forme entre fluide et solide est : une absence de forme
propre pour les fluides car ils prennent la forme des récipients qui les contiennent et une
possibilité pour le fluide de s’écouler et de se déplacer dans une ou plusieurs directions.
- La différence au niveau de la masse volumique entre fluide et solide est : la possibilité
de réduire la masse volumique du solide par compression et l’impossibilité de réduire celle
du fluide par compression.
3- PRINCIPE DE BASE
Le principe de base en hydrostatique repose sur deux expériences permettant de
comprendre le principe de la compressibilité des gaz et celui de l’incompressibilité des
liquides. Le système ci-dessous comprend un piston qui coulisse à l’intérieur d’un cylindre.
En conclusion nous pouvons donc constater que les gaz et les vapeurs sont compressible
car ils sont constitués de molécules éloignées les unes des autres.
En conclusion nous pouvons donc constater que les liquides sont incompressibles car ils
sont constitués de molécules plus rapprochées.
4- NOTION DE PRESSION
4.1- Définition
La pression en hydrostatique
désigne la force (F) pressante
qu’un liquide exerce à chaque
point d’une surface (S) donnée.
Elle est le quotient de la force
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
P =F/S - F en Newton.
bar - S en m2.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
3
- ρ en kg/m .
P =ρ x h x g bar - h en m . 2
2
- g en m/s ou en (N / kg).
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
FP = P x S Newton(N) - P en Pascal.
2
- S en m .
Le rapport entre les deux forces (FP et PA), détermine la position du solide dans le liquide :
- 1er cas : si la poussée d’Archimède est inférieure à la force de poussée ( PA < FP), cela
veut dire que le solide est totalement plongé dans l’eau, il est en position immergé,
- 2ème cas : si la poussée d’Archimède est égale à la force de poussée (PA = FP), cela veut
dire que le solide monte et descend dans l’eau, il est en position d’équilibre instable,
- 3ème cas : si la poussée d’Archimède est supérieure à la force de poussée (PA > FP), cela
veut dire que le solide n’est pas totalement plongé dans l’eau, il est en position émergé.
6- EXERCICES D’APPLICATION
- Exercice 1
Soit un système hydraulique avec les données suivantes : S1 = 15 Cm2, S2 = 45 Cm2, F1 =
40 daN. 1- Calculez les pressions P1 et P2. 2- Calculez la force F2, quel constat faites-vous ?
Quel est le principe utilisé sur la figure ci-contre ?
Correction : S1 = 15 Cm2 = 0,0015 m2,S2 = 45 Cm2 = 0,0045 m2, F1 = 40 daN = 400N.
1.1- P1 = F1/S1 = 400 / 0,0015 = 266666,67 Pa = 2,667bar. Selon le principe de Pascal : P1 =
P2 = 266666,67 Pa = 2,667 bar. 1.2- F2 = F1 x S2 / S1 = 400 x 0,0045 / 0,0015 = 1200 N.
Constat : F2 = F1 x 3 = 400 x 3 = 1200 N. - Le principe utilisé est celui des presses.
- Exercice 2
Un piston émetteur A d’une section S 1 de 100 cm2 reçoit une force F1 de 50 daN. Un
piston récepteur B a une section S 2 de 200 cm2, plonge un solide dans un bac d’eau avec un
volume (v) de liquide déplacé égal à 13 m3. 1- Calculez : la pression P1 (en Pascal et en bar),
la force F2 (en N et en daN), quel constat faites-vous ? Expliquez votre réponse et en
déduire la pression P2 (en Pascal et en bar). 2- Calculez la valeur de la poussée d’Archimède
et en déduire la position du solide dans l’eau (prendre g = 10 m/s2).
Correction : S1 = 100 Cm2 = 0,01 m2, S2 = 200 Cm2 = 0,02 m2, F1 = 50daN = 500 N, V =
13 m3 = 13000 dm3, ρ = 1 kg / m3. 2.1- P1 = F1 / S1 = 500 x 0,01 = 50.000 Pa = 0,5 bar. F2 =
F1 x S2 / S1 = 500 x 0,02 / 0,01 = 1000 N. Constat : F 2 = F1 x 2 = 500 x 3 = 1000 N. Selon le
principe de Pascal : P1 = P2 = 50.000 Pa = 0,5 bar. 2.2- P A = ρ x v x g = 1 x 13 x 10 = 130
N, PA< F2, le solide est immergé.
1- FONCTION
Le circuit hydraulique permet de : transformer, transporter, transmettre, commander,
réguler et multiplier l’énergie hydraulique.
2- DESCRIPTION
Le circuit hydraulique de base est constitué des différents organes ci-dessous :
N° Désignation Fonction
RESERVOIR Il désigne l’organe de stockage, il permet de stocker
1 HYDRAULIQUE et de protéger l’huile hydraulique.
Ce sont les organes de liaison, ils permettent de
2 LIAISON SOUPLE transporter l’huile hydraulique sous pression.
MOTEUR ELECTRIQUE Ils désignent l’organe d’entraînement, il permet
3 OU THERMIQUE. d’entrainer en rotation la pompe hydraulique.
Elle désigne l’organe d’alimentation, elle permet de
transformer l’énergie mécanique fournie par le
POMPE HYDRAULIQUE
4 moteur thermique ou le moteur électrique en
énergie hydraulique en fournissant un débit.
1- PRESENTATION : Suite
N° Désignation Fonction
VERIN Il désigne un autre organe récepteur, il permet d’assurer la
HYDRAULIQUE transformation de l’énergie hydraulique en énergie
5 ET/OU MOTEUR mécanique, en réalisant des mouvements linéaires (vérin)
HYDRAULIQUE et/ou des mouvements rotatifs (moteur).
Il désigne l’organe de commande ou l’organe de
6 DISTRIBUTEUR distribution il permet d’assurer l’orientation du flux
HYDRAULIQUE d’huile vers les récepteurs par l’ouverture ou la fermeture
d’un ou de plusieurs passages.
FILTRE Il désigne l’organe de filtrage, il permet de filtrer l’huile
7 HYDRAULIQUE hydraulique.
3- PRINCIPE DE BASE
3.1 Transformation des énergies
La transformation d’énergies du système hydraulique s’effectue selon les trois phases ci-
dessous :
- 1ère phase, un moteur thermique ou électrique crée une énergie mécanique à l’entrée du
système hydraulique par l’entraînement d’une pompe hydraulique,
- 2ème phase, la pompe hydraulique entraînée créée une énergie hydraulique à l’intérieur du
système hydraulique par la mise en pression de l’huile hydraulique,
- 3ème phase, un vérin ou un moteur hydraulique crée une énergie mécanique à la sortie du
système hydraulique pour réaliser un travail donné.
Organe
d’entraîne - Organe Organe de Organe de Organe de
ment d’alimentation commande réception travail
4- SCHEMAS HYDRAULIQUES
Les schémas hydrauliques sont des représentations très importantes qui accompagnent la
machine, elles permettent : une bonne compréhension du principe de fonctionnement de la
machine, une installation et une mise en service correcte de l’engin, une maintenance
correcte de l’engin. Les différents schémas utilisés en hydraulique sont de trois types à
savoir : le schéma en coupe, le schéma imagé et le schéma symbolique.
4.1 Schéma en coupe
Le schéma en coupe permet de montrer l’intérieur de chaque organe du circuit et offre
N°une vueDésignation
rapide sur le fonctionnement du circuit, il est utilisé pour la formation.
1 RESERVOIR
2 FILTRE D’ASP.
3 MOTEUR
ELECTRIQUE
4 POMPE
5 LIMITEUR DE PR
6 DISTRIBUTEUR
7 REGULATEUR
8 CLAPET ANTI-R
9 VERIN
2 FILTRE D’ASP.
3 MOTEUR ELECT.
4 POMPE HYDRAU.
5 LIMITEUR DE PR
6 DISTRIBUTEUR
7 VERIN
8 CLAPET ANTI-R
N° Désignation
1 RESERVOIR
FILTRE DE
2 RETOUR
4.4 Symboles hydrauliques
a- Symboles de base
1- DEFINITION DE L’HYDRODYNAMIQUE
L’hydrodynamique désigne l’étude des propriétés des liquides en mouvement, les
paramètres dominants du liquide sont la pression et le débit. Dans la pratique
l’hydrodynamique englobe tous les systèmes dans lesquels la vitesse d’écoulement de
l’huile atteint 40 m/s, elle est basée sur le principe de Bernoulli, exemple : la commande
hydraulique de la boîte de vitesses automatiques.
