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CHAPITRE II : L'ORGANISATION COMPTABLE DE Ed.

PA

I. ORGANISATION MATERIELLE DE LA COMPTABILITE

I.1. OUTILS ET SUPPORTS DE LA COMPTABILITE

Les outils avec lesquels Ed.PA tient sa comptabilité comprennent le manuel de procédures comptables et
administratives, le plan comptable, les chronos, le brouillard de caisse, les dossiers en instance de traitement et le
logiciel de base Excel.

I.1.1. Le manuel de procédures comptables et administratives

Ce manuel décrit les procédures mises en place dans l'entreprise Ed.PA en matière d'organisation comptable, de
traitement de l'information au sein de l'entreprise, et des modes de classement des pièces et documents
comptables et administratifs.

Ce manuel va constituer une référence utile pour appréhender globalement et sans difficulté le système de
traitement de l'information comptable au sein de l'entreprise.

I.1.2. Le plan comptable

Le plan comptable utilisé par l'entreprise est celui du SYSCOA. Compte tenu du fait que les comptes du
SYSCOA ne suffisent pas à l'entreprise pour enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle a procédé à des
subdivisions nécessaires à ses enregistrements. Ces subdivisions concernent les comptes des classes "4" ; "5" ;
"6" ; "7" :

Exemples :

"401101" : Station SHELL

"401128" : Hage Matériaux

"521110" : Bank of Africa (BOA)

"521120" : Banque Atlantique du Burkina (BABF) "604110" : Achat de fer à béton

"604120" : Achat de ciment ou sable "705110" : Construction de bâtiments "705120" : Infrastructures routières

I.1.3. Les chronos

Ce sont des supports conventionnels dans lesquels sont classés chronologiquement les différentes pièces
comptables gardées comme moyen de preuve. Le comptable a créé différents chronos selon ses besoins et selon
les pièces comptables qu'il traite. On distingue par exemple le chrono des produits, le chrono des charges et
règlements, le chrono des salaires, le chrono des déclarations fiscales et sociales, etc.

Il est à rappeler que les pièces comptables contenues dans les chronos doivent être conservées dans l'entreprise
pendant au moins dix (10) ans.

1
I.1.4. Le brouillard de caisse

Le brouillard de caisse est un cahier servant de support pour la tenue de la caisse de menu dépenses. Dans ce
cahier, le comptable note toutes les entrées et les sorties de la caisse de menu dépenses et en tire le solde à la fin
de chaque journée. Il le transmet chaque week-end au DG qui, après vérification de la concordance entre les
fonds entrés et les dépenses faites, approuve ou non.

I.1.5. Le logiciel de base Excel

La saisie des opérations comptables dans les livres de l'entreprise se fait dans un tableau Excel que le comptable
a configuré à cet effet.

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I.2. NATURE DES PIECES JUSTIFICATIVES

Les pièces justificatives qui circulent dans la comptabilité sont de deux (02) ordres ; on distingue les pièces
d'origine externe et celles d'origine interne.

I.2.1. Les pièces d'origine externe

Ce sont :

> Les factures fournisseurs qui permettent de constater les dettes de l'entreprise vis-à-vis de ses fournisseurs.
Elles comprennent:

o Les factures de consommations d'eau, d'électricité, de téléphone ; o Les factures d'achats de fournitures de
bureau ;

o Les factures d'achats de petits matériels et outillages ;

o Les factures de transports sur plis ;

o Les factures d'achat de matériaux de construction ;

o Les factures de locations de matériels et de locaux;

o Les factures des consultants en partenariat avec l'entreprise.

> Les reçues de consommation du carburant utilisé par le personnel dans l'exécution de leurs tâches ;

> Les chèques de règlement des clients : Ces chèques sont établis par les clients en guise de règlement de leurs
dettes ;

> Les documents en provenance de la banque : Ce sont essentiellement :

o les avis de débit qui informent Ed.PA.Sarl des prélèvements opérés sur son compte soit au profit des tiers, soit
au profit de la banque elle-même (frais bancaires, agios, commissions) ;

o les avis de crédit qui informent Ed.PA. Sarl de l'encaissement d'un

chèque remis par le service comptable ou d'un virement reçu ;

2
o les relevés bancaires qui récapitulent les opérations réalisées par le

biais de la banque, ces relevés servent à l'établissement des états de

rapprochements bancaires ;

o Les cautions bancaires ;

o Les bordereaux de versement.

> Les documents en provenance de l'administration fiscale et sociale tels que :

o Les certificats de non engagement ;

o Les copies d'attestation de la CNSS ;

o Les copies d'attestation de la Direction Régionale du Travail et des Lois sociales (DRTLS) ;

o Les certificats de non faillite ;

o Les attestations de situation fiscale, etc.

> Les quittances de règlement;

> Les factures pro forma qui sont des documents établis par les fournisseurs à partir des demandes de prix. Elle
permet de connaître les renseignements sur le prix des articles, les différents modes de paiement, et les délais de
livraison éventuels ;

> Les bons de livraison qui sont des documents établis par les fournisseurs indiquant les références de la
commande, la désignation et la quantité des articles livrés, la date et le numéro du document.

I.2.2. Les pièces d'origine interne

> Les factures à la clientèle (Annexe 3) qui sont des factures fournies aux clients à la fin des prestations rendues
à ceux-ci. Ces factures permettent de faire le point des créances de l'entreprise. Chaque facture définitive porte
les mentions suivantes : les nom et références de Ed.PA, la date d'établissement de la facture, les nom et
références du client, le numéro de la facture, la désignation des travaux ou services, les quantités et les prix.
Enfin, la facture établie est conclue par la fameuse formule « Arrêtée la présente facture à la somme de (montant
de la facture) » ;

> Les décomptes des travaux effectués (Annexe 4) : Ce sont des documents qui permettent à l'entreprise de
réclamer des paiements intermédiaires sur les travaux ou prestations en cours d'exécution en fonction de leur état
d'avancement ;

> Les devis ou factures pro forma ;

> Les chèques de règlement des fournisseurs : Ces chèques sont émis en
règlement de toute facture dont le montant est supérieur à 50 000 FCFA ;

> Les pièces de caisse : Elles servent de pièces comptables et justifient les entrées et sorties de liquidités de la
caisse de menu dépenses. Elles sont de deux types :

o Les pièces de caisse dépense : ce sont des pièces justificatives de sortie de liquidité au bénéfice d'une personne
soit pour effectuer

