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Ministère d’Etat, Ministère de République de Côte d’Ivoire

l’Emploi, des Affaires Sociales et Union-Discipline-Travail.


de la formation Professionnelle.

Lycée Professionnel de Jacqueville


BP 222 Jacqueville / Tél : [Link]

Année scolaire : 2014 - 2015 Promotion : 2013 - 2016

FORMATION INITIALE : 2ème ANNÉE B.T MVE

EXPLIQUER LE FONCTIONNEMENT DU
CIRCUIT HYDRAULIQUE D’UN ENGIN.

THÈME :
DOCUMENT DU STAGIAIRE

NOM ET PRENOMS :
Année scolaire : 2014 - 2015
Lycée Professionnel Niveau : 2ème Année B.T MVE
de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
Tél. : [Link]
SOMMAIRE Volume horaire hebdomadaire : 2 h
Matière : TS Hydraulique de base
Fax. : 23.57.72. 02 Spécialité : Maintenance Véhicules et Engins

Séquences Séances Titres Pages

1.1 Hydraulique de base : TS 1 2

1 1.2 Principe hydrostatique : TG 1 4

1.3 Circuit hydraulique de base : TS 2 10

1.4 Principe hydrodynamique : TG 2 19

2.1 Liquide hydraulique : TS 3 26

2.2 Régimes d’écoulement : TG 3 29


2
2.3 Réservoir hydraulique : TS 4 34

2.4 Filtre hydraulique : TS 5 38

2.5 Refroidisseur d’huile : TS 6 43

3.1 Pompe hydraulique : TS 7 45

3.2 Principe d’une pompe : TG 4 51

3 3.3 Moteur hydraulique : TS 8 55

3.4 Principe d’un moteur : TG 5 57

3.5 Vérin hydraulique : TS 9 62

3.6 Principe d’un vérin : TG 6 65

4.1 Distributeur hydraulique : TS 10 70

4.2 Limiteur de pression : TS 11 70


4
4.3 Clapet anti-retour : TS 12 74

4.4 Régulateur de débit : TS 13 75

5.1 Flexible et raccord : TS 14 76


5
5.2 Accumulateur de pression : TS 15 76

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
HYDRAULIQUE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 1
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
INDUSTRIELLE Documents-élèves : 1 / 2 à 2 / 2

1- DEFINITION
Le mot hydraulique vient du Grec hudor qui veut dire eau et de aulos qui veut dire tuyau.
L’hydraulique se définie comme étant la science qui a pour objet l’étude des lois régissant
l’écoulement d’un liquide (huile) à travers une canalisation pour transmettre une force
pressante. L’hydraulique industrielle se subdivise en deux branches qui sont :
l’hydrostatique et l’hydrodynamique (ou l’hydro-cinétique).

2- HISTOIRE DE L’HYDRAULIQUE
Dates Inventeurs Inventions
220 av ARCHIMEDE : Savant énonce le principe de la poussée des liquides sur les
JC Grec corps immergés, d’où son cri Euréka (j’ai trouvé).
SIMON STEVIN : établit la valeur d’une pression exercée par un
1580 Physicien Flamand volume de liquide sur les parois d’un récipient.
AGOSTINO RAMELLI :
1588 Ingénieur militaire Italien réalise la première pompe à palettes.

1626 PAPPENHEIM réalise la première pompe à engrenages.


BLAISE PASCAL : établit les bases de l’hydrostatique et invente la
1655 Savant Français première presse hydraulique.
ISAAC NEWTON : énonce la théorie de la gravitation universelle et les
1687 Savant Anglais lois relatives au mouvement des fluides.
DANIEL BERNOULLI :
1738 Ingénieur Suisse établit les bases de l’hydrodynamique.
CHRISTIAN OERSTED : énonce la compressibilité des gaz et
1882 Ingénieur Danois l’incompressibilité des liquides.
OSBORNE REYNOLDS : étudie la théorie de l’écoulement des fluides et
1883 Ingénieur Anglais l’existence d’une vitesse critique.
SUNDSTRAND, BOSCH, fabriquent en série des composants hydrauliques :
1950 VICKERS, etc., pompes, distributeurs, moteurs, vérins, etc.,

3- DOMAINES D’APPLICATION
L’hydraulique industrielle s’applique à divers domaines tels que :
- Le domaine de la robotisation industrielle pour souder les carrosseries de véhicules
automobiles fabriqués en série, emballer les produits industriels, etc.,
- Le domaine des machines agricoles pour labourer, ensemencer, moissonner et
décortiquer de grandes surfaces cultivables,
- Le domaine des engins de travaux publics pour creuser, lever, déplacer, niveler, etc.,
- Le domaine de la manutention pour charger et décharger des marchandises,

3- DOMAINES D’APPLICATION : Suite


- Le domaine des véhicules industriels pour lever les bennes de camions, permettre la
rotation des cabines de camions, ramasser et compacter les ordures ménagères, etc.,
- Le domaine des machines - outils pour découper, emboutir, ou brider des pièces à
usiner,
- Le domaine de l’aviation pour l’entrée ou la sortie du train d’atterrissage, l’ouverture
ou la fermeture des portes, embarquer ou débarquer des bagages, des marchandises, des
passagers, etc.,
- Le domaine de la marine pour charger ou décharger des containers, améliorer le confort
dans les bateaux etc.,

4- AVANTAGES ET INCONVENIENTS
AVANTAGES INCONVENIENTS
- une transmission de forces et de couples très - des risques d’accidents (fuites d’huile)
élevés, dus à l’utilisation de pression élevées dans
- une manœuvre précise, souple, sure et douce, le système, exemple : la pression du
- des déplacements doux, précis, et sans système peut être comprise entre 50 bars et
vibration, 450 bars,
- une diversité de commandes qui permet
- une baisse du rendement par suite de
d’obtenir à tout moment : la marche avant, la
fuites et de perte de charge (diminution de
marche arrière et l’arrêt de l’engin,
la pression). La perte de charge est due à la
- un démarrage et des changements de vitesses
circulation de l’huile dans les canalisations
sous charge avec possibilité de commande à
de sections différentes,
distance,
- une augmentation de la longévité des - le système hydraulique est sensible à l’air
composants du fait de leur constante et aux impuretés,
lubrification, - les risques d’incendies en cas
- un planning d’entretien réduit, d’utilisation d’une huile minérale
- les composants hydrauliques sont moins inflammable,
volumineux, plus légers et tendent vers une
grande fiabilité, à puissance égale avec d’autres - un entretien suivi (remplacement
techniques. périodique de l’huile et des filtres) et
- une adaptation facile de l’hydraulique à la couteux (personnel qualifié, outillage
robotisation industrielle par : son association à perfectionné et prix de revient élevé des
une commande électrique, à une commande composants).
électronique ou à une commande pneumatique.
Cette adaptation permet d’obtenir des robots, ce
sont des machines avec des cycles opératoires
automatiques très variés.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
PRINCIPE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TG 1
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
HYDROSTATIQUE Documents-élèves : 1 / 5 à 5 / 5

1- DEFINITION DE L’HYDROSTATIQUE
L’hydrostatique désigne l’étude des propriétés d’un liquide au repos, le paramètre
dominant du liquide est la pression. Dans la pratique l’hydrostatique englobe tous les
systèmes dans lesquels la vitesse d'écoulement de l’huile est faible, elle est de l’ordre de 0 à
20 m / s. Elle est basée sur le principe de Pascal, exemple : le circuit hydraulique de freinage
des véhicules automobiles.

2- NOTION DE FLUIDE
2.1- Définition
Le mot fluide désigne tous les corps dont les molécules sont faiblement liés qui peuvent
s’écouler facilement et qui n’ont pas de forme propre.

2.2- Différence entre fluide et solide


Les figures a, b et d ci-dessous présentent des récipients contenants un liquide et la figure
c présente une canalisation contenant un gaz, les fluides se différencient des solides : par la
forme et par la masse volumique.

- La différence au niveau de la forme entre fluide et solide est : une absence de forme
propre pour les fluides car ils prennent la forme des récipients qui les contiennent et une
possibilité pour le fluide de s’écouler et de se déplacer dans une ou plusieurs directions.
- La différence au niveau de la masse volumique entre fluide et solide est : la possibilité
de réduire la masse volumique du solide par compression et l’impossibilité de réduire celle
du fluide par compression.

2.3- Types de fluides


Le mot fluide regroupe les corps tels que : les gaz, les vapeurs et les liquides.
- les vapeurs désignent les fluides dont les transformations gazeuses perceptibles se
dégagent par évaporation (pour les liquides) et par sublimation (pour les solides),
- les gaz désignent les fluides dont les molécules se déplacent librement les unes par
rapport aux autres,
- les liquides désignent les fluides dont les volumes sont invariables et n’ont pas de forme
propre tels que l’eau, l’huile, etc.,

3- PRINCIPE DE BASE
Le principe de base en hydrostatique repose sur deux expériences permettant de
comprendre le principe de la compressibilité des gaz et celui de l’incompressibilité des
liquides. Le système ci-dessous comprend un piston qui coulisse à l’intérieur d’un cylindre.

3.1- Compressibilité des gaz


Le principe de compressibilité des gaz est énoncé par la loi de Mariotte qui dit : à
température constante, plus le volume de gaz comprimé diminue plus la pression augmente
et vice versa, sa formule est : P x V = t°, Cte.
Le cylindre renferme un gaz, complétez le schéma
ci-contre.

- 1er cas : pas de pression (P0) sur le piston, il y a


équilibre, le volume n’a pas varié (V0).

- 2ème cas : pression (P1) sur le piston, il y a


diminution de volume (de V0 à V1).

- 3ème cas : pression (P2) sur le piston avec P2


supérieure à P1, il y a diminution de volume (de V1 à
V2) sans fuites de gaz.

En conclusion nous pouvons donc constater que les gaz et les vapeurs sont compressible
car ils sont constitués de molécules éloignées les unes des autres.

3.2- Incompressibilité des liquides


Le principe de l’incompressibilité des liquides est énoncé par la loi de Pascal qui dit :
lorsqu’une pression est exercée sur un liquide enfermé, cette pression est transmise
intégralement en tous points du liquide.

Le cylindre renferme un liquide, complétez le


schéma ci-contre.

- 1er cas : pas de pression (P0) sur le piston, il y a


équilibre, le volume n’a pas varié (V0).

- 2ème cas : pression (P1) sur le piston, il n’y a pas de


diminution de volume (V0).

- 3ème cas : pression (P2) sur le piston avec P 2


supérieure à P1, il y a déformation avec fuites de
liquide au récipient d’où (V1).

En conclusion nous pouvons donc constater que les liquides sont incompressibles car ils
sont constitués de molécules plus rapprochées.

4- NOTION DE PRESSION
4.1- Définition
La pression en hydrostatique
désigne la force (F) pressante
qu’un liquide exerce à chaque
point d’une surface (S) donnée.
Elle est le quotient de la force
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

P =F/S - F en Newton.
bar - S en m2.

4.2- Pression d’une colonne de liquide au repos


La pression (P) exercée par une colonne h de liquide au repos et en équilibre donne les
principes suivants :
- la pression est la même en tous points
d’un même plan horizontal,

- la pression augmente lorsque le volume


(v) du liquide augmente (h et h’),

- la pression est constante en tout point


d’un même plan vertical,
La pression d’un liquide au repos est égale au produit de la masse volumique (ρ) par la
hauteur (h) du liquide et par la pesanteur (g). La pression d’une colonne de liquide au repos
en équilibre a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
3
- ρ en kg/m .
P =ρ x h x g bar - h en m . 2
2

- g en m/s ou en (N / kg).

4.3- Autres définitions de la pression


- La pression atmosphérique (Patm) ou pression barométrique, désigne la pression ambiante
qui s’exerce sur nous et autour de nous. Elle varie selon l’altitude et la température en
fonction du niveau de la mer. Elle fait environ 1,013 bar au niveau de la mer à 15º C et se
mesure par rapport au vide à l’aide d’un baromètre (appareil de mesure de la pression
atmosphérique et de prévision du temps).
- La pression absolue (Pabs), désigne la mesure de la pression régnant dans un récipient
étanche (exemple : réservoirs, chambre de combustion etc.), par rapport à la pression zéro
dans le vide. C’est un nombre compris entre zéro et plus l’infini (Pabs = Prel + 1 bar).
- La pression relative (Prel) ou pression effective(Pef), désigne la différence entre la
pression absolue et la pression atmosphérique. C’est un nombre compris entre (- 1) et plus
l’infini (Prel = Pabs - 1 bar). Selon sa valeur, il existe : la pression relative positive et la
pression relative négative.
- La pression relative est positive, si la pression absolue est supérieure à la pression
atmosphérique. Elle est mesurée par un compressiomètre ou un manomètre de pression
d’air (ou d’huile) pour la réparation et l’entretien des véhicules automobiles.
- La pression relative est négative, si la pression absolue est inférieure à la pression
atmosphérique. Elle est inférieure à zéro, elle désigne une dépression et elle est mesurée par
un dépressiomètre. La conséquence d’une dépression dans un système hydraulique en
fonctionnement, est une aspiration, elle est l’action de la pression atmosphérique sur un
liquide au repos tendant à faire remonter ce liquide dans une canalisation afin d’être refoulé
par une pompe.
5- NOTION DE FORCE PRESSANTE
En mécanique on appelle force toute action capable de déformer un corps et de
provoquer ou de modifier son déplacement. En hydraulique, la force est dite pressante et
elle est l’action qu’un liquide exerce à chaque point d’une surface donnée. La force
pressante (FP) est égale au produit de la pression par la surface ou par la section réceptrice.
On dira donc que la pression est liée à la force, elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

FP = P x S Newton(N) - P en Pascal.
2
- S en m .

5.1- Principe des presses hydrauliques


Le principe des presses hydrauliques ou l’amplification de la force pressante s’énonce
comme suite : un liquide subissant une force (F 1) sur une surface (S1), transmet celle-ci sur
une surface (S2) en multipliant son intensité par le rapport des surfaces pressées, pour sortir
une force (F2) amplifiée. La force de sortie F2 aura pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
2
- S1 en m .
F2 = F1 x S2 / S1 Newton(N) - S2 en m2.

5.2- Poussée d’Archimède


La poussée d’Archimède (P A) désigne une force contraire à la force de poussée (F P) que
l’on exerce pour plonger un solide dans un liquide, elle est égale au produit de la masse
volumique (ρ) de l’huile par le volume (v) de liquide déplacé et par la pesanteur ( g), elle a
pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
3
- ρ en kg/m .
PA = ρ x v x g Newton(N) - v (volume de liquide déplacé) en
m3.- g en m/s2.

Le rapport entre les deux forces (FP et PA), détermine la position du solide dans le liquide :
- 1er cas : si la poussée d’Archimède est inférieure à la force de poussée ( PA < FP), cela
veut dire que le solide est totalement plongé dans l’eau, il est en position immergé,
- 2ème cas : si la poussée d’Archimède est égale à la force de poussée (PA = FP), cela veut
dire que le solide monte et descend dans l’eau, il est en position d’équilibre instable,
- 3ème cas : si la poussée d’Archimède est supérieure à la force de poussée (PA > FP), cela
veut dire que le solide n’est pas totalement plongé dans l’eau, il est en position émergé.

6- EXERCICES D’APPLICATION
- Exercice 1
Soit un système hydraulique avec les données suivantes : S1 = 15 Cm2, S2 = 45 Cm2, F1 =
40 daN. 1- Calculez les pressions P1 et P2. 2- Calculez la force F2, quel constat faites-vous ?
Quel est le principe utilisé sur la figure ci-contre ?
Correction : S1 = 15 Cm2 = 0,0015 m2,S2 = 45 Cm2 = 0,0045 m2, F1 = 40 daN = 400N.
1.1- P1 = F1/S1 = 400 / 0,0015 = 266666,67 Pa = 2,667bar. Selon le principe de Pascal : P1 =
P2 = 266666,67 Pa = 2,667 bar. 1.2- F2 = F1 x S2 / S1 = 400 x 0,0045 / 0,0015 = 1200 N.
Constat : F2 = F1 x 3 = 400 x 3 = 1200 N. - Le principe utilisé est celui des presses.

- Exercice 2
Un piston émetteur A d’une section S 1 de 100 cm2 reçoit une force F1 de 50 daN. Un
piston récepteur B a une section S 2 de 200 cm2, plonge un solide dans un bac d’eau avec un
volume (v) de liquide déplacé égal à 13 m3. 1- Calculez : la pression P1 (en Pascal et en bar),
la force F2 (en N et en daN), quel constat faites-vous ? Expliquez votre réponse et en
déduire la pression P2 (en Pascal et en bar). 2- Calculez la valeur de la poussée d’Archimède
et en déduire la position du solide dans l’eau (prendre g = 10 m/s2).
Correction : S1 = 100 Cm2 = 0,01 m2, S2 = 200 Cm2 = 0,02 m2, F1 = 50daN = 500 N, V =
13 m3 = 13000 dm3, ρ = 1 kg / m3. 2.1- P1 = F1 / S1 = 500 x 0,01 = 50.000 Pa = 0,5 bar. F2 =
F1 x S2 / S1 = 500 x 0,02 / 0,01 = 1000 N. Constat : F 2 = F1 x 2 = 500 x 3 = 1000 N. Selon le
principe de Pascal : P1 = P2 = 50.000 Pa = 0,5 bar. 2.2- P A = ρ x v x g = 1 x 13 x 10 = 130
N, PA< F2, le solide est immergé.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
CIRCUIT Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 2
Tél. : [Link] HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 3 à 3 / 3
Fax. : 23.57.72. 02

1- FONCTION
Le circuit hydraulique permet de : transformer, transporter, transmettre, commander,
réguler et multiplier l’énergie hydraulique.

