0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues39 pages

Les Types de Regimes

Transféré par

Ulrich Glenn
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues39 pages

Les Types de Regimes

Transféré par

Ulrich Glenn
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE I : LES REGIMES AMAIGRISSANTS

Aujourd’hui, la représentation sociale collective érige la minceur voir la maigreur en modèle


de beauté. Face à la demande, les pratiques d’amaigrissement se sont considérablement
développées. Le plus souvent sans suivi médical et conduisant parfois à de graves excès. En
effet, la quête de la minceur est susceptible d’entrainer des troubles du comportement
alimentaire, notamment chez les personnes les plus vulnérables et les adolescents. De
nombreux régimes sont aujourd’hui proposés dans une optique d’amaigrissement. Dénommés
régimes amaigrissants, régimes minceur ou régimes d’exclusion, ils ont pour objectif la perte
de poids par une modification de l’alimentation. Ces régimes peuvent être différenciés en
fonction de leur composition en macronutriments, que ce soit en termes de qualité ou de
quantité. Certains régimes proposent la suppression d’une ou plusieurs catégories d’aliments.
Cependant, l’on est en droit de se poser la question de savoir qu’est-ce qu’un régime
amaigrissant ?
Comprendre le concept de régime amaigrissant nécessite que soient examinés distinctement la
notion de régime amaigrissant et la typologie de ces régimes.
Pour ce faire, nous aborderons dans un premier temps les différents aspects de la notion de
régimes amaigrissant ; dans un second temps nous présenterons la typologie des régimes
amaigrissants les plus pratiqués.

SECTION I : ASPECTS DEFINITIONNELS ET CARACTERISTIQUES DES


REGIMES AMAIGRISSANTS
Nous tenterons de donner ici une approche à la notion de régime amaigrissant ainsi que des
termes très proches utilisés dans le cadre de notre travail.

I- ASPECTS DEFINITIONNELS

A- LES REGIMES AMAIGRISSANTS


Les régimes amaigrissants portent dans le simple mot « régime » des notions qui rebutent :
restriction alimentaire, changement d’habitude alimentaire, privation, etc…
Un régime amaigrissant est une pratique alimentaire destinée à perdre du poids. Un régime
amaigrissant a pour principe d’établir un déficit énergétique par rapport aux besoins de
l’individu, par la diminution des apports alimentaires afin de perdre du poids. On le distingue
du régime alimentaire normal qui couvre tant les besoins qualitatifs que quantitatifs d’un
individu et conduit à un équilibre de sa balance énergétique et donc au maintien de son poids.

B- TERMINOLOGIE SE RAPPORTANT AUX REGIMES AMAIGRISSANTS


Pour mieux cerner les contours liés aux régimes amaigrissants, il est important que soient
également définis certaines notions ou certains termes qui lui sont très proches.
1- Régime alimentaire
C’est la modification de l’alimentation habituelle à des fins thérapeutiques (en cas de
diabète, obésité…), pour satisfaire des besoins physiologiques spécifiques (femmes
enceintes, personnes âgées…) ou pour des besoins esthétiques (avoir un corps plus
mince).
2- Régimes alimentaires équilibrés
Ce sont des régimes qui couvrent les besoins tant quantitatifs que qualitatifs d’un individu
et conduisent à un équilibre de la balance énergétique et au maintien de son poids.
3- Ration alimentaire
C’est la quantité et la qualité d’aliments qu’un individu doit consommer chaque jour, pour
satisfaire ses besoins alimentaires, maintenir son poids et sa santé.
4- Ration alimentaire équilibrée
La ration alimentaire est dite équilibrée lorsqu’elle contient tous les principes nutritifs
dans les proportions convenables pour répondre aux besoins journaliers.
5- Régime hypo calorifique
c’est un mode alimentaire, destiné à maintenir ou à rétablir la santé et dont l’apport
calorifique quotidien serait en dessous des apports habituels.
6- Régime hypoglucidique
c’est un régime faible en sucre.
7- Régime hypo protidique
c’est un régime pauvre en protéine. Il a pour but de réduire l’apport en protéines.
8- Régimes dissociés
C’est un régime qui autorise à consommer tout ou presque tous les aliments mais pas au
même rythme, un seul aliment doit être consommé par repas ou sur toute la journée.
9- Régimes ciblés
ce sont des régimes qui se pratiquent lorsque vous voulez faire maigrir certaines parties
biens précises de votre corps.
10- Régime
est défini comme étant une modification des habitudes alimentaires.
11- Diète
selon le petit Larousse la diète est définie comme étant une suspension temporaire, totale
ou partielle d’aliments pour des raisons personnelles ou thérapeutiques.
12- Mono diète
La mono diète consiste à manger un seul aliment au cours d’un repas pendant un à trois
jours voir plus. Le corps va ainsi puiser dans ses réserves et se débarrasser des kilos
superficiels.
13- Diététique
c’est la science de l’alimentation équilibrée, elle étudie l’ensemble des règles qui doivent
régir l’alimentation de l’être humain.
14- Santé
d’après la définition de l’OMS (organisation mondiale de la santé) la santé se définit
comme étant un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas
seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
15- Conséquence
c’est le résultat logique d’une cause ou d’une action.

II- CARACTERISTIQUES DES REGIMES AMAIGRISSANTS

La caractéristique principale de tous les régimes amaigrissants est une réduction de l'apport
calorique. Un déficit énergétique est habituellement évalué en fonction du métabolisme du
patient, de son âge, sexe et activité physique ainsi que de ses apports. La réduction calorique
ne devrait pas être supérieure à 500 kcals par jour, et ne jamais proposer un apport journalier
total inférieur à 1200-1400 kcals, afin d'éviter un apport alimentaire déséquilibré et des
carences en vitamines et/ou en oligo-éléments.
Malheureusement, certains régimes limitent les apports caloriques de manière beaucoup plus
drastique. En effet, plus un régime est restrictif, plus il est efficace rapidement. Cependant, la
perte de poids rapide et prononcée repose, dans ce cas, sur la diminution des réserves de
glycogène (à chaque gramme de glycogène sont liés trois grammes d'eau). Si ce régime inclut
moins de 50 g. de protéines par jour, l'organisme puisera dans ses réserves protéiniques avec,
pour conséquence, une diminution de la masse musculaire.
Le surpoids et l'obésité chez les adultes constituent un vrai problème de santé publique, qui
peut nécessiter le suivi d’un régime alimentaire dans le cadre d’une prise en charge par un
professionnel de santé. Toutefois, des régimes amaigrissants sont souvent suivis en l'absence
de surpoids ou d’indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.
Le succès apparent des premiers jours de régime n'est, par conséquent, pas une perte de tissu
gras. Ces propositions ont beaucoup de succès puisqu'elles répondent aux attentes de la
plupart des personnes : perdre rapidement beaucoup de poids sans trop d'efforts pour revenir
au plus vite à son alimentation habituelle. L'objectif d'un régime est de faire perdre du poids,
mais le maintien du poids perdu est rarement pris en compte.
La définition d'un objectif clair et réaliste est donc indispensable avant de proposer un régime
amaigrissant. Selon les critères médicaux pour un amaigrissement à long terme, une réduction
de poids d'un ou deux kilos par mois environ est réaliste et souhaitable, et devrait se baser sur
les habitudes alimentaires de chacun et garantir un apport nutritionnel adapté et adéquat. La
perte de poids peut être obtenue en diminuant l'apport des graisses et/ou des hydrates de
carbone et/ou d'alcool.
Lorsque la quantité d’énergie ingérée est inférieure à la quantité d’énergie dépensée, le corps
utilise l’énergie stockée sous forme de graisse. Inversement, si l’énergie est supérieure à la
quantité d’énergie dépensée, le corps stocke le surplus sous forme de graisse. Les régimes
visent donc à augmenter les dépenses grâce à l’exercice physique, et à diminuer la quantité
d’énergie ingérée.
Par définition, les régimes concernent les personnes en surpoids, avec un indice de masse
corporelle (IMC) supérieur à 25. Mais bien souvent des personnes au poids normal souhaitent
perdre des kilos, dans un but esthétique. Il n’y a pas alors un indice médical en faveur d’un
régime.
Outre la restriction calorique, les régimes peuvent présenter d'autres caractéristiques comme
un choix alimentaire unilatéral, des combinaisons interdites ou encore l'achat de produits
spécifiques. Les régimes imposés avec consignes simples et directes sont plus attrayants à
suivre, ne demandent pas une remise en question du comportement alimentaire, cependant
leur inefficacité au-delà du court terme est prouvée.

SECTION II : TYPOLOGIE DES REGIMES AMAIGRISSANTS


Dans cette section, il est question de présenter, sans être exhaustif, les grands types de
régimes amaigrissants les plus pratiqués.

I- LES REGIMES HYPOCALORIFIQUES, HYPOGLUCIDIQES ET


HYPERPROTEINES.
A- Les Régimes hyperprotidiques et hyperlipidiques( Exemple : le régime
Atkins)
C’est un régime hyperprotidique et hyperlipidique mis au point en 1970, par le cardiologue
américain Robert Coleman Atkins.
Ce régime exclut totalement les glucides (pâtes, fruits, pains, riz, céréales, la majorité des
légumes, yaourts, sucreries, alcool...) de l’alimentation pendant une à deux semaines, puis il
les réintroduit progressivement dans les semaines suivantes jusqu’à un certain seuil que
chacun doit définir par rapport à son métabolisme. Cette exclusion permet à la graisse stockée
de servir de combustible à l’organisme et non plus les sucres ingérés. En revanche, les
aliments protéiques (viande, poissons, œuf, lait, fromages, charcuterie) et lipidiques (crème,
beurre, huile) sont consommés à volonté. Selon les recommandations initiales du Dr Atkins,
une personne suivant le régime doit réaliser quotidiennement un test urinaire pour mesurer le
taux de cétones, vérifier qu’elle maigrit toujours et mesurer ainsi son seuil de tolérance aux
glucides pendant la phase de réintroduction des glucides. (Darmon M. et. Darmon M., 2008)
Ce régime, simple à suivre car il ne nécessite pas de compter les calories, n’engendre pas de
sensation de faim puisque les lipides et protéines sont consommés a volonté.
Cependant, la pratique de ce régime peut causer la Constipation par manque de fibres
ingérées. De plus l’organisme étant privé de glucides, le métabolisme se tourne vers les
graisses pour créer de l’énergie, mais aussi vers les tissus comme ceux des muscles et des
organes. Cette déperdition entraine une fonte musculaire et de la fatigue psychique et
physique. De plus, les apports en lipides et en protéines sont nettement supérieurs aux valeurs
recommandées.
On notera une haleine cétonique chez ces individus due aux corps cétoniques libérés au
moment de l’oxydation des graisses.
Ce régime simple à suivre et non restrictif sur la quantité ingérée présente de nombreux
inconvénients et de potentiel danger pour la santé. En effet un excès de protéines provoque
une hyperuricémie pouvant être à l’origine de la goutte ainsi que de calculs urinaires, surtout
si l’apport liquidien est insuffisant. De plus en se référant au tableau proposé par l’ANSES, on
remarque beaucoup d’apports inférieurs aux Besoins Nutritionnels Moyen (BNM);
notamment concernant le fer, le calcium, le magnésium ainsi que les vitamines B9, C et E.
Cela pourrait engendrer à long terme une carence martiale, de l’ostéoporose, et même, une
diminution des réflexes, des troubles de la sensibilité proprioceptive, une diminution de la
force musculaire et parfois une cécité nocturne, autant de symptômes évoquant une carence en
vitamine E. Notons que le sodium a une valeur bien supérieure à celle recommandée, ce qui
pourra favoriser des troubles cardio-vasculaires. Dans son évolution de près de 40 ans, le
régime Atkins a subi un certain nombre de modifications reflétant l'émergence d'une nouvelle
science de la nutrition. Le Nouvel Atkins pour un Nouveau Vous (publié en 2011 par les Dr
E. Westman, S. Phinney et J. Volek) reflète les dernières réflexions sur l'alimentation et la
nutrition et introduit plusieurs modifications importantes qui rendent Atkins simple à suivre,
plus polyvalent et durable pour « une vie entière d'alimentation saine ».
Le Nouveau Régime Atkins est un régime pauvre en glucides, sans limitation de calories. Il
favorise une consommation d’aliments à densité nutritionnelle élevée; des protéines maigres,
une grande variété de fruits et légumes riches en fibres et des bonnes graisses, tout en limitant
les sucres et glucides raffinés. Inutile de mesurer le taux de cétones dans les urines, grâce à
ces choix nutritionnels, l’organisme va se transformer en une véritable « machine à brûler les
graisses». Le Nouveau Régime Atkins n'a, a priori pas, les inconvénients de la version
originale.