3
une opération au compte de la société, soit pour régler une dette de la société ;

o Les pièces de caisse recette : elles justifient tout approvisionnement de la caisse de menues dépenses. Sur ces
pièces, le comptable appose sa signature en certifiant avoir reçu, soit un certain montant pour approvisionner la
caisse, ou en cas règlement d'un client

> Les pièces de banque : Elles sont utilisées pour l'émission des chèques et portent les mentions suivantes : la
date, la banque, le N° du chèque, le bénéficière, le montant et le motif du chèque. La pièce est agrafée à la copie
du chèque et classée dans le chrono de banque concerné ;

> Les déclarations Fiscales ou sociales (Annexe 5) qui sont établis et adressés au service des impôts ou à la
CNSS. Ce sont des modèles conçus par l'Administration fiscale ou sociale que Ed.PA se contente de remplir ;

> Les bons de commande : toute commande doit être autorisée par le Directeur Général et fait l'objet d'un bon de
commande valorisé. Ce document donne les caractéristiques principales des articles, précise les quantités et les
prix auxquels ils seront livrés ;

> Les bons de réception qui sont les doubles des bons de livraison signés par le comptable après contrôle des
achats ;

> Les bulletins de paie du personnel ; > Les factures des frais de mission.

II. ORGANISATION FONCTIONNELLE DE LA COMPTABILITE

II.1. LE SYSTEME COMPTABLE UTILISE

Ed.PA utilise le système classique pour la tenue de sa comptabilité. Compte tenu de sa taille et de son niveau
d'activité qui n'est pas très élevé ce système lui permet d'assurer un meilleur suivi de ses opérations.

II.2. LES TÂCHES COMPTABLES

Il s'agit de l'ensemble des opérations régulières que la comptabilité d'une entreprise effectue. A Ed.PA, on
distingue les tâches courantes et les tâches périodiques.

II.2.1. Les tâches courantes

Ce sont des tâches que le comptable accompli au jour le jour ; il s'agit de :

a. La vérification des pièces justificatives

Lorsque les pièces justificatives arrivent au service comptable, elles font l'objet d'une vérification portant sur:

- les montants

- les cachets

- les noms de l'expéditeur et du destinataire

Lorsqu'il décèle des anomalies sur les pièces qu'il vérifie, le comptable procède à leurs corrections auprès des
émetteurs de ces pièces avant leur enregistrement dans la comptabilité.

b. Le recensement et le collage des pièces comptables

4
Après la vérification, les pièces comptables sont classées par date et par nature et sont ensuite collées sur des
papiers.

Exemple: deux reçues d'achat de carburant ayant été consommé le même jour sont collés sur le même papier.

c. Le classement des pièces comptables

Les pièces comptables collées sont ensuite classées dans des chronos par ordre chronologique et par mois. Un
numéro est attribué à chaque pièce afin de faciliter les recherches ultérieures.

d. L'imputation des pièces comptables

Après le classement, le comptable doit rechercher les comptes qui doivent être mouvementés au regard des
informations comptables fournies par les pièces. L'imputation est faite sur des fiches d'imputation comptables
qu'il agrafe sur chaque pièce.

Le but de cette opération est de faciliter l'enregistrement des pièces à l'ordinateur et d'éviter les erreurs.

Exemple : Imputation

Ed.PA. Sarl Fiche Nature de l'opération : Achat Date :


d'Imputation 14/08/2010

Comptable Références de la pièce : 121


N° COMPTES
MONTANTS Descriptions de l'opération Débit
Crédit Débit Crédit
1 186 Achat de barres IPN de 646200
441 80mm
1 500
213 559
28 000
401128 1 429
500

e. La saisie des pièces comptables

Après l'imputation, les pièces comptables sont saisies à la machine sur Excel. La saisie se fait par pièce dans
l'ordre chronologique et suivant les numéros.

Exemple : Saisie de la pièce précédemment imputée :

14/08/10

f.

604110 646200 445200 449200

401128

5
1429500

1186441

1500

213559

28000

Achat de fer

Droit de timbre

Etat, TVA récupérable sur achats

Acompte BIC

Hage Matériaux

(Achat de fer IPN)

Le contrôle des saisies

Une fois les saisies faites, le comptable procède à leur contrôle en faisant le rapprochement avec les fiches
d'imputations comptables. Les éventuelles erreurs de saisie constatées seront corrigées avant l'édition du journal
définitif.

g. La correction des erreurs

Toute erreur non corrigée se répercute dans les documents utilisés ultérieurement et la comptabilité est faussée.
Les erreurs qui n'ont pas pu être décelées lors du contrôle des saisies doivent être corrigées une fois qu'elles sont
décelées.

Les erreurs peuvent être décelées:

v' par leurs conséquences extracomptables par exemple le fait de débiter le compte d'un client de l'entreprise à la
place d'un autre ; ce dernier se plaindra par la suite et l'erreur sera corrigée

v' par l'inégalité des totaux du journal

v' par l'inexactitude de la balance

v' par omission ou par double enregistrement, etc.

Le procédé de l'inscription en négatif est retenu par Ed.PA : Avant d'enregistrer correctement l'opération, le
comptable annule l'écriture erronée faisant jouer en sens identique les mêmes comptes mais en y portant comme
sommes les nombres opposés des nombres primitifs.

h. La tenue de la caisse de menu dépenses

Les dépenses dont le montant est inférieur ou égal à 50.000 FCFA sont réglées par la caisse de menu dépenses.
Le comptable veille à la sécurité de cette caisse et en détient exclusivement les clés.

6
Il effectue à chaque approvisionnement un contrôle de caisse et tout manquant non expliqué est soldé (payé). Le
montant maximal autorisé dans la caisse est de 200.000 FCFA et une procédure de réapprovisionnement est
engagée lorsque le montant des espèces est inférieur ou égal à 15.000 FCFA. Toute fois lorsqu'il y a une dépense
urgente à effectuer la caisse peut être réapprovisionnée sans que le solde n'ait atteint ce minimum.

i. La gestion des stocks

Les stocks sont achetés selon les besoins des travaux dont dispose l'entreprise. Il s'agit essentiellement des stocks
de ciments et autres matériaux de chantier. L'entreprise ne disposant pas encore de magasinier, le comptable est
chargé de la gestion de ces stocks.

j. La gestion des marchés

On distingue les marchés publics relatifs à l'Etat et à ses collectivités publiques, et les marchés privés relatifs aux
particuliers. Tous les marchés publics de l'Etat, quelque soit la source de financement, doivent être exécutés
toutes taxes comprises (TTC). Toutefois, en vue d'éviter le financement du budget de l'Etat par les ressources
qu'allouent les bailleurs de fonds et assurer la neutralité de la TVA du point de vue de l'attributaire, l'Etat a mis
en place, un mécanisme de prise en charge des impôts et taxes par le Budget National. Il s'agit de la prise en
charge de la TVA calculée sur le montant du marché au moyen de chèques Trésor (ou chèques roses) et dont
l'attributaire est le redevable légal.

