Thèse: Université Des Sciences, Des Techniques Et Des Technologies de Bamako
Thèse: Université Des Sciences, Des Techniques Et Des Technologies de Bamako
de la commune ii de Bamako
Thèse
CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES DES
FEMMES SUR LES EFFETS SECONDAIRES DES
METHODES CONTRACEPTIVES A L’HOPITAL DE
DISTRICT DE LA COMMUNE II DE BAMAKO
DEDICACE :
BISSIMILLAHI-RAHMANI-RAHIM
Au nom d‘ALLAH, le TOUT MISERICORDIEUX, le TRES MISERICORDIEUX.
« GLOIRE à TOI ! Nous n’avons de savoir que ce que tu nous as appris. Certes c’est toi
l’omniscient, le sage ». Merci de m’avoir donné la force, la volonté et le courage de terminer
ainsi mes études et de pouvoir présenter ma thèse.
Je vous dois ce que je suis devenu.
Louanges et remerciement pour votre clémence et miséricorde.
A notre Prophète MOHAMED : Salut et paix sur lui, à toute sa famille, à tous ces
compagnons et à tous ceux qui le suivent jusqu’au jour du jugement dernier.
A MA MERE : Bintou Guissé
A cette brave, croyante, joviale, généreuse, sociable, vigilante et dynamique Dame, ma
maman d’amour je n’ai aucun mot pour exprimer ce que je ressens en ce moment en te
dédiant ce travail, juste merci pour tes nuits blanches, tes prières, ton encouragement, ton
accompagnement qui n’a jamais fait défaut.
Vous avez su être une mère et père à la foi pour nous quand il a fallu dans la dignité et
l’honneur merci pour ça. Je prie qu’ALLAH SWT vous donne une très longue vie remplie de
sante et me donne la force de vous combler d’avantage AMINE.
A MON PERE : Feu Cheick Hamed Tidiane Gakou
Un chef de famille digne de ce nom, un homme pieux, jovial, généreux, surtout surprotecteur.
Cher Père je n’ai pas de dette envers vous, vous m’avez tous donnés, tous ce qu’un enfant
peut s’attendre de ces parents pour être compter parmi les meilleurs d’ici-bas et haut delà.
Malgré que vous n’étiez pas riche, notre éducation, enseignement sur notre religion,
protection, épanouissement n’ont jamais fait défaut. Depuis que j’ai eu cette passion vous
avez toujours été là par des accompagnements et encouragement j’aurai tant aimé que vous
soyez présent pour voir votre Doctoresse en médecine que vous avez créé mais Dieu en a
voulu autrement et je lui remercie, je sais que là où vous êtes ; vous êtes fier de moi, ce travail
est le tien mon Papounet d’Amour. Qu’ALLAH SWT vous réserve Aldjanna Firdaws.
A MES FRERES ET SŒURS : Adam Diane, Aissata Gakou, Oumou Gakou, Modibo
Gakou, Abdoulaye Gakou, Sadio Boundi
Mon plus grand bonheur c’est de vous avoir dans ma vie je ne vous changerais en rien au
monde vous avez toujours été là durant toute ces années, à ma grande sœur Adam qui était à
l’étranger mais toujours près du cœur par des encouragements sans arrêt que ce lien de
fraternité nous unisse jusqu’ ALDJANA FIRDAWS AMINE
REMERCIEMENTS
Mes sincères remerciements :
Au Tout-Puissant, Créateur des cieux et de la terre, le très clément. Merci de m’avoir accordé
la vie, le savoir et la patience de terminer l’une des tâches importantes de ma vie. Garde nous
sous votre protection divine et oriente-nous sur le bon chemin.
A L’ensemble des professeurs de la FMOS :
A tous nos maîtres de la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie de Bamako pour la
qualité des enseignements que vous nous avez prodigués tout au long de notre formation.
Soyez rassurés, que je rendrai à vos enfants, « l'instruction que j'ai reçue de leurs pères ».
A TONTON ALOU N DJAYE ET SA FAMLLE :
Un homme de parole exact ! Tonton vous avez toujours été un papa pour nous et durant toutes
ces longues années votre présence n’a pas manqué, permettez-moi de vous remercier pour
tous qu’Allah vous donne une très longue vie remplie de santé auprès de nous chers Tonton.
Tante Kadia Sangho et la famille sangho :
Votre accompagnement, encouragement et conseil n’ont pas fait défaut, merci pour tous
qu’Allah vous récompense. AMINE
A MA PETITE FAMILLE AU POINT G : Ibrahim Traore, Ismaeil Sidibe, Boubacar
Bah, Adama Dembele, Fatoumata Camara, Sanata Traore, Djita Sidibe, Sadio Kouyate,
Bintou Kane, Aichatou Traore, Rokiatou Diarra
Une famille qu’on a eu à construire et fortifie d’amour, vos accompagnement,
encouragements, conseil, joie de vivre, soutient m’ont aidé à surmonter tous ces difficultés
durant toutes ces années, les mots me manque pour vous remercier vous êtes plus que des
camarades mais une famille ce travail est de notre et vivement pour chacun de vous tous
qu’ALLAH y mette des barakas et nous unissent à jamais. AMINE.
A mon responsable de classe et toute ma promotion du numerus clausus :
Merci pour votre accompagne et tous ces moments de joie.
A l’Amicale des Etudiants Ressortissants de la Région de Ségou et Sympathisants (AMERS)
Au Chef de service de la gynéco obstétrique de la commune II : Seydou Z Dao
Vous m’avez accueilli les bras ouverts dans votre service. Je ne vous remercierai jamais assez
de votre grande disponibilité. Trouvez ici l’expression de toute ma gratitude.
