Validation Interne Des Méthodes D'analyse: January 2001
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méthodes d’analyse
Le lecteur pourra se reporter aux articles suivants :
— Qualité et assurance qualité en chimie analytique [P 280] ;
— Matériaux de référence [P 240].
Besoin
Spécification
Documentatio Archivage
n Moyens et procédure
Documentatio Archivage
Validation de la
n
procédure
Preuves
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1.2 Organisation de la
traçabilité des mesures
Établir la traçabilité consiste à fournir à tout moment les
informa- tions et les documents qui permettent de savoir
comment un résul- tat a été obtenu. On doit pouvoir
remonter de proche en proche et sans interruption jusqu’à
des systèmes d’étalonnage qui auront été certifiés par des
organismes officiels. Ainsi, tout équipement utilisé pour
effectuer des essais ou des étalonnages doit être étalonné
ou vérifié avant d’être mis en service. Le laboratoire doit
disposer d’un programme et d’une procédure établis pour
l’étalonnage et la vérifi- cation de son équipement, y
compris l’utilisation des matériaux de référence et des
étalons de référence (encadré 1).
■ La traçabilité du mesurage doit être assurée en ayant
recours aux services d’étalonnage de laboratoires qui
peuvent apporter la preuve de la traçabilité et de leur
compétence. Les certificats d’éta- lonnage délivrés par ces
laboratoires doivent montrer qu’il existe un lien avec un
étalon primaire ou une constante naturelle reliée à l’unité SI
(Système International d’unités) (encadré 1) par une chaîne
continue d’étalonnages. Les certificats doivent contenir les
résultats de mesure, y compris l’incertitude de mesure ou
une décla- ration de conformité à une spécification
métrologique identifiée.
Lorsqu’il est impossible d’établir la traçabilité aux unités
de mesure SI ou lorsqu’elle n’est pas pertinente, d’autres
moyens d’obtenir la confiance dans les résultats doivent
être appliqués, comme :
— la participation à un programme approprié de
comparaisons inter-laboratoires ou d’essais d’aptitude ;
— l’utilisation de matériaux de référence appropriés,
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Exemple : dans l’industrie pharmaceutique, il sera inutile Figure 3 – Critères et procédures de validation liés au cycle de vie
(voire impossible) de procéder à la validation interlaboratoires d’une méthode d’analyse (les sujets traités dans cet article sont en
d’une méthode qui sert, en interne, à l’étude d’une molécule gras)
non encore mise sur le marché. Par contre, dans les industries
agroalimentaires, il faudra tou- jours procéder à une validation
interlaboratoire pour une méthode qui servira à mesurer la
conformité d’une denrée. Dans ce cas, il peut y avoir une
contre-expertise et, pour interpréter son résultat, il importe de
savoir selon quelle amplitude deux résultats fournis par deux
labora- toires indépendants peuvent « normalement » différer
(cf. § 3.5.1).
● Si la validation se révèle conforme, le cycle de vie va se
poursui- vre par une utilisation de la méthode en routine.
Au bout d’un cer- tain temps, on peut être amené à abandonner
la méthode et à entamer un autre cycle car elle est devenue
obsolescente. Dans d’autres cas, on peut simplement faire
des modifications et, selon leur importance, appliquer une
procédure plus ou moins complète de revalidation de la
méthode. En effet, on doit effectuer une revali- dation toutes
les fois où l’on introduit une modification « mineure » de la
méthode. Par contre, si l’on fait une modification « majeure »,
il faut appliquer à nouveau la procédure complète de
validation. Il est délicat de définir une échelle exacte
d’importance des modifications : cette appréciation peut être
laissée au savoir-faire de l’analyste. Toutefois, les organismes
d’accréditation ont-ils tendance à juger mineur un
changement de réglage, comme laisser « 20 min au bain-
Marie » au lieu de « 15 min », et majeure toute modification qui
affecte le principe de la méthode. Mais la question peut être
déli- cate. Ainsi, un changement de solvant d’extraction doit-il
être consi- déré comme mineur ou majeur ? C’est selon le
contexte.