Le comptable est chargé de faire enregistrer aux impôts les marchés dont l'entreprise est attributaire, et de suivre
la procédure d'exonération des marchés exonérés de TVA.

Exemple : Procédure d'enregistrement de marché exonéré de TVA dans la comptabilité :

04/03/10

7
411200

705120

443300

443000

445000

444110

444120

444110

571100

521120

449700

411200

8
444120

449700

M (HT)

(L+X)

(L-N)

(L-N)

(L-N)

M (HT)

9
X

Clients, ONG

Infrastructures routières

Etat, TVA facturée sur travaux

(Réhabilitation d'une route à Kienfangé)

10/04/10

Etat, TVA facturée

Etat, TVA récupérable

Etat, TVA due

Etat, TVA due chèque rose (Déclaration du 1er trimestre)

17/08/10

Etat, TVA due

Caisse

(Règlement TVA due du trimestre)

Banque Atlantique

Etat, chèques roses à recevoir

Clients, ONG

(Règlement du client)

Etat, TVA due chèques roses

Etat, chèques roses à recevoir

(Règlement de TVA par chèque rose)

Nota Bene :

10
M = Montant TTC du marché

M (HT) = Montant du marché HT

X = Montant de la TVA du marché (L+X) = Total TVA facturée du trimestre

N = Total TVA récupérable du trimestre

k. Le suivi des cautions bancaires

La caution est un engagement que prend une personne physique ou morale d'assurer un remboursement en cas de
défaillance du débiteur. On utilise aussi les termes se porter caution ou garant.

Les cautions bancaires interviennent lors des réponses aux appels d'offres. Elles sont obtenues auprès des
banques de la société sur demande.

Lorsqu'il y a appel d'offres ou marché, il y est fait mention de l'obligation aux soumissionnaires la présentation
d'un ou plusieurs cautions bancaires pour garantir le sérieux et la capacité à assurer l'exécution du marché. Il
s'agit de la caution de soumission, la caution de bonne exécution, et la caution de retenue de garantie.

L'une des tâches du comptable est de suivre toutes les cautions bancaires.

k1. La caution de soumission (Annexe 6)

La caution de soumission est un document dans lequel la banque de l'entreprise atteste qu'elle reste tenue à
l'égard de la structure qui lance l'avis d'appel d'offres, encore appelée maître d'ouvrage, pour une somme
déterminée par ce dernier et généralement égal à 5% du marché s'il est inférieur à 500 000FCFA et 10% s'il est
supérieur à 500 000 FCFA. La banque s'engage donc à rembourser au maître d'ouvrage le montant en question
si :

=> Le soumissionnaire retire son offre pendant la période de validité spécifiée par ce dernier sur le model de
soumission ou ;

=> Si le soumissionnaire, s'étant vu notifier l'acceptation de son offre par le maître d'ouvrage pendant la période
de validité :

o Manque à signer ou refuse de signer le marché alors qu'il est requis de le faire ;

o Manque à fournir ou refuse de fournir la garantie de bonne exécution comme prévu dans les instructions aux
soumissionnaires de l'appel d'offres.

Le remboursement intervient dès réception de la première demande écrite du maître d'ouvrage sans que ce
dernier ne soit tenu de justifier sa demande.

Toutefois, il mentionne dans sa demande que le montant qu'il réclame lui est düparce que l'une ou l'autre des
situations ci-dessus, ou toutes les deux se sont

produites et il les mentionne nommément.

11
La garantie demeure valable jusqu'au 30ème jour inclus suivant la fin du délai de validité des offres. Après cette
période, la banque procède à la main levée sur la caution.

k2. La caution de bonne exécution

Elle intervient après attribution d'un marché à l'entreprise. Dans ce document, la banque affirme se porter garant
et responsable à l'égard du maître d'ouvrage pour un montant représentant un certain pourcentage du marché.
Elle s'engage à payer au maître d'ouvrage dès réception de la première demande déclarant que la société ne
satisfait pas à ses engagements contractuels, sans argutie ni discussion, le montant de la caution, sans que le
maître d'ouvrage n'ait à prouver ou à justifier les motifs de sa demande.

La garantie que constitue cette caution demeure valable jusqu' à la date de délivrance du procès-verbal de
réception provisoire. Après cette date, la banque prononce la main levée sur la caution.

Il est à noter que la caution, qu'elle soit de soumission ou de bonne exécution, entraîne un blocage du montant de
la caution dans le compte en banque de la société, si ce compte est provisionné, sinon la banque crédite le
compte du montant et fait supporter à la société les charges occasionnées.

k3. La caution de retenue de garantie

La caution de retenue de garantie est un document délivré par la banque et dans lequel cette dernière déclare se
porter caution solidaire de la société en

faveur du maître d'ouvrage jusqu'à concurrence du montant de la caution. Cette caution entre en vigueur et prend
effet dès le versement du montant de la retenue de garantie sur le compte en banque de la société par le maître
d'ouvrage. Le montant de la caution de retenue de garantie est une partie du montant de la facture que le maître
d'ouvrage ne verse pas à la société durant la période de la garantie. Le maître d'ouvrage reverse donc ce montant
dans le compte en banque de la société. La banque bloque le montant jusqu'à la fin de la période de garantie.
Après cette période, si la garantie n'est pas entrée en jeu, la banque procède à la main levée sur le montant, sinon
il est reversé au maître d'ouvrage.

