Les Types de Regimes
Les Types de Regimes
I- ASPECTS DEFINITIONNELS
La caractéristique principale de tous les régimes amaigrissants est une réduction de l'apport
calorique. Un déficit énergétique est habituellement évalué en fonction du métabolisme du
patient, de son âge, sexe et activité physique ainsi que de ses apports. La réduction calorique
ne devrait pas être supérieure à 500 kcals par jour, et ne jamais proposer un apport journalier
total inférieur à 1200-1400 kcals, afin d'éviter un apport alimentaire déséquilibré et des
carences en vitamines et/ou en oligo-éléments.
Malheureusement, certains régimes limitent les apports caloriques de manière beaucoup plus
drastique. En effet, plus un régime est restrictif, plus il est efficace rapidement. Cependant, la
perte de poids rapide et prononcée repose, dans ce cas, sur la diminution des réserves de
glycogène (à chaque gramme de glycogène sont liés trois grammes d'eau). Si ce régime inclut
moins de 50 g. de protéines par jour, l'organisme puisera dans ses réserves protéiniques avec,
pour conséquence, une diminution de la masse musculaire.
Le surpoids et l'obésité chez les adultes constituent un vrai problème de santé publique, qui
peut nécessiter le suivi d’un régime alimentaire dans le cadre d’une prise en charge par un
professionnel de santé. Toutefois, des régimes amaigrissants sont souvent suivis en l'absence
de surpoids ou d’indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.
Le succès apparent des premiers jours de régime n'est, par conséquent, pas une perte de tissu
gras. Ces propositions ont beaucoup de succès puisqu'elles répondent aux attentes de la
plupart des personnes : perdre rapidement beaucoup de poids sans trop d'efforts pour revenir
au plus vite à son alimentation habituelle. L'objectif d'un régime est de faire perdre du poids,
mais le maintien du poids perdu est rarement pris en compte.
La définition d'un objectif clair et réaliste est donc indispensable avant de proposer un régime
amaigrissant. Selon les critères médicaux pour un amaigrissement à long terme, une réduction
de poids d'un ou deux kilos par mois environ est réaliste et souhaitable, et devrait se baser sur
les habitudes alimentaires de chacun et garantir un apport nutritionnel adapté et adéquat. La
perte de poids peut être obtenue en diminuant l'apport des graisses et/ou des hydrates de
carbone et/ou d'alcool.
Lorsque la quantité d’énergie ingérée est inférieure à la quantité d’énergie dépensée, le corps
utilise l’énergie stockée sous forme de graisse. Inversement, si l’énergie est supérieure à la
quantité d’énergie dépensée, le corps stocke le surplus sous forme de graisse. Les régimes
visent donc à augmenter les dépenses grâce à l’exercice physique, et à diminuer la quantité
d’énergie ingérée.
Par définition, les régimes concernent les personnes en surpoids, avec un indice de masse
corporelle (IMC) supérieur à 25. Mais bien souvent des personnes au poids normal souhaitent
perdre des kilos, dans un but esthétique. Il n’y a pas alors un indice médical en faveur d’un
régime.
Outre la restriction calorique, les régimes peuvent présenter d'autres caractéristiques comme
un choix alimentaire unilatéral, des combinaisons interdites ou encore l'achat de produits
spécifiques. Les régimes imposés avec consignes simples et directes sont plus attrayants à
suivre, ne demandent pas une remise en question du comportement alimentaire, cependant
leur inefficacité au-delà du court terme est prouvée.
Le régime hypocalorique contient beaucoup de fruits et légumes, ainsi que des aliments riches
en protéines sans trop de matières grasses (yaourt à 0% par exemple, viandes à griller, certains
poissons,...). Les fruits et les légumes sont important dans chaque repas, ce qui vous évite
ainsi de grignoter entre les repas. Les fruits et les légumes offrent également un excellent
soutien pendant le régime en fournissant à l'organisme la dose recommandée en fibres
alimentaires. Il est également nécessaire de boire beaucoup d'eau (la dose habituelle
recommandée est fixée à 1.5 litre par jour). L'alcool ainsi que les boissons gazeuses doivent
être évité car trop caloriques.
La ration calorique journalière dépend principalement d'un individu en fonction de son sexe,
de son IMC, de sa taille ainsi que de son activité sportive. Habituellement, un homme brûle
avec une activité sportive normale environ 2100-2200 K calories par jour et une femme
environ 1800-1900 K calories par jour
1- Besoins nutritionnels
2- Aliments autorisés
Produits laitiers
Conseillés
• Lait écrémé et ½ écrémé
• Yaourts natures au lait écrémé et demi-écrémé
• Yaourts 0 % édulcorés aux fruits
• Fromage blanc, petits suisses natures à 0 % ou 20 % de MG
• Fromage blanc édulcoré à 0 % de MG
Conseillés
• Viandes rouges à griller (rumsteck, filet, faux-filet, gîte, noix, bavette, araignée…), volaille
(sans la peau), veau (noix, filet, escalope, foie…)
• Jambon blanc découenné dégraissé, noix, filet et filet mignon de porc
• Poissons frais, en conserve au naturel ou surgelés, surimis
• Coquillages et crustacés
Conseillés
Fruits et légumes
Conseillés
• Tous frais, surgelés ou en conserve non cuisinés
• Compotes sans sucre ajouté
3- Aliments interdits
Produits laitiers
Déconseillés
• Lait entier
• Yaourts à base de lait entier et sucrés ou aromatisés
• Crèmes desserts
• Lait concentré sucré
• Fromage blanc et petits suisses jusqu’à 20 % de MG
Déconseillés
Fruits et légumes
Déconseillés
• Fruits secs ou confits
• Fruits au sirop
• Poêlées de légumes cuisinés
Ce régime hypocalorique et très restrictif, tire son nom d’une clinique célèbre aux Etats-Unis
nommée la clinique Mayo. Le régime œuf dur était très en vogue dans les années 1980.