2- NOTION DE DEBIT
Le débit (Q) de façon générale est un volume (V) de liquide déplacé par unité de temps(t),
il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- V(le volume ou la cylindrée) en
m3.
Q=V/t L / min - t(le temps) en s.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- QV en m3 / s.
Ve = Q V / S cm / s - S en m2.
Pour limiter les pertes de pressions causées par les turbulences dans les canalisations, on
admet en pratiques que les vitesses d’écoulement sont comprises :
- la vitesse d’aspiration de l’huile (circuit d’aspiration) est comprise entre 0,6 et 1,5 m/s,
- la vitesse de refoulement de l’huile (circuit de refoulement) est comprise entre 3 et 6 m/s,
- la vitesse de retour de l’huile (circuit de retour) est comprise entre 2 et 4 m/s,
- la vitesse du drain (circuit de drainage) est comprise entre 1 et 1,5 m/s.
Conclusion : Ne pas confondre les notions de débit et de vitesse, plus le débit volumique
entrant dans le vérin augmente plus sa vitesse (V) de déplacement augmente. L’on va
limiter la vitesse d’un vérin en limitant le débit et par conséquent la vitesse est liée au débit.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- m en kg.
EPo = m x g x h Joule (J) - g en m/s2.
- h en m.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- m en kg.
E C = ½ x m x V2 Joule (J)
- v en m/s.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- P en Pascal.
EPr = m x P / ρ Joule (J) - m en kg.
- ρ en kg/m3.
b- Vitesse de sortie
La vitesse de l’huile à la sortie d’une canalisation se fera en considérant P1 = P2 = Pat
≈ 1 bar et V1 = 0, déterminez la vitesse (V2) de sortie :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- g en m/s2.
V2 = √ 2 x g x (h1 – h2) cm / s - h en m.
c- Différence de pression
La différence de vitesse à la sortie d’une canalisation se fera en considérant h1 = h2,
déterminez la différence de pression entre (P1) et (P2) ou vice versa :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
bar - ρ en kg/m3.
P1 – P2 = 1/2 x ρ x (V22 – V12) - V en m / s.
4- EXERCICES D’APPLICATION
- Exercice 1 : Une pompe débite 1 kg de liquide dont la masse volumique ( ρ) est égale
à 900 kg/m3, à la vitesse de 6 m/s. La pression est de 100 bars et la pompe est à une hauteur
de 4m. Calculez : 1.1- l’énergie potentielle (E PO), 1.2- l’énergie cinétique (EC), 1.3- l’énergie
de pression (EPr) et 1.4- en déduire l’énergie totale, quel constat faites-vous ? Expliquez
votre réponse.
1.1- Energie potentielle (EPO) : EPO = m x g x h, m = 1 kg, g = 9,81 N/kg, h = 4 m, A.N : EPO
= 1 x 9,81 x 4 = 39,24 J ≈ 40J. 1.2- Energie cinétique (EC) : EC = 1/2 x m x v2, m = 1 kg,
v = 6 m/s → v2 = 36 m/s, A.N : EC = 1/2 x 1 x 36 = 18J. 1.3- Energie de pression (EPr) : EPr
= P x m / ρ, P = 100 bar = 100 x 10 5 Pa, m = 1 kg, ρ = 900 kg/m, A.N : EPr = 100 x 105 x 1 /
900 = 11.111,111 J ≈ 11.111J. L’énergie totale (ET) = EPO+ EC + EPr = 40 + 18 + 11.111 =
11.169 J. L’on constate que l’énergie de pression est très élevée par rapport aux deux autres
énergies, c’est pour cette raison qu’une pompe hydraulique est appelée générateur
d’énergie de pression.
- Exercice 2
Soit le schéma ci-contre d’un vérin
double effet avec ses dimensions (S1,
S2, QV), la course (C) = 50 cm, la
hauteur entre 2 et 1 = 150 cm, la
pression P1 = 4,5 bars et la masse
volumique (ρ) du liquide = 1000
kg/m3. Calculez : 2.1- les vitesses V1
et V2. 2.2- la différence de pression
entre P2 en 2 et P1 en 1, en déduire la
pression P2. 2.3- le temps de sortie du
vérin. 2.4- la puissance utile du vérin.
1- ROLE
Le liquide ou l’huile hydraulique permet : de transmettre l’énergie hydraulique, d’assurer
la lubrification et le refroidissement des pièces en mouvement, de participer à l’étanchéité
du circuit, de protéger les différents éléments du circuit hydraulique de la corrosion, etc.,
2- DESIGNATION
N° DESIGNATION
CLASSIFICATION SAE SELON LA
VISCOSITE DE L’HUILE :
1 HUILES MILTIGRADE (15W30),
MONOGRADE (SAE 30).
CLASSIFICATION API SELON LA QUALITE,
LE DOPAGE ET LE TYPE DE SERVICE.
2
CLASSIFICATION ATF POUR LES HUILES
DE BOITES DE VITESSES AUTOMATIQUES,
3
CLASSIFICATION SELON LES
SPECIFICATIONS DE L’ARMEE
4 AMERICAINE,
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Viscosité
a- Définition
La viscosité se définie comme étant la résistance qu'opposent les molécules du fluide à un
déplacement par glissement, elle mesure la résistance plus ou moins grande que présente
une huile à son écoulement sous une action extérieure.
b- Indice de viscosité
L’indice ou l’index de viscosité est un nombre qui définit les variations de la viscosité de
l’huile en fonction des variations de la température, plus la température augmente plus la
viscosité diminue et plus l’indice est élevé plus la viscosité est stable.
a- Classification SAE
La classification
SAE ne fournit
aucune indication
sur les
caractéristiques
concernant :
La norme SAE est basée sur la mesure de la viscosité à - 20 °C et à 100 °C pour différents
indices de viscosité. La classification SAE est fonction de l’indice de viscosité qui classe les
huiles en deux groupes à savoir : les huiles mono-grades ou les huiles mesurées à une seule
température, exemple : SAE 50 W ou SAE 50 et les huiles multigrades ou les huiles
mesurées à deux températures, exemple : SAE 50W-40 ou SAE 15W-30.
b- Classification API
La classification API fournit des indications sur l’entretien et les conditions de
fonctionnement du circuit hydraulique, elle est basée sur la mesure de la qualité, du dopage,
du type de service, etc. Depuis 1970, les normes : SAE, API et ASTM (American Society
for Testing and Materials ou l’association Américaine pour les essais de matériaux), se sont
regroupées pour définir la nouvelle classification évolutive ci-dessous des huiles :
b- Qualités
Les qualités essentielles d’une huile hydraulique sont : une bonne viscosité, une bonne
résistance à la corrosion (formation de la rouille), une bonne résistance au moussage, une
bonne résistance à l’oxydation, une bonne résistance à l’émulsion, une bonne résistance à
l’usure, une bonne résistance à la congélation, etc., le dopage des huiles doit respecter les
qualités ci-dessous :
- Le pouvoir de stabilité chimique qui désigne la propriété de l’huile à résister : à l’altération
chimique (oxydation), aux réactions dues aux variations de température et de vieillissement.
- Le pouvoir lubrifiant qui désigne la propriété de l’huile à assurer une facilité de glissement
ou de rotation des organes en mouvement, quelles que soient les conditions de travail qui
sont : des pressions importantes et des températures élevées.
- Le pouvoir antirouille qui désigne la propriété de l’huile à neutraliser l’entrée de
l’humidité pour protéger les alliages ferreux dans le circuit.
- La neutralité ou l’indice d’acidité qui désigne la propriété de l’huile neuve à avoir un PH
neutre. Pendant son utilisation le PH de l’huile peut diminuer et elle devient alors acide.
L’indice d’acidité ou de neutralité indique le nombre de milligrammes de potasse nécessaire
pour rétablir la neutralité du PH d’un gramme de l’huile. Le PH ou le Potentiel Hydrogène
est un degré d’acidité ou d’absence d’acidité sur une échelle variant de 1 à 14. Une solution
est dite acide si son PH est inférieur à 7 et elle est dite basique si son PH est supérieur à 7.
- Le pouvoir anti-mousse qui désigne la propriété de l’huile à résister à la formation de
bulles lorsqu’elle est brassée intensément. Elle indique la facilité avec laquelle l’huile se
sépare de l’eau accidentellement introduite dans le circuit par condensation. Si l’eau ne se
sépare pas rapidement de l’huile, l’émulsion qui se produit s’appelle la mayonnaise et elle
est préjudiciable à tous les composants du circuit et à l’huile elle-même.
