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EP2254846B1

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(19)

*EP002254846B1*
(11) EP 2 254 846 B1
(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Date de publication et mention (51) Int Cl.:


de la délivrance du brevet: C03B 5/04 (2006.01) C03B 5/235 (2006.01)
16.10.2019 Bulletin 2019/42
(86) Numéro de dépôt international:
(21) Numéro de dépôt: 09726397.4 PCT/EP2009/053506

(22) Date de dépôt: 25.03.2009 (87) Numéro de publication internationale:


WO 2009/118336 (01.10.2009 Gazette 2009/40)

(54) FOUR DE FUSION DU VERRE


GLASSCHMELZOFEN
GLASS MELTING FURNACE

(84) Etats contractants désignés: (74) Mandataire: Le Vaguerèse, Sylvain Jacques


AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR AGC Glass Europe
HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL Technovation Centre
PT RO SE SI SK TR IP Department
Rue Louis Blériot, 12
(30) Priorité: 25.03.2008 EP 08102881 6041 Gosselies (BE)

(43) Date de publication de la demande: (56) Documents cités:


01.12.2010 Bulletin 2010/48 EP-A- 0 650 934 EP-A- 0 872 690

(73) Titulaire: AGC Glass Europe • LIEVRE K ET AL: "RECENT DEVELOPMENTS IN


1348 Louvain-la-Neuve (BE) OXY-FUEL FIRING FOR GLASS MELTERS"
GLASS INDUSTRY, GLASS INDUSTRY
(72) Inventeurs: MAGAZINE. NEW YORK, US, vol. 82, no. 3, 1 mars
• DOUXCHAMPS, Olivier 2001 (2001-03-01), pages 25-31, XP001059392
B-6040 Jumet (BE) ISSN: 0017-1026
• BEHEN, Johan
B-6040 Jumet (BE)
EP 2 254 846 B1

Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la publication de la mention de la délivrance du brevet
européen au Bulletin européen des brevets, toute personne peut faire opposition à ce brevet auprès de l'Office européen
des brevets, conformément au règlement d'exécution. L'opposition n'est réputée formée qu'après le paiement de la taxe
d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).

Printed by Jouve, 75001 PARIS (FR)


1 EP 2 254 846 B1 2

Description ces composés dans l’atmosphère. Dans la pratique les


utilisateurs se sont efforcés de faire fonctionner les fours
[0001] La présente invention concerne les fours de fu- dans les conditions conduisant à des émissions aussi
sion du verre dans lesquels l’énergie de fusion est pro- limitées que possible. Dans le cas des fours de verrerie,
duite essentiellement par des brûleurs alimentés en com- 5 ces pratiques ne suffisent pas pour satisfaire aux normes
bustible et en oxygène ou en gaz très riche en oxygène. très sévères en vigueur, et il est nécessaire de procéder
Ces fours sont qualifiés habituellement de four à "oxy- à une dépollution coûteuse des fumées par l’usage de
combustion". catalyseurs.
[0002] L’utilisation de manière accessoire de brûleurs [0008] L’utilisation d’oxygène permet de s’affranchir
à oxy-combustion est bien connue dans les fours de fu- 10 des problèmes liés à l’azote de l’air, ce qui n’est pas le
sion du verre. Sur des fours fonctionnant de manière tra- cas dans les techniques d’oxy-boosting.
ditionnelle avec de l’air, il s’agit alors d’ajouter un ou un [0009] En dépit des avantages énoncés ci-dessus,
nombre limité de brûleurs à oxy-combustion. L’introduc- l’utilisation de l’oxy-combustion dans les grands fours
tion de ces brûleurs additionnels est généralement des- verriers reste à développer. Les raisons sont de plusieurs
tinée à accroître la capacité de fours existants, éventuel- 15 natures. En premier l’utilisation d’oxygène est nécessai-
lement lorsque ceux-ci voient leur performance décliner rement plus coûteuse que celle d’air.
du fait de leur ancienneté. Cette situation se trouve par [0010] Le bilan économique de la mise en oeuvre de
exemple lorsque les régénérateurs associés à ces fours l’oxy-combustion n’est positif que dans la mesure où l’on
sont dégradés et ne permettent plus un réchauffage suf- est en mesure de récupérer une part significative de la
fisant de l’air utilisé pour la combustion. Il peut s’agir aussi 20 chaleur des fumées. Jusqu’à présent la mise en oeuvre
d’accroître simplement la capacité d’un four donné par de la récupération de cette énergie ne semble pas avoir
l’introduction de sources supplémentaires d’énergie. été entreprise de manière satisfaisante. Le gain énergé-
[0003] En règle générale les brûleurs additionnels oxy- tique potentiel n’a pas été effectivement obtenu.
combustion sont disposés près de la zone du four dans [0011] Par ailleurs, la mise en oeuvre de l’oxy-com-
laquelle les matières premières sont enfournées. Ces 25 bustion pose encore des problèmes d’ordre technique
brûleurs activent ainsi la fusion de ces matières premiè- qui sont la contrepartie de certains avantages. Une dif-
res. L’adjonction de quelques brûleurs oxy-combustion ficulté reconnue est liée au fait de la corrosion des ré-
dans les fours de grande capacité, s’effectue habituelle- fractaires, ce qui diminue la durée de vie des réfractaires
ment sans modification profonde de la marche générale en silice de la voûte. En effet la haute teneur en H2O de
du four en ce sens, notamment, que les régénérateurs 30 l’atmosphère de combustion entraine deux phénomènes
continuent de fonctionner et traitent donc à la fois les de détérioration :
fumées issues de la combustion des brûleurs fonction-
nant avec de l’air et celles provenant des brûleurs fonc- - le premier est lié à la diffusion de H2O dans la phase
tionnant avec de l’oxygène. vitreuse des blocs réfractaires.
[0004] Hors le fait de disposer d’une source d’énergie 35 - le second est lié à la condensation de la soude pré-
complémentaire ces systèmes fonctionnant dans le mo- sente dans l’atmosphère, sur la brique de réfractaire,
de qualifié "d’oxy-boosting", ne permettent pas de béné- ce qui implique un haut degré d’oxydation, six fois
ficier de tous les avantages connus qui peuvent résulter plus élevé dans le cas d’un four oxy-combustion.
de l’oxy-combustion. Au nombre des avantages poten-
tiels figurent principalement une consommation énergé- 40 [0012] Pour tenir compte de ces conditions, il est né-
tique moindre et des émissions réduites de fumées in- cessaire d’utiliser des matériaux plus résistants à la cor-
désirables. rosion que ceux habituellement choisis. Le plus couram-
[0005] L’oxy-combustion permet un gain énergétique ment, pour diverses raisons, la voûte des grands fours
au moins pour la raison que l’énergie des gaz de com- de fusion verriers est constituée de briques de silice.
bustion n’est pas absorbée en partie par l’azote de l’air. 45 Dans le cas de four à l’oxy-combustion il est nécessaire
Dans les fours traditionnels, même si une partie de l’éner- de plutôt faire appel à des matériaux tel que l’alumine,
gie entraînée avec l’azote est récupérée dans les régé- l’AZS, la spinelle, mais d’autre part ces matériaux sont
nérateurs, les fumées finalement évacuées en entraînent plus coûteux, et posent aussi des problèmes en raison
encore une part significative. La présence de l’azote par- d’un poids significativement plus important.
ticipe à cette perte. 50 [0013] D’autres problèmes nouveaux sont également
[0006] La réduction de la consommation énergétique apparus à l’expérience, qui nécessitent la mise en oeuvre
par unité de production considérée présente en plus de conditions spécifiques et nouvelles pour faire en sorte
l’avantage de limiter par voie de conséquence les émis- que cette technique trouve effectivement des applica-
sions de dioxyde de carbone et donc de répondre aux tions que la théorie présente comme avantageuses. L’in-
exigences règlementaires dans ce domaine. 55 vention concerne des modalités de mise en oeuvre de
[0007] La présence d’azote est aussi source de forma- la technique d’oxy-combustion dans les grands fours ver-
tion d’oxydes dits NOx, dont l’émission est pratiquement riers qui font l’objet des revendications jointes à la pré-
interdite en raison des dommages liés à la présence de sente description.

