0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues5 pages

Biosorption - Wikipédia

Transféré par

douhabenaissa362
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues5 pages

Biosorption - Wikipédia

Transféré par

douhabenaissa362
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Biosorption

La biosorption est un processus physico-chimique naturel et passif (c'est-à-dire qu'il ne requiert


pas d'énergie), agissant chez certaines espèces de bactéries, champignons, plantes ou animaux
(dans un organe particulier souvent), leur permettant de bioconcentrer passivement certains
métaux, radionucléides, minéraux ou molécules organiques toxiques1.

Le polluant ou contaminant se lie à la structure cellulaire de tout ou partie de l'organisme et est


ainsi durant un certain temps inerté et retiré de l'environnement.

Stricto sensu, ce processus est passif et fait intervenir le niveau cellulaire, mais chez certains
animaux filtreurs, il peut être accéléré par la mise en circulation active de l'eau (chez les bivalves
ou les éponges par exemple).

Enjeux

C'est un mécanisme important de détoxication de certains écosystèmes et de certains


organismes. tout comme les phénomènes de bioturbation auxquels il peut participer, il doit être
pris en compte dans l'analyse des cycles biogéochimiques et en particulier des métaux et
métalloïdes toxiques.

Des chercheurs et industriels espèrent pouvoir ainsi trouver une solution économique de
substitution aux moyens classiques de dépollution, en utilisant la biomasse de certaines
espèces (dites « biosorbantes ») faciles à élever, cultiver ou reproduire pour la dépollution de
sites contaminés. Une autre solution passe par le biomimétisme.

Histoire du concept

L'idée d'utiliser la biomasse comme un moyen de décontamination et restauration de


l'environnement est explorée au moins depuis le début des années 1900, quand Arden et Lockett
ont découvert que plusieurs types de cultures de bactéries vivantes étaient capables de
récupérer l'azote et le phosphore d'eaux usées brutes quand il a été mélangé dans un bassin
d'aération2,3. Cette découverte faut à l'origine du procédé d'épuration par boues activées encore
largement utilisé dans le monde entier par les stations d'épuration des eaux usées, domestiques,
agricoles ou industrielles.

Il a fallu attendre la fin des années 1970 pour que les scientifiques explorent aussi l'intérêt de la
phytoremédiation puis de la fongoremédiation et de la séquestration dans la biomasse morte,
qui ont ouvert de nouvelles pistes de recherche dans le champ de la bioaccumulation et de la
biosorption4.
Utilisations pour l'environnement

Les polluants physicochimiques en circulation dans l'environnement interagissent constamment


avec les systèmes biologiques. Une fois dans l'environnement, la plupart d'entre eux (ceux qui
sont aérotransportés ou solubles dans l'eau notamment) sont très difficiles à contrôler ou
récupérer avant qu'ils n'aient largement diffusé dans l'écosystème et pénétré de nombreux
organismes pour lesquels ils ont des effets délétères (toxiques, mutagènes, cancérigènes,
perturbateurs endocriniens, etc.).

Parmi les polluants les plus toxiques et problématiques figurent les métaux lourds (plomb,
mercure et cadmium par exemple) et certains métalloïdes (arsenic par exemple), des
radionucléides (notamment issus d'essais nucléaires ou d'accidents nucléaires), mais aussi les
pesticides et divers composés organiques ou organométalliques très toxiques ou écotoxiques,
même à très faibles doses pour certains d'entre eux.

Il existe des méthodes pour extraire de l'eau ou de l'air certains de ces toxiques (filtration sur
charbon activé par exemple), mais elles sont coûteuses, lentes, difficiles à mettre en œuvre à
grande échelle ou parfois trop peu efficaces5. Cependant, un important corpus de recherches a
été consacré à ce sujet, et il a été constaté qu'une grande variété de déchets couramment jetés
ont des propriétés sorbantes intéressantes (ex. : coquilles d'œufs, os, tourbe6. De même pour les
champignons, certaines algues, les levures ou encore les épluchures de carottes7 qui -
adéquatement utilisés - pourraient contribuer à efficacement éliminer les ions métalliques
toxiques d'une eau contaminée, dont le mercure qui sous forme ionique est encore plus toxique
que sous forme métallique (le mercure réagit facilement dans l'environnement pour former des
composés hautement nocifs comme le monométhylmercure). En outre, l'adsorption par de la
biomasse ou de la nécromasse ou des produits bioproduits (coquilles par exemple) s'ils sont
biosorbant, pourrait aussi retirer de l'eau ou de l'air d'autres produits toxiques et écotoxiques tels
que l'arsenic, le plomb, le cadmium, le cobalt, le chrome, ainsi que l'uranium ou d'autres
radionucléides 4,8 ; la biosorption pouvant alors être considérée comme une technique de filtrage
écologique et d'ingénierie environnementale.