- Le point d’aniline qui désigne la propriété nettoyante de l’huile permettant d’apprécier son
comportement vis-à-vis des métaux élastiques ou plastiques (joints, tuyauteries, etc.).
- Le point éclair de l’huile qui désigne la température à laquelle l’huile émet une quantité de
vapeur suffisante pour former avec l’air un mélange inflammable au contact d’une flamme.
b- Qualités : Suite
- Le point de congélation qui désigne la température à laquelle l’huile ne peut plus s’écouler
et que la pompe ne peut plus l’aspirer.
- La densité qui désigne le rapport entre la masse volumique de l’huile et celle du même
volume d’eau à 4 °C, elle est inférieure à 1 et est comprise entre 0,84 et 0,94.
4- CHOIX DU LIQUIDE
Le choix de l’huile hydraulique se fera d’une part suivant des critères de classification et
d’autre part suivant des critères d’exigence (pour la nécessité d’un bon choix) et des critères
de justification (pour la preuve d’un bon choix).
1- DEFINITION
Les régimes d’écoulement sont les différentes formes sous lesquelles l’huile circule dans
une canalisation et qui sont liées aux facteurs dynamiques d’une transmission hydraulique.
N° Désignation
1 ECOULEMENT
PERMANENT
2 ECOULEMENT
INTERMITENT
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Notion de viscosité
La notion de viscosité désigne la propriété de l’huile à opposer une résistance à une force
qui tend à déplacer ses molécules les unes des autres. L’écoulement en hydraulique est
caractérisé par deux types de viscosité à savoir : la viscosité dynamique et la viscosité
cinématique.
a- Viscosité dynamique
La viscosité dynamique (μ : mu) ou viscosité absolue dans le système international, est
une force de frottement appliquée sur une section d’une couche d’huile, lui imprimant une
vitesse de déplacement. Elle est une caractéristique intrinsèque de l’huile et est une
constante de corps dépendant de la pression (P) et du temps (t), sa formule est :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
Poise - F (Force de frottement) en N. - S en
μ = F x (dy / dv) / S (Po) m2. - (dy/dv) : gradient de vitesse par
unité de temps est sans unité.
b- Viscosité cinématique
La viscosité cinématique (υ : nu) dans le système international, est le rapport entre la
viscosité dynamique et la masse volumique du liquide, elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
vc = Re x υ / d cm / s - υen m / s2.
- den m.
P1 PRESSION D’ENTREE
P2 PRESSION DE SORTIE
V1 VITESSE D’ENTREE
V2 VITESSE DE SORTIE
RUGOSITE DE LA
R CANALISATION
DIAMETRE DE LA
d CANALISATION
LONGUEUR DE LA
L CANALISATION
Δp P1>P2 ► Δp = P1- P2
La perte de charge (Δp) selon le schéma ci-dessus est : proportionnelle à la longueur (L)
de la canalisation, inversement proportionnelle au diamètre intérieur (d) de la canalisation,
proportionnelle au carré de la vitesse moyenne (V) du fluide et est fonction de la rugosité
moyenne (R) de la canalisation. Elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- k (coefficient de perte de charge)
est sans unité.- Len m.- den m. -
ΔP = k x L/D x 1/2 ρ x V2 bar ρen kg / m3. - ven m / s.
4. EXERCICE D’APPLICATION
Soit un circuit hydraulique avec les caractéristiques suivantes : le débit volumique (Qv) =
420 L/min, la section (S) de la canalisation = 100 cm 2, la charge supportée par le fluide =
350 daN, la masse volumique (ρ) de l’huile = 0,75 kg/dm 3, la viscosité dynamique (υ) =
0,00041 Pa.s, et le coefficient de perte de charge (k) = 0,5. Calculez : 1.1- la pression (P1) en
Pascal et en bar. 1.2- Calculez la vitesse d’écoulement (V) et en déduire la partie du circuit
concernée. 1.3- Calculez la viscosité cinématique ( υ) de l’huile en stokes, en centistoke et
en degré Engler. 1.4- Calculez le nombre de Reynolds (Re), prendre Pi (π) = 3,14 puis
déterminez le type d’écoulement. 1.5- Calculez la perte de charge (Δp) du circuit et en
déduire la pression P2.
Correction :
1.1- La pression : P1 = F/S, F = 350 daN = 3500 N, S = 0,01 m 2 = 100 cm2, P1 = 3500 /
0,01 = 350.000 Pa = 3,5 bar.
1.2-La vitesse d’écoulement : Qv = V x S, V = Qv /S, Qv = 420 l/min = 420.000/60 cm3/s =
7000 cm3/s, S = 0,01 m2 = 100 cm2, V = 7000 / 100 = 70cm/s = 0,7 m/s, cette vitesse
correspond à la vitesse du circuit d’aspiration.
1.3- La viscosité cinématique : υ = μ / ρ, μ = 0,00041 kg/m/s, ρ = 0,75kg/dm3 = 750kg/m3 =
0,00075 kg/cm3, υ = 0,00041 / 0,00075 = 0,546666666 st ≈ 55 cSt → 7,5 ° E, → 250
Seconde Saybolt (SS), → 210 Seconde Redwood (SR).
1.4- Le nombre de Reynolds : Re = V x d /υ, V = 0,7 m/s = 70 cm3/s, S = 0,01 m2 = 100
cm2 = π x D2/4 → D2 = 4 x S / π → D = √ 4 x S / π = √ 4 x 100 / 3,14 = 11,3 cm, υ
=0,0000733333 m2/s = 0,733333 cm2/s, Re = 70 x 11,3 / 0,733333 = 1078,636854 ≈ 1079
→ Requi est égal à 1079 est <à 1600 donc c’est un écoulement laminaire.
1.5- La perte de charge : Δp = k x ρ / 2 x V2, k = 0,5, ρ = 0,75kg/dm3 = 750kg/m3, V = 0,1
m/s. A.N : Δp = 0,5 x 750 x 0,12 / 2 = 1,875 Pa. P2 = P1 – Δp = 3,5 – 1,875 = 1,625 Pa.
1- ROLE
Le réservoir d’huile hydraulique ou bâche permet de :
- stocker la quantité d’huile nécessaire à l’alimentation du système. La capacité du
réservoir est de 3 à 5 fois le débit de la pompe en litre par minute, elle est comprise entre
110 et 175 litres sur les engins,
- protéger l’huile hydraulique de la pollution et des éléments nuisibles en permettant le
dépôt des impuretés au fond,
- séparer l’eau de l’huile, c’est la décantation ; elle évite le moussage de l’huile ; elle
séparer l’air de l’huile, c’est le dégazage,
- limiter le déplacement en masse de l’huile pour assurer l’équilibre de l’ensemble,
- participer à la filtration de l’huile, pour empêcher l’usure et le grippage des organes,
- refroidir l’huile qui s’est échauffée en circulant dans le système,
- supporter les différents organes qui constituent avec lui le groupe ou la centrale
hydraulique.
2- DESCRIPTION
Décrire à la page suivante les différentes parties du réservoir ci-dessous :
2- DESCRIPTION : Suite
N° DESIGNATION FONCTION
3- GROUPE HYDRAULIQUE
Le groupe ou la centrale hydraulique désigne un ensemble compact d’organes qui permet
de fournir la pression d’huile capable de mettre le système en mouvement.
a- Description
N° DESIGNATION
01 THERMOMETRE
MOTEUR
b- Position du réservoir
La position du réservoir est fonction des conditions d’aspiration de la pompe, on
distingue différentes positions du réservoir et de la pompe à savoir :
- Le réservoir peut être intégré à la machine il est placé dans une armoire avec d’autres
appareils, il est logé dans le bâti ou séparé de la machine pour des débits importants
(grandes capacités), placé au sommet de la machine (grande presse hydraulique), etc.,
- Le réservoir est dit en charge lorsque la pompe est placée en dessous du réservoir, dans
cette position la pression d’aspiration est égale à la pression atmosphérique plus la pression
exercée par le poids de l’huile du réservoir.
- Le réservoir est dit en décharge lorsque la pompe est placée au dessus du réservoir, cette
position permet à la pompe de posséder une dépression suffisante à l’aspiration pour
absorber la perte de pression due à la hauteur de la tuyauterie et des coudes possibles.
- La pompe est immergée dans le réservoir car cette position de la pompe permet de
supprimer la tuyauterie d’aspiration et ainsi la perte de pression.
4- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Manomètre de pression
Régulateur de température et simple et manomètre
Réchauffeur d’huile. indicateur de pression. différentiel.
1- ROLE
Le filtre hydraulique est un organe de nettoyage, il permet d’assurer la protection totale des
appareils d’un système hydraulique, en éliminant les impuretés solides et liquides
contenues dans l’huile.
2- DESCRIPTION
Décrire les différentes parties du filtre hydraulique ci-dessous :
N° DESIGNATION
1 COUVERCLE
2 COIFFE SUPERIEURE
3 CARTOUCHE
4 TUBE DENTRAL
5 CORPS DU FILTRE
6 COIFFE INFERIEURE
4- TYPES DE FILTRES
a- Emplacement des filtres
L’on va trouver sur toutes les installations hydrauliques les différents filtres qui sont
montés sur le schéma ci-dessous :
N° DESIGNATION FONCTION
b- Elément filtrant
L’efficacité du filtre est fonction de son élément filtrant (ou de sa cartouche filtrante), il
existe différents types d’éléments filtrants tels que :
N° DESIGNATION CARACTERISTIQUES
elle est en toile fine inoxydable de forme cylindrique
CARTOUCHE plissée. Le tissage forme des mailles de différentes
1 FILTRANTE EN TOILE conceptions suivant la finesse de filtration et la pression
METALLIQUE. admise. La finesse de filtration varie de 5 à 160
microns, elle est la plus utilisée et est nettoyable
5- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
5.1- Crépine
La crépine est placée dans le réservoir avant la
pompe. L’huile aspirée par la pompe hydraulique
parvient à la crépine par l’orifice d’entrée (1). L’huile
traverse le tamis filtrant (3) et sort filtrée (2). Des
5.2- Filtre principal
L’huile refoulée par la pompe hydraulique parvient au
filtre par l’orifice d’entrée (1). Le clapet by-pass (3)
étant fermé, l’huile traverse la cartouche filtrante (4) de
l’extérieur vers l’intérieur et sort filtrée par l’orifice de
sortie (2). Au fur et à mesure que le filtre s’encrasse, la
pression en amont du filtre augmente. Dès que la
pression de l’huile dépasse la résistance du ressort du
ressort by-pass, celui-ci s’ouvre et l’huile circule sans
être filtrée. Cet état de fonctionnement est signalé par
un indicateur de colmatage pour qu’un entretien soit
fait dans les meilleurs délais.
5.3- Indicateur de colmatage
L’indicateur de colmatage est un dispositif qui est monté sur le filtre et qui permet
d’informer le conducteur sur le degré d’encrassement (rendre crasseux ou sale) du filtre.
Au fur et à mesure de l’encrassement du filtre, la pression nécessaire pour le traverser
augmente. Cette différence de pression est interpréter par deux types d’indicateur de
colmatage (action de se boucher ou de se fermer) qui sont : l’indicateur visuel et l’indicateur
électrique.
a- Indicateur visuel
L’indicateur visuel (voir la figure ci-
contre), fonctionne grâce à la différence de
pression engendrée par l’encrassement du
filtre et met en rotation une aiguille sur des
bandes colorées telles que pour :
- la 1ère bande de couleur verte, indique
que le filtre est propre,
- la 2ème bande de couleur orange, indique
que le filtre a un colmatage moyen,
- la 3ème bande de couleur rouge, indique
que le filtre est colmaté.
b- Indicateur électrique
L’indicateur électrique (voir la figure ci-
contre), est un contact électrique situé sur le
filtre qui émet un signal électrique à un voyant
lumineux ou à un avertisseur sonore qui va
s’allumer ou résonner pour indiquer le
colmatage du filtre.
6- SYMBOLES HYDRAULIQUES
1- ROLE
L’échangeur de température est un organe de protection, il permet de maintenir la
température de fonctionnement de l’huile hydraulique à une valeur comprise entre 50 et 55
°C afin d’éviter l’atteinte de la température dite critique (60°C) pour éviter le vieillissement
rapide de l’huile.
N° DESIGNATION N° DESIGNATION
ENTREE DE L’HUILE SORTIE DE L’EAU CHAUDE.
1 CHAUDE. 4
TUBULURE DE CIRCULATION
2 SORTIE DE L’HUILE FROIDE. 5 DE L’HUILE.
N° DESIGNATION
1 ENTREE DE L’HUILE CHAUDE.
2 SORTIE DE L’HUILE REFROIDIE.
NERVURES OU PIECES
3 METALLIQUES DE LIAISON.
ARRIVEE D’AIR FRAIS BRASSE PAR
4 LE VENTILATEUR.
5 SORTIE DE L’AIR CHAUD.
6 FAISCEAUX DE TUYAUTERIES.
1- ROLE
La pompe hydraulique permet de transformer l’énergie mécanique fournit par le moteur
en énergie hydraulique en aspirant l’huile du réservoir et en la refoulant sous forme de
débit vers les organes récepteurs. La pression du circuit hydraulique ou pression maximale
d’utilisation de la pompe, est générée par la résistance des organes récepteurs.
2- CLASSIFICATION
Selon le débit d’huile refoulé, les pompes hydrauliques se classent en deux grandes
familles qui sont : les pompes non volumétriques et les pompes volumétriques.
- cyl en m3.
Qvp = cyl xN L / min
- N en tr / s.
Phm = w / t - w en Joule.
- t en s.
Phm = F x v kw - F(force d’entraînement) en N.
- v en m / s.
- Ce(couple moteur ou couple
Phm = Ce x ω d’entrée de la pompe) en N.m.
- ω(vitesse de rotation) en rad / s.
b- Puissance hydraulique
La puissance hydraulique (Phyd) ou la puissance de sortie est la puissance fournie par la
pompe, elle désigne le produit de la pression (P) par le débit (Q). Pour rendre cette formule
plus pratique l’on va la divisée par un coefficient :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Δp en Pascal.
Phyd = Δp x QV kw - QV(débit refoulé par la pompe) en
m3/ s.
Mt = F x d - F en N.
N.m - d en m.
- Δp en Pascal.
Chm = QV x Δp / 2 π - QV en m/ s.
b- Rendement volumétrique
Le rendement volumétrique (ηv) est fournit par l’organe qui alimente (la pompe
hydraulique), c’est le rapport entre le débit (Q th) réel qui est fournit et le débit (Qr)
théorique, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
c- Rendement global
Soit l’installation hydraulique ci-dessous, identifiez ses différents composants.
1 MOTEUR THERMIQUE OU
ELECTRIQUE CANALISATION
4
3 ORGANES DE COMMANDE
ET DE REGULATION MOTEUR HYDRAULIQUE
Le rendement global (ηg) d’une installation hydraulique est d’une part le produit des
rendements des différents organes composants l’installation hydraulique (ηM, ηP, ηAetηV) et
d’autre part le rapport entre la puissance utile (ou le travail utile : wu) fournie par le vérin à
la sortie du système et la puissance dépensée (ou le travail dépensé : wd) par le moteur
thermique à l’entrée du système.
5- EXERCICE D’APPLICATION
Une pompe hydraulique débite 8 cm 3 d’huile et fournit une pression de 50 bars pour lever
une charge de 3 tonnes à la vitesse de 2 m/min, calculez :
1- Le débit de la pompe à 1875 tr/min en m3/s, en L/min et en gallon per minute (gal/min).
Correction :
1- DEFINITION
La pompe hydraulique à engrenages est un dispositif à mécanisme rotatif qui est constitué
par deux roues dentées (pignons) qui s’engrènent l'une dans l'autre et qui sont contenues
dans un carter.
2- DESCRIPTION
Les pompes à engrenages sont les pompes les plus répandues et sont utilisées comme
pompe d’alimentation, elles sont à débit constant et se classent en : pompes à engrenages à
denture extérieure et pompes à engrenages à denture intérieure :
N° Désignation N° Désignation
1 BAGUE D’ETANCHEITE 6 PIGNON MENANT
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Pompes à engrenages à denture extérieures
Les pompes à engrenages à denture extérieure droite ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation ne pouvant pas atteindre 175 bars,
- un rendement global (ηG) de 0,85. Un débit volumétrique (Qv) de 4 à 400 L/min,
- une fréquence de rotation (n) est de 800 à 3500 tr / min,
- une construction simple et robuste, un prix de revient favorable, une réalisation simple,
un fonctionnement régulier, une possibilité d’utilisation dans tous les domaines mécaniques,
une possibilité d’assembler deux ou trois corps de pompes pour un arbre d’entrainement.
