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La thyréostimuline (TSH) est une hormone clé régulant la fonction thyroïdienne, avec une relation log-linéaire entre la TSH et la T4 libre, essentielle pour le diagnostic des pathologies thyroïdiennes. La sécrétion de TSH est influencée par divers facteurs, y compris l'âge, la grossesse et les maladies non thyroïdiennes, et son dosage est crucial pour évaluer l'état thyroïdien. Les valeurs de TSH doivent être interprétées avec prudence, surtout dans des contextes cliniques complexes, pour éviter les erreurs diagnostiques.

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La thyréostimuline (TSH) est une hormone clé régulant la fonction thyroïdienne, avec une relation log-linéaire entre la TSH et la T4 libre, essentielle pour le diagnostic des pathologies thyroïdiennes. La sécrétion de TSH est influencée par divers facteurs, y compris l'âge, la grossesse et les maladies non thyroïdiennes, et son dosage est crucial pour évaluer l'état thyroïdien. Les valeurs de TSH doivent être interprétées avec prudence, surtout dans des contextes cliniques complexes, pour éviter les erreurs diagnostiques.

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Il existe une relation log-linéaire entre la TSH et la

TSH T4 libre. Elle s’étend sur tout le spectre des pathologies


thyroïdiennes, de l’hypothyroïdie primaire à l’hyper-
thyroïdie. Chaque individu possède un point d’équilibre
La thyréostimuline (TSH) est une hormone glyco- Thyrostat ou set point, génétiquement déterminé.
protéique produite par les cellules thyréotropes (qui Des modifications minimes de la concentration de
représentent 5 % des cellules de l’antéhypophyse) et le T4 libre induisent une réponse amplifiée de la concen-
placenta. Sa masse relative est de 28 kDa ; elle com- tration de TSH. C’est pourquoi, lorsque le statut thyroï-
prend 16 % de glucides. dien du patient est stable et la fonction
Elle est formée de deux sous-unités glycosylées unies hypothalamo-hypophysaire intacte, le dosage de TSH
par des liaisons non covalentes : est plus sensible que celui de la T4 libre pour la détec-
tion des anomalies discrètes de l’hormonémie thyroï-
• la sous-unité α, de structure identique à celles des
dienne, excès comme carences (formes dites
autres hormones glycoprotéiques (FSH, LH, hCG)
infracliniques).
pour une espèce donnée ;
La TSH s’élève dans les minutes qui suivent la naissance
• la sous-unité â, qui confère à la TSH sa spécificité
pour atteindre un maximum (voisin de 80 mU/l) à la
biologique et immunologique. 60e minute, puis revient en 2 à 4 jours à des taux infé-
La synthèse de la TSH s’effectue en plusieurs étapes : rieurs à 12 mU/l en moyenne. C’est donc à partir du
synthèse séparée des précurseurs des sous-unités α et â, 5e jour que s’effectuent les dosages de TSH et éventuel-
glycosylation de ces précurseurs, puis combinaison des lement de T4, en vue du dépistage systématique de
sous-unités α et â en un dimère stocké dans l’appareil l’hypothyroïdie congénitale.
de Golgi et les granules cytoplasmiques. La synthèse L’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien subit une
séparée des précurseurs conduit à la production en maturation pendant l’enfance jusqu’à la fin de la
excès des sous-unités α sécrétées parallèlement à la puberté. Les concentrations de TSH et de T4 totale sont
TSH. Le rapport (sous-unités α/TSH) augmente dans plus élevées chez l’enfant, particulièrement pendant la
les tumeurs thyréotropes. La synthèse des sous-unités â 1re année de vie. Le sujet âgé présente une variabilité
constitue l’étape limitante de la production de TSH. plus grande de la TSH, mais il n’y a aucune justification