Ce régime est basé sur le fait qu’il est nécessaire de réduire les apports caloriques et par
conséquent l’alimentation, pour amorcer une perte de poids. De ce fait, la personne suivant ce
régime consommera entre 800 et 1 000 kilocalories par jour pendant 14 jours. Les fruits sont
autorisés mais en faible quantité (et de préférence uniquement le pamplemousse). La
consommation d’œufs doit être de 6 par jour. Ils présentent l'avantage d'être riches en
protéines et pauvres en calories en plus d'être nourrissants. De nombreux aliments sont
interdits tels que les matières grasses, sucres, féculents, légumes secs, produits laitiers. Les
seules boissons acceptées sont le thé ou le café.
Avec 800 à 1000 kilocalories par jour, ce régime ne peut qu’être efficace à court terme. Le
principal avantage est de provoquer une perte de poids rapide et de ne nécessiter que très peu
de préparations culinaires. Il est également peu coûteux.
Le régime œufs durs provoque des carences en protéines, calcium (pas de produits laitiers ni
de fruits), potassium et vitamines. Il est peu compatible avec une activité car il entraîne de la
fatigue et une mauvaise forme physique (apport énergétique très insuffisant pour l’organisme,
qui va puiser ses besoins dans les tissus adipeux mais également dans les tissus musculaires et
osseux). De plus, la sensation de faim est très importante avec le régime œuf dur. Etant riche
en lipides et cholestérol, il ne faut pas le prolonger plus que les 14 jours conseillés sinon il y a
un risque de fragiliser le système cardio-vasculaire.
En référence au tableau annexe publié par l’ANSES, le régime Mayo propose un apport en
fibres, fer, calcium, magnésium et vitamine E inférieur aux Besoins Nutritionnels Moyens
ainsi qu’un apport inférieur à l’apport nutritionnel conseillé pour la vitamine B9. Cela reflète
la dangerosité de ce genre de régime sur le plan des carences alimentaires mais il ne faut pas
non plus sous estimer son impact sur l’aspect relationnel de l’individu avec l’alimentation. En
effet, ce régime enlève toute connotation de plaisir et de convivialité aux repas et ne modifie
en aucun cas les mauvaises habitudes alimentaires des individus responsables de la prise de
poids. La reprise du poids perdu, voir la prise de nouveaux kilos me semble inéluctable avec
le régime Mayo.
Déroulement du régime
Phase 3 : stabilisation
La phase de stabilisation sert à éviter la reprise de poids immédiatement après le régime protéiné.
Durant cette phase, les sachets sont supprimés et les aliments les plus caloriques réintroduits
progressivement, car, après une perte de poids, le corps a tendance à revenir à son poids de
référence, précédent le régime. Il s'agit donc d'une phase d'adaptation tant physiologique que
psychologique, car le poids perdu peut être considérable. L'avantage des protéines est de conserver
la "masse maigre" ou musculaire qui est la principale source de consommation énergétique au repos:
le fait de la conserver diminue ainsi le risque de reprise de poids.
Au terme des trois premières phases, le sujet doit retrouver un équilibre alimentaire normal afin de
ne pas regrossir. Un « équilibre alimentaire normal » ne veut pas dire « manger comme avant le
régime » mais manger équilibré avec un apport calorique proportionnel à ses besoins énergétiques
de base et ceux liés à l'activité physique journalière.
Vous souhaitez perdre du poids à un endroit stratégique, comme le ventre, les hanches, les fesses,
les cuisses, ou même les bras. Pourtant la plupart des régimes qu’on vous propose visent à corriger le
volume global du corps, mais ne permettent pas de transformer véritablement votre silhouette. Pire
encore, ils ont tendance à amplifier les déséquilibres ! Une femme qui suit un régime
classique aura tendance à perdre davantage sur le ventre, les seins et le visage, que sur le
bas du corps.
La morpho nutrition, est une approche globale qui consiste à adapter son hygiène de vie en
fonction des zones où on a tendance à grossir. En fonction du profil identifié ou morphotype,
on agit sur plusieurs fronts simultanément afin de stopper la fabrication de graisse, et
faciliter leur destruction, notamment grâce aux :
régime alimentaire,
sport.
Sur les fesses et les jambes cela est plus compliqué car, les cellules graisseuses ont davantage
de mal a bien se « vider » car sensibles aux hormones ovariennes et la bonne circulation du
sang. Pour désintégrer ces graisses de réserve, le sport combiné à une alimentation adaptée,
sont indispensables.
LES GRANDS PRINCIPES DES REGIMES DISSOCIES (MORPHONUTRITION)
La morphonutrition, est une approche globale qui consiste à adapter son hygiène de vie en
fonction des zones où on a tendance à grossir. En fonction du profil identifié ou morphotype,
on agit sur plusieurs fronts simultanément afin de stopper la fabrication de graisse, et faciliter
leur destruction, notamment grâce aux :
régime alimentaire,
sport,
plantes
méthodes complémentaires : drainage lymphatique, thermodermie, endermologie, etc.
Au saut du lit : un grand verre d’eau fraîche, ou jus d’orange pressée, pamplemousse
ou citron sans sucre ajouté, bien froid pour éviter la constipation.
Petit déjeuner : Une tranche de pain complet, un fruit, un thé ou café décaféiné (la
caféine augmente l’appétit) avec édulcorant et un peu de lait écrémé si vous voulez.
Encas à 10 heures si vous avez faim : 1 bol de céréales sans sucre ajouté
Déjeuner : 1 salade mixte (tomates, laitues, endives, haricots, etc.) à volonté avec 1
cuillère à soupe de vinaigrette maison et du poisson blanc (cabillaud, lieu, lotte, etc.)