4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le principe de fonctionnement des pompes volumétriques qu’elles soient à débit constant
ou à débit variable, se présente en trois phases à savoir : l’alimentation ou l’aspiration, le
transport et le refoulement.
N° Désignation
RAINURES
1 D’EQUILIBRAGE
CALES OU
2 PALIERS
D’EQUILIBRAGE
FORCE AXIALE
F NUISIBLE
FORCE AXIALE
F’ D’EQUILIBRAGE
FORCE RADIALE
FR NUISIBLE
FORCE RADIALE
FR’ D’EQUILIBRAGE
1- DEFINITION
La pompe hydraulique à palettes est un dispositif à mécanisme rotatif qui est constitué
d’un corps à alésage excentré, d'un rotor présentant des rainures dans lesquelles se
déplacent radialement des palettes rectangulaires de faible épaisseur.
2- DESCRIPTION
N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
2 CARTOUCHE
3 CARTER ARRIERE
4 ROTOR
5 PALETTE
6 CAGE ANNULAIRE
7 CARTER AVANT
Les pompes à palettes sont aussi utilisées comme pompe d’alimentation, elles sont à
débit constant ou variable et se classent en : pompes à palettes non équilibrées et pompes à
palettes équilibrées.
3- CARACTERISTIQUES
Les pompes à palettes ont les caractéristiques suivantes :
4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
4.1- Pompes à palettes non équilibrées
- Lors de la phase d’aspiration, la rotation du rotor dans la couronne crée une
augmentation de volume, d’où création d’une dépression nécessaire à l’aspiration de
l’huile.
- Lors de la phase de refoulement, le rotor continue sa rotation, d’où réduction de volume
et l’huile est chassée vers le refoulement. Dans ce type de pompe la pression exerce sur le
rotor, une force inégale dirigée de la zone de refoulement vers la zone d’aspiration, d’où
usure accélérer des paliers.
- L’hors de la phase de refoulement, le rotor continue de tourner cela permet aux palettes
de suivre le profil ellipsoïdal du bâti ainsi le volume des cellules diminue d’où refoulement
de l’huile. Pour une rotation on remarque que les palettes sortent deux fois de leurs rainures.
On a donc deux aspirations et deux refoulements par tour. De plus ici il y a deux palettes
par rainure. Leur contact sur le stator améliore l’étanchéité entre les cellules. Le jeu axial
entre bâti et rotor est réalisé par l’aspiration de la pression des deux côtés du rotor.
1- DEFINITION
La pompe hydraulique à pistons est un dispositif à mécanisme alternatif qui est constitué
d’un plateau oscillant, d’un corps et d’un jeu de pistons coulissant dans le corps de pompe.
2- DESCRIPTION
Les pompes à pistons se classent en deux grands groupes à savoir : les pompes à pistons
axiaux et les pompes à pistons radiaux. Elles sont utilisées pour les moyennes et les grandes
puissances hydrauliques, elles sont : à débit constant ou à débit variable.
3 BLOC-CYLINDRES OU
BARILLET
4 PISTONS
5 GLACE DE
DISTRIBUTION
6 CORPS DE LA POMPE
N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
2 CORPS DE LA POMPE
3 PISTON
4 BLOC-CYLINDRES OU
BARILLET
5 GLACE DE
DISTRIBUTION
2- DESCRIPTION : Suite
2.3- Pompe à pistons radiaux
N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Pompes à pistons axiaux
Les pompes à pistons axiaux ont les caractéristiques suivantes :
- la pression (P) maximale d’utilisation est de 250 à 400 bars,
- le rendement global (ηG) est de 0,80 à 0,95,
- le débit volumétrique (Qv) est de 2 à 290 L/min,
- la fréquence de rotation (n) est de 1400 à 3600 tr / min,
- les axes des pistons sont parallèles à l’arbre d’entrainement et ont le même centre de
rotation que celui-ci, les pistons sont mis en mouvement par un plateau incliné, pompes à
pistons axiaux ont l’avantage d’un sens de rotation déterminé. Il existe trois types de
pompes hydrauliques à pistons axiaux à savoir :
- la pompe à pistons axiaux à barillet (ou à bloc-cylindres) tournant à axe rectiligne,
- la pompe à pistons axiaux à barillet tournant à axe brisé (ou à axe incliné),
- la pompe à pistons axiaux à barillet fixe à axe rectiligne.
4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
4.1- Pompe à pistons axiaux
Lors de la phase d’aspiration, le bloc cylindre est solidaire en rotation de l’arbre
d’entraînement, Il reçoit les pistons dont la tête est munie d’une rotule équipée d’un patin.
Le plateau inclinable ne tourne pas avec l’arbre, on peut l’orienter pour modifier, annuler,
inverser la course des pistons. Les pistons et le barillet sont entraînés par la rotation de
l’arbre. Les têtes des pistons sont en appui sur le plateau incliné fixe. Le mouvement rotatif
du bloc-cylindres et l’inclinaison du plateau provoque le mouvement alternatif des pistons.
Le barillet glisse sur la glace de distribution, pendant un demi-tour les pistons sortent de
leurs alésages pour l’admission de l’huile
N° Désignation
GLACE DE
1 DISTRIBUTION
VOLUME ASPIRE
2 PAR CYLINDRE
PISTON EN PHASE
3 D’ASPIRATION
4 PLATEAU INCLINE
ARBRE
5 D’ENTRAINEMENT
PISTON EN PHASE
6 DE REFOULEMENT
A ASPIRATION -
R REFOULEMENT
Lors de la phase de refoulement, le mouvement rotatif du bloc-cylindres et l’inclinaison
du plateau provoque le mouvement alternatif des pistons. Le barillet glisse sur la glace de
distribution, pendant le demi-tour suivant les pistons rentrent dans leurs alésages réduisant
ainsi le volume pour refouler l’huile.
N Désignation
°
1 ROTOR
2 PISTON
3 RESSORT RAPPEL PISTON
4 ALESAGE DU PISTON
5 CORPS DU CYLINDRE
6 CLAPET D’ASPIRATION
7 CLAPET REFOULEMENT
A CORPS EN FIN ASPIRATION
B CORPS EN DEBUT REFOULE
C CORPS EN REFOULEMENT
D CORPS EN FIN REFOULEME
E CORPS EN DEBUT ADMISSI
F CORPS EN ASPIRATION
5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des pompes hydrauliques ci-dessous :
Pompe hydraulique à
cylindrée (ou à Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à
débit) fixe à un sens cylindrée fixe à deux cylindrée variable à cylindrée variable à
de flux. sens de flux. un sens de flux. deux sens de flux.
2- CLASSIFICATION
Suivant les éléments internes soumis à l’action du débit d’huile entrant, les moteurs
hydrauliques se classent en trois grands groupes qui sont :
- les moteurs à engrenages,
- les moteurs à palettes,
- les moteurs à pistons.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- F (Force du moteur) en N. - v
Phm = F x v (vitesse de rotation) en m / s. - Cs
kw
Phm = Cs x ω (couple de sortie du moteur) en N.m.
- ω (vitesse angulaire) en rad / s.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cyl en m3.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
b- Rendement hydromécanique
Le rendement hydromécanique ( ηm) est fournit par la rotation du moteur hydraulique à
la sortie du système hydraulique, c’est le rapport entre le couple de sortie (Cs) qui est
fournit et le couple théorique (Cth), il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cs (couple de sortie du moteur) en
ηhm = Cs / Cth N.m.- Cth (couple théorique) en
est sans
N.m.- CP (couple de perte au
ηhm = Cth- Cp / Cth unité niveau du moteur) en N.m.
4- EXERCICE D’APPLICATION
Soit un moteur hydraulique reçoit 60 L/min, sous une pression de 100 bars, la cylindrée
est de 120 cm3. Calculez : 1- La fréquence de rotation (n) en tr/min. 2- La puissance utile
(Pu) du moteur (pour un rendement de 100 %). 3- Le moment du couple (Mu). 4- On
l’utilise pour monter une masse de 1tonne, quelle sera la vitesse d’ascension (v a) de la
charge ? 5- La canalisation d’arrivée au moteur a un diamètre intérieur de 20 cm. La
viscosité de l’huile est de 60 centistoke. Calculez la vitesse d’écoulement (v e) de l’huile
dans la canalisation de refoulement. Dites si cette vitesse est dans les normes. 6- Déterminez
le type d’écoulement.