2- DESCRIPTION
Le circuit hydraulique de base est constitué des différents organes ci-dessous :

N° Désignation Fonction
RESERVOIR Il désigne l’organe de stockage, il permet de stocker
1 HYDRAULIQUE et de protéger l’huile hydraulique.
Ce sont les organes de liaison, ils permettent de
2 LIAISON SOUPLE transporter l’huile hydraulique sous pression.
MOTEUR ELECTRIQUE Ils désignent l’organe d’entraînement, il permet
3 OU THERMIQUE. d’entrainer en rotation la pompe hydraulique.
Elle désigne l’organe d’alimentation, elle permet de
transformer l’énergie mécanique fournie par le
POMPE HYDRAULIQUE
4 moteur thermique ou le moteur électrique en
énergie hydraulique en fournissant un débit.

1- PRESENTATION : Suite
N° Désignation Fonction
VERIN Il désigne un autre organe récepteur, il permet d’assurer la
HYDRAULIQUE transformation de l’énergie hydraulique en énergie
5 ET/OU MOTEUR mécanique, en réalisant des mouvements linéaires (vérin)
HYDRAULIQUE et/ou des mouvements rotatifs (moteur).
Il désigne l’organe de commande ou l’organe de
6 DISTRIBUTEUR distribution il permet d’assurer l’orientation du flux
HYDRAULIQUE d’huile vers les récepteurs par l’ouverture ou la fermeture
d’un ou de plusieurs passages.
FILTRE Il désigne l’organe de filtrage, il permet de filtrer l’huile
7 HYDRAULIQUE hydraulique.

3- PRINCIPE DE BASE
3.1 Transformation des énergies
La transformation d’énergies du système hydraulique s’effectue selon les trois phases ci-
dessous :
- 1ère phase, un moteur thermique ou électrique crée une énergie mécanique à l’entrée du
système hydraulique par l’entraînement d’une pompe hydraulique,
- 2ème phase, la pompe hydraulique entraînée créée une énergie hydraulique à l’intérieur du
système hydraulique par la mise en pression de l’huile hydraulique,
- 3ème phase, un vérin ou un moteur hydraulique crée une énergie mécanique à la sortie du
système hydraulique pour réaliser un travail donné.

Energie d’entrée : Energie interne : Energie de sortie :


MECANIQUE créée par : HYDRAULIQUE MECANIQUE
Un moteur thermique ou Créée par une Créée par un vérin
électrique, une force pompe hydraulique. ou un moteur
musculaire ou éolienne, etc., hydraulique.

3.2 Schéma fonctionnel


Le schéma fonctionnel du circuit hydraulique de base se présente comme suite :

Organe de Organe de Organe de


filtrage. stockage. sécurité

Organe
d’entraîne - Organe Organe de Organe de Organe de
ment d’alimentation commande réception travail

4- SCHEMAS HYDRAULIQUES
Les schémas hydrauliques sont des représentations très importantes qui accompagnent la
machine, elles permettent : une bonne compréhension du principe de fonctionnement de la
machine, une installation et une mise en service correcte de l’engin, une maintenance
correcte de l’engin. Les différents schémas utilisés en hydraulique sont de trois types à
savoir : le schéma en coupe, le schéma imagé et le schéma symbolique.
4.1 Schéma en coupe
Le schéma en coupe permet de montrer l’intérieur de chaque organe du circuit et offre
N°une vueDésignation
rapide sur le fonctionnement du circuit, il est utilisé pour la formation.

1 RESERVOIR

2 FILTRE D’ASP.

3 MOTEUR
ELECTRIQUE
4 POMPE

5 LIMITEUR DE PR

6 DISTRIBUTEUR

7 REGULATEUR

8 CLAPET ANTI-R

9 VERIN

4.2 Schéma imagé


Le schéma imagé permet de montrer la forme extérieure des organes sous la forme d’une
silhouette. Les orifices sont reliés entre eux par des traits continus représentant les
tuyauteries, il est utilisé par les tuyauteurs pour le montage des tuyauteries sur les appareils.
N° Désignation
1 RESERVOIR

2 FILTRE D’ASP.

3 MOTEUR ELECT.

4 POMPE HYDRAU.

5 LIMITEUR DE PR

6 DISTRIBUTEUR

7 VERIN

8 CLAPET ANTI-R

4.3 Schéma symbolique


Le schéma symbolique permet de montrer les organes sous forme de symbole, ce type de
schéma est préféré par les techniciens pour l’étude des circuits et la recherche de pannes :

N° Désignation
1 RESERVOIR
FILTRE DE
2 RETOUR
4.4 Symboles hydrauliques
a- Symboles de base

a- Symboles de base : Suite


b- Filtres, vérins, pompes et moteurs

b- Filtres, vérins, pompes et moteurs


c- Distributeurs

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
PRINCIPE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TG 2
Tél. : [Link] HYDRODYNAMIQUE Documents-élèves : 1 / 5 à 5 / 5
Fax. : 23.57.72. 02

1- DEFINITION DE L’HYDRODYNAMIQUE
L’hydrodynamique désigne l’étude des propriétés des liquides en mouvement, les
paramètres dominants du liquide sont la pression et le débit. Dans la pratique
l’hydrodynamique englobe tous les systèmes dans lesquels la vitesse d’écoulement de
l’huile atteint 40 m/s, elle est basée sur le principe de Bernoulli, exemple : la commande
hydraulique de la boîte de vitesses automatiques.

2- NOTION DE DEBIT
Le débit (Q) de façon générale est un volume (V) de liquide déplacé par unité de temps(t),
il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- V(le volume ou la cylindrée) en
m3.
Q=V/t L / min - t(le temps) en s.

En hydraulique, le calcul du débit se présentera sous deux aspects à savoir : le débit


volumique ou débit volume (QV) et le débit massique ou débit masse (Qm).

3.1- Débit volumique


Le débit volumique ou débit volume (Q V), désigne une quantité de liquide qui s’écoule
dans une section (S) donnée à une certaine vitesse (V) par unité de temps, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- V en m/ s.
QV = V x S L / min
- S en m2.

3.2- Débit massique


Le débit massique ou débit masse (Qm), désigne une quantité de liquide qui s’écoule dans
une section donnée à une certaine vitesse par unité de temps selon la masse volumique (ρ)
du liquide considéré. C’est aussi le produit du débit volumique par la masse volumique du
liquide considéré, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- V en m/ s.
- S en m2.
Qm = V x S x ρ L / min - ρ en kg/m3.

3.3- Equation de continuité de débit


Le principe de la conservation du débit énonce que : Le débit volumique (Qv) d’un liquide
en écoulement est constant en tout point d’un même circuit alors que sa vitesse (V) va varier
en fonction des sections. Déterminez l’équation de la continuité des différents débits selon
la figure ci-dessous :
..

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

Q1= Q2 =Q3 = … Qn =V1 x S1 = V2 x - V en m/ s.


S2 = V3 x S3 …Vn x Sn
L / min
- S en m2.

3.4- Relation entre débit et vitesse


La notion de vitesse de façon générale est le rapport de la distance parcourue par les
molécules du liquide dans une unité de temps donnée. La vitesse d’écoulement (ve) des
liquides sous pression est proportionnelle au débit et inversement proportionnelle à la
section, elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

- QV en m3 / s.
Ve = Q V / S cm / s - S en m2.

Pour limiter les pertes de pressions causées par les turbulences dans les canalisations, on
admet en pratiques que les vitesses d’écoulement sont comprises :
- la vitesse d’aspiration de l’huile (circuit d’aspiration) est comprise entre 0,6 et 1,5 m/s,
- la vitesse de refoulement de l’huile (circuit de refoulement) est comprise entre 3 et 6 m/s,
- la vitesse de retour de l’huile (circuit de retour) est comprise entre 2 et 4 m/s,
- la vitesse du drain (circuit de drainage) est comprise entre 1 et 1,5 m/s.
Conclusion : Ne pas confondre les notions de débit et de vitesse, plus le débit volumique
entrant dans le vérin augmente plus sa vitesse (V) de déplacement augmente. L’on va
limiter la vitesse d’un vérin en limitant le débit et par conséquent la vitesse est liée au débit.

3- PRINCIPES DE BASE EN HYDRODYNAMIQUE


Le Physicien Suisse Daniel Bernoulli définit le théorème de la conservation de l’énergie
selon un écoulement idéal et sans frottement. Considérons un liquide qui s’écoule d’un point
A vers un point C, en passant par un point B. Le principe de Bernoulli démontre que ce
liquide en mouvement possède une énergie totale qui est la somme de trois différentes
énergies à savoir : l’énergie potentielle, l’énergie cinétique et l’énergie de pression.

5.1- Energie potentielle


L’énergie potentielle (EPO) en hydraulique est obtenue par l’accumulation d’une masse
de liquide à une certaine hauteur. Ce liquide peut s’écouler en tout point situé à un niveau
inférieur (par gravité), exemple : château d’eau et réseau de distribution d’eau des
habitations, elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- m en kg.
EPo = m x g x h Joule (J) - g en m/s2.
- h en m.

5.2- Energie cinétique


L’énergie cinétique (EC) en hydraulique est obtenue par le déplacement à grande vitesse
(V) d’une masse de liquide. Si ce liquide est canalisé dans un conduit et vient frapper les
aubes d’une turbine, on obtient un mouvement rotatif, exemples : turbine hydro-électrique,
pompe d’un convertisseur de couple, elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- m en kg.
E C = ½ x m x V2 Joule (J)
- v en m/s.

5.3- Energie cinétique


L’énergie de pression (EPr) en hydraulique est obtenue par la circulation d’une masse de
liquide dans un conduit. Si ce liquide est canalisé dans une tuyauterie et vient exercer une
pression sur une section donnée, on obtient un mouvement rotatif ou linéaire pour soulever
ou déplacer une charge, exemple : cric hydraulique, elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- P en Pascal.
EPr = m x P / ρ Joule (J) - m en kg.
- ρ en kg/m3.

5.4- Principe de Bernoulli


Soit la figure ci-contre,
représentant une portion d’une
canalisation avec un liquide en
écoulement idéal et sans frottement.
Cette portion est limitée par deux
sections (S1 et S2), par deux
hauteurs (h1 et h2) et par deux
a- Energie totale du liquide
Selon la figure ci-dessus, écrivez l’équation de Bernoulli du liquide s’écoulant du point 1
au point 2 en la simplifiant par la masse (m) de l’huile :
UNITES SI
FORMULE
Pratique dérivée
Et = Et1 = Et2 = 0 ► g (h1 – h2) + - g en m/s2.
Joule (J) - h en m.
1/2 (V12 – V22) + 1/ρ (P1 – P2) = 0 - P en Pascal.

b- Vitesse de sortie
La vitesse de l’huile à la sortie d’une canalisation se fera en considérant P1 = P2 = Pat
≈ 1 bar et V1 = 0, déterminez la vitesse (V2) de sortie :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- g en m/s2.
V2 = √ 2 x g x (h1 – h2) cm / s - h en m.

c- Différence de pression
La différence de vitesse à la sortie d’une canalisation se fera en considérant h1 = h2,
déterminez la différence de pression entre (P1) et (P2) ou vice versa :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
bar - ρ en kg/m3.
P1 – P2 = 1/2 x ρ x (V22 – V12) - V en m / s.

4- EXERCICES D’APPLICATION
- Exercice 1 : Une pompe débite 1 kg de liquide dont la masse volumique ( ρ) est égale
à 900 kg/m3, à la vitesse de 6 m/s. La pression est de 100 bars et la pompe est à une hauteur
de 4m. Calculez : 1.1- l’énergie potentielle (E PO), 1.2- l’énergie cinétique (EC), 1.3- l’énergie
de pression (EPr) et 1.4- en déduire l’énergie totale, quel constat faites-vous ? Expliquez
votre réponse.
1.1- Energie potentielle (EPO) : EPO = m x g x h, m = 1 kg, g = 9,81 N/kg, h = 4 m, A.N : EPO
= 1 x 9,81 x 4 = 39,24 J ≈ 40J. 1.2- Energie cinétique (EC) : EC = 1/2 x m x v2, m = 1 kg,
v = 6 m/s → v2 = 36 m/s, A.N : EC = 1/2 x 1 x 36 = 18J. 1.3- Energie de pression (EPr) : EPr
= P x m / ρ, P = 100 bar = 100 x 10 5 Pa, m = 1 kg, ρ = 900 kg/m, A.N : EPr = 100 x 105 x 1 /
900 = 11.111,111 J ≈ 11.111J. L’énergie totale (ET) = EPO+ EC + EPr = 40 + 18 + 11.111 =
11.169 J. L’on constate que l’énergie de pression est très élevée par rapport aux deux autres
énergies, c’est pour cette raison qu’une pompe hydraulique est appelée générateur
d’énergie de pression.

- Exercice 2
Soit le schéma ci-contre d’un vérin
double effet avec ses dimensions (S1,
S2, QV), la course (C) = 50 cm, la
hauteur entre 2 et 1 = 150 cm, la
pression P1 = 4,5 bars et la masse
volumique (ρ) du liquide = 1000
kg/m3. Calculez : 2.1- les vitesses V1
et V2. 2.2- la différence de pression
entre P2 en 2 et P1 en 1, en déduire la
pression P2. 2.3- le temps de sortie du
vérin. 2.4- la puissance utile du vérin.

2.1- Le calcul des vitesses v 1 et v2 : v1 = Qv/S1, Qv = 36 L/min = 36.000 cm3/min, S1 = 3 cm2,


A.N : v1 = 36.000 / 3 = 12.000 cm/min = 200 cm/s = 2 m/s. v2 = Qv/S2, Qv = 36 L/min =
36.000 cm3/min, S2 = 80 cm2, A.N : v2 = 36.000 / 80 = 450 cm/min = 7,5 cm/s = 0,075 m/s.
2.2- La différence de pression entre P2 et P1 : P2 – P1 = ½ ρ x (V12 – V22) = 1000/2 x (22
– 0,0752) = 500 x (4 – 0,0056) = 500 x 3,994 = 1997 N/m 2 ≈ 2000 N/m2= 0,02 bar. On
constate que l’énergie cinétique en 2 est inférieure à l’énergie cinétique en 1. Cette perte
d’énergie est compensée par un gain de l’énergie de pression d’où une augmentation de la
pression en 2. P2 = P1 + (P1 – P2) = 4,5 + 0,02 = 4,52 bars. 2.3- Le temps de sortie (ts) du
vérin : v2 = c / ts→ ts=c /v2 = 0,5 / 0,075 = 6,6 s. 2.4- La puissance utile (PU) du vérin : PU =
F2 x v2,F2=P2xS2 = 4,52 x 80 = 3616 daN, PU = 3616 x 0,075 = 27,12 w = 0,02712 kw.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
LIQUIDE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 3
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
Le liquide ou l’huile hydraulique permet : de transmettre l’énergie hydraulique, d’assurer
la lubrification et le refroidissement des pièces en mouvement, de participer à l’étanchéité
du circuit, de protéger les différents éléments du circuit hydraulique de la corrosion, etc.,

2- DESIGNATION
N° DESIGNATION
CLASSIFICATION SAE SELON LA
VISCOSITE DE L’HUILE :
1 HUILES MILTIGRADE (15W30),
MONOGRADE (SAE 30).
CLASSIFICATION API SELON LA QUALITE,
LE DOPAGE ET LE TYPE DE SERVICE.
2
CLASSIFICATION ATF POUR LES HUILES
DE BOITES DE VITESSES AUTOMATIQUES,
3
CLASSIFICATION SELON LES
SPECIFICATIONS DE L’ARMEE
4 AMERICAINE,

3- CARACTERISTIQUES
3.1- Viscosité
a- Définition
La viscosité se définie comme étant la résistance qu'opposent les molécules du fluide à un
déplacement par glissement, elle mesure la résistance plus ou moins grande que présente
une huile à son écoulement sous une action extérieure.

b- Indice de viscosité
L’indice ou l’index de viscosité est un nombre qui définit les variations de la viscosité de
l’huile en fonction des variations de la température, plus la température augmente plus la
viscosité diminue et plus l’indice est élevé plus la viscosité est stable.

3.2- Classification des huiles


La classification des huiles se fera suivant deux critères essentiels qui sont :
- la viscosité de l’huile : elle est définie par la classification SAE (Society of
Automotive Engineers ou la société des ingénieurs d’automobile),
- le type de service que l’huile peut assurer : il est définit par la classification API
(Américan Pétroleum Institute ou l’institut américain du pétrole),

a- Classification SAE
La classification
SAE ne fournit
aucune indication
sur les
caractéristiques
concernant :
La norme SAE est basée sur la mesure de la viscosité à - 20 °C et à 100 °C pour différents
indices de viscosité. La classification SAE est fonction de l’indice de viscosité qui classe les
huiles en deux groupes à savoir : les huiles mono-grades ou les huiles mesurées à une seule
température, exemple : SAE 50 W ou SAE 50 et les huiles multigrades ou les huiles
mesurées à deux températures, exemple : SAE 50W-40 ou SAE 15W-30.

b- Classification API
La classification API fournit des indications sur l’entretien et les conditions de
fonctionnement du circuit hydraulique, elle est basée sur la mesure de la qualité, du dopage,
du type de service, etc. Depuis 1970, les normes : SAE, API et ASTM (American Society
for Testing and Materials ou l’association Américaine pour les essais de matériaux), se sont
regroupées pour définir la nouvelle classification évolutive ci-dessous des huiles :

3.3- Types de liquides


Les types de liquides tels que : l’eau, l’huile végétale (ou animale) ou l’huile minérale
sont capables de transmettre l’énergie hydraulique. Cependant, ils ne sont pas tous capables
de satisfaire les nombreuses exigences et justifications nécessaires au bon fonctionnement
d’un circuit hydraulique, ainsi :
- l’eau est un liquide qui gèle à basse température, elle ne lubrifie pas, s’oxyde et
s’évapore à haute température ; son choix est donc impossible,
- l’huile végétale ou animale: est un liquide qui se décompose, elle s’oxyde en présence de
l’air et de la chaleur ; son choix est donc aussi impossible,
- l’huile minérale inflammable ou difficilement inflammable, est un liquide qui est obtenu
à partir de la distillation du pétrole, elle est le meilleur choix.