Plans
d'expériences
Sélection Optimisatio
n
Choix des
analytes Type Développement
de méthode Réglages
Type de signal instrumentaux
optimisés
Savoir-faire Mode
opératoire
normalisé
Utilisation
en routine
Plan de contrôle Validation
intralaboratoire
Procédure
Plan d'échantillonnage de Justesse
Spécificité
validation
Linéarité
Capacité de mesurage Répétabilité interne
Sensibilité
Limite de détection
Validation Limite de
interlaboratoires quantification
Reproductibilité
Répétabilité Analyse
interlaboratoir
es
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■ Lors de la sélection, on va d’abord poser clairement le C’est en confrontant les performances de la méthode aux
problème analytique à résoudre. Il s’agit de le transformer exigen- ces du plan d’échantillonnage proposé par le
en une recherche d’un ou plusieurs analytes, ce qui peut client qu’on pourra vérifier la capacité de mesure (§ 3.6).
être une opération difficile. Ce critère, bien connu dans l’industrie est directement lié à la
Exemple : pour appréhender le niveau de pollution d’une technique des cartes de contrôle. Il est défini de façon assez
rivière, il faut choisir un ou plusieurs analytes qui mesurent la abstraite dans la norme ISO/IEC 17025 [1] comme « la
qualité de l’eau sous différents aspects, comme la capacité du meilleur mesurage … normalement infé-
concentration en carbone organique total, la demande rieure à l’incertitude de mesure réelle en raison du
biologique en oxygène ou l’oxydabilité au KMnO4. comportement non idéal de l’objet étalonné ».
Les résultats de ces déterminations pourront être
combinés en un
indice global ou utilisés séparément.
Pour sélectionner une méthode d’analyse, la littérature
spéciali- sée propose des solutions plus ou moins pratiques :
il faudra en choisir une qui réalise un bon compromis
technique et économique.
Exemple : ainsi, il existe plusieurs centaines de
publications sur la détermination des vitamines dans les
aliments, alors que seulement quelques méthodes sont
aujourd’hui reconnues comme pouvant être utilisables en
routine.
Dans tous les cas, l’analyste procédera en fonction de son
savoir- faire et du matériel dont il peut disposer, quitte à
investir dans un nouvel appareillage. C’est cette notion de
savoir-faire qui est indi- quée sur la figure 3.
■ Ensuite intervient l’étape de mise au point qui
permettra d’adap- ter et de stabiliser le mode opératoire ;
on va optimiser le mode opé- ratoire et le réglage de
l’instrument de mesure en recherchant les meilleures
conditions de fonctionnement. L’optimisation conduit à un
mode opératoire normalisé.
Les diverses techniques en relation avec la méthodologie
de la surface de réponse, comme les plans d’expériences ou
le simplexe, sont sûrement les moyens les plus efficaces –
bien que peu utilisés – pour conduire cette étape. À ce
propos, il faut signaler le test de robustesse qui est une
application de la méthode des plans d’expé- riences (cf. §
3.8). Il est parfois présenté comme partie intégrante de
l’étape de validation ce qui est une erreur. En effet, si la
méthode se révèle non robuste, on ne peut pas la valider.
Le test de robustesse doit donc intervenir dans la phase
finale du développement ou comme procédure efficace de
revalidation.
■ Les critères qui seront calculés lors des étapes de
validation intra- ou interlaboratoires présentés en
caractères gras figure 3 seront définis en détail dans la suite
du texte (§ 3).
Pratiquement, il faut que la fidélité de la méthode
permette de mettre en évidence les variations naturelles de
l’objet de l’analyse.
Exemple : si on accepte une tolérance de 1 g/100g dans
la fabrica- tion de steak haché à 5 g/100g de matières
grasses, il faut que la capa- cité de mesurage de la méthode
de contrôle, soit au moins de 1 g/100g.
Avant de décrire quelques procédures de validation qui
ont fait l’objet d’une harmonisation (§ 4), nous présenterons
les principaux critères pour lesquels il existe des méthodes
relativement bien éta- blies de calcul (§ 3).
■ Enfin, lors de l’utilisation en routine de la méthode, il
faudra met- tre en œuvre des outils de contrôle de la
qualité. On sait qu’un grand principe méthodologique du
contrôle de qualité est la Maîtrise Sta- tistique des
Procédés ou MSP (Statistical Process Control ou SPC). Il
conduit à l’établissement de cartes de contrôle et concerne
la fidélité [5]. Mais il existe aussi une autre technique pour
maîtriser la justesse qui consiste, pour le laboratoire, à
participer à un test d’aptitude aussi appelé essai
d’aptitude ou test de compétence (proficiency tes- ting).
