FICHE PEDAGOGIQUE N° 1
Compétence terminale :
LOGIQUE ET MATHEMATIQUES
Nombre de séances :
Séquence n° :
Durée d’une séance en
générale : 50minx2
Supports didactiques principaux
:
Prérequis :
Usage des instruments :
Compétence terminale : conduire une analyse et argumentation rigoureuse sur les questions
épistémologiques liées à la connaissance et à la raison.
Thème ll : la connaissance et la raison
Leçon 5 : Logique et mathématiques
Nombre de séance : 8
Séquence 1: la définition des notions : logique et mathématiques
Durée d'une séance en général : 2h
Supports didactiques principaux :
- Vocabulaire technique et critique d'André Lalande.
- manuels de philosophie
- fiche pédagogique de l'enseignant, cahier d'activités de l'élève.
- internet
Prérequis : définition de la logique et mathématiques.
Usage des instruments :
Capacité Contenu
Définir les concepts de logique et de Définition des notions : logique, mathématiques
mathématiques
Situation d'apprentissage :
Un de tes camarades arrive en classe avec un document dans lequel se trouve le cours de logique et
mathématiques. Il éprouve des des difficultés à définir d'abord les notions de logique et de mathématiques
et il sollicite ton aide. A partir de tes connaissances, aidé le à définir et à comprendre ces deux notions
* Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
- ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions posées, etc
- L'intérêt de la situation : définition des notions : logique et mathématiques
- Méthodologie de travail : travail individuel et échanges en groupe.
Déroulement
Moment didactique et durée : remobilisation des prérequis ou évaluation diagnostique
Activités du professeur Activités des élèves Supports de travail, matériel
Le professeur propose des Les élèves résolvent Énoncé des exercices de contrôle
exercices de contrôle des 1- Qu'est-ce que la logique ?
prérequis 2- Définis les mathématiques
Trace écrite : corrigé des exercices de contrôle
1- la logique est une science dont l'objet est de déterminer les règles de lia raison ou de la pensée et par
lesquelles on peut atteindre la vérité.
2- Les mathématiques sont les sciences du nombre, de l'ordre et de la mesure.
Moment didactiques et durée : présentation de la situation
Activités du professeur A(ctivités des élèves ( tâches Support de travail, matériel
et madalités de travail
des.élèvs)
Le professeur fait lire un élève Les lisent le texte, écoutent, Énoncé de la situation
- il s'assure que tous les élèves posent des questions... Un de tes camarades arrive en classe
écoutent attentivement avec un document dans lequel se trouve
- il indique ce que les élèves le cours de logique et mathématiques. Il
peuvent utiliser comme éprouve des des difficultés à définir
instruments, supports... d'abord les notions de logique et de
mathématiques et il sollicite ton aide. A
partir de tes connaissances, aidé le à
définir et à comprendre ces deux
notions
Moment didactiques et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche et de
l'organisation du travail
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
madalités de travail)
- demande à des élèves : Les élèves reformulent , et Énoncé de la situation
- de donner la définition de répondent aux questions du Un de tes camarades arrive en classe
logique et de mathématiques professeur, posent des avec un document dans lequel se trouve
- de reformuler la tâche et les questions.... le cours de logique et mathématiques. Il
consignes éprouve des des difficultés à définir
- vérifie que les élèves ont d'abord les notions de logique et de
bien défini les concepts mathématiques et il sollicite ton aide. A
logique et mathématiques partir de tes connaissances, aidé le à
définir et à comprendre ces deux notion
Moment didactique et durée : résolution du problème ( individuellement puis en groupe )
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
madalités de travail des élèves
)
- précise que chaque élève doit Ils résolvent le problème Énoncé de la situation
d'abord essayer de résoudre individuellement puis en petits Un de tes camarades arrive en classe
individuellement ( entre 5 et groupes avec un document dans lequel se trouve
10 mn ) - Ils entrent dans une le cours de logique et mathématiques. Il
- contrôle les productions des démarche d'investigation : éprouve des des difficultés à définir
élèves et les encourage. essais, conjectures, d'abord les notions de logique et de
- observe et repère les ajustement, vérification. mathématiques et il sollicite ton aide. A
différentes procédures et les - ils communiquent entre eux ( partir de tes connaissances, aidé le à
difficultés des élèves de idées, procédure... ), débattent, définir et à comprendre ces deux notion
manière à organiser la phase dégagent une position du
de synthèse groupe sur la procédure et les
- les orienté si nécessaire sans résultats.
fournir une solution - chaque groupe prépare une
synthèse de son travail
Moment didactiques et durée : synthèse et bilan du travail
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
madalités de travail des
élèves).
- Demande à son groupe de - un élève du présente Énoncé de la situation
présenter de son travail - les membres des autres Un de tes camarades arrive en classe
- instauré les débats réagissent en prenant position avec un document dans lequel se trouve
- fait le point - posent le cours de logique et mathématiques. Il
éprouve des des difficultés à définir
d'abord les notions de logique et de
mathématiques et il sollicite ton aide. A
partir de tes connaissances, aidé le à
définir et à comprendre ces deux notion
Moment didactiques et durée : institutionnalisation ( trace écrite de la leçon par le professeur)
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail des
élèves)
Demande aux élèves ce qu'il - Répondent en de leur Énoncé de la situation
faut retenir mémoire et compréhension Un de tes camarades arrive en classe
- apprécie les apprentissages - notent avec un document dans lequel se trouve
construits des élèves - posent des questions le cours de logique et mathématiques. Il
- présente la trace écrite en éprouve des des difficultés à définir
faisant le lien entre la situation d'abord les notions de logique et de
proposée et les productions mathématiques et il sollicite ton aide. A
des élèves partir de tes connaissances, aidé le à
définir et à comprendre ces deux notion
Trace écrite : Définition des notions de logique et de mathématiques
1- La logique
Fondé par ARISTOTE au 4è siècle avant JC, le concept logique vient du mot grec<< logos>> qui signifie
langage, verbe, raison. La logique est une science dont l'objet est de déterminer les règles de la pensée et
par lesquelles on peut atteindre la vérité. C'est la discipline qui établit les règles du raisonnement correct.
Port Royal la définit comme<< l'art de bien conduire sa raison >>. Pour Rickert, << la logique est la
morale de la pensée >>.
2- la mathématique
Le terme mathématiques s'emploie généralement au pluriel pour signifier qu'elle comprend plusieurs
branches et différents domaines.
Les mathématiques sont donc un groupe de sciences déductives ayant pour objet le nombre, l'étendue,
l'ordre.
Moment didactiques et durée : institutionnalisation ( exercices d'application )
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches Support de travail, matériel
et modalités de travail)
- Donne des exercices - Résolvent les exercices Exercices diversifiés sur l'ensemble de
d'application pour : - posent des questions la leçon ou de la séance
- vérifier l'acquisition des - Notent 1- Qu'est-ce que la logique ?
connaissances 2- Qu'est-ce que la mathématique ?
- Stabiliser les acquis
• Donne des exercices pour
consolider les acquis
- Note les éventuelles
difficultés des élèves
Trace écrite : corrigé des exercices de contrôle
Moment didactiques et durée : Remédiation éventuelle en séance
Activités du professeur Activités des élèves Support de travail, matériel
Propose des exercices de - Résolvent les exercices Énoncé des exercices de remédiation
remédiation selon les résultats - posent des questions
du réinvestissement/ travaux - Notent
dirigés
FICHE PEDAGOGIQUE N° 2 ET 3
Nombre de séances :
Séquence n° :
Durée d’une séance en
générale : 50minx2
Supports didactiques principaux
:
Prérequis :
Usage des instruments :
Compétence terminale : conduire une analyse et une argumentation rigoureuse sur les questions
épistémologiques liées à la connaissance et à la raison.
Thème 2: la connaissance et la raison
Leçon 5 : logique et mathématiques
Séquence 2: la logique : les normes de la pensée, lès principes logiques ( identité, contradiction, tiers -
exclu) , les différents types de raisonnements : déductif, inductif et analogique.
Nombre de séance : 1
Durée d'une séance en général : 2h
Supports didactiques principaux :
- manuels de philosophie
- fiche pédagogique l'enseignant. Cahier d'activités de l'élève
- internet
- sujets de réflexion
Prérequis : définition des notions de logique et de mathématiques
Usage des instruments :
Capacités Contenu
_ identifier les normes matérielles et formelles Ii- la logique
- Expliquer les principes logiques - Les normes de la pensée
- Exposer les types de raisonnements - Les principes logiques ( identité, contradiction, tiers -
exclu)
Ii- les différents types de raisonnements : déductif,
inductif et analogique
Situation d'apprentissage :
Vous êtes en train de suivre un match de football à la télé et votre camarade Yendoubé déclare: << ce
joueur là joue très bien mais il fait trop de fautes>> . Son frère se moque de lui en disant qu'il s'est mal
exprimé, que son raisonnement n'est pas logique. Yendoubé n'est pas d'accord avec son frère car selon lui
son raisonnement ne souffre d'aucun problème logique et une bagarre naît entre eux.
En t'appuyant sur les principes logiques, départage -les.
* Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
- ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions posées, lecture
des textes proposés, etc.
- l'intérêt de la situation : identification des principes logiques
- méthodologie de travail : travail individuel et échange en groupe.