La TSH circule librement dans le sang, sa demi-vie est à utiliser des normes de référence élargies ou adaptées
brève (de 50 à 80 minutes). Il existe un rythme nycthé- à l’âge car les taux de morbidité et de mortalité sont
méral de la sécrétion : dans la journée, les concentra- plus importants dans cette frange de la population.
tions sont relativement stables (entre 10 heures et Lors de la grossesse, la production d’estrogènes aug-
16 heures) ; elles augmentent dans la soirée pour mente progressivement, entraînant une élévation des
atteindre une valeur maximale entre 2 et 4 heures du concentrations moyennes de TBG, conduisant à des
matin. La réduction ou l’abolition des pics nocturnes modifications de la T4 et de la T3 totale et donc, indi-
est observée chez les patients déprimés, atteints d’insuf- rectement, à une diminution de la TSH (un taux de TSH
fisance rénale, de maladies générales non thyroïdiennes, infranormal est observé dans 20 % des grossesses nor-
ou encore d’hypothyroïdie d’origine centrale. C’est éga- males). L’hCG, par analogie structurale avec la TSH, a
lement un signe précoce d’hyperthyroïdie subclinique. également un effet thyréotrope, le pic de l’hCG survient
La TSH agit sur la thyroïde en se fixant sur des récep- au cours du premier trimestre. Dans environ 2 % des
teurs spécifiques. Elle stimule la sécrétion des hormones grossesses, elle est responsable d’une élévation de la T4,
thyroïdiennes en favorisant le transport de l’iode dans voire d’un abaissement ou d’un effondrement de la TSH
les thyréocytes, l’iodation des molécules de tyrosine, la lorsque l’hCG est très élevée. Cela est plus fréquent et
protéolyse de la thyroglobuline et toutes les fonctions plus durable lorsqu’il s’agit d’une grossesse gémellaire.
métaboliques de la cellule thyroïdienne. La sécrétion de Dans les années 1980, l’apparition de dosages ultra-
TSH est stimulée par la TRH (thyrotropin releasing sensibles de la TSH (TSH-us), abaissant la sensibilité de
hormone, ou TRF : thyrotropin releasing factor) d’ori- 1 à 0,1 mUI/l, a révolutionné le diagnostic biologique
gine hypothalamique. La sécrétion de TSH est sous le des dysthyroïdies, permettant de bien différencier les
rétrocontrôle des hormones thyroïdiennes T3 et T4 : hyper- des euthyroïdies. Ce dosage est réalisé par
c’est la T3 intrapituitaire qui, en se fixant sur des récep- immunométrie avec au moins un anticorps monoclonal.
teurs nucléaires, réalise ce contrôle ; cependant, comme L’apparition, dans les années 1990, de la TSH dite de
la T4 est très rapidement transformée en T3 à ce niveau, troisième génération (TSH-3G) permet désormais
les concentrations de TSH sont mieux corrélées à celles d’atteindre une sensibilité de 0,01 mUI/l, obtenue par
de T4 que de T3. immunométrie avec détection par chimiluminescence.
Le standard en général utilisé est le MRC80/558. de grossesse ou chez les sujets hospitalisés. En effet,
Le dosage de TSH est le premier test thyroïdien à utili- la sécrétion de TSH est diminuée par le stress, les
ser. En effet, la TSH des hyper- et hypothyroïdies est le maladies graves non thyroïdiennes, la prise de cer-
premier marqueur qui varie et le dernier à se norma- tains médicaments (glucocorticoïdes, dopaminer-
liser. giques, antagonistes de la sérotonine, opiacés,
somatostatine et somatotropine) ;
Les valeurs usuelles s’étendent de 0,2 à 4 mUI/l. Dans
le futur, il est probable que la limite supérieure du • plus rarement, une valeur de TSH modérément élevée
domaine de référence normal sera réduite à 2,5 mUI/l, s’associe à des hormones thyroïdiennes normales lors