Cette méthode sera évoquée à propos des différentes
analyses interlaboratoires (cf. § 3.5.2).
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3. Méthodes
statistiques de Réponse
y
validation Observé
e
yi
Le lecteur pourra aussi se reporter aux articles suivants : Prédit
— Plans d’expériences [P 230] ; yi e
Distance : y –
— Modélisation et calcul de l’incertitude d’un résultat [P 260] ; ^ i i
— Limite de détection [P 262].
a
3.1 Caractéristiques d’étalonnage 1 Pente
(sensibilité)
ˆ
ei = yi – y i
Le point de départ d’un étalonnage repose sur le choix Finalement, le calcul des estimations des coefficients se
d’un modèle correct. Dans la majorité des cas, les méthodes ramène aux deux formules suivantes :
s’appuient
sur des phénomènes physico-chimiques qui peuvent se SPE
ramener à un modèle linéaire, au moins pour une certaine a = (2)
----------------- xy
gamme de concen- tration. Mais, pour certains types de 1 SCEx
détermination, les mécanismes sont moins bien connus et on
(3)
doit utiliser des modèles plus compli- qués non linéarisables. a0 = y – a1
Finalement, le modèle le plus fréquemment x
utilisé est du type : p
1
yi = a0 + a1xi + ei avec x moyenne des xi : = --- x ,
p i
x i=1
(1) p
La valeur théorique devient : 1
ˆ =a +a x
y i 0 1 i y p yi ,
moyenne des yi : = ---
y i=1
La figure 4 illustre l’interprétation physique des deux SCE Somme des Carrés des Écarts à la moyenne :
coef-
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réponses de p solutions étalons xi (1 ≤ i ≤ p). Pour cela SPE Somme des Produits des Écarts à la moyenne :
on utilise la méthode de régression linéaire selon le critère p
des moindres car- rés [6]. Elle est bien adaptée à ce problème
car il existe une relation SPExy = xi – x yi – y .
de causalité entre les deux variables. On dit que y est une i=1
variable expliquée ou dépendante et que x est une Dans ces formules, p représente le nombre de solutions
variable explicative ou indépendante. étalons.
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L’erreur ek est plus grande que le bruit de fond ei, utilisé
dans la méthode des moindres carrés, puisqu’elle contient le
bruit de fond et l’erreur sur l’échantillon ; ce qui pose un
problème délicat si on veut estimer l’intervalle de confiance xk
. Une solution consiste à répéter les mesures de yk . On va
noter ykj ces répétitions avec 1≤ j ≤ m. En général, on peut
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lons qui ont été utilisées. C’est pourquoi, cette approche n’a
jamais connu un grand succès dans les laboratoires. Nous
verrons com- ment il est possible de proposer une approche
plus globale à partir de la notion de répétabilité.
3.2 Limites de
détection et de
quantification
Le lecteur pourra aussi se reporter à l’article Limite de détection [P 262] du
présent traité.
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l’analyte pouvant être quantifiée avec une incertitude Selon [10], il c centration ij S
acceptable, dans les conditions expérimentales décrites de la s’agit de la o que l’on i j
C
y i i i i i
SCEe + + i (14)
SCEe
ij
m SCEreg
quantifier avec sûreté comme étant différente du blanc. Elle avec i numéro du niveau d’étalonnage, varie de 1 à p,
n’a pas de signification statistique mais correspond plutôt à j numéro de répétition, varie selon le niveau
une pratique des analystes qui font la différence entre un d’étalonnage de 1 à ni,
échantillon réellement blanc et un échantillon non
quantifiable. Selon les mêmes notations sa valeur est : y moyenne sur i et j des yij,
yi .