Correction :
1- La fréquence de rotation (n) : n = QV/cyl, QV = 60 L/min, cyl = 120 cm3/tr = 0,12 dm3/tr,
A.N : n = 60 / 0,12 = 500tr/min.
2-La puissance utile (Pu) du moteur : Pu = P x QV, P = 100 bar = 100 x 105, QV = 60
L/min = 1 dm3/s = 0,001 m3/s = 1 x10-3, A.N : Pu = 100 x 105x 1 x10-3= 10.000 w = 10 kw.
3- Le moment du couple (Mu) : Mu = P / 2 x π x n, p = 10.000 w, π = 3,14, n = 500
tr/min = 8,33 tr/s. A.N : Mu = 10.000 / 2 x 3,14 x 8,33 = 191,1592663N.m≈ 192 N.m.
4- La vitesse d’ascension de la charge (va) : P = F x v → v = P / F, P = 10.000 w, F = m x
g= 1000 x 10 = 10.000 N. A.N : va = 10.000 / 10.000 = 1 m/s = 100 cm/s.
5- La vitesse (ve) d’écoulement de l’huile : QV = v x S → ve= QV/S, QV = 60 L/min = 1 L/s
= 1000 cm3/s, S = π x r2 avec r = 10 mm = 1 cm d’où S = 3,14 x 12 = 3,14 m2. A.N : ve =
1000 / 3,14 = 318,471cm/s = 3,184m/s. Cette vitesse est dans les normes car au
refoulement, la vitesse (v) est comprise entre 2 et 5.
6- Le type d’écoulement (Re) : Re = v x d / υ, v = 318,471 cm/s, d = 20 mm = 2 cm, υ =
60 cSt = 0,6 st. A.N : Re = 318,471 x 2 / 0,6 = 1061,57 ≈ 1062 ˂ 1600 → c’est un
écoulement laminaire.
1- DEFINITION
Les moteurs hydrauliques à engrenages, à palettes et à pistons sont des mécanismes rotatif
et alternatif constitués d’engrenages, de palettes et de pistons qui sont actionnés en rotation
par la pression de l’huile. Ils sont de conception proche des pompes et de fonctionnement
inverse à celles-ci.
2- DESCRIPTION
2.1- Moteur à engrenages
N° Désignation
1 PIGNON MENANT
2 ORIFICE DE VIDANGE
3 PIGNON MENE
ARBRE
4 D’ENTRAINEMENT
ORIFICE DE
5 REFOULEMENT
CANAUX DE VIDANDE
6 ET DE REFOULEMENT
7 AUGET DE VIDANGE
AUGET DE
8 REFOULEMENT
N° Désignation
CAGE ANNULAIRE OU
1 COURONNE
2 ROTOR EXCENTRE
3 PALETTES
V1 LUMIERE DE VIDANGE
LUMIERE DE
V2 REFOULEMENT
2- DESCRIPTION : Suite
2.3- Moteur à pistons
N° Désignation N° Désignation
1 GLACE DE DISTRIBUTION 5 ARBRE D’ENTRAINEMENT
3 PLATEAU D’ENTRAINEMENT
B ORIFICE DE REFOULEMENT
BLOC-CYLINDRES OU
4 BARILLET
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Moteur à engrenages
Les moteurs à engrenages à denture extérieure droite ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation comprise entre 70 et 210 bars,
- un rendement global (ηG) inférieur à 80 %,
- un couple de démarrage (Cd) atteignant au maximum 60 % du couple théorique,
- un couple réel qui va jusqu’à 1000 N.m,
- une fréquence de rotation comprise entre 1000 et 3000 tr/min,
- une cylindrée constante à deux sens de rotation.
4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
4.1- Moteur à engrenages
Le principe de fonctionnement des
moteurs hydrauliques à engrenages
est très semblable à celui des pompes
à engrenages. Ce principe de
fonctionnement réversible (utilisation
dans les deux sens) est le suivant :
L’huile sous pression est dirigée vers
les dents du rotor et du stator
provoquant la rotation du rotor. Le
mouvement du rotor entraîne l’arbre
de transmission dans un sens donné.
La pression de l’huile se détend au fur
et à mesure de la rotation du rotor et
sort à basse pression vers le réservoir.
Dans la pratique, il faut toute fois
tenir compte de certaines réalités : Les
chambres basses et hautes pressions
sont équilibrées hydrauliquement
(positions asymétriques).
5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des moteurs hydrauliques ci-dessous :
Moteur hydraulique Moteur hydraulique Moteur hydraulique Moteur hydraulique
à cylindrée fixe à un à cylindrée fixe à à cylindrée variable à cylindrée variable
sens de flux. deux sens de flux. à un sens de flux. à deux sens de flux.
Pompe-moteur à Pompe-moteur à
Pompe-moteur à cylindrée fixe à un cylindrée fixe à deux
cylindrée fixe à sens de flux sans sens de flux avec
inversion du sens de inversion du sens de inversion du sens de
flux pour fonctionner flux pour fonctionner flux pour fonctionner
soit en pompe, soit soit en pompe, soit soit en pompe, soit
Moteur oscillant. en moteur. en moteur. en moteur.
Pompe-moteur à
Pompe-moteur à cylindrée variable à
Pompe-moteur à cylindrée variable à deux sens de flux
cylindrée variable à un sens de flux sans avec inversion du
inversion du sens de inversion du sens de sens de flux pour
flux pour fonctionner flux pour fonctionner fonctionner soit en
soit en pompe, soit soit en pompe, soit pompe, soit en Variateurs
en moteur. en moteur. moteur. hydrauliques.
1- ROLE
Le vérin hydraulique permet de transformer l’énergie hydraulique créée par la pression de
l’huile en une énergie mécanique par le déplacement linéaire de la tige.
2- CLASSIFICATION
Suivant leurs constitutions, les vérins hydrauliques se classent en trois grands groupes qui
sont :
- les vérins simple effet (ou VSE),
- les vérins double effet (ou VDE),
- les vérins spéciaux (ou vérins particuliers).
UNITES SI
FORMULES Pratique dérivée
UNITES SI
FORMULES Pratique dérivée
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- S1 - S2 en m2.
cyl1 = S1x Ctv dm3 (ou L) -Ctv (course de la tige du vérin)
cyl2 = S2x Ctv enm.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- cylv (cylidrée du vérin) en m3.
tc = cylv/Qrv seconde - Qrv (débit refoulé par le vérin)
en m3 / s.
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
b- Rendement hydromécanique
Le rendement hydromécanique (ηm) est fournit par la sortie ou la rentrée du vérin
hydraulique à la sortie du système hydraulique, c’est le rapport entre le couple de sortie (Cs)
qui est fournit et le couple théorique (Cth), il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cs en N.m.
ηhm = Cs / Cth est sans unité - Cth en N.m.
ηhm = Cth- Cp / Cth - CP en N.m.
4- EXERCICES D’APPLICATION
a- Exercice 1
Un vérin de force égale à 78000 N, doit effectuer une course de 30 cm en 2 s. La
pression de service est de 100 bars. Calculez :
1- La puissance du vérin en watt, en kilowatt et en foot-pound-force per second (ft-Lbf/s).
2- Le diamètre du vérin.
3- Le débit nécessaire en m3/s, en L/min et en gallon per minute (gal/min).
1.1- La puissance du vérin P hm : Phm = F x v, F = 78.500 N, v = d / t = 30 / 2 = 15cm/s =
0,15 m/s, Phm = 78.500 x 0,15= 11.775 w = 11,775 kw = 8683,63 ft-Lbf/s.
2.2- Le diamètre du vérindv : dv =√4 x S /π, S =F / P = 7850 / 100 = 78,5 cm2, dv =√4 x
78,5 /3,14= 10cm = 0,1m.
2.3- Le débit nécessaire du vérin (Qv) : Qv = Phym/P, P = 100 x 105, Phym= 11.750 w, Qv=
11.750 / 100 x 105 = 0,001175m3 / s = 1,175 L / s = 70,5 L / min.
b- Exercice 2
Soit le schéma ci-contre d’un vérin
double effet avec ses dimensions (S1,
S2, QV), la course (C) = 50 cm, la
hauteur entre 2 et 1 = 150 cm, la
pression P1 = 4,5 bars et la masse
volumique (ρ)du liquide = 1000
kg/m3. Calculez : 2.1- les vitesses V1
et V2. 2.2- la différence de pression
entre P2 en 2 et P1 en 1, en déduire la
pression P2. 2.3- le temps de sortie du
vérin. 2.4- la puissance utile du vérin.