B- Les Régimes hypo calorifiques (Exemple: le régime Mayo)


-Principe de base du régime hypo calorifique
Un régime hypocalorique est un groupe de régimes amaigrissants régulièrement recommandés
par les diététiciens ou par les nutritionnistes. Il existe plusieurs types de régimes
hypocaloriques qui peuvent globalement être regroupé en deux types :
Les régimes hypocaloriques lents (régime crétois par exemple)
Les régimes hypocaloriques rapides (régime soupe aux choux).
Le principe du régime hypocalorique consiste à réduire sa consommation de calories afin de
dépenser moins de calories que l'on en absorbe. Dans ce régime, vous pouvez donc ainsi
continuer à vous alimenter de la même manière, mais toujours en gardant ce principe de
comptabiliser le nombre de calories à chaque repas et en réduisant la quantité de calories
absorbées lors de chaque repas. Il faut également éviter de grignoter entre les repas. Le régime
hypocalorique introduit le concept d'une alimentation diversifiée mais en renforçant votre
consommation de fruits et légumes, ainsi que des protéines sous forme de viandes à griller ou
de yaourt sans matières grasses (yaourt à 0%).
Le régime hypocalorique repose principalement sur une limitation de votre consommation
journalière de calories. Il vous suffit donc ainsi, sauf indications contraires de votre médecin,
de mesurer le nombre de calories de chaque plat et d'éviter de dépasser un certain volume de
calories chaque jour.
Le régime hypocalorique est un régime amaigrissant particulièrement efficace sur le long
terme. Avec le régime hypocalorique, la perte de poids est rapide et très facile. Le régime
hypocalorique repose sur le principe suivant : réduire sa consommation de glucides et en
lipides. La plupart des régimes amaigrissants sont d'ailleurs basés sur ce principe très simple.

Le régime hypocalorique contient beaucoup de fruits et légumes, ainsi que des aliments riches
en protéines sans trop de matières grasses (yaourt à 0% par exemple, viandes à griller, certains
poissons,...). Les fruits et les légumes sont important dans chaque repas, ce qui vous évite
ainsi de grignoter entre les repas. Les fruits et les légumes offrent également un excellent
soutien pendant le régime en fournissant à l'organisme la dose recommandée en fibres
alimentaires. Il est également nécessaire de boire beaucoup d'eau (la dose habituelle
recommandée est fixée à 1.5 litre par jour). L'alcool ainsi que les boissons gazeuses doivent
être évité car trop caloriques.

La ration calorique journalière dépend principalement d'un individu en fonction de son sexe,
de son IMC, de sa taille ainsi que de son activité sportive. Habituellement, un homme brûle
avec une activité sportive normale environ 2100-2200 K calories par jour et une femme
environ 1800-1900 K calories par jour
1- Besoins nutritionnels

Besoins caloriques d’une femme :

 Activité faible : 1 800 Calories


 Activité modérée : 2 000 Calories
 Forte activité : 2 400 à 2 800 Calories
 Grossesse : 1 800 à 2 500 Calories

Besoins caloriques d’un homme :

 Activité faible : 2 100 Calories


 Activité modérée : 2500 à 2 700 Calories
 Activité forte : 3 000 à 3 500 Calories

2- Aliments autorisés

Produits laitiers
Conseillés
• Lait écrémé et ½ écrémé
• Yaourts natures au lait écrémé et demi-écrémé
• Yaourts 0 % édulcorés aux fruits
• Fromage blanc, petits suisses natures à 0 % ou 20 % de MG
• Fromage blanc édulcoré à 0 % de MG

Viande, poisson, œufs

Conseillés

• Viandes rouges à griller (rumsteck, filet, faux-filet, gîte, noix, bavette, araignée…), volaille
(sans la peau), veau (noix, filet, escalope, foie…)
• Jambon blanc découenné dégraissé, noix, filet et filet mignon de porc
• Poissons frais, en conserve au naturel ou surgelés, surimis
• Coquillages et crustacés

Produits céréaliers et féculents

Conseillés

• Pain blanc, aux céréales, complet


• Biscottes natures
• Céréales pour petit-déjeuner nature type pétales de maïs ou riz soufflé
• Pommes de terre, petits pois
• Pâtes, riz, semoule, maïs
• Légumes secs non cuisinés

Fruits et légumes

Conseillés
• Tous frais, surgelés ou en conserve non cuisinés
• Compotes sans sucre ajouté

3- Aliments interdits

Produits laitiers

Déconseillés

• Lait entier
• Yaourts à base de lait entier et sucrés ou aromatisés
• Crèmes desserts
• Lait concentré sucré
• Fromage blanc et petits suisses jusqu’à 20 % de MG

Viande, poisson, œufs


Déconseillés
• Produits fumés ou séchés
• Charcuterie (pâté, saucisson…)
• Abats (langue, museau, boudin…)
• Produits en conserve à l’huile
• Plats cuisinés du commerce (cordon-bleu, viandes et poissons panés…)
• Saucisses, chipolatas, merguez

Produits céréaliers et féculents

Déconseillés

• Pain de mie, viennoiserie, pâtisserie


• Céréales sucrées et/ou chocolatées pour petit-déjeuner
• Chips, frites, pommes rissolées
• Raviolis, lasagnes cuisinées du commerce
• Quiches, pizzas ou tartes salées du commerce

Fruits et légumes

Déconseillés
• Fruits secs ou confits
• Fruits au sirop
• Poêlées de légumes cuisinés

Exemple de régime rypocalorifique: le régime Mayo

Ce régime hypocalorique et très restrictif, tire son nom d’une clinique célèbre aux Etats-Unis
nommée la clinique Mayo. Le régime œuf dur était très en vogue dans les années 1980.
Ce régime est basé sur le fait qu’il est nécessaire de réduire les apports caloriques et par
conséquent l’alimentation, pour amorcer une perte de poids. De ce fait, la personne suivant ce
régime consommera entre 800 et 1 000 kilocalories par jour pendant 14 jours. Les fruits sont
autorisés mais en faible quantité (et de préférence uniquement le pamplemousse). La
consommation d’œufs doit être de 6 par jour. Ils présentent l'avantage d'être riches en
protéines et pauvres en calories en plus d'être nourrissants. De nombreux aliments sont
interdits tels que les matières grasses, sucres, féculents, légumes secs, produits laitiers. Les
seules boissons acceptées sont le thé ou le café.
Avec 800 à 1000 kilocalories par jour, ce régime ne peut qu’être efficace à court terme. Le
principal avantage est de provoquer une perte de poids rapide et de ne nécessiter que très peu
de préparations culinaires. Il est également peu coûteux.
Le régime œufs durs provoque des carences en protéines, calcium (pas de produits laitiers ni
de fruits), potassium et vitamines. Il est peu compatible avec une activité car il entraîne de la
fatigue et une mauvaise forme physique (apport énergétique très insuffisant pour l’organisme,
qui va puiser ses besoins dans les tissus adipeux mais également dans les tissus musculaires et
osseux). De plus, la sensation de faim est très importante avec le régime œuf dur. Etant riche
en lipides et cholestérol, il ne faut pas le prolonger plus que les 14 jours conseillés sinon il y a
un risque de fragiliser le système cardio-vasculaire.
En référence au tableau annexe publié par l’ANSES, le régime Mayo propose un apport en
fibres, fer, calcium, magnésium et vitamine E inférieur aux Besoins Nutritionnels Moyens
ainsi qu’un apport inférieur à l’apport nutritionnel conseillé pour la vitamine B9. Cela reflète
la dangerosité de ce genre de régime sur le plan des carences alimentaires mais il ne faut pas
non plus sous estimer son impact sur l’aspect relationnel de l’individu avec l’alimentation. En
effet, ce régime enlève toute connotation de plaisir et de convivialité aux repas et ne modifie
en aucun cas les mauvaises habitudes alimentaires des individus responsables de la prise de
poids. La reprise du poids perdu, voir la prise de nouveaux kilos me semble inéluctable avec
le régime Mayo.