3.4- Propriétés des huiles


a- Dopage
Le dopage d’une huile est le mélange d’une huile minérale pure à des produits additifs
appelés dopes pour améliorer les qualités de l’huile, ainsi pour :
- la protection de l’huile : l’additif antioxydant retarde le vieillissement de l’huile et
l’additif anti-mousse évite la formation de mousse,
- l’amélioration des caractéristiques de l’huile : l’additif anti-congélation retarde la
formation de microcristaux et diminue la fluidité de l’huile,
- la protection du système : l’additif anticorrosif protège les métaux cuivreux et les
antifrictions, l’additif anti-usure limite la dégradation mécanique des pièces en frottement et
l’additif antirouille protège les alliages ferreux,
- la propreté du système : l’additif anti-détergent-dispersant assure la propreté interne du
circuit hydraulique en neutralisant les acides,
Il existe d’autres additifs, tels que : l’additif d’adhésivité, l’additif émulsifiant, les
matières solides (graphite, bisulfure de molybdène), les colorants, les désodorisants, etc.,

b- Qualités
Les qualités essentielles d’une huile hydraulique sont : une bonne viscosité, une bonne
résistance à la corrosion (formation de la rouille), une bonne résistance au moussage, une
bonne résistance à l’oxydation, une bonne résistance à l’émulsion, une bonne résistance à
l’usure, une bonne résistance à la congélation, etc., le dopage des huiles doit respecter les
qualités ci-dessous :
- Le pouvoir de stabilité chimique qui désigne la propriété de l’huile à résister : à l’altération
chimique (oxydation), aux réactions dues aux variations de température et de vieillissement.
- Le pouvoir lubrifiant qui désigne la propriété de l’huile à assurer une facilité de glissement
ou de rotation des organes en mouvement, quelles que soient les conditions de travail qui
sont : des pressions importantes et des températures élevées.
- Le pouvoir antirouille qui désigne la propriété de l’huile à neutraliser l’entrée de
l’humidité pour protéger les alliages ferreux dans le circuit.
- La neutralité ou l’indice d’acidité qui désigne la propriété de l’huile neuve à avoir un PH
neutre. Pendant son utilisation le PH de l’huile peut diminuer et elle devient alors acide.
L’indice d’acidité ou de neutralité indique le nombre de milligrammes de potasse nécessaire
pour rétablir la neutralité du PH d’un gramme de l’huile. Le PH ou le Potentiel Hydrogène
est un degré d’acidité ou d’absence d’acidité sur une échelle variant de 1 à 14. Une solution
est dite acide si son PH est inférieur à 7 et elle est dite basique si son PH est supérieur à 7.
- Le pouvoir anti-mousse qui désigne la propriété de l’huile à résister à la formation de
bulles lorsqu’elle est brassée intensément. Elle indique la facilité avec laquelle l’huile se
sépare de l’eau accidentellement introduite dans le circuit par condensation. Si l’eau ne se
sépare pas rapidement de l’huile, l’émulsion qui se produit s’appelle la mayonnaise et elle
est préjudiciable à tous les composants du circuit et à l’huile elle-même.
- Le point d’aniline qui désigne la propriété nettoyante de l’huile permettant d’apprécier son
comportement vis-à-vis des métaux élastiques ou plastiques (joints, tuyauteries, etc.).
- Le point éclair de l’huile qui désigne la température à laquelle l’huile émet une quantité de
vapeur suffisante pour former avec l’air un mélange inflammable au contact d’une flamme.

b- Qualités : Suite
- Le point de congélation qui désigne la température à laquelle l’huile ne peut plus s’écouler
et que la pompe ne peut plus l’aspirer.
- La densité qui désigne le rapport entre la masse volumique de l’huile et celle du même
volume d’eau à 4 °C, elle est inférieure à 1 et est comprise entre 0,84 et 0,94.
4- CHOIX DU LIQUIDE
Le choix de l’huile hydraulique se fera d’une part suivant des critères de classification et
d’autre part suivant des critères d’exigence (pour la nécessité d’un bon choix) et des critères
de justification (pour la preuve d’un bon choix).

4.1- Critères de classification


Les critères de classification des huiles sont réalisés suivant :
- le type d'huile qui les classe en : huile minérale, huile difficilement inflammable ou
huile biologique,
- le domaine d'utilisation de l'huile qui les classe en : huile pour moteur essence, huile
pour moteur diesel, huile pour transmission mécanique, huile pour transmission
hydraulique, huile hydraulique pour machine-outil, pour matériels mobiles, pour
sidérurgie, pour chimie, pour agro-alimentaire, etc.,
- la viscosité de l’huile qui les classe en : huile mono-grade ou huile multigrade,
- la nature de l’huile qui les classe en : huile minérale à base de paraffine, huile
minérale à base de naphtalène ou huile synthétique (fabriquée en laboratoire).

4.2- Critères d’exigence et de justification


Les critères d’exigence et de justification permettent les affectations dans le tableau ci-
dessous :

AFFECTATION VISCOSITE EXIGENCE JUSTIFICATION

SAE Bon graissage, important Bonne résistance à la


TRANSMISSION effort de cisaillement, chaleur, résistance aux
90 dissipation de la chaleur. efforts de cisaillement.
► viscosité importante.

Pression d’utilisation Supporte les pressions


SAE élevée, perte de charge élevées, écoulement
EQUIPEMENT 40 minimale, écoulement facile.
HYDRAULIQUE facile. ► viscosité moyenne.

Pression d’utilisation Perte de charge réduite,


SAE moyenne, écoulement écoulement très facile.
DIRECTION 10 facile, temps de réponse
bref. ► viscosité faible.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville. REGIMES Niveau : 2ème Année B.T MVE
BP 222 Jacqueville Matière : Hydraulique de base TG 3
Tél. : [Link] D’ECOULEMENT Documents-élèves : 1 / 5 à 5 / 5
Fax. : 23.57.72. 02

1- DEFINITION
Les régimes d’écoulement sont les différentes formes sous lesquelles l’huile circule dans
une canalisation et qui sont liées aux facteurs dynamiques d’une transmission hydraulique.

2- TYPES DE REGIMES D’ECOULEMENT


Il existe différents types de régimes d’écoulement tels que l’écoulement permanent,
l’écoulement intermittent, l’écoulement laminaire et l’écoulement turbulent.

2.1- Ecoulement permanent


Un écoulement est dit permanent lorsqu’à chaque instant dans une section donnée les
particules du liquide ont la même vitesse (v) à chaque point.

2.2- Ecoulement intermittent


Un écoulement est dit intermittent lorsqu’à chaque instant dans une section donnée les
particules du liquide sont animées de différentes vitesses dans les différents points.
Identifiez les deux types d’écoulement ci-dessous :

N° Désignation

1 ECOULEMENT
PERMANENT

2 ECOULEMENT
INTERMITENT

Le fonctionnement des systèmes hydrauliques industriels, est basé sur : le régime


d’écoulement laminaire et le régime d’écoulement turbulent.

2.3- Ecoulement laminaire


Un écoulement est dit laminaire lorsque la circulation des molécules d’un liquide se fait à
faible vitesse, en ligne droite et suivant un vecteur vitesse (v) parallèle à la direction de
l’écoulement. L’écoulement est calme et régulier.

2.4- Ecoulement turbulent


Un écoulement est dit turbulent lorsque la circulation des molécules d’un liquide se fait à
grande vitesse, en mouvement désordonnés par rapport à la paroi. Ces mouvements
désordonnés dissipent en chaleur une certaine quantité d’énergie cinétique et ils augmentent
ainsi les pertes de charge.

2.5- Ecoulement dans une canalisation


L’écoulement dans la canalisation ci-dessous présente un liquide avec trois régimes
d’écoulement représentés par les courbes A1 - B1, A2 - B2 et A3 - B3.
- La courbe A1 - B1 : Désigne un régime d’écoulement laminaire,
- La courbe A2 - B2 : Désigne un régime d’écoulement transitoire, aussi appelé régime
d’écoulement incertain,
- La courbe A3 - B3 : Désigne un régime d’écoulement turbulent.

3- CARACTERISTIQUES
3.1- Notion de viscosité
La notion de viscosité désigne la propriété de l’huile à opposer une résistance à une force
qui tend à déplacer ses molécules les unes des autres. L’écoulement en hydraulique est
caractérisé par deux types de viscosité à savoir : la viscosité dynamique et la viscosité
cinématique.

a- Viscosité dynamique
La viscosité dynamique (μ : mu) ou viscosité absolue dans le système international, est
une force de frottement appliquée sur une section d’une couche d’huile, lui imprimant une
vitesse de déplacement. Elle est une caractéristique intrinsèque de l’huile et est une
constante de corps dépendant de la pression (P) et du temps (t), sa formule est :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
Poise - F (Force de frottement) en N. - S en
μ = F x (dy / dv) / S (Po) m2. - (dy/dv) : gradient de vitesse par
unité de temps est sans unité.

b- Viscosité cinématique
La viscosité cinématique (υ : nu) dans le système international, est le rapport entre la
viscosité dynamique et la masse volumique du liquide, elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

υ=μ/ρ Centistoke (cSt) - μ en kg / m / s. - ρ en kg / m .


3

3.2- Nombre de Reynold


Le nombre de Reynolds est une valeur qui permet de faire la différence entre le régime
d’écoulement laminaire et le régime d’écoulement turbulent d’un fluide qui s’écoule dans
une canalisation. Le Physicien Reynolds a étudié comment l’écoulement d’un fluide passait
d’un régime laminaire à un régime turbulent, grâce à la formule suivante :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
est - v en m / s.
sans - d en m.
Re = v x d / υ - υ en m / s2.
unité.
Les différents régimes d’écoulement dans les canalisations rondes et lisses de qualité
hydraulique, vont être déterminés suivant le nombre de Reynolds (Re) de sorte que :

- l’écoulement est dit laminaire si Re est inférieur à1800,


- l’écoulement est dit incertain, instable ou transitoire car il va passer de l’écoulement
laminaire à l’écoulement turbulent si Re est compris entre1800 et 3000,
- l’écoulement est dit turbulent si Re est supérieur à 3000. Dans la pratique et dans la
mesure où l’écoulement n’est plus tout à fait laminaire, on va assimiler ce régime transitoire
au régime turbulent. L’instabilité de l’écoulement est caractérisée par la vitesse dite critique
(écoulement turbulent et grande perte de charge) :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Re est sans unité.

vc = Re x υ / d cm / s - υen m / s2.
- den m.

3.3- Perte de charge


La perte de charge (Δp) est une différence de pression entre l’entrée et la sortie d’une
canalisation, cette diminution de l’énergie de départ est transformée en chaleur.
La perte de charge résulte du
frottement exercé entre le
fluide et la surface intérieure
de la canalisation, elle est dite :
- distribuée quand elle
concerne l'ensemble d'une
canalisation ou d'un circuit,
- localisée quand elle
concerne un raccord, un coude,
un étranglement ou un
composant.

a- Calcul de la perte de charge


Le calcul de la perte de charge (Δp) est définie par les caractéristiques ci-dessous :

P1 PRESSION D’ENTREE
P2 PRESSION DE SORTIE
V1 VITESSE D’ENTREE
V2 VITESSE DE SORTIE
RUGOSITE DE LA
R CANALISATION
DIAMETRE DE LA
d CANALISATION
LONGUEUR DE LA
L CANALISATION
Δp P1>P2 ► Δp = P1- P2

La perte de charge (Δp) selon le schéma ci-dessus est : proportionnelle à la longueur (L)
de la canalisation, inversement proportionnelle au diamètre intérieur (d) de la canalisation,
proportionnelle au carré de la vitesse moyenne (V) du fluide et est fonction de la rugosité
moyenne (R) de la canalisation. Elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- k (coefficient de perte de charge)
est sans unité.- Len m.- den m. -
ΔP = k x L/D x 1/2 ρ x V2 bar ρen kg / m3. - ven m / s.

b- Coefficient de perte de charge


Le coefficient de perte de charge (k) dépend du régime d’écoulement et de la rugosité de
la canalisation dans laquelle le liquide circule. Il va permettre de nouvelles expressions de la
perte de charge (ΔP) telle que :
-En régime d’écoulement laminaire, le coefficient de perte de charge (k) = 64 / Re.
-En régime d’écoulement turbulent, le coefficient de perte de charge (k) = 0,316 / 4√Re.
UNITES SI
FORMULES Pratiques dérivées
Régime
d’écoulement ΔP = 64 / Re x L/D x 1/2 ρ x V2 - Re est sans unité.
laminaire. bar - Len m.
Régime - den m. - ρen kg / m3.
d’écoulement ΔP = 4√ Re x L/D x 1/2 ρ x V2
- ven m / s.
turbulent.

c- Facteurs entraînant la perte de charge


Les différents facteurs entraînant la perte de charge sont : la viscosité de l’huile, les
frottements dans la paroi, les changements de section de passage, la section d’entrée du
fluide dans un réservoir, les rétrécissements de section, la section de la canalisation de sortie
du fluide dans un vérin, les formes des conduits, les raccordements, la rugosité interne des
conduits, la vitesse d’écoulement dans les conduits etc. Les pertes de charges importantes
entraînent : la consommation d'énergie supplémentaire, la puissance installée doit être
supérieure à la puissance utile correspondant aux besoins réels, l'échauffement de la charge
d'huile, l'usure plus rapide de la charge d'huile, des vibrations qui détruisent les
raccordements et fixations, des bruits, etc.

4. EXERCICE D’APPLICATION
Soit un circuit hydraulique avec les caractéristiques suivantes : le débit volumique (Qv) =
420 L/min, la section (S) de la canalisation = 100 cm 2, la charge supportée par le fluide =
350 daN, la masse volumique (ρ) de l’huile = 0,75 kg/dm 3, la viscosité dynamique (υ) =
0,00041 Pa.s, et le coefficient de perte de charge (k) = 0,5. Calculez : 1.1- la pression (P1) en
Pascal et en bar. 1.2- Calculez la vitesse d’écoulement (V) et en déduire la partie du circuit
concernée. 1.3- Calculez la viscosité cinématique ( υ) de l’huile en stokes, en centistoke et
en degré Engler. 1.4- Calculez le nombre de Reynolds (Re), prendre Pi (π) = 3,14 puis
déterminez le type d’écoulement. 1.5- Calculez la perte de charge (Δp) du circuit et en
déduire la pression P2.

Correction :
1.1- La pression : P1 = F/S, F = 350 daN = 3500 N, S = 0,01 m 2 = 100 cm2, P1 = 3500 /
0,01 = 350.000 Pa = 3,5 bar.
1.2-La vitesse d’écoulement : Qv = V x S, V = Qv /S, Qv = 420 l/min = 420.000/60 cm3/s =
7000 cm3/s, S = 0,01 m2 = 100 cm2, V = 7000 / 100 = 70cm/s = 0,7 m/s, cette vitesse
correspond à la vitesse du circuit d’aspiration.
1.3- La viscosité cinématique : υ = μ / ρ, μ = 0,00041 kg/m/s, ρ = 0,75kg/dm3 = 750kg/m3 =
0,00075 kg/cm3, υ = 0,00041 / 0,00075 = 0,546666666 st ≈ 55 cSt → 7,5 ° E, → 250
Seconde Saybolt (SS), → 210 Seconde Redwood (SR).
1.4- Le nombre de Reynolds : Re = V x d /υ, V = 0,7 m/s = 70 cm3/s, S = 0,01 m2 = 100
cm2 = π x D2/4 → D2 = 4 x S / π → D = √ 4 x S / π = √ 4 x 100 / 3,14 = 11,3 cm, υ
=0,0000733333 m2/s = 0,733333 cm2/s, Re = 70 x 11,3 / 0,733333 = 1078,636854 ≈ 1079
→ Requi est égal à 1079 est <à 1600 donc c’est un écoulement laminaire.
1.5- La perte de charge : Δp = k x ρ / 2 x V2, k = 0,5, ρ = 0,75kg/dm3 = 750kg/m3, V = 0,1
m/s. A.N : Δp = 0,5 x 750 x 0,12 / 2 = 1,875 Pa. P2 = P1 – Δp = 3,5 – 1,875 = 1,625 Pa.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
RÉSERVOIR Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 4
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
Le réservoir d’huile hydraulique ou bâche permet de :
- stocker la quantité d’huile nécessaire à l’alimentation du système. La capacité du
réservoir est de 3 à 5 fois le débit de la pompe en litre par minute, elle est comprise entre
110 et 175 litres sur les engins,
- protéger l’huile hydraulique de la pollution et des éléments nuisibles en permettant le
dépôt des impuretés au fond,
- séparer l’eau de l’huile, c’est la décantation ; elle évite le moussage de l’huile ; elle
séparer l’air de l’huile, c’est le dégazage,
- limiter le déplacement en masse de l’huile pour assurer l’équilibre de l’ensemble,
- participer à la filtration de l’huile, pour empêcher l’usure et le grippage des organes,
- refroidir l’huile qui s’est échauffée en circulant dans le système,
- supporter les différents organes qui constituent avec lui le groupe ou la centrale
hydraulique.

2- DESCRIPTION
Décrire à la page suivante les différentes parties du réservoir ci-dessous :

2- DESCRIPTION : Suite
N° DESIGNATION FONCTION

Il est incliné pour faciliter l’évacuation de l’huile usagée


1 FOND DU RESERVOIR et la récupération des impuretés.
Il permet d’arrêter les grosses impuretés lors du
2 TAMIS OU CREPINE remplissage du réservoir. Il est fixé au bouchon de
remplissage.
Elle permet de contrôler la hauteur normale du liquide
3 (niveau maxi) et de contrôler la hauteur minimale de
JAUGE DE NIVEAU l’huile (niveau mini situé à 15 cm au dessus de la
crépine) afin d’éviter l’entrée d’air dans la pompe.

4 PORTE DE VISITE Elle permet d’accéder à l’intérieur du réservoir afin de


réaliser des opérations de nettoyage.
Elle permet le retour de l’huile au réservoir. Elle a son
5 CANALISATION DE extrémité coupée en biseau (coupée en oblique) pour
RETOUR augmenter la section de passage.

6 ECHANGEUR DE Appelé aussi refroidisseur, il permet de refroidir l’huile


TEMPERATURE qui retourne au réservoir.