Exemple d'enregistrement de la commission d'engagement que la banque retient pour une caution de
soumission :

631800

445400

521120

30000

5400

35400

Autres frais bancaires

Etat, TVA récup/Services ext

Banque Atlantique

(Commission d'engagement sur caution)

12
II.2.2. Les tâches mensuelles

Certaines tâches comptables ne sont exécutées que chaque mois. Ces travaux mensuels effectués par la
comptabilité pour l'élaboration des documents de synthèse sont :

> Le traitement des salaires ;

> La déclaration et le paiement de l'IUTS et de la TPA ;

> L'établissement des états de rapprochements bancaires ;

a. Le traitement des salaires

A la fin de chaque mois le comptable se charge d'établir les bulletins de paie et l'état des salaires. Chaque
bulletin de paie comprend :

V1 Les éléments d'identification du salarié : noms, N° Matricule, poste occupé, catégorie ;

v' Le nombre de charges sociales, le numéro de la CNSS du salarié et celui de l'employeur ;

v' La période concernée, le mode de paiement et le nombre d'heures de travail ;

v' Les éléments du salaire tels que le salaire de base, les différentes indemnités et primes, et les retenues ;

v' Le salaire net

L'état général des salaires qui résume les différents gains et retenues de l'ensemble des salariés est transmis au
DG pour appréciation et validation ; celui-ci doit apposer sa signature en cas d'accord.

b. La déclaration et le paiement de l'IUTS et de la TPA

Lors du traitement des salaires le comptable procède à la détermination de l'IUTS et de la TPA. Leur calcul se
fait sur la base des salaires : l'IUTS est calculé individuellement et est à la charge de l'employé, tandis que la
TPA, de façon collective et à la charge de la société. Leur déclaration est faite au plus tard le 10 du mois suivant
le mois auquel il se rapporte.

La procédure d'enregistrement des charges sociales est la suivante :

01/09/10
661100 Appointement, salaires et commiss A
422000 Personnel, rémunérations dues A
(Constatation des salaires bruts)
14/09/10
421100 Personnel, avance B
571100 Caisse B
(Règlement d'avance au cours du mois)
Rapport de stage de fin de cycle Thème : L'organisation comptable de Ed.PA

30/09/10
422000 Pers, rémunération due B+C+D
431000 CNSS C

13
447210 Etat, IUTS D
421100 Personnel, avance B
(Constatation des retenues)

641400 TPA E
664100 Charges sociales sur rémunération F
447220 Etat, TPA E
431000 CNSS F
(Constatation de la TPA et de la
CNSS employeur)

422000 Pers, rémunération due A-B-C-D
571100 Caisse A-B-C-D
(Paiement des salaires)
10/10/10
447210 Etat, IUTS D+E
447220 Etat, TPA D+E
571100 Caisse
(Règlement IUTS ET TPA)


431000 CNSS Z
571100 Caisse Z

(Règlement CNSS du trimestre)

Nota Bene :

A : Ensemble des rémunérations en espèces

B : Avances accordées au personnel au cours du mois

C : Montant CNSS supporté par l'employé

D : Montant de l'IUTS

E : Montant de la TPA

F : Montant CNSS supporté par l'employeur

Z : Montant CNSS employé et employeur de tout le trimestre

c. L'établissement des états de


rapprochements bancaires

14
L'état de rapprochements bancaires permet de vérifier la concordance entre les comptes banque tenus par
l'entreprise et les différents relevés bancaires envoyés par les banques. Le comptable effectue cette tâche à la fin
de chaque mois.

II.2.3. Les tâches trimestrielles

Ces travaux sont effectués par trimestre. Il s'agit de la déclaration et le paiement de la TVA, de la CNSS et des
acomptes IMFPIC.

a. La déclaration et le paiement de la TVA

Ed.PA étant soumis au régime du réel simplifié d'imposition (RSI), le comptable fait ressortir après chaque
trimestre l'état récapitulatif de la TVA déductible et collectée obtenu sur la base des saisies. La déclaration se fait
au plus tard le 10 du mois suivant le trimestre concerné. Si la différence entre la TVA facturée et la TVA
déductible est positive (TVA facturée supérieure à TVA déductible), on parle de TVA due et elle est réglée par
l'entreprise ; par ailleurs, si la différence est négative (TVA facturée inférieure à TVA récupérable), il s'agit
d'un crédit de TVA reportable sur les déclarations à venir.

b. Paiement de l'acompte IMFPIC

La déclaration et le paiement de l'acompte de l'Impôt Minimum Forfaitaire sur les Professions Industrielles et
Commerciales intervient au plus tard le 10 du mois suivant le trimestre au titre duquel l'acompte est dû. Chaque
acompte est calculé sur le chiffre d'affaires (HT) du trimestre considéré au taux de 0,5%, arrondi aux 1 000 F
inférieurs.

Le montant de l'acompte ne peut être inférieur au quart (1/4) du montant minimal de l'IMF annuel dû c'est à dire
200 000/4 = 50 000 F.

De ce montant, on déduit les prélèvements supportés au cours du trimestre pour avoir le montant net de
l'acompte à payer aux impôts.

c. La déclaration et le paiement de la CNSS

A la fin de chaque trimestre, l'entreprise déclare et paie les cotisations sociales à la CNSS au plus tard la fin du
mois suit le trimestre au quel il se rapporte.

II.2.4. Les tâches annuelles

L'entreprise Ed.PA utilise le "Système Normal" de présentation des états financiers. En effet, l'article 7 de l'Acte
Uniforme sur la comptabilité des entreprises de l'OHADA impose l'établissement annuel pour chaque exercice
(12 mois) des documents d'information dénommés « états financiers annuels ». Ces états concernent chaque
exercice, lequel est défini de façon uniforme dans les pays membres de l'OHADA comme coïncidant avec
l'année civile (1er janvier au 31 décembre sauf exception dûment motivée. Exemple : coopérative agricole).

L'entreprise Ed.PA procède elle-même à l'établissement de ses états financiers. Ces états financiers annuels
comprennent le bilan, le compte de résultat, ainsi que l'état annexé (Article 8).

Pendant les mois de janvier à mars, la comptabilité procède aux différentes régularisations et à l'inventaire pour
pouvoir déposer les états financiers au service des impôts au plus tard le 30 avril.

a. Le bilan

Le bilan permet de présenter la situation (ou image) du patrimoine de l'entreprise à la fin de l'exercice. Il décrit
séparément et selon un classement fonctionnel les éléments de l'actif ou emplois (utilisation des ressources) et
ceux du passif ou ressources (origines des ressources).

15
Le bilan est complété par des documents apportant une information significative et qui figurent dans l'état
annexé : tableau de l'actif immobilisé, tableau des amortissements.

Il se présente sous la forme d'un tableau à deux parties représenté comme suit :

Bilan au 31/12/N

ACTIF Montants Amortissements Montants PASSIF Montants


bruts et provisions nets
Comptes à soldes débiteurs Comptes à soldes créditeurs
des classes : des classes :

2 1

3 4

4 5

5
Total ACTIF Total PASSIF

N.B: TOTAL ACTIF = TOTAL PASSIF

> L'ACTIF

L'actif regroupe par poste, les comptes à soldes débiteurs des classes 2 à 5 du plan comptable.