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3 EP 2 254 846 B1 4

[0014] Les inventeurs se sont intéressés au problème cation contraire englobent la mise en oeuvre d’oxy-com-
de l’économie de cette technique d’oxy-combustion. En bustion avec un oxygène pouvant renfermer une faible
particulier ils proposent de faire en sorte que l’énergie proportion d’air, ou encore un ensemble comprenant une
des fumées des fours soit largement récupérée et utilisée partie limitée d’aéro-combustion combinée avec une
pour le préchauffage de l’oxygène et, le cas «échéant, 5 oxy-combustion majoritaire.
des combustibles consommés. Une partie de la chaleur [0021] Indépendamment des constituants de l’atmos-
des fumées peut aussi être utilisée pour préchauffer les phère du four provenant de la combustion, il faut encore
matières premières enfournées. Dans la pratique l’inven- prévenir le plus possible la pénétration d’air provenant
tion est telle que formulée à la revendication 1, et préci- de l’extérieur d’une part pour éviter une perte d’énergie
sée dans les revendications subsidiaires. En plus de l’uti- 10 correspondant au réchauffage de cet air, mais surtout
lisation d’oxygène chaud, l’invention se caractérise par pour prévenir le plus possible la formation de NOx indé-
la circulation des fumées de combustion et leur utilisation sirables dû au passage de cet air à travers les hautes
pour chauffer l’oxygène. températures de la flamme de combustion (ces tempé-
[0015] Le document antérieur EP 0 650 934 décrit un ratures sont de l’ordre de 1800 à 2300°C suivant le type
four fonctionnant en oxy-combustion, mais sans chauf- 15 de brûleur oxygène choisi).
fage de l’oxygène, et sans utiliser la circulation des fu- [0022] Quelles que soient les constructions envisa-
mées pour prévenir la pénétration d’air. Le document EP gées les fours verriers ne peuvent être maintenus par-
0 872 690, n’enseigne pas un mode de circulation des faitement étanches à l’atmosphère extérieure. Les efforts
fumées permettant une étanchéité dynamique du four. rapportés dans ce sens se sont portés principalement
[0016] Le bilan économique, notamment pour ce qui 20 sur la mise en place de barrières physiques limitant la
concerne l’énergie, nécessite que la chaleur des fumées circulation des gaz de l’extérieur vers l’intérieur du four.
soit récupérée. Le principe est connu. La difficulté vient Ces mesures sont certainement utiles, mais apparais-
de la mise en oeuvre des techniques de récupération sent insuffisantes si l’on veut maintenir une atmosphère
pour le fonctionnement du four lui-même. essentiellement composée par les gaz de combustion.
[0017] Le choix des inventeurs est de faire en sorte 25 [0023] Selon l’invention il est prévu en conséquence
d’utiliser l’énergie des fumées, notamment pour pré- de prévenir l’admission d’atmosphère environnante en
chauffer l’oxygène. Pour des raisons évidentes l’utilisa- aménageant le four de telle sorte qu’il développe une
tion de régénérateurs pour cette récupération est exclue. étanchéité de caractère dynamique. Pour cela, selon l’in-
Il faut opérer dans des échangeurs spécifiques. Cette vention, il est nécessaire de régler la circulation des fu-
opération est mal aisée dans la mesure où l’oxygène 30 mées dans le four de la façon précisée plus loin.
chaud est extrêmement agressif pour tous les matériaux [0024] Dans les grands fours verriers de fusion qui uti-
au contact desquels il se trouve. Ce caractère corrosif lisent notamment des régénérateurs, la circulation des
est d’autant plus marqué que la température atteinte par gaz dans le four s’effectue de manière transversale. Les
l’oxygène est plus élevée. brûleurs sont répartis de part et d’autre du bassin conte-
[0018] Il faut aussi selon l’invention que les fours con- 35 nant le verre fondu. Ils fonctionnent en alternance. Pen-
cernés soient sensiblement exempts d’une atmosphère dant une période tous les brûleurs situés d’un côté du
chargée d’azote. Pour cette raison, contrairement à cer- four sont en activité. Les fumées correspondantes sont
taines solutions proposées antérieurement, il est préfé- évacuées par les conduits situés sur la paroi qui leur fait
rable de faire en sorte que tous les brûleurs du four fonc- face. Les fumées sont passées sur les régénérateurs
tionnent en oxy-combustion. Si néanmoins il est possible 40 correspondant au côté en question. A la période suivante
de conserver une partie de la combustion de type aéro- ce sont les brûleurs de l’autre côté qui sont mis en action
combustion, l’énergie engendrée par oxy-combustion re- avec l’air circulant sur les régénérateurs chauffés précé-
présente au moins 65% de l’énergie totale mise en demment, et ainsi de suite.
oeuvre dans le four, de préférence au moins 80%, et de [0025] Pour les fours à oxy-combustion les brûleurs
façon particulièrement préférée au moins 90% de celle- 45 situés de part et d’autre du four fonctionnent de manière
ci. continue. La distribution des brûleurs des deux côtés
[0019] L’utilisation d’une fraction d’aéro-combustion n’est pas commandée par la nécessité de cette alternan-
peut provenir d’un nombre limité de brûleurs fonctionnant ce qui n’existe pas, mais plus par la recherche d’une
entièrement en aéro-combustion, elle peut aussi venir optimisation de l’échange thermique entre les flammes
de l’utilisation d’un oxygène comprenant une certaine te- 50 et le bain de verre, ou avec les matières premières sur-
neur d’air. Dans ce dernier cas, compte tenu de ce que nageantes.
les brûleurs utilisés en oxy-combustion présentent des [0026] Les flammes des oxy-brûleurs sont, à puissan-
caractéristiques particulières, le mélange oxygène/air ce égale, plus courtes que les flammes des aéro-brû-
doit comprendre une teneur d’au moins 80% d’oxygène leurs. La raison en est notamment un flux gazeux moins
et de préférence au moins 90% d’oxygène. 55 volumineux en raison de l’absence d’azote. Pour que la
[0020] Par mesure de simplification, dans la suite de distribution énergétique soit aussi uniforme que possible,
la description il est fait référence à l’oxy-combustion, et pour une largeur de four similaire, il est donc souhaitable
à l’oxygène. Les développements à ce sujet, sauf indi- de disposer les brûleurs des deux côtés pour couvrir au