A tous les médecins gynéco obstétrique de la CII :
A tous les médecins de garde de la gynéco obstétrique de la CII
A tous mes collègues internes du service de la gynéco obstétrique de la CII
A toutes les sages-femmes, Infirmières obstétriciennes, Aide-soignante
INTRODUCTION ................................................................................................................................. 1
Objectifs ................................................................................................................................................. 3
2.1. Objectif général : ........................................................................................................................ 3
2.2. Objectifs spécifiques : ................................................................................................................ 3
GÉNÉRALITÉS .................................................................................................................................... 4
3.1. Définitions des concepts : ........................................................................................................... 4
3.2. Historique de la contraception dans le monde : ...................................................................... 4
3.3 Historique de la Planification familiale au Mali :..................................................................... 5
3.4. Méthodes de contraceptions [13] : ............................................................................................ 7
3.4.1. Les contraceptifs oraux ou pilules : ................................................................................... 7
3.4.2. Les contraceptifs injectables : ............................................................................................ 8
3.4.3. La contraception mécanique : ............................................................................................ 9
3.4.4. Les autres méthodes modernes......................................................................................... 12
3.4.5. Les méthodes naturelles : .................................................................................................. 16
MÉTHODOLOGIE............................................................................................................................. 18
4.1. Cadre d’étude : ......................................................................................................................... 18
4.2. Type et période d’étude : ......................................................................................................... 21
4.3. Variables mesurées : ................................................................................................................ 21
4.4. Population d’étude : ................................................................................................................. 22
4.4.1. Critère d’inclusion : ont été incluses dans notre étude .................................................. 22
4.4.2. Critères de non inclusion : N’ont pas été incluses dans notre étude ............................. 22
4.5 Technique et outils de collecte des données : .......................................................................... 22
4.6 Déroulement de l’étude : ........................................................................................................... 23
4.7 Définitions opératoires : ............................................................................................................ 23
RESULTATS ....................................................................................................................................... 25
5.1. Caractéristiques socio-démographiques : .............................................................................. 25
5.2. Antécédents obstétricaux : ....................................................................................................... 26
5.3. Connaissances sur les effets secondaires de la contraception : ............................................ 27
5.4. Vécu d’effets secondaires :....................................................................................................... 28
5.5. Attitudes-pratiques faces aux effets secondaires : ................................................................. 29
Commentaires et discussion ............................................................................................................... 31
Conclusion ............................................................................................................................................ 34
Recommandations ............................................................................................................................... 35
Références ............................................................................................................................................ 36
Fiche signalétique ................................................................................................................................ 38
ANNEXES : ......................................................................................................................................... 42
FICHE D’ENQUÊTE : ................................................................................................................... 42
INTRODUCTION
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la contraception est définie comme
l'emploi d'agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures visant à réduire la probabilité
de conception ou à l'éviter [1].
Ainsi, elle fait référence aux méthodes temporaires et réversibles et elle s'oppose à la stérilité
[1].
D'après les politiques normes et procédures du Mali, la contraception englobe tous les moyens
et techniques médicaux ou non, accessibles aux individus et aux couples, afin de garantir une
sexualité responsable, en évitant les grossesses non désirées, en espaçant les naissances et en
ayant le nombre d'enfants souhaité au moment opportun [2].
En 2019, sur 1,9 milliard de femmes en âge de procréer (15-49 ans) dans le monde, elles
étaient 1,1 milliard à avoir besoin de planification familiale ; parmi celles-ci, 842 millions
utilisent des méthodes de contraception, et 270 millions n’avaient pas accès à la contraception
dont elles ont besoin [3,4].
La proportion de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) utilisant des méthodes modernes de
planification familiale selon l’indicateur 3.7.1 des objectifs de développement durable était de
75,7 % à l’échelle mondiale en 2019 ; toutefois, moins de la moitié des besoins en
planification familiale étaient satisfaits en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest [4].
La prévalence contraceptive est estimée à 62% dans les pays en développement, mais reste
faible en Afrique subsaharienne (23,7%) et parallèlement, le nombre de besoins non satisfaits
ne cessent de croitre [5].
Selon la sixième Enquête Démographique et de Sante au Mali (EDSM VI), la tendance de
l’utilisation contraceptive est à la hausse depuis l’EDSM V 2012-2013. En effet, entre les
deux enquêtes, la prévalence de l’utilisation de méthodes contraceptives modernes est passée
de 10 % en 2012-2013 à 16 % en 2018[6]. Au Mali 24 % des femmes actuellement en union
ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale [6].
Les besoins satisfaits en matière de planification familiale représentent 17 % Globalement, la
demande totale en planification familiale s’élève à 41 %. Cette demande est satisfaite dans 42
% des cas et par les seules méthodes modernes dans 40 % des cas [6].
L’annuaire 2020 du Système National d’Information Sanitaire et Social (SNISS) du Mali
rapporte que le taux d’utilisation des services de PF était de 12,7% en 2020 contre 13,8% en
2019 [7]. Le District de Bamako a enregistré le taux le plus élevé avec 24% et le plus bas a été
observé dans la région de Kidal avec 0,65% [7].
La faible utilisation des services de planification familiale est principalement due à l'absence
d'informations sur les effets secondaires des produits contraceptifs, à leur rupture périodique
et au coût élevé de certaines méthodes. En effet, le vécu de ces effets secondaires est l'un des
principaux éléments qui encouragent les femmes à abandonner les méthodes contraceptives
hormonales. Les milieux médicaux et pharmaceutiques ne prennent pas en compte ces effets
non mortels à la mesure des désavantages qu'ils entraînent chez les femmes utilisatrices. Dans
une étude réalisée en Afrique de l'Ouest, il a été remarqué que de nombreuses femmes
souffrent d'effets indésirables [8].
Dans l'enquête menée par Dembélé au Mali dans la commune V du district de Bamako en
2018, il est constaté que la crainte des effets secondaires était l'une des principales causes de
l'abandon des produits contraceptifs. Un tiers des personnes interrogées ont déclaré avoir
ressenti un ou plusieurs effets secondaires [9].
Au regard de ces constats, nous nous sommes proposées d’étudier les connaissances,
attitudes-pratiques des femmes sur les effets secondaires des méthodes contraceptives à
l’hôpital du district sanitaire de la commune II de Bamako.
OBJECTIFS
2.1. OBJECTIF GENERAL :
Décrire les connaissances et attitudes, pratiques des femmes sur les effets secondaires
des méthodes contraceptives à l’Hôpital de district sanitaire de la commune II de
Bamako.
2.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Décrire les caractéristiques socio-démographiques des femmes de la population
d’étude.
Décrire les connaissances des femmes sur les effets secondaires des méthodes
contraceptives ;
Déterminer les attitudes, pratique des femmes vis-à-vis des effets secondaires des
méthodes contraceptives.
GÉNÉRALITÉS
3.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS :
La contraception est définie selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme étant
« l’utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures visant à diminuer la
probabilité de conception ou visant à l’éviter. Elle désigne donc les procédés temporaires et
réversibles et elle s’oppose à la stérilisation [1].