Goûter (obligatoire) : 1 bol de muesli sans sucre ajouté dans du lai demi-écrémé
Diner : Poisson ou viande maigre (volaille, veau, etc.) avec une cuisson à l’étouffée
(les aliments sont cuits à feu très doux sans adjonction de liquide) ou à la vapeur afin
de préserver leurs qualités nutritionnelles (éviter les grillades, autocuiseurs et micro-
ondes dont la cuisson est trop violente ou perturbe la structure des aliments). Avec un
bol de deux légumes cuits à l’eau ou à la vapeur avec un filet d’huile d’olive ou une
noix de beurre.
Votre programme de sport : Le but est d’affiner le bas du corps, et de pratiquer une activité
physique permettant d’améliorer la circulation sanguine, et d’alléger le poids du bas du corps.
Votre ordonnance naturelle (celle-ci doit être prescrite par un professionnel de la santé) :
Liposculpture : effectuée sous anesthésie locale, elle consiste à injecter un liquide qui
va liquéfier la graisse, qui sera aspirée par une fine canule. Moins lourde, cette
technique permet une meilleure précision que la liposuccion, et de s’attaquer à des
zones rebelles difficile à sculpter. Toutefois elle ne traite pas de gros volumes.
Mésothérapie : elle consiste à injecter des substances drainantes et/ou lipolytiques
(détruisant les graisses) qui permettent de diminuer la peau d’orange, restaurer la
microcirculation, restaure l’élasticité des tissus. Pratiquée sur des zones cellulitiques
peu étendues (petit ventre ou petite culotte de cheval, double menton…) cette
technique permet de peaufiner les résultats du régime.
Endermologie ou Lipomassage : Cette technique de stimulation cellulaire brevetée
( Cellu M6) permet de lisser la cellulite, resculpter les formes, déstocker les graisses et
raffermir la peau sans intervention invasive.
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B- Les Régimes dissociés
Les régimes dissociés autorisent à manger de tout ou presque, mais pas au même moment. Ils
recommandent de ne pas consommer ensemble certains aliments ou visent à une saturation
rapide de l'appétit par la consommation exclusive d'un seul produit. Les plus connus sont les
méthodes Antoine, Shelton ou Montignac.
Certains régimes dissociés sont efficaces à court terme et peu risqués sur le plan nutritionnel,
mais, souvent, le retour à une alimentation normale en fait perdre le bénéfice. De plus, il est
difficile de les maintenir longtemps car ils sont peu compatibles avec une vie sociale normale.
La plupart sont contraires aux principes d'équilibre nutritionnel, seul garant d'un
amaigrissement durable.
Principe : Le régime Antoine a pour objectif une saturation rapide de l'appétit par la
consommation exclusive d'un seul type d'aliment chaque jour (lundi : poisson, mardi :
légumes, mercredi : laitages, jeudi : fruits, vendredi : oeufs, samedi : viande, etc.) pendant une
semaine. L'équilibre alimentaire est réalisé sur sept jours au lieu d'un seul. Le régime se fait
par cure d'une semaine tous les mois ou toutes les trois semaines.
LE REGIME SHELTON
Principe : Le régime Shelton répond à une classification des aliments inventée par l'auteur,
qui distingue par exemple le groupe de fruits acides, le groupe de melons, etc. Certaines
combinaisons sont interdites lors d'un même repas : acides - amidon, acides - protéines, sucres
- amidon, graisses - protéines, sucre - protéines...Le lait doit toujours être pris seul, les fruits
aussi. Certains repas sont entièrement protéiques, d'autres n'apportent que des fruits ou de
l'amidon.
Critique : Cette méthode est déconseillée car elle peut entraîner des carences. Par ailleurs, ce
régime est trop compliqué pour être réellement mis en oeuvre. On peut l'appliquer uniquement
de manière très simplifiée, ce qui revient à faire un régime hypocalorique classique.
LE REGIME Montignac
Critique : Peu de risques de carence, car on peut manger pratiquement de tout. Il permet de
ne pas trop se priver. Il a d'ailleurs beaucoup de succès chez les hommes car il n'est pas
nécessaire de préparer des plats spéciaux. Il est assez efficace à condition d'être poursuivi sur
le long terme : un retour aux habitudes alimentaires classiques entraîne souvent une reprise de
poids.
On mangera par exemple des fruits au petit-déjeuner, des œufs au déjeuner et du poisson au
dîner ou encore des fruits le lundi, du poisson le mardi, ..
MONTIGNAC :
Ce régime consiste à interdire certaines associations d'aliments et, à interdire les
sucres et certains glucides comme les pommes de terre, les carottes cuites, le riz
et le pain, les pâtes etc… En ce qui concerne les sucres, seul le fructose est
autorisé. Il se trouve dans un grand nombre de fruits et autres.
ANTOINE :
Plus stricte que les précédents, et plus difficile à suivre, il consiste à ne manger
qu'un seul groupe d'aliment par jour. Par exemple le lundi ce sera les viandes, le
mardi les légumes, etc. Et le dimanche c'est libre, on peut manger ce que l'on
souhaite.
Mais on doit également avoir un apport calorique précis . Cet apport ne doit pas
dépasser 1150 kcal.
Au même titre que les cures « DETOX », les monodiètes ont vu le jour dans le but d’éliminer
les toxines, nettoyer le système digestif de la pollution industrielle et régénérer notre
organisme. Encore là, la question à se poser est : a-t-on vraiment besoin de se nettoyer le
système ?
Les monodiètes consistent donc à manger le même aliment durant trois jours. Les aliments les
plus populaires utilisés dans ces diètes sont :
Pomme;
Raisin;
Cerises;
Pêche;
Melon;
Carotte;
Asperge;
Céleri;
Riz;
Quinoa.