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3,0
2,5
2,0 Acceptabl
e
1,5
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1,0
Inacceptabl
0,5 e
0
SPExy 40,4 40,5 40,6 40,7 40,8 40,9 41
r = =
SCE x xi – x2 yi – y 2
Sensibilité
θ1
xi – x yi – y Figure 6 – Contrôle de qualité d’une droite étalon
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ni
– x 2
p x
des individus d’essai identiques dans le même laboratoire, ij
=
i + ij i
(19)
par le même opérateur, utilisant le même équipement et i=1 j=1 i=1 i=1 j=1
pendant un court intervalle de temps » ; SCEt SCEL SCEr
— les conditions de reproductibilité sont réalisées
lorsque « les
résultats d’essai sont obtenus par la même méthode sur des
indivi- dus d’essais identiques dans différents laboratoires, avec x i moyenne du laboratoire i,
p
avec différents opérateurs et utilisant des équipements
différents ». N = ni nombre total de mesures,
Les conditions de répétabilité vont donc caractériser la plus
petite
dispersion possible des mesures puisque toutes les i=1
modalités de réalisation sont constantes, alors que les ni nombre de répétitions par
conditions de reproducti- bilité intègrent la plupart des x laboratoire, moyenne générale.
sources de variation.
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r = 2,83
sr Laboratoire sr R =
2
2,83 sR
s Laboratoire
r
p 3.5.4 Conformité d’un écart-
type de reproductibilité
à une
r = k moyenne exprimé en % et calculé selon la formule :
sr
R = k 2 sR
CV = 100 -- (23)
où k est un coefficient qui rend compte du risque s
d’erreur. ---
x
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4
25
Toléranc
2
e
0
+0 –1 –2 –3 –4 –5 –6 –7
10 10 10 10 10 10 10 10
1
–1
Moyenne (kg. kg )
CV CV 0
Hor Lim
1 6 1 1
Figure 10 – Illustration des modèles proposés par Horwitz 1 6 Numéro
de
l'échantillon
3.5.5 Recherche des données non conformes 3.6 Capacité de mesure du lot
Pour démontrer les formules (19), (20), (21) et (22), il a fallu Une façon d’appréhender l’utilité d’une méthode d’analyse
faire les assertions suivantes : consiste à vérifier si les résultats qu’elle fournit permettent
— les répétitions d’un laboratoire doivent suivre une loi effective-
normale ;
— les variances intralaboratoires
i s2 doivent être
statistiquement égales ;
— les moyennes des laboratoires x i doivent être
statistiquement
égales ;
— les moyennes des laboratoires doivent suivre une loi
normale.
Il est donc nécessaire de contrôler si elles sont vérifiées
avant de valider une valeur de répétabilité ou de
reproductibilité. C’est pour- quoi différents tests sont
proposés dans la norme NF ISO 5725 qui vont permettre de
conduire cette étude préliminaire. Ils ne consis- tent pas à
vérifier si les données se distribuent effectivement selon une
loi normale mais plutôt à repérer celles qui sont aberrantes.
Ces tests vont donc permettre d’éliminer, soit une répétition
aberrante, soit une variance aberrante, soit une moyenne
aberrante. D’une façon générale, lorsqu’on applique un test,
si on voit qu’il est signi- ficatif au niveau de risque de 5 %,
on dit que la donnée est suspecte. S’il est encore significatif
au niveau de risque de 1 %, on dit qu’elle est aberrante.
Il n’est pas rare que l’étape d’élimination des aberrants
pose des problèmes : on ne détecte pas un résultat
visiblement aberrant, on élimine trop de laboratoires, on
sous-estime la fidélité… Et finale- ment, l’estimation de la
répétabilité et de la reproductibilité n’est pas satisfaisante.
C’est pourquoi, la dernière partie de la norme pro- pose un
ensemble d’estimateurs robustes qui, comme la médiane,
présentent l’intérêt de ne pas être influencés par la présence
de don- nées aberrantes. Ils reviennent à transformer de
manière itérative les données et à utiliser des estimateurs de
position et de dispersion robustes. Ensuite, il est possible de
calculer les trois paramètres caractéristiques d’une analyse –
à savoir x , r et R – sous des formes robustes.
Nous ne développerons pas ces méthodes mais on peut
se repor- ter aux travaux de la Royal Society of Chemistry
qui a publié des méthodes tout à fait comparables [18].