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5 EP 2 254 846 B1 6

mieux la surface du bain. [0036] Pour cette raison l’évacuation des fumées, ou
[0027] Un accroissement de la vitesse d’émission des au moins la majeure partie de celles-ci, est localisée à
gaz en oxy-combustion qui pourrait conduire à allonger proximité de l’enfournement des matières premières.
la flamme n’est pas souhaité notamment pour ne pas Une possibilité est de faire en sorte que l’évacuation des
favoriser l’envol des poussières. 5 fumées s’effectue par des conduits distincts de ceux par
[0028] Il est aussi préférable de faire en sorte que les lesquels les matières premières sont introduites dans le
flammes se développent de manière aussi peu perturbée four. Une autre possibilité est que cette évacuation s’ef-
que possible. Pour éviter la collision des flammes dispo- fectue par les voies d’enfournement elles-mêmes, et
sées en vis-à-vis, elles sont donc avantageusement dis- donc à contre courant des matières premières. Pour cette
posées en quinconce. 10 dernière possibilité il faut notamment éviter les risques
[0029] Suivant une autre spécificité des flammes d’agglomération liés à la condensation au contact de ces
d’oxy-combustion, pour parvenir à l’étagement de la matières premières "froides", de la vapeur d’eau conte-
combustion sur la longueur de la flamme, ce qui est pré- nue dans les fumées.
férable, comme dans les brûleurs en aéro-combustion, [0037] Pour avoir le meilleur transfert thermique, la
il est avantageux de faire en sorte que la flamme de ces 15 plus grande partie des fumées est évacuée à proximité
brûleurs se développe en une nappe située dans un plan de l’enfournement des matières premières. En pratique
sensiblement parallèle à la surface du bain de verre. Ceci il s’agit d’au moins 65% des fumées, et de préférence au
est obtenu par exemple au moyen de brûleurs présentant moins 75%.
une pluralité de buses d’injection d’oxygène situées de [0038] L’excédent des fumées qui n’est pas évacué
part et d’autre de la buse d’admission du combustible, 20 comme indiqué ci-dessus suit un cheminement destiné
toutes ces buses étant sensiblement alignées parallèle- notamment à maintenir l’étanchéité dynamique vis-à-vis
ment à la surface du bain. de l’atmosphère extérieure. Une partie au moins de cet
[0030] La circulation des fumées à partir des flammes excédent est avantageusement évacuée vers l’aval du
ne se fait pas comme en aéro-combustion de manière four. Comme indiqué cette fraction des fumées est aussi
transversale. La circulation est organisée en fonction de 25 réduite que possible. Elle est avantageusement de moins
deux objectifs. de 35% de l’ensemble des fumées, et de préférence in-
[0031] D’une part il s’agit de faire en sorte que la trans- férieure à 25%.
mission de chaleur des fumées au bain de verre soit aussi [0039] L’évacuation des fumées en aval du four est
importante que possible. Autrement dit, on s’efforce de située au delà des derniers brûleurs. Il faut éviter que les
faire en sorte qu’à la sortie du four la température des 30 gaz de combustion soient évacués avant un transfert
fumées soit la moins élevée possible, en tenant compte thermique aussi complet que possible. Pour cela, ces
du fait également que les flammes en oxy-combustion gaz doivent séjourner un peu dans le four, d’où la néces-
sont à température plus élevée, et que de façon globale sité de ne pas mettre les brûleurs trop près des conduits
les fumées sont aussi à température plus élevée qu’en d’évacuation.
aéro-combustion. 35 [0040] La présence de sorties en aval de la zone des
[0032] Pour parvenir à un échange thermique plus im- brûleurs permet d’éviter notamment que de l’air prove-
portant on fait en sorte que le temps de résidence dans nant de cette zone traverse la zone des brûleurs. En effet
le four soit allongé. la majorité de l’air en aval provient de la zone de condi-
[0033] Compte tenu du fait, pour une même énergie tionnement. La teneur en NOx est détectée de façon sys-
dissipée, que le volume des fumées est réduit de plus 40 tématique en sortie amont. Si cette teneur s’avère trop
de la moitié par rapport à celui de l’aéro-combustion, pour élevée, il est possible de corriger cette teneur selon l’in-
un four dont le volume serait maintenu identique, toutes vention par la régulation des flux des sorties. Un accrois-
choses égales par ailleurs le temps de résidence des sement de cette évacuation aval entraîne plus d’air pro-
fumées serait nécessairement accru. venant de l’aval du four et évite que cet air chargé d’azote
[0034] D’autre part, les dispositions relatives à la cir- 45 ne passe à travers les flammes et forment des NOx.
culation des fumées permettent encore d’améliorer les [0041] Avantageusement ces réglages conduisent à
transferts thermiques avec le bain. En particulier ceci ré- une teneur en azote aussi faible que possible dans les
sulte de la localisation des sorties de fumées, de l’em- fumées évacuées dans les sorties amont. La teneur est
placement des brûleurs et de la distribution de la puis- maintenue de préférence inférieure à 10% et de façon
sance développée localement par chacun de ces brû- 50 particulièrement préférée inférieure à 5%.
leurs. [0042] La température des gaz évacués en aval est
[0035] Selon l’invention, et pour procéder au meilleur généralement un peu plus élevée que celle des fumées
transfert énergétique avec le bain ou avec les matières évacuées en amont pour la raison que ces dernières sont
premières, il convient de faire circuler les fumées, ou au au contact de zones du four les moins chaudes du fait
moins la majeure partie de celles-ci, en sens inverse de 55 en particulier que près de l’enfournement on ne dispose
l’écoulement du bain. Ainsi les fumées au cours de leur normalement pas de brûleurs, et que la couverture des
progression dans le four voient décroître leur tempéra- matières premières surnageantes absorbe une part im-
ture jusqu’à leur sortie du four. portante de l’énergie dans la fusion de ces matières pre-

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7 EP 2 254 846 B1 8

mières. abaissée pour atteindre sa température de mise en for-


[0043] Le temps de résidence des fumées dans le four me. Pour la fabrication du verre plat par la technique
procède d’un ensemble de conditions. Parmi celles-ci en "float", cette température est de l’ordre de 1100°C.
dehors de l’organisation de la circulation des fumées in- [0050] Un goulet sépare habituellement la zone d’affi-
diquée ci-dessus, il faut encore ajouter le flux de fumées 5 nage et celle de conditionnement. Dans le jargon verrier
produites et le volume dont ces fumées disposent à l’in- ce goulet est nommé "neck"., Il permet en particulier de
térieur du four. Pour un flux de fumées déterminé, le restreindre le passage de l’atmosphère d’une zone à
temps de résidence moyen est fonction du volume dis- l’autre. On s’efforce selon l’invention de réduire au mieux
ponible. Plus le volume est important, plus le temps de l’ouverture correspondante et par suite la circulation de
résidence est élevé, et en principe, plus complet est le 10 l’atmosphère entrant dans la zone d’affinage en prove-
transfert thermique. nance de celle de conditionnement. Dans tous les cas
[0044] En pratique l’augmentation du volume du four les fumées ne doivent pas pénétrer dans la zone de con-
influe de manière limitée et peut conduire à un bilan ditionnement, faute de quoi des poussières encore en
moins satisfaisant s’il n’est pas bien maîtrisé pour les suspension pourraient se trouver entraîner et se déposer
raisons suivantes. L’expérience montre tout d’abord que 15 à la surface du verre.
le transfert thermique vers la masse à fondre et avec le [0051] L’introduction de gaz ne provenant pas de la
bain, s’effectue principalement de manière radiative. La combustion, et en particulier, le gaz pénétrant par le neck
convection des fumées ne contribue que pour moins de est aussi limitée que possible et avantageusement ne
10% de l’apport, et se situe le plus souvent à moins de dépasse pas 15% du volume total, et de préférence est
8%. Dans ces conditions l’accroissement du temps de 20 inférieur à 10% du volume total de gaz circulant dans le
séjour des fumées, ajoute peu à cet apport convectif. Par four.
ailleurs l’accroissement du volume du four conduit en [0052] La distinction entre zone de fusion et zone d’af-
plus de l’investissement supplémentaire en réfractaires, finage tient compte de ce qu’il est traditionnel de nommer
à une perte supplémentaire d’énergie dissipée à l’exté- "boucles de convection" du verre. Ces boucles de con-
rieur quelle que soit la qualité de l’isolation du four, cette 25 vection sont engendrés par deux phénomènes : la con-
perte étant fonction de la surface des parois exposée à vection naturelle et la convection forcée. D’une part les
l’atmosphère environnante. mouvements de convection naturelle sont liés aux con-
[0045] Le séjour des fumées dans le four permet avan- ditions de température, liés à la répartition de puissance
tageusement de réduire un peu leur température de sor- le long du four ("courbe de feu"), D’autre part les mou-
tie. Elles sont d’ordinaire sur un four aéro-combustion à 30 vements de convection forçée sont liés à la modification
moins de 1650°C, de préférence à moins de 1600°C et d’écoulement provoquée par exemple par des bouillon-
de façon particulièrement préférée à moins de 1550°C. neurs, des mélangeurs ou des barrages. Ces deux phé-
Dans le cas d’un four à oxy-combustion elles sont à moins nomènes de convection conduisent le verre à progresser
de 1500°C, de préférence à moins de 1450°C et de façon en développant dans la zone de fusion des mouvements
particulièrement préférée à moins de 1350°C. 35 de l’amont vers l’aval en surface et en sens inverse près
[0046] Par ailleurs, le volume du four détermine aussi de la sole. Dans la zone d’affinage le sens de circulation
la vitesse des fumées dans celui-ci. Il est préférable de est inversé.
faire en sorte que la vitesse de circulation des fumées [0053] De manière générale la zone de fusion est celle
dans le four reste modérée pour éviter de perturber les qui nécessite l’apport d’énergie le plus important, et donc
flammes. Il faut encore éviter l’envol de poussières en 40 celle dans laquelle la puissance globale des brûleurs est
passant sur les matières premières, poussières qui de- la plus importante. La distribution est telle que cet apport
vraient ensuite être éliminées avant passage dans les n’est pas inférieur à 40% du total, de préférence pas in-
échangeurs thermiques. férieur à 50%. Il peut représenter jusqu’à 80% de l’apport,
[0047] A l’expérience le temps moyen de résidence mais de préférence ne représente pas plus de 70% de
des fumées dans un four aéro-combustion est de 1 à 3 45 l’énergie délivrée. Les pourcentages en question ren-
secondes. Dans le cas de l’invention, d’un four à oxy- voient à la puissance délivrée par les brûleurs qui sur-
combustion, le temps moyen de résidence des fumées plombent la zone en question.
s’établi entre 10 et 40 secondes et le plus avantageuse- [0054] Pour que la marche du four soit la plus efficace
ment entre 15 et 30 secondes. possible, les brûleurs doivent être convenablement dis-
[0048] La localisation des brûleurs, ou mieux la distri- 50 tribués le long du four. Cette distribution n’est pas uni-
bution de l’apport énergétique déjà évoqué, est un fac- forme.
teur important à la fois pour le bilan énergétique du four [0055] Il est nécessaire d’éviter la présence des brû-
mais aussi pour la qualité du verre produit. leurs les plus puissants à proximité des sorties de fumées
[0049] Tous les grands fours verriers comportent tra- pour minimiser les pertes énergétiques dans les fumées.
ditionnellement deux zones correspondant respective- 55 Cependant, dans le cas où les températures de verre
ment à la fusion et à l’affinage. Au-delà, le cheminement sous le tapis de matière première en fusion sont trop
du verre se poursuit dans un bassin de conditionnement faibles, au risque de figer le verre, des brûleurs d’appoint
dans lequel la température du verre est progressivement peuvent être localisés au voisinage des points d’enfour-