Selon les politiques normes et procédures du Mali, la contraception est l’ensemble des
moyens et techniques médicaux ou non, mis à la disposition des individus et des couples pour
leur permettre d’assurer leur sexualité de façon responsable de manière à éviter les grossesses
non désirées, espacer les naissances, avoir le nombre d’enfant désiré au moment voulu [2].
Selon l’OMS, la planification familiale est l’ensemble des mesures et méthodes que les
hommes et les femmes prennent ou utilisent pour éviter des grossesses non désirées et
organiser la venue des enfants quand ils le désirent. Elle leur permet d’avoir des enfants au
moment où ils le décident, d’avoir juste le nombre d’enfant qu’ils désirent et dont ils peuvent
prendre soins, d’espacer convenablement la naissance de leurs enfants [1].
L’Effet indésirable est une réaction nocive et non voulue faisant suite à l’utilisation d’un
produit de santé, se produisant aux doses normalement utilisées chez l'homme pour la
prophylaxie, le diagnostic ou le traitement d’une maladie ou la modification d’une fonction
physiologique [10].
3.2. HISTORIQUE DE LA CONTRACEPTION DANS LE MONDE :
La restriction des naissances existe depuis les temps les plus anciens et pourrait avoir son
origine dans les sociétés préhistoriques lorsque les conditions de survie imposaient de
restreindre les naissances malgré une mortalité naturelle très élevée [1]. De nouvelles
méthodes contraceptives ont été inventées à chaque époque pour limiter la surpopulation et la
famine.
Les ovules et les barrières mécaniques étaient utilisés en Égypte 300 ans avant Jésus-Christ, et
les ancêtres des préservatifs masculins étaient fabriqués à partir d’intestins de petits animaux.
Dans les temps anciens, des potions à base de diverses plantes médicinales étaient utilisées
comme moyen de contraception. En Grèce, le gynécologue Sopranos parle déjà d'une
abstinence périodique [11].
Pour tuer les spermatozoïdes, les Romains utilisent des poires vaginales remplies d'eau glacée.
On utilise également des « préservatifs » en intestin ou de vessie d'animaux, dans le but de
restreindre la propagation de maladies. Des avortements et des infanticides sont pratiqués par
les Romains pour restreindre la population. Dès le IVème siècle, le Kama Sutra préconise les
bonnes pratiques des périodes d'abstinence en Inde. Au XVIe siècle, en Asie, les diaphragmes
sont en métal ou en verre et les préservatifs sont en lin, cuir ou écaille. Le premier DIU est
créé en 1846. Il est laissé tomber à cause du risque d'infection. Les capes cervicales sont
produites à grande échelle en 1880. La même année, John Rendell, un pharmacien
britannique, crée une contraception locale, des ovules spermicides à base de cacao [11].
En 1919, aux États-Unis, Margaret Sanger, infirmière et sage-femme, lance une des premières
campagnes en faveur du droit à la contraception. Elle met également en place le programme «
American birth control » qui deviendra le calendrier familial. En 1920, la propagande
anticonceptionnelle est interdite par une loi en raison des idéaux religieux et du fort besoin de
main-d'œuvre et de repopulation de l'après-guerre. Sa méthode est développée en 1924 par le
docteur Kiasuku Ogino, puis en 1933 par le docteur Knauss. Les périodes de fertilité de la
femme sont spécifiées. En 1943, le docteur Hillbard fait la découverte de la méthode Billings
en Australie. En 1967, la loi Neuwirth autorise l'imposition de la contraception sur un carnet à
souche sur prescription médicale. La contraception est donc uniquement prescrite par le
médecin et délivrée par le pharmacien. L'autorisation écrite de l'un des deux parents est
nécessaire pour prescrire à un mineur [11].
Cela favorise la diffusion de la contraception à l'échelle mondiale, ce qui entraîne la création
de grandes rencontres et de congrès internationaux. L'une des premières actions en faveur des
femmes a eu lieu en 1974 à Bucarest, où il s'agissait de croissance et de libération de la
femme, et la première conférence mondiale des Nations unies sur les femmes a eu lieu à
Mexico en 1975, qui a conduit à la proclamation de l'année internationale de la femme (1976-
1985). L'idée de la planification familiale est née en septembre 1978 à Alma Ata (URSS) lors
de la réunion mondiale sur les problèmes de santé des populations. En 1982, la pilule RU486
est développée pour arrêter une grossesse en début. La disponibilité et la diffusion du stérilet,
de l'implant, de l'anneau vaginal et du patch sont étendues aux États-Unis vers 1990, puis en
Europe dans les années 2000 [11].
3.3 HISTORIQUE DE LA PLANIFICATION FAMILIALE AU MALI :
Les méthodes modernes de contraception sont introduites à la suite de la fondation, en 1972,
de l'Association malienne pour la promotion et la protection de la famille (AMPPF), une
organisation non gouvernementale impliquée dans la réorientation de la politique de santé
maternelle et infantile. En 1972, la loi du 31 juin 1920, dont les articles 3 et 4 interdisaient la
propagande anticonceptionnelle, fut abrogée au Mali. En 1971, le Mali a pris part à un
séminaire sur la planification familiale à Montréal (Canada) [12].
Les inconvénients
Il peut diminuer la qualité et la spontanéité de l’acte sexuel. Il doit être mis sur le pénis en
érection et être retiré avant la fin de l'érection sinon le préservatif n'est plus maintenu et peut
laisser passer le sperme dans le vagin. Il peut se déchirer, le taux de grossesse non-désirée
est plus important qu'avec la pilule ou le stérilet.
[Link]. LE PRESERVATIF FEMININ : FEMIDON
Il s'agit d'une gaine en polyuréthane cylindrique pré-lubrifiée. Un anneau interne permet de
faciliter l'insertion dans le vagin et de maintenir le préservatif pendant le rapport, tandis qu'un
anneau externe repose sur la vulve pour permettre de le retenir pendant le rapport.
Mode d'emploi
Peut être mis à n'importe quel moment avant le rapport sexuel.
Efficacité
Elle est comparable à celle du préservatif masculin.
Avantages
Il s'agit d'une protection efficace contre les IST et le SIDA. Il peut être utilisé par la femme si
elle refuse ou ne peut pas utiliser le préservatif masculin.
[Link]. LE DIAPHRAGME ET LA CAPE CERVICALE
Mécanisme d’action
Le diaphragme consiste en une membrane de latex ronde et concave qui est tendue sur un
ressort rotatif. Avant les rapports sexuels, il est introduit dans le vagin afin de recouvrir le col
de l'utérus. La cape cervicale est un soutien-gorge en silicone qui est fixé au fond du vagin
avant les rapports sexuels afin de recouvrir le col de l'utérus, à l'instar d'un dé à coudre.