C- REGIMES HYPOGLUCIDIQUE (Exemple : le régime Miami)


Constatant que ses patients avaient du mal à perdre du poids le cardiologue Arthur Agatston a
mis au point ce régime afin de faire diminuer le taux de cholestérol, de triglycérides et de
glucose dans le sang.
Ce régime préconise de diminuer la consommation d’hydrates de carbone, sous prétexte qu’ils
feraient sécréter de l’insuline, rendue responsable du stockage des graisses. D’autre part,
puisque les graisses ingérées à volonté ne seront pas, d’après l’auteur, assimilées en absence
de glucides alimentaires, l’organisme puisera l’énergie glucidique manquante dans les
graisses de réserves, ce qui expliquerait alors la perte de poids. Quant à l’amélioration des
taux de triglycérides, de cholestérol et de glucose, elle serait attribuée à la suppression des
glucides à index glycémique élevé, qui étaient responsables d’une forte sécrétion d’insuline,
causant par la suite le stockage de graisses de réserve dans l’organisme.
Ce régime n’implique pas que l’on compte les calories et reste simple à suivre car il existe une
liste précise des aliments autorisés et interdits. Par ailleurs, ce régime incite les individus à
consommer des aliments de bonne qualité, peu raffinés et non transformés. Enfin, ce régime
permet de perdre également du poids sans avoir faim grâce à l’apport en protéines et la faible
teneur en glucides de l’alimentation, induisant l’état cétogène.(Agatston A, 2004)
Le régime Miami n’est pas conforme aux recommandations pour un régime alimentaire sain
et n’est pas conciliable avec une vie sociale à cause de ces nombreux interdits alimentaires.
La personne qui suit ce régime doit faire également preuve d’une grande créativité pour
composer des repas intéressants qui demeurent faibles en glucides. Peut survenir une
constipation due au manque d’apport de fibres alimentaires et l’oxydation des graisses
provoque une haleine cétonique.
Le régime Miami apporte du fer, des fibres et de la vitamine D en quantités bien inférieures à
celles recommandées. Par ailleurs, la consommation de sel est excessive et peut être à
l’origine de perturbations cardio-vasculaires. De plus, ce régime néglige, à tort, l’importance
de l’activité physique sur la perte de poids. En absence d’exercice physique la masse
musculaire diminue, le métabolisme de base de l’individu diminue également et tout apport
excessif entraînera le remplacement de la masse maigre par la masse grasse et par conséquent,
une reprise de poids assez rapide et inévitable à l’arrêt de ce régime.
En phase 1, la consommation de protéines pures déclenche au bout de 3 jours la production
d'acétone dans l’organisme entrainant une forte haleine, ce qui peut devenir désagréable. En
outre, la sensation de bouche sèche peut apparaître. De plus, la phase 3 dite de consolidation
pendant 10 jours multipliés par le nombre de kilogrammes perdus demande de la patience et
une bonne motivation pour parvenir à ses fins (il ne faut pas prendre les phases 3 et 4 -
consolidation et stabilisation - à la légère car la consommation de protéines pures suivie de...
rien mène nécessairement à la reprise rapide du poids voire davantage). La dernière phase
peut sembler contraignante par le fait qu'elle exige de consacrer un jour fixe de la semaine à
vie aux protéines pures. Le petit-déjeuner type de ce plan protéiné peut paraître difficile à
prendre: œufs durs, steak tartare, 2 yaourts ou 200 grammes de fromage blanc. Ce régime
n'est pas fait pour les personnes très friandes de produits sucrés puisqu'il déconseille très
fortement tout aliment sucré (l'aspartame - contenu dans les boissons gazeuses - reste permis).
Il en est de même pour les personnes sujettes à la constipation car elles risquent d’avoir
recours aux lavements et laxatifs pendant une longue période si elles bloquent après les 2
premières semaines (la consommation de protéines pures pendant la première phase peut
facilement provoquer de la constipation puisque l'organisme ne trouve pas de fibres). (réf. 34)
L’apport en protéines deux à trois fois supérieur à l’ANC est dangereux car il peut surcharger
le rein et augmenter le risque d’hyperuricémie. L’apport quasiment nul de fibre est alarmant
chez une personne déjà sujette à la constipation et pourrait aller jusqu’à provoquer une
occlusion intestinale. De plus, les viandes et poissons, naturellement riches en sel, entrainent
des apports en sodium élevés provoquant à court terme une perte de minéraux et donc un
déséquilibre nutritionnel. Il est surement très efficace chez les personnes suivant les
indications à la lettre et une perte rapide de poids doit être observée mais ce régime n’a
aucune pédagogie quant à la façon de manger correctement et de façon équilibrée, ce qui reste
quand même l’élément principal pour un maintien à long terme du poids recherché. Pour
conclure, c’est l’un des régimes dont le déficit d’apport en vitamine C est le plus important,
allant jusqu’à 23mg/j quand l’ANC est de 110mg/j. Ce déficit peut conduire à des arthralgies,
un syndrome hémorragique avec purpura, une gingivite hypertrophique et hémorragique ou
encore une atteinte cutanéomuqueuse à type d’ichtyose, symptômes prémonitoires du scorbut.

D- LES REGIMES HYPERPROTEINES

Le principe du régime hyperprotéiné est simple : augmenter la consommation de protéines,


pour faciliter la satiété, tout en diminuant les apports caloriques. Une méthode qui a l'avantage
de limiter la fonte musculaire. Concrètement cela passe souvent par des sachets de poudres.
Zoom sur ce régime.
D’après Wikipédia Ce régime amaigrissant consiste à diminuer drastiquement l’apport calorique
sous forme de glucides et de lipides tout en empêchant la fonte musculaire par un apport
adapté en protéines. C'est pourquoi, les repas sont constitués d'aliments à base de protéines
quasiment pures. Il faut ainsi ingérer de 50 à 100 grammes de protéines par jour: cette
quantité est variable selon le poids et le sexe (environ 1 gramme de protéine pure par kilo de
poids de forme et par jour)
Les protéines ne font pas maigrir : c'est la diminution d'apport des lipides et glucides qui va
permettre la perte de poids, les protéines vont uniquement permettre d'assurer les fonctions vitales
de L’organisme Synthèse des protéines Les besoins protéiques sont d'environ 1g par jour et par kilo
de poids de forme pour préserver la masse musculaire. Cet apport très précis est rendu possible
grâce à la poudre de protéines des sachets contenant les 8 acides aminés essentiels et qui est
assimilable à 100% par l'organisme contrairement aux aliments traditionnels. Par exemple, 100 g de
poulet ne contiennent que 20 g de protéines. Il faut donc privilégier des protéines à haute valeur
biologique pour garantir la meilleure absorption possible.

Déroulement du régime

Phase 1 : diète protéinée active


Durant cette phase, la personne au régime se nourrira exclusivement d'aliments protéinés sous
forme de sachets en poudre hypocalorique, associés à une liste de légumes très pauvres en glucides.

Phase 2 : diète protéinée sélective ou mixte


Dans cette phase, l'alimentation protéinée en sachet reste la base du régime au début, mais on
réintroduit petit à petit les sucres lents (féculents et céréales) ainsi que la volaille, le poisson, les
œufs, les légumes et les laitages à 0 %. Cette réintroduction se fait dans un ordre précis, de façon à
ne pas créer de "rebond" de poids, l'organisme devant s'adapter à son nouveau poids.

Le but est de poursuivre l'amaigrissement tout en passant progressivement d'un régime


hypocalorique hyper protéiné à un régime équilibré de moins en moins hypocalorique.

Phase 3 : stabilisation

La phase de stabilisation sert à éviter la reprise de poids immédiatement après le régime protéiné.
Durant cette phase, les sachets sont supprimés et les aliments les plus caloriques réintroduits
progressivement, car, après une perte de poids, le corps a tendance à revenir à son poids de
référence, précédent le régime. Il s'agit donc d'une phase d'adaptation tant physiologique que
psychologique, car le poids perdu peut être considérable. L'avantage des protéines est de conserver
la "masse maigre" ou musculaire qui est la principale source de consommation énergétique au repos:
le fait de la conserver diminue ainsi le risque de reprise de poids.

Phase 4 : équilibre alimentaire

Au terme des trois premières phases, le sujet doit retrouver un équilibre alimentaire normal afin de
ne pas regrossir. Un « équilibre alimentaire normal » ne veut pas dire « manger comme avant le
régime » mais manger équilibré avec un apport calorique proportionnel à ses besoins énergétiques
de base et ceux liés à l'activité physique journalière.

II- les régimes ciblés, dissociés et mono-diètes

II-1 les régimes ciblés

a) Principes des régimes ciblés

Vous souhaitez perdre du poids à un endroit stratégique, comme le ventre, les hanches, les fesses,
les cuisses, ou même les bras. Pourtant la plupart des régimes qu’on vous propose visent à corriger le
volume global du corps, mais ne permettent pas de transformer véritablement votre silhouette. Pire
encore, ils ont tendance à amplifier les déséquilibres ! Une femme qui suit un régime
classique aura tendance à perdre davantage sur le ventre, les seins et le visage, que sur le
bas du corps.
La morpho nutrition, est une approche globale qui consiste à adapter son hygiène de vie en
fonction des zones où on a tendance à grossir. En fonction du profil identifié ou morphotype,
on agit sur plusieurs fronts simultanément afin de stopper la fabrication de graisse, et
faciliter leur destruction, notamment grâce aux :
 régime alimentaire,
 sport.

Il y a un problème de consommation excessive de sucres, expliquant la survenue de graisse


abdominale. Il faut donc supprimer tous les sucres rapides de l’alimentation, c’est-à-dire les aliments
ayant un goût sucré (sucreries, pâtisseries, sodas…) et privilégier les sucres lents (comme le riz, le
pain complet, les pâtes, les légumineuses, et céréales complètes). Comme vous avez également une
tendance à la rétention d’eau, il est fortement conseillé de limiter l’apport de sel dans l’alimentation
(éviter tous les plats industriels, apéritifs, conserves, charcuterie…).

II- LES REGIMES CIBLES, DISSOCIES ET MONODIETE

A- Les Régimes Ciblés


Selon le Docteur Raphael Blairvacq, auteur du livre « Maigrir selon votre silhouette », si
95 % des régimes sont inefficaces, c’est parce qu’on s’obstine à vouloir faire maigrir tout le
monde de la même façon alors que nous ne sommes pas faits pareils. Il établit 8 profils types
de surpoids, en fonction de la localisation des kilos excédentaires et surcharge graisseuse, et
les symptômes associés (troubles circulatoires, digestifs, diabète, etc.).
Ainsi il distingue 5 profils liés aux silhouette androïdes, avec une tendance à stocker les
graisses sur le haut du corps, qui touchent davantage les hommes (brioche) ou les femmes
ménopausées, et trois silhouettes gynoïdes, typiques de la gente féminine, avec une tendance à
emmagasiner les graisses sous forme de cellulite dans les fesses, cuisses et jambes.
En fonction du profil qui vous correspond, le Docteur Blairvacq propose une série d’actions à
mener afin d’agir sur les zones graisseuses ciblées.
En fonction de leur localisation, les cellules graisseuses ne se comportent pas de la même
façon. Et c’est ce qui va déterminer les grands principes de votre programme de
morphonutrition.
Les cellules graisseuses présentes au niveau du ventre, peuvent se résorber facilement. Il suffit
de bloquer le processus de remplissage, et diminuer le taux d’insuline (hormone sécrétée par
le pancréas, véritable porte d’entrée aux cellules graisseuses) afin que les cellules aient moins
tendance à stocker les graisses.

Sur les fesses et les jambes cela est plus compliqué car, les cellules graisseuses ont davantage
de mal a bien se « vider » car sensibles aux hormones ovariennes et la bonne circulation du
sang. Pour désintégrer ces graisses de réserve, le sport combiné à une alimentation adaptée,
sont indispensables.
LES GRANDS PRINCIPES DES REGIMES DISSOCIES (MORPHONUTRITION)
La morphonutrition, est une approche globale qui consiste à adapter son hygiène de vie en
fonction des zones où on a tendance à grossir. En fonction du profil identifié ou morphotype,
on agit sur plusieurs fronts simultanément afin de stopper la fabrication de graisse, et faciliter
leur destruction, notamment grâce aux :

 régime alimentaire,
 sport,
 plantes
 méthodes complémentaires : drainage lymphatique, thermodermie, endermologie, etc.