L’expérience montre qu’il est, en général, intéressant de
comparer les valeurs obtenues par le mode de calcul classique,
avant et après élimination des aberrants, avec ceux du mode
de calcul robuste. On obtient des valeurs inter- médiaires
qui reflètent sans doute mieux la réalité. Nous avons
signalé cette évolution car elle marque l’introduction des
méthodes robustes en chimie analytique ainsi que leur
intérêt pratique.
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… … … … … … … Différences
i xij … xi, ni … s2x des
x i i moyennes
… … … … … … …
p xp1 xp2 … np s2 x
xp p
Méthode de référence
… … … … … … … …
i zij … zi, mi … s2z
zi i xi –z i
… … … … … … … …
p zp1 zp2 … zp, mp s2 z
zp p x p –z p
est que le laboratoire participe régulièrement à un essai native présente une fidélité au moins aussi bonne que la
d’aptitude. méthode de référence ;
■ existe un cas particulier, traité par la norme NF V 03-110, où le s2x
Il 2 2
laboratoire peut évaluer la justesse d’une méthode en cours — si sr x > sr z, on calcule le rapport q = ----r et on le
de validation : c’est lorsque l’on compare une méthode compare
alternative (ou de substitution) à une méthode de sr2z
référence [20]. La procédure consiste à effectuer une série à une valeur critique d’une variable de Fisher au niveau de
de mesures avec la méthode alterna- tive et la méthode de confiance 1 – , avec N (x) – p et N (z) – p degrés de
référence. Le même plan d’expérience permet- tra de liberté. Dans ce cas, N (x) et N (z) représentent les
comparer des écarts-types de fidélité et des moyennes nombres totaux de répétitions.
(justesse). Dans ce but, on va sélectionner au moins dix
échantillons représentatifs du domaine d’application et La règle de décision est la suivante :
effectuer ni répétitions pour chaque échantillon avec la — si q est inférieur ou égal à la valeur critique au risque 1
méthode alternative et mi répéti- tions avec la méthode de %, il est possible de conclure que la méthode alternative
référence (il se peut que ni soit différent de présente une fidé- lité compatible avec la méthode de
mi), de façon à construire le tableau 4. référence ;
— si q est supérieur à la valeur critique au risque 1 %, la
Le nombre d’échantillons p et le nombre moyen de fidélité n’est pas satisfaisante.
répétitions n ou m recommandés sont p “ 10 et m = n
● En ce qui concerne la justesse, on va comparer les
“ 2. Si les échantillons choisis ont déjà été utilisés dans des
différences di = x i – z i entre les moyennes obtenues pour
analyses interlaboratoires, des essais d’aptitude, ou sont des
matériaux de référence, leurs valeurs de référence peuvent chaque échantillon. On obtient ainsi le rapport w défini par :
être utilisées pour remplir la partie du tableau relative à la
méthode de référence, sans avoir à refaire les mesures. De w = --
même si le laboratoire estime qu’il maîtrise mal la d sd
méthode de référence, il peut faire appel à un laboratoire ------
extérieur pour réaliser les mesures par la méthode de avec sd écart-type des écarts des différences,
référence. Cependant, la traçabilité de ces mesures doit
2
être assurée et leur origine indiquée. di – d
● On va d’abord calculer une variance de répétabilité, sd = ---
selon le principe de la norme NF ISO 5725, séparément sur i p–1
----------------------------
chaque série de données, ce qui donne les deux variances
de répétabilité, notées
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0,0
ri = c0 + c1vi + ei 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0 7,0
Teneur ajoutée v (mg/g)
(29)
Droite d'ajout globale d'équation r = 0,904 v –
Le principe de la vérification de la spécificité consiste à
0,031 Droite de pente 1
tester l’hypothèse que la pente c1 est égale à 1 et que
l’ordonnée à l’ori- gine c0 est égale à 0. En généralisant les
notations introduites dans les formules (2) et (3) du Figure 13 – Exemple d’étude de la spécificité selon la procédure
paragraphe 3.1.1, on a : proposée par la norme NF V 03-110 [20] (sur cette figure, les unités
sont les mêmes pour r et v)
SPE vr
c1 =
----------------
SCEv Exemple : la figure 13 illustre les résultats d’une étude
de spécifi- cité pour une méthode de détermination des
et c0 = r – c1v sucres totaux dans les produits carnés (en mg/g), tels que les
De même, les formules (4), (5) et (6) fournissent la pâtés, le jambon ou le produits de charcuterie. La pente est
variance 2 égale à 0,904 et statistiquement non diffé- rent de 1,0 et
e rési- duelle s et les variances des deux coefficients l’ordonnée à l’origine (– 0,031) n’est pas différente de 0 : on
: peut donc conclure que la méthode est spécifique.