CANALISATION Elle permet le transport de l’huile d’aspiration. Elle a


7 son diamètre au moins égal à celui de la pompe.
D’ASPIRATION
Il permet d’ajuster le niveau du liquide dans le réservoir.
8 BOUCHON DE Avec le reniflard, il peut être séparé ou réuni en un
REMPLISSAGE même orifice dans lequel on retrouve un tamis de
remplissage et un filtre à air.
Il permet de mettre les chambres du réservoir en
9 FILTRE A AIR OU communication avec la pression atmosphérique, il
RENIFLARD comporte un filtre à air amovible.
Il permet de vérifier la température de l’huile à
10 THERMOMETRE l’intérieur du réservoir.
elle permet de ralentir le mouvement de l’huile, afin de
11 CLOISON, SEPARA- stabiliser le réservoir en évitant le déplacement en masse
TEUR OU de l’huile. Elle sépare le côté aspiration du côté
DEFLECTEUR refoulement.

12 BOUCHON DE Il permet d’évacuer l’huile usagée afin de faciliter le


VIDANGE retrait de la porte (ou de la plaque) de visite.
Il permet de protéger le fluide et certains éléments tout
13 CORPS DU RESERVOIR en supportant certains organes de commande.

3- GROUPE HYDRAULIQUE
Le groupe ou la centrale hydraulique désigne un ensemble compact d’organes qui permet
de fournir la pression d’huile capable de mettre le système en mouvement.

a- Description

N° DESIGNATION
01 THERMOMETRE
MOTEUR
b- Position du réservoir
La position du réservoir est fonction des conditions d’aspiration de la pompe, on
distingue différentes positions du réservoir et de la pompe à savoir :
- Le réservoir peut être intégré à la machine il est placé dans une armoire avec d’autres
appareils, il est logé dans le bâti ou séparé de la machine pour des débits importants
(grandes capacités), placé au sommet de la machine (grande presse hydraulique), etc.,
- Le réservoir est dit en charge lorsque la pompe est placée en dessous du réservoir, dans
cette position la pression d’aspiration est égale à la pression atmosphérique plus la pression
exercée par le poids de l’huile du réservoir.
- Le réservoir est dit en décharge lorsque la pompe est placée au dessus du réservoir, cette
position permet à la pompe de posséder une dépression suffisante à l’aspiration pour
absorber la perte de pression due à la hauteur de la tuyauterie et des coudes possibles.
- La pompe est immergée dans le réservoir car cette position de la pompe permet de
supprimer la tuyauterie d’aspiration et ainsi la perte de pression.

b- Position du réservoir : Suite


La position du réservoir est fonction de celle de la pompe, identifiez ces positions selon
les figures ci-dessous :
N° POSITION DU RESERVOIR
Le réservoir est positionné en dessous de la pompe (P), il est dit monté en
1 décharge de la pompe (p).
La pompe (P) est positionnée à l’intérieur du réservoir, elle est dite immergée
2 dans le réservoir.
Le réservoir est positionné au dessus de la pompe (p), il est dit monté en charge de
3 la pompe.

4- SYMBOLES HYDRAULIQUES

Réservoir à conduit Réservoir à conduit


débouchant au dessus du débouchant au dessous du
Réservoir à l’air libre. liquide. liquide.

Réservoir à conduit en Refroidisseur d’huile et


charge. Réservoir sous pression. indicateur de niveau.

Manomètre de pression
Régulateur de température et simple et manomètre
Réchauffeur d’huile. indicateur de pression. différentiel.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
FILTRE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 5
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
Le filtre hydraulique est un organe de nettoyage, il permet d’assurer la protection totale des
appareils d’un système hydraulique, en éliminant les impuretés solides et liquides
contenues dans l’huile.

2- DESCRIPTION
Décrire les différentes parties du filtre hydraulique ci-dessous :

N° DESIGNATION

1 COUVERCLE

2 COIFFE SUPERIEURE

3 CARTOUCHE

4 TUBE DENTRAL

5 CORPS DU FILTRE

6 COIFFE INFERIEURE

3- CHOIX D’UN FILTRE


Le choix d’un filtre est fonction de certaines caractéristiques telles que :
- le débit de la pompe, il doit se rapprocher en valeur supérieure au débit de la pompe,
- la capacité de filtration, de 1,5 à 2 fois celle d’aspiration de la pompe,
- la viscosité de l’huile à filtrer à température d’utilisation,
- le degré de filtration,
- la nature et la surface de l’élément filtrant,
- la perte de charge admissible,
- la pression de service qui fixe le choix du corps et de l’élément filtrant : H.P ou B.P,
- les dimensions et la forme du filetage des orifices,
- la dérivation automatique,
- l’indicateur de colmatage, etc.,

4- TYPES DE FILTRES
a- Emplacement des filtres
L’on va trouver sur toutes les installations hydrauliques les différents filtres qui sont
montés sur le schéma ci-dessous :
N° DESIGNATION FONCTION

FILTRE A AIR OU Il permet une filtration de l’air de 10 à 40 microns près,


F1 il est placé sur le réservoir.
RENIFLARD

FILTRE DE Il permet une filtration de l’huile de 200 microns près,


F2 il est placé à l’entrée du réservoir.
REMPLISSAGE
Il permet de protéger la pompe des débris ferreux,
FILTRE d’éviter la perte de charge, d’éviter la cavitation,
F3 D’ASPIRATION OU d’éviter la résistance à l’écoulement, etc.. Il est placé
CREPINE avant la pompe, il permet une filtration de l’huile de
100 à 150 microns près.
Il permet de protéger les organes sensibles et couteux
tels que : le distributeur, le vérin, etc. du circuit, afin
FILTRE PRINCIPAL d’arrêter les plus fines impuretés et pour éviter la
F4 HAUTE PRESSION cavitation à l’écoulement. Il est placé sur une
canalisation de pression qui est positionnée après la
pompe. Il permet une filtration de l’huile de 5 à 40
microns près.
Il permet une filtration de l’huile de 10 microns
F5 FILTRE DE RETOUR minimum. Il est monté sur une canalisation de retour
BASSE PRESSION pour restituer au réservoir un liquide propre.

b- Elément filtrant
L’efficacité du filtre est fonction de son élément filtrant (ou de sa cartouche filtrante), il
existe différents types d’éléments filtrants tels que :
N° DESIGNATION CARACTERISTIQUES
elle est en toile fine inoxydable de forme cylindrique
CARTOUCHE plissée. Le tissage forme des mailles de différentes
1 FILTRANTE EN TOILE conceptions suivant la finesse de filtration et la pression
METALLIQUE. admise. La finesse de filtration varie de 5 à 160
microns, elle est la plus utilisée et est nettoyable

Elle est en fils d’acier inoxydable enrôlé sur un support


CARTOUCHE cylindrique suivant un pas déterminé, la finesse de
FILTRANTEBOBINEE. filtration est fonction de ce pas qui est compris entre 5
2
et 50 microns, cette cartouche est aussi nettoyable.

Elle est en toile d’acier métallique inoxydable, enrôlé


CARTOUCHE en corse filtrant sur un support cylindrique dont la
FILTRANTEA TAMIS. maille nominale est comprise entre 20 et 300 microns,
3
cette cartouche est aussi nettoyable.
CARTOUCHE Elle est constituée de différents matériaux tels que le
FILTRANTE EN PAPIER papier de cellulose imprégné d’une matière résineuse,
IMPREGNE DE FIBRES les fibres de verre et de matière plastique organique.
4
DE VERRE ET DE
Elle est de forme cylindrique, plissé, avec une toile
MATIERE PLASTIQUE
support en acier inoxydable. La finesse de filtration
ORGANIQUE.
varie de 1 à 25 microns, cette cartouche se change.

5- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
5.1- Crépine
La crépine est placée dans le réservoir avant la
pompe. L’huile aspirée par la pompe hydraulique
parvient à la crépine par l’orifice d’entrée (1). L’huile
traverse le tamis filtrant (3) et sort filtrée (2). Des
5.2- Filtre principal
L’huile refoulée par la pompe hydraulique parvient au
filtre par l’orifice d’entrée (1). Le clapet by-pass (3)
étant fermé, l’huile traverse la cartouche filtrante (4) de
l’extérieur vers l’intérieur et sort filtrée par l’orifice de
sortie (2). Au fur et à mesure que le filtre s’encrasse, la
pression en amont du filtre augmente. Dès que la
pression de l’huile dépasse la résistance du ressort du
ressort by-pass, celui-ci s’ouvre et l’huile circule sans
être filtrée. Cet état de fonctionnement est signalé par
un indicateur de colmatage pour qu’un entretien soit
fait dans les meilleurs délais.
5.3- Indicateur de colmatage
L’indicateur de colmatage est un dispositif qui est monté sur le filtre et qui permet
d’informer le conducteur sur le degré d’encrassement (rendre crasseux ou sale) du filtre.
Au fur et à mesure de l’encrassement du filtre, la pression nécessaire pour le traverser
augmente. Cette différence de pression est interpréter par deux types d’indicateur de
colmatage (action de se boucher ou de se fermer) qui sont : l’indicateur visuel et l’indicateur
électrique.

a- Indicateur visuel
L’indicateur visuel (voir la figure ci-
contre), fonctionne grâce à la différence de
pression engendrée par l’encrassement du
filtre et met en rotation une aiguille sur des
bandes colorées telles que pour :
- la 1ère bande de couleur verte, indique
que le filtre est propre,
- la 2ème bande de couleur orange, indique
que le filtre a un colmatage moyen,
- la 3ème bande de couleur rouge, indique
que le filtre est colmaté.

b- Indicateur électrique
L’indicateur électrique (voir la figure ci-
contre), est un contact électrique situé sur le
filtre qui émet un signal électrique à un voyant
lumineux ou à un avertisseur sonore qui va
s’allumer ou résonner pour indiquer le
colmatage du filtre.
6- SYMBOLES HYDRAULIQUES

Raccordement rotatif à deux Symbole général du filtre Filtre à élément filtrant


passages. (ou de la crépine). magnétique.

Filtre avec clapet anti-retour Filtre avec indicateur de Purgeur à commande


(by-pass). colmatage. manuelle.

Purgeur à commande Filtre avec purgeur à Filtre avec purgeur à


automatique. commande manuelle. commande automatique.

Lycée Professionnel Date :


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BP 222 Jacqueville
ECHANGEUR DE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 6
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TEMPERATURE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
L’échangeur de température est un organe de protection, il permet de maintenir la
température de fonctionnement de l’huile hydraulique à une valeur comprise entre 50 et 55
°C afin d’éviter l’atteinte de la température dite critique (60°C) pour éviter le vieillissement
rapide de l’huile.

2- TYPES D’ECHANGEURS DE TEMPERATURE


Il existe différents types d’échangeurs de température tels que :
- le refroidisseur de type huile / air,
- le refroidisseur huile / eau,
- le réchauffeur d’huile.

3- REFROIDISSEUR HUILE / EAU


3.1- Description
Le refroidisseur huile / eau est aussi appelé réfrigérant, il est le plus efficace et est le plus
utilisé, décrire les différentes parties du refroidisseur huile / eau ci-dessous :

N° DESIGNATION N° DESIGNATION
ENTREE DE L’HUILE SORTIE DE L’EAU CHAUDE.
1 CHAUDE. 4
TUBULURE DE CIRCULATION
2 SORTIE DE L’HUILE FROIDE. 5 DE L’HUILE.

3 ENTREE DE L’EAU FROIDE. 6 CORPS DU REFROIDISSEUR.

3.2- Principe de fonctionnement


Le principe de fonctionnement du refroidisseur huile / eau, est le suivant : l’huile chaude
circule autour des tubulures du refroidisseur contenant l’eau froide. L’huile va se refroidir
en céder les excès de calories à l’eau froide en circulation. La chaleur de l’huile est dissipée
par une circulation d’eau à contre-courant par conséquent l’huile chaude va circuler dans le
sens inverse de l’eau froide. Le refroidisseur huile / eau à les caractéristiques suivantes :
- il est monté dans une position horizontale ou verticale (dans ce cas l’entrée d’eau est à la
partie inférieure),
- il sera installé hors du réservoir pour être facilement accessible, son démontage doit
s’effectuer sans vider le réservoir,
- tous les retours des appareils doivent arriver à l’orifice d’entrée de l’huile de façon à
réunir le débit d’huile le plus grand possible.
4- REFROIDISSEUR HUILE / AIR
4.1- Description
Le refroidisseur huile / air est aussi appelé réfrigérant, il est moins efficace et moins
utilisé, décrire les différentes parties du refroidisseur huile / air ci-dessous :

N° DESIGNATION
1 ENTREE DE L’HUILE CHAUDE.
2 SORTIE DE L’HUILE REFROIDIE.
NERVURES OU PIECES
3 METALLIQUES DE LIAISON.
ARRIVEE D’AIR FRAIS BRASSE PAR
4 LE VENTILATEUR.
5 SORTIE DE L’AIR CHAUD.

6 FAISCEAUX DE TUYAUTERIES.

4.2- Principe de fonctionnement


Le principe de fonctionnement du refroidisseur huile / air est le suivant : La chaleur de
l’huile est dissipée par une veine d’air ventilé sur les faisceaux de tuyauteries dans
lesquelles circule l’huile. Pour améliorer la diffusion de l’air, le faisceau de tuyauteries est
encastré dans des nervures. Ce type d’appareil est bruyant et son emploi est à éviter dans les
ambiances poussiéreuses ; il est surtout utilisé sur les équipements mobiles.
NOTA BENE : L’utilisation d’un refroidisseur d’huile de façon générale n’est pas
nécessaire sur les petites installations pour refroidir l’huile ; par contre cette utilisation est
nécessaire sur les grandes installations pour refroidir l’huile.

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de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
POMPE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TG 4
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HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
La pompe hydraulique permet de transformer l’énergie mécanique fournit par le moteur
en énergie hydraulique en aspirant l’huile du réservoir et en la refoulant sous forme de
débit vers les organes récepteurs. La pression du circuit hydraulique ou pression maximale
d’utilisation de la pompe, est générée par la résistance des organes récepteurs.

2- CLASSIFICATION
Selon le débit d’huile refoulé, les pompes hydrauliques se classent en deux grandes
familles qui sont : les pompes non volumétriques et les pompes volumétriques.

2.1- Pompes non volumétriques


Les pompes non volumétriques désignent l’ensemble des pompes (généralement
centrifuges) qui effectue le transfert avec fuites d’un volume d’huile entre l’alimentation et
le refoulement. Elles se distinguent par : de très gros débits sous de faibles pressions de
refoulement, leurs pressions varient avec la vitesse de rotation du moteur, leurs étanchéités
internes sont très faibles ou sont pratiquement inexistantes, exemple : la pompe à eau d’un
moteur thermique. Les pompes non volumétriques ont un fonctionnement qui se présente en
trois phases à savoir :
- l’alimentation ou l’aspiration,
- le transfert ou le transport avec fuite,
- le refoulement.

2.2- Pompes volumétriques


Les pompes volumétriques désignent l’ensemble des pompes qui effectue le transfert sans
fuite d’un volume d’huile (correspondant à la cylindrée) entre l’alimentation et le
refoulement. Elles se distinguent par : l’aspiration isolée du refoulement, le volume d’huile
refoulée est constant par tour, l’étanchéité interne est poussée au maximum, etc., Les
pompes volumétriques ont un fonctionnement qui se présente en trois phases à savoir :
- l’alimentation ou l’aspiration,
- le transfert ou le transport sans fuite,
- le refoulement.

3- TYPES DE POMPES VOLUMETRIQUES


Les différents types de pompes volumétriques se classent en trois grands groupes qui est
fonction de leur mécanisme de fonctionnement à savoir :
- les pompes à engrenages,
- les pompes à palettes,
- les pompes à pistons.

3- TYPES DE POMPES VOLUMETRIQUES : Suite


Les différents types de pompes volumétriques s’identifient selon la classification ci-
dessous :
4- CARACTERISTIQUES DES POMPES
Les pompes hydrauliques de façon générale présentent les caractéristiques techniques
suivantes :
- le type de pompe, voir la classification des pompes,
- la pression (P) maximale d’utilisation, voir le principe de Pascal,
- la cylindrée (C), liée à la puissance de la pompe,
- le débit volumique (Qv),
- la puissance hydraulique (Phyd),
- la fréquence de rotation (n) en tours par minute ou la gamme de vitesse (V),
- le couple hydromécanique (RV),
- le rendement volumétrique (RV),
- la condition d’aspiration,
- la qualité du liquide employé est désignée par sa viscosité.

4.1- Cylindrée d’une pompe


La cylindrée (cyl) d’une pompe ou le volume (v) par tour est la quantité théorique de
liquide nécessaire pour faire accomplir un tour complet à l’arbre de liaison de la pompe.
Elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- V (volume refoulé) en m3.
cyl = V x ne x nC - ne (nombre d’éléments) sans unité.
cm3
- nc (nombre de courses) sans unité.
cyl = Qvp / N - QV(débit volumique de la pompe
en m3/ s.- N en tr / s.

4.2- Débit d’une pompe


Le débit d’une pompe (QP) est la quantité d’huile que peut refouler la pompe hydraulique
par unité de temps. Il s’agit du débit théorique qui ne prend pas en compte les fuites internes
de la pompe, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

- cyl en m3.
Qvp = cyl xN L / min
- N en tr / s.

4.3- Puissance d’une pompe


a- Puissance hydromécanique
La puissance hydromécanique (Phm) ou la puissance d’entrée est fournie par l’organe
qui entraine (le moteur thermique ou électrique) à l’entrée du système hydraulique, elle
désigne la quantité de travail (W) fournit unité de temps (t), elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

Phm = w / t - w en Joule.
- t en s.
Phm = F x v kw - F(force d’entraînement) en N.
- v en m / s.
- Ce(couple moteur ou couple
Phm = Ce x ω d’entrée de la pompe) en N.m.
- ω(vitesse de rotation) en rad / s.

b- Puissance hydraulique
La puissance hydraulique (Phyd) ou la puissance de sortie est la puissance fournie par la
pompe, elle désigne le produit de la pression (P) par le débit (Q). Pour rendre cette formule
plus pratique l’on va la divisée par un coefficient :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

- Δp en Pascal.
Phyd = Δp x QV kw - QV(débit refoulé par la pompe) en
m3/ s.