L’aliment choisi pourra alors être consommé à volonté durant ces trois jours. Choisir de
préférence les versions biologiques. Un seul aliment doit être choisi pour ne pas donner de
travail supplémentaire au système digestif. L’eau, le thé et les tisanes sont également à
volonté durant cette période et il faut viser minimalement la consommation de 1.5 à 2 litres de
liquides par jour. Il est également préférable de ne pas faire d’activité physique intense durant
cette période.
Il existe aussi d’autres formules de monodiètes qui doivent être réalisées un jour par semaine
à toutes les semaines ou bien un seul repas par jour pendant une semaine à tous les mois.
Pour conserver tous les bénéfices de cette monodiète, il faut, lors du retour à la normale,
manger de façon équilibrée en privilégiant une alimentation riche en légumes et fruits et
faibles en aliments transformés. De plus, la consommation de protéines animales et de
légumineuses est déconseillée pendant environ trois jours après la fin de la monodiète, car
plus elles sont plus difficiles à digérer.
Mécanismes d'action
Allégués
Les monodiètes, à l’instar des régimes « détox », comparent le corps humain au moteur d’une
voiture qui s’encrasse avec le temps, accumule des déchets et des toxines et ainsi peuvent
générer de la fatigue, un teint et des cheveux ternes, un affaiblissement du système
immunitaire, des problèmes digestifs, etc.
Les toxines proviendraient de l’organisme lui-même mais aussi de l’extérieur par la pollution,
les médicaments, le tabagisme, l’alcool, etc. Le corps serait incapable, à un moment,
d’éliminer tous ces déchets et c’est ainsi qu’une cure de détoxification serait nécessaire. Le
foie, les reins et les intestins sont les organes les plus ciblés lors d’une cure « détox » ou d’une
monodiète.
Démontrés
Techniquement, la plupart des aliments proposés dans les monodiètes possèdent des
nutriments très intéressants pour la santé dont des fibres, des antioxydants, des vitamines et
des minéraux.
Il est important de mentionner que le corps humain, et principalement le foie et les reins sont
les organes-clés dans le traitement des déchets de l’organisme. Oui, le corps produit des
déchets mais ceux-ci sont pris en charge par nos organes et sont éliminés naturellement. Le
foie participe entre autres, à la formation de l’urée avant son élimination de l’organise, au
métabolisme et l’élimination de l’alcool et des médicaments avec l’aide des reins, à la
dégradation des acides gras, etc1.
Ensuite, les reins sont responsables de filtrer le sang d’un individu afin d’en éliminer les
déchets à tous les jours. Saviez-vous que les reins filtrent plus de soixante fois par jour le
volume sanguin total d’un individu ? Il n’y a donc aucune inquiétude à avoir sur la qualité de
notre sang si les reins fonctionnent bien.
Finalement on se rend compte que les aliments proposés durant une monodiète sont des
aliments contenant une quantité appréciable d’antioxydants. Rappelons-nous que les
antioxydants auraient un rôle à jouer dans la neutralisation des radicaux libres qui
endommagent l’organisme. Ces radicaux libres sont considérés comme des déchets produits
par l’organisme mais proviendraient également de l’extérieur par la fumée de combustion, les
produits chimiques, la poussière, etc.). Ces composés aux propriétés antioxydantes sont la
vitamine C, la vitamine E, le sélénium et les caroténoïdes. C’est donc peut-être pour cette
raison que les aliments proposés dans une monodiète sont également les plus riches en
vitamine C, vitamine E, sélénium et caroténoïdes.
Bien que les monodiètes proposent des aliments sains, il est important de noter que durant les
jours où on pratique une telle diète, les apports en calories sont beaucoup trop faibles en
calories pour atteindre les apports recommandés en vitamines et minéraux. L'American
College of Sports Medicine indique que les femmes devraient consommer au moins 1200
calories par jour, et les hommes devraient consommer au moins 1800 calories par jour pour
atteindre tous les besoins en vitamines et minéraux2.
De plus, un régime contenant moins de 1600 kcal par jour ne semble pas permettre d’atteindre
les apports recommandés en nutriments, principalement en vitamine C, E, en calcium et en
magnésium3.
Il est donc déconseillé de suivre ce régime durant plusieurs jours. Ainsi, le poids qui aura été
perdu sera majoritairement de l’eau car le corps se vide de ses réserves de glycogène. Tout
dépendant de l’aliment choisi pour faire la monodiète, les apports en protéines sont très
faibles, voire à zéro ce qui peut amener également une fonte musculaire.
Malheureusement, les aliments les plus souvent nommés dans les monodiètes dont la pomme,
le céleri, les raisins ou les pêches font partie de la liste des aliments contenant le plus de
pesticides4.
Finalement, il est à noter que notre corps a besoin de bons gras, de protéines, de glucides, de
fibres, de vitamine set de minéraux pour bien fonctionner. Hors, aucun aliment ne contient
tous ces nutriments et c’est pour cette raison qu'il est recommandé de manger de tout. Il y
également aucun aliment, à lui seul, qui contient les neuf acides aminés essentiels pour
construire les protéines qui composent nos muscles, nos ongles, nos fibres de cheveux, etc.
Avantages et inconvénients
Satiété et bien-être
Les aliments proposés dans les monodiètes contiennent des aliments qui sont plutôt riches en
fibres ce qui peut aider pour se sentir rassasié. Par contre, les apports en protéines sont
extrêmement faibles et comme les protéines sont connues pour amener un sentiment de satiété
supplémentaire, il est fort probable que le sentiment de faim sera plus présent qu’à l’habitude
avec ce régime.
Pratique
Les monodiètes sont difficiles à suivre car très contraignantes. Elles sont très monotones.
Manger un seul aliment durant trois jours peut affecter négativement le moral. Il est
également impossible d’aller au restaurant ou d’être invité chez des amis durant cette période.