Mode d'emploi
Il est recommandé d'utiliser des spermicides. Ils entravent la pénétration du sperme dans le
col de l'utérus. Il y a plusieurs dimensions de diaphragme et de cape. On peut comparer
l'utilisation des capes cervicales à celle du diaphragme. Le médecin évalue la taille et aide la
femme à positionner le diaphragme ou la cape cervicale.
Efficacité
Si on les utilise correctement et à tous les rapports sexuels, leur efficacité est supérieure à
celle des spermicides seuls et équivalente à celle des préservatifs.
Avantages
Il s'agit de la méthode de contraception vaginale la plus sûre, abordable, sans contrainte
médicale et sans danger pour la santé. Il est possible de le placer discrètement à l'avance, ce
qui réduit le risque de cancer du col de l'utérus et est réversible immédiatement.
Inconvénients
Le taux d'échec est élevé lorsqu'il est mal utilisé. La mise en œuvre demande un apprentissage
compétent. Le spermicide peut être excessivement évaporé.
[Link]. LES DISPOSITIFS INTRA-UTERINS (STERILET)
Mécanisme d’action
Différentes approches sont proposées : altération des spermatozoïdes par le cuivre qui
empêche la fécondation, altération de l'endomètre qui empêche la nidation de l'œuf, altération
de la glaire cervicale pour les stérilets au progestatif qui empêche les spermatozoïdes de
passer le col. Il y a plusieurs formes, plusieurs tailles. Le stérilet le plus adapté à chaque
femme sera sélectionné par le médecin, qu'il soit en cuivre ou en progestatif.
Mode d'emploi
Le médecin ou la sage-femme formée pose généralement cette question à la fin des règles ou
à n'importe quel jour du cycle. Il est inséré sans anesthésie par le col, situé au fond de l'utérus,
les fils du stérilet dépassant le col afin de permettre le contrôle du stérilet (que ce soit par le
médecin ou la sage-femme) et également le retrait. Si une contraception d'urgence est requise,
il est nécessaire de la mettre en place dans les 5 jours suivant le rapport sexuel non protégé
éventuellement. La période varie de 3 à 12 ans en fonction des stérilets. La fréquence de la
surveillance médicale est de 1 à 2 fois par an. Le retrait peut être effectué de manière indolore
et facile pendant ou après les règles.
Efficacité
Il est efficace dès la pose.
Avantages
Il s'agit d'une approche libertaire, extrêmement efficace, généralement bien acceptée,
réversible dès le retrait.
Effets secondaires
Certains stérilets peuvent avoir des règles abondantes et longues. Les douleurs et les
saignements en dehors des règles peuvent survenir, ainsi que les risques d'infections en cas de
partenaires multiples. Certaines femmes n'ayant jamais eu d'enfants n'en sont pas
recommandées en raison du risque de stérilité en cas d'infection. Il est important de souligner
que les infections sont moins fréquentes avec le stérilet au progestatif. Il existe un risque
d'expulsion de grossesse avec les stérilets.
Contres indications
- Les infections récentes de l'utérus ou des trompes ;
- Antécédent de grossesse extra-utérine (dans certains cas) ;
- Les malformations utérines importantes ;
- Les maladies hémorragiques pour le stérilet en cuivre ;
- Certains fibromes ;
- Les femmes n’ayant jamais eu d’enfant.
- Cancer des ovaires ;
- Maladie trophoblastique gestationnelle non cancéreuse ;
- VIH non suivie ;
- Lupus érythémateux systémique avec thrombocytopénie grave.
3.4.4. LES AUTRES METHODES MODERNES
[Link]. LES IMPLANTS
Il s'agit d'un implant sous-cutané cylindrique en bâtonnet de 4 cm de long et de 2 mm de
large, qui produit en continu de faibles quantités d'hormone (progestérone).
Mécanisme d’action :
Il agit en empêchant l'ovulation et en modifiant la glaire cervicale.
Mode d'emploi
Après une anesthésie locale, l'implant est placé sous la peau de la face interne du bras à l'aide
d'un applicateur stérile à usage unique. Après une anesthésie locale, il peut également être
retiré à l'aide d'une petite incision de 2 mm, avec une pince. La mise en place et le retrait sont
faciles et rapides, nécessitant environ 1 minute 30 pour la mise en place et 3 minutes 30 pour
le retrait. Le médecin ou la sage-femme l'établit pour une durée de 3 ans lors d'une
consultation.
Efficacité
Elle est très efficace dès la pose.
Avantages
Il n’y a pas de problème d'observance, il est bien toléré et réversible.
Inconvénients
Des problèmes de cycle peuvent survenir, ce qui peut être une raison de s'en retirer. Une
légère cicatrice de 2 mm est laissée au niveau de la zone d'insertion.
Contres indications
- Thrombose évolutive ;
- Affection hépatique sévère.
[Link]. LE PATCH "EVRA" :
Il s'agit d'un patch d'une surface de 20 cm2 qui fournit une combinaison oestro-progestative,
similaire à une pilule de 20 microgrammes.
Mécanisme d’action
Son effet est similaire à celui d'une pilule, en empêchant l'ovulation et en altérant la glaire
cervicale.
Mode d'emploi
Il est nécessaire d'utiliser un patch par semaine pendant une période de 3 semaines, avec une
pause d'une semaine (comme avec la pilule, les règles se produisent pendant la semaine sans
patch). Le bras, l'abdomen, le tronc et les fesses sont les 4 sites d'application envisageables.
Efficacité
Il est extrêmement efficace si on l'utilise correctement.
Avantages
On observe mieux qu'avec la pilule, on a moins de risques d'oubli, on le tolère très bien et on
peut le réduire dès l'arrêt. Cela favorise une régularité des cycles menstruels, des règles moins
fréquentes, moins longues et moins douloureuses.
Inconvénients
On le remarque et il peut se décoller dans 2 à 3% des situations. À l'instar de toute
contraception hormonale, on peut constater des douleurs, des nausées, une augmentation de
poids et une augmentation de la tension mammaire.
Contre- indications
Les contraintes sont identiques à celles de la pilule oestro-progestative : taux élevé de
cholestérol, hypertension artérielle, historique d'accident thromboembolique, certains cancers,
tabagisme chez les femmes de plus de 35 ans.