1- DEFINITION
Le vérin hydraulique simple effet (ou VSE) est un organe récepteur qui est constitué d’un
orifice d’arrivée ou de retour de l’énergie hydraulique afin de permettre la sortie ou la
rentrée de la tige. La rentrée de la tige est assurée par un ressort ou par la charge.
2- DESCRIPTION
N° Désignation N° Désignation
JOINT D’ETANCHEITE DU
1 TIGE DU VERIN 4 PISTON
CHAMBRE A LA PRESSION
2 JOINT D’ETANCHEITE COTE 5 ATMOSPHERIQUE COTE TIGE
TIGE DU VERIN
CHAMBRE DE PRESSION
3 PISTON 6 COTE FOND DU VERIN
3- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
3.1- Position extension
Le distributeur est en position travail, l’huile arrive de la pompe sous pression et pénètre
dans la chambre côté fond du vérin. La pression de l’huile s’exerce sur la face du piston et
déplace l’ensemble piston-tige pour permettre la sortie de la tige. L’air contenu dans la
chambre côté tige du vérin est chassé à l’extérieur par l’orifice d’évent.
1- DEFINITION
Le vérin hydraulique double effet (ou VDE) est un organe récepteur qui est constitué de
deux orifice pour l’arrivée et la sortie de l’énergie hydraulique afin de permettre la sortie et
la rentrée de la tige du vérin.
2- DESCRIPTION
N° Désignation N° Désignation
JOINT D’ETANCHEITE COTE CULASSE OU COUVERCLE
1 TIGE 5 AVANT
ORIFICES D’ARRIVEE OU DE
2 TIGE DU VERIN 6 RETOUR DE L’HUILE
CHAMBRE DE PRESSION
3 CORPS DU VERIN 7 COTE TIGE DU VERIN
PISTON DU VERIN PLUS CHAMBRE DE PRESSION
4 JOINTS D’ETANCHEITE 8 COTE FOND DU VERIN
3- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
a- Position extension
Le distributeur est en position travail 1, l’huile sous pression arrive dans la chambre côté
fond, la pression de l’huile s’exerçant sur la face pleine du piston augmente et déplace
l’ensemble piston-tige pour permettre la sortie de la tige. L’huile contenue dans la chambre
côté tige du vérin est évacue vers le réservoir.
b- Position rétraction
Le distributeur est en position travail 2, l’huile sous pression arrive dans la chambre côté
tige, la pression de l’huile s’exerce sur la face du piston et déplace l’ensemble piston-tige
pour permettre la rentrée de la tige. L’huile contenue dans la chambre côté fond du vérin
est évacuée vers le réservoir.
1- DEFINITION
Les vérins hydrauliques spéciaux sont des organes récepteurs de conception spéciale avec
aussi deux orifices pour l’arrivée et la sortie de l’énergie hydraulique afin de permettre la
sortie et la rentrée de la tige.
N° Désignation
PISTON DONT LA
SECTION EST LE
1 DOUBLE DE CELLE
DE LA TIGE
TIGE DONT LA
SECTION EST LA
2 MOITIE DE CELLE
DU PISTON
N° Désignation
1 ORIFICE D’ENTREE
2 PISTON DU 1er CORPS
3 CHAMBRE DU 2ème CORPS
4 PISTON DU 2ème CORPS
5 CHAMBRE DU 3ème CORPS
CORPS DU VERIN
1 EN FONTE.
ORIFICE
2 D’ENTREE.
BUTEE EN ACIER
3 AVEC JOINT.
ORIFICE DE
4 SORTIE.
5 PALETTE.
ARBRE
6 D’ENTRAINEMENT.
FORME REELLE D’UN
VERINROTATIF A
Fig. 1 CREMAILLERE.
COUPE DU VERIN
ROTATIF A UNE PALETTE.
Fig. 2
SYMBOLE DU
Fig. 3 VERIN ROTATIF.
N° Désignation N° Désignation
JOINT D’ETANCHEITE DU
1 VIS DE GRAISSAGE 3 PISTON
JOINT D’ETANCHEITE DE LA DISPOSITIF AMORTISSEUR DE
2 TIGE 4 FIN DE COURSE
4- MONTAGE DE VERINS
Les vérins travaillent en poussant ou en tirant grâce à des montages qui nécessitent des :
mécanismes à bras de levier, articulations avant et arrière sur tige, systèmes à poulies et
câbles, etc. Il existe deux types de montage de vérins tels que : le montage en parallèle de
vérins et le montage en série de vérins.
5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des vérins hydrauliques ci-dessous :
Vérin hydraulique simple effet (VSE) à Vérin hydraulique simple effet (VSE) à
rappel par force non définie. rappel par ressort.
Vérin hydraulique double effet (VDE) à Vérin hydraulique double effet (VDE) à
simple tige. double tige.
1- ROLE
Le distributeur est l’organe de commande, il permet d’ouvrir ou de fermer un ou plusieurs
passages en vue d’orienter le liquide sous (ou sans) pression pour commander : les
mouvements d’un vérin simple effet ou d’un vérin double effet, la rotation d’un moteur
hydraulique, les positions de marche et d’arrêt d’un circuit, le débrayage d’une pompe
hydraulique, un autre distributeur, etc.
2- CLASSIFICATION
Il existe différents types de distributeurs tels que :
- les distributeurs à tiroir cylindrique, ils sont les plus utilisés,
- les distributeurs à boisseaux ou à glace (distributeurs rotatifs), ils sont rares,
- les distributeurs à clapets, ils ne sont presque plus utilisés.
3- DISTRIBUTEUR A TIROIR
Le distributeur à tiroir cylindrique est le plus utilisé, il comprend : un corps rectangulaire
en fonte ou en acier qui comporte différents orifices, un tiroir en acier traité et rectifié qui
coulisse dans le corps pour mettre en communication les différents orifices et un dispositif
permettant de mettre en position le tiroir.
3.1- Description
Identifiez les différentes parties du distributeur à tiroir cylindrique ci-dessous :
N° Désignation
1 TIROIR
2 TIROIR
3 BALANCE DE
PRESSION
4 PISTON
5 RECOUVREMENT
P ARRIVEE DE LA
PRESSION
T RETOUR AU
RESERVOIR
A ORIFICE
D’EXTENSION
B ORIFICE DE
RETRACTION
3.2- Caractéristiques
a- Désignation d’un distributeur
La désignation normalisée d’un distributeur à tiroir cylindrique se présente dans cet ordre :
le nombre d’orifices et de positions du tiroir, le type de commande, le type de centre et
l’usage d’un dispositif de rappel du tiroir. Identifiez les caractéristiques pour désigner le
distributeur à tiroir cylindrique ci-dessous :
N° Désignation
TYPE DE
1 COMMANDE
2 CORPS
TYPE DE
3 RAPPEL
4 TIROIR
Désignation : Distributeur 4/3 à commande mécanique à centre fermé à rappel par ressort.
N° Désignation Représentation
a- COMMANDE MANUELLE
b- FORME REELLE DE LA
1
COMMANDE MANUELLE
Position 1:
P1 position sortie
(parallèle) ou
phase extension
du vérin.
Position 2:
P2 position rentrée
(croisée) ou phase
rétraction du
vérin.
b- Position extension
La position extension (P1) désigne la phase
de sortie de la tige du vérin, le levier est
actionné. Les orifices A, B, P et T sont
a- Position extension
La position rétraction (P2) désigne la phase
de rentrée de la tige du vérin, le levier est
actionné. Les orifices A, B, P et T sont
ouverts Il y a passage de l’huile de : P vers B
et de A vers T. Le ressort de rappel du côté
du levier est comprimé, voir le schéma ci-
contre.
N° Désignation
COTES DE
X1 RECOUVREMENT
INTERIEURES
COTES DE
X2 RECOUVREMENT
EXTERIEURES
5- MONTAGE DE DISTRIBUTEURS
Les possibilités de montage des distributeurs dans les circuits sont nombreuses et
permettent de réaliser des phases de fonctionnements adaptés aux besoins du matériel
utilisé. On distingue différents montages de distributeurs tels que : le montage en série, le
montage en parallèle, le montage mixte.
2- CLASSIFICATION
Le limiteur de pression ou la soupape de sûreté est le principal organe de sécurité du
circuit hydraulique, il est situé après la pompe hydraulique, il existe différents appareils de
régulation de la pression tels que :
ORIFICE
1 D’ALIMENTATION.
2 RESSORT TARE.
SECTION DU CLAPET
3 COTE RESSORT.
4 ORIFICE DE SORTIE
5 CLAPET CONIQUE.
SIEGE DU CLAPET
6 CONIQUE.
SECTION DU CLAPET
7 COTE SIEGE
PRESSION DE LA
P POMPE.