Même si habituellement ces régimes se déroule sur une très courte période, le fait que
beaucoup d’aliments sont à éviter enlève la notion de plaisir associée à l’acte de manger.
Perte de poids
Aucune étude scientifique n’a évalué l’impact des monodiètes directement. Il est assuré
qu’une perte de poids accompagne ce type de régime car il est très faible en calories. Par
contre, tel que mentionné précédemment, ces régimes amènent majoritairement une perte
d’eau. De plus, ces régimes à très faible teneur en calories ralentissent le métabolisme de base
(énergie dépensée par l’organisme au repos). Bref, la reprise de poids est fort probable à la fin
du régime lorsque la personne recommencera à manger comme avant.
Le mot de la nutritionniste
Les monodiètes ne sont qu’en faits des régimes drastiques, très faibles en calories qui vous
feront perdre de l’eau. Les substances appelées toxines sont éliminées régulièrement mais
surtout naturellement par notre corps et plus particulièrement notre foie. Aucun aliment ou
nutriment ne peut, à lui seul, agir sur le foie et l’aider dans ses fonctions. L’important est
d’avoir une alimentation saine tous les jours, plutôt que de faire une monodiète quelques fois
par année.
Rédaction : Audrey Cyr, nutritionniste.
Document créé le : 28 avril 2015
Références
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Références
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Bibliographie
3. Gao X, Wilde PE, Lichtenstein AH, Tucker [Link] 2005 USDA Food Guide Pyramid is
associated with more adequate nutrient intakes within energy constraints than the 1992
Pyramid. J Nutr. 2006 May;136(5):1341-6.
[Link]
La multitude de régimes existants pour maigrir de façon autonome a amené les pouvoirs
publics à s’interroger sur les risques liés à de telles pratiques. En France, l’Agence nationale
de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a émis
récemment un rapport d’expertise sur les risques liés à ces pratiques alimentaires.
L’idéalisation de la minceur que connaît notre société actuelle fait que l’on voit, depuis
quelques années, de plus en plus de personnes entamer des régimes amincissants en l’absence
de surpoids ou de toute indication médicale. Or, de telles pratiques ne sont pas sans risque
pour la santé.
Deux volets
Outre la population générale, une attention particulière a été portée à certaines catégories de
personnes se trouvant en situations physiologiques et de vulnérabilité particulières, à savoir les
enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et enfin les
sportifs ou les personnes ayant une activité physique intense.
Carences nutritionnelles
Au total, 15 régimes amincissants sont passés sous la loupe des experts. Pour chacun d’entre
eux, une analyse des apports en énergie, protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux a
été menée. Cette caractérisation a révélé que ces régimes amaigrissants et leurs différentes
phases pouvaient induire des déséquilibres nutritionnels et des inadéquations d’apports. Pour
plus de la moitié des phases de régimes, les apports sodés étaient supérieurs aux
recommandations. Trois phases de régimes sur quatre conduisent à des apports en fibres
inférieurs aux apports nutritionnels conseillés pouvant être jusqu’à dix fois moindre.
Conséquences générales
La perte de poids mal contrôlée peut conduire à un affaiblissement du sujet par perte de masse
musculaire, quel que soit le niveau d’apport protéique. Les régimes amaigrissants altèrent
également l’intégrité du capital osseux. On observe en moyenne une diminution de un à deux
pourcents de la densité minérale osseuse pour une perte de poids de 10 %. Les apports
énergétiques permettant le maintien du poids après un régime amaigrissant sont inférieurs à
ceux qui permettaient le maintien d’un poids stable avant régime amaigrissant, ce qui favorise
la reprise pondérale, de préférence sous forme de masse adipeuse.
Près de 80 % des sujets reprennent du poids après un an et celui-ci augmente avec le temps. Le
principal facteur influençant la stabilité du poids après régime est la pratique d’une activité
physique régulière dès le début de la restriction calorique et son maintien après la phase de
restriction. Les régimes très hypocaloriques peuvent induire des troubles du rythme cardiaque
pouvant entraîner la mort subite. Ce type de régime provoque également des inflammations et
fibroses modérées aux niveaux hépatique et portal ainsi que des calculs biliaires. Les
fluctuations de poids pourraient quant à elles être un facteur de risque cardiovasculaire et de
syndrome métabolique. Les régimes hyperprotéiques non hypocaloriques proposent des
apports protéiques dépassant le seuil des apports satisfaisants (2,2 g/kg/j), d’où l’importance
d’un bilan rénal chez les sujets à risque d’insuffisance rénale, avant tout régime amaigrissant.
Les régimes hypoglucidiques sont fréquemment associés à des troubles digestifs passagers,
notamment à une constipation liée à la baisse des apports en fibres.
Populations spécifiques
La restriction énergétique au cours des 2ème et 3ème trimestres de grossesse ainsi que les
déficits nutritionnels sous-jacents ralentissent la croissance du fœtus, pouvant induire des
conséquences sur la santé ultérieure de l’enfant.
Chez les enfants et adolescents, la restriction calorique, associée ou pas à une restriction
protéique, entraîne un ralentissement de la croissance et du développement pubertaire. A ces
risques, s’ajoutent des risques d’aménorrhées primaires ou secondaires, de tendinites, de
déminéralisation osseuse et de carence martiale, notamment chez la jeune sportive.
Chez le sportif amateur, la pratique associée d’une activité physique et d’un régime
amaigrissant s’accompagne à court terme de risques cardiovasculaires si le sujet, présentant
déjà des facteurs de risque cardiovasculaires, reprend une activité physique après une longue
période de sédentarité. Des risques de malaises (hypoglycémique, vagal, et/ou aggravé par la
déshydratation) sont également à craindre lorsque la restriction alimentaire est prononcée.