Déroulement :
Moment didactique et durée : remobilisation des prérequis ou évaluation diagnostique
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail)
Le professeur propose des Les élèves résolvent les Exercices de contrôle des prérequis :
exercices de contrôle des exercices proposés 1- Qu'est-ce que la logique ?
prérequis 2- identifiez les principes logiques
3- Quels sont les différents types de
raisonnements logiques ?
Trace écrite : corrigés des exercices de contrôle
1- la logique est la science dont l'objet est de déterminer les règles de la pensée et par la on peut atteindre
la vérité.
2- les principes logiques sont : le principe d'identité, le principe de non- contradiction et le principe du
tiers -exclu.
3 - Les différents types de raisonnements logiques sont : la déduction, l'induction et l'analyse.
Moment didactiques et durée : présentation de la situation
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail des
élèves)
- Le professeur fait lire un Les élèves lisent le texte, Énoncé de la situation
élève écoutent, posent des questions. Vous êtes en train de suivre un match de
- Il s'assure que tous les élèves football à la télé et votre camarade
écoutent attentivement Yendoubé déclare: << ce joueur là joue
- Il indique ce que les élèves très bien mais il fait trop de fautes>> . Son
peuvent utiliser comme frère se moque de lui en disant qu'il s'est
instruments, supports... mal exprimé, que son raisonnement n'est
pas logique. Yendoubé n'est pas d'accord
avec son frère car selon lui son
raisonnement ne souffre d'aucun problème
logique et une bagarre naît entre eux.
En t'appuyant sur les principes logiques,
départage -les.
Moment didactiques et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche et de
l'organisation du travail
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail des
élèves)
Demande à des élèves : - Les élèves reformulent et Énoncé de la situation
- de préciser le problème ( les répondent aux questions du Vous êtes en train de suivre un match de
principes logiques et les professeur, posent des football à la télé et votre camarade
différents types de questions... Yendoubé déclare: << ce joueur là joue
raisonnements logiques) - Ils identifient la tâche et très bien mais il fait trop de fautes>> . Son
- De reformuler la tâche et les doivent comprendre les frère se moque de lui en disant qu'il s'est
consignes consignes mal exprimé, que son raisonnement n'est
1- Identifier les positions pas logique. Yendoubé n'est pas d'accord
2- relever les arguments avec son frère car selon lui son
- Vérifie que les élèves ont raisonnement ne souffre d'aucun problème
bien identifié la commande ; logique et une bagarre naît entre eux.
s'ils ont réussi à énoncer le En t'appuyant sur les principes logiques,
problème et à montrer les départage -les.
principes logiques et les
différents types de
raisonnements
Moment didactiques et durée : résolution du problème ( individuellement puis en groupe)
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail des
élèves)
- Précise que chaque élève - Ils résolvent le problème Énoncé de la situation
doit d'abord essayer de individuellement puis en petits Vous êtes en train de suivre un match de
résoudre le problème groupes football à la télé et votre camarade
individuellement ( entre 5 et - Ils entrent dans une Yendoubé déclare: << ce joueur là joue
10 mn) démarche d'investigation : très bien mais il fait trop de fautes>> . Son
- Contrôle les productions des essais, conjectures, frère se moque de lui en disant qu'il s'est
élèves et les encourage ajustement, vérification mal exprimé, que son raisonnement n'est
- Observe et repère les - Ils communiquent entre eux ( pas logique. Yendoubé n'est pas d'accord
différentes procédures et les idées, procédure...), débattent, avec son frère car selon lui son
difficultés des élèves de dégagent une position sur la raisonnement ne souffre d'aucun problème
manière à organiser la phase procédure et les résultats logique et une bagarre naît entre eux.
de synthèse En t'appuyant sur les principes logiques,
- Les orientent si nécessaire départage -les.
sans fournir une solution
Moment didactique et durée :: Synthèse et bilan du travail
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches Support de travail, matériel
et modalités de travail des
élèves)
- Demande à un groupe de - un élève du groupe présente Énoncé de la situation
présenter son travail - les membres des autres Vous êtes en train de suivre un match de
- instauré les débats groupes réagissent en prenant football à la télé et votre camarade
- fait le point position Yendoubé déclare: << ce joueur là joue
- posent des questions très bien mais il fait trop de fautes>> .
Son frère se moque de lui en disant qu'il
s'est mal exprimé, que son raisonnement
n'est pas logique. Yendoubé n'est pas
d'accord avec son frère car selon lui son
raisonnement ne souffre d'aucun
problème logique et une bagarre naît
entre eux.
En t'appuyant sur les principes
logiques, départage -les.
Moment didactiques et durée : institutionnalisation ( trace écrite de la leçon par le professeur)
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches Support de travail, matériel
et modalités de travail des
élèves)
- Demande aux élèves ce qu'il - Répondent en fonction de Énoncé de la situation
faut retenir leur mémoire et Vous êtes en train de suivre un match de
- Apprécie les apprentissages compréhension football à la télé et votre camarade
construits des élèves - Notent Yendoubé déclare: << ce joueur là joue
- Présente la trace écrite en - Posent des questions très bien mais il fait trop de fautes>> .
faisant le lien entre la Son frère se moque de lui en disant qu'il
situation proposée et les s'est mal exprimé, que son raisonnement
productions des élèves n'est pas logique. Yendoubé n'est pas
d'accord avec son frère car selon lui son
raisonnement ne souffre d'aucun
problème logique et une bagarre naît
entre eux.
En t'appuyant sur les principes
logiques, départage -les.
Trace écrite : La logique : lès normes de la pensée, les principes logiques et les différents types de
raisonnements logiques
1- Les normes de la pensée
- Les normes formelles : c'est la cohérence interne du discours, l'accord entre la pensée et ses propres
règles. Les normes matérielles se préoccupent essentiellement de la validité du raisonnement c'est -à-dire
de l'aspect formel de la vérité, de la cohérence de l'enchaînement des propositions. Elles recherchent
simplement la cohérence de la conclusion avec les prémisses de la base indépendamment de leur contenu.
Les normes formelles s'appliquent aux syllogismes.
- Les normes matérielles : c'est l'adéquation entre le discours et la réalité. Il ne suffit pas qu'un
raisonnement soit validé, cohérent pour être vrai. Donc pour qu'il y ait vérité, la pensée doit être conforme
au contenu que lui donne l'expérience.
2 - Les principes logiques
2-1 Le principe d'identité
Il stipule qu'une chose est ce qu'elle est, un être est ce qu'il est : " ce qui est, est" et " ce qui n' est pas, n'
est pas" c'est - à- dire qu'une chose ne peut pas être à la fois ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas.
Exemple : Si du tableau, je dis qu'il est noir, je ne peux pas au même moment dire qu'il est blanc.
2-2- Le principe de non contradiction
Selon ce principe, deux propositions contradictoires ne peuvent pas être à la fois vraies et sous le même
rapport. De deux propositions, si l'une est vraie, l'autre est nécessairement fausse.
Exemple : S'il vrai que tous les hommes sont mortels, Il est faux qu'aucun homme n'est mortel.
2-3- Le principe du tiers exclu
De deux propositions contradictoires, si l'une est vraie, l'autre est nécessairement fausse et il n'y a pas de
troisième solution ou de solution intermédiaire.
Exemple : un nombre entier est nécessairement ou bien pair ou bien impair.
3- Les différents types de raisonnements : déductif, inductif et analogique.
3-1- La déduction
Le mot déduction vient du latin ducere qui signifie " faire descendre". André LALANDE la conçoit
comme<< une opération par laquelle on conclut rigoureusement d'une ou de plusieurs propositions
admises pour prémisses à une proposition qui en est la conséquence nécessaire en vertu des règles
logiques>> . En clair la déduction est un raisonnement dans lequel on va du général au particulier.
Exemple : Tous les hommes ont la raison.
Or Gabriel est un homme.
Donc Gabriel a la raison.
3-2- L'induction
L'induction consiste à appliquer un cas particulier à un principe général. C'est le raisonnement
expérimental souvent utilisé en physique. On part d'un fait particulier, observé pour induire une loi
générale.
Exemple : De l'observation d'un corps qui tombe, on a induit la loi de présenter.
3-3- L'analogie
C'est un raisonnement qui part d'une vraisemblance constatée à une autre nom - constatée.
Exemple : Si j'ai lu le roman de Voltaire qui m'est intéressant, dès que je vois un quelconque roman de cet
auteur, je conclus qu'il doit être intéressant.
Moment didactique et durée : institutionnalisation ( exercice d'application.
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail des
élèves)
• Donne des exercices - Résolvent les exercices Exercices diversifiés sur l'ensemble de
d'application pour : - Posent des questions la séance :
- vérfier l'acquisition des - Notent 1- Cite puis explique les principes
connaissances logiques
- stabiliser les acquis 2- Quels sont les différents types de
• Donne des exercices pour raisonnements logiques ?
consolider les acquis
• Note les éventuelles
difficultés des élèves
Trace écrite : corrigés des exercices de contrôle
1- Les principes logiques sont :
La déduction est un raisonnement dans lequel on va du général au particulier.
- L'induction est un raisonnement dans lequel on part d'un cas particulier, observé pour induire une loi
générale.
- L'analogie est un raisonnement qui part d'une vraisemblance constatée à une autre non- constatée.