5
9 EP 2 254 846 B1 10

nement des matières premières, soit sur les murs du four, de l’énergie établies de manière optimisée, traditionnel-
soit sur la voûte, Une alternative pour minimiser les per- lement les variations concernent essentiellement les brû-
tes énergétiques dans les fumées peut être l’utilisation leurs situés le plus en aval dans le sens de progression
de l’électro-boosting (le chauffage du verre par des élec- du verre. Cette particularité a pour conséquence des va-
trodes traversant la sole). Le chauffage au moyen d’élec- 5 riations de volume des fumées dans cette zone. Pour
trodes immergées présente l’avantage d’un réglage ajus- éviter par voie de conséquence des modifications plus
té exactement aux besoins locaux. Par ailleurs le rende- en amont du fait de la rupture de l’équilibre dynamique,
ment de cet apport d’énergie électrique est beaucoup il est avantageux suivant l’invention de procéder à la ré-
plus important qu’en chauffage par flamme, ce qui per- gulation du flux des fumées au moyen des sorties dispo-
met de le maintenir à des niveaux relativement bas. De 10 sées dans la zone aval du four comme indiqué précé-
façon générale lorsque cet appoint énergétique est mis demment.
en oeuvre il ne représente pas plus de 10% de l’ensemble [0061] Dans les fours traditionnels fonctionnant en
de l’énergie développée dans le four, et le plus souvent aéro-combustion, les brûleurs sont disposés sur les pa-
est inférieur à 5%. rois latérales des fours de telle sorte que les flammes se
[0056] Les brûleurs sont situés à distance à la fois de 15 développent à proximité de la surface du bain. Cette dis-
l’enfournement des matières premières et des sorties position tient compte en partie du temps de résidence
amont des fumées. L’apport nécessaire d’énergie dans limité des fumées dans le four, lesquelles sont pour l’es-
cette zone résulte donc d’une part des courants de con- sentiel évacuées directement sur le côté du four qui fait
vection au sein du bain, courants d’autant plus intenses face au brûleur. Il apparaît nécessaire de favoriser le plus
que la température de la surface revêtue des matériaux 20 possible les échanges, y compris de convection pendant
à fondre, et celle plus en aval du bain fondu, présentent ce bref temps de séjour et donc de faire en sorte que les
une différence importante. Cet apport provient aussi des flammes soient aussi au contact de la surface du bain.
fumées qui circulent à contre courant en se dirigeant vers [0062] Dans le cas d’un fonctionnement en oxy-com-
les sorties aménagées en amont. Globalement la tem- bustion tel que selon l’invention, la part de l’apport par
pérature dans cette zone n’est pas la plus élevée dans 25 convection, comme indiqué précédemment est limitée.
le four mais reste suffisante pour entretenir la fusion. Il est donc préférable de disposer les brûleurs sur les
[0057] Si les premiers brûleurs sont situés à une cer- parois latérales à distance de la surface du bain, garan-
taine distance de l’évacuation des fumées, pour ne pas tissant à la fois une distribution adéquate de l’énergie
retarder la fusion des matières premières il est néces- rayonnée directement à partir de la flamme vers le bain
saire néanmoins de localiser ces premiers brûleurs dans 30 et vers la voûte.
une zone du four dans laquelle le bain est encore couvert [0063] De préférence la localisation des brûleurs con-
de matériaux non fondus. Cette zone de préférence ne duit au développement des flammes dans des plans sen-
dépasse pas la moitié de la longueur du four, et de façon siblement parallèles à la surface du bain, et au moins à
particulièrement préférée pas le tiers. Il est en effet né- 0,25m au dessus de cette surface, et de préférence à au
cessaire, au-delà de la fusion de cette "couverture", d’as- 35 moins 0,40m au dessus. Cette distance peut atteindre
surer une parfaite fusion des particules de matériau dis- 1,0m mais de préférence est inférieure à 0,80m.
persées dans le bain, et d’assurer la montée jusqu’à la [0064] L’utilisation d’oxy-combustion, comme indiqué
température la plus élevée qui permet non seulement précédemment, modifie l’atmosphère du four laquelle est
l’achèvement de la fusion mais aussi l’homogénéisation pratiquement dépourvue d’azote. En contrepartie elle est
du bain fondu. 40 de façon relative plus riche en vapeur d’eau. Cette par-
[0058] Outre la localisation des brûleurs, la distribution ticularité influe de façon significative sur la conduite de
de la puissance délivrée est significative. La puissance la fusion. En particulier l’accroissement de la teneur en
des brûleurs est la plus forte dans la zone de fusion pro- eau au dessus du bain s’accompagne d’un accroisse-
che de la zone d’affinage. Dans cette partie la tempéra- ment de cette teneur dans le verre.
ture atteinte est la plus élevée. 45 [0065] La présence d’une forte teneur en eau favorise
[0059] Dans la zone d’affinage, la température du bain aussi le dégazage du verre et facilite l’affinage.
doit être globalement maintenue. L’apport d’énergie né- [0066] Une teneur en eau élevée a pour contrepartie
cessaire est donc plus limité. De préférence les brûleurs éventuelle la formation de mousse à la surface du bain.
dans cette zone sont situés dans la partie la plus voisine La présence de mousse est indésirable notamment car
de la zone de fusion. L’apport énergétique va de préfé- 50 elle fait obstacle à un bon échange thermique. Des
rence, en décroissant dans le sens de la progression moyens sont connus qui permettent de réduire la mousse
dans la zone d’affinage. si celle-ci se développe, indépendamment des mesures
[0060] Il est nécessaire de pouvoir faire varier les pa- prises pour éviter son apparition. Ces moyens modifient
ramètres de marche des fours, et en particulier la puis- la tension superficielle du verre par exemple en utilisant
sance totale appliquée. Ces variations commandées par 55 la technique décrite dans la publication EP 1 046 618..
la nature des matières premières, les variations de ti- [0067] Un autre moyen pour minimiser le risque de for-
rée...etc, sont le plus souvent d’ampleur limitée. Pour mation de mousse dans les zones où elle peut être par-
maintenir le plus possible les conditions de distribution ticulièrement gênante, notamment dans la zone d’affina-