La morphonutrition appliquée à la « culotte de zouave » (ou surcharge pondérale


héréditaire)
Caractéristiques : Votre problème se trouve entre les genoux et le nombril. Vous cumulez
cellulite sur les cuisses et les fesses, et petit bedon, donnant à votre silhouette, une forme de
« violon » caractéristique. Les personnes qui ont ce profil, ont souvent une cambrure exagérée
du dos troublant le bon retour veineux et lymphatique.

Principes du régime : Il y a un problème de consommation excessive de sucres, expliquant la


survenue de graisse abdominale. Il faut donc supprimer tous les sucres rapides de
l’alimentation, c’est-à-dire les aliments ayant un goût sucré (sucreries, pâtisseries, sodas…) et
privilégier les sucres lents (à index glycémique bas, comme le riz, le pain complet, les pâtes al
dente, les légumineuses, et céréales complètes). Comme vous avez également une tendance à
la rétention d’eau, il est fortement conseillé de limiter l’apport de sel dans l’alimentation (ne
pas resaler, et éviter tous les plats industriels, apéritifs, conserves, charcuterie…).

Votre journée type :

 Au saut du lit : un grand verre d’eau fraîche, ou jus d’orange pressée, pamplemousse
ou citron sans sucre ajouté, bien froid pour éviter la constipation.
 Petit déjeuner : Une tranche de pain complet, un fruit, un thé ou café décaféiné (la
caféine augmente l’appétit) avec édulcorant et un peu de lait écrémé si vous voulez.
 Encas à 10 heures si vous avez faim : 1 bol de céréales sans sucre ajouté
 Déjeuner : 1 salade mixte (tomates, laitues, endives, haricots, etc.) à volonté avec 1
cuillère à soupe de vinaigrette maison et du poisson blanc (cabillaud, lieu, lotte, etc.)
 Goûter (obligatoire) : 1 bol de muesli sans sucre ajouté dans du lai demi-écrémé
 Diner : Poisson ou viande maigre (volaille, veau, etc.) avec une cuisson à l’étouffée
(les aliments sont cuits à feu très doux sans adjonction de liquide) ou à la vapeur afin
de préserver leurs qualités nutritionnelles (éviter les grillades, autocuiseurs et micro-
ondes dont la cuisson est trop violente ou perturbe la structure des aliments). Avec un
bol de deux légumes cuits à l’eau ou à la vapeur avec un filet d’huile d’olive ou une
noix de beurre.

Votre programme de sport : Le but est d’affiner le bas du corps, et de pratiquer une activité
physique permettant d’améliorer la circulation sanguine, et d’alléger le poids du bas du corps.

 Lundi : 45 min de vélo


 Mercredi : 45 minutes de marche rapide
 Vendredi : 45 minutes de vélo
 Dimanche : 2 heures de randonnée
 Exercices de musculation à combiner : 3 exercices d’abdos-fessiers

Votre ordonnance naturelle (celle-ci doit être prescrite par un professionnel de la santé) :

 Thé vert pour stimuler la combustion des graisses,


 Vigne rouge pour améliorer la circulation lymphatique,
 Mélisse pour une action antistress,
 Fenugrec pour améliorer la sensibilité à l’insuline.

Techniques complémentaires recommandées :

 Liposculpture : effectuée sous anesthésie locale, elle consiste à injecter un liquide qui
va liquéfier la graisse, qui sera aspirée par une fine canule. Moins lourde, cette
technique permet une meilleure précision que la liposuccion, et de s’attaquer à des
zones rebelles difficile à sculpter. Toutefois elle ne traite pas de gros volumes.
 Mésothérapie : elle consiste à injecter des substances drainantes et/ou lipolytiques
(détruisant les graisses) qui permettent de diminuer la peau d’orange, restaurer la
microcirculation, restaure l’élasticité des tissus. Pratiquée sur des zones cellulitiques
peu étendues (petit ventre ou petite culotte de cheval, double menton…) cette
technique permet de peaufiner les résultats du régime.
 Endermologie ou Lipomassage : Cette technique de stimulation cellulaire brevetée
( Cellu M6) permet de lisser la cellulite, resculpter les formes, déstocker les graisses et
raffermir la peau sans intervention invasive.

Un autre profil de surcharge pondérale ? Pour approfondir, ou connaître le régime le plus


adapté à votre morphologie, consultez le livre « Maigrir selon votre silhouette, les secrets de
la morphonutrition pour perdre des kilos là ou vous voulez », Docteur Raphaël Blairvacq,
Editions Leduc, 5.90 euros.
La rédaction CareVox

La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de
l'auteur
B- Les Régimes dissociés

Les régimes dissociés autorisent à manger de tout ou presque, mais pas au même moment. Ils
recommandent de ne pas consommer ensemble certains aliments ou visent à une saturation
rapide de l'appétit par la consommation exclusive d'un seul produit. Les plus connus sont les
méthodes Antoine, Shelton ou Montignac.

Certains régimes dissociés sont efficaces à court terme et peu risqués sur le plan nutritionnel,
mais, souvent, le retour à une alimentation normale en fait perdre le bénéfice. De plus, il est
difficile de les maintenir longtemps car ils sont peu compatibles avec une vie sociale normale.
La plupart sont contraires aux principes d'équilibre nutritionnel, seul garant d'un
amaigrissement durable.

Exemple : Le régime Antoine

Principe : Le régime Antoine a pour objectif une saturation rapide de l'appétit par la
consommation exclusive d'un seul type d'aliment chaque jour (lundi : poisson, mardi :
légumes, mercredi : laitages, jeudi : fruits, vendredi : oeufs, samedi : viande, etc.) pendant une
semaine. L'équilibre alimentaire est réalisé sur sept jours au lieu d'un seul. Le régime se fait
par cure d'une semaine tous les mois ou toutes les trois semaines.

Critique : Cette cure est souvent synonyme de fatigue et de troubles digestifs et


psychologiques. Les risques de carences existent. La reprise pondérale après le régime est
fréquente.

LE REGIME SHELTON

Principe : Le régime Shelton répond à une classification des aliments inventée par l'auteur,
qui distingue par exemple le groupe de fruits acides, le groupe de melons, etc. Certaines
combinaisons sont interdites lors d'un même repas : acides - amidon, acides - protéines, sucres
- amidon, graisses - protéines, sucre - protéines...Le lait doit toujours être pris seul, les fruits
aussi. Certains repas sont entièrement protéiques, d'autres n'apportent que des fruits ou de
l'amidon.

Critique : Cette méthode est déconseillée car elle peut entraîner des carences. Par ailleurs, ce
régime est trop compliqué pour être réellement mis en oeuvre. On peut l'appliquer uniquement
de manière très simplifiée, ce qui revient à faire un régime hypocalorique classique.
LE REGIME Montignac

Principe : Aujourd'hui, le régime Montignac a évolué pour inclure la notion d'Index


Glycémique (IG), qui permet d'évaluer l'absorption plus ou moins rapide des sucres des
aliments par l'organisme. Il existe deux types de repas possibles, basés sur les types
d'associations entre graisse et sucres :
- Le repas lipido-protéique pouvant contenir des graisses. Dans ce cas seuls les glucides à IG
très bas pourront être consommés (légumes secs, légumes verts, fruits). Par exemple on
pourra manger du fromage, mais sans pain ;
- Le repas glucido protéique, sans graisses saturées ou l'IG des glucides ne devra pas être
supérieur à 50.

Critique : Peu de risques de carence, car on peut manger pratiquement de tout. Il permet de
ne pas trop se priver. Il a d'ailleurs beaucoup de succès chez les hommes car il n'est pas
nécessaire de préparer des plats spéciaux. Il est assez efficace à condition d'être poursuivi sur
le long terme : un retour aux habitudes alimentaires classiques entraîne souvent une reprise de
poids.

On mangera par exemple des fruits au petit-déjeuner, des œufs au déjeuner et du poisson au
dîner ou encore des fruits le lundi, du poisson le mardi, ..

 HOLLYWOODIEN : (cure de fruits) grand succès dans les années 80

C'est un régime riche en fruits (ananas, papaye, pastèque,...), il consiste a


consommer les mêmes aliments pour faciliter la digestion, en l’occurrence ici il
sera préférable de ne manger que des fruits. Ce régime dure une semaine. Ces
fruits contiennent une enzyme* (comme dans l'ananas).

enzyme* : purifient le sang, améliore la digestion et favorisent l’élimination des


toxines.

MONTIGNAC :
Ce régime consiste à interdire certaines associations d'aliments et, à interdire les
sucres et certains glucides comme les pommes de terre, les carottes cuites, le riz
et le pain, les pâtes etc… En ce qui concerne les sucres, seul le fructose est
autorisé. Il se trouve dans un grand nombre de fruits et autres.

ANTOINE :

Plus stricte que les précédents, et plus difficile à suivre, il consiste à ne manger
qu'un seul groupe d'aliment par jour. Par exemple le lundi ce sera les viandes, le
mardi les légumes, etc. Et le dimanche c'est libre, on peut manger ce que l'on
souhaite.

Mais on doit également avoir un apport calorique précis . Cet apport ne doit pas
dépasser 1150 kcal.

E- LES REGIMES MONO DIETE

Perte de poids Probable


Choix d'aliments Extrêmement limité
En pratique Très difficile à appliquer
Ce régime est déconseillé aux personnes atteintes de diabète, les femmes
enceintes ou qui allaitent, les individus âgés de moins de 18 ans.
Attentio
n Peut engendrer maux de têtes, nausées et douleurs articulaires.

Régime très faible en calories et carencé en plusieurs nutriments

Au même titre que les cures « DETOX », les monodiètes ont vu le jour dans le but d’éliminer
les toxines, nettoyer le système digestif de la pollution industrielle et régénérer notre
organisme. Encore là, la question à se poser est : a-t-on vraiment besoin de se nettoyer le
système ?

On y vante de nombreux bienfaits supplémentaires tels qu’une diminution de l’appétit et une


augmentation du niveau d’énergie. Même si le but ultime n’est pas de perdre du poids, la
monodiète induit une perte de poids. Elle est conseillée minimalement une fois par année et
maximum de trois à quatre reprises ou aux changements de saison. Elle dure habituellement
trois jours car les cellules du système digestif auraient une durée de vie de 72 heures, temps
nécessaire qui permettrait de les renouveler adéquatement.

Les grands principes

Les monodiètes consistent donc à manger le même aliment durant trois jours. Les aliments les
plus populaires utilisés dans ces diètes sont :

 Pomme;
 Raisin;
 Cerises;
 Pêche;
 Melon;
 Carotte;
 Asperge;
 Céleri;
 Riz;
 Quinoa.

L’aliment choisi pourra alors être consommé à volonté durant ces trois jours. Choisir de
préférence les versions biologiques. Un seul aliment doit être choisi pour ne pas donner de
travail supplémentaire au système digestif. L’eau, le thé et les tisanes sont également à
volonté durant cette période et il faut viser minimalement la consommation de 1.5 à 2 litres de
liquides par jour. Il est également préférable de ne pas faire d’activité physique intense durant
cette période.

Il existe aussi d’autres formules de monodiètes qui doivent être réalisées un jour par semaine
à toutes les semaines ou bien un seul repas par jour pendant une semaine à tous les mois.