2- Les types de raisonnements sont : la déduction, l'induction et l'analogie
Moment didactique et durée : remédiation éventuelle en séance
Activités du professeur Activités des élèves ( tâches et Support de travail, matériel
modalités de travail des
élèves)
Propose des exercices de - Résolvent les exercices Énoncé des exercices de remédiation
remédiation selon les résultats - Posent des questions
du réinvestissement/ travaux - Notent
dirigés
Moment didactique et durée : évaluation formative
Propose des exercices Cherchent et résolvent les Énoncé des exercices d'évaluation
d'évaluation exercices d'évaluation
Moment didactique et durée : Réinvestissement/ travaux dirigés
Propose des exercices de - résolvent les exercices Énoncé des exercices de remédiation
remédiation selon les résultats - posent des questions
de l'évaluation - Notent
FICHE PEDAGOGIQUE N° 4
Nombre de séances :
Séquence n° :
Durée d’une séance en
générale : 50minx2
Supports didactiques principaux
:
Prérequis :
Usage des instruments :
Déroulement :
Capacités Contenus
-Montrer l’identité entre logique et IV-Rapport entre logique et
mathématiques, mathématiques
-Montrer la spécificité des mathématiques, -Identité entre loigique et mathématiques
-Indiquer la complémentarité entre logique et -Dissemblance entre les mathématiques
mathématiques et la logique
-Complémentarité entre logique et
mathématiques
Situation d’apprentissage
Au cours d’une discussion portant sur le rapport entre la logique et les
mathématiques,deux élèves ne s’entendent pas. Pour l’un,il n’ya aucune différence entre
la logique et les mathémaiques. Pour l’autre cependant,la dissemblance entre logique et
mathématiques n’est plus à démontrer. Se référant à un document pour se départager,ils
lisent au delà de leurs deux positions qu’il existe entre logique et mathématique une
complémentarité.
A partir de ce texte,faites ressortir les différentes positons.
Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
. Ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions
posées, lecture des textes proposés, etc.
. L’intérêt de la situation :
. Méthodologie de travail :
Déroulement :
Moment didactique et durée : Remobilisation des prérequis ou évaluation uediagnostique
(Éventuellement)
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail,
travail matériel,
des élèves)
Le professeur propose des exercices Exercices de
de contrôle des prérequis: Les élèves résolvent contrôle des
prérequis :
-Quels sont les
points de
ressemblace entre
logique et
mathématiques ?
-Quels sont les
points de
dissemblance entre
logique et
mathématiques?
-Quels sont les points
de complémentarité
entre logique et
mathématiques?
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
-Ressemblance entre logique et mathématiques: logique et mathématiques sont toutes deux
abstraites et formelles.Elles sont toutes deux régies par des principes rationnels.
-Dissemblance entre logique et mathématiques: Les mathématiques et la logiqique n’ont pas le
même objet d’étude .La démarche en mathématique est diférente de la démarche en logique.
Moment didactique et durée : Présentation de la situation
Activates des levees Support de travail,
Activates du professor (Teaches et modalities de materiel,
travail des éleves)
- Le professeur fait lire un Des élèves lisent et écoutent, Enoncé de la situation:
élève posent des questions…
- Il s’assure que tous les élèves
écoutent
- Il indique ce que les élèves
peuvent utiliser comme
instruments; support
Activités des élèves Support de travail, matériel,
Activités du professeur (Tâches et modalités de
travail
des élèves)
Demande à des élèves de: - Les apprenants répondent aux Enoncé de la situation:
-retrouver les deux formes de questions du professeur, posent
pensée ou explication ayant des questions… -
prévalu en Grèce Antique.
- Ils identifient la tâche et
Vérifie que les apprenants ont doivent comprendre les
bien consignes -
identifié les deux modes de pensée
ayant prévalu en Grèce Antique.
Moment didactique et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche
et de l’organisation du travail
Moment didactique et durée : Résolution du problème (individuellement puis en groupes)
Activités des élèves Support de
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail des travail,
élèves) matériel,
- Précise que chaque élève doit Ils résolvent le problème Enoncé de la situation:
d’abord essayer de résoudre individuellement puis en petits -
individuellement (entre 5 et 10mn) groupes
- Contrôle les productions des élèves - ils entrent dans une démarche
et les encourage, d’investigation : essais,
- observe et repère les différentes conjectures, ajustement,
procédures et les difficultés des vérification
élèves de manière à organiser la - ils communiquent entre eux
phase de synthèse (idées, procédures…), débattent,
- les oriente si nécessaire sans fournir dégagent une position du groupe sur
une solution la procédure et les résultats
- chaque groupe prépare une
synthèse de son travail
Moment didactique et durée : Synthèse et bilan du travail
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
- Demande à un groupe de présenter - un élève du groupe présente Enoncé de la situation:
son travail
- Instaure les débats - les membres des autres
- fait le point groupes réagissent en
prenant position
- posent des questions
Moment didactique et durée : Institutionnalisation
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
Demande aux élèves ce qu’il - Répondent en fonction de Enoncé de la situation:
faut retenir. leur mémoire et
compréhension
Apprécie les apprentissages
construits des élèves - Notent
Présente la trace écrite en faisant le - Posent des questions
lien entre la situation proposée et les
productions des élèves ;
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
Moment didactique et durée : Institutionnalisation
Activités du professeur Activités des élèves Support de travail, matériel
(Tâche et modalités de travail
des élève)
Donne des exercices -Résolvent les exercices
d’applications pour : -Posent des questions
-vérifié l’acquisition des -Notent
connaissances
-stabiliser les acquis
Donne des exercices pour
consolider les acquis
Note les éventuelles
difficultés des élèves
14
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
IV.Rapport entre la logique et les mathématiques
1-Identité entre la logique et les mathématiques
Il existe une forte ressemblance entre la logique et les mathématiques.En effet les deux types deux
raisonnements sont cohérents, utilisent les mêmes modèles de démonstration et reposent sur des vérités
formelles.Georges Boole dans cette logique affirmait:«Nous ne devons plus associer la logique à la
métaphyique mais aux mathématiques.»
Il y a une identité frappante entre le raisonnement logique et le raisonnement mathématique. Ces deux
types de raisonnements sont basés sur des principes strictement rationnels.Bertrand RUSSEL affirme:«La
logigue est devenue plus mathématique et les mathématiques plus logique.»
2-Distinction entre logique et mathématiques
Il existe entre logique et mathématiques des dissemblances. Logique et mathématiques n’ont pas le même
objet d’étude.Alors que les mathématiques étudient les nombres et les figures,la logique,elle,étudie les
règles du raisonnement correct.
Il est important de souligner qu’il existe une différence de nature entre le raisonnement logique et le
raisonnement mathématique.Le raisonnement mathématique se montre beaucoup plus complexe que le
raisonnement logique.Jean PIAGET dans cette logique affirme:«Dans l’état actuel des connaissances,la
logique joue un rôle d’un domaine inférieur c’est-à-dire plus simple ou plus élémentaire,par rapport aux
mathématiques que lui sont supérieur parce que débordant en complexité et en richesse.»
Le raisonnement mathématique a quelque chose de supérieur au raisonnement logique. C’est dire donc
que le raisonnement logique est inférieur au raisonnement mathématique.Jean CAVAILLES dans cette
logique affirme:«La mathématique est plus que la logique en tant q’elle est pensée effective.»
3-Complémentarité entre logique et Mathématiques
Il existe une complémentarité entre logique et mathématique.En mathématique,démontrer un résultat,c’est
se convaincre de sa validité par des principes logiques.Les mathématiques se fondent donc sur la logique.
Leibniz affirme:«Le principe d’identité et de non contradiction suffit pour démontrer toute l’arithmétique
et toute la géométrie.»
Il existe depuis le XIXeme S la logique mathématique qui est une preuve de la mathématisation de la
logique. Le calcul des propositions et des prédicats prouvent à suffisance que la logique se mathématise
aussi.
15
FICHE PEDAGOGIQUE N° 5
Nombre de séances :
Séquence n° :
Durée d’une séance en
générale : 50minx2
Supports didactiques principaux
:
Prérequis :
Usage des instruments :
Compétence terminale : Conduire une analyse et une argumentation rigoureuse sur les questions
épistémologiques liées à la connaissance et la raison.
Thème n°2 : La connaissance et la raison
Leçon n°5 : Logique et mathématiques
Séquence n°5 : Les différentes formes de logique : la logique formelle et la logique matérielle
Nombre de séances : 1
Durée d’une séance en générale : 2h
Supports didactiques principaux :
-Manuels de philosophie
-Fiche pédagogique de l’enseignant, cahier d’activités de l’élève
-L’internet
-Sujets de réflexion
Prérequis : rapport entre la logique et les mathématiques
Usage des instruments :
Capacités Contenus
Enumérer les différentes formes de logiques
Identifier les caractéristiques des différentes Les différentes formes de logiques : la logique
formes de logique formelle et la logique matérielle
Situation d’apprentissage : 1
Deux élèves de la classe de première Kombaté et Laré ne s’entendent pas sur les différentes formes
de logique. Pour Kombaté, la logique se réduit à la cohérence du discours, à l’agencement des
propositions. Quant à Laré, la cohérence du discours ne suffit pas. Il faut tenir également compte
du contenu du discours.
Après avoir justifié chaque position, montrez-leur ce qu’est la LOGIQUE.
Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
. Ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions posées, lecture
des textes proposés, etc.
. L’intérêt de la situation : mobilisation des arguments sur les positions relatives à la logique formelle et la
logique matérielle.