2 2
s
s c = ---------------
e
1 SCE v
2
1 v
et s2 = s2 - -- + ----
p SCEv
e
c0
3.9 Robustesse
Pour vérifier si la pente de la droite d’ajout globale est
●
égale à 1, on va effectuer un test en calculant le critère tobs
qui suit une loi de Student à p – 2 degrés de liberté : La robustesse d’une méthode d’analyse peut être définie
comme une mesure de sa capacité à ne pas être affectée par
c –1 de petites varia- tions des conditions opératoires. Ces
t = 1
----------------- variations doivent refléter cel- les qu’on rencontre lorsque
obs s
c1 l’on transfère la méthode d’un laboratoire à un autre ou
lorsque on la remet en route. Son intérêt
— Si est de fournir une indication sur la stabilité des mesures
t est inférieur ou égal à la valeur critique lue dans la
ob dans des conditions normales d’utilisation.
s
table
de Student au risque 1 – /2 avec p – 2 degrés de liberté, il est
possi- Le principe du test de robustesse est donc de créer de
ble de conclure à l’absence d’interférences et que la légères modifications des valeurs sélectionnées pour le
spécialité est acceptable. mode opératoire normalisé et de vérifier si elles ont une
— Si tobs est supérieur à la valeur critique, la méthode influence sur le résultat. Ces modifications sont définies en
n’est pas spécifique. fonction des difficultés classiques de contrôle des
● Pour vérifier si l’ordonnée à l’origine est égale à 0, on paramètres opératoires.
calcule le critère t obs qui suit une loi de Student à p – 2 Exemple : si on dit que la réaction doit être effectuée au
degrés de liberté : bain-marie à 35 °C et si on suppose que le système de
thermostat peut varier de
c
tobs
= ------- ± 1 °C, on va vérifier que le résultat reste inchangé lorsque la
0
- s tempéra- ture varie entre 34 et 36 °C : en d’autres termes on
c0
va vérifier que la température n’a pas d’effet sur la réponse.
— Si t obs est inférieur ou égal à la valeur critique lue dans Les paramètres ainsi étudiés dépendent du type de
la table de Student au risque 1 – /2 avec p – 2 degrés de méthode. Classiquement, on trouve la température, le pH,
liberté, il est possi- ble de conclure que l’ordonnée à l’origine
un volume ou un débit, comme paramètres quantitatifs. Mais
n’est pas différente de 0.
on peut aussi considé- rer des paramètres qualitatifs, comme
— Si t obs est supérieur à la valeur critique, il est possible une marque de réactif ou d’appareil de mesure, au cas où la
de conclure que l’ordonnée à l’origine est différente de 0 et méthode doit être employée par des laboratoires ayant des
que la méthode n’est pas spécifique. équipements variés.
Comme le nombre de paramètres à vérifier peut être
À partir de ces résultats, on pourrait calculer un taux
● important (souvent proche de 10) et qu’une vérification
de recouvrement moyen permettant de quantifier la paramètre par paramè- tre demanderait beaucoup d’essais,
spécificité. Cependant, en aucun cas, il ne doit être on va s’appuyer sur la méthode des plans d’expériences
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« corriger » les résultats. En effet, si un biais significatif P 224 33
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est mis en évidence, la méthode ne peut pas être
validée.
● Puisque le principe du test consiste à calculer une
droite, il est important de prendre au moins 3 niveaux
d’ajout et de choi- sir correctement leur valeur afin
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m
n xij – x i 2
--- m j =
---- –
i 1----------------------------
s écart-type s = . --- ---- 1
=
1
--------------------------------------
Il est évident qu’un contrôle basé sur des répétitions sera n
plus effi- cace mais aussi plus coûteux. Il n’est justifié que
dans le cas où les mesures sont rapides et simples, c’est
pourquoi on le met en place pour des mesures physiques,
telles que des mesures de tempéra- ture ou des pesées.