[Link]. L'ANNEAU VAGINAL "NUVARING" :
L'anneau NUVARING (mesurant 54 mm de diamètre et 4 mm de section) produit une
combinaison oestro-progestative, similaire à une pilule à 15 microgrammes.
Mécanisme d’action :
Son effet est similaire à celui d'une pilule, en empêchant l'ovulation et en altérant la glaire
cervicale.
Mode d'emploi
Il est nécessaire d'utiliser un anneau tous les 3 cycles, puis une semaine sans anneau. Pendant
la semaine sans anneau, les règles se produiront, tout comme avec la pilule. La mise en place
et le retrait sont faciles.
Efficacité
Il est efficace, tout comme la pilule oestro-progestative, à condition d'être correctement
utilisé.
Cela fonctionne dès la mise en place du premier anneau et également pendant la semaine
d'arrêt.
Avantages
-Mise en place et retrait facile ;
-Meilleure observance qu’avec la pilule ;
-Moins de risques d’oublis ;
-Mêmes avantages que la pilule.
Effets secondaires
Comme pour toute contraception hormonale, on peut ressentir des nausées, des douleurs
physiques, une augmentation du poids et une augmentation de la tension mammaire.
Contre – indications
Les risques associés sont similaires à ceux de la pilule oestro-progestative.
[Link]. CONTRACEPTION D’URGENCE
Il s'agit d'une méthode de contraception exceptionnelle à employer en cas de rapport sexuel
non ou mal protégé, peu importe le moment du cycle. Il est recommandé de le prendre dès
12h et au plus tard pendant 5 jours pour le stérilet. Elle agirait d'une part par le retard ou la
perturbation de l'ovulation lorsqu'elle est sur le point de se produire, d'autre part par la
modification de l'endomètre afin qu'il ne puisse pas accueillir un éventuel œuf. Les diverses
options de contraception en cas d'urgence Le Norlevo est le plus célèbre, tandis que le Stérilet
est un dispositif intra-utérin.
Mode d'emploi
Pour éviter les nausées, il est recommandé de prendre le Norlevo le plus tôt possible pendant
le repas, dans les 12 heures suivant le rapport mal ou non protégé, et au plus tard dans les 72
heures suivant le rapport sexuel.
Efficacité
Elle varie avec la méthode.
Effets secondaires
Elle est généralement bien tolérée ; il est possible de ressentir des vomissements ou des
nausées.
[Link]. LES SPERMICIDES
Mécanisme d’action
Avant le rapport sexuel, il est nécessaire d'introduire le spermicide au fond du vagin. Le
spermicide se dissout et se répand dans le vagin, ce qui immobilise les spermatozoïdes. Ils se
composent principalement de chlorure de benzalkonium. Ceux-ci sont des ovules, des crèmes,
du gel ou des éponges.
Avantages
Ils sont faciles à manipuler, accessibles aisément, sans contraintes médicales ni danger pour la
santé ; ils peuvent être utilisés comme un lubrifiant.
Inconvénients
- L’efficacité est insuffisante ;
- Coûteux ;
- Leur emploi est contraignant (un délai à respecter, mise en place difficile) ;
- Certains peuvent couler de façon excessive ;
- Possibilité d’intolérance locale.
[Link]. LA STERILISATION A VISEE CONTRACEPTIVE
Elle est soumise à des lois dans de nombreux pays.
a) La stérilisation féminine : ligature ou obturation des trompes
• Méthode par cœlioscopie et laparotomie
Elle est réalisée sous anesthésie générale (hospitalisée), elle implique soit la section et
l'électrocoagulation des trompes, soit la pose d'anneaux de Yoon sur les trompes. En théorie,
cette approche est irréversible.
• Méthode par les voies naturelles
Le dispositif Essure est une nouvelle technique : il est réalisé par hystéroscopie sans
anesthésie générale et sans hospitalisation. Les trompes sont explorées afin de placer un
micro-implant souple dans chacune d'entre elles afin de les obstruer. Il s'agit d'une technique
facile et rapide (environ 30 minutes) qui ne laisse pas de marques.
Avant que la méthode soit efficace, il est nécessaire d'attendre 3 mois (et de poursuivre sa
méthode de contraception habituelle). Elle n'a pas de retour.
Celles-ci sont enregistrés sur les fiches de collecte chez toutes les femmes ayant satisfaite les
critères d’inclusion durant notre période d’étude.
Connaissances :
Les connaissances sont définies comme un ensemble des informations acquises par des
personnes sur une question de santé donnée [16].
Attitudes :
Les attitudes sont l’écart entre les connaissances et les pratiques, et résultent des contraintes
diverses pesants sur la personne [16].
Pratiques :
Les pratiques sont des actes réels accomplis par la personne en situation, dans son contexte
[16].
RESULTATS
5.1. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES :
Tableau II : répartition des participantes selon les caractéristiques
sociodémographiques.
Caractéristiques socio-démographiques Effectif =220 %
Commune II 141 64,09
Provenance Hors commune
II 79 35,91
Total 220 100
15-25 69 31,36
Age (ans) 26-35 107 48,64
36-49 44 20,00
Total 220 100
Musulmane 193 87,73
Religion
Chrétienne 27 12,27
Total 220 100
Mariée Monogame 153 69,54
Statut matrimonial Polygame 21 9,55
Célibataire 46 20,91
Total 220 100
Secondaire 72 32,72
Primaire 57 25,91
Niveau d'instruction
Non scolarise 50 22,73
Supérieur 41 18,64
Total 220 100
Femme au
foyer 93 42,27
Elève/Etudiante 39 17,73
Commerçante 35 15,91
Profession
Agent de sante 13 5,91
Coiffeuse 11 5,00
Aide-ménagère 9 4,09
Autres 20 9,09
Total 220 100
Nos participantes étaient des résidentes de la commune II dans 64,09% des cas.
La tranche de 26-35 ans a représentée 48,64% des cas. L’âge moyen était de 29,46 ans
avec les extrêmes entre 15ans à 49ans.
Les répondantes étaient des musulmanes dans 87,73% des cas.
Les répondantes mariées dans un régime monogame représentaient 69,54% des cas
suivi des célibataires avec 20,91% des cas.
Nos participantes étaient des multipares dans 56,36% des cas. Le nombre moyen
d’enfant était de 3 enfants avec des extrêmes de 0 à 9 enfants.