Menu type d'une journée monodiète


Version 3 jours
Au lever : 1 tisane
Matin
Pomme (quantité variant selon votre appétit : environ 2-3)
Pomme (quantité variant selon votre appétit: environ 2-3)
Midi
Tisane
Eau
Collation
Pomme (quantité variant selon votre appétit: environ 2-3)
Tisane
Soir
Pomme (quantité variant selon votre appétit: environ 2-3)

Pour conserver tous les bénéfices de cette monodiète, il faut, lors du retour à la normale,
manger de façon équilibrée en privilégiant une alimentation riche en légumes et fruits et
faibles en aliments transformés. De plus, la consommation de protéines animales et de
légumineuses est déconseillée pendant environ trois jours après la fin de la monodiète, car
plus elles sont plus difficiles à digérer.
Mécanismes d'action

Allégués

Les monodiètes, à l’instar des régimes « détox », comparent le corps humain au moteur d’une
voiture qui s’encrasse avec le temps, accumule des déchets et des toxines et ainsi peuvent
générer de la fatigue, un teint et des cheveux ternes, un affaiblissement du système
immunitaire, des problèmes digestifs, etc.

Les toxines proviendraient de l’organisme lui-même mais aussi de l’extérieur par la pollution,
les médicaments, le tabagisme, l’alcool, etc. Le corps serait incapable, à un moment,
d’éliminer tous ces déchets et c’est ainsi qu’une cure de détoxification serait nécessaire. Le
foie, les reins et les intestins sont les organes les plus ciblés lors d’une cure « détox » ou d’une
monodiète.

Démontrés

Techniquement, la plupart des aliments proposés dans les monodiètes possèdent des
nutriments très intéressants pour la santé dont des fibres, des antioxydants, des vitamines et
des minéraux.

Il est important de mentionner que le corps humain, et principalement le foie et les reins sont
les organes-clés dans le traitement des déchets de l’organisme. Oui, le corps produit des
déchets mais ceux-ci sont pris en charge par nos organes et sont éliminés naturellement. Le
foie participe entre autres, à la formation de l’urée avant son élimination de l’organise, au
métabolisme et l’élimination de l’alcool et des médicaments avec l’aide des reins, à la
dégradation des acides gras, etc1.

Ensuite, les reins sont responsables de filtrer le sang d’un individu afin d’en éliminer les
déchets à tous les jours. Saviez-vous que les reins filtrent plus de soixante fois par jour le
volume sanguin total d’un individu ? Il n’y a donc aucune inquiétude à avoir sur la qualité de
notre sang si les reins fonctionnent bien.

Finalement on se rend compte que les aliments proposés durant une monodiète sont des
aliments contenant une quantité appréciable d’antioxydants. Rappelons-nous que les
antioxydants auraient un rôle à jouer dans la neutralisation des radicaux libres qui
endommagent l’organisme. Ces radicaux libres sont considérés comme des déchets produits
par l’organisme mais proviendraient également de l’extérieur par la fumée de combustion, les
produits chimiques, la poussière, etc.). Ces composés aux propriétés antioxydantes sont la
vitamine C, la vitamine E, le sélénium et les caroténoïdes. C’est donc peut-être pour cette
raison que les aliments proposés dans une monodiète sont également les plus riches en
vitamine C, vitamine E, sélénium et caroténoïdes.

Bien que les monodiètes proposent des aliments sains, il est important de noter que durant les
jours où on pratique une telle diète, les apports en calories sont beaucoup trop faibles en
calories pour atteindre les apports recommandés en vitamines et minéraux. L'American
College of Sports Medicine indique que les femmes devraient consommer au moins 1200
calories par jour, et les hommes devraient consommer au moins 1800 calories par jour pour
atteindre tous les besoins en vitamines et minéraux2.
De plus, un régime contenant moins de 1600 kcal par jour ne semble pas permettre d’atteindre
les apports recommandés en nutriments, principalement en vitamine C, E, en calcium et en
magnésium3.

Il est donc déconseillé de suivre ce régime durant plusieurs jours. Ainsi, le poids qui aura été
perdu sera majoritairement de l’eau car le corps se vide de ses réserves de glycogène. Tout
dépendant de l’aliment choisi pour faire la monodiète, les apports en protéines sont très
faibles, voire à zéro ce qui peut amener également une fonte musculaire.

Malheureusement, les aliments les plus souvent nommés dans les monodiètes dont la pomme,
le céleri, les raisins ou les pêches font partie de la liste des aliments contenant le plus de
pesticides4.

Finalement, il est à noter que notre corps a besoin de bons gras, de protéines, de glucides, de
fibres, de vitamine set de minéraux pour bien fonctionner. Hors, aucun aliment ne contient
tous ces nutriments et c’est pour cette raison qu'il est recommandé de manger de tout. Il y
également aucun aliment, à lui seul, qui contient les neuf acides aminés essentiels pour
construire les protéines qui composent nos muscles, nos ongles, nos fibres de cheveux, etc.

Avantages et inconvénients

Satiété et bien-être

Les aliments proposés dans les monodiètes contiennent des aliments qui sont plutôt riches en
fibres ce qui peut aider pour se sentir rassasié. Par contre, les apports en protéines sont
extrêmement faibles et comme les protéines sont connues pour amener un sentiment de satiété
supplémentaire, il est fort probable que le sentiment de faim sera plus présent qu’à l’habitude
avec ce régime.

Pratique

Les monodiètes sont difficiles à suivre car très contraignantes. Elles sont très monotones.
Manger un seul aliment durant trois jours peut affecter négativement le moral. Il est
également impossible d’aller au restaurant ou d’être invité chez des amis durant cette période.
Même si habituellement ces régimes se déroule sur une très courte période, le fait que
beaucoup d’aliments sont à éviter enlève la notion de plaisir associée à l’acte de manger.

Perte de poids

Aucune étude scientifique n’a évalué l’impact des monodiètes directement. Il est assuré
qu’une perte de poids accompagne ce type de régime car il est très faible en calories. Par
contre, tel que mentionné précédemment, ces régimes amènent majoritairement une perte
d’eau. De plus, ces régimes à très faible teneur en calories ralentissent le métabolisme de base
(énergie dépensée par l’organisme au repos). Bref, la reprise de poids est fort probable à la fin
du régime lorsque la personne recommencera à manger comme avant.

Le mot de la nutritionniste

Les monodiètes ne sont qu’en faits des régimes drastiques, très faibles en calories qui vous
feront perdre de l’eau. Les substances appelées toxines sont éliminées régulièrement mais
surtout naturellement par notre corps et plus particulièrement notre foie. Aucun aliment ou
nutriment ne peut, à lui seul, agir sur le foie et l’aider dans ses fonctions. L’important est
d’avoir une alimentation saine tous les jours, plutôt que de faire une monodiète quelques fois
par année.
Rédaction : Audrey Cyr, nutritionniste.
Document créé le : 28 avril 2015

Références
haut

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue.
Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche
pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

1. Marieb [Link] et physiologie humaines. Troisième édition. 2005.

2. Applegate L. American College of sports nutrition. Page consultée en ligne:


[Link]

3. Gao X, Wilde PE, Lichtenstein AH, Tucker [Link] 2005 USDA Food Guide Pyramid is
associated with more adequate nutrient intakes within energy constraints than the 1992
Pyramid. J Nutr. 2006 May;136(5):1341-6.

4. Environmental working group. Site consulté en ligne, le 7 avril 2015:

[Link]

CHAPITRE II : LES CONSEQUENCES DES REGIMES AMAIGRISSANTS

La multitude de régimes existants pour maigrir de façon autonome a amené les pouvoirs
publics à s’interroger sur les risques liés à de telles pratiques. En France, l’Agence nationale
de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a émis
récemment un rapport d’expertise sur les risques liés à ces pratiques alimentaires.

L’idéalisation de la minceur que connaît notre société actuelle fait que l’on voit, depuis
quelques années, de plus en plus de personnes entamer des régimes amincissants en l’absence
de surpoids ou de toute indication médicale. Or, de telles pratiques ne sont pas sans risque
pour la santé.

Deux volets

L’expertise menée par l’Anses a été réalisée en deux volets:

 un premier volet consistait en l’identification et la caractérisation des différents


régimes amaigrissants disponibles afin de déterminer leurs impacts sur les apports
nutritionnels;
 le second volet visait à analyser la littérature scientifique et d’identifier les
conséquences biologiques d’éventuels déséquilibres nutritionnels, physiopathologiques
et psycho-comportementaux imputables aux différents régimes amaigrissants.

Outre la population générale, une attention particulière a été portée à certaines catégories de
personnes se trouvant en situations physiologiques et de vulnérabilité particulières, à savoir les
enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et enfin les
sportifs ou les personnes ayant une activité physique intense.

Carences nutritionnelles

Au total, 15 régimes amincissants sont passés sous la loupe des experts. Pour chacun d’entre
eux, une analyse des apports en énergie, protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux a
été menée. Cette caractérisation a révélé que ces régimes amaigrissants et leurs différentes
phases pouvaient induire des déséquilibres nutritionnels et des inadéquations d’apports. Pour
plus de la moitié des phases de régimes, les apports sodés étaient supérieurs aux
recommandations. Trois phases de régimes sur quatre conduisent à des apports en fibres
inférieurs aux apports nutritionnels conseillés pouvant être jusqu’à dix fois moindre.

Conséquences générales

La perte de poids mal contrôlée peut conduire à un affaiblissement du sujet par perte de masse
musculaire, quel que soit le niveau d’apport protéique. Les régimes amaigrissants altèrent
également l’intégrité du capital osseux. On observe en moyenne une diminution de un à deux
pourcents de la densité minérale osseuse pour une perte de poids de 10 %. Les apports
énergétiques permettant le maintien du poids après un régime amaigrissant sont inférieurs à
ceux qui permettaient le maintien d’un poids stable avant régime amaigrissant, ce qui favorise
la reprise pondérale, de préférence sous forme de masse adipeuse.

Près de 80 % des sujets reprennent du poids après un an et celui-ci augmente avec le temps. Le
principal facteur influençant la stabilité du poids après régime est la pratique d’une activité
physique régulière dès le début de la restriction calorique et son maintien après la phase de
restriction. Les régimes très hypocaloriques peuvent induire des troubles du rythme cardiaque
pouvant entraîner la mort subite. Ce type de régime provoque également des inflammations et
fibroses modérées aux niveaux hépatique et portal ainsi que des calculs biliaires. Les
fluctuations de poids pourraient quant à elles être un facteur de risque cardiovasculaire et de
syndrome métabolique. Les régimes hyperprotéiques non hypocaloriques proposent des
apports protéiques dépassant le seuil des apports satisfaisants (2,2 g/kg/j), d’où l’importance
d’un bilan rénal chez les sujets à risque d’insuffisance rénale, avant tout régime amaigrissant.

Les régimes hypoglucidiques sont fréquemment associés à des troubles digestifs passagers,
notamment à une constipation liée à la baisse des apports en fibres.

Enfin, au niveau psychologique, la dépression et la perte de l’estime de soi sont des


conséquences fréquentes des échecs répétés des régimes amaigrissants. Sur le plan
comportemental, la restriction cognitive et la perturbation du comportement alimentaire
induite augmentent les risques de reprise pondérale.