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11 EP 2 254 846 B1 12

ge, consiste à limiter la teneur en vapeur d’eau par le 100m/s, cette vitesse étant normalement inférieure à cel-
choix du combustible utilisé dans cette partie du four. le des flammes en aéro-combustion.
[0068] L’oxy-combustion peut être conduite avec dif- [0075] Selon l’invention le préchauffage de l’oxygène
férents types de combustible sans perdre le bénéfice des est effectué avantageusement dans des échangeurs
avantages énoncés ci-dessus. Les combustibles les plus 5 constitués dans des aciers montrant une excellente ré-
usuels sont soit le gaz naturel soit les fuels liquides. sistance à l’oxygène chaud. Des échangeurs et des ma-
[0069] Pour ce qui concerne la teneur en vapeur d’eau, tériaux convenant à cet usage sont décrits dans la de-
l’utilisation de gaz conduit à une teneur plus élevée mande de brevet européen n°07 107 942 déposée le 10
qu’avec les fuels liquides. Pour cette raison, hors les mai 2007, publiée avec le nombre EP1995543.
questions relatives au coût de l’énergie évoquées ci-des- 10 [0076] L’oxygène chaud fourni par l’échangeur est por-
sus, il peut être avantageux selon l’invention d’alimenter té à une température qui au plus peut atteindre 650°C.
les brûleurs situés dans la zone d’affinage en fuel liquide. Cette valeur est fonction de la résistance que l’on peut
De cette façon on réduit le risque de formation de mousse obtenir avec des alliages métalliques qui présentent les
dans la partie du four où elle pourrait être la plus préju- meilleures caractéristiques. Cette limite permet de ga-
diciable. 15 rantir une durée d’utilisation en rapport avec le type d’ins-
[0070] Le bilan économique de l’oxy-combustion repo- tallation considéré.
se pour une part sur le coût de l’oxygène, celui des ré- [0077] En pratique pour une meilleure sécurité il est
fractaires adaptés, et d’autre part sur les économies de préférable de maintenir la température de l’oxygène à
combustible et sur celles concernant l’absence partielle moins de 600°C.
de dépollution des fumées. Pour avoir un bilan positif il 20 [0078] Pour que le préchauffage de l’oxygène soit suf-
est nécessaire de récupérer une part significative de la fisant pour améliorer le bilan énergétique de manière si-
chaleur contenue dans les fumées sortant du four. En gnificative, la température n’est pas inférieure à 350°C.
pratique comme pour les fours à aéro-combustion, l’uti- [0079] De même le combustible utilisé est avantageu-
lisation la plus rentable consiste à réchauffer les réactifs sement préchauffé, qu’il s’agisse de gaz naturel ou de
introduits dans le four : oxygène, combustible et éven- 25 fuel liquide. Les températures atteintes pour le combus-
tuellement matières premières. tible ne sont pas tributaires de la résistance des instal-
[0071] Par comparaison avec les techniques d’aéro- lations. Elles dépendent éventuellement de la possible
combustion, notamment celles utilisant des régénéra- dégradation de ces combustibles. Il faut en particulier
teurs, une difficulté vient de la nature des installations éviter de les "craquer", même partiellement, ce qui aurait
nécessaires. Les régénérateurs peuvent recevoir les fu- 30 pour conséquence l’encrassement des installations.
mées pratiquement telles que recueillies à la sortie du Pour les gaz naturels la température de préchauffage est
four. Les matériaux qui les composent, notamment les avantageusement inférieure à 650°C et de préférence
garnitures, de manière générale des matériaux cérami- inférieure à 550°C. Pour les fuels lourds, la température
ques réfractaires, supportent sans difficultés les tempé- est généralement moins élevée et ne dépasse pas
ratures des fumées et les poussières que ces fumées 35 180°C, et de préférence pas 150°C.
peuvent véhiculer. Ultérieurement le préchauffage de [0080] La récupération de la chaleur des fumées est
l’air dans les régénérateurs chauds ne nécessite pas de largement suffisante pour permettre le chauffage de
précautions particulières. l’oxygène et du combustible aux températures indiquées,
[0072] Le chauffage des produits utilisés pour l’oxy- indépendamment du rendement de l’échange thermique
combustion, et en particulier le chauffage de l’oxygène 40 lorsque celui-ci est réalisé dans les conditions évoquées
requiert au contraire des précautions beaucoup plus con- dans la demande de brevet mentionnée ci-dessus. Il est
traignantes. Les installations dans lesquelles l’oxygène encore possible avec l’excédent de préchauffer les ma-
circule doivent être parfaitement étanches, résistantes tières premières, ou d’alimenter des chaudières quelle
aux températures élevées et à l’oxygène porté à ces tem- que soit l’usage de la vapeur produite.
pératures. 45 [0081] L’invention est décrite avec certains détails
[0073] Pour ce qui concerne les fumées on s’efforce dans la suite en faisant référence aux planches de des-
de faire en sorte qu’elles n’entraînent qu’un minimum de sins dans lesquelles :
poussières. L’éloignement des flammes de la surface du
bain, particulièrement dans les zones où le bain est cou- - la figure 1 est une vue schématique en perspective
vert de matériaux non encore fondus, contribue à mini- 50 d’un four selon l’invention ;
miser cet entraînement. Contribue aussi le fait que les - la figure 2 illustre de façon schématique en vue de
brûleurs, lorsqu’ils sont disposés en quinconce, minimise dessus les dispositions de la figure 1 ;
les turbulences qui pourraient résulter de l’impact des - la figure 3 est un schéma synoptique global des cir-
flux gazeux émanant des brûleurs se faisant face. cuits d’échanges thermiques mis en oeuvre pour un
[0074] La vitesse moyenne des fumées dans le sens 55 four selon l’invention ;
longitudinal ne dépasse pas en règle générale 3m/s, et - la figure 4 est un détail d’un schéma synoptique con-
le plus souvent est inférieure à 2m/s. Dans les flammes cernant la circulation selon un mode de préchauffage
cette vitesse est bien supérieure de l’ordre de 30 à de l’oxygène ;