. Méthodologie de travail : travail individuel et échange en groupe
Déroulement :
Moment didactique et durée : Remobilisation des prérequis ou évaluation diagnostique
(éventuellement)
16
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail Support de travail, matériel,
des élèves)
Le professeur propose des Exercices de contrôle des prérequis :
exercices de contrôle des Les élèves résolvent
prérequis : 1) la logique et les mathématiques
entretiennent combien de types de
rapport ?
Lesquelles ?
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
-La logique et les mathématiques entretiennent trois types de rapport :le rapport de convergence, le rapport de
divergence et le rapport de complémentarité
Moment didactique et durée : Présentation de la situation
Activités des élèves
Support de travail,
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail
matériel,
des élèves)
- Le professeur fait lire un élève Des élèves lisent et écoutent, posent Enoncé de la situation :
-Il s’assure que tous les élèves des questions…
écoutent Deux élèves de la classe
- il indique ce que les élèves peuvent de première Kombaté et
utiliser comme instruments, Laré ne s’entendent pas
supports… sur les différentes formes
de logique. Pour
Kombaté, la logique se
reduit à la coherence du
discours, à l’agencement
des propositions. Quant à
Laré, la coherence du
discours ne suffit pas. Il
faut tenir également
compte du contenu du
discours.
Après avoir
justifié chaque position,
montrez-leur ce qu’est la
LOGIQUE.
Moment didactique et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche et de
l’organisation du travail
Activités des élèves
ctivités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
Demande à des élèves : - Les élèves reformulent, et Enoncé de la situation
- de préciser la définition de la répondent aux questions du
17
philosophie professeur, posent des Deux élèves de la classe de première
questions, …. Kombaté et Laré ne s’entendent pas
- d’identifier les différentes sur les différentes formes de logique.
positions de Kombaté et Laré - Ils identifient la tâche et Pour Kombaté, la logique se reduit à la
Vérifie que les élèves ont bien doivent comprendre les coherence du discours, à l’agencement
identifié la commande : ils ont consignes des propositions. Quant à Laré, la
réussi à énoncer le problème. coherence du discours ne suffit pas. Il
faut tenir également compte du
contenu du discours.
Après avoir justifié chaque
position, montrez-leur ce qu’est la
LOGIQUE.
Moment didactique et durée : Résolution du problème (individuellement puis en groupes)
Activités des élèves
Support de travail,
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail
matériel
des élèves)
- Précise que chaque élève doit Ils résolvent le problème Enoncé de la situation
d’abord essayer de résoudre individuellement puis en petits
individuellement (entre 5 et 10mn) groupes Deux élèves de la classe de
- Contrôle les productions des élèves - ils entrent dans une démarche première Kombaté et Laré
et les encourage, d’investigation : essais, conjectures, ne s’entendent pas sur les
- observe et repère les différentes ajustement, vérification différentes formes de
procédures et les difficultés des élèves - ils communiquent entre eux logique. Pour Kombaté, la
de manière à organiser la phase de (idées, procédures…), débattent, logique se reduit à la
synthèse dégagent une position du groupe coherence du discours, à
- les oriente si nécessaire sans fournir sur la procédure et les résultats l’agencement des
une solution propositions. Quant à
- chaque groupe prépare une Laré, la coherence du
synthèse de son travail discours ne suffit pas. Il
faut tenir également
compte du contenu du
discours.
Après avoir justifié
chaque position, montrez-
leur ce qu’est la
LOGIQUE.
Moment didactique et durée : Synthèse et bilan du travail
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
- Demande à un groupe de - un élève du groupe présente Deux élèves de la classe de première
présenter son travail Kombaté et Laré ne s’entendent pas
18
- Instaure les débats - les membres des autres sur les différentes formes de logique.
- fait le point groupes réagissent en prenant Pour Kombaté, la logique se reduit à la
position coherence du discours, à l’agencement
des propositions. Quant à Laré, la
- posent des questions coherence du discours ne suffit pas. Il
faut tenir également compte du
contenu du discours.
Après avoir justifié chaque
position, montrez-leur ce qu’est la
LOGIQUE.
Moment didactique et durée : Institutionnalisation (trace écrite de la leçon par le professeur)
Activités des élèves
Support de travail,
(Tâches et modalités de travail des
matériel,
élèves)
Demande aux élèves ce qu’il faut - Répondent en fonction de leur
retenir. mémoire et compréhension Deux élèves de la classe de
première Kombaté et Laré
Apprécie les apprentissages - Notent ne s’entendent pas sur les
construits des élèves différentes formes de
- Posent des questions logique. Pour Kombaté, la
Présente la trace écrite en faisant le logique se reduit à la
lien entre la situation proposée et les coherence du discours, à
productions des élèves ; l’agencement des
propositions. Quant à Laré,
la coherence du discours ne
suffit pas. Il faut tenir
également compte du
contenu du discours.
Après avoir justifié
chaque position, montrez-
leur ce qu’est la
LOGIQUE.
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
IV-Les différentes formes de logiques
1- La logique formelle
On considère que la vérité reste liée à une cohérence, celle des propositions entre elle. Donc est logique et
vrai ce qui est cohérent, ce qui s’accorde avec d’autres propositions. La logique reste donc formelle parce
qu’elle ne tient compte que de la manière dont sont liée entre elle les propositions ou de l’accord de la
pensée avec elle-même. Par exemple si je dis mon chat est plus gros qu’une panthère, une panthère est
plus grosse qu’un tigre donc mon chat est plus gros qu’un tigre. Ce raisonnement est vrai et logique du
point de vu formelle car si A supérieur B et B supérieur à C donc A est supérieur à C. L’incohérence
dans les discours est rejetée. C’est ainsi que Parménide a soumis la raison au principe de non
contradiction afin d’éliminer l’incohérence : « l’être est le non être n’est pas ».Le sens commun tient
19
aussi pour vrai ce qui découle d’un bon raisonnement. Les Sophistes savaient dans ce sens séduire le
public par leur discours. La seule condition pour qu’un discours soit vrai, selon les logiciens, c’est qu’il
soit formellement valide, cohérent ou non-contradictoire : « La vérité formelle consiste simplement dans
l’accord de la connaissance avec elle-même. » (E. Kant). En d’autres termes, en logique, la forme est
autonome et la cohérence n’est en aucun cas liée au fond ou au contenu de la pensée encore moins à
l’expérience. Le raisonnement logique emprunte des détours, « circule à travers des concepts » en
transférant la vérité des prémisses à la conclusion. ce syllogisme d’Aristote le montre bien : Tous les
hommes (X) sont mortels (Y).
Or Socrate (Z) est un homme. Donc Socrate est mortel. Il revient à cette transcription formelle : X=Y. Or
Z=X. Donc Z=Y. Dans cette dernière proposition, X a une valeur inconnue, quelconque. Il est supposé
que la certitude ne peut être obtenue que par la logique. En conséquence, la logique est une « idée pure »
(Hegel), un récipient ou réceptacle indifférent à son contenu, raison pour laquelle le mathématicien et
philosophe suisse Ferdinand Gonseth (1890- 1975) la qualifie de « physique de l’objet quelconque. »
B. La logique matérielle.
Le discours vrai est un discours qui décrit ou reflète la réalité. Ce qui implique qu’un discours formel,
c’est un discours vide de sens, stérile et indépendant des faits, des choses, de la réalité et de la vérité. En
conséquence, la vérité n’est pas dans la pensée mais dans ce qui existe et en cela un discours qui veut
atteindre la vérité doit tenir compte de la matérialité, des faits. C’est pourquoi Saint THOMAS d’Aquin
déclare : « la vérité est l’adéquation entre l’intelligence et la chose ». KANT le disait aussi en ces termes :
« une connaissance est fausse quand elle ne concorde pas avec l’objet auquel il se rapporte ». La vérité se
confond alors avec la réalité. Elle est une copie de la réalité, d’où selon William JAMES, « une idée vraie
doit être la copie de la réalité correspondante ». Disons de même avec BOSSUET que « le vrai, c’est ce
qui est ; le faux, c’est ce qui n’est pas ». (Exemple de faux syllogisme : tout oiseau vole la chauve-souris
vole donc elle est un oiseau).
Il apparait ainsi que la vérité n’est pas une dimension purement formelle mais un reflet du concret.
Toutefois, il faut savoir que dans l’élaboration de la vérité, faut être la cohérence et aussi réaliste. Il faut
prendre à la fois en compte la forme et le contenu, le discours et la réalité
NB : La validité du raisonnement repose sur la norme formelle et la norme matérielle.
Moment didactique et durée : Institutionnalisation (trace écrite de la leçon par le prof.)
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
1. Dans la saisie de la vérité formelle, le critère de cohérence est pertinent et nécessaire. Cependant, il
reste insuffisant pour déterminer ou pour accéder à la vérité. Il faut alors constamment recourir à la
vérification et donc à la confrontation de l’idée d’avec la réalité
Moment didactique et durée : Remédiation éventuelle en séance
Propose des exercices de - Résolvent les exercices,
remédiation selon les résultats du - Posent des questions Enoncés des exercices de
réinvestissement/ travaux dirigés. - Notent remédiation
Moment didactique et durée : Évaluation (formative)
Propose des exercices d’évaluation. Cherchent et résolvent les exercices Enoncés des exercices
d’évaluation. d’évaluation :
Enoncé :
1. Quelle différence y’a-t-il
entre y’a-t-il entre la
logique formelle et la
logique matérielle ?