Ces postes sont classés par ordre de liquidité croissante en trois catégories:

actif immobilisé ; actif circulant ; trésorerie actif.

L'actif immobilisé : Ce sont des biens affectés durablement à l'entreprise. Ils sont A.O. (Activités Ordinaires) et
H.A.O. (Hors Activités Ordinaires).

L'actif circulant: Ce sont les stocks et les créances des A.O. et des H.A.O. du cycle d'exploitation.

La trésorerie actif: Ce sont les disponibilités y compris les titres qui seront réalisés à court terme. Il y a aussi les
écarts de conversion actif qui représentent les pertes probables de change.

L'actif regroupe également, au titre de l'actif soustractif, les comptes d'amortissements et de provisions à solde
créditeur. Ce qui fait que l'actif du bilan soit composé de trois (3) colonnes. Ces colonnes permettent de faire
apparaître pour chaque poste:

- la valeur d'origine ou brute,

- la somme des amortissements et des provisions pratiquées au cours de l'exercice,

- la valeur nette ou actuelle à la clôture.

16
> LE PASSIF

Le passif du bilan regroupe, par poste, les comptes à solde créditeur des classes 1, 4 et 5 du plan comptable. Ces
postes sont classés par ordre d'exigibilité croissante et en quatre catégories :

capitaux propres et ressources assimilées ;

dettes financières et ressources assimilées ;

passif circulant ;

trésorerie passif.

Les capitaux propres et ressources assimilées et les dettes financières et ressources assimilées constituent les
ressources stables de l'entreprise.

Le passif circulant représente des dettes des activités ordinaires et des activités hors activités ordinaires.

La trésorerie passif est constituée par les découverts bancaires et les crédits de trésorerie.

Il y a enfin les écarts de conversion passif qui sont les gains probables de change.

b. Le compte de résultat

Le compte de résultat de l'exercice présente les charges et les produits organisés selon qu'ils concernent les
activités d'exploitation, financières ou hors activités ordinaires (H.A.O).

Il permet de calculer plusieurs indicateurs de gestion utiles tels que les soldes significatifs de gestion, la Capacité
d'Auto Financement, le Besoin de Financement d'Exploitation, l'Excédent de Trésorerie d'Exploitation, le Seuil
de rentabilité, divers ratios de gestion et d'activité, ainsi que le résultat net.

La structure du compte de résultat comprend quatre (04) niveaux successifs : o activités d'exploitation ;

o activités financières ;

o hors activités ordinaires ;

o participations des travailleurs et impôts sur le résultat.

c. Le Tableau Financier des Ressources et Emplois (TAFIRE)

Le TAFIRE est un tableau permettant de déterminer l'ensemble des flux ayant occasionné les ressources
nouvelles au cours du dernier exercice et les emplois qui ont été faits de ces ressources. L'objectif de ce tableau
est de faire apparaître pour un exercice donné les flux d'investissement et de financement, les autres emplois et
ressources financières ainsi que la variation de la trésorerie propre de cet exercice. Le tableau met en évidence
deux aspects :

- le calcul de la variation du fonds de roulement net à partir de la variation des ressources durables et celle des
emplois durables,

17
- l'utilisation de la variation du fonds de roulement net global pour la détermination du besoin de l'exercice en
fonds de roulement et la variation nette de la trésorerie.

d. L'état annexé et l'état supplémentaire

L'état annexé

L'état annexé est en quelque sorte le mode d'emploi et complément nécessaire à la compréhension des autres
états financiers dont il est une partie intégrante. Il concourt à donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et du résultat de l'entreprise en indiquant par exemple les modes d'évaluations, l'état des
provisions et des amortissements.

L'état annexé est rendu obligatoire par le SYSCOA et est exigé dans les deux (02) systèmes plus évolués (normal
et allégé).

L'état annexé comprend onze (11) tableaux :

Tableau 1- Actif immobilisé

Tableau 2- Amortissements

Tableau 3- Plus- values et moins values sur cessions d'immobilisations Tableau 4- Provisions

Tableau 5- Biens pris en crédit-bail et contrats assimilés

Tableau 6- Echéance des créances à la clôture de l'exercice

Tableau 7- Echéance des dettes à la clôture de l'exercice

Tableau 8- Consommations intermédiaires de l'exercice

Tableau 9- Répartition du résultat et autres éléments caractéristiques des cinq (05) dernières années.

Tableau 10- Projet d'affectation du résultat de l'exercice

Tableau 11- Effectif, masse salariale, personnel propre à l'entreprise et personnel extérieur.

Etat supplémentaire

« Dans le système normal, est rendu obligatoire l'établissement d'un état fournissant des informations
additionnelles dénommé Etat supplémentaire statistique » stipule l'article 12 du droit comptable.

L'état supplémentaire est obligatoire dans le système normal et ne fait pas partie des états financiers annuels ; il
fournit des informations additionnelles. Son élaboration vise à satisfaire les besoins d'informations de certains
partenaires de l'entreprise (administrations, banques, représentants du personnel, ...)

L'état supplémentaire doit être cohérent avec les autres états financiers annuels car il se situe dans le
prolongement des informations produites par ces états. Il se rapporte aux informations suivantes :

18
Production de l'exercice en quantité et en valeur ;

Achats destinés à la production.

III. CONSTATS ET SUGGESTIONS

III.1. CONSTATS

Les trois (03) mois passés à Ed.PA nous ont été à bien des égards riches aussi bien en termes de savoir que de
relations humaines. Aussi, nous avons pu faire des constats en termes d'atouts et d'insuffisances.

III.1.1 Les atouts de Ed.PA

En ce qui concerne les atouts, nous avons pu constater :

> La tenue régulière de rencontres entre le Directeur Général et l'ensemble de son personnel pour faire le point
des différents problèmes qui entravent la bonne marche des activités en vue de les solutionner au mieux. Ainsi,
la comptabilité se voit régulièrement fixer des objectifs à atteindre.

> Le brouillard de caisse est envoyé à la fin de chaque semaine au DG pour lui permettre de se mettre
au diapason des mouvements de caisse de la semaine et de donner son appréciation.

> L'existence d'un bon climat social entre les travailleurs crée une bonne motivation de l'ensemble du personnel.