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13 EP 2 254 846 B1 14

- la figure 5 représente en vue partielle de dessus les s’agit d’un mode préféré mais d’autres dispositions sont
dispositions de brûleurs dans un four selon l’inven- également possibles, comme par exemple la sortie des
tion. gaz dans la paroi 8 fermant le four dans sa partie amont.
Ces sorties peuvent aussi être distribuées de manière
[0082] Le four présenté à la figure 1 est du type de 5 différente, l’important étant de faire en sorte que les fu-
ceux utilisés pour les productions de verre de grande mées remontent à contre-courant de l’écoulement du
capacité comme ceux servant à alimenter la production verre V dans le four. Le cas échéant, la sortie des fumées
de verre plat par les techniques de verre "flotté". Des notamment peut s’effectuer, au moins partiellement, par
fours de ce type produisent en continu des quantités de la ou les ouvertures d’enfournement.
verre qui peuvent aller jusqu’à 1000 tonnes/jour. Pour 10 [0088] Comme indiqué précédemment, selon l’inven-
atteindre ces performances les fours doivent présenter tion on fait en sorte que l’enceinte du four soit pratique-
une puissance qui atteint 60 MW. ment étanche à la pénétration d’air extérieur. La circula-
[0083] Le four 1 comprend un bassin disposé dans une tion des fumées vers l’amont prévient la pénétration de
enceinte close. L’ensemble est constitué dans des ma- ce côté du four. Les passages éventuellement disposés
tériaux réfractaires résistant aux températures, à la cor- 15 sur les parois latérales sont également essentiellement
rosion des fumées et à l’agression des matériaux fondus. étanches à la pénétration de l’air ambiant. Pour refouler
Le niveau du bain dans le bassin est représenté par une le peu d’air qui peut provenir de la partie conditionnement
ligne pointillée 2. 5, une circulation très limitée des fumées est avantageu-
[0084] Le four est alimenté en matières premières à sement aménagée vers l’aval du four. Ces fumées F’
une de ses extrémités. L’ouverture par laquelle s’effectue 20 sont évacuées par les sorties 9.
l’enfournement de ces matières premières est schéma- [0089] Dans le réglage de la quantité d’air circulant de
tisée en 3. En pratique pour faciliter la distribution sur la la zone de conditionnement vers celle d’affinage, outre
surface du bain plusieurs points d’enfournement sont ha- les flux gazeux générés par les brûleurs, il est important
bituellement aménagés. La sortie du verre fondu, repré- aussi comme indiqué précédemment de pouvoir moduler
sentée par la flèche V, s’opère à l’extrémité opposée par 25 les quantités de fumées extraites dans la zone aval du
un goulet ("neck") 4 de largeur réduite par rapport à celle four et qui sont évacuées par les sorties 9.
du bassin. Le plus habituellement le fond du neck 4 est [0090] Le four verrier de grande capacité comporte tra-
au niveau de la sole du four. ditionnellement deux zones l’une dite de fusion, l’autre
[0085] Le neck n’est pas totalement immergé dans le d’affinage. Aux figures 1 et 2, ces deux zones ne sont
verre fondu. Il demeure un espace entre la partie haute 30 pas délimitées.
du neck et la surface de la nappe de verre. Les conditions [0091] La limite entre fusion et affinage n’est généra-
de fonctionnement, pour ce qui concerne les flux gazeux lement pas matérialisée dans la structure du four. En
dans le four, sont réglées de telle sorte que l’atmosphère particulier si dans ces fours un barrage est disposé sur
du four ne passe pas dans le neck, pour éviter tout risque la sole, ce barrage ne coïncide pas ordinairement avec
d’entraînement de poussières en suspension. Pour as- 35 cette limite même si elle participe aux conditions qui con-
surer ce fonctionnement il est préférable de conserver duisent à sa localisation.
un faible courant gazeux, marqué par la flèche A, circu- [0092] La distinction entre zone de fusion et d’affinage
lant à contre-courant du flux de verre fondu. Etant destiné est dans tous les cas fonctionnelle. Elle correspond au
seulement à prévenir un courant gazeux en sens inverse, mode de circulation du verre dans le bassin. Celle-ci com-
ce courant A est maintenu aussi faible que possible. Il 40 prend une première boucle de convection dans la partie
est important de le minimiser car il est constitué norma- de fusion et une boucle, dont la rotation est en sens in-
lement par l’air présent au dessus de la zone de condi- verse de la première, dans la partie affinage. En l’absen-
tionnement, non-représentée à la figure 1 (référence 5 à ce de moyen influant directement sur la circulation, la
la figure 2), qui fait suite au goulet. position de la limite de la zone de fusion et de celle d’af-
[0086] Des brûleurs dont l’emplacement est indiqué en 45 finage est déterminée par un ensemble de paramètres
6 sont disposés le long des parois latérales du four, de de fonctionnement qui comprend notamment la distribu-
chaque côté de celui-ci pour étendre les flammes prati- tion de l’énergie par les brûleurs. A la figure 2 ces deux
quement sur toute la largeur du bassin. Les brûleurs sont zones sont représentées I et II.
espacés les uns des autres de manière à distribuer l’ap- [0093] En règle générale l’apport d’énergie nécessaire
port énergétique sur une grande partie de la longueur de 50 à la fusion des matières premières est plus important que
ce même bassin de fusion-affinage. celui qui maintient le verre à température pour l’affinage.
[0087] Les gaz de combustion F sont évacués pour la En conséquence le nombre de brûleurs, et surtout la puis-
part la plus importante par les sorties 7 localisées à proxi- sance qu’ils délivrent, est plus importante dans la zone
mité de la zone d’enfournement et à une certaine distan- de fusion.
ce des brûleurs les plus proches. Dans la représentation 55 [0094] Si il est utile d’apporter un maximum d’énergie
(figure 1 et 2) deux sorties 7 sont disposées symétrique- pour la fusion, et donc dès l’enfournement des matières
ment sur les parois latérales tandis que l’enfournement premières, il faut aussi éviter de placer les premiers brû-
des matières premières (MP) est dans l’axe du four. Il leurs trop près des sorties de fumées 7, faute de quoi