Le monde (dont pays en développement) pourrait peut-être ainsi bénéficier de processus de


décontamination et filtration plus efficients, et mieux éliminer de l'environnement certains
polluants nocifs créés par des procédés industriels et d'autres activités humaines (actuelles ou
historiques).

Limites

Parmi les limites à l'utilisation de biosorbants :


l'organisme ne détruit pas le polluant, mais le bioaccumule ; s'il meurt, il devient alors lui-
même une source potentielle de relargage de contaminant, qu'il faut ensuite gérer.
Dans le cas des moules, une partie des contaminants (métaux lourds par exemple), est
stockée dans la coquille, ce qui le rendra plus facile à manipuler, transporter, stocker... ;

quand la fenêtre de tolérance de l'organisme face à la pollution ou aux conditions du milieu est
dépassée, il peut mourir ou son activité biosorbante peut être inhibée.

Références

1. Volesky B., Biosorption of Heavy Metals, 1990, Floride, CRC Press (ISBN 0849349176).

2. Sawyer, Clair N. (February 1965). "Milestones in the Development of the Activated Sludge
Process". Water Pollution Control Federation 37 (2): 151–162. JSTOR 25035231

3. Alleman, James E.; Prakasam, T.B.S. (May 1983). "Reflections on Seven Decades of
Activated Sludge History". Water Pollution Control Federation 55 (5): 436–443. JSTOR
25041901

4. Lesmana, Sisca O. ; Febriana, Novie ; Soetaredjo, Felycia E. ; Sunarso, Jaka ; Ismadji, Suryadi
(avril 2009), Studies on potential applications of biomass for the separation of heavy metals
from water and wastewater, Biochemical Engineering Journal 44 (1): 19–41.
DOI 10.1016/j.bej.2008.12.009 (https://dx.doi.org/10.1016%2Fj.bej.2008.12.009)

5. Ahalya, N. ; Ramachandra, T.V. ; Kanamadi, R.D. (décembre 2003), Biosorption of Heavy


Metals, Research Journal of Chemistry and Environment 7 (4).

6. Schildmeyer, A. ; Wolcott, M. ; Bender, D. (2009), Investigation of the Temperature-Dependent


Mechanical Behavior of a Polypropylene-Pine Composite, J. Mater. Civ. Eng. 21 (9): 460–6.
DOI 10.1061/(ASCE)0899-1561(2009)21:9(460) (https://dx.doi.org/10.1061%2F%28ASCE%290899-1561%282
009%2921%3A9%28460%29)

7. Bhatti, Haq N. ; Nasir, Abdul W. ; Hanif, Muhammad A. (avril 2010), Efficacy of Daucus carota
L. waste biomass for the removal of chromium from aqueous solutions, Desalination 253 (1–
3): 78–87. DOI 10.1016/j.desal.2009.11.02 (https://dx.doi.org/10.1016%2Fj.desal.2009.11.02)

8. Velásquez L., Dussan J. (août 2009) Biosorption and bioaccumulation of heavy metals on
dead and living biomass of Bacillus sphaericus, J. Hazard. Mater. 167 (1-3): 713–6.

Voir aussi

Articles connexes

Épuration des eaux Phytoremédiation

Dépollution des sols Fongoremédiation


Lien externe

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Comment faire ?

Bibliographie

Basso, M. C., Cerrella, E. G. et Cukierman, A. L. (2002), Lignocellulosic materials as potential


biosorbents of trace toxic metals from wastewater, Industrial & Engineering Chemistry Research,
41(15), 3580-3585 (résumé (http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/ie020023h) [archive]).