4.4- Couple hydromécanique


Le couple hydromécanique (Chm) ou le couple d’entrée de la pompe est fournit par
l’organe qui entraine (le moteur thermique ou électrique) à l’entrée du système hydraulique,
il est caractérisé par un système comportant deux forces égales, parallèles mais de sens
contraires. L’efficacité d’un couple se traduit par son moment (Mt) qui se définit comme
étant le produit de l’intensité de la force (F) par la distance (d) qui sépare les droites
d’action. Le couple d’entrée de la pompe à pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

Mt = F x d - F en N.
N.m - d en m.
- Δp en Pascal.
Chm = QV x Δp / 2 π - QV en m/ s.

4.5- Rendements d’une pompe


a- Rendement hydromécanique
Le rendement mécanique (ηm) est fournit par l’organe qui entraine (le moteur thermique
ou électrique) à l’entrée du système hydraulique, c’est le rapport entre le couple théorique
(Cth) ou la puissance de sortie du moteur thermique qui est fournit et le couple d’entrée (Ce)
ou la puissance d’entrée, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
ηhm = Cth / Ce est sans - Cth (couple théorique) en N.m.
unité - Ce (couple entrée) en N.m.
ηhm =Cth / (Cth+ CP) - CP (couple de perte) en N.m.

b- Rendement volumétrique
Le rendement volumétrique (ηv) est fournit par l’organe qui alimente (la pompe
hydraulique), c’est le rapport entre le débit (Q th) réel qui est fournit et le débit (Qr)
théorique, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

ηV = Qr / Qth est sans


- Qr (débit réel) en m3 / s.

ηV = 1 – Qr / Qth unité - Qth (débit théorique) en m3 / s.

c- Rendement global
Soit l’installation hydraulique ci-dessous, identifiez ses différents composants.

1 MOTEUR THERMIQUE OU
ELECTRIQUE CANALISATION
4

2 POMPE HYDRAULIQUE VERIN HYDRAULIQUE


5

3 ORGANES DE COMMANDE
ET DE REGULATION MOTEUR HYDRAULIQUE

Le rendement global (ηg) d’une installation hydraulique est d’une part le produit des
rendements des différents organes composants l’installation hydraulique (ηM, ηP, ηAetηV) et
d’autre part le rapport entre la puissance utile (ou le travail utile : wu) fournie par le vérin à
la sortie du système et la puissance dépensée (ou le travail dépensé : wd) par le moteur
thermique à l’entrée du système.

c- Rendement global : Suite


Le rendement global (ηg) d’une installation hydraulique a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

ηg = Phyd / Pm est sans


- Phyd en w.
unité - Pm en w.
ηg = Δp x QV / Cm xω - Δp en Pascal.
- QV en m / s.
ηg = ηhm xηV - Cm en N.m.
- ω en rad / s.

5- EXERCICE D’APPLICATION
Une pompe hydraulique débite 8 cm 3 d’huile et fournit une pression de 50 bars pour lever
une charge de 3 tonnes à la vitesse de 2 m/min, calculez :

1- Le débit de la pompe à 1875 tr/min en m3/s, en L/min et en gallon per minute (gal/min).

1- La puissance hydraulique délivrée par la pompe en watt, en kilowatt et en foot-pound-


force per second.

3- Le rendement global de la pompe.

Correction :

1- La puissance de la pompe (P m) : Pm = F x v, F = m x g = 3000 x 10 = 30.000 N, v=2/


60 = 0,033 m / s, Pm = 30.000 x 0,033 = 990w = 0,99 kw = 730 ft-Lbf / s.

2- Le débit de la pompe : QV = Phyd / Δp = 990 / 50 x 105 = 0,0002 L / s = 12 L / min =


2,63 gal / min.

3- Le rendement global de la pompe : ηg = Phyd /Pm, Pm = 990w,Phyd = Δp x QV= 50 x 105 x 2


x 10-6 = 10 w,ηg = 10 /990 = 0,01.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
POMPE A Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 7
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ENGRENAGES Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- DEFINITION
La pompe hydraulique à engrenages est un dispositif à mécanisme rotatif qui est constitué
par deux roues dentées (pignons) qui s’engrènent l'une dans l'autre et qui sont contenues
dans un carter.

2- DESCRIPTION
Les pompes à engrenages sont les pompes les plus répandues et sont utilisées comme
pompe d’alimentation, elles sont à débit constant et se classent en : pompes à engrenages à
denture extérieure et pompes à engrenages à denture intérieure :

2.1- Pompe à engrenages à denture extérieures

N° Désignation N° Désignation
1 BAGUE D’ETANCHEITE 6 PIGNON MENANT

2 COUVERCLE AVANT 7 PALIER, JUMELLES OU


LUNETTES ARRIERE
3 JOINT TORIQUE AVANT 8 CORPS DE LA POMPE

4 PALIER, JUMELLES OU 9 JOINT TORIQUE ARRIERE


LUNETTES AVANT
5 PIGNON MENE 10 COUVERCLE ARRIERE

2.2- Pompe à engrenages à denture intérieures


N° Désignation N° Désignation
1 ROUE A DENTURE 5 DISQUES OU CALES AXIAUX
INTERIEURE OU COURONNE
2 PIGNON MENANT 6 PISTON DE POSITION OU COIN

3 BUTEE DE MAINTIEN DU COIN 7 CAVITE POUR L’EQUILIBRAGE


RADIAL
4 CROISSANT SEPARATEUR 8 PALIER ELASTIQUE

3- CARACTERISTIQUES
3.1- Pompes à engrenages à denture extérieures
Les pompes à engrenages à denture extérieure droite ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation ne pouvant pas atteindre 175 bars,
- un rendement global (ηG) de 0,85. Un débit volumétrique (Qv) de 4 à 400 L/min,
- une fréquence de rotation (n) est de 800 à 3500 tr / min,
- une construction simple et robuste, un prix de revient favorable, une réalisation simple,
un fonctionnement régulier, une possibilité d’utilisation dans tous les domaines mécaniques,
une possibilité d’assembler deux ou trois corps de pompes pour un arbre d’entrainement.

3.2- Pompes à engrenages à denture intérieures


Les pompes à engrenages à denture intérieure droite ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation comprise entre 220 et 330 bars.
- un rendement global (ηG) de 0,90.
- une fréquence de rotation (n) pouvant atteindre 300 à 3000 tr/min.
- un débit volumique (Qv) de 6 à 180 L/min à 1500 tr/min.
- un fonctionnement silencieux et une possibilité de combinaison de deux ou plusieurs
pompes de caractéristiques identiques ou différentes, une construction simple et robuste, un
prix de revient favorable, une réalisation simple, un fonctionnement régulier, une possibilité
d’utilisation dans tous les domaines mécaniques, une possibilité d’assembler deux ou trois
corps de pompes pour un arbre d’entrainement.

4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le principe de fonctionnement des pompes volumétriques qu’elles soient à débit constant
ou à débit variable, se présente en trois phases à savoir : l’alimentation ou l’aspiration, le
transport et le refoulement.

4.1- Pompes à engrenages à denture extérieures


a- Phase d’aspiration
- Lors de la phase d’aspiration, le pignon menant
entraîne le pignon mené en rotation par
l’engrènement des dents en prise. Lorsque les dents
se désaccouplent temporairement, elles créent un
vide partiel dans la chambre d’aspiration. L’huile
arrivant du réservoir par gravité comble le vide
partiel. Les dents en passant dans la chambre
d’aspiration emprisonnent l’huile entre elles et la
paroi de la pompe.

- Lors de la phase de refoulement, lorsque les dents des pignons s’approchent de la


chambre de refoulement pour s’accoupler à nouveau, le volume entre les dents diminue
progressivement jusqu’à former un joint qui empêche l’huile de revenir en arrière vers le
côté aspiration. L’huile est chassée dans le circuit grâce au débit continu des autres dents.
La pression élevée dans le circuit provoque des poussées radiales sur l’axe d’entraînement.

4.2- Pompes à engrenages à denture intérieures


Le principe de fonctionnement de la pompe à engrenages à denture intérieure droite est
le suivant : le pignon menant entraîne en rotation la couronne à denture intérieure (pignon
mené), les deux pignons tournent dans le même sens.

L’engrènement dans un 1er temps et le


désengrènement dans un 2ème temps crée la
dépression favorable à l’aspiration. L’huile
pénètre dans le carter puis entre les dents,
elle est ensuite transportée de part et d’autre
du croissant séparateur fixe qui permet
d’accroitre le débit de sortie dans un
encombrement réduit. Un collecteur fixe
assure la mise en communication des
alvéoles avec les canalisations de
refoulement ou d’aspiration suivant que le
volume diminue ou augmente.

5- EQUILIBRAGE DES POMPES A ENGRENAGES


Le but de l’équilibrage des pompes à engrenages est d’augmenter la durée de vie de la
pompe et d’améliorer son rendement. Une pompe non équilibrée a les anomalies suivantes :

- une perte : de débit, de charge, de rendement et de puissance,


- une usure des parois,
- des fuites internes et une flexion des axes d’entraînement.
Il existe deux grands types d’équilibrage des pompes à engrenages à savoir : l’équilibrage
axial et l’équilibrage radial.
5.1- Equilibrage axial
L’équilibrage axial est réalisé par la présence de cales pour le réglage de la position des
pignons. Cet équilibrage n’est pas parfait à cause de la variation de la pression, il sera
parfait si l’on réalise une communication de la chambre de refoulement avec des
évidements d’équilibrage dans le corps.

N° Désignation
RAINURES
1 D’EQUILIBRAGE
CALES OU
2 PALIERS
D’EQUILIBRAGE
FORCE AXIALE
F NUISIBLE

FORCE AXIALE
F’ D’EQUILIBRAGE

FORCE RADIALE
FR NUISIBLE

FORCE RADIALE
FR’ D’EQUILIBRAGE

5.2- Equilibrage radial


L’équilibrage radial est réalisé par des rainures (des fentes ou des saignées) dans les
pignons. Cet équilibrage aussi n’est pas parfait à cause de la variation de la pression. Il sera
parfait si l’on réalise, une communication entre les chambres d’aspiration d’une part et une
autre communication entre les chambres de refoulement d’autre part dans le corps de la
pompe.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
POMPE A Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 8
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
PALETTES Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- DEFINITION
La pompe hydraulique à palettes est un dispositif à mécanisme rotatif qui est constitué
d’un corps à alésage excentré, d'un rotor présentant des rainures dans lesquelles se
déplacent radialement des palettes rectangulaires de faible épaisseur.

2- DESCRIPTION
N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
2 CARTOUCHE

3 CARTER ARRIERE

4 ROTOR

5 PALETTE

6 CAGE ANNULAIRE

7 CARTER AVANT

Les pompes à palettes sont aussi utilisées comme pompe d’alimentation, elles sont à
débit constant ou variable et se classent en : pompes à palettes non équilibrées et pompes à
palettes équilibrées.

3- CARACTERISTIQUES
Les pompes à palettes ont les caractéristiques suivantes :

- la pression (P) maximale d’utilisation est de 70 à 175 bars,


- le rendement global (ηG) est de 0,80 à 0,90,
- le débit volumétrique (Qv) est de 4 à 360 L/min,
- la fréquence de rotation (n) est de 300 à 2000 tr / min,
- les palettes sont en acier trempé,
- le rotor est en acier au chrome molybdène,
- le bâti à piste ellipsoïdale est en acier au chrome nitruré (cémenté ou trempé).

4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
4.1- Pompes à palettes non équilibrées
- Lors de la phase d’aspiration, la rotation du rotor dans la couronne crée une
augmentation de volume, d’où création d’une dépression nécessaire à l’aspiration de
l’huile.
- Lors de la phase de refoulement, le rotor continue sa rotation, d’où réduction de volume
et l’huile est chassée vers le refoulement. Dans ce type de pompe la pression exerce sur le
rotor, une force inégale dirigée de la zone de refoulement vers la zone d’aspiration, d’où
usure accélérer des paliers.

4.2- Pompes à palettes équilibrées


- L’hors de la phase d’aspiration, la
rotation du rotor permet aux palettes
de suivre le profil ellipsoïdal du bâti
ainsi le volume des cellules augmente
d’où aspiration de l’huile. Le rotor
comportant les palettes tourne à
l’intérieur du bâti à piste ellipsoïdale.
Cet assemble est appelé cartouche, il
peut être changé en cas d’usure.

- L’hors de la phase de refoulement, le rotor continue de tourner cela permet aux palettes
de suivre le profil ellipsoïdal du bâti ainsi le volume des cellules diminue d’où refoulement
de l’huile. Pour une rotation on remarque que les palettes sortent deux fois de leurs rainures.
On a donc deux aspirations et deux refoulements par tour. De plus ici il y a deux palettes
par rainure. Leur contact sur le stator améliore l’étanchéité entre les cellules. Le jeu axial
entre bâti et rotor est réalisé par l’aspiration de la pression des deux côtés du rotor.

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de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
POMPE A Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 9
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PISTONS Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- DEFINITION
La pompe hydraulique à pistons est un dispositif à mécanisme alternatif qui est constitué
d’un plateau oscillant, d’un corps et d’un jeu de pistons coulissant dans le corps de pompe.

2- DESCRIPTION
Les pompes à pistons se classent en deux grands groupes à savoir : les pompes à pistons
axiaux et les pompes à pistons radiaux. Elles sont utilisées pour les moyennes et les grandes
puissances hydrauliques, elles sont : à débit constant ou à débit variable.

2.1- Pompe à pistons axiaux à axe rectiligne


N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
2 PLATEAU-CAME

3 BLOC-CYLINDRES OU
BARILLET
4 PISTONS

5 GLACE DE
DISTRIBUTION
6 CORPS DE LA POMPE

2.2- Pompe à pistons axiaux à axe brisé

N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
2 CORPS DE LA POMPE

3 PISTON

4 BLOC-CYLINDRES OU
BARILLET
5 GLACE DE
DISTRIBUTION

2- DESCRIPTION : Suite
2.3- Pompe à pistons radiaux

N° Désignation
1 ARBRE
D’ENTRAINEMENT
3- CARACTERISTIQUES
3.1- Pompes à pistons axiaux
Les pompes à pistons axiaux ont les caractéristiques suivantes :
- la pression (P) maximale d’utilisation est de 250 à 400 bars,
- le rendement global (ηG) est de 0,80 à 0,95,
- le débit volumétrique (Qv) est de 2 à 290 L/min,
- la fréquence de rotation (n) est de 1400 à 3600 tr / min,
- les axes des pistons sont parallèles à l’arbre d’entrainement et ont le même centre de
rotation que celui-ci, les pistons sont mis en mouvement par un plateau incliné, pompes à
pistons axiaux ont l’avantage d’un sens de rotation déterminé. Il existe trois types de
pompes hydrauliques à pistons axiaux à savoir :
- la pompe à pistons axiaux à barillet (ou à bloc-cylindres) tournant à axe rectiligne,
- la pompe à pistons axiaux à barillet tournant à axe brisé (ou à axe incliné),
- la pompe à pistons axiaux à barillet fixe à axe rectiligne.

3.2- Pompes à pistons radiaux


Les pompes à pistons radiaux à barillet tournant ont les caractéristiques suivantes :
- la pression (P) maximale d’utilisation est de 280 à 315 bars,
- le rendement global (ηG) est de 0,96,
- le débit volumétrique (Qv) est de 126 à 158 L/min,
- la fréquence de rotation (n) est de 1500 à 2500 tr / min, une disposition radiale et un
espacement régulier des pistons, les axes des pistons sont perpendiculaires à l’arbre
d’entrainement. Le rotor est en fonte ou en bronze phosphoreux, le corps est aussi en fonte
ou en acier coulé, les pistons et l’arbre d’entrainement sont en acier ou en nickel-chrome
traité (cémenté, trempé, ou rectifié). Les pompes à pistons radiaux peuvent être utilisées en
moteurs hydrauliques. Les pompes à pistons radiaux se classent en deux groupes à savoir :
- la pompe à pistons radiaux à bloc-cylindres ou à barillet tournant (la plus ancienne),
- la pompe à pistons radiaux à bloc-cylindres ou à barillet fixe (la plus récente).

4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
4.1- Pompe à pistons axiaux
Lors de la phase d’aspiration, le bloc cylindre est solidaire en rotation de l’arbre
d’entraînement, Il reçoit les pistons dont la tête est munie d’une rotule équipée d’un patin.
Le plateau inclinable ne tourne pas avec l’arbre, on peut l’orienter pour modifier, annuler,
inverser la course des pistons. Les pistons et le barillet sont entraînés par la rotation de
l’arbre. Les têtes des pistons sont en appui sur le plateau incliné fixe. Le mouvement rotatif
du bloc-cylindres et l’inclinaison du plateau provoque le mouvement alternatif des pistons.
Le barillet glisse sur la glace de distribution, pendant un demi-tour les pistons sortent de
leurs alésages pour l’admission de l’huile
N° Désignation
GLACE DE
1 DISTRIBUTION
VOLUME ASPIRE
2 PAR CYLINDRE
PISTON EN PHASE
3 D’ASPIRATION

4 PLATEAU INCLINE
ARBRE
5 D’ENTRAINEMENT
PISTON EN PHASE
6 DE REFOULEMENT
A ASPIRATION -
R REFOULEMENT
Lors de la phase de refoulement, le mouvement rotatif du bloc-cylindres et l’inclinaison
du plateau provoque le mouvement alternatif des pistons. Le barillet glisse sur la glace de
distribution, pendant le demi-tour suivant les pistons rentrent dans leurs alésages réduisant
ainsi le volume pour refouler l’huile.

4.2- Pompe à pistons radiaux


Lors de la phase d’aspiration, l’arbre d’entrainement est relié au bloc-cylindres tournant
dans lequel coulisse les pistons. Le bloc-cylindres appelé aussi distributeur fixe et
comportant des canaux d’huile en communication avec les tuyauteries d’aspiration et de
refoulement, tourne sur un rotor. Sous l’effet de la force centrifuge et de la pression du
système, les pistons s’appliquent contre la couronne circulaire par l’intermédiaire de patins
de compensation. Le barillet est excentré par rapport à la couronne, il en résulte que les
pistons sont animés d’un mouvement alternatif. Ils s’éloignent du centre, en regard des
canaux pour réaliser l’aspiration (voir les positions E, F et A).