Enfin, chez le sportifs pratiquant une activité physique et sportive intense, notamment ceux
devant maintenir une masse grasse faible, des modifications qualitatives du régime alimentaire
sont associées à des perturbations hormonales pouvant être délétères. Ces troubles sont la
conséquence de la restriction calorique et du stress de l’exercice.
Accompagner
Le rapport de l’Anses conclut que la recherche de la perte de poids sans indication médicale
formelle comporte des risques et qu’il convient d’en informer les populations concernées. La
perte pondérale nécessite donc un accompagnement par un médecin ou un diététicien. Le
rapport insiste également sur l’importance de l’activité physique lors de la mise en oeuvre d’un
régime amaigrissant.
Une évaluation plus complète des risques liés aux régimes amaigrissant devra encore être
menée afin d’y intégrer des données d’exposition, des données relatives aux produits dits
«diététiques» destinés aux régimes hypocaloriques ainsi que des informations concernant les
compléments alimentaires «amaigrissants» dès lors que celles-ci seront disponibles.
Alexandre Dereinne
La plupart de ces régimes excluent certains aliments (sucre, féculents, produits laitiers, légumes,
fruits, huile, etc.), entrainant un déficit en macro et micronutriments.
Les macronutriments sont représentés par les Glucides, Lipides et Protides qui correspondent
grossièrement aux sucres, aux graisses et aux protéines.
Contrairement à ce que l’on peut penser, ces 3 grands groupes qui sont indispensables à notre corps,
le sont également lorsque l’on souhaite perdre du poids.
Parlons tout d’abord des glucides (ou sucres). Ils constituent une source d’énergie primordiale à notre
organisme. Ainsi un apport insuffisant, peut perturber les voies métaboliques du corps ce qui
représente un risque pour notre santé.
Les lipides (ou graisses), sont également indispensables, notamment pour les AGE (Acides Gras
Essentiels) qu’ils apportent. Il convient donc d’apporter les bonnes graisses à notre organisme, et en
n’aucun cas les supprimer.
Les protides (ou protéines), quant à eux, contiennent des AAE (Acides Aminés Essentiels). Ils sont
donc indispensables et doivent être toujours indissociés des glucides et lipides. Dans le cas de régimes
uniquement protidiques, les protéines seront utilisées comme mécanisme de « secours » en
remplacement des autres macronutriments, elles ne sont alors plus aptes à développer la masse
musculaire ce qui entrainera une perte musculaire excessive, potentiellement dangereuse. Ce
phénomène explique le fait que les personnes suivant un régime de type hyper protéiné, perdent du
poids très rapidement sans se rendre compte qu’elles perdent surtout de leurs muscles … Et c’est
pourquoi elles peuvent se retrouver avec un corps un peu « flasque ».
Quant aux micronutriments, vitamines et minéraux, on observe dans la plupart des régimes un
manque accru en calcium, fer, magnésium et vitamines B ; qui engendre souvent : fatigue, crampes,
mauvaise mine, voire perte osseuse et anémie.
Sachant que les femmes enceintes ont des besoins accrus en nutriments, ces types de régimes leur
sont formellement déconseillés ! Ils pourraient mettre en danger la vie de la mère et du bébé.
Des déséquilibres nutritionnels :Le déséquilibre nutritionnel provient d’un excès ou d'une
insuffisance de la prise alimentaire.
De nos jours, les régimes les plus populaires modifient radicalement les apports alimentaires. Dans
l’ensemble, les différentes phases de certains régimes ne permettent pas de couvrir correctement les
apports nutritionnels journaliers et ceci provoque des carences alimentaires.
- Les risques de carence alimentaire :Une carence alimentaire est une absence ou une
insuffisance de certains éléments, indispensables à l'équilibre et au développement physique d'un
sujet. Il est important de savoir qu'un changement des habitudes alimentaires peut conduire a une
perte de la masse graisseuse, et non pas une fonte musculaire qui est souvent due à l’arrêt d’activités
physiques, et à la restriction des apports caloriques ou d'eau, comme y mènent trop de régimes à la
mode. Lorsque le poids diminue rapidement, le risque de carences apparaît et les problèmes de santé
peuvent survenir.
Comme des problèmes cardiovasculaires, des dysfonctionnements des reins, un surplus de fatigue,
une baisse de la vue, etc.
b)
- Pas de stabilisation du poids :Le fait de ne pas arriver à stabiliser le poids après un régime est le
défaut le plus important. Souvent, les régimes amaigrissants, en particulier les plus radicaux ; qui
suppriment beaucoup d’aliments sur une durée assez courte, sont ceux qui favorisent au final une
reprise de poids. En France 80% des personnes qui ont fait un régime reprennent du poids au bout
d’un an. (surtout chez des personnes qui ont un IMC* normal)
IMC* : Indice de Masse Corporelle c'est-à-dire le poids. Ce calcul permet de connaitre le taux de
masse graisseuse et le taux de masse musculaire.
Après un an d’observation, le résultat de l’étude est indiscutable : tous les régimes, sans
aucune exception, entraînent des déséquilibres nutritionnels dont les conséquences sur la
santé peuvent être plus ou moins graves. Les apports nutritionnels conseillés (ANC) ne sont
quasiment jamais respectés. Dans 80 % des cas, les apports en protéines sont supérieurs aux
recommandations, dans plus de 50 % des cas pour les apports en lipides et dans la quasi-
totalité des régimes pour les apports en glucides. Huit régimes sur dix conduisent à des
carences en fibres et de manière générale, les apports en vitamines et en minéraux sont
insuffisants. Bien souvent, la consommation de sel est trop importante.
f) A découvrir
Conséquences physiopathologiques
Une évaluation spécifique a également été menée pour certaines catégories de la population se
trouvant dans des situations physiologiques et de vulnérabilité particulières, comme les enfants, les
adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les sportifs ou sujets ayant
une activité physique.