Strandberg, G. W., Shumate, S. E. et Parrott, J. R. (1981). Microbial cells as biosorbents for


heavy metals: accumulation of uranium by Saccharomyces cerevisiae and Pseudomonas
aeruginosa (http://aem.asm.org/content/41/1/237.full.pdf) [archive]. Applied and
Environmental Microbiology, 41(1), 237-245.

Farooq, U., Kozinski, J. A., Khan, M. A. et Athar, M. (2010). Biosorption of heavy metal ions using
wheat based biosorbents–a review of the recent literature (http://nhjy.hzau.edu.cn/kech/ssyy/pd
f/hvmet/18.PDF) [archive]. Bioresource technology, 101(14), 5043-5053.

Gupta, R., Ahuja, P., Khan, S., Saxena, R. K. et Mohapatra, H. (2000). Microbial biosorbents:
meeting challenges of heavy metal pollution in aqueous solutions (http://www.iisc.ernet.in/currsc
i/apr252000/reviewarticles.pdf) [archive]. CURRENT SCIENCE-BANGALORE-, 78(8), 967-973.

Ho, Y. S. et McKay, G. (2003). Sorption of dyes and copper ions onto biosorbents (https://www.re
searchgate.net/publication/228719051_Sorption_of_dyes_and_copper_ions_onto_biosorbents/fil
e/72e7e522f57b1f07cc.pdf) [archive]. Process Biochemistry, 38(7), 1047-1061 (résumé (http://
www.sciencedirect.com/science/article/pii/S003295920200239X) [archive]).

Ho, Y. S., Ng, J. C. Y. et McKay, G. (2000). Kinetics of pollutant sorption by biosorbents: review (ht
tp://dns2.asia.edu.tw/~ysho/YSHO-English/Publications/PDF/Sep%20Pur%20Met29,%20189.pd
f) [archive]. Separation & Purification Reviews, 29(2), 189-232.

Holan, Z. R. et Volesky, B. (1995). Accumulation of cadmium, lead, and nickel by fungal and
wood biosorbents. Applied Biochemistry and Biotechnology, 53(2), 133-146
(https://link.springer.com/article/10.1007/BF02788603 [archive] résumé]).

Igwe, J. et Abia, A. A. (2006). A bioseparation process for removing heavy metals from waste
water using biosorbents (http://www.ajol.info/index.php/ajb/article/viewFile/43005/2656
3) [archive]. African Journal of Biotechnology, 5(11).

Nourbakhsh, M., Sag, Y., Özer, D., Aksu, Z., Kutsal, T. et Caglar, A. (1994). A comparative study
of various biosorbents for removal of chromium (VI) ions from industrial waste waters.
Process Biochemistry, 29(1), 1-5 (résumé (http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0
032959294800529) [archive]).
Srinivasan, A. et Viraraghavan, T. (2010). Decolorization of dye wastewaters by biosorbents: a
review. Journal of environmental management, 91(10), 1915-1929 (résumé (http://www.scienc
edirect.com/science/article/pii/S0301479710001209) [archive]).

Vijayaraghavan, K. et Yun, Y. S. (2008). Bacterial biosorbents and biosorption (https://www.resea


rchgate.net/publication/5498101_Bacterial_biosorbents_and_biosorption/file/72e7e51c13f2999
a33.pdf) [archive]. Biotechnology advances, 26(3), 266-291.

Volesky, B. (1987). [Biosorbents for metal recovery]. Trends in Biotechnology, 5(4), 96-101
(résumé (https://link.springer.com/article/10.1007/BF01024641) [archive]).

Wang, J. et Chen, C. (2009). Biosorbents for heavy metals removal and their future (http://www.jl
akes.org/web/biosorbents-heavymetals-BA2009.pdf) [archive]. Biotechnology advances, 27(2),
195-226.

Wase, D. J. et Wase, J. (Eds.). (2002). Biosorbents for metal ions. CRC Press.

Wysokowski, M., Klapiszewski, Ł., Moszyński, D., Bartczak, P., Szatkowski, T., Majchrzak, I., ... &
Jesionowski, T. (2014). Modification of Chitin with Kraft Lignin and Development of New
Biosorbents for Removal of Cadmium (II) and Nickel (II) Ions. Marine drugs, 12(4), 2245-2268.
résumé (http://www.mdpi.com/1660-3397/12/4/2245/htm) [archive]

Portail de l’eau Portail de l'assainissement


Portail de la chimie

Vous aimerez peut-être aussi