N Désignation
°
1 ROTOR
2 PISTON
3 RESSORT RAPPEL PISTON
4 ALESAGE DU PISTON
5 CORPS DU CYLINDRE
6 CLAPET D’ASPIRATION
7 CLAPET REFOULEMENT
A CORPS EN FIN ASPIRATION
B CORPS EN DEBUT REFOULE
C CORPS EN REFOULEMENT
D CORPS EN FIN REFOULEME
E CORPS EN DEBUT ADMISSI
F CORPS EN ASPIRATION

Lors de la phase de refoulement, le barillet est excentré par rapport à la couronne, il en


résulte que les pistons sont animés d’un mouvement alternatif, ils s’en rapprochent, en
regard des canaux pour refouler (voir les positions B, C et D). En agissant sur le dispositif
de variation du débit, la couronne se déplace. On peut ainsi obtenir la variation du débit par
la variation de la cylindrée. En position D, le débit est nul, le barillet et la couronne sont
alors centrés, le pistons n’est plus animés de mouvements alternatifs.

5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des pompes hydrauliques ci-dessous :
Pompe hydraulique à
cylindrée (ou à Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à
débit) fixe à un sens cylindrée fixe à deux cylindrée variable à cylindrée variable à
de flux. sens de flux. un sens de flux. deux sens de flux.

Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à Pompe hydraulique à


cylindrée fixe à un cylindrée fixe à deux cylindrée variable à cylindrée variable à
sens de flux avec sens de flux avec un sens de flux avec deux sens de flux
drain. drain. drain. avec drain.

Symbole du mode Symbole du mode


d’entraînement de la d’entraînement de la
Symbole générale de Source d’énergie par pompe par un pompe par un
la source d’énergie pression de l’huile moteur électrique. moteur thermique.
par pression. avec un sens indiqué.

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de Jacqueville. PRINCIPE DU Niveau : 2ème Année B.T MVE
BP 222 Jacqueville
Tél. : [Link]
MOTEUR Matière : Hydraulique de base TG 5
Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4
Fax. : 23.57.72. 02 HYDRAULIQUE
1- ROLE
Le moteur hydraulique permet de transformer l’énergie hydraulique créée par la pression
de l’huile en une énergie mécanique par la rotation de l’arbre de sortie. Il a une conception
très proche de celle des pompes hydrauliques et un fonctionnement inverse de celle-ci.

2- CLASSIFICATION
Suivant les éléments internes soumis à l’action du débit d’huile entrant, les moteurs
hydrauliques se classent en trois grands groupes qui sont :
- les moteurs à engrenages,
- les moteurs à palettes,
- les moteurs à pistons.

3- CARACTERISTIQUES DES MOTEURS


Les moteurs hydrauliques de façon générale présentent les caractéristiques techniques
suivantes :
- le type de moteur (voir la classification des moteurs),
- la cylindrée (C), elle peut être fixe ou variable,
- la fréquence de rotation (n) maxi ou mini (en tours par minute),
- la pression (P) maximale de fonctionnement,
- la puissance hydraulique (Phyd) en continu et en pointe,
- le couple (C) hydraulique, on distingue le couple théorique (C th) et le couple réel (Cr) ou
effectif (Ceff) qui tient compte du rendement du moteur. Le couple réel est évalué en
fonction du couple nécessaire au démarrage du moteur sous charge maximale.

3.1- Cylindrée d’un moteur


La cylindrée (cyl) ou le volume (v) par tour est la quantité théorique de liquide
nécessaire pour faire accomplir un tour complet à l’arbre de liaison. Elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

- Qvm (débit volumique d’un moteur)


cyl = Qvmx ηV / N en m3/ s.
dm3 -N en tr / s.
cyl = Chyd / P x ηV (ou L) -ηV sans unité.
-Chyd (couple hydraulique) en N.m.

3.2- Puissance d’un moteur


La puissance d’un moteur ou puissance hydromécanique (Phm) est fournie à la sortie du
système hydraulique, elle désigne le produit du couple fournit par la fréquence de rotation ,
elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- F (Force du moteur) en N. - v
Phm = F x v (vitesse de rotation) en m / s. - Cs
kw
Phm = Cs x ω (couple de sortie du moteur) en N.m.
- ω (vitesse angulaire) en rad / s.

3.3- Couple d’un moteur


Le couple fourni par le moteur dépend de 2 facteurs qui sont : la ∆P entre l’alimentation et
la vidange du moteur (le couple croit avec la ∆P) et la cylindrée (le couple croit avec la
cylindrée). Il désigne le produit de la cylindrée du moteur par la variation de la pression , elle
a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

- Cyl en m3.

Chm = cyl x P / 2 π N.m - P en Pascal.


- ηhm sans unité.

3.4- Rendements d’un moteur


a- Rendement volumétrique
Le rendement volumétrique ( ηv) d’un moteur est fournit par l’organe qui alimente (la
pompe hydraulique), c’est le rapport entre le débit (Q th) théorique qui est fournit et le débit
(Qr) réel, il a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

ηV =Qth / Qe - Qth (débit théorique) en m3 / s.


est sans
unité - Qe (débit d’entrée) en m3 / s.
ηV =Qth / Qth + Qf - Qf (fuites) en m3 / s.

b- Rendement hydromécanique
Le rendement hydromécanique ( ηm) est fournit par la rotation du moteur hydraulique à
la sortie du système hydraulique, c’est le rapport entre le couple de sortie (Cs) qui est
fournit et le couple théorique (Cth), il a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cs (couple de sortie du moteur) en
ηhm = Cs / Cth N.m.- Cth (couple théorique) en
est sans
N.m.- CP (couple de perte au
ηhm = Cth- Cp / Cth unité niveau du moteur) en N.m.

4- EXERCICE D’APPLICATION
Soit un moteur hydraulique reçoit 60 L/min, sous une pression de 100 bars, la cylindrée
est de 120 cm3. Calculez : 1- La fréquence de rotation (n) en tr/min. 2- La puissance utile
(Pu) du moteur (pour un rendement de 100 %). 3- Le moment du couple (Mu). 4- On
l’utilise pour monter une masse de 1tonne, quelle sera la vitesse d’ascension (v a) de la
charge ? 5- La canalisation d’arrivée au moteur a un diamètre intérieur de 20 cm. La
viscosité de l’huile est de 60 centistoke. Calculez la vitesse d’écoulement (v e) de l’huile
dans la canalisation de refoulement. Dites si cette vitesse est dans les normes. 6- Déterminez
le type d’écoulement.
Correction :
1- La fréquence de rotation (n) : n = QV/cyl, QV = 60 L/min, cyl = 120 cm3/tr = 0,12 dm3/tr,
A.N : n = 60 / 0,12 = 500tr/min.
2-La puissance utile (Pu) du moteur : Pu = P x QV, P = 100 bar = 100 x 105, QV = 60
L/min = 1 dm3/s = 0,001 m3/s = 1 x10-3, A.N : Pu = 100 x 105x 1 x10-3= 10.000 w = 10 kw.
3- Le moment du couple (Mu) : Mu = P / 2 x π x n, p = 10.000 w, π = 3,14, n = 500
tr/min = 8,33 tr/s. A.N : Mu = 10.000 / 2 x 3,14 x 8,33 = 191,1592663N.m≈ 192 N.m.
4- La vitesse d’ascension de la charge (va) : P = F x v → v = P / F, P = 10.000 w, F = m x
g= 1000 x 10 = 10.000 N. A.N : va = 10.000 / 10.000 = 1 m/s = 100 cm/s.
5- La vitesse (ve) d’écoulement de l’huile : QV = v x S → ve= QV/S, QV = 60 L/min = 1 L/s
= 1000 cm3/s, S = π x r2 avec r = 10 mm = 1 cm d’où S = 3,14 x 12 = 3,14 m2. A.N : ve =
1000 / 3,14 = 318,471cm/s = 3,184m/s. Cette vitesse est dans les normes car au
refoulement, la vitesse (v) est comprise entre 2 et 5.
6- Le type d’écoulement (Re) : Re = v x d / υ, v = 318,471 cm/s, d = 20 mm = 2 cm, υ =
60 cSt = 0,6 st. A.N : Re = 318,471 x 2 / 0,6 = 1061,57 ≈ 1062 ˂ 1600 → c’est un
écoulement laminaire.

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de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
MOTEUR Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 10
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HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- DEFINITION
Les moteurs hydrauliques à engrenages, à palettes et à pistons sont des mécanismes rotatif
et alternatif constitués d’engrenages, de palettes et de pistons qui sont actionnés en rotation
par la pression de l’huile. Ils sont de conception proche des pompes et de fonctionnement
inverse à celles-ci.

2- DESCRIPTION
2.1- Moteur à engrenages
N° Désignation
1 PIGNON MENANT

2 ORIFICE DE VIDANGE

3 PIGNON MENE
ARBRE
4 D’ENTRAINEMENT
ORIFICE DE
5 REFOULEMENT
CANAUX DE VIDANDE
6 ET DE REFOULEMENT
7 AUGET DE VIDANGE
AUGET DE
8 REFOULEMENT

2.2- Moteur à p alettes

N° Désignation
CAGE ANNULAIRE OU
1 COURONNE
2 ROTOR EXCENTRE

3 PALETTES

V1 LUMIERE DE VIDANGE
LUMIERE DE
V2 REFOULEMENT

2- DESCRIPTION : Suite
2.3- Moteur à pistons
N° Désignation N° Désignation
1 GLACE DE DISTRIBUTION 5 ARBRE D’ENTRAINEMENT

2 PISTONS A ORIFICE DE VIDANGE

3 PLATEAU D’ENTRAINEMENT
B ORIFICE DE REFOULEMENT
BLOC-CYLINDRES OU
4 BARILLET

3- CARACTERISTIQUES
3.1- Moteur à engrenages
Les moteurs à engrenages à denture extérieure droite ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation comprise entre 70 et 210 bars,
- un rendement global (ηG) inférieur à 80 %,
- un couple de démarrage (Cd) atteignant au maximum 60 % du couple théorique,
- un couple réel qui va jusqu’à 1000 N.m,
- une fréquence de rotation comprise entre 1000 et 3000 tr/min,
- une cylindrée constante à deux sens de rotation.

3.2- Moteur à palettes


Les moteurs à palettes ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation comprise entre 7 et 170 bars,
- un rendement global (ηG) maximal de 90 %,
- un couple de démarrage (Cd) d’environ 75 % du couple théorique,
- un couple réel de 2400 N.m,
- une fréquence de rotation comprise entre 100 et 3500 tr/min,
- une cylindrée constante à deux sens de rotation avec un drainage extérieur nécessaire.

3.3- Moteur à pistons


Les moteurs à pistons ont les caractéristiques suivantes :
- une pression (P) maximale d’utilisation de 350 bars,
- un rendement global (ηG) maximal de 85 à 95 %,
- un couple de démarrage (Cd) d’environ 85 à 95 % du couple théorique,
- un couple réel de 2900 N.m,
- une fréquence de rotation comprise entre 10 et 4500 tr/min,
- une cylindrée fixe et variable à deux sens de rotation avec un drainage extérieur à
réaliser,
- un nombre de pistons allant jusqu’à 9 qui permet d’obtenir une excellente régularité du
couple même à basse vitesse.

4- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
4.1- Moteur à engrenages
Le principe de fonctionnement des
moteurs hydrauliques à engrenages
est très semblable à celui des pompes
à engrenages. Ce principe de
fonctionnement réversible (utilisation
dans les deux sens) est le suivant :
L’huile sous pression est dirigée vers
les dents du rotor et du stator
provoquant la rotation du rotor. Le
mouvement du rotor entraîne l’arbre
de transmission dans un sens donné.
La pression de l’huile se détend au fur
et à mesure de la rotation du rotor et
sort à basse pression vers le réservoir.
Dans la pratique, il faut toute fois
tenir compte de certaines réalités : Les
chambres basses et hautes pressions
sont équilibrées hydrauliquement
(positions asymétriques).

4.2- Moteur à palettes


Le principe de fonctionnement des
moteurs hydrauliques à palettes est
presque identique à celui des pompes
hydrauliques à palettes. Le rotor est
entraîné en rotation grâce à l’arrivée
de l’huile sous pression sur la surface
4.3- Moteur à pistons

Le principe de fonctionnement des moteurs hydrauliques à pistons axiaux est presque


identique à celui des pompes à pistons axiaux du même nom. Le liquide sous pression
arrivant par la pompe sera dirigé vers la chambre d’un piston en position poussée(1) et le
retour du liquide est chassé de la chambre d’un piston en position rentrée (2). Les pistons
comportent des arêtes et chacun d’eux agit comme un tiroir de distribution. Des perçages
relient les pistons entre eux. Le plateau oscillant (6) détermine la position des pistons.
Suivant cette position, les arêtes ouvrent ou ferment les perçages de telle façon qu’un piston
en position rentrée assure le passage de l’huile sous pression vers la surface du piston
suivant en position poussée. La poussée sur les pistons s’exerce sur le plateau qu’il entraîne
en rotation ainsi que l’arbre d’entraînement qui lui est solidaire.

5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des moteurs hydrauliques ci-dessous :
Moteur hydraulique Moteur hydraulique Moteur hydraulique Moteur hydraulique
à cylindrée fixe à un à cylindrée fixe à à cylindrée variable à cylindrée variable
sens de flux. deux sens de flux. à un sens de flux. à deux sens de flux.

Pompe-moteur à Pompe-moteur à
Pompe-moteur à cylindrée fixe à un cylindrée fixe à deux
cylindrée fixe à sens de flux sans sens de flux avec
inversion du sens de inversion du sens de inversion du sens de
flux pour fonctionner flux pour fonctionner flux pour fonctionner
soit en pompe, soit soit en pompe, soit soit en pompe, soit
Moteur oscillant. en moteur. en moteur. en moteur.

Pompe-moteur à
Pompe-moteur à cylindrée variable à
Pompe-moteur à cylindrée variable à deux sens de flux
cylindrée variable à un sens de flux sans avec inversion du
inversion du sens de inversion du sens de sens de flux pour
flux pour fonctionner flux pour fonctionner fonctionner soit en
soit en pompe, soit soit en pompe, soit pompe, soit en Variateurs
en moteur. en moteur. moteur. hydrauliques.

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PRINCIPE DU Niveau : 2ème Année B.T MVE
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VERIN Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
Le vérin hydraulique permet de transformer l’énergie hydraulique créée par la pression de
l’huile en une énergie mécanique par le déplacement linéaire de la tige.
2- CLASSIFICATION
Suivant leurs constitutions, les vérins hydrauliques se classent en trois grands groupes qui
sont :
- les vérins simple effet (ou VSE),
- les vérins double effet (ou VDE),
- les vérins spéciaux (ou vérins particuliers).

3- CARACTERISTIQUES DES VERINS


Le vérin hydraulique est réalisé en acier et présente les caractéristiques
techniques suivantes :
- le diamètre d’alésage,
- le diamètre de tige,
- la vitesse linéaire,
- la puissance massique élevée et quelque fois son couple,
- le rendement du vérin dépend : des joints d’étanchéité, de l’état de surface et de la
pression. Selon sa forme, ses différents orifices d’entrée et de sortie.

3.1- Diamètre d’un vérin


Le diamètre d’un vérin est déduit de ses surfaces pressées (S 1 et S2) qui sont les surfaces
côté plein et côté tige du piston d’un vérin, elles ont pour formule :

UNITES SI
FORMULES Pratique dérivée

S1 = π x d12 / 4 - d1 (diamètre coté plein du


piston) en m.
cm2
- d2 (diamètre coté tige du
piston) en m.
S2 = π x d22 / 4

3.2- Pression d’un vérin


Les pressions (P1 et P2) d’un vérin sont les pressions côté plein et côté tige du piston d’un
vérin, elles ont pour formule :

UNITES SI
FORMULES Pratique dérivée

- F1 - F2 (force coté plein et


P1 = F 1 / S1
bar coté tige du piston) en N.
P2 = F 2 / S2 - S1 - S2 (surface coté plein et
coté tige du piston) en m2.

3.3- Cylindrée d’un vérin


La cylindrée (cyl) ou le volume (v) par course d’un vérin est la quantité théorique de
liquide nécessaire pour sortir la tige du vérin (position extension) ou pour rentrer la tige du
vérin (position rétraction), elle a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- S1 - S2 en m2.
cyl1 = S1x Ctv dm3 (ou L) -Ctv (course de la tige du vérin)
cyl2 = S2x Ctv enm.

3.4- Temps de course aller/retour d’un vérin


Le temps de course aller/retour (t c) est le quotient de la cylindrée du vérin (cyl) sur le
débit refoulé, il a pour formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- cylv (cylidrée du vérin) en m3.
tc = cylv/Qrv seconde - Qrv (débit refoulé par le vérin)
en m3 / s.

3.5- Vitesse de déplacement d’un vérin


La vitesse (vd) de déplacement du piston du vérin dans l’écoulement des liquides sous
pression est proportionnelle au débit et inversement proportionnelle à la section, elle a pour
formule :

UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée

Vd = Qrv /S1,2 cm / s - Qrv (débit refoulé par le vérin)


en m3 / s.- S1 - S2 en m2.

3.6- Couple d’un vérin


Le couple d’un vérin ou couple hydromécanique (Chm) est fournit à la sortie du système
hydraulique, il désigne le produit de la cylindrée du vérin par la variation de la pression , elle
a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cyl en m3.
N.m - P en Pascal.
Chm = cylxPx(ηhm) /2 π
3.7- Puissance d’un vérin
La puissance d’un vérin ou puissance hydromécanique (Phm) est fournie à la sortie du
système hydraulique, elle désigne le produit du couple fournit par la fréquence de rotation ,
elle a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cs (couple de sortie du vérin) en N.m.
Phm = F x v - ω (vitesse de rotation) en rad / s.