III.1.2. Les insuffisances Comme insuffisances nous avons pu constater :

> La vétusté du micro-ordinateur mis à la disposition de la comptabilité et le manque d'onduleur font que les
informations comptables ne sont pas sécurisées.

> Le manque d'une comptabilité sur les chantiers. En effet, les pièces justificatives des dépenses que fait le chef
de chantier parviennent dans l'entreprise avec un retard ; ceci ne permet pas au comptable d'établir la situation
des comptes dans un délai raisonnable ;

=> Le personnel administratif utilisé par Ed.PA est insuffisant pour ses besoins ; le comptable, est aussi le
gestionnaire de l'entreprise. Toute chose qui ne lui permet pas d'organiser correctement la comptabilité.

=> La saisie des opérations comptables se fait sur Excel, cette méthode comporte des risques d'erreurs et n'est
pas automatique. Par exemple pour établir le Grand Livre, il faut copier, pour chaque compte, tous les
mouvements du compte dans le Journal, puis les coller au Grand Livre. Il faut être très attentif dans cette
opération pour ne pas omettre de mouvement.

III.2. SUGGESTIONS

Au regard de différentes remarques portées ci-dessus, nous suggérons à Ed.PA pour une amélioration du travail :

> Un recrutement de personnel pour palier l'insuffisance du personnel ;

? Le renouvellement du matériel informatique de la comptabilité pour permettre le bon déroulement des travaux
comptables ;

19
=> Mettre sur les chantiers un aide comptable qui sera chargé de la collecte et de la suivie des opérations de
dépenses afin de faciliter la tâche au comptable, ou à défaut de cela, veiller à l'acheminement à temps de toutes
les factures vers la comptabilité.

> L'acquisition d'un logiciel comptable pour plus d'efficacité dans la saisie des opérations comptables. Il faudra
former à cet effet le comptable à la maîtrise de ce logiciel.

INTRODUCTION GENERALE

L'activité économique est le résultat d'innombrables opérations effectuées par une multitude d'unités
élémentaires (entreprises, ménage, etc.). Une grande interdépendance existe entre certaines catégories. C'est ainsi
que la catégorie des ménages définit le niveau de la consommation, permettant à la catégorie des entreprises de
définir le niveau de production.

En effet, l'entreprise est une unité de production qui vend des produits et services sur un marché, par opposition à
une Administration (services non marchands), ou à une association qui, bien que pouvant produire dans le cadre
d'une activité commerciale, ne peut répartir ses bénéfices entre ses membres. La production est donc
principalement issue de l'activité des entreprises.

Il existe cependant une très grande diversité entre les entreprises, du petit commerce du quartier aux grandes
sociétés employant de très nombreux salariés et exerçant dans divers secteurs d'activité. Ainsi on peut distinguer
le secteur de la production, de la distribution et celui des prestations de service.

Toute entreprise doit mettre en place une comptabilité destinée à l'information externe comme à son propre
usage. La comptabilité est une technique qui permet d'enregistrer, dans des comptes, les flux de l'entreprise afin
de déterminer le résultat de l'exercice (bénéfices ou pertes) et de présenter la situation patrimoniale de
l'entreprise.

Les états financiers qui en résultent doivent répondre aux besoins d'un grand nombre d'utilisateurs internes à
l'entreprise (dirigeants, salariés) ou externes à l'entreprise (actionnaires, Etat, organismes sociaux, créancier,
etc.).

De nos jours, pour harmoniser les besoins en matière de comptabilité, les Etats membres de l'Union Economique
et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont adopté comme référentiel commun le Système Comptable Ouest
Africain (SYSCOA) qui est entré en vigueur le 1er janvier 1998. Le SYSCOA a mis en place un certain nombre
de principes et de règles pour permettre à la comptabilité d'être la mémoire sans laquelle le bon fonctionnement
de l'entreprise pourrait être remis en cause.

Une comptabilité adéquate est importante pour soutenir et faire progresser une entreprise. Sans elle, cette
dernière court le risque de se heurter à des problèmes de trésorerie, de gaspiller de l'argent et de ne pas saisir les
opportunités de se développer. La réalité, c'est qu'un chef d'entreprise sachant mettre au point des stratégies et
vendre ses produits avec l'aide d'une équipe performante a besoin d'une comptabilité fiable et efficace.

Cependant, la comptabilité n'est pas seulement un ensemble formellement parfait, mais elle est effectivement le
reflet de toutes les caractéristiques patrimoniales de l'entreprise. C'est un ensemble organisationnel constitué, en
amont, par un système de captation et de traitement des flux d'information et, en aval, par un système de contrôle
des procédures et des enregistrements comptables.

Une comptabilité ne peut, en effet, donner des informations fiables que si toutes les informations sont
correctement traduites dans la comptabilité. Ceci suppose, outre le respect des principes et des règles
comptables, des contrôles internes suffisants. C'est dire donc qu'une comptabilité efficace ne peut être construite
que dans le bon ordre organisationnel.

20
C'est fort de ce constat, que lors de notre passage dans l'entreprise Ed.PA, nous avons choisi de comprendre et
d'analyser son organisation comptable en prenant comme thème : « L'organisation comptable de Ed.PA ».

L'étude revêt trois centres d'intérêts d'une grande importance :

> Au plan personnel, elle nous permet de compléter notre formation théorique et d'enrichir nos connaissances par
la pratique en milieu professionnel ;

> Pour l'Institut Burkinabé des Arts et Métiers (IBAM) ce rapport pourra guider les générations futures et
apporter un plus à la bibliothèque de l'établissement dans le domaine de la gestion des entreprises ;

> Pour l'entreprise, nous espérons que ce rapport sera une contribution à l'amélioration de son organisation
comptable.

Dans le souci de développer au mieux le thème, la structure suivante a été retenue :

> la présentation de l'entreprise Ed.PA fera l'objet de la première partie de notre travail;

> la deuxième partie qui traitera le thème lui-même, comportera deux (02) chapitres :

o le premier chapitre sera consacré aux aspects théoriques de l'organisation comptable ;

o le deuxième chapitre traitera de l'organisation comptable propre à Ed.PA et sera complétée par les constats et
les suggestions que nous aurons pu retenir dans la structure.

La présentation des résultats issus de la comptabilité, technique d'information, se fonde sur


des conventions, dénommées « principes comptables », dont le respect est un des éléments
nécessaire à la sincérité des comptes. Quels sont les enjeux ? A quoi correspondent ces
principes ?