20
Moment didactique et durée : Réinvestissement/ travaux dirigés
Propose des exercices de - Résolvent les exercices, Enoncés des exercices de
remédiation selon les résultats - Posent des questions remédiation
obtenus au cours de l’évaluation - Notent
Activités des élèves
Support de travail,
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail
matériel,
des élèves)
Donne des exercices d’application - Résolvent les exercices, Exercices diversifiés sur
pour : - Posent des questions l’ensemble de la leçon ou
- vérifier l’acquisition des connaissances - Notent de la séance :
- stabiliser les acquis 1)la cohérence du discours
Donne des exercices pour suffit-elle pour déterminer
consolider les acquis la vérité ?
Note les éventuelles difficultés des
élèves
21
FICHE PEDAGOGIQUE N° 6
Nombre de séances :
Séquence n° :
Durée d’une séance en
générale : 50minx2
Supports didactiques principaux
:
Prérequis :
Usage des instruments :
Compétence terminale : Conduire une analyse et une argumentation rigoureuse sur les questions
épistémologiques liées à la connaissance et la raison.
Thème n°2 : La connaissance et la raison
Leçon n°5 : Logique et mathématiques
Séquence n°6 : L’origine des êtres mathématiques
Nombre de séances : 1
Durée d’une séance en générale : 2h
Supports didactiques principaux :
-Manuels de philosophie
-Fiche pédagogique de l’enseignant, cahier d’activités de l’élève
-L’internet
-Sujets de réflexion
Prérequis : les différentes formes de logiques
Usage des instruments :
Capacités Contenus
-Définir les êtres mathématiques Origine des êtres mathématiques
-Exposer les différentes théories sur
l’origine des êtres mathématiques
Situation d’apprentissage : 1
Une discution oppose les elève Douti et Larba sur l’origine des êtres mathématiques. Pour Douti, les
êtres les êtres mathématiques, proviennent de l’expérience sensible, des faits, de la réalité. Larba estime
que certains êtres mathématiques n’ont aucun rapport avec ce qui est concret ; ils sont l’œuvre de pure
création de l’esprit, de la raison.
Après avoir justifié chaque position, aide les à résoudre ce problème
Texte d’illustration
« En énonçant que les mathématiques « ne sont pas de la terre », je n’ai jamais voulu dire
que les structures qu’on n’y définie ne sont qu’un échafaudage artificiel sans rapport avec
la nature des choses. J’ai voulu dire (ce qui me parait compatible avec le peut que je sais de
l’histoire des sciences) que si l’on veut définir les « bonnes structures celles qui rendent
compte de la « nature des choses », il importe de briser avec la première apparence dans
laquelle ces choses se font connaitre, et j’ai appelé métaphoriquement « la terre ». Je ne
dirais donc pas de MARGOT qu’elle a « rencontré trois capitaines ». NON ! elle a rencontré
des capitaines. Elle les a comptés. Ils étaient trois. Il n’y a plus de raison de rencontrer trois
capitaines que de rencontrer un anneau de Boole ! la seule différence est que nous savons
compter depuis très longtemps et que, pour ce qui est des petits nombres entiers, nous
imaginons les voir dans les objets qu’ils démontrent. Et pour peu que le langage s’en mêle
nous voici en pleine confusion. Quant à la question de savoir qu’elle est se lien entre « ciel
22
et terre » et comment le designer, elle n’a plus d’intérêt que celle qui consisterait à se
demander « ou diable est passée la grammaire du français quand je parle anglais ? » Ad
Hoc si ça vous chante. Tout ceci pour dire qu’il importe d’apprendre à penser comme réels,
bien qu’ils ne le soient pas à la manière des cloues ou des hiboux, ces sortent d’objets qui
n’ont de statut que rationnels et ne sont accessibles que dans le ; système des possibilités
réglée, ouvertes par des relations, qui les définissent. »
Jean Toussaint DESANTI
Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
. Ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions posées, lecture
des textes proposés, etc.
. L’intérêt de la situation : mobilisation des arguments sur les positions relatives à l’origine des êtres
mathématiques.
. Méthodologie de travail : travail individuel et échange en groupe
Déroulement :
Moment didactique et durée : Remobilisation des prérequis ou évaluation diagnostique
(éventuellement)
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail Support de travail, matériel,
des élèves)
Le professeur propose des Exercices de contrôle des prérequis :
exercices de contrôle des Les élèves résolvent
prérequis : 1) Qu’est ce qui différencie la
logique formelle de la logique
matérielle ?
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
La logique formelle se fonde sur la cohérence du discours alors que la logique matérielle se fonde sur le
contenu du discours
Moment didactique et durée : Présentation de la situation
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
- Le professeur fait lire un élève Des élèves lisent et écoutent, Enoncé de la situation :
-Il s’assure que tous les élèves posent des questions…
écoutent Une discution oppose les elève Douti et
- il indique ce que les élèves Larba sur l’origine des êtres
peuvent utiliser comme mathématiques. Pour Douti, les êtres les
instruments, supports… êtres mathématiques, proviennent de
l’expérience sensible, des faits, de la
réalité. Larba estime que certains êtres
mathématiques n’ont aucun rapport avec
ce qui est concret ; ils sont l’œuvre de
pure création de l’esprit, de la raison.
Après avoir justifié chaque position, aide
les à résoudre ce problème
23
Moment didactique et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche et de
l’organisation du travail
Activités des élèves
tivités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
Demande à des élèves : - Les élèves reformulent, et Enoncé de la situation
- de préciser la définition de la répondent aux questions du
philosophie professeur, posent des Une discution oppose les elève Douti et
questions, …. Larba sur l’origine des êtres
- d’identifier les différentes mathématiques. Pour Douti, les êtres les
positions de Douti et Larba - Ils identifient la tâche et êtres mathématiques, proviennent de
Vérifie que les élèves ont bien doivent comprendre les l’expérience sensible, des faits, de la
identifié la commande : ils ont consignes réalité. Larba estime que certains êtres
réussi à énoncer le problème. mathématiques n’ont aucun rapport avec
ce qui est concret ; ils sont l’œuvre de pure
création de l’esprit, de la raison.
Après avoir justifié chaque position, aide
les à résoudre ce problème
Moment didactique et durée : Résolution du problème (individuellement puis en groupes)
Activités des élèves
ctivités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel
travail des élèves)
- Précise que chaque élève doit Ils résolvent le problème Enoncé de la situation
d’abord essayer de résoudre individuellement puis en
individuellement (entre 5 et petits groupes Une discution oppose les elève Douti et
10mn) - ils entrent dans une Larba sur l’origine des êtres
- Contrôle les productions des démarche d’investigation : mathématiques. Pour Douti, les êtres les
élèves et les encourage, essais, conjectures, êtres mathématiques, proviennent de
- observe et repère les ajustement, vérification l’expérience sensible, des faits, de la
différentes procédures et les - ils communiquent entre eux réalité. Larba estime que certains êtres
difficultés des élèves de (idées, procédures…), mathématiques n’ont aucun rapport avec
manière à organiser la phase de débattent, dégagent une ce qui est concret ; ils sont l’œuvre de
synthèse position du groupe sur la pure création de l’esprit, de la raison.
- les oriente si nécessaire sans procédure et les résultats Après avoir justifié chaque position, aide
fournir une solution les à résoudre ce problème
- chaque groupe prépare une
synthèse de son travail
Moment didactique et durée : Synthèse et bilan du travail
Activités des élèves
tivités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
- Demande à un groupe de - un élève du groupe présente Une discution oppose les elève Douti et
24
présenter son travail Larba sur l’origine des êtres
- Instaure les débats - les membres des autres mathématiques. Pour Douti, les êtres les
- fait le point groupes réagissent en prenant êtres mathématiques, proviennent de
position l’expérience sensible, des faits, de la
réalité. Larba estime que certains êtres
- posent des questions mathématiques n’ont aucun rapport avec
ce qui est concret ; ils sont l’œuvre de
pure création de l’esprit, de la raison.
Après avoir justifié chaque position, aide
les à résoudre ce problème
Moment didactique et durée : Institutionnalisation (trace écrite de la leçon par le professeur)
Activités des élèves
ctivités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
Demande aux élèves ce qu’il - Répondent en fonction de
faut retenir. leur mémoire et Une discution oppose les elève Douti et
compréhension Larba sur l’origine des êtres
Apprécie les apprentissages mathématiques. Pour Douti, les êtres les
construits des élèves - Notent êtres mathématiques, proviennent de
l’expérience sensible, des faits, de la
Présente la trace écrite en - Posent des questions réalité. Larba estime que certains êtres
faisant le lien entre la mathématiques n’ont aucun rapport avec
situation proposée et les ce qui est concret ; ils sont l’œuvre de
productions des élèves ; pure création de l’esprit, de la raison.
Après avoir justifié chaque position, aide
les à résoudre ce problème
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
VI- L’origine des êtres mathématiques
On entend par êtres mathématiques les figures, les signes, les chiffres, les symboles qui servent à faire des
opérations mathématiques. C’est l’ensemble des outils dont se servent les mathématiques dans leurs
opérations.