Phm = Cs x ω kw - Phyd (puissance hydraulique de la


pompe) en w.- QV (débit nécessaire au
vérin) en m3 / s.

3.8- Rendements d’un vérin


a- Rendement volumétrique
Le rendement volumétrique (ηv) d’un vérin est fournit par l’organe qui alimente (la
pompe hydraulique), c’est le rapport entre le débit (Q th) théorique qui est fournit et le débit
(Qr) refoulé, il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Qth (débit théorique) en m3 / s.
ηV = Qth / Qr est sans - Qr (débit refoulé) en m3 / s.
ηV = Qth / Qth + Qf unité - Qf (fuites) en m3 / s.

b- Rendement hydromécanique
Le rendement hydromécanique (ηm) est fournit par la sortie ou la rentrée du vérin
hydraulique à la sortie du système hydraulique, c’est le rapport entre le couple de sortie (Cs)
qui est fournit et le couple théorique (Cth), il a pour formule :
UNITES SI
FORMULE Pratique dérivée
- Cs en N.m.
ηhm = Cs / Cth est sans unité - Cth en N.m.
ηhm = Cth- Cp / Cth - CP en N.m.

4- EXERCICES D’APPLICATION
a- Exercice 1
Un vérin de force égale à 78000 N, doit effectuer une course de 30 cm en 2 s. La
pression de service est de 100 bars. Calculez :
1- La puissance du vérin en watt, en kilowatt et en foot-pound-force per second (ft-Lbf/s).
2- Le diamètre du vérin.
3- Le débit nécessaire en m3/s, en L/min et en gallon per minute (gal/min).
1.1- La puissance du vérin P hm : Phm = F x v, F = 78.500 N, v = d / t = 30 / 2 = 15cm/s =
0,15 m/s, Phm = 78.500 x 0,15= 11.775 w = 11,775 kw = 8683,63 ft-Lbf/s.

2.2- Le diamètre du vérindv : dv =√4 x S /π, S =F / P = 7850 / 100 = 78,5 cm2, dv =√4 x
78,5 /3,14= 10cm = 0,1m.
2.3- Le débit nécessaire du vérin (Qv) : Qv = Phym/P, P = 100 x 105, Phym= 11.750 w, Qv=
11.750 / 100 x 105 = 0,001175m3 / s = 1,175 L / s = 70,5 L / min.

b- Exercice 2
Soit le schéma ci-contre d’un vérin
double effet avec ses dimensions (S1,
S2, QV), la course (C) = 50 cm, la
hauteur entre 2 et 1 = 150 cm, la
pression P1 = 4,5 bars et la masse
volumique (ρ)du liquide = 1000
kg/m3. Calculez : 2.1- les vitesses V1
et V2. 2.2- la différence de pression
entre P2 en 2 et P1 en 1, en déduire la
pression P2. 2.3- le temps de sortie du
vérin. 2.4- la puissance utile du vérin.

2.1- Le calcul des vitesses v 1 et v2 : v1 = Qv/S1, Qv = 36 L/min = 36.000 cm3/min, S1 = 3 cm2,


A.N : v1 = 36.000 / 3 = 12.000 cm/min = 200 cm/s = 2 m/s.v2 = Qv/S2, Qv = 36 L/min =
36.000 cm3/min, S2 = 80 cm2, A.N : v2 = 36.000 / 80 = 450 cm/min = 7,5 cm/s = 0,075 m/s.
2.2- La différence de pression entre P2 et P1 : P2 - P1 =½ ρ x (V12 – V22) = 1000/2 x (22
– 0,0752) = 500 x (4 – 0,0056) = 500 x 3,994 = 1997 N/m 2 ≈ 2000 N/m2= 0,02 bar. On
constate que l’énergie cinétique en 2 est inférieure à l’énergie cinétique en 1. Cette perte
d’énergie est compensée par un gain de l’énergie de pression d’où une augmentation de la
pression en 2. P2 = P1 + (P2 - P1) = 4,5 + 0,02 = 4,52 bar.
2.3- Le temps de sortie (ts) du vérin : v2 = c / ts→ ts=c /v2 = 0,5 / 0,075 = 6,6 s.
2.4- La puissance utile (PU) du vérin : PU = F2 x v2, F2=P2x S2 = 4,52 x 80 = 3616 daN, P U =
3616 x 0,075 = 27,12 w = 0,02712 kw.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
VERIN SIMPLE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 11
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
EFFET Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- DEFINITION
Le vérin hydraulique simple effet (ou VSE) est un organe récepteur qui est constitué d’un
orifice d’arrivée ou de retour de l’énergie hydraulique afin de permettre la sortie ou la
rentrée de la tige. La rentrée de la tige est assurée par un ressort ou par la charge.
2- DESCRIPTION

N° Désignation N° Désignation
JOINT D’ETANCHEITE DU
1 TIGE DU VERIN 4 PISTON
CHAMBRE A LA PRESSION
2 JOINT D’ETANCHEITE COTE 5 ATMOSPHERIQUE COTE TIGE
TIGE DU VERIN
CHAMBRE DE PRESSION
3 PISTON 6 COTE FOND DU VERIN

3- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
3.1- Position extension
Le distributeur est en position travail, l’huile arrive de la pompe sous pression et pénètre
dans la chambre côté fond du vérin. La pression de l’huile s’exerce sur la face du piston et
déplace l’ensemble piston-tige pour permettre la sortie de la tige. L’air contenu dans la
chambre côté tige du vérin est chassé à l’extérieur par l’orifice d’évent.

3.2- Position rétraction


Le distributeur est en position neutre, l’huile dans la chambre côté tige est en
communication avec le réservoir, l’action de la charge ou du ressort ramène le piston à sa
position de départ. L’orifice d’évent laisse entrer l’air à la pression atmosphérique dans la
chambre côté tige du vérin.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
VERIN DOUBLE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 12
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
EFFET Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- DEFINITION
Le vérin hydraulique double effet (ou VDE) est un organe récepteur qui est constitué de
deux orifice pour l’arrivée et la sortie de l’énergie hydraulique afin de permettre la sortie et
la rentrée de la tige du vérin.
2- DESCRIPTION

N° Désignation N° Désignation
JOINT D’ETANCHEITE COTE CULASSE OU COUVERCLE
1 TIGE 5 AVANT
ORIFICES D’ARRIVEE OU DE
2 TIGE DU VERIN 6 RETOUR DE L’HUILE
CHAMBRE DE PRESSION
3 CORPS DU VERIN 7 COTE TIGE DU VERIN
PISTON DU VERIN PLUS CHAMBRE DE PRESSION
4 JOINTS D’ETANCHEITE 8 COTE FOND DU VERIN

3- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
a- Position extension
Le distributeur est en position travail 1, l’huile sous pression arrive dans la chambre côté
fond, la pression de l’huile s’exerçant sur la face pleine du piston augmente et déplace
l’ensemble piston-tige pour permettre la sortie de la tige. L’huile contenue dans la chambre
côté tige du vérin est évacue vers le réservoir.

b- Position rétraction
Le distributeur est en position travail 2, l’huile sous pression arrive dans la chambre côté
tige, la pression de l’huile s’exerce sur la face du piston et déplace l’ensemble piston-tige
pour permettre la rentrée de la tige. L’huile contenue dans la chambre côté fond du vérin
est évacuée vers le réservoir.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville. Niveau : 2ème Année B.T MVE
BP 222 Jacqueville
Tél. : [Link]
VERIN SPECIAUX Matière : Hydraulique de base TS 13
Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4
Fax. : 23.57.72. 02

1- DEFINITION
Les vérins hydrauliques spéciaux sont des organes récepteurs de conception spéciale avec
aussi deux orifices pour l’arrivée et la sortie de l’énergie hydraulique afin de permettre la
sortie et la rentrée de la tige.

2- TYPES DE VERINS SPECIAUX


2.1- Vérin différentiel
Le vérin différentiel, peut-être un VSE ou VDE, il permet d’obtenir une grande puissance
tout en se logeant dans un encombrement réduit.

N° Désignation
PISTON DONT LA
SECTION EST LE
1 DOUBLE DE CELLE
DE LA TIGE
TIGE DONT LA
SECTION EST LA
2 MOITIE DE CELLE
DU PISTON

2.2- Vérin télescopique


Le vérin télescopique, peut-être un VSE ou VDE, il permet d’obtenir une grande
amplitude tout en se logeant dans un encombrement réduit.

N° Désignation
1 ORIFICE D’ENTREE
2 PISTON DU 1er CORPS
3 CHAMBRE DU 2ème CORPS
4 PISTON DU 2ème CORPS
5 CHAMBRE DU 3ème CORPS

6 PISTON DU 3ème CORPS


7 TIGE DU 3ème CORPS
8 TIGE DU 2ème CORPS
9 TIGE DU 1er CORPS
10 ORIFICE DE SORTIE
11 SYMBOLE VERIN TELES
h ORIFICE DE REMPLISS

2.3- Vérins rotatifs


Les vérins rotatifs ou moteurs oscillants sont des VDE, ils permettent de transformer le
mouvement rectiligne du piston en mouvement rotatif autour d’un axe. Ils sont à
crémaillère ou à palettes.

CORPS DU VERIN
1 EN FONTE.
ORIFICE
2 D’ENTREE.
BUTEE EN ACIER
3 AVEC JOINT.
ORIFICE DE
4 SORTIE.

5 PALETTE.
ARBRE
6 D’ENTRAINEMENT.
FORME REELLE D’UN
VERINROTATIF A
Fig. 1 CREMAILLERE.
COUPE DU VERIN
ROTATIF A UNE PALETTE.
Fig. 2
SYMBOLE DU
Fig. 3 VERIN ROTATIF.

3- AMORTISSEUR DE FIN COURSE


L’amortisseur de fin de course est un dispositif composé d’une bague conique qui en fin
de course, pénètre dans l’orifice de sortie d’huile et diminue progressivement la section de
passage vers le réservoir. L’huile est alors freinée et provoque une diminution de la vitesse
du vérin évitant les chocs et l’arrêt brutal avec le fond du vérin. Le réglage de
l’amortissement est réalisé pour une masse et une vitesse donnée.

N° Désignation N° Désignation
JOINT D’ETANCHEITE DU
1 VIS DE GRAISSAGE 3 PISTON
JOINT D’ETANCHEITE DE LA DISPOSITIF AMORTISSEUR DE
2 TIGE 4 FIN DE COURSE

4- MONTAGE DE VERINS
Les vérins travaillent en poussant ou en tirant grâce à des montages qui nécessitent des :
mécanismes à bras de levier, articulations avant et arrière sur tige, systèmes à poulies et
câbles, etc. Il existe deux types de montage de vérins tels que : le montage en parallèle de
vérins et le montage en série de vérins.

4.1- Montage en parallèle


Avec le montage en parallèle des vérins, l’entrée et la sortie de chaque vérin sont reliées
respectivement à une conduite d’entrée A et une conduite de sortie B. Théoriquement la
valeur de la pression est la même à toutes les entrées des vérins.
N° Désignation N° Désignation
ème
GROUPE OU CENTRAL 2 VERIN VDE MONTE
1 HYDRAULIQUE. 5 EN PARALLELE.
DISTRIBUTEUR(2 / 2, à commande MOTEUR HYDRAULIQUE
2 électrique et rappel par ressort). 6 MONTE EN PARALLELE.
DISTRIBUTEUR 4 / 3, a commandes
3 CLAPET DE RETENUE. 7 électriques et rappel par ressorts.
er
1 VERIN VDE MONTE EN Ed SOLENOÏDES
4 PARALLELE. D DISTRIBUTEUR.

4.2- Montage en série


Avec le montage en série des vérins, la conduite de sortie d’un vérin constitue l’entrée
d’un autre vérin. Les mouvements des vérins sont synchronisés hydrauliquement car ils sont
liés entre eux dans le même sens. Le volume d’huile déplacé nécessite des cylindrées
identiques et des alésages différents. Si les vérins sont sollicités par des charges communes
ou séparées, les pressions régnant dans chaque chambre sont différentes et tendent à
s’additionner.
N° Désignation N° Désignation
DISTRIBUTEUR 4 / 3, A
1 COMMANDES ELECTRIQUES V2 VOLUME DU 2ème VERIN VDE.
ET RAPPEL PAR RESSORTS.
1er VERIN VDE MONTE EN SECTION PLEINE DU PISTON
2 SERIE. S1 DU 1er VERIN.
ème
2 VERIN VDE MONTE SECTION TIGE DU PISTON DU
3 EN SERIE. S2 1er VERIN.
SECTION PLEINE DU PISTON
V1 VOLUME DU 1ER VERIN. S3 DU 2ème VERIN.

5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des vérins hydrauliques ci-dessous :

Vérin hydraulique simple effet (VSE) à Vérin hydraulique simple effet (VSE) à
rappel par force non définie. rappel par ressort.
Vérin hydraulique double effet (VDE) à Vérin hydraulique double effet (VDE) à
simple tige. double tige.

Vérin télescopique simple effet. Vérin télescopique double effet.

Vérin hydraulique double effet avec


Vérin différentiel. amortisseur fixe agissant dans un seul sens.

Vérin hydraulique double effet avec Accumulateurs de pression : à ressort, à


amortisseur réglable dans les deux sens. poids et hydrodynamique.

Multiplicateurs de pression avec deux Echangeurs de pression pneumatique -


natures de liquide. hydraulique.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
DISTRIBUTEUR Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 14
Tél. : [Link]
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HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4

1- ROLE
Le distributeur est l’organe de commande, il permet d’ouvrir ou de fermer un ou plusieurs
passages en vue d’orienter le liquide sous (ou sans) pression pour commander : les
mouvements d’un vérin simple effet ou d’un vérin double effet, la rotation d’un moteur
hydraulique, les positions de marche et d’arrêt d’un circuit, le débrayage d’une pompe
hydraulique, un autre distributeur, etc.

2- CLASSIFICATION
Il existe différents types de distributeurs tels que :
- les distributeurs à tiroir cylindrique, ils sont les plus utilisés,
- les distributeurs à boisseaux ou à glace (distributeurs rotatifs), ils sont rares,
- les distributeurs à clapets, ils ne sont presque plus utilisés.

3- DISTRIBUTEUR A TIROIR
Le distributeur à tiroir cylindrique est le plus utilisé, il comprend : un corps rectangulaire
en fonte ou en acier qui comporte différents orifices, un tiroir en acier traité et rectifié qui
coulisse dans le corps pour mettre en communication les différents orifices et un dispositif
permettant de mettre en position le tiroir.

3.1- Description
Identifiez les différentes parties du distributeur à tiroir cylindrique ci-dessous :

N° Désignation
1 TIROIR
2 TIROIR
3 BALANCE DE
PRESSION
4 PISTON
5 RECOUVREMENT
P ARRIVEE DE LA
PRESSION
T RETOUR AU
RESERVOIR
A ORIFICE
D’EXTENSION
B ORIFICE DE
RETRACTION

3.2- Caractéristiques
a- Désignation d’un distributeur
La désignation normalisée d’un distributeur à tiroir cylindrique se présente dans cet ordre :
le nombre d’orifices et de positions du tiroir, le type de commande, le type de centre et
l’usage d’un dispositif de rappel du tiroir. Identifiez les caractéristiques pour désigner le
distributeur à tiroir cylindrique ci-dessous :

N° Désignation
TYPE DE
1 COMMANDE
2 CORPS
TYPE DE
3 RAPPEL
4 TIROIR
Désignation : Distributeur 4/3 à commande mécanique à centre fermé à rappel par ressort.

b- Orifices d’un distributeur


Le sens d’écoulement du fluide hydraulique pour chaque position, est représenté par des
flèches et l’arrêt par des traits transversaux. Les orifices d’un distributeur de façon générale
sont repérés par des lettres majuscules telles que :
- A, B, C, et D : désignent les orifices de travail,
- P : désignent l’orifice d’arrivée de la pression,
- T : désignent l’orifice de retour au réservoir,
- X : désignent l’orifice de pilotage,
- Y : désignent l’orifice de drainage, etc.,

Distributeur proportionnel à pilotage Distributeur proportionnel à pilotage


électro-hydraulique. manuel hydraulique.

c- Dispositifs de commande d’un distributeur


Les distributeurs hydrauliques sont commandés par les dispositifs ci-dessous :

N° Désignation Représentation
a- COMMANDE MANUELLE
b- FORME REELLE DE LA
1
COMMANDE MANUELLE

a- COMMANDE PAR LEVIER


b- FORME REELLE DE LA
2
COMMANDE PAR LEVIER
a- COMMANDE PAR GALET
b- FORME REELLE DE LA
3
COMMANDE PAR GALET

a- COMMANDE PAR PEDALE


b- FORME REELLE DE LA
4
COMMANDE PAR PEDALE

a- CDE PAR ELECTRO-AIMA


5 b- FORME REELLE DE LA
COMMANDE PAR ELECTRO-AI

3.3- Principe de fonctionnement


Identifiez et complétez les trois positions ci-dessous du fonctionnement d’un distributeur :
N° Désignation
Position 0:
P0 position neutre
(centre) ou phase
repos du vérin.

Position 1:
P1 position sortie
(parallèle) ou
phase extension
du vérin.

Position 2:
P2 position rentrée
(croisée) ou phase
rétraction du
vérin.

3.3- Principe de fonctionnement : Suite


a- Position neutre
La position neutre (P0) désigne la phase
inactive du vérin, le levier du distributeur
n’est pas actionné. Les orifices A, B, P et T
sont fermés Il n’y a pas de circulation de
l’huile. Les ressorts de rappel sont détendus,
voir le schéma ci-contre.

b- Position extension
La position extension (P1) désigne la phase
de sortie de la tige du vérin, le levier est
actionné. Les orifices A, B, P et T sont
a- Position extension
La position rétraction (P2) désigne la phase
de rentrée de la tige du vérin, le levier est
actionné. Les orifices A, B, P et T sont
ouverts Il y a passage de l’huile de : P vers B
et de A vers T. Le ressort de rappel du côté
du levier est comprimé, voir le schéma ci-
contre.