Risques identifiés
Certains régimes amaigrissants peuvent induire des déséquilibres nutritionnels, notamment : apports
en protéines et en sel trop élevés ; apports en fibres, en fer, en magnésium, en vitamine D
insuffisants.
Les déficits et les excès en nutriments de ces régimes peuvent être à l’origine de conséquences
dangereuses à plusieurs niveaux :
Ainsi, nous pouvons constater que ces régimes peuvent constituer un danger non négligeable pour
une personne même en bonne santé, et que ces risques sont d’autant plus élevés si la personne a des
antécédents familiaux ou des maladies associées comme le diabète par exemple.
Eh oui c’est sans s’en rendre compte que l’on tombe dans le piège d’un cercle vicieux!
Beaucoup l’ont surement déjà vécu : on veut perdre du poids alors on commence un régime sévère,
on est un peu fatigué mais peu importe, on se met la pression car les résultats s’affichent sur la
balance!
Sauf qu’à un moment donné les nerfs lâchent, on se sent frustré alors on craque et on abandonne…
On revient à ses anciennes habitudes avec le moral à zéro, et même si on essaye de faire attention on
reprend du poids et là on pense que la balance ne fonctionne plus parce qu’on peut même dépasser
le poids qu’on avait avant le régime…
Résultat : on se lamente sur son sort, on perd confiance en soi, on déprime, et puis un jour on se
réveille on reprend son courage à deux mains, on essaye un autre régime mais là encore c’est le
cercle vicieux qui recommence…tout en mettant sa santé en danger…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 80% des personnes ayant suivis ce type de régime ont repris du
poids à un an et continuent à en reprendre à long terme.
Voilà encore une raison pour déconseiller ce type de pratique, qui à la longue ne s’avère pas efficace.
Alors bien sûr, il existe des moyens pour maigrir sans danger mais la première des choses à faire est
de travailler sur soi !
Il faut d’abord être convaincu que, malheureusement, il n’existe pas de régime miracle, ni d’aliments
magiques… Sans oublier qu’il ne faut pas faire une fixation sur les kilos !
Puis il faut trouver la motivation, en acceptant de remettre en cause ses habitudes. Généralement on
est toujours plus efficace lorsque l’on est entouré et soutenu.
Et surtout, il faut savoir faire des efforts ! Certains disent qu’il faut souffrir pour être belle, d’autres
disent que l’on a rien sans rien, après tout ne serait-ce pas dans nos valeurs que de travailler pour
obtenir ce que l’on souhaite ?
Je terminerai en rappelant que la pratique de ces régimes n’est pas un acte anodin, tant sur le plan
physiologique que psychologique.
Enfin, l'Anses relève des risques spécifiques pour les femme enceintes et allaitantes et pour les
enfants
Une carence alimentaire va avoir des répercussions sur le cerveau et son activité de deux manières.
D’abord d’un point de vue structural. Comme expliqué précédemment, une restriction calorifique
mène à la fonte du tissu adipeux. Les cellules de l’organisme auront de plus en plus de mal à obtenir
les lipides rentrant dans la constitution de leur membrane. Or dans les neurones, ces lipides
interviennent dans la génération et la transmission des messages nerveux partout dans le corps et
plus particulièrement le cerveau.
Ensuite d’un point de vue métabolique. Les faibles apports glucidiques vont mener à l’utilisation des
lipides comme source d’énergie par les organes non glucodépendants (cœur, muscles etc). Le
métabolisme de ces lipides produira des corps cétoniques qui eux pourront fournir de l’énergie au
cerveau si le déficit énergétique se poursuit. En effet, le cerveau est glucodépendant, c’est-à-dire que
le glucose est la seule molécule qu’il peut dégrader pour générer de l’énergie, en son absence les
corps cétoniques peuvent être utilisés. Toutefois ceci n’est pas sans conséquence, l’accumulation de
ces corps cétoniques dans le sang diminue son pH, ce qui, si elle persiste, peut conduire au coma.
Ces modifications vont avoir des implications sur le comportement et les facultés cognitives de
l’individu. Les symptômes psychologiques souvent observés chez les anorexiques sont dépression,
irritabilité, difficulté à se concentrer et repliement sur soi-même. Dans les cas extrêmes, le désespoir
et les pensées suicidaires peuvent s’installer. Au fur et à mesure que la perte de poids augmente, les
individus deviennent de plus en plus obsédés par la nourriture et le monde extérieur à de moins en
moins d’importance. Ceci peut aboutir à un retrait total d’une vie sociale y compris une vie sexuelle,
ceci étant en partie dû aux dérèglements hormonaux qui sont à l’origine d’une perte de la libido.
Parmi les conséquences néfastes des régimes, elle relève, dans une revue de la littérature
scientifique, les conséquences psychologiques et comportementales des régimes.
La seule intention de manger moins pour maigrir crée l’état de restriction cognitive qui « se traduit
par une hypophagie chronique, éventuellement entrecoupée d'accès d'hyperphagie plus ou moins
réguliers et conséquents lorsque la désinhibition fait échec à la volonté de contrôle ».
C’est ainsi que la restriction cognitive peut conduire à manger plus et plus “mal” que si l’on n’avait pas
cherché à manger “bien” et moins.
Par ailleurs, l'incapacité à suivre le régime amaigrissant idéal pour obtenir la silhouette idéale
constitue une mise en échec répétée. Ce sentiment d’échec porte atteinte à l'estime de soi et la
confiance en soi, et il risque de déclencher ou d’aggraver les troubles du comportement alimentaire
et le surpoids, lesquels aggravent encore la mésestime de soi, etc. (Graphique ci-contre, modèle de Le
Barzic, 2004).
Sont également évoquées dans le rapport, les conséquences néfastes possibles d'une prescription
médicale de perte de poids notamment chez les enfants et les adolescents ainsi que les conséquences
négatives possibles de certaines attitudes parentales.
sont la conséquence de la restriction calorique et du stress de l’exercice.