1. La thèse des empiristes
Pour les empiristes, les notions mathématiques, comme toutes nos connaissances en général, sont
directement tirées de l’expérience sensible. Et les mathématiques sont une science d’observation. Elles
sont issues des objets perceptibles. Les mathématiques proviennent de l’expérience sensible, des faits, des
objets observables. C’est précisément ce que John STUART-MILL dit quand il affirme que : « Les
points, les lignes, les cercles que chacun a dans son esprit sont des simples copies des points, des lignes,
des cercles qu’il a connus dans l’expérience ». Par conséquent, nos compétences mathématiques
dépendent des prismes de nos organes de sens.
Pour les empiristes, la surface du lac a suggéré l’idée du plan ; le fil à plomb est à l’origine de l’idée de
ligne droite ; le soleil et la lune, donnent l’idée du cercle ; le tronc d’arbre, celle du cylindre. Ainsi, selon
Henri POINCARE : « s’il n’y avait pas de corps solides dans la nature, il n’y aurait pas de géométrie ».
Les propos du mathématicien Hermite de STIELJES confirment cette thèse empiriste : Je crois que les
nombres et les fonctions de l’analyse ne sont pas le produit arbitraire de notre esprit ; je pense qu’ils
existent en dehors de nous et nous les rencontrons et les découvrons et les étudions comme les physiciens,
25
les chimistes... L’expérience a été donc le point de départ des êtres mathématiques. POINCARE dira
« s’il n’y avait pas de corps solide dans la nature, il n’y aurait pas de géométrie ». Les mathématiques, de
ce qui précède, sont tirées de l’observation des corps, des phénomènes solides dans l’expérience sensible
à travers nos organes sensoriels. N’est-pas une telle conception que les rationalistes contestent ?
2. La thèses des rationalistes (idéalistes)
Contrairement à ce que pensent les empiristes, les idéalistes ou les rationalistes estiment que les notions
mathématiques ne sont pas des choses perçues par nos sens qui nous trompent. Pour eux les
mathématiques n’ont rien avoir avec le monde sensible. Elles sont une construction de l’esprit, de la
raison, des idées. C’est dans cette logique que PLATON opposait le monde des faits au monde des idées
ou des Essences éternelles. De cette opposition, PLATON révèle que les mathématiques sont une science
abstraite qui a pour rôle d’élever l’esprit au-dessus des expériences, des opinions. On comprend pourquoi
il avait affiché cet écriteau au fronton de son école l’Académie : « Nul n’entre ici s’il n’est géomètre ».
Les mathématiques appartiennent de ce fait au monde intelligible. Cette conception se retrouve par
ailleurs chez DESCARTES, LEIBNIZ qui soutiennent que l’homme vient au monde avec des
connaissances mathématiques enfuies dans son âme. Pour DESCARTES particulièrement les notions
mathématiques sont des idées innées.
Ils sont une invention de la pensée. Par exemple, les notions trigonométriques, comme Sinus et Cosinus,
développées par Jean KEPLER, les nombres imaginaires (i^2=1), ainsi que les nombres entiers naturels,
décimaux ne se rencontrent nulle part dans la nature. Ils sont une invention de la raison et c’est en cela
qu’ils sont vrais. C’est pourquoi Edmond GOBLOT écrit dans son Traité de logique : « Les
mathématiques n’ont besoin pour être vraies que leurs objets soient réels, le mathématicien construit, sans
autre instrument que la pensée, une science dont les objets n’ont de réalité que dans sa pensée ». Cette
idée se vérifie par les nombres fractionnels, les racines carrées, les théorèmes, les postulats, les axiomes.
Ainsi, on peut dire que les mathématiques sont l’œuvre de l’esprit. Toutefois, il faut remarquer qu’on ne
saurait négliger la part des sens, de l’expérience sensible dans l’élaboration des mathématiques. Les
mathématiques sont de ce fait issues à la fois de l’observation et de l’esprit, d’où la théorie opératoire.
3. La thèse opératoire : les êtres mathématiques comme produit de l’expérience et raison
Les mathématiques ne proviennent pas aveuglement de l’expérience sensible ; elles ne sont pas non plus
une pure production de la raison ou de la pensée pure. Elles sont à la fois un produit de l’expérience
sensible et de la raison. Les mathématiques sont alors une idéalisation du réel et une matérialisation de
l’idée. Selon KANT : « les êtres mathématiques ne sont pas des formes de la réalité mais des
constructions de notre esprit mesurant et calculant sur la réalité ». De son côté Edmond GOBLOT
montre que « les mathématiques sont nées avec l’expérience mais elles n’en sont pas moins
indépendantes des faits et n’ont besoin pour être vraies que leurs objets soient réels ». Il est donc net que
les êtres mathématiques ne proviennent ni exclusivement de l’expérience sensible, ni exclusivement de la
raison, donc de l’esprit pur. Elles sont des symboles opératoires. Jean TOUSSAINT DESANTI avait
montré que les mathématiques ne sont au bout du compte « ni du ciel, ni de la terre ». La géométrie par
exemple n’est pas née de la simple contemplation des figures concrètes ou des Essences idéales ; elles
sont issues de l’arpentage :techniques de mesure de la terre en Egypte. Bien qu’ils proviennent de la
raison, les êtres mathématiques sont nés à partir des activités pratiques.
Activités des élèves
Support de travail,
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail
matériel,
des élèves)
Donne des exercices - Résolvent les exercices, Exercices diversifiés sur
d’application pour : - Posent des questions l’ensemble de la leçon ou
- vérifier l’acquisition des - Notent de la séance :
connaissances 1)Qu’appelle-t-on être
- stabiliser les acquis mathématique
Donne des exercices pour 2) Les êtres
consolider les acquis mathématiques sont-ils
Note les éventuelles issus de l’expérience ou
difficultés des élèves de la raison ?
26
Moment didactique et durée : Institutionnalisation (trace écrite de la leçon par le prof.)
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
1. On entend par êtres mathématiques les figures, les signes, les chiffres, les symboles qui servent à faire
des opérations mathématiques
2- Les mathématiques ne proviennent pas aveuglement de l’expérience sensible ; elles ne sont pas non
plus une pure production de la raison ou de la pensée pure. Elles sont à la fois un produit de l’expérience
sensible et de la raison. Les mathématiques sont alors une idéalisation du réel et une matérialisation de
l’idée.
Moment didactique et durée : Remédiation éventuelle en séance
Propose des exercices de - Résolvent les exercices,
remédiation selon les - Posent des questions Enoncés des exercices de remédiation
résultats du - Notent
réinvestissement/ travaux
dirigés.
Moment didactique et durée : Évaluation (formative)
Propose des exercices Cherchent et résolvent les Enoncés des exercices d’évaluation :
d’évaluation. exercices d’évaluation.
Enoncé :
2. Quelle différence y’a-t-il entre y’a-t-il
entre la logique formelle et la logique
matérielle ?
Moment didactique et durée : Réinvestissement/ travaux dirigés
Propose des exercices de - Résolvent les exercices, Enoncés des exercices de remédiation
remédiation selon les - Posent des questions
résultats obtenus au cours - Notent
de l’évaluation
Moment didactique et durée : Remédiation éventuelle en séance
Propose des exercices de - Résolvent les exercices,
remédiation selon les - Posent des questions Enoncés des exercices de remédiation:
résultats du - Notent
réinvestissement/ travaux
dirigés.
TRACE ECRITE :
Moment didactique et durée : Évaluation (formative)
Propose des exercices Cherchent et résolvent Enoncés des exercices d’évaluation :
d’évaluation. les exercices
27
d’évaluation. Enoncé :
Moment didactique et durée : Réinvestissement/ travaux dirigés
Propose des exercices de - Résolvent les exercices, Enoncés des exercices de remédiation
remédiation selon les - Posent des questions
résultats obtenus au cours - Notent
de l’évaluation
FICHE PEDAGOGIQUE 7
Discipline : Philosophie
Classes : Tles A4 et CD
Compétences terminales : Conduire une analyse et une argumentation rigoureuse sur les
questions épistémologiques liées à la connaissance et à la raison.
Thème n°2: CONNAISSANCE ET RAISON
28
Nombre de séances:
Durée de la séance : 2h
Supports didactiques principaux :
- Fiche pédagogique de l’enseignant,
- cahier d’activités de l’élève
Prérequis : Communication cybernétique, les fonctions du langage.
Capacités Contenu
VII- LA CRISE DES GEOMETRIES
1- La géométrie euclidienne : caractère absolu
des êtres mathématiques
- Exposer le caractère, apparemment 2- La crise des géométries : le relativisme des
absolu des mathématiques (Euclide) vérités mathématiques
- Montrer la relativité des
mathématiques à partir des - LOBATCHEVSKI
géométries non-euclidiennes
- RIEMANN
- HILBERT
Situations d’apprentissage : (Enoncé)
Tu as été témoin d’une discussion entre Kévin et Kouyakoutouli sur le chemain du champ. Kévin
affirme que les êtres mathématiques sont éternels. Or, pour Kouyakoutouli, les vérités
mathématiques ne sont pas absolues, elles sont relatives. A travers une production, départage-les .
Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
• Ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions posées,
lecture attentive et examen des sujets de réflexion, etc.
• L’intérêt de la situation : mobilisation des arguments relatifs aux différentes positions sur la nature
des êtres mathématiques.
• Méthodologie de travail : travail individuel et échange en groupe
Déroulement :
Moment didactique et durée : Remobilisation de prérequis ou évaluation diagnostique (éventuellement)
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités Support de travail, matériel,
de travail
des élèves)
29
Exercices de contrôle des
Le professeur propose prérequis :
des exercices
Les élèves résolvent Cite les trois théories qui
de contrôle des
prérequis ……… interviennent dans le fondement des
êtres mathématiques.