Les enjeux liés aux principes comptables


D'un point de vue économique, la comptabilité générale a pour but de transmettre une information comptable
fiable et cohérente. Ainsi selon l'article L123-14 du code de commerce :
« Les comptes annuels doivent être réguliers, sincères et donner image fidèle du patrimoine, de la situation
financière et du résultat de l'entreprise. »
Lorsque l'application d'une prescription comptable ne suffit pas pour donner l'image fidèle mentionnée au présent
article, des informations complémentaires doivent être fournies dans l'annexe. Si, dans un cas exceptionnel,
l'application d'une prescription comptable se révèle impropre à donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière ou du résultat, il doit y être dérogé. Cette dérogation est mentionnée à l'annexe et dûment
motivée, avec l'indication de son influence sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l'entreprise.
Le respect d'un certain nombre de principes comptables est donc nécessaire, afin de garantir la fiabilité de
l'information comptable.
Pour en savoir plus, lire l'article Qu'est-ce que la comptabilité?

Quels sont les principes comptables que l'on trouve en


France ?

21
Principe comptable de non-compensation
Le principe comptable de non-compensation stipule : « Les éléments d'actif et de passif doivent être évalués
séparément. Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes (lignes du bilan et du compte de
résultat) d'actif et de passif du bilan ou entre les postes de charges et de produits du compte de résultat » (C.
com. art. L 123-19 et PCG, art. 130-2 et 130-3).

Principe comptable de permanence des méthodes


L'article C. com. L 123-17 du principe comptable de permanence des méthodes précise que : « A moins qu'un
changement exceptionnel n'intervienne dans la situation du commerçant, personne physique ou morale, la
présentation des comptes annuels comme les méthodes d'évaluation retenues ne peuvent être modifiées d'un
exercice à l'autre. Si des modifications interviennent, elles sont décrites et justifiées dans l'annexe ».

Principe comptable de prudence


Selon le PCG (art. 120-3), la comptabilité est établie sur la base d'appréciations prudentes, pour éviter le risque
de transfert, sur des périodes à venir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat
de l'entreprise. C'est ce que l'on appel le principe comptable de prudence.

Principe comptable de continuité d'exploitation


Le principe comptable de continuité d'exploitation dit : « Pour l'établissement des comptes annuels, le
commerçant, personne physique ou morale, est présumé poursuivre ses activités » (C. com. art. L 123-20). En
conséquence, d'une manière générale, on doit se placer dans la perspective d'une continuité de l'exploitation et
non d'une liquidation, sauf, bien entendu, pour les éléments du patrimoine qu'il a été décidé de liquider ou si
l'arrêt ou la réduction de l'activité est prévisible, qu'elle résulte d'un choix ou d'une obligation.

Principe comptable d'indépendance des exercices


Ce principe comptable est en relation directe avec celui de la continuité d'exploitation. Les différents utilisateurs
de l'information comptable (propriétaires, dirigeants, personnel, tiers et l'Etat) ont besoin d'informations
périodiques. Il faut déterminer les résultats de la gestion passée de l'entreprise et prévoir les résultats futurs, et
donc découper la vie continue des entreprises en périodes ou en exercices comptables.

Principe comptable d'intangibilité du bilan d'ouverture d'un exercice


Ce principe comptable stipule que : « Le bilan d'ouverture d'un exercice doit correspondre au bilan de clôture
de l'exercice précédent » (C. com. art. L 123-19, al. 3 et PCG, art. 130-2). Le PCG précise qu'il s'agit du bilan de
clôture avant répartition.

Principe comptable du nominalisme (ou des coûts historiques)


Ce principe comptable consiste à respecter la valeur nominale de la monnaie sans tenir compte des variations
de son pouvoir d'achat. Il suppose donc que l'unité monétaire est une unité de mesure stable et que l'on peut
additionner les unités monétaires de différentes époques.

Principe comptable d'importance relative


22
La régularité et la sincérité s'apprécient par rapport à la traduction de la connaissance que les dirigeants ont de la
réalité et de l'importance relative des évènements enregistrés. (tous les événements susceptibles d'influencer les
comptes de l'exercice, que ce soit le bilan, le compte de résultat ou l'annexe. On parle ici duprincipe
comptable d'importance relative.

Principe comptable de bonne information


Au-delà de la conformité aux règles et aux principes, le problème essentiel est d'apporter aux différents
utilisateurs des documents financiers, une information satisfaisante, c'est-à-dire une information suffisante et
significative pour les comprendre. C'est le principe comptable de bonne information.

Principe comptable de prééminence de la réalité sur l'apparence


Dans le cas de certaines transactions, il existe des difficultés pour résoudre des problèmes comptables
d'application, les uns voulant traduire l'opération juridique, les autres la réalité financière. La résolution de ces
difficultés doit être effectuée dans le respect du principe comptable de prééminence de la réalité sur
l'apparence.
Lire le dossier sur les obligations comptables
Arrêter ses comptes est une problématique à laquelle tout entrepreneur est confronté lors des
démarches administratives de création. Bien arrêter ses comptes a un intérêt pour une
entreprise, celui de refléter de manière fidèle une année complète d'exercice. D'autre part,
arrêter ses comptes à un intérêt pour l'Etat qui peut ainsi calculer l'impôt sur les bénéfices de
la sociét Gestion des caisses
BURVAL CORPORATE utilise deux caisses à savoir la caisse de menue dépense ou caisse
fonctionnement et une caisse principale

−la caisse fonctionnement est utilisée pour régler les petites dépenses qui ne peuvent être
Payées par chèque.

Ces deux petites caisses sont détenues au niveau du service comptabilé et tenues par la caissière . Le
cahier de caisse doit être mis à jour quotidiennement pour le suivi des mouvements de caisse. Elles
sont
respectivement provisionnées à partir :
−du compte de banque fonctionnement BMOI : 00004 00006 070261001 04
−du compte de banque fonds de garantie BMOI : 00004 00006 070261002 01
1.1. GENERALITES

1.2. LES CAISSES


1.2.1. La caisse fonctionnement
Fonctionnement et Approvisionnement :
Actions Fréquence Responsables
Tenue de la caisse Journalière Agent administratif
Imputation comptable des pièces Journalière Service Compta
Saisie sur CIEL COMPTA et classement Journalière Service Compta
Arrêté mensuel Mensuel Directeur et RA
Recettes
La caisse ne reçoit que le reversement des reliquats d’avance sur mission.
Dépenses
La caisse fonctionnement est utilisée pour le paiement des dépenses courantes (photocopies,