La tranche de 13 à 24 mois était la plus représentée soit 59,09% des cas. L’intervalle
inter génésique moyen était 18,47 mois avec des extrêmes de 2 à 48 mois.
Tableau VII : répartition de nos participantes selon leurs pratiques faces aux effets
secondaires.
Pratiques Effectif=220 %
Abandon de la contraception Oui 48 21,82
Non 172 78,18
Total 220 100
Contraceptive injectable 28 58,33
Implant 14 29,17
Contraceptive Orale 2 4,17
DIU 2 4,17
Méthodes abandonnées Préservatifs 1 2,08
MAMA 1 2,08
Collier 1 2,08
Total 49 100
Saignement irrégulier 33 68,75
Prise de poids 24 50,00
Retard des règles 4 8,33
Effets secondaires responsable Baisse de la libido 3 6,25
Autres 3 6,25
Algie pelvienne 2 4,17
Total 39 100
Nos participantes ayant abandonnées la contraception représentaient 21,82% des cas.
La méthode la plus abandonnée par nos participantes étaient les contraceptives
injectables soit 58,33% des abandons.
Les effets secondaires les plus responsables d’abandon chez nos participantes étaient
les saignements irréguliers suivis de la prise de poids avec respectivement 68,75 et
50% des cas.
COMMENTAIRES ET DISCUSSION
Notre étude a portée sur 220 participantes en âge de procréer (15-49ans) ayant déjà utilisée
une méthode contraceptive vues en consultation à l’hôpital du district sanitaire de la commune
II. La majorité de nos participantes venaient de l’aire de santé du district sanitaire de la
commune II soit 64,09%.
L’étude était de type descriptif transversal sur une période de cinq (5) mois qui s’est déroulée
d’Octobre 2023 au mois de Février 2024.
Caractéristiques Socio-démographiques :
L’âge :
Dans notre étude la tranche de 26-35 ans était la plus représentée soit 48,64% des cas. L’âge
moyen était de 29,46 ans avec les extrêmes entre 15 à 49ans.
Koné au CHU de Kati avait trouvé que la tranche d’âge 21-30ans était la plus représenté soit
28,02% avec moyenne d’âge similaire au nôtre soit 29-57ans [17].
Notre moyenne d’âge était supérieure à celle Sidibé en commune II du district de Bamako
soit 25,5ans [18].
Cela s’explique par la différence nos extrêmes soit entre 15 à 44ans pour lui.
La représentation majoritaire de cette tranche d’âge s’explique par le fait qu’elle représente la
période active de la fécondité chez la femme.
La différence entre les tranches d’âge s’explique par les approches méthodologiques.
Statut matrimonial :
Les femmes mariées ont représenté 79,09% dont 69,54% de monogames contre 20,91% de
célibataires.
Notre résultat était similaire à celui Sidibé dont 78.1% de femmes mariées contre 19,9% de
célibataires et supérieur à celui de Kone soit 66,67% de femmes mariées contre 11,59% de
célibataires [18, 17].
Pour des raisons socio-culturelles, les femmes célibataires fréquentent moins les services de
maternité.
Niveau d’instruction :
Dans notre étude la majorité de nos participantes étaient scolarisés soit 77,27% niveau
secondaire 32,72% ; niveau primaire 25,91%, et supérieur 18,64%) contre 22,73% de non
scolarisé.
Des tendances similaires avaient été retrouvé par Kone au CHU de Kati soit 81,16% de
scolarisés contre 18,84% de non scolarisés [17].
Doumbia dans son étude à Kolondieba avait retrouvé 67,03% de scolarisé contre 32,97% de
non scolarisé [19].
Cette différence pourra s’expliquer par le faible taux d’alphabétisation des filles en milieu
rural.
Occupation :
Les femmes au foyer étaient les plus représentés soit 42,27% des cas.
Notre résultat était comparable à celui de Kone soit 44,44% et inférieur à celui de Sidibé soit
58,3% [17, 18].
Ceci s’explique par la faible employabilité des femmes au Mali.
Connaissances sur les effets secondaires :
Dans notre étude nos participantes qui n’avaient pas été informés sur les effets secondaires au
début de la contraception représentaient 64,09% des cas. Parmi celles informés, 35% étaient
sur la prise de poids et retard des règles, suivie de perte de poids, saignement irrégulier soit
respectivement 34,09 et 30% des cas.
La quasi-totalité de nos participantes n’avaient aucune connaissance des CAT devant les
effets secondaires soit 97,27%.
Et pour 63,64% de nos participantes les effets secondaires constituent un motif d’abandon de
la contraception.
Masirika et al [20] en RDC avait trouvé que 73,4% des femmes ont déclaré connaitre les
effets secondaires des contraceptifs dont 17,6% représentent des bonnes réponses.
Au regard de ce résultat, il ressort que malgré l’effort déployé par le gouvernement et ses
partenaires techniques le niveau de connaissances des femmes sur les effets secondaires de la
contraception reste faible.
Vécus d’effets secondaires
Nos participantes ayant vécus au moins un effet secondaire de la contraception représentaient
59,55% des cas. Les effets secondaires les plus retrouvés étaient la prise de poids 33,64% ;
saignements irréguliers 23,18% et retard des règles 10,45% des cas.
Dans notre étude les méthodes les plus incriminés étaient les implants dans 26,82% des cas
suivie des contraceptives injectables et DIU respectivement 22,27% et 9,55% des cas.
Ce résultat était comparable à celui de Kone soit 60,51% des cas, le retard des règles, les
saignements irréguliers et la prise de poids chez les femmes étaient les effets secondaires les
plus retrouvés avec respectivement 52,63% ; 49,47% et 33,68% [17].
Doumbia dans son étude avait retrouvé que la prise de poids, retard des règles et les
saignements irréguliers étaient les effets secondaires les plus vécus soit respectivement 35,41 ;
20,27 et 12,43% [17].
Ceci pourrait s’expliquer par le fait que la plupart des contraceptifs utilisés sont des hormones
et peuvent créer un dérèglement du cycle menstruel et un gain de poids.
Attitudes faces aux effets secondaires :
Dans notre étude, nos participantes n’ayant rien fait et continuées avec la même méthode
devant les effets secondaires étaient les plus représentées soit 51,15% suivi de
l’automédication et changement de méthode respectivement 16,79 et 11,45%.
Koné avait retrouvé dans son étude qu’aller au centre de santé était l’attitude la plus retrouvée
chez les femmes devant les effets secondaires avec 69,47% suivi de celle qui n’ont rien fait
soit 27,37% des cas [17].
Cette différence pourra s’expliquer par le fait que dans notre étude l’effet secondaire le plus
représenté était la prise de poids donc suscitait moins chez les femmes comme motif de
consultation.
Pratiques de nos participantes faces aux effets secondaires :
L’abandon de la contraception en raison des effets secondaires représentait 21,82%. Les
méthodes les plus abandonnée par nos participantes étaient les contraceptives injectables et
les Implants soit 58,33% et 29,17% des abandons. Les effets secondaires les plus responsables
d’abandon étaient les saignements irréguliers suivis de la prise de poids avec respectivement
68,75 et 50% des cas.
Ceci révèle que les effets secondaires constituent l’une des raisons majeures d’abandon de la
contraception.
CONCLUSION
Notre étude menée à l’hôpital du district sanitaire de la commune II de Bamako a révélé que
la majorité des femmes n’étaient pas informées des effets secondaires au début de leur
contraception, et ont signalé avoir vécu au moins un effet secondaire. De plus, la grande
majorité de ces femmes ne connaissaient pas les CAT (conduite à tenir) en cas d’effets
secondaires.
Il est donc crucial de renforcer l’éducation et la sensibilisation autour de ces questions pour
améliorer l’utilisation et la persévérance des méthodes contraceptives gage d’une bonne santé
reproductive.
RECOMMANDATIONS
Au terme de notre étude, nous formulons des recommandations :
Aux autorités sanitaires :
Mettre en place des campagnes d’information sur les méthodes contraceptives, en mettant
l’accent sur les effets secondaires possibles et les mesures à prendre en cas de problèmes.
Former les prestataires de soins sur les effets secondaires des contraceptifs, le CAT (Conseil
Approprié aux Troubles) et la manière de gérer les préoccupations des patientes.
Aux personnels de santé :
Informer systématiquement les femmes sur les effets secondaires potentiels lors de la
prescription de contraceptifs.
Fournir des conseils personnalisés sur la gestion des effets secondaires et l’utilisation continue
des méthodes contraceptives.
Encourager la persévérance malgré les éventuels inconvénients.
Aux populations de la commune II :
Se renseigner sur les méthodes contraceptives, leurs avantages et leurs effets secondaires.
Discuter avec les professionnels de santé en cas de préoccupations ou d’effets secondaires,
plutôt que d’abandonner la contraception.
REFERENCES
1. Organisation Mondiale de la Sante. Planification familiale/méthodes contraceptives
[en ligne]. Disponible à l’URL : [Link]
sheets/detail/family-planning-contraception [consultée le 23/11/2023].
2. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique – Mali, Direction générale de la santé
et de l’hygiène publique, Sous-Direction de la santé de reproduction. Procédures en
sante de la reproduction, composantes communes : planification familiale IST/VIH ET
SIDA/PTME genre et santé, pathologies génitales et dysfonctionnements sexuels chez
la femme. Bamako : MSHP, DGSHP, SDSR. 2019. 248p.
3. Kantorová V, Wheldon MC, Ueffing P, Dasgupta ANZ. Estimating progress towards
meeting women’s contraceptive needs in 185 countries: A Bayesian hierarchical
modelling study. PLoS Med. fév 2020;17(2): 1-23.
4. United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division.
Family Planning and the 2030 Agenda for Sustainable Development. New York: UN;
2019. 21p.
5. Nations Unies. Objectifs du millénaire pour le développement Rapport 2010. New
York : UN ; 2010. 76p.
6. Institut National de la Statistique (INSTAT), Cellule de Planification et de Statistique
Secteur Santé-Développement Social et Promotion de la Famille (CPS/SS-DS-PF), et
ICF. Sixième Enquête Démographique et de Santé au Mali 2018. Indicateurs Clés.
Bamako, Mali, et Rockville, Maryland, USA : INSTAT, CPS/SS-DS-PF, et ICF ;
2019.
7. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique – Mali, Direction générale de la santé
et de l’hygiène publique. Statistique du Système Local d’Information Sanitaire du
Mali 2020. Bamako : MSHP, DGSHP ; 2021. 196p.
8. Vitzthum VJ, Ringheim K. Hormonal contraception and physiology: a research-based
theory of discontinuation due to side effects. Stud Fam Plann. mars 2005;36(1):13-32.
9. Dembélé A. Connaissances, attitudes et pratiques des adolescentes relatives à la
contraception en milieu scolaire dans la commune V du district de Bamako. [Thèse]
Médecine : Bamako ; 2018. 77p.
[Link] L, Ballereau F, Lapeyre-Mestre M, Joris-Frasseren M, Asseray N. [Developing
a terminology in the French language for clinical practice and research in drug safety].
Therapie. 2015;70(3):283-92.
FICHE SIGNALETIQUE
représentés soit 42,27% des cas. Nos participantes qui n’avaient pas été informés sur les effets
secondaires au début de la contraception représentaient 64,09% des cas. Parmi celles
informés, 35% étaient sur la prise de poids et retard des règles, suivie de perte de poids,
saignement irrégulier soit respectivement 34,09 et 30% des cas. La quasi-totalité de nos
participantes n’avaient aucune connaissance des CAT devant les effets secondaires soit
97,27%. Nos participantes ayant vécus au moins un effet secondaire de la contraception
représentaient 59,55% des cas. Les effets secondaires les plus retrouvés étaient la prise de
poids 33,64% ; saignements irréguliers 23,18% et retard des règles 10,45% des cas. Nos
participantes n’ayant rien fait et continuées avec la même méthode devant les effets
secondaires étaient les plus représentées soit 51,15% suivi de l’automédication et changement
de méthode respectivement 16,79 et 11,45%. L’abandon de la contraception en raison des
effets secondaires représentait 21,82%. Les méthodes les plus abandonnée par nos
participantes étaient les contraceptives injectables et les Implants soit 58,33% et 29,17% des
abandons. Les effets secondaires les plus responsables d’abandon étaient les saignements
irréguliers suivis de la prise de poids avec respectivement 68,75 et 50% des cas.
Conclusion
A l’issu de notre étude, la majorité des femmes n’étaient pas informées des effets secondaires
au début de leur contraception, et ont signalé avoir vécu au moins un effet secondaire. De
plus, la grande majorité de ces femmes ne connaissaient pas les CAT (conduite à tenir) en cas
d’effets secondaires.
Mots clés : Contraception, Effets secondaires
51.15% followed by self-medication and change of method respectively 16.79 and 11.45%.
Abandoning contraception due to side effects represented 21.82%. The methods most
abandoned by our participants were injectable contraceptives and implants, i.e. 58.33% and
29.17% of abandonments. The side effects most responsible for abandonment were irregular
bleeding followed by weight gain with respectively 68.75 and 50% of cases.
Conclusion
At the end of our study, the majority of women were not informed about the side effects at the
beginning of their contraception, and reported having experienced at least one side effect. In
addition, the vast majority of these women did not know the CAT (conduct to adopt) in case
of side effects.
Keywords : Contraception, Side effects
ANNEXES :
FICHE D’ENQUÊTE :
Thème : Connaissances et Attitudes, Pratiques des Femmes sur les Effets Secondaires des
méthodes Contraceptives à l’Hôpital de district sanitaire de la commune II de Bamako.
Fiche N°/____
Identité de la personne
Q1 : Age : /____ans /
Q2 : Profession : /____ / 1= militaire ; 2= commerçante ; 3= femme au foyer ; 4
=Administratrice ; 5=couturière ;6=Enseignante ;7=Agent de sante ;8=Coiffeuse ;
9=élève/Etudiante ;10= Aide-ménagère ; 11=Secrétaire ;12= autre à préciser 1 :
Q3 : Résidence : /____ / 1=Commune II 2= Hors Commune II
Caractéristiques sociodémographiques
Q4 : Niveau d’instruction : /____ / 1= primaire ; 2= secondaire ; 3=supérieur ; 4=non
alphabétisés
Q5 : Statut matrimonial : ; /____ / 1= monogame ; 2= polygame ; 3= célibataire.
Q6 : Religion : /____ / 1= musulmane ; 2=chrétienne ; 3= autre à préciser : …
Q7 : Nombre d’enfants : /____ /
Q8 : Quel est l’intervalle de temps moyen entre vos enfants : /____/
Connaissances de la contraception
Q1 : Connaissez-vous la contraception : /____/ 1=Oui ; /____/ 2=Non
Q2 : Si Oui sources d’information : /____/ 1= Centre de santé ; 2= Pharmacie ; 3= Dans la rue
(Boutique, pharmacie par terre) ; 4= Par une tierce personne ; 5=Media ; 6= Autres à
préciser11 : ……………………
Q3 : Quelles sont les méthodes contraceptives que vous connaissez ? /____/ 1= Contraceptifs
oraux ; 2= Les contraceptifs injectables ; 3= Les implants [(Norplant (6 bâtonnets), Jadelle (2
bâtonnets), Sino-Implant (2 bâtonnets), Implanon (1 bâtonnet)] ; 4= Le dispositif intra-utérin
(DIU) ; 5=les préservatifs ; 6= le collier ; 7= la MAMAN. 8= la Contraception chirurgicale
volontaire (ligature des trompes) ; 9= l’Anneau vaginal ; 10= le Tafo ; 11=Autres à préciser 4
: ……………….
Q4 : Selon vous pourquoi les femmes pratiques la planification familiale : /____ / 1=
empêcher une Grossesse ; 2= empêcher les grossesses rapprochées ; 3= espacer les naissances
; 4= limiter les naissances ; 5= avorter ou arrêter la fécondité ; 6= Prévenir des maladies
sexuellement transmissibles ; 7= politique pour réduire les bras valides ; 8=facteur de
Q6 : Au moment où vous avez commencé une méthode contraceptive avez-vous été informée
sur ce qu’il fallait faire en cas d’effets secondaires : /__/ 1= oui 2= non
Q7 : Savez-vous qu’on peut corriger les effets secondaires ? /____/ 1= Oui ; 2= Non
Attitudes et pratiques sur les effets secondaires des méthodes contraceptives
Q8 : Qu’avez-vous fait devant ces effets secondaires : /____/ 1=Consulter au centre de santé ;
2=Consulter à la Pharmacie ; 3= Automédication ; 4=Rien ; 5= Arrêt immédiat de la
méthode ; 6= Changement de la méthode contraceptive ; 7=Continuer avec la même
méthode ; 8= Abandon de la contraception ; 9=Autres choses à préciser :
……………………………
Q9 : Que craignez-vous après avoir été confronter à ces effets secondaires : /____/ 1= Ne plus
avoir d’enfant ; 2= Perturbations des menstrues ; 3=Baisse du désir sexuel ; 4= Conflit avec
les proches ; 5=Autres choses à préciser : ……………………….
Q10 : Selon vous les effets secondaires constituent-ils un motif d’abandon de la
contraception : /____/ 1=Oui ; 2=Non ; 3= Aucunes idées.
Q11 : Vous avez abandonnez quelles méthodes contraceptives à cause des effets secondaire :
/____ /1= Contraceptifs oraux ; 2= Les contraceptifs injectables ; 3= Les implants [(Norplant
(6 bâtonnets), Jadelle (2 bâtonnets), Sino-Implant (2 bâtonnets), Implanon (1 bâtonnet)] ; 4=
Le dispositif intra-utérin (DIU) ; 5=les préservatifs ; 6= le collier ; 7= la MAMAN. 8= la
Contraception chirurgicale volontaire (ligature des trompes) ; 9= l’Anneau vaginal ; 10= Le
Tafo ; 11=autres méthodes à préciser 5 : …………………
Q12 : Devant quel(s) effet (s) secondaire (s) : :1= prise de poids ; 2= retard des règles,
aménorrhée ; 3= vertiges ;4=perte de poids ; 5=Paresthésie des membres ; 6=maux de tête ;
7=Crampes musculaires ;8= baisse de la libido ; 9=saignements irréguliers ; 10=Douleurs
dorso-lombaires ;11=Nausées ;12 : Courbature ; 13=algies pelviennes ;14=Aucun ; Autres à
préciser12 =…………………………….
:1= prise de poids ; 2= retard des règles, aménorrhée ; 3= vertiges ;4=perte de poids ;
5=Paresthésie des membres ; 6=maux de tête ; 7=Crampes musculaires ;8= baisse de la libido
; 9=saignements irréguliers ; 10=Douleurs dorso-lombaires ;11=Nausées ;12 : Courbature ;
13=algies pelviennes ;14=Aucun ; Autres à préciser12 =…………………………….
SERMENT D’HIPPOCRATE
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à
corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.