RETOUR AU
T RESERVOIR
COUPE DU LIMITEUR DE
Fig.1 PRESSION.
FORME REELLE DU
Fig.2 LIMITEUR DE PRESSION.
b- Position ouverture
La pompe refoule dans le circuit, un débit d’huile supérieure à la pression de tarage (PT)
du ressort. Le limiteur reste en position ouverte, le clapet est soulevé de son siège. Le
ressort taré est comprimé, l’huile débitée par la pompe s’écoule vers le réservoir. Entre la
position fermée et la position ouverte au maxi, on a une infinité de positions intermédiaires
du clapet correspondant à une augmentation de pression supérieure à la pression de tarage et
fonction de la raideur du ressort, la pression de service étant maintenue dans le circuit.
N° Désignation
1 ORIFICE CALIBRE DU
CLAPET PRINCIPAL
2 CLAPET PRINCIPAL
RESSORT DU CLAPET
3 PRINCIPAL
4 CLAPET DE PILOTAGE
RESSORT DU CLAPET
5 DE PILOTAGE
6 VIS DE REGLAGE.
b- Position ouverture
Lors de ln position d’ouverte (voir la figure b), la pression de l’huile dans le circuit est
supérieure à la pression de tarage du ressort (6). Le clapet de pilotage (4) s’ouvre, l’huile
s’écoule vers le réservoir par l’orifice de pilotage. La section de l’orifice (1) étant plus petite
que la section du clapet (4), il se produit une chute de pression au travers de l’étranglement
(1). La pression au-dessus du tiroir devient momentanément inférieure à la pression au-
dessous du tiroir. L’équilibre du clapet principal (2) étant rompu, l’huile va s’écouler vers le
réservoir en le soulevant d’une certaine valeur. Une chute de pression (P) va provoquer la
fermeture du clapet de pilotage (4) et ramène le clapet (2) sur son siège.
2- CLASSIFICATION
Il existe différents appareils de régulation de débit à savoir :
- le régulateur de débit réglable,
- le régulateur de débit avec clapet anti-retour dont le réglage est possible uniquement
dans un seul sens,
- le régulateur de débit avec soupape de sureté incorporée dont le débit est possible dans
les deux sens, le diviseur de débit, la soupape de décélération, etc.
L’huile du circuit admise en (P) traverse l’étranglement (1) et se dirige vers l’utilisation
(A). La pression en (P1) agit sur (2) par (e) et (d) contre le ressort (3). La pression en (P2)
agit sur (2) par (c) dans le même sens que (3). Suivant les augmentations de pression en P
ou en A, (2) prend une position d’équilibre en permettant un écoulement par (1) une certaine
quantité de liquide vers (T). Lorsque la pression en (P 2) dépasse le tarage de (5) par (0) et
(7), le clapet (4) se soulève. La pression chute en (c), (2) se déplace vers la gauche
augmentant le passage en (1), ce qui a pour effet de diminuer (P 1). L’orifice (x) permet le
débrayage du circuit (P). L’ouverture de (x) par (d), placé en case (1), provoquera la
dépression en (c), le déplacement de (2) vers la gauche, (1) ouvre le débit du liquide au
réservoir, par l’orifice (T).
4- DIVISEUR DE DEBIT
3.1- Description
N° Désignation
1ère CHAMBRE DE
1 PRESSION.
ème
2 CHAMBRE DE
2 PRESSION.
3 ORIFICES
4 CALIBRES.
5 TIROIR.
6 ORIFICES
7 CALIBRES (gicleurs).
8 ORIFICES
9 CALIBRES (gicleurs).
COUPE D’UN
fig. 1 DIVISEUR DE
DEBIT.
SYMBOLE D’UN
fig. 2 DIVISEUR DE
DEBIT.
Le diviseur de débit est utilisé lorsque le débit de la pompe, allant vers deux organes
récepteurs, doit être divisé en deux débits secondaires en des proportions égales quelle que
soit la charge des circuits secondaires. La somme des débits secondaires est égale au débit
d’entrée.
5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Complétez le tableau ci-dessous en représentant les symboles des appareils de régulation
suivant d’un système hydraulique :
Limiteur de pression à Limiteur de pression à
commande directe. commande pilote. Réducteur de pression.
2- DESCRIPTION
2.1- Flexible
N° Désignation
1 COUCHE DE RENFORT
ENVELOPPE
2 EXTERIEURE
3 COUCHE ISOLANTE
4 TUBE INTERIEUR
2.2- Raccord
N° Désignation
1 FORME RACCORD REU
2 LOGEMENT DU JOINT
3 DOUILLE EN ACIER
4 MORS EXTERIEURS
5 MORS INTERIEURS
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Flexible
Les flexibles se classent en trois grands groupes, à savoir :
- les flexibles hautes pressions : ils sont constitués par 4 ou 6 tresses (ou enroulements) de
fil et supportent des pressions inférieures ou égales à 6500 PSI (≈ 448 bars),
- les flexibles basses et moyennes pressions : ils sont constitués par 1 à 2 tresses de fil et
supportent des pressions inférieures ou égales à 3500 PSI (≈ 241 bars),
- les flexibles spéciaux : ils sont constitués par 1 tresse de fil et supportent des pressions
inférieures ou égales à 3000 PSI (≈ 207 bars).
Flexible : Suite
N° Désignation
1 CONSTRUCTEUR
2 CALIBRE DU FLEXIB
Le choix d’un flexible se fera en tenant compte : de sa taille, de la pression maximale, de
la température d’utilisation de l’huile, de la température ambiante, des conditions
d’utilisation, du rayon de courbure et des raccords d’extrémité.
3.2- Raccord
Les raccords se classent en deux grands groupes qui sont : les raccords permanents et les
raccords réutilisables.
N° Désignation
RACCORD
1 REUTILISABLE A BRIDE
RACCORD
2 REUTILISABLE JIC A
ECROU EPANOUI
RACCORD
3 REUTILISABLE A JOINT
TORIQUE AXIAL JTA
RACCORD REUTILISAB
4 FILETE MALE
RACCORD REUTILISAB
5 A DOUBLE GRIFFE
RACCORD
6 REUTILISABLE BRASE
. 7 RACCORDS
PERMANENTS
2- DESCRIPTION
N° Désignation
ACCUMULATEUR A
a MEMBRANE SOUDEE :
1- CORPS EN ACIER, 2-
MEMBRANE, 3- BOUTON
DE FERMETURE.
ACCUMULATEUR A
b MEMBRANE SOUDEE :
1- CHAPEAU EN ACIER,
2- MEMBRANE, 3-
CORPS EN ACIER.
ACCUMULATEUR A
c VESSIE : 1- VESSIE, 2-
CORPS, 3 et 4- CLAPET
D’OUVERTURE
AUTOMATIQUE.
ACCUMULATEUR A
PISTON : 1- BRIDE DE
FIXATION ARRIERE, 2-
PISTON, 3- CORPS, 4-
d BRIDE DE FIXATION
AVANT, 5- ORIFICE DE
LA TUYAUTERIE DE
SERVICE, 6- ORIFICE DE
REMPLISSAGE DE
L’AZOTE.
3- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le principe de fonctionnement des accumulateurs de pression repose sur l’utilisation des
caractéristiques de compression et de détente des gaz et celui de l’incompressibilité des
liquides : une chambre à deux orifices séparés par un élément étanche. L'un des orifices est
relié au système et l'autre permet le remplissage avant utilisation d'un gaz générant un
contre effort. Le gaz utilisé est l'azote (gaz inerte). Identifiez les composants du schéma ci-
dessous et expliquez le principe de fonctionnement de l’accumulateur de pression.
N° Désignation
1 MANOMETRE DE PRESS
2 ROBINET D’ISOLEMENT
3 CLAPET ANTI-RETOUR
4 1er ACCUMULATEUR
5 1ème ACCUMULATEUR
D1 DISTRIBUTEUR 2/2
D2 DISTRIBUTEUR 4/3
- Phase de pression maximale : le volume (V1) est comprimé jusqu’à un volume (V2), la
pression (P2) monte à environ 121 bars (elle peut atteindre 500 bars sur certains systèmes).
La température de fonctionnement des trois phases est une constante (k ≈ 20 °C ± 5°).