4- RECOUVREMENT D’UN DISTRIBUTEUR


Le recouvrement d’un distributeur désigne les zones de contact des portées du tiroir avec
le corps du distributeur. Ces zones de contact des portées du tiroir avec le corps du
distributeur permettent de séparer les différentes voies d’écoulement à l’intérieur du
distributeur afin de réaliser une étanchéité entre les passages lors des phases de transfert
(changement de position entre neutre et croisé ou parallèle).

N° Désignation
COTES DE
X1 RECOUVREMENT
INTERIEURES

COTES DE
X2 RECOUVREMENT
EXTERIEURES

Dans la conception des distributeurs, on distingue trois types de recouvrement :


- Le recouvrement est positif (X 1 ˂ X2) : lorsque pendant le déplacement du tiroir de la
position neutre à une position de travail, le retour du débit de la pompe vers le réservoir est
fermé avant que ne s’établisse la communication entre la pompe et le récepteur. Le
récepteur relié aux orifices A et B est isolé, il n’y a pas de chute de pression entre A et B.
- Le recouvrement est négatif (X 1 ˃ X2) : lorsque pendant le déplacement du tiroir de la
position neutre à une position de travail, le retour du débit de la pompe vers le réservoir
n’est pas encore fermé alors que déjà l’alimentation du récepteur s’effectue. Il y a
effondrement de la pression dans le récepteur qui peut se vidanger sous l’action d’une
charge menaçante. Pour éviter ce phénomène, les constructeurs placent un clapet anti-retour
(ou clapet anti-dérive) sur l’orifice P afin d’éviter la vidange du compartiment du vérin.
- Le recouvrement est nul (X1 = X2) : lorsque pendant le déplacement du tiroir de la
position neutre à une position de travail, le retour du débit de la pompe vers le réservoir est
fermé juste au moment ou l’alimentation du récepteur s’effectue. Ce type de recouvrement
est l’idéal mais cela nécessite un usinage précis et donc il est très coûteux.

5- MONTAGE DE DISTRIBUTEURS
Les possibilités de montage des distributeurs dans les circuits sont nombreuses et
permettent de réaliser des phases de fonctionnements adaptés aux besoins du matériel
utilisé. On distingue différents montages de distributeurs tels que : le montage en série, le
montage en parallèle, le montage mixte.

6.1- Montage en série


Le montage en série ci-contre,
permet : d’alimenter plusieurs récepteurs
simultanément. Le retour du premier
récepteur alimente le second récepteur et
le retour du second récepteur alimente le
troisième récepteur et ainsi de suite. Ce
montage est rarement utilisé.

6.2- Montage en parallèle


Le montage en parallèle ci-contre, permet :
d’alimenter un récepteur ou plusieurs
récepteurs simultanément. Pour chaque
distributeur, l’arrivée et le retour du liquide
sont raccordés en parallèle sur l’arrivée (P) de la
pression d’huile de la pompe et sur le retour (T)
de l’huile au réservoir. Chaque élément prend
une partie du débit de la pompe. Il n’y a pas de
synchronisation parfaite entre les récepteurs.

6.3- Montage mixte


Le montage mixte des distributeurs, permet : d’alimenter les récepteurs en utilisant
indifféremment pour une partie du circuit l’une ou l’autre des montages : en parallèle ou en
série, réalisez un montage mixte à partir des montages en série et parallèle ci-dessous :
6- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Représentez les symboles hydrauliques des distributeurs hydrauliques ci-dessous :
Commandes électriques : à
Commandes musculaires : Commandes mécaniques : par un enroulement (1), à deux
par bouton poussoir (1), par ressort (1), par poussoir ou enroulements de sens
levier (2) et par pédale (3). palpeur (2) et par galet (3). contraire (2).

Distributeur 2/2 à Distributeur 2/2 à commande Distributeur 3/2 à


commande manuelle et par pression et rappel par commande manuelle et
rappel par ressort. ressort. rappel par ressort.

Distributeur 3/2 à Distributeur 4/2 à commande Distributeur 4/2 à


commande par pression des manuelle maintenue par commande manuelle et
deux côtés. encliquetage. rappel par ressort.

Distributeur 4/2 à Distributeur 4/2 à commande


commande mécanique par électrique et rappel par Distributeur 4/2 à
galet et rappel par ressort. ressort. commandes électriques.

Distributeur 4/3 à commande Distributeur 4/3 à


Distributeur 4/2 à manuelle maintenue par commande manuelle et
commandes hydrauliques. encliquetage. rappel par ressort.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
LIMITEUR DE LA Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 15
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
PRESSION Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4
1- ROLE
Le limiteur de pression est un appareil de régulation de la pression qui permet de limiter
la pression de fonctionnement du système hydraulique afin de protéger les appareils et les
tuyauteries contre toutes surpressions dangereuses.

2- CLASSIFICATION
Le limiteur de pression ou la soupape de sûreté est le principal organe de sécurité du
circuit hydraulique, il est situé après la pompe hydraulique, il existe différents appareils de
régulation de la pression tels que :

- les limiteurs de pression à action directe ou à action pilotée,


- les réducteurs de pression à commande directe, à commande pilotée ou autorégulateur,
- la soupape de séquence, de décharge, d’équilibrage, etc.

3- LIMITEUR DE PRESSION A ACTION DIRECTE


3.1- Description

ORIFICE
1 D’ALIMENTATION.
2 RESSORT TARE.
SECTION DU CLAPET
3 COTE RESSORT.
4 ORIFICE DE SORTIE
5 CLAPET CONIQUE.
SIEGE DU CLAPET
6 CONIQUE.
SECTION DU CLAPET
7 COTE SIEGE
PRESSION DE LA
P POMPE.
RETOUR AU
T RESERVOIR
COUPE DU LIMITEUR DE
Fig.1 PRESSION.
FORME REELLE DU
Fig.2 LIMITEUR DE PRESSION.

3.2- Principe de fonctionnement


a- Position fermée
La pompe refoule dans le circuit, un débit d’huile inférieure à la pression de tarage (PT)
du ressort. Le limiteur reste en position fermée, le clapet est maintenu sur son siège et toute
l’huile débitée par la pompe est utilisée par le récepteur.

b- Position ouverture
La pompe refoule dans le circuit, un débit d’huile supérieure à la pression de tarage (PT)
du ressort. Le limiteur reste en position ouverte, le clapet est soulevé de son siège. Le
ressort taré est comprimé, l’huile débitée par la pompe s’écoule vers le réservoir. Entre la
position fermée et la position ouverte au maxi, on a une infinité de positions intermédiaires
du clapet correspondant à une augmentation de pression supérieure à la pression de tarage et
fonction de la raideur du ressort, la pression de service étant maintenue dans le circuit.

4- LIMITEUR DE PRESSION A ACTION PILOTEE


4.1- Description

N° Désignation
1 ORIFICE CALIBRE DU
CLAPET PRINCIPAL
2 CLAPET PRINCIPAL
RESSORT DU CLAPET
3 PRINCIPAL
4 CLAPET DE PILOTAGE
RESSORT DU CLAPET
5 DE PILOTAGE
6 VIS DE REGLAGE.

4.2- Principe de fonctionnement


a- Position fermeture
Lors de la position de fermeture (voir la figure a), la pression de l’huile dans le circuit est
inférieure à la pression de tarage des ressorts (3) et (5). L’huile sous pression agit sur le
clapet principal et le clapet de pilotage par l’étranglement (1). Le limiteur reste en position
de fermeture et toute l’huile débitée par la pompe est utilisée par le récepteur.

b- Position ouverture
Lors de ln position d’ouverte (voir la figure b), la pression de l’huile dans le circuit est
supérieure à la pression de tarage du ressort (6). Le clapet de pilotage (4) s’ouvre, l’huile
s’écoule vers le réservoir par l’orifice de pilotage. La section de l’orifice (1) étant plus petite
que la section du clapet (4), il se produit une chute de pression au travers de l’étranglement
(1). La pression au-dessus du tiroir devient momentanément inférieure à la pression au-
dessous du tiroir. L’équilibre du clapet principal (2) étant rompu, l’huile va s’écouler vers le
réservoir en le soulevant d’une certaine valeur. Une chute de pression (P) va provoquer la
fermeture du clapet de pilotage (4) et ramène le clapet (2) sur son siège.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
REGULATEUR DE Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 16
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
DEBIT Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4
1- ROLE
Le régulateur de débit permet de faire varier la section de passage de l’huile hydraulique
afin de contrôler la vitesse du récepteur et de créer une surpression en amont d’un
étranglement (P1 ˃ P2) pour un débit constant.

2- CLASSIFICATION
Il existe différents appareils de régulation de débit à savoir :
- le régulateur de débit réglable,
- le régulateur de débit avec clapet anti-retour dont le réglage est possible uniquement
dans un seul sens,
- le régulateur de débit avec soupape de sureté incorporée dont le débit est possible dans
les deux sens, le diviseur de débit, la soupape de décélération, etc.

3- REGULATEUR DE DEBIT REGLABLE


N° Désignation
ETRANGLEMENT
1 REGLABLE (par une bille).
2 PISTON REGULATEUR.
3 RESSORT DE PRESSION.
4 SOUPAPE DE SURETE.
5 RESSORT DE REGLAGE.
6 VIS DE REGLAGE.
7 ORIFICE CALIBRE.
A SORTIE DE L’HUILE.
P ENTREE DE L’HUILE.
T RETOUR AU RESERVOIR.
X ORIFICE DE PILOTAGE.
V BUTEE REGLABLE.

L’huile du circuit admise en (P) traverse l’étranglement (1) et se dirige vers l’utilisation
(A). La pression en (P1) agit sur (2) par (e) et (d) contre le ressort (3). La pression en (P2)
agit sur (2) par (c) dans le même sens que (3). Suivant les augmentations de pression en P
ou en A, (2) prend une position d’équilibre en permettant un écoulement par (1) une certaine
quantité de liquide vers (T). Lorsque la pression en (P 2) dépasse le tarage de (5) par (0) et
(7), le clapet (4) se soulève. La pression chute en (c), (2) se déplace vers la gauche
augmentant le passage en (1), ce qui a pour effet de diminuer (P 1). L’orifice (x) permet le
débrayage du circuit (P). L’ouverture de (x) par (d), placé en case (1), provoquera la
dépression en (c), le déplacement de (2) vers la gauche, (1) ouvre le débit du liquide au
réservoir, par l’orifice (T).

4- DIVISEUR DE DEBIT
3.1- Description
N° Désignation
1ère CHAMBRE DE
1 PRESSION.
ème
2 CHAMBRE DE
2 PRESSION.
3 ORIFICES
4 CALIBRES.
5 TIROIR.
6 ORIFICES
7 CALIBRES (gicleurs).
8 ORIFICES
9 CALIBRES (gicleurs).
COUPE D’UN
fig. 1 DIVISEUR DE
DEBIT.
SYMBOLE D’UN
fig. 2 DIVISEUR DE
DEBIT.

3.2- Principe de fonctionnement


N° Désignation
LIMITEUR DE
1 PRESSION.
er
1 REGULATEUR
2 DE DEBIT
ème
2 REGULATEUR
3 DE DEBIT
DIVISEUR DE
4 DEBIT
CLAPET ANTI-
5 RETOUR
SYNCHRONISATION
fig. 1 DE DEUX VERINS
SIMPLE EFFET.
SYNCHRONISATION
fig. 2 DE DEUX VERINS
DOUBLE EFFET.

Le diviseur de débit est utilisé lorsque le débit de la pompe, allant vers deux organes
récepteurs, doit être divisé en deux débits secondaires en des proportions égales quelle que
soit la charge des circuits secondaires. La somme des débits secondaires est égale au débit
d’entrée.

5- SYMBOLES HYDRAULIQUES
Complétez le tableau ci-dessous en représentant les symboles des appareils de régulation
suivant d’un système hydraulique :
Limiteur de pression à Limiteur de pression à
commande directe. commande pilote. Réducteur de pression.

Soupape de séquence à Soupape de séquence à


commande directe. commande pilote. Soupape de décharge.

Soupape d’équilibrage. Clapet anti-retour simple. Clapet anti-retour piloté.

Régulateur de débit simple.

Régulateur de débit piloté. Diviseur de débit. Soupape de décélération.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
FLEXIBLE ET Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 17
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
RACCORD Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4
1- ROLE
- Le flexible est une liaison souple, il permet d’acheminer l’huile hydraulique vers les
différents organes (distributeurs, vérins moteurs, etc.,) de la machine,
- Le raccord est une liaison rigide, il permet de fixer le flexible afin de relier
hydrauliquement deux organes.

2- DESCRIPTION
2.1- Flexible
N° Désignation
1 COUCHE DE RENFORT
ENVELOPPE
2 EXTERIEURE
3 COUCHE ISOLANTE
4 TUBE INTERIEUR
2.2- Raccord
N° Désignation
1 FORME RACCORD REU
2 LOGEMENT DU JOINT
3 DOUILLE EN ACIER
4 MORS EXTERIEURS
5 MORS INTERIEURS

3- CARACTERISTIQUES
3.1- Flexible
Les flexibles se classent en trois grands groupes, à savoir :
- les flexibles hautes pressions : ils sont constitués par 4 ou 6 tresses (ou enroulements) de
fil et supportent des pressions inférieures ou égales à 6500 PSI (≈ 448 bars),
- les flexibles basses et moyennes pressions : ils sont constitués par 1 à 2 tresses de fil et
supportent des pressions inférieures ou égales à 3500 PSI (≈ 241 bars),
- les flexibles spéciaux : ils sont constitués par 1 tresse de fil et supportent des pressions
inférieures ou égales à 3000 PSI (≈ 207 bars).

Flexible : Suite
N° Désignation
1 CONSTRUCTEUR

2 CALIBRE DU FLEXIB
Le choix d’un flexible se fera en tenant compte : de sa taille, de la pression maximale, de
la température d’utilisation de l’huile, de la température ambiante, des conditions
d’utilisation, du rayon de courbure et des raccords d’extrémité.

3.2- Raccord
Les raccords se classent en deux grands groupes qui sont : les raccords permanents et les
raccords réutilisables.
N° Désignation
RACCORD
1 REUTILISABLE A BRIDE
RACCORD
2 REUTILISABLE JIC A
ECROU EPANOUI
RACCORD
3 REUTILISABLE A JOINT
TORIQUE AXIAL JTA
RACCORD REUTILISAB
4 FILETE MALE
RACCORD REUTILISAB
5 A DOUBLE GRIFFE
RACCORD
6 REUTILISABLE BRASE
. 7 RACCORDS
PERMANENTS

Le choix d’un raccord se fera en tenant compte : de sa taille, de la pression maximale et


des dimensions du flexible. L’ensemble flexible raccord est appelé accouplement ou
coupling.

Lycée Professionnel Date :


de Jacqueville.
BP 222 Jacqueville
ACCUMULATEUR Niveau : 2ème Année B.T MVE
Matière : Hydraulique de base TS 18
Tél. : [Link]
Fax. : 23.57.72. 02
HYDRAULIQUE Documents-élèves : 1 / 4 à 4 / 4
1- ROLE
L’accumulateur de pression hydraulique permet de stocker un certain volume d’huile
sous pression pour le restituer en fonction des besoins. Il est aussi utilisé pour les
commandes d'urgence (terminer un mouvement, actionner un frein, etc.,) ou pour amortir
les chocs dans les démarrages des installations.

2- DESCRIPTION

N° Désignation
ACCUMULATEUR A
a MEMBRANE SOUDEE :
1- CORPS EN ACIER, 2-
MEMBRANE, 3- BOUTON
DE FERMETURE.
ACCUMULATEUR A
b MEMBRANE SOUDEE :
1- CHAPEAU EN ACIER,
2- MEMBRANE, 3-
CORPS EN ACIER.
ACCUMULATEUR A
c VESSIE : 1- VESSIE, 2-
CORPS, 3 et 4- CLAPET
D’OUVERTURE
AUTOMATIQUE.
ACCUMULATEUR A
PISTON : 1- BRIDE DE
FIXATION ARRIERE, 2-
PISTON, 3- CORPS, 4-
d BRIDE DE FIXATION
AVANT, 5- ORIFICE DE
LA TUYAUTERIE DE
SERVICE, 6- ORIFICE DE
REMPLISSAGE DE
L’AZOTE.

3- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le principe de fonctionnement des accumulateurs de pression repose sur l’utilisation des
caractéristiques de compression et de détente des gaz et celui de l’incompressibilité des
liquides : une chambre à deux orifices séparés par un élément étanche. L'un des orifices est
relié au système et l'autre permet le remplissage avant utilisation d'un gaz générant un
contre effort. Le gaz utilisé est l'azote (gaz inerte). Identifiez les composants du schéma ci-
dessous et expliquez le principe de fonctionnement de l’accumulateur de pression.

N° Désignation
1 MANOMETRE DE PRESS

2 ROBINET D’ISOLEMENT

3 CLAPET ANTI-RETOUR

4 1er ACCUMULATEUR

5 1ème ACCUMULATEUR

D1 DISTRIBUTEUR 2/2

D2 DISTRIBUTEUR 4/3

CP1 CONTACT ELECTRIQUE


CP2 1 ET 2
LIMITEUR DE
LP PRESSION

- Phase de repos : le distributeur (D1) est en case 0, le débit de la pompe retourne au


réservoir par le limiteur de pression (LP). Les accumulateurs sont chargés. Les contacts BP
et HP sont ouverts. Les contacts CP1 et CP2 ne sont pas sous tension donc le distributeur
(D2) est hors tension.

- Phase de fonctionnement : le distributeur (D1) est en case 0, le débit de la pompe


retourne au réservoir par le limiteur de pression (LP). Les accumulateurs sont chargés. Les
contacts BP et HP sont ouverts. Les contacts CP1 et CP2 ne sont pas sous tension donc le
distributeur (D2) est hors tension.

- Phase de pression maximale : le volume (V1) est comprimé jusqu’à un volume (V2), la
pression (P2) monte à environ 121 bars (elle peut atteindre 500 bars sur certains systèmes).
La température de fonctionnement des trois phases est une constante (k ≈ 20 °C ± 5°).

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