parce que 95 % de la population se situent dans cette d’hypothyroïdies infracliniques ou en cours d’équili-
tranche, et aussi parce qu’une étude a montré que les bration.
sujets présentant une TSH supérieure à 2 mUI/l avaient Il est recommandé de conserver les échantillons utilisés
une probabilité plus élevée de développer une hypo- pour les dosages thyroïdiens 1 semaine après la commu-
thyroïdie dans les 20 années qui suivent, surtout en cas nication des résultats, afin de permettre aux cliniciens
d’anticorps anti-thyroïdiens positifs. de demander des tests supplémentaires.
En revanche, cette limite supérieure peut être élargie à Il faut être vigilant à ne pas commettre d’erreurs diag-
10 mUI/l dans le cadre hospitalier, car les maladies non nostiques pendant les périodes transitoires correspon-
thyroïdiennes aiguës ou chroniques peuvent avoir des dant à un état thyroïdien instable, par exemple pendant
effets complexes sur les résultats des tests de la fonction les phases initiales du traitement de l’hyper- et de
thyroïdienne. Chaque fois que cela est possible, il est l’hypothyroïdie ou au cours d’un changement de poso-
préférable de reporter les analyses diagnostiques logie de Levothyrox® (L-T4). De façon spécifique, il
jusqu’à guérison de la maladie, sauf lorsque le passé faut 6 à 12 semaines pour que la sécrétion hypophysaire
médical du patient suggère la présence d’un dysfonc- de TSH se rééquilibre à un nouveau statut thyroïdien
tionnement thyroïdien. Dans ce cas, il est conseillé stable. Cette instabilité peut également survenir à
d’effectuer des dosages combinés T4/TSH. l’occasion d’un épisode de thyroïdite, incluant les thy-
La plupart des variables préanalytiques ont en principe roïdites du post-partum.
relativement peu d’effets sur le dosage de la TSH Lors d’une thérapie substitutive par la L-T4, le taux de
sérique. TSH doit être :
En général : • compris entre 0,5 et 2 mUI/l pour une hypothyroïdie ;
• une TSH normale signifie, dans 99 % des cas, une • compris entre 0,5 et 0,1 mUI/l pour les patients ayant
fonction thyroïdienne normale ; un cancer thyroïdien à faible risque de récidive, après
• une TSH indétectable équivaut à une hyperthyroïdie. thyroïdectomie ;
Les valeurs élevées des hormones thyroïdiennes • inférieur à 0,01 mUI/l pour les patients ayant un can-
confirment en général le diagnostic ; cer thyroïdien à risque élevé de récidive.
• une TSH élevée est associée à des hormones thyroï- À la suite d’un changement de posologie, la TSH
diennes basses lors d’hypothyroïdies primitives. s’adapte lentement. Six à 8 semaines sont nécessaires
Les dysthyroïdies d’origine haute (sécrétion inappro- avant de réévaluer le taux de TSH. Une compliance
priée de TSH, adénome thyréotrope ou insuffisance de intermittente ou négative au traitement donnera des
l’axe hypothalamo-hypophysaire) sont plus rares. valeurs de TSH et de T4L discordantes (TSH et T4L
augmentées).
Les discordances entre TSH et hormones thyroïdiennes
sont fréquentes et leur interprétation parfois délicate :
• des valeurs de TSH basses ou à la limite inférieure de ☞ Ac anti-thyroïdiens, Sous-unité α libre, T3, T4, TBG, Test à
la normale, avec des hormones thyroïdiennes nor- la TRH, Test à la TRH-Métoclopramide, Thyroglobuline
males, se voient lors d’hyperthyroïdies infracliniques ( NACB/Inserm.
(à confirmer éventuellement par un test à la TRH). L’exploration biologique dans le diagnostic et la surveillance des mala-
dies de la glande thyroïde.
Ce tableau se rencontre aussi en présence de goitre Disponible sur : [Link]
euthyroïdien, lors de dépression endogène, en début [Link]

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