Populations spécifiques

La restriction énergétique au cours des 2ème et 3ème trimestres de grossesse ainsi que les
déficits nutritionnels sous-jacents ralentissent la croissance du fœtus, pouvant induire des
conséquences sur la santé ultérieure de l’enfant.

Le niveau de production lactée est affecté par la malnutrition protéino-énergétique. Si la


qualité du lait maternel est relativement stable, la teneur en iode, en certaines vitamines
hydrosolubles et en omégas-3 sont influencées par l’alimentation maternelle, ce qui peut
retentir sur la croissance et le développement de l’enfant.

Chez les enfants et adolescents, la restriction calorique, associée ou pas à une restriction
protéique, entraîne un ralentissement de la croissance et du développement pubertaire. A ces
risques, s’ajoutent des risques d’aménorrhées primaires ou secondaires, de tendinites, de
déminéralisation osseuse et de carence martiale, notamment chez la jeune sportive.

Chez la personne âgée, la perte de masse musculaire et les troubles de minéralisation du


squelette sont encore plus marqués lors d’une perte pondérale.

Chez le sportif amateur, la pratique associée d’une activité physique et d’un régime
amaigrissant s’accompagne à court terme de risques cardiovasculaires si le sujet, présentant
déjà des facteurs de risque cardiovasculaires, reprend une activité physique après une longue
période de sédentarité. Des risques de malaises (hypoglycémique, vagal, et/ou aggravé par la
déshydratation) sont également à craindre lorsque la restriction alimentaire est prononcée.

Enfin, chez le sportifs pratiquant une activité physique et sportive intense, notamment ceux
devant maintenir une masse grasse faible, des modifications qualitatives du régime alimentaire
sont associées à des perturbations hormonales pouvant être délétères. Ces troubles sont la
conséquence de la restriction calorique et du stress de l’exercice.

Accompagner

Le rapport de l’Anses conclut que la recherche de la perte de poids sans indication médicale
formelle comporte des risques et qu’il convient d’en informer les populations concernées. La
perte pondérale nécessite donc un accompagnement par un médecin ou un diététicien. Le
rapport insiste également sur l’importance de l’activité physique lors de la mise en oeuvre d’un
régime amaigrissant.

Une évaluation plus complète des risques liés aux régimes amaigrissant devra encore être
menée afin d’y intégrer des données d’exposition, des données relatives aux produits dits
«diététiques» destinés aux régimes hypocaloriques ainsi que des informations concernant les
compléments alimentaires «amaigrissants» dès lors que celles-ci seront disponibles.

Ce premier travail réalisé est la préfiguration d’une démarche d’évaluation et de recherche


globale visant à mieux comprendre les déterminants biologiques, physio-pathologiques et
psycho-comportementaux de la prise et de la reprise de poids.

Alexandre Dereinne

Quels sont les risques au niveau nutritionnel ?

La plupart de ces régimes excluent certains aliments (sucre, féculents, produits laitiers, légumes,
fruits, huile, etc.), entrainant un déficit en macro et micronutriments.

Les macronutriments sont représentés par les Glucides, Lipides et Protides qui correspondent
grossièrement aux sucres, aux graisses et aux protéines.

Contrairement à ce que l’on peut penser, ces 3 grands groupes qui sont indispensables à notre corps,
le sont également lorsque l’on souhaite perdre du poids.

Parlons tout d’abord des glucides (ou sucres). Ils constituent une source d’énergie primordiale à notre
organisme. Ainsi un apport insuffisant, peut perturber les voies métaboliques du corps ce qui
représente un risque pour notre santé.

Les lipides (ou graisses), sont également indispensables, notamment pour les AGE (Acides Gras
Essentiels) qu’ils apportent. Il convient donc d’apporter les bonnes graisses à notre organisme, et en
n’aucun cas les supprimer.

Les protides (ou protéines), quant à eux, contiennent des AAE (Acides Aminés Essentiels). Ils sont
donc indispensables et doivent être toujours indissociés des glucides et lipides. Dans le cas de régimes
uniquement protidiques, les protéines seront utilisées comme mécanisme de « secours » en
remplacement des autres macronutriments, elles ne sont alors plus aptes à développer la masse
musculaire ce qui entrainera une perte musculaire excessive, potentiellement dangereuse. Ce
phénomène explique le fait que les personnes suivant un régime de type hyper protéiné, perdent du
poids très rapidement sans se rendre compte qu’elles perdent surtout de leurs muscles … Et c’est
pourquoi elles peuvent se retrouver avec un corps un peu « flasque ».

Quant aux micronutriments, vitamines et minéraux, on observe dans la plupart des régimes un
manque accru en calcium, fer, magnésium et vitamines B ; qui engendre souvent : fatigue, crampes,
mauvaise mine, voire perte osseuse et anémie.

Sachant que les femmes enceintes ont des besoins accrus en nutriments, ces types de régimes leur
sont formellement déconseillés ! Ils pourraient mettre en danger la vie de la mère et du bébé.
Des déséquilibres nutritionnels :Le déséquilibre nutritionnel provient d’un excès ou d'une
insuffisance de la prise alimentaire.

De nos jours, les régimes les plus populaires modifient radicalement les apports alimentaires. Dans
l’ensemble, les différentes phases de certains régimes ne permettent pas de couvrir correctement les
apports nutritionnels journaliers et ceci provoque des carences alimentaires.

- Les risques de carence alimentaire :Une carence alimentaire est une absence ou une
insuffisance de certains éléments, indispensables à l'équilibre et au développement physique d'un
sujet. Il est important de savoir qu'un changement des habitudes alimentaires peut conduire a une
perte de la masse graisseuse, et non pas une fonte musculaire qui est souvent due à l’arrêt d’activités
physiques, et à la restriction des apports caloriques ou d'eau, comme y mènent trop de régimes à la
mode. Lorsque le poids diminue rapidement, le risque de carences apparaît et les problèmes de santé
peuvent survenir.

Comme des problèmes cardiovasculaires, des dysfonctionnements des reins, un surplus de fatigue,
une baisse de la vue, etc.

b)
- Pas de stabilisation du poids :Le fait de ne pas arriver à stabiliser le poids après un régime est le
défaut le plus important. Souvent, les régimes amaigrissants, en particulier les plus radicaux ; qui
suppriment beaucoup d’aliments sur une durée assez courte, sont ceux qui favorisent au final une
reprise de poids. En France 80% des personnes qui ont fait un régime reprennent du poids au bout
d’un an. (surtout chez des personnes qui ont un IMC* normal)

IMC* : Indice de Masse Corporelle c'est-à-dire le poids. Ce calcul permet de connaitre le taux de
masse graisseuse et le taux de masse musculaire.

Après un an d’observation, le résultat de l’étude est indiscutable : tous les régimes, sans
aucune exception, entraînent des déséquilibres nutritionnels dont les conséquences sur la
santé peuvent être plus ou moins graves. Les apports nutritionnels conseillés (ANC) ne sont
quasiment jamais respectés. Dans 80 % des cas, les apports en protéines sont supérieurs aux
recommandations, dans plus de 50 % des cas pour les apports en lipides et dans la quasi-
totalité des régimes pour les apports en glucides. Huit régimes sur dix conduisent à des
carences en fibres et de manière générale, les apports en vitamines et en minéraux sont
insuffisants. Bien souvent, la consommation de sel est trop importante.

c) Principale conséquence, la pratique des régimes provoque des modifications profondes


du métabolisme énergétique du corps. Résultat : dès que la cure est arrêtée, la reprise
de poids est quasi-inévitable et, éventuellement, plus sévère ! Le rapport affirme
même que 80 % des individus reprennent le poids perdu dans l’année qui suit la fin de
la cure.
d) Sur la santé, les principaux risques sont :
- une perte de la masse musculaire, et par conséquent, un affaiblissement
- une diminution du capital osseux, avec les risques d’ostéopénie et de fractures qu’elle
induit
- des troubles du rythme cardiaque et des risques cardiovasculaires, avec, pour les
régimes très hypocaloriques, des cas de calculs biliaires, et même de mort subite
- des troubles digestifs, notamment la constipation, mais aussi un risque accru de
cancer colorectal lié aux carences en fibres
e) Quant aux conséquences psychologiques et comportementales, elles ne sont pas en
reste. Le rapport souligne particulièrement les risques de dépression et de mauvaise
estime de soi qui découlent généralement des échecs à répétition des régimes, ainsi que
le dérèglement des signaux physiologiques de faim et de satiété qui sont assez
fréquents.

f) A découvrir

g) * 60 % des femmes et 44 % des hommes souhaitent peser moins.


* Le surpoids et l’obésité touchent respectivement 32 % et 15 % des Français.
* 30 % des femmes ayant un IMC normal et 15 % des femmes minces suivent ou ont
suivi un régime.
h) Source : étude INCA 2.
i) En conclusion, le rapport de l’Anses pointe l’importance, pour les personnes désireuses
de perdre du poids, d’un suivi médical adapté, mais aussi de l’activité physique,
indispensable pour réduire les risques de reprise des kilos. Il rappelle que rien ne peut
remplacer une alimentation équilibrée et diversifiée, et enfin, que l’obésité est une
maladie chronique multifactorielle qui nécessite une prise en charge par des
spécialistes.

Conséquences physiopathologiques

L'expertise de l'Anses a ensuite été réalisée en deux volets :

 identification et caractérisation des régimes amaigrissants afin de déterminer leurs impacts


sur les apports nutritionnels, notamment en termes d'inadéquations des apports
nutritionnels ;
 analyse de la littérature disponible afin d'identifier :
o les conséquences biologiques des régimes amaigrissants ; cette analyse inclut
l'identification de déséquilibres nutritionnels (macronutriments) et de déficiences
d'apports en vitamines et minéraux ;
o les conséquences physio-pathologiques et psycho-comportementales des régimes
amaigrissants.

Une évaluation spécifique a également été menée pour certaines catégories de la population se
trouvant dans des situations physiologiques et de vulnérabilité particulières, comme les enfants, les
adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les sportifs ou sujets ayant
une activité physique.
Risques identifiés

Certains régimes amaigrissants peuvent induire des déséquilibres nutritionnels, notamment : apports
en protéines et en sel trop élevés ; apports en fibres, en fer, en magnésium, en vitamine D
insuffisants.