23
recharge téléphone, frais de déplacement, fournitures divers …).
Pièces justificatives
Toute dépense doit être justifiée par une facture ou au moins un reçu. Seules les pièces
originales sont acceptées. Les informations suivantes doivent figurer sur chaque pièce :
Informations communes :
Les mentions suivantes doivent obligatoirement figurer sur chaque pièce :
−factures adressées à VAHATRA
−date d’émission de la facture
−nom du fournisseur
−description de l'objet ou de la prestation
−montant de la dépense en chiffres et en lettres
−signature du teneur de caisse
21
−acquit de paiement et signature du fournisseur
Informations spécifiques et additionnelles aux informations communes :
En complément des informations ci-dessus, les dépenses suivantes doivent mentionner les
détails spécifiques :
−Services : facture du prestataire avec mention « bon à payer » apposée avec visa du
responsable
−Achats : facture d’achat avec accusé de paiement et de livraison de l’objet
−Déplacements : fiche de déplacement mentionnant les trajets aller/retour et le nom
de la personne visitée, visée par le supérieur hiérarchique direct
−Déplacements en taxi : Reçu indiquant le nom du conducteur, du numéro du
véhicule, du trajet
−Autres déplacements : Selon le cas
−Photocopies : facture accompagnée de la liste des documents photocopiées
−Consommation d’eau et d’électricité : facture adressée à VAHATRA
1.2.2. La caisse fonds de garanti
Fonctionnement et Approvisionnement :
Actions Fréquence Responsables
Tenue de la caisse Journalière Agent administratif
Imputation comptable Journalière Service Compta
Saisie sur CIEL COMPTA Journalière Service Compta
Arrêté mensuel Mensuel Directeur et RA
Classement Mensuel Service Compta
La caisse fonds de garanti est utilisée pour le paiement des retraits de fonds de garanti de
valeur inférieure à 20 000 Ariary. Le retrait n’est pas possible sans reçu dûment signé
mentionnant le nom, adresse et référence du propriétaire du compte de fonds de garanti.
1.3. CONTROLE
Le Directeur et le RF sont habilités à faire des contrôles physiques des caisses des agences. Ces
contrôles doivent être faits en présence du teneur de caisse à l’aide du formulaire de décompte de
caisse (CA 04)
1.4. PROCEDURES D’APPROVISIONNEMENT DES CAISSES
La caisse du bureau de liaison est approvisionnée ou réapprovisionnée suivant les prévisions
établies par le RA.
1.5. L’ARRETE DES CAISSES
Les caisses doivent être arrêtées mensuellement par le RA qui doit effectuer un rapprochement
entre les en caisses et les soldes inscrits dans le cahier de caisse. Le cahier de caisse, les en caisses
ainsi que les pièces justificatives doivent être par la suite transmis auprès du Directeur pour
vérification.
La procédure d’arrêtée de caisse à suivre est la suivante :
- Comptage physique des en caisses par le RA

24
- Rapprochement du solde sur livre de caisse par rapport au solde comptable
- Rapprochement du solde théorique par rapport au comptage physique
- Apposition du détail des espèces suivi de la mention « arrêté à la somme de …………….. » et de
la signature du RA dans le cahier de caisse
- Transmission du cahier avec le montant en espèce et les pièces justificatives auprès du
Directeur pour vérification et signature
22
2. Banques
VAHATRA dispose de trois comptes bancaires distincts qui sont tous à la BMOI. Ces trois comptes
sont :
- Le compte fonctionnement
- Le compte fonds de garanti
- Le compte microcrédit
Toute sortie de banque nécessite toujours deux signatures. Les signataires autorisés sont :
Directeur RA
Directeur RO
RF RA
RF RO
Aucun chèque ne doit être signé en blanc. Les pièces justificatives supportant une sortie de banque
doivent toujours être présentées aux deux signataires en même temps que le chèque, afin qu’ils
puissent vérifier que les pièces et le chèque correspondent.
2.1. RESPONSABILITES
Pour tous les virements, que ce soit compte à compte ou vers les bénéficiaires, VAHATRA utilise le
service internet BMOINET. Ces virements sont sous la responsabilité du RF.
Les carnets de chèques doivent être sous le contrôle exclusif du RA et gardés à l’intérieur du
coffre.
2.2. SEPARATION DES TACHES
En principe, celui qui est responsable des comptes bancaires ne doit pas préparer le
rapprochement bancaire. Les pièces de banque et autres relevés bancaires doivent être reçus
directement par l’agent chargé du rapprochement bancaire et ne doivent être remis au RF qu’une
fois les rapprochements bancaires effectués.
2.3. LE COMPTE FONCTIONNEMENT
2.3.1.Compte et destination :
Banque Intitulé Numéro
BMOI Fonctionnement 00004 00006 070261001 04
2.3.2.Fonctionnement :
Ce compte reçoit :
−les financements des bailleurs (envoi de fonds)
−les recettes liées au fonctionnement de VAHATRA (allocation familiale,
remboursement téléphone du personnel)
−les recettes liées aux prêts (adhésion prêts, écolage FP…)
Ce compte est aussi utilisé pour régler toute les dépenses liées au fonctionnement
(salaires, Cnaps, SMIA, IRSA, investissements, services…)
23
2.3.3.Procédure de paiement des dépenses :
Le paiement des dépenses est effectué suivant les étapes ci-après :
Etapes Intervenants Actions
1 RA Réception des factures
2 RA Vérification réalité et cohérence des pièces
d’achat de fournitures et matériels (factures,
bons de commande, bons de livraison,
montant) et visa pièces

25
3 RA Imputation des appels personnels sur les
factures de téléphone
4 RA Vérification exactitude échéanciers et
montants (locations, assurances)
5 RF Imputation budgétaire
6 Comptabilité Saisie facture dans CIEL COMPTA
7 Directeur Apposition « Bon à payer »
8 RA Préparation chèque
9 Signataires Signature chèque
10 RA Transmission chèque au fournisseur
11 RA Acquit de paiement du fournisseur
12 Comptabilité Saisie paiement facture dans CIEL COMPTA et
classement
13 Directeur et RF Vérification souche chéquiers pour les
paiements effectués
L’apposition de la mention « bon à payer » doit être régularisée au retour du Directeur
dans le cas où des paiements ont été effectués en son absence
2.3.4.Transaction:
Pour toute transaction qui donne lieu à une émission de chèque, les pièces justificative
doivent être présentés aux signataires en même temps que le chèque, afin qu’ils puissent
é.

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