Accompagner
Le rapport de l’Anses conclut que la recherche de la perte de poids sans indication médicale
formelle comporte des risques et qu’il convient d’en informer les populations concernées. La
perte pondérale nécessite donc un accompagnement par un médecin ou un diététicien. Le
rapport insiste également sur l’importance de l’activité physique lors de la mise en oeuvre d’un
régime amaigrissant.
Une évaluation plus complète des risques liés aux régimes amaigrissant devra encore être
menée afin d’y intégrer des données d’exposition, des données relatives aux produits dits
«diététiques» destinés aux régimes hypocaloriques ainsi que des informations concernant les
compléments alimentaires «amaigrissants» dès lors que celles-ci seront disponibles.
Alexandre Dereinne
Quels sont ces fameux risques des régimes pour maigrir, Dukan et autres,
selon l'Anses
Psychomédia
Publié le 15 mai 2011
L'Anses (Agence sanitaire française) a rendu public, jeudi le 12 mai, un avis sur les régimes
alimentaires amaigrissants. Elle réitère les conclusions d'un rapport d'expertise collective
publié en novembre dernier dans lequel elle analysait les risques de 15 régimes amaigrissants
populaires: Atkins, Californien (de Guttersen), Citron détox, Chrononutrition (de Delabos),
Cohen, Dukan, Fricker, Mayo, Miami (de Agatston), Montignac, Ornish, Scarsdale (de
Tarnower), Soupe au chou, Weight Watchers, Zone (de Sears).
Le rapport concluait que tous les régimes présentent des carences nutritionnelles qui peuvent
avoir des conséquences importantes sur la santé et que tous mènent à une reprise du poids
perdu et même plus.
Quels sont les risques relevés par l'Agence? Voici les principaux points relevés:
- Les données suggèrent que les régimes à très faible apport calorique provoquent des
inflammations et fibroses modérées aux niveaux hépatique et portal ainsi que des calculs
biliaires.
- Les régimes hyperprotéiques non hypocaloriques induisent des apports qui dépassent le seuil
des apports en protéines satisfaisants (2,2 g/kg/j). En conséquence, un bilan rénal s’impose
chez les personnes à risque d’insuffisance rénale, avant tout régime.
- Certains régimes, particulièrement les régimes hypoglucidiques (faibles en glucides ou
hydrates de carbone) sont fréquemment associés à des troubles digestifs, en particulier de
constipation liée notamment à la baisse de consommation de fibres.
Risques cardiovasculaires
- Les régimes très hypocaloriques peuvent induire de façon aigüe des accidents avec mort
subite par troubles du rythme cardiaque.
- L’innocuité des régimes très hypoglucidiques (hyperlipidiques) n’est pas établie sur le plan
cardiovasculaire. Dans ce cadre, un apport élevé en acides gras saturés peut accroître
l’insulino-résistance malgré la perte de poids. - Les régimes très hypolipidiques sont délétères
car ils entraînent un profil lipidique athérogène, notamment en cas de syndrome métabolique.
- La fluctuation du poids pourrait être un facteur de risque cardiovasculaire et de syndrome
métabolique.
- Chez le sportif amateur, la pratique associée d'une activité physique et d'un régime
amaigrissant s'accompagne à court terme : d’un risque d’accident cardiovasculaire,
essentiellement lors de la reprise d'une activité physique chez un sujet sédentaire depuis
plusieurs années ayant un ou plusieurs facteurs de risques vasculaires ; d’un risque de malaises
(hypoglycémique, vagal, et/ou aggravé par la déshydratation) lorsque cette restriction
alimentaire est très importante.
- La reprise de poids concerne 80% des personnes après un an et augmente à long terme.
- L’adaptation du régime aux goûts et habitudes du patient est importante pour assurer
l’adhésion de ce dernier sur le long terme.
- Le principal facteur de stabilisation est le commencement d’une activité physique dès le
début de la restriction calorique et son maintien après cette phase de restriction.
- Les apports énergétiques qui permettent de maintenir le poids perdu après un régime
amaigrissant sont inférieurs à ceux qui permettaient de maintenir un poids stable avant la perte
de poids, ce qui favorise la reprise de poids. - Le retour au poids initial s'accompagne d'une
récupération préférentielle de la masse grasse.
- La perte de masse musculaire joue un rôle majeur dans la diminution de la dépense
énergétique observée après restriction calorique ce qui souligne l'importance de limiter les
pertes de masse musculaire par l’exercice, lors de la restriction calorique.
- En période de perte de poids, de nombreux signaux nutritionnels, neuronaux et endocriniens,
envoie un signal de « déficit énergétique » au niveau cérébral, ce qui se traduit par une
augmentation de la sensation de faim.
Enfin, l'Anses relève des risques spécifiques pour les femme enceintes et allaitantes et pour les
enfants et les adolescents.
Voyez également :
Conséquences
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"Plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l'absence d'activité
physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids."
Nous allons montrer dans ce qui suit que les régimes amaigrissants possèdent des
avantages mais ont aussi des inconvénients.
Conséquences psychiques:
Conséquences physiques:
De nos jours, les régimes les plus populaires modifient radicalement les
apports alimentaires. Dans l’ensemble, les différentes phases de certains
régimes ne permettent pas de couvrir correctement les apports nutritionnels
journaliers et ceci provoque des carences alimentaires.
Avis d'une diététicienne: " Cet effet vient d'une frustration due au régime trop
draconien c'est-à-dire trop restrictif. Le patient reprend alors le poids
perdu voire même plus. Ensuite maigrir vite entraîne de mauvaises
répercussions sur l'organisme. "
Pour conclure, nous pouvons remarquer que tous ces effets psychiques et
physiques sur l'organisme sont pour la plupart inconnus des personnes effectuant
ces régimes amaigrissants.