Ces déséquilibres peuvent entraîner des troubles pour la santé :

 la dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences psychologiques fréquentes


des échecs à répétition des régimes amaigrissants ;
 l’amaigrissement ne se fait pas uniquement aux dépens des réserves de masse grasse mais
conduit rapidement à la perte des masses musculaire et osseuse, quel que soit le niveau
d’apport protéique ;
 certains régimes qui préconisent quasi exclusivement la consommation de viande, poisson,
œuf et produits laitiers conduisent à des apports protéiques très élevés (régimes
hyperprotéiques non hypocaloriques) et peuvent présenter un risque aux niveaux rénal,
osseux et cardiaque ;
 une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque
soit le régime, est, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids: plus on fait de
régimes, plus on favorise la reprise pondérale (effet yo-yo), a fortiori en l'absence d'activité
physique.
 la restriction énergétique au cours de la grossesse ainsi que les déficits nutritionnels sous-
jacents comportent des risques pour le déroulement de la grossesse, ralentissent le
développement et la croissance fœtale et peuvent avoir des conséquences sur la santé
ultérieure de l’enfant, y compris à l’âge adulte ;
 chez l’enfant et l’adolescent, la restriction calorique, qu’elle soit ou non associée à une
restriction protéique, peut entraîner un ralentissement de la croissance et du développement
pubertaire.
 Toutes les manipulations du régime alimentaire visant un déséquilibre énergétique associé ou
non à un déséquilibre d’apports en macro-nutriments (glucides, lipides, protéines) dans le but
d’une perte de poids peuvent exposer à des risques importants pour la santé. Aussi, tous les
régimes amaigrissants, qu’ils portent ou non un nom spécifique, sont à éviter, en dehors
d’une prise en charge par des professionnels de santé.

Quelles conséquences physiopathologiques ?

Les déficits et les excès en nutriments de ces régimes peuvent être à l’origine de conséquences
dangereuses à plusieurs niveaux :

 Niveau OSSEUX : Risque d’ostéoporose et donc de fracture


 Niveau RÉNAL : Risque d’insuffisance rénale (très fréquent dans les régimes hyper protéinés,
car il faut savoir que la consommation excessive d’aliments riches en protéines peut fatiguer
très vite les reins et les user à long terme)
 Niveau HÉPATIQUE : Risque d’inflammation, calculs biliaires,…
 Niveau DIGESTIF : Problèmes de transit comme la constipation par exemple (notamment dans
les régimes pauvres en sucres, car manque de fibres)
 Niveau HORMONAL : Perturbation du système endocrinien et reproducteur (perturbation des
cycles menstruels,…)
 Niveau CARDIOVASCULAIRE : Trouble du rythme cardiaque, malaise (surtout dans les régimes
hypocaloriques associant une activité physique)

Ainsi, nous pouvons constater que ces régimes peuvent constituer un danger non négligeable pour
une personne même en bonne santé, et que ces risques sont d’autant plus élevés si la personne a des
antécédents familiaux ou des maladies associées comme le diabète par exemple.

Quelles conséquences psychologiques ?

Outre les répercussions physiologiques, on néglige souvent l’aspect psychologique de la pratique de


ces régimes.

Et pourtant, c’est malheureusement la principale conséquence affectant le comportement de la


personne et pouvant conduire à une dépression à long terme, la première cause étant l’effet
« YOYO ».

Eh oui c’est sans s’en rendre compte que l’on tombe dans le piège d’un cercle vicieux!

Beaucoup l’ont surement déjà vécu : on veut perdre du poids alors on commence un régime sévère,
on est un peu fatigué mais peu importe, on se met la pression car les résultats s’affichent sur la
balance!

Sauf qu’à un moment donné les nerfs lâchent, on se sent frustré alors on craque et on abandonne…
On revient à ses anciennes habitudes avec le moral à zéro, et même si on essaye de faire attention on
reprend du poids et là on pense que la balance ne fonctionne plus parce qu’on peut même dépasser
le poids qu’on avait avant le régime…

Résultat : on se lamente sur son sort, on perd confiance en soi, on déprime, et puis un jour on se
réveille on reprend son courage à deux mains, on essaye un autre régime mais là encore c’est le
cercle vicieux qui recommence…tout en mettant sa santé en danger…

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 80% des personnes ayant suivis ce type de régime ont repris du
poids à un an et continuent à en reprendre à long terme.

Voilà encore une raison pour déconseiller ce type de pratique, qui à la longue ne s’avère pas efficace.

Alors bien sûr, il existe des moyens pour maigrir sans danger mais la première des choses à faire est
de travailler sur soi !

Il faut d’abord être convaincu que, malheureusement, il n’existe pas de régime miracle, ni d’aliments
magiques… Sans oublier qu’il ne faut pas faire une fixation sur les kilos !

Puis il faut trouver la motivation, en acceptant de remettre en cause ses habitudes. Généralement on
est toujours plus efficace lorsque l’on est entouré et soutenu.

Et surtout, il faut savoir faire des efforts ! Certains disent qu’il faut souffrir pour être belle, d’autres
disent que l’on a rien sans rien, après tout ne serait-ce pas dans nos valeurs que de travailler pour
obtenir ce que l’on souhaite ?

Je terminerai en rappelant que la pratique de ces régimes n’est pas un acte anodin, tant sur le plan
physiologique que psychologique.

Il faut savoir que la demande d’amaigrissement nécessite un accompagnement spécialisé, adapté et


surtout individualisé, car nous sommes tous différents et la prise en charge doit se faire au cas par cas
Conséquences psychologiques et comportementales des régimes amaigrissants

- En privilégiant les informations cognitives, extérieures à la personne, au détriment de la


reconnaissance de l'état interne, la restriction cognitive tend à court-circuiter les signaux
physiologiques de faim et de satiété.
- Les conséquences négatives au plan psychologique et comportemental ne sont souvent pas perçues
par les personnes au régime.
- La dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences psychologiques fréquentes des
échecs à répétition des régimes.
- Sur le plan comportemental, la restriction cognitive et la perturbation du comportement alimentaire
qu’elle induit aggrave très souvent le problème pondéral.

Enfin, l'Anses relève des risques spécifiques pour les femme enceintes et allaitantes et pour les
enfants

Les conséquences psychologiques des régimes

Une carence alimentaire va avoir des répercussions sur le cerveau et son activité de deux manières.
D’abord d’un point de vue structural. Comme expliqué précédemment, une restriction calorifique
mène à la fonte du tissu adipeux. Les cellules de l’organisme auront de plus en plus de mal à obtenir
les lipides rentrant dans la constitution de leur membrane. Or dans les neurones, ces lipides
interviennent dans la génération et la transmission des messages nerveux partout dans le corps et
plus particulièrement le cerveau.

Ensuite d’un point de vue métabolique. Les faibles apports glucidiques vont mener à l’utilisation des
lipides comme source d’énergie par les organes non glucodépendants (cœur, muscles etc). Le
métabolisme de ces lipides produira des corps cétoniques qui eux pourront fournir de l’énergie au
cerveau si le déficit énergétique se poursuit. En effet, le cerveau est glucodépendant, c’est-à-dire que
le glucose est la seule molécule qu’il peut dégrader pour générer de l’énergie, en son absence les
corps cétoniques peuvent être utilisés. Toutefois ceci n’est pas sans conséquence, l’accumulation de
ces corps cétoniques dans le sang diminue son pH, ce qui, si elle persiste, peut conduire au coma.
Ces modifications vont avoir des implications sur le comportement et les facultés cognitives de
l’individu. Les symptômes psychologiques souvent observés chez les anorexiques sont dépression,
irritabilité, difficulté à se concentrer et repliement sur soi-même. Dans les cas extrêmes, le désespoir
et les pensées suicidaires peuvent s’installer. Au fur et à mesure que la perte de poids augmente, les
individus deviennent de plus en plus obsédés par la nourriture et le monde extérieur à de moins en
moins d’importance. Ceci peut aboutir à un retrait total d’une vie sociale y compris une vie sexuelle,
ceci étant en partie dû aux dérèglements hormonaux qui sont à l’origine d’une perte de la libido.

2011 - L'Anses (Agence nationale française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement


et du travail) a rendu public, jeudi le 12 mai, un avis sur les régimes alimentaires amaigrissants dans
lequel elle réitère ses conclusions d'un rapport d'expertise collective publié en novembre dernier:
tous les régimes présentent des carences nutritionnelles qui peuvent avoir des conséquences
importantes sur la santé et tous mènent à une reprise du poids perdu et même plus.

Parmi les conséquences néfastes des régimes, elle relève, dans une revue de la littérature
scientifique, les conséquences psychologiques et comportementales des régimes.

Les régimes amaigrissants affectent surtout le comportement alimentaire. Le concept de restriction


cognitive, défini comme « une tentative, réussie ou non, de réduire sa ration alimentaire pour
atteindre un poids inférieur à son poids spontané et s’y maintenir », a été particulièrement développé
dans la littérature depuis 1975.

La seule intention de manger moins pour maigrir crée l’état de restriction cognitive qui « se traduit
par une hypophagie chronique, éventuellement entrecoupée d'accès d'hyperphagie plus ou moins
réguliers et conséquents lorsque la désinhibition fait échec à la volonté de contrôle ».

C’est ainsi que la restriction cognitive peut conduire à manger plus et plus “mal” que si l’on n’avait pas
cherché à manger “bien” et moins.

Elle est un facteur de risque de déclenchement ou d’aggravation des troubles du comportement


alimentaire.

En privilégiant les informations cognitives, extérieures à la personne, au détriment de la


reconnaissance de l'état interne, la restriction cognitive tend à court-circuiter les signaux
physiologiques de faim et de satiété.

Par ailleurs, l'incapacité à suivre le régime amaigrissant idéal pour obtenir la silhouette idéale
constitue une mise en échec répétée. Ce sentiment d’échec porte atteinte à l'estime de soi et la
confiance en soi, et il risque de déclencher ou d’aggraver les troubles du comportement alimentaire
et le surpoids, lesquels aggravent encore la mésestime de soi, etc. (Graphique ci-contre, modèle de Le
Barzic, 2004).

Sont également évoquées dans le rapport, les conséquences néfastes possibles d'une prescription
médicale de perte de poids notamment chez les enfants et les adolescents ainsi que les conséquences
négatives possibles de certaines attitudes parentales.
sont la conséquence de la restriction calorique et du stress de l’exercice.
Accompagner

Le rapport de l’Anses conclut que la recherche de la perte de poids sans indication médicale
formelle comporte des risques et qu’il convient d’en informer les populations concernées. La
perte pondérale nécessite donc un accompagnement par un médecin ou un diététicien. Le
rapport insiste également sur l’importance de l’activité physique lors de la mise en oeuvre d’un
régime amaigrissant.

Une évaluation plus complète des risques liés aux régimes amaigrissant devra encore être
menée afin d’y intégrer des données d’exposition, des données relatives aux produits dits
«diététiques» destinés aux régimes hypocaloriques ainsi que des informations concernant les
compléments alimentaires «amaigrissants» dès lors que celles-ci seront disponibles.

Ce premier travail réalisé est la préfiguration d’une démarche d’évaluation et de recherche


globale visant à mieux comprendre les déterminants biologiques, physio-pathologiques et
psycho-comportementaux de la prise et de la reprise de poids.

Alexandre Dereinne

Quels sont ces fameux risques des régimes pour maigrir, Dukan et autres,
selon l'Anses
Psychomédia
Publié le 15 mai 2011

L'Anses (Agence sanitaire française) a rendu public, jeudi le 12 mai, un avis sur les régimes
alimentaires amaigrissants. Elle réitère les conclusions d'un rapport d'expertise collective
publié en novembre dernier dans lequel elle analysait les risques de 15 régimes amaigrissants
populaires: Atkins, Californien (de Guttersen), Citron détox, Chrononutrition (de Delabos),
Cohen, Dukan, Fricker, Mayo, Miami (de Agatston), Montignac, Ornish, Scarsdale (de
Tarnower), Soupe au chou, Weight Watchers, Zone (de Sears).