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15 EP 2 254 846 B1 16

ces fumées très chaudes entraîneraient avec elles une circulation des gaz de combustion notamment de ceux
part excessive d’énergie. Le choix de la position des pre- qui se dirigent vers les sorties principales 7 en remontant
miers brûleurs est donc le résultat d’un compromis. Les vers l’amont du four. Contrairement aux fours à aéro-
premiers brûleurs sont positionnés de telle manière qu’ils combustion dont les fumées parcourent un trajet essen-
se trouvent au-dessus des matières surnageantes. 5 tiellement transversal, dans le cas des fours à oxy-com-
[0095] Toujours pour limiter les pertes d’énergie par bustion selon l’invention ces fumées sont dirigées dans
les fumées comme indiqué précédemment, il est aussi la longueur du four et donc transversalement à la direc-
possible de moduler la puissance des brûleurs selon leur tion des flammes qu’elles ne doivent pas perturber. Dis-
position. Les premiers brûleurs peuvent notamment posant à la fois d’espace sous les flammes et au dessus
fonctionner à puissance moins élevée que celle des brû- 10 de celles-ci, le cheminement des fumées peut s’effectuer
leurs situés plus en aval. sans turbulences excessives préjudiciables au bon dé-
[0096] Selon les modes de fonctionnement qui s’avè- veloppement des flammes.
rent les plus avantageux, la "courbe de feu", c’est-à-dire [0100] Les fumées à la sortie du four, sont utilisées
la distribution des températures le long du four, progres- dans des dispositifs destinés à récupérer une partie de
se d’abord depuis l’amont jusque vers une partie centrale 15 l’énergie entraînée par ces fumées. Si en principe il est
voisine du début de la zone d’affinage. La température possible de procéder à un échange de chaleur directe-
varie un peu ensuite en décroissant légèrement jusqu’au ment entre les fumées et les produits à préchauffer, le
neck 4 préparant le passage dans la zone de condition- souci de procéder dans les meilleures conditions d’effi-
nement. Pour cette raison l’extrémité aval du four est cacité et de sécurité conduit à des installations d’échange
normalement dépourvue de brûleurs. 20 plus complexes.
[0097] La distribution des brûleurs est représentée à [0101] A la figure 3 cependant, par souci de simplicité,
la figure 2 par l’axe de ceux-ci. Ils sont de préférence les installations d’échange sont représentées globale-
disposés en quinconce de part et d’autre du bassin, pour ment en 18 et 19. Dans ces installations de l’oxygène,
faire en sorte que les flammes émises dans des direc- ou/et du combustible, est chauffé avant d’être acheminé
tions opposées ne se heurtent pas. Latéralement ils sont 25 vers les brûleurs par des canalisations 20, 21.
écartés les uns des autre pour couvrir le mieux possible [0102] Les fumées à leur sortie sont initialement à des
la surface du bain. Dans ce sens également, les brûleurs températures de l’ordre de 1200 à 1400°C. A ces tem-
utilisés sont avantageusement du type qui développe la pératures il est préférable de les passer dans un "récu-
flamme sous forme d’une nappe sensiblement parallèle pérateur", autrement dit un échangeur sommaire qui per-
à la surface du bain. Leur puissance nominale individuel- 30 met d’abaisser la température des fumées en vue de leur
le dépend des brûleurs choisis et du nombre de brûleurs traitement avant rejet dans l’atmosphère par une chemi-
utilisés. née 24. Le récupérateur est un système dans lequel un
[0098] L’espace disponible sur les parois latérales du fluide circule à contre-courant des fumées. Dans sa for-
four 11 (figure 5) est limité par la présence de l’armature me la plus élémentaire il s’agit de deux canalisations con-
métallique 12 supportant la voûte du four. Les poutres 35 centriques. Un système plus élaboré est constitué d’un
constituant cette armature sont d’autant plus rappro- faisceau de tubes passant dans une enceinte ou circule
chées que le four est plus large et que les matériaux le fluide caloporteur. Les deux types peuvent être com-
céramiques réfractaires sont plus pesants. Pour les fours binés.
très larges, seulement deux brûleurs plats 13 du type de [0103] Après ce récupérateur les fumées sont encore
ceux décrits dans la publication WO 2004/094902 peu- 40 à température élevée. Elle n’est pas généralement infé-
vent être installés entre deux poutres successives, un de rieure à 700°C sauf à utiliser des récupérateurs de très
chaque côté du four. Ces brûleurs organisent la combus- grandes dimensions. Avant d’être rejetées elles subis-
tion étagée à partir d’une alimentation centrale en com- sent une dépollution pour éliminer notamment les oxydes
bustible 14, concentrique à une première alimentation de soufre. Cette élimination est opérée par exemple dans
en oxygène 15, puis au moyen de plusieurs alimentations 45 des électro-filtres. Pour éviter la détérioration de ces fil-
en oxygène secondaires 16, 17, parallèlement à la pre- tres il faut encore abaisser la température jusqu’aux en-
mière, espacées de celle-ci et disposées dans un même viron de 3-400°C. Un mode économique consiste à diluer
plan sensiblement horizontal. Ces brûleurs à combustion les fumées avec de l’air ambiant.
étagée 13 produisent une flamme qui se développe dans [0104] Ramené à ces températures le mélange est en-
un plan sensiblement parallèle à la surface du bain fondu. 50 core utilisable comme moyen pour alimenter par exemple
Par leur construction ces brûleurs présentent une certai- des chaudières produisant de la vapeur. La vapeur en
ne largeur, d’où le nombre limité entre deux poutres. question est notamment utilisable pour préchauffer les
[0099] Comme représenté à la figure 1, les brûleurs fuel-liquides. Ces derniers sont avantageusement pré-
débouchent dans l’enceinte du four à une certaine dis- chauffés à des températures comprises entre 100 et
tance au-dessus de la surface du bain. Cette disposition, 55 150°C, et de préférence entre 120 et 140°C.
comme expliqué précédemment, permet de bien distri- [0105] Le fluide échangeur utilisé dans les récupéra-
buer l’énergie rayonnée à partir de la flamme. Elle permet teurs est pour sa part utilisé comme indiqué ci-après en
aussi, combinée avec la hauteur de la voûte, une bonne référence à la figure 4.

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[0106] Dans la représentation de la figure 3, deux ins- Revendications


tallations d’échange 18, 19, sont disposées une de cha-
que côté du four. Les deux canalisations des fumées sont 1. Four de fusion du verre comprenant un bassin de
reliées par une canalisation 22. Cette dernière, en cas fusion de forme canal, l’introduction des matières
de nécessité d’entretien ou de réparation d’une des ins- 5 premières s’effectuant à une extrémité amont, le ver-
tallations permet de transférer une partie au moins des re fondu étant récupéré à l’extrémité aval, four chauf-
fumées sur la seconde momentanément, l’excédent peut fé au moyen de brûleurs, dans lequel l’énergie de
aussi être évacué par les canalisations 27 ou 28. De la combustion est produite par oxy-combustion pour
même manière une canalisation 23 permet en tant que au moins 65%, les brûleurs étant distribués sur les
de besoin d’alimenter les deux côtés du four en fluide 10 parois dans la longueur du four à distance des éva-
caloporteur. cuations des fumées, dans lequel l’évacuation des
[0107] Des canalisations 27 et 28 permettent le cas fumées pour au moins 65% est localisée à proximité
échéant d’éviter le passage des fumées dans les récu- de l’extrémité amont au voisinage des ouvertures
pérateurs et de les diriger directement vers l’évacuation d’introduction des matières premières, le restant des
24. 15 fumées étant évacuées à proximité de la partie aval,
[0108] A la figure 3 les fumées F’ sortant en aval ne au-delà des derniers brûleurs de manière à maintenir
sont pas représentées comme conduites aux échan- une étanchéité dynamique vis-à-vis de l’atmosphère
geurs. Selon la configuration de l’installation il est aussi environnante, et comprenant au moins une installa-
possible de raccorder ces sorties de telle sorte que toutes tion d’échange de chaleur comprenant un double
les fumées soient l’objet d’une récupération. Dans la me- 20 système d’échange, les fumées dans un premier ré-
sure où l’énergie "récupérable" est excédentaire par rap- cupérateur réchauffant un fluide intermédiaire lequel
port à celle qui peut être utilisée cette récupération peut réchauffe l’oxygène utilisé dans le four dans des
être omise le cas échéant. échangeurs secondaires, l’oxygène étant porté à
[0109] Pour les raisons indiquées précédemment, il une température qui n’est pas inférieure à 350°C et
est avantageux de procéder aux échanges thermiques 25 pas supérieure à 650°C, chaque échangeur secon-
en deux temps. Dans un premier "récupérateur" les fu- daire préchauffant l’oxygène alimentant un ou deux
mées réchauffent un fluide intermédiaire, par exemple brûleurs.
de l’air, de l’azote, du CO2 ou tout fluide approprié lequel
circule par exemple en boucle entre ce récupérateur et 2. Four selon la revendication 1 dans lequel le fluide
un, ou mieux plusieurs échangeurs dans le(s)quel(s) il 30 intermédiaire est recyclé en boucle dans les récu-
réchauffe l’oxygène ou le combustible. Une alternative pérateurs.
pour le fluide intermédiaire comme de l’air, est de ne pas
utiliser la boucle et de récupérer l’air chaud à la sortie 3. Four selon l’une des revendications précédentes
des échangeurs secondaires par une chaudière ou un dans lequel après passage dans l’installation
autre moyen de récupération d’énergie. 35 d’échange thermique, les fumées sont décontami-
[0110] La figure 4 illustre ce principe. Le récupérateur nées sur des électro-filtres.
25 reçoit d’une part les fumées F, et à contre courant de
celles-ci le fluide A, par exemple de l’air. L’air réchauffé 4. Four selon l’une des revendications précédentes
est dirigé vers une série d’échangeurs 26 dans lesquels dans lequel après passage dans l’installation
il circule à contre courant de l’oxygène qui est préchauffé 40 d’échange thermique, les fumées sont utilisées dans
avant d’être dirigé vers les brûleurs 13. une chaudière génératrice de vapeur.
[0111] Dans la pratique compte tenu de la difficulté
d’acheminer l’oxygène chaud par des canalisations lon- 5. Four selon l’une des revendications précédentes
gues, à cause du coût des canalisations ou des pertes dans lequel deux installations d’échange sont utili-
thermiques, selon l’invention il est proposé avantageu- 45 sées, les sorties de fumées pouvant être dirigées
sement d’effectuer le préchauffage de l’oxygène à proxi- sur l’une quelconque de ces installations fonction-
mité des brûleurs dans lesquels cet oxygène est con- nant seule, ou partiellement sur les deux installations
sommé. Pour cette raison il est nécessaire de multiplier fonctionnant simultanément, le préchauffage de
les échangeurs qui selon les cas alimentent chacun un l’oxygène utilisé dans le four étant assuré en consé-
ou un petit nombre de brûleurs situés à proximité immé- 50 quence par l’intermédiaire de l’une ou des deux ins-
diate. tallations.
[0112] A la figure 4 chaque brûleur 13 est alimenté par
un échangeur 26. 6. Four selon l’une des revendications 1 à 5 dans lequel
[0113] L’air, après préchauffage de l’oxygène, est re- le combustible est également préchauffé au moyen
tourné au récupérateur 25 ou est retourné dans le conduit 55 d’un échangeur chauffé au moyen des fumées, la
des fumées du four pour être passé dans une chaudière. température du combustible constitué par du gaz na-
turel n’excédant pas 650°C, et de préférence pas
550°C.