On a aussi proposé d’utiliser l’écart-type de répétabilité
pour évi- ter d’avoir à calculer s mais les limites ainsi
construites sont très étroites, ce qui peut conduire à de
fréquentes actions correctrices. Il serait préférable d’utiliser
un écart-type de reproductibilité interne. Un point délicat est
de prévoir la fréquence de passage du matériau de contrôle.
Afin d’économiser le nombre d’analyses, on peut rédi- ger
une procédure évolutive qui permet de diminuer la
fréquence aussi longtemps que le système de mesure reste
stable. Il est en effet classique de constater une
amélioration de la stabilité au bout de quelque temps qui
indique une meilleure maîtrise, il est donc logique d’en tenir
compte. De toute façon, il faut prévoir au moins un contrôle,
toutes les fois qu’on utilise la méthode.
■ Les règles pour décider si un système de mesure doit
être corrigé varient d’un contexte à l’autre. Souvent on
prend comme bases les règles utilisées par la société Ford
qui se résument ainsi.
Entreprendre une action correctrice dès que :
• une mesure sort des limites de contrôle,
• 7 mesures successives sont situées toutes au-
dessus ou tou- tes au-dessous de la valeur cible,
• 8 mesures successives indiquent une tendance
systématique vers le haut ou vers le bas,
• toute répartition des mesures fait suspecter un
comportement non aléatoire.
La norme NF X 06-031 présente l’ensemble des tables qui
permet- tent de calculer les limites de contrôle pour les
cartes sur intervalles, de même que les cartes utilisant
d’autres lois de probabilité que la loi normale, comme les
comptages bactériens. Les cartes de contrôle sont une
application directe des principes statistiques des lois de
probabilité théoriques. Elles sont de plus en plus exigées par
les auditeurs des organismes de certification, au même titre
que les résultats des tests d’aptitude.
Exemple : la figure 14 représente une carte de contrôle
pour le dosage de l’azote Kjeldahl dans de la farine de blé.
La ligne centrale représente la valeur cible définie par la
moyenne du matériau étalon, les lignes pleines extérieures
symbolisent les limites de contrôle et deux autres, en
tireté, ont été ajoutées, appelées limites d’alarme.
Sur cet exemple, on voit que la méthode d’analyse n’est
pas sous maîtrise statistique puisque vers le onzième point,
on obtient une valeur largement supérieure à la limite de
contrôle. Une action correc- trice est, par exemple, de refaire
l’étalonnage du système de mesure.
En appliquant les règles de la société Ford aux données
de la figure 14, on voit que le système de mesure n’est
plus stable à partir du 14ème contrôle, puisque 7 mesures
successives se situent du même côté de la valeur cible. De
même, entre les points 27 et 34, les mesures sont toujours
croissantes.
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4.2 Normes
■ Un exemple très intéressant de propositions pour la
validation des méthodes est représenté par une série de
normes destinées aux laboratoires des industries
agroalimentaires : NF V03-110 et V03-111. En effet, ces
laboratoires doivent faire appel à l’accréditation pour
développer un système d’assurance qualité. Or, la solution
imposée en France par le Cofrac consiste à être accrédité
pour un programme de méthodes dites de référence.
Cependant, ces méthodes ont comme caractéristiques
communes d’être lourdes, anciennes et onéreuses. C’est
pourquoi, de nombreux laboratoires veulent employer des
méthodes alternatives et doivent procéder à une vali-
dation d’une méthode alternative par rapport à une
méthode de référence.
Pour simplifier le travail des laboratoires, la norme de
validation V03-110 [20] a été organisée autour de trois
plans d’expérience très formalisés afin de leur associer des
méthodes statistiques claire- ment définies et réalisables
dans tous les laboratoires avec un tableur. En outre, cette
approche permet de proposer une présenta- tion normalisée
des résultats.
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Le tableau 8 illustre les résultats ainsi obtenus. Pour plus de détails sur les arguments utilisés par cette fonction, il est
nécessaire de regarder dans l’Aide Excel à propos de la fonction DROITEREG.
Tableau 6 – Feuille Excel® : étalonnage du nickel.