Trace écrite : Corrigés des exercices de contrôle
Les trois théories qui interviennent dans le fondement des êtres mathématiques sont:
la théorie empiriste, la théorie idéaliste et rationaliste et la théorie opératoire .
Moment didactique et durée : Présentation de la situation
Activités des
élèves
(Tâches et
Activités du professeur Support de travail, matériel,
modalités de
travail des
élèves)
- Le professeur fait lire un Énoncé de la situation
élève
-Il s’assure que tous les Tu as été témoin d’une discussion entre Kévin
Des élèves lisent et Kouyakoutouli sur le chemain du champ.
élèves écoutent
et écoutent, Kévin affirme que les êtres mathématiques sont
- il indique ce que les
posent éternels. Or, pour Kouyakoutouli, les vérités
élèves
des questions, … mathématiques ne sont pas absolues, elles sont
peuvent utiliser comme
instruments, relatives. A travers une production, départage-
supports………… les.
Moment didactique et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche et de
l’organisation du travail
Activités des élèves
(Tâches et modalités
Activités du professeur Support de travail, matériel,
de travail
des élèves)
30
▪ Demande à des élèves :
-Les élèves
- de préciser les données
reformulent, et Enoncé de la situation :
ou
répondent aux Tu as été témoin d’une discussion entre
les positions de la
questions du Kévin et Kouyakoutouli sur le chemain du
situation
professeur, posent des champ. Kévin affirme que les êtres
d’apprentissage
questions, …. mathématiques sont éternels. Or, pour
- de reformuler la tâche
- Ils identifient la tâche Kouyakoutouli, les vérités mathématiques
et les consignes
et doivent ne sont pas absolues, elles sont relatives. A
Vérifie que les élèves ont
comprendre les travers une production, départage-les.
bien
consignes
identifié la commande
Moment didactique et durée : Résolution du problème (individuellement puis en groupes)
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
- Précise que chaque élève Ils résolvent le problème
doit d’abord essayer de individuellement puis en
résoudre individuellement petits groupes Enoncé de la situation
(entre 5 et
10mn) - ils entrent dans une Tu as été témoin d’une discussion
- Contrôle les productions démarche d’investigation : entre Kévin et Kouyakoutouli sur le
des élèves et les essais, conjectures, chemain du champ. Kévin affirme
encourage, ajustement, vérification que les êtres mathématiques sont
- observe et repère les - ils communiquent entre éternels. Or, pour Kouyakoutouli, les
différentes procédures et eux (idées, procédures…), vérités mathématiques ne sont pas
les difficultés des élèves de débattent, dégagent une absolues, elles sont relatives. A
manière à organiser la position du groupe sur la travers une production, départage-
phase de synthèse procédure et les résultats les.
- les oriente si nécessaire - chaque groupe prépare
sans fournir une solution une synthèse de son travail
Moment didactique et durée : Synthèse et bilan du travail
Activités des élèves
Activités du
(Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
professeur
travail des élèves)
31
- Demande à un - un élève du groupe Enoncé de la situation :
groupe de présente Tu as été témoin d’une discussion entre Kévin et
présenter son - les membres des autres Kouyakoutouli sur le chemain du champ. Kévin
travail groupes réagissent en affirme que les êtres mathématiques sont
- Instaure les prenant éternels. Or, pour Kouyakoutouli, les vérités
débats position mathématiques ne sont pas absolues, elles sont
- fait le point - posent des questions relatives. A travers une production, départage-les.
Moment didactique et durée : Institutionnalisation (trace écrite de la leçon par le professeur)
Activités des
élèves
Activités du professeur (Tâches et Support de travail, matériel,
modalités de
travail des élèves)
Demande aux élèves ce qu’il Enoncé de la situation :
- Répondent en
fait retenir.
fonction de leur Tu as été témoin d’une discussion entre Kévin
Apprécie les apprentissages
mémoire et et Kouyakoutouli sur le chemain du champ.
construits des élèves Kévin affirme que les êtres mathématiques
compréhension
Présente la trace écrite en
- Notent sont éternels. Or, pour Kouyakoutouli, les
faisant le lien entre la
- Posent des vérités mathématiques ne sont pas absolues,
situation proposée et les elles sont relatives. A travers une production,
questions
productions des élèves ; départage-les.
Trace écrite : Corrigés des exercices de contrôle
VII- LA CRISE DES GEOMETRIES
1- La géométrie euclidienne : caractère absolu des êtres mathématiques
La géométrie euclidienne a connu un essor spectaculaire jusqu’au 19è siècle.
Durant tout ce temps, les vérités mathématiques étaient considérées comme
des connaissances immuables et absolue. Les axiomes et les postulats
d’Euclide était considérés comme certains et évidents. Toujours dans
l’antiquité, Platon estimait aussi que les réalités mathématiques sont
éternelles. Au 17è siècle, Descartes pensait également que les
32
mathématiques sont certaines. Il dit : « Je me plaisais surtout aux
mathématiques à cause de la rigueur et de la certitude de leur raison ».
2- La crise des géométries : le relativisme des vérités mathématiques
Après le 19è siècle, géométrie euclidienne a commencé par montrer des
insuffisances. D’où la naissance de la géométrie non-euclidienne. Beaucoup
de personnes ont réfuté les postulats et les axiomes d’Euclide :
- LOBATCHEVSKI
En 1832, le mathématicien russe Lobatchevski réfute le postulat d’Euclide. Il
dit : « Par un point O, pris en dehors d’une droite (∆), on peut faire passer
plusieurs droites parallèles à (∆) ». De lui nait la notion de droites
confondues. Et selon lui, « La somme des angles d’un triangle est toujours
inférieure à 180° ». Car pour lui, l’espace présente une courbure négative.
A
(∆’) (∆)
O.
(∆’)
B C (∆’’)
ABC < 180°
- RIEMANN
En 1851, le mathématicien allemand soutien à l’opposé de Lobatchevski et
contrairement à Euclide que « Par un point O, pris en dehors d’une droite (∆),
on ne peut faire passer aucune droite parallèle à (∆) ». Chez lui, l’espace
présente une courbure positive, par conséquent, « La somme des angles d’un
triangle est toujours supérieure à 180° ».
A (∆)
o.
33
B
ABC > 180°
Le mathématicien allemand HILBERT a montré que l’axiome d’Euclide est
insuffisant. Il a montré que « le tout peut être inférieur, égal ou supérieur à la
partie ». Tout ceci montre que les vérités mathématiques ne sont pas
absolues. Elles sont relatives. Elles dépendent d’un système à un autre, d’une
époque à une autre. Ceci amène BOULIGAND à dire que « La pluralité des
systèmes de géométrie atteste qu’il n’y a pas en mathématique des vérités
absolues ». On assiste donc avec cette pluralité des systèmes mathématiques
au déclin des absolus mathématiques.
Moment didactique et durée : Réinvestissement/ travaux dirigés
Activités des élèves
(Tâches et modalités
Activités du professeur Support de travail, matériel,
de
travail des élèves)
▪ Donne des exercices
d’application pour :
- vérifier l’acquisition
des
- Résolvent les Exercices de contrôle
connaissances
exercices, Donne deux exemples qui montrent
- stabiliser les acquis
- Posent des questions que les vérités mathématiques sont
▪ Donne des exercices
- Notent provisoires
pour
consolider les acquis
▪ Note les éventuelles
difficultés des élèves
Trace écrite : Corrigés des exercices de contrôle
34
Reponses aux questions
- En 1832, le mathématicien russe Lobatchevski réfute le postulat d’Euclide. Il dit : « Par
un point O, pris en dehors d’une droite (∆), on peut faire passer plusieurs droites
parallèles à (∆) ». De lui nait la notion de droites confondues. Et selon lui, « La somme
des angles d’un triangle est toujours inférieure à 180° ». Car pour lui, l’espace présente
une courbure négative.
- En 1851, le mathématicien allemand soutien à l’opposé de Lobatchevski et
contrairement à Euclide que « Par un point O, pris en dehors d’une droite (∆), on ne peut
faire passer aucune droite parallèle à (∆) ». Chez lui, l’espace présente une courbure
positive, par conséquent, « La somme des angles d’un triangle est toujours supérieure à
180° ». Tout ceci montre qu’il n’y a pas de théorie absolue en science.
Moment didactique et durée : Remédiation éventuelle en séance
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
35
36
FICHE PEDAGOGIQUE N° 8
Nombre de séances :
Séquence n° :
Durée d’une séance en
générale : 50minx2
Supports didactiques principaux
:
Prérequis :
Usage des instruments :
Déroulement :
Capacités Contenus
-Nommer les caractéristiques des mathématiques. VIII. Rôle et valeur des mathématiques
-Montrer le rôle que jouent les mathémathiques dans dans la formation du réel
la connaissance du réel. 1-les caractéristiques des
-Exposer la valeur des mathématiques dans les mathématiques.
autres domaines de connaissance. 2-Rôle des mathématiques dans la
-Identifier les limites des mathématiques. connaissance du réel.
3-Valeur des mathématiques .
4-Limites des mathémathiques
Situation d’apprentissage
Parlant du rôle des mathématiques,les élèves KOMBATE et LARE ne s’entendent pas.