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19 EP 2 254 846 B1 20

7. Four selon l’une des revendications 1 à 5 dans lequel wobei zwei Wärmetauschanlagen verwendet wer-
le combustible est également préchauffé au moyen den, wobei die Rauchgasauslässe zu irgendeiner
d’un échangeur chauffé au moyen des fumées, la dieser Anlagen, die allein betrieben wird, oder zu je
température du combustible constitué par du fuel einem Teil zu den zwei Anlagen, die gleichzeitig be-
lourd ne dépassant pas 180°C et de préférence pas 5 trieben werden, geleitet werden können, wobei das
150°C. Vorwärmen des in dem Ofen verwendeten Sauer-
stoffs dementsprechend mittels einer der Anlagen
8. Four selon la revendication 3 dans lequel les fumées oder beider sichergestellt wird.
sont envoyées sur électro-filtres après dilution avec
de l’air pour ramener leur température au plus à 10 6. Ofen nach einem der Ansprüche 1 bis 5, wobei der
400°C. Brennstoff ebenfalls mittels eines Wärmetauschers
vorgewärmt wird, der mittels der Rauchgase er-
wärmt wird, wobei die Temperatur des Brennstoffs,
Patentansprüche der aus Erdgas besteht, 650 °C und vorzugsweise
15 550 °C nicht überschreitet.
1. Glasschmelzofen, welcher eine kanalförmige
Schmelzwanne umfasst, wobei die Einbringung des 7. Ofen nach einem der Ansprüche 1 bis 5, wobei der
Rohmaterials an einem stromaufwärtigen Ende er- Brennstoff ebenfalls mittels eines Wärmetauschers
folgt und das geschmolzene Glas an dem stromab- vorgewärmt wird, der mittels der Rauchgase er-
wärtigen Ende wiedergewonnen wird, wobei der 20 wärmt wird, wobei die Temperatur des Brennstoffs,
Ofen mithilfe von Brennern erhitzt wird, wobei min- der aus schwerem Heizöl besteht, 180 °C und vor-
destens 65 % der Verbrennungsenergie durch Oxy- zugsweise 150 °C nicht überschreitet.
Verbrennung erzeugt werden, wobei die Brenner an
den Wänden in der Länge des Ofens in einem Ab- 8. Ofen nach Anspruch 3, wobei die Rauchgase nach
stand von den Auslässen für die Rauchgase verteilt 25 Verdünnung mit Luft, um ihre Temperatur auf höchs-
sind, wobei der Auslass der Rauchgase zu mindes- tens 400 °C zu senken, Elektrofiltern zugeführt wer-
tens 65 % in der Nähe des stromaufwärtigen Endes den.
nahe bei den Öffnungen zur Einbringung des Roh-
materials erfolgt, wobei der restliche Teil der Rauch-
gase in der Nähe des stromabwärtigen Teils ausge- 30 Claims
lassen wird, jenseits der letzten Brenner, um so eine
dynamische Dichtigkeit gegenüber der umgeben- 1. Glass melting furnace comprising a channel-shaped
den Atmosphäre aufrechtzuerhalten, und welcher melting tank, the starting materials being introduced
mindestens eine Wärmetauschanlage umfasst, die at an upstream end, the molten glass being recov-
ein doppeltes Austauschsystem umfasst, wobei die 35 ered at the downstream end, the furnace being heat-
Rauchgase in einem ersten Rekuperator ein Zwi- ed by means of burners, in which at least 65% of the
schenfluid erwärmen, welches den Sauerstoff er- combustion energy is produced by oxy-fuel combus-
wärmt, der in dem Ofen in Sekundärtauschern ver- tion, the burners being distributed on the walls along
wendet wird, wobei der Sauerstoff auf eine Tempe- the length of the furnace at a distance from the flue
ratur gebracht wird, welche nicht niedriger als 350 40 gas discharge points, in which the discharge point
°C und nicht höher als 650 °C ist, wobei jeder Se- for at least 65% of the flue gases is located close to
kundärtauscher den Sauerstoff vorwärmt, der einen the upstream end near the openings for introducing
oder zwei Brenner speist. the starting materials, the remainder of the flue gases
being discharged close to the downstream part, be-
2. Ofen nach Anspruch 1, wobei das Zwischenfluid in 45 yond the last burners so as to maintain dynamic seal-
einer Schleife in die Rekuperatoren zurückgeführt ing with respect to the surrounding atmosphere, and
wird. comprising at least one heat exchange unit compris-
ing a double heat exchange system, the flue gases
3. Ofen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, in a first recuperator heating an intermediate fluid
wobei die Rauchgase nach dem Passieren der Wär- 50 which heats the oxygen used in the furnace in sec-
metauschanlage in Elektrofiltern entgiftet werden. ondary exchangers, the oxygen being brought to
temperature which is not below 350°C and not above
4. Ofen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, 650°C, each secondary exchanger preheating the
wobei die Rauchgase nach dem Passieren der Wär- oxygen supplying one or two burners.
metauschanlage in einem Dampferzeugungskessel 55
verwendet werden. 2. Furnace according to Claim 1, in which the interme-
diate fluid is recycled in a loop into the recuperators.
5. Ofen nach einem der vorhergehenden Ansprüche,

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3. Furnace according to either of the preceding claims,


in which the flue gases, after passing through the
heat exchange unit, are decontaminated on electro-
filters.
5
4. Furnace according to one of the preceding claims,
in which the flue gases, after passing through the
heat exchange unit, are used in a steam-generating
boiler.
10
5. Furnace according to one of the preceding claims,
in which two heat exchange units are used, it being
possible for the flue gas outlets to be directed to ei-
ther of these units operating alone, or partially to both
units operating simultaneously, the oxygen used in 15
the furnace being as a consequence preheated by
means of one or both of the units.

6. Furnace according to one of Claims 1 to 5, in which


the fuel is also preheated by means of a heat ex- 20
changer heated by means of the flue gases, the tem-
perature of the fuel formed by natural gas not ex-
ceeding 650°C, and preferably not exceeding 550°C.

7. Furnace according to one of Claims 1 to 5, in which 25


the fuel is also preheated by means of a heat ex-
changer heated by means of the flue gases, the tem-
perature of the fuel formed by heavy fuel oil not ex-
ceeding 180°C, and preferably not exceeding 150°C.
30
8. Furnace according to Claim 3, in which the flue gases
are sent to electro-filters after dilution with air so as
to bring the temperature thereof down to at most
400°C.
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RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION

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Documents brevets cités dans la description

• EP 0650934 A [0015] • EP 07107942 A [0075]


• EP 0872690 A [0015] • EP 1995543 A [0075]
• EP 1046618 A [0066] • WO 2004094902 A [0098]

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