Schématisation des voies principales et des fonctions pouvant être impliquées dans la
proprioception (Ashton-Miller et al., 2001).
Au travers cette première partie, nous avons pu constater que le système informatif (et de
précision) que constitue la proprioception est fondamental au contrôle musculaire et par
conséquent, au contrôle moteur. L’ensemble des informations qu’elle représente, de par la
stabilité globale comme segmentaire qu’elle conditionne, sont le socle d’une motricité qui se
doit d’être "efficiente, efficace et ajustable" (Bosch F., 2015). De fait, au travers la motricité
volontaire, automatique, réflexe et le système postural au sein desquels elle s’exprime, la
proprioception est un facteur déterminant pour l’optimisation de la performance tout autant
qu’elle l’est pour la gestion des blessures, bien qu'à elle seule, elle ne soit pas toujours
suffisante. La stabilité étant, de loin, prédominante pour l’accomplissement de ces deux
vocations. Se pose dès lors la question portant sur l’entraînabilité des aspects proprioceptifs.
Puisqu’une des problématiques actuelles concerne le paradigme mécanique
stabilité/mobilité, alimenté entre autre par la place prépondérante accordée aux situations
sur surfaces instables en vue d’optimiser la proprioception
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Rééducation, réathlétisation et surfaces instables
« L’entraînement en instabilité est considéré comme bénéfique en tant qu’outil de
rééducation » (Kohler, 2010). S’appuyant sur les travaux d’Anderson et Behm (2004, 2005),
Kohler et son équipe précisent « qu’un niveau