Pour KOMBATE,les mathématiques étant une science purement abstraite ,elles ne
s’appliquent pas au réel.Pour LARE cependant,les mathématiques s’appliquent
effectivement au réel et jouent un rôle important dans la formation des autres sciences. Il
précise cependant que les mathématiques connaissent des limites.
A partir de ce texte, faites ressortir les différentes positions.
Stratégies pédagogiques et choix didactiques :
. Ce qui est attendu des élèves : participation active, prise de note, réponses aux questions
posées, lecture des textes proposés, etc.
. L’intérêt de la situation :
. Méthodologie de travail :
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail
des élèves)
Le professeur propose des Exercices de contrôle des
37
exercices de contrôle des Les élèves résolvent prérequis :
prérequis: - quelles sont les
caractéristiques des
mathématiques ?
- les mathématiques
s’appliquent-elles ou non
au réel ?
-quel est l’apport des
mathématiques dans la
formation des autres
sciences ?
-faites ressortir les limites
des mathématiques.
Déroulement :
Moment didactique et durée : Remobilisation des prérequis ou évaluation diagnostique
(Éventuellement)
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
-les mathématiques sont:objectives ,symboliques ,logiques,précises,exactes,applicables.
-les mathématiques pour certains ne s’appliquent pas au réel parce qu’elles sont purement absraite et
symbolique.
-les mathématiques pour d’autres s’appliquent au réel. Les mathématiques sont pratiques.
-les mathématiques jouent un rôle important dans la formation des autres sciences. Elles sont un langage
pour la physique par exemple.
-les mathématiques connaissent des limites dans la traduction de certaines réalités.les sentiments et
émotions par exemple.
Moment didactique et durée : Présentation de la situation
Activates des levees Support de travail,
Activates du professor (Teaches et modalities de materiel,
travail des éleves)
- Le professeur fait lire un Des élèves lisent et écoutent, Enoncé de la situation:
élève posent des questions…
- Il s’assure que tous les élèves
écoutent
- Il indique ce que les élèves
peuvent utiliser comme
instruments; support
Activités des élèves Support de travail,
Activités du professeur (Tâches et modalités de travail des matériel,
élèves)
38
- Précise que chaque élève doit Ils résolvent le problème Enoncé de la situation:
d’abord essayer de résoudre individuellement puis en petits -
individuellement (entre 5 et 10mn) groupes
- Contrôle les productions des élèves - ils entrent dans une démarche
et les encourage, d’investigation : essais,
- observe et repère les différentes conjectures, ajustement,
procédures et les difficultés des vérification
élèves de manière à organiser la - ils communiquent entre eux
phase de synthèse (idées, procédures…), débattent,
- les oriente si nécessaire sans fournir dégagent une position du groupe sur
une solution la procédure et les résultats
- chaque groupe prépare une
synthèse de son travail
Activités des élèves Support de travail,
Activités du professeur (Tâches et modalités de matériel,
travail des élèves)
Demande à des élèves de: - Les apprenants répondent aux Enoncé de la situation:
-retrouver les deux formes de questions du professeur, posent
pensée ou explication ayant des questions… -
prévalu en Grèce Antique.
- Ils identifient la tâche et
Vérifie que les apprenants ont doivent comprendre les
bien consignes -
identifié les deux modes de pensée
ayant prévalu en Grèce Antique.
Moment didactique et durée : Appropriation de la situation, compréhension de la tâche
et de l’organisation du travail
Moment didactique et durée : Résolution du problème (individuellement puis en groupes)
Moment didactique et durée : Synthèse et bilan du travail
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
- Demande à un groupe de présenter - un élève du groupe présente Enoncé de la situation:
son travail - les membres des autres
- Instaure les débats groupes réagissent en
- fait le point prenant position
- posent des questions
Moment didactique et durée : Institutionnalisation
39
Activités des élèves
Activités du professeur (Tâches et modalités de Support de travail, matériel,
travail des élèves)
Demande aux élèves ce qu’il - Répondent en fonction de Enoncé de la situation:
faut retenir. leur mémoire et
compréhension
Apprécie les apprentissages
construits des élèves - Notent
Présente la trace écrite en faisant le - Posent des questions
lien entre la situation proposée et les
productions des élèves ;
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
VIII-Rôle et Valeur des mathématiques dans la connaissance du réel.
A-Caractéristique des mathématiques
-Montrer les caractéristiques des mathématiques.
Les mathématiques sont essentiellement caractrisées par l’objectivité,le symbolisme ,l’abstraction, la
structure logique ,l’applicabilité,la précision et l’exactitude.
B-Rôle des mathématiques dans la connaissance du réel
1-Les mathématiques ne s’appliquent pas au réel
-Montrer que les mathématiques ne s’appliquent pas au réel.
Les mathématiques de part leurs caractéristiques -symbolisme et abstraction- ne s’appliquent pas au
réel.Les notions comme cosinus,sinus sont purement abstraite. Les nombres imaginaires comme i 2=-1et
bien d’autres notions mathématiques n’ont aucun lien avec le réel.Jean PIAGET dans cette logique
affirme:«Les nombres imaginaires constituent le schéma d’une opération sans objet.»
Les mathématiques comme science purement abstraite ne s’appliquent point au réel.Le raisonnement
mathématique n’a aucun lien avec ce qui est.Albert EISTEIN affirme:«Pour autant que les mathématiques
sont certaines,elles ne se rapportent pas à la réalité.»
2-Les mathématiques s’appliquent au réel
-Montrer que les mathématiques s’appliquent au réel.
Les mathématiques s’appliquent au réel.l’une des caractristiques des mathématiques citées plus haut est
leur applicabilité. Les mathématiques sont un langage permettant de rendre compte du réel. L’univers
d’après certains est écrit en langage mathématique.GALILEE affirmait:«nul ne saurait comprendre le
grand livre de l’univers s’il ignore la langue qui est la langue mathématique.»
C’est grâce aux calculs mathématiques que LEVERRIER découvre la planète neptune.Les
mathématiques jouent donc un rôle important dans la connaissance du réel.Gaston BACHELARD affirme
:«En réalité ,c’est l’effort mathématique qui forme l’axe de la découverte.»
Les mathématiques s’appliquent au réel parce qu’elles constituent une voie d’accès dans la
connaissance du réel.PYTHAGORE est de cet avis.Il affirmait:«Les nombres gouvernent le monde.»
C-Valeur des mathématiques
1-Valeur des mathématiques dans la formation des autres sciences.
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-Montrer que les mathématiques jouent un rôle dans la formation des autres sciences.
Les mathématiques jouent un rôle important dans la formation des autres sciences.En effet,tout domaine
de connaissance qui se veut science doit nécéssairement se mathématiser.Auguste COMTE
affirmait:«c’est par l’étude des mathématiques et seulement par elles que l’on peut se faire une idée juste
et approfondie de ce qu’est une science.»
Les mathématiques sont un langage pour les autres sciences.Toutes les sciences parlent donc
mathématiques et ne peuvent se passer d’elles.Henri POINCARE dans cette logique affirmait:«le
physicien ne peut se passer des mathématiques. Elles lui fournissent la langue qu’il puisse parler.»
Par leur rigueur et leur exactitude,les mathématiques sont pour tout domaine de connaissance qui se veut
science un modèle parfait.Henri BERGSON affirme:«toute science tend aux mathématiques comme à un
idéal.»
2-Limite des mathématiques
-Montrer les limites des mathématiques.
Les mathématiques connaissent des limites. Elles ne s’appliquent pas à tous les domaines du réel. Les
sciences mathématiques échouent dans l’expression de certaines réalités,notament les réalités
humaines.Blaise PASCAL affirme:«quand j’ai commencé l’étude de l’homme, j’ai vu que les sciences
abstraites ne lui sont pas propre.»
La rationnalité mathématique ne peut traduire certains domaines comme la foi,les sentiments,les
émotions...
Les problèmes de la vie ne se résolvent pas avec les équations mathématiques.Les mathématiques ne
peuvent par exemple rendre compte du dégré de foi d’une personne.Raymond ABELLIO affirmait:«la
pensée logico-déductive est inéfficace dans le domaine de l’action et ne peut non plus rendre compte des
états dits mystiques.»
Moment didactique et durée : Institutionnalisation
Activités du professeur Activités des élèves Support de travail, matériel
(Tâche et modalités de travail
des élève)
Donne des exercices -Résolvent les exercices
d’applications pour : -Posent des questions
-vérifié l’acquisition des -Notent
connaissances
-stabiliser les acquis
Donne des exercices pour
consolider les acquis
Note les éventuelles
difficultés des élèves
TRACE ECRITE : Corrigés des exercices de contrôle
Moment didactique et durée : Remédiation éventuelle en séance
Propose des exercices de - Résolvent les exercices,
remédiation selon les - Posent des questions Enoncés des exercices de remédiation:
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résultats du - Notent
réinvestissement/ travaux
dirigés.
TRACE ECRITE :
Moment didactique et durée : Évaluation (formative)
Propose des exercices Cherchent et résolvent Enoncés des exercices d’évaluation :
d’évaluation. les exercices
d’évaluation. Enoncé :
Moment didactique et durée : Réinvestissement/ travaux dirigés
Propose des exercices de - Résolvent les exercices, Enoncés des exercices de remédiation
remédiation selon les - Posent des questions
résultats obtenus au cours - Notent
de l’évaluation
42
43