Le rapport concluait que tous les régimes présentent des carences nutritionnelles qui peuvent
avoir des conséquences importantes sur la santé et que tous mènent à une reprise du poids
perdu et même plus.

Quels sont les risques relevés par l'Agence? Voici les principaux points relevés:

Risque de perte osseuse

- Un faible poids ou toute perte de poids peuvent exacerber le processus d’ostéopénie à la


ménopause ou lié à l’âge (1% de variation de masse osseuse pour 5-6 kg perdus).
- Une restriction calorique basée sur une réduction des apports lipidiques (graisses) s’avère
délétère pour le capital osseux.
- Les régimes hyperprotéiques, tel que Dukan, ainsi que toute surcharge sodée (sel), dans des
situations extrêmes, peuvent engendrer une acidose métabolique se traduisant par une fuite
urinaire de calcium. On manque néanmoins de données pour affirmer que les régimes
hyperprotéinés aggrave l’effet délétère de la perte de poids sur le capital osseux. Cet effet
résulterait de la combinaison d’une alimentation hyperprotéique et hypersodée.

Les données disponibles suggèrent que l’exercice physique ne prévient qu’imparfaitement la


perte osseuse.

Risques rénal, hépatique et digestif

- Les données suggèrent que les régimes à très faible apport calorique provoquent des
inflammations et fibroses modérées aux niveaux hépatique et portal ainsi que des calculs
biliaires.
- Les régimes hyperprotéiques non hypocaloriques induisent des apports qui dépassent le seuil
des apports en protéines satisfaisants (2,2 g/kg/j). En conséquence, un bilan rénal s’impose
chez les personnes à risque d’insuffisance rénale, avant tout régime.
- Certains régimes, particulièrement les régimes hypoglucidiques (faibles en glucides ou
hydrates de carbone) sont fréquemment associés à des troubles digestifs, en particulier de
constipation liée notamment à la baisse de consommation de fibres.

Risques cardiovasculaires

- Les régimes très hypocaloriques peuvent induire de façon aigüe des accidents avec mort
subite par troubles du rythme cardiaque.
- L’innocuité des régimes très hypoglucidiques (hyperlipidiques) n’est pas établie sur le plan
cardiovasculaire. Dans ce cadre, un apport élevé en acides gras saturés peut accroître
l’insulino-résistance malgré la perte de poids. - Les régimes très hypolipidiques sont délétères
car ils entraînent un profil lipidique athérogène, notamment en cas de syndrome métabolique.
- La fluctuation du poids pourrait être un facteur de risque cardiovasculaire et de syndrome
métabolique.
- Chez le sportif amateur, la pratique associée d'une activité physique et d'un régime
amaigrissant s'accompagne à court terme : d’un risque d’accident cardiovasculaire,
essentiellement lors de la reprise d'une activité physique chez un sujet sédentaire depuis
plusieurs années ayant un ou plusieurs facteurs de risques vasculaires ; d’un risque de malaises
(hypoglycémique, vagal, et/ou aggravé par la déshydratation) lorsque cette restriction
alimentaire est très importante.

Risque de reprise de poids

- La reprise de poids concerne 80% des personnes après un an et augmente à long terme.
- L’adaptation du régime aux goûts et habitudes du patient est importante pour assurer
l’adhésion de ce dernier sur le long terme.
- Le principal facteur de stabilisation est le commencement d’une activité physique dès le
début de la restriction calorique et son maintien après cette phase de restriction.
- Les apports énergétiques qui permettent de maintenir le poids perdu après un régime
amaigrissant sont inférieurs à ceux qui permettaient de maintenir un poids stable avant la perte
de poids, ce qui favorise la reprise de poids. - Le retour au poids initial s'accompagne d'une
récupération préférentielle de la masse grasse.
- La perte de masse musculaire joue un rôle majeur dans la diminution de la dépense
énergétique observée après restriction calorique ce qui souligne l'importance de limiter les
pertes de masse musculaire par l’exercice, lors de la restriction calorique.
- En période de perte de poids, de nombreux signaux nutritionnels, neuronaux et endocriniens,
envoie un signal de « déficit énergétique » au niveau cérébral, ce qui se traduit par une
augmentation de la sensation de faim.

Risque lié à la libération de polluants organiques persistants lors de la perte de poids

- La perte de poids conduit à une augmentation de la libération des polluants organiques


persistants qui ont pour conséquence des perturbations des systèmes endocrinien, reproducteur
et immunitaire, des dysfonctionnements métaboliques, pouvant contribuer à la reprise de
poids, des troubles du développement, ainsi que des cancers.

Conséquences psychologiques et comportementales des régimes amaigrissants

- En privilégiant les informations cognitives, extérieures à la personne, au détriment de la


reconnaissance de l'état interne, la restriction cognitive tend à court-circuiter les signaux
physiologiques de faim et de satiété.
- Les conséquences négatives au plan psychologique et comportemental ne sont souvent pas
perçues par les personnes au régime.
- La dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences psychologiques fréquentes
des échecs à répétition des régimes.
- Sur le plan comportemental, la restriction cognitive et la perturbation du comportement
alimentaire qu’elle induit aggrave très souvent le problème pondéral.

Enfin, l'Anses relève des risques spécifiques pour les femme enceintes et allaitantes et pour les
enfants et les adolescents.

 Consulter le rapport de l'Anses

Psychomédia avec source: Anses


Tous droits réservés

Voyez également :

 Quel est le meilleur régime pour maigrir selon l'Anses?


 Les dangers du régime Dukan (hyperprotéiné) pour maigrir
 Miser sur la satiété avec un régime basé sur la densité calorique
 DOSSIER Psychomédia : Comment maigrir sainement

Dernières actualités concernant :

 Actualités (psychologie, santé)


 Maigrir sainement
 Régimes amaigrissants
 Régimes Dukan et hyperprotéinés
 Santé
Commentaires :
Soumettre un commentaire

Conséquences

Des millions de personnes luttent quotidiennement pour « avoir la ligne » et si


possible, être les plus minces possible. Les conséquences des régimes amaigrissants sur
l’individu sont nombreuses. Elles se répercutent sur le physique mais aussi sur le moral de
l’individu. De nos jours, les régimes amaigrissants sont dénoncés comme étant des pratiques à
risques.

-------------------------------------------

L’ANSES(Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de


l’environnement et du Travail) a démontré dans un rapport, que la plupart du
temps, ces régimes entraînent d’importants déséquilibres :

"Plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l'absence d'activité
physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids."

Nous avons interrogé certaines personnes sur la question suivante: "Que


pensez-vous des effets sur la santé?". D'après 22% des hommes les effets des
régimes amaigrissants sont positifs, alors que 24% disent qu'ils sont
négatifs. Chez les femmes, les résultats sont différents; 62% d'entre elles
pensent que ces effets sont bons pour l'organisme et 18% pensent le
contraire.

Nous allons montrer dans ce qui suit que les régimes amaigrissants possèdent des
avantages mais ont aussi des inconvénients.
Conséquences psychiques:

Des experts de la santé ont soulignés que des troubles du comportement


peuvent apparaître en particulier chez les jeunes (avec les troubles de
l’alimentation). L’échec et la répétition des régimes favorisent aussi la
perte de confiance et d’estime de soi. Les régimes peuvent avoir des
répercussions psychologiques. Certaines personnes désirant perdre du
poids adoptent des comportements très restrictifs vis-à-vis de leur
alimentation. Les interdictions sont difficiles à respecter sur la durée. Ces
dérapages sont liés au stress, à l'anxiété, à la distraction, à l'alcool. Ces
sensations risquent fortement d’entrainer l’individu dans une spirale
d'échec, où les dérapages seront vécus comme une souffrance
supplémentaire.

Un régime peut entrainer des problèmes comportementaux liés à « la


monotonie des repas » qui amènent chez l’individu un sentiment de
frustration.

Il y a également un risque qui est très fréquent : la dépression. Causée par


un manque de confiance en soi, et par des échecs répétitifs liés à la
reprise de poids, la dépression décourage et pousse la personne à
abandonner le régime amaigrissant, et à laisser tomber la vigilance qu’elle
portait sur son alimentation.

Conséquences physiques:

- Des déséquilibres nutritionnels : Le déséquilibre nutritionnel provient


d’un excès ou d'une insuffisance de la prise alimentaire.

De nos jours, les régimes les plus populaires modifient radicalement les
apports alimentaires. Dans l’ensemble, les différentes phases de certains
régimes ne permettent pas de couvrir correctement les apports nutritionnels
journaliers et ceci provoque des carences alimentaires.

- Les risques de carence alimentaire : Une carence alimentaire est une


absence ou une insuffisance de certains éléments, indispensables à
l'équilibre et au développement physique d'un sujet. Il est important de
savoir qu'un changement des habitudes alimentaires peut conduire a une
perte de la masse graisseuse, et non pas une fonte musculaire qui est
souvent due à l’arrêt d’activités physiques, et à la restriction des apports
caloriques ou d'eau, comme y mènent trop de régimes à la mode. Lorsque
le poids diminue rapidement, le risque de carences apparaît et les
problèmes de santé peuvent survenir.

Comme des problèmes cardiovasculaires, des dysfonctionnements des


reins, un surplus de fatigue, une baisse de la vue, etc.

- Pas de stabilisation du poids : Le fait de ne pas arriver à stabiliser le


poids après un régime est le défaut le plus important. Souvent, les régimes
amaigrissants, en particulier les plus radicaux ; qui suppriment beaucoup
d’aliments sur une durée assez courte, sont ceux qui favorisent au final une
reprise de poids. En France 80% des personnes qui ont fait un régime
reprennent du poids au bout d’un an. (surtout chez des personnes qui ont un
IMC* normal)

IMC* : Indice de Masse Corporelle c'est-à-dire le poids. Ce calcul permet de


connaitre le taux de masse graisseuse et le taux de masse musculaire.

- L'effet "yo-yo" : C’est un enchaînement du phénomène physique du


corps humain, résumé en va et vient entre la prise de poids ou la perte du
poids avant qu’on mette fin a cette boucle infinie. Il est préférable d'éviter
les régimes à la mode. Si ceux-ci peuvent avoir des effets spectaculaires, ils
ne changeront pas durablement les habitudes alimentaires : la probabilité
de reprendre les kilos perdus est élevée avec, éventuellement, une prise de
poids supplémentaire à la clef (effet « yo-yo »).

Avis d'une diététicienne: " Cet effet vient d'une frustration due au régime trop
draconien c'est-à-dire trop restrictif. Le patient reprend alors le poids
perdu voire même plus. Ensuite maigrir vite entraîne de mauvaises
répercussions sur l'organisme. "

Pour conclure, nous pouvons remarquer que tous ces effets psychiques et
physiques sur l'organisme sont pour la plupart inconnus des personnes effectuant
ces régimes amaigrissants.

Beaucoup le savent mais l'obsession de perdre du poids l'emporte.

Vous aimerez peut-être aussi