Résultats de l’étude de linéarité
Tableau 8 – Statistiques de régression
A B C D calculées avec la fonction DROITEREG
1 Test de linéarité (feuille Excel®) (1)
2 Nombre de 5 F G
niveaux 3 a1 a0
3 Étalon Répons SCE(i Formules Excel 4 37,647 10,912
e )
5 0,640 4,701
4 0,0 – 0,1
8 0,993 13,571
5 0,0 1,4
7 3463,127 23
6 0,0 1,6
9 637772,180 4235,698
7 0,0 2,8
(1) La présentation des données est précisée dans le tableau 7.
8 0,0 3,3 7,060 =SOMME.CARRES.ECARTS(B4
:B8)
9 3,0 122,4 À partir de cet ensemble de statistiques intermédiaires on va
pou- voir calculer la limite de détection (LD) et la limite de
10 3,0 123,7 quantification (LQ) selon les formules (11) et (13), comme
11 3,0 124,0 l’indique le tableau 9. Pour clairement montrer comment
les formules doivent être intro- duites dans le tableur,
12 3,0 124,8 elles sont recopiées dans la colonne G. (Les numéros de
13 3,0 125,1 4,500 =SOMME.CARRES.ECARTS(B9 cellules font référence aux données du tableau 8). Les
valeurs ainsi trouvées, à savoir une limite de
:B13)
détection de 0,6645 mg.L – 1 et une limite de quantification de
14 6,0 244,7 1,2487, présentées dans la colonne F (tableau 9), sont
15 6,0 244,9 plausibles avec ce qu’on observe habituellement.
16 6,0 245,2
17 6,0 245,8 Tableau 9 – Calcul des limites de détection et
quantification à partir d’une
18 6,0 246,9 3,140 =SOMME.CARRES.ECARTS(B14 régression
:B18)
E F G
19 9,0 366,3
10 Limite de détection 0,6645 =(G4+3*G5)/F4
20 9,0 367,5
11 Limite de quantification 1,2487 =(G2+10*G5)/F4
21 9,0 368,8
22 9,0 369,9
De la même façon, on va combiner les données du tableau
23 9,0 369,1 8,088 =SOMME.CARRES.ECARTS(B19 8 pour construire le tableau du test de linéarité selon le modèle
:B23) du tableau 1. Le résultat obtenu est représenté dans le
24 12,0 442,5 tableau 10. Les formules employées dans la zone de cellules
F18 à J21 ont été écrites dessous, en un seul bloc : dans la
25 12,0 443,2 case F25 apparaît la formule de la cellule F19, et ainsi de
26 12,0 444,0 suite. La fonction SOMME.CARRES.ECARTS, telle qu’elle est
écrite dans la colonne D du tableau 6, a permis d’obtenir
27 12,0 445,6 SCEi de
28 12,0 446,4 10,63=SOMME.CARRES.ECARTS(B24 chaque laboratoire et leur somme est égale à SCEe comme
dans la
formule (14).
En ce qui concerne l’interprétation de ce test, on vérifie d’abord que le modèle de régression explique la variabilité observée.
On voit ainsi que la valeur du Freg (cellule I18) vaut 381670,96 et est bien supérieure à la valeur critique correspondante (cellule
J18) qui est 8,096 ; on peut donc garder l’hypothèse que ces données sont forte- ment corrélées. Ensuite, on constate qu’il y a une
erreur de modèle (une courbure) puisque la valeur du Fem est supérieure à la valeur critique, respectivement 838,28 (en I19) et
4,938 (en J19). Le niveau de risque du test apparaît lorsque l’on entre la fonction qui permet de calculer les valeurs critiques, à
savoir, =INVERSE.LOI.F. Le pre- mier argument est ce niveau de risque, en l’occurrence 0,01 pour 1 %.
Tableau 7 – Présentation des statistiques
Si on effectue les mêmes calculs
renvoyées par laenfonction
se limitant aux 20 premières solutions étalons, le test de non-linéarité n’est plus significatif
et on peut accepter un domaine de linéarité entre 0 et 9 mg.L – 1. Pour cela, il suffit de remplacer dans la fonction DROITEREG, les
DROITEREG
zones de cellules BA:B28 ; A4:A28 par BA:B23 ; A4:A23 et le reste des calculs s’enchaîne automatiquement.
Colonne 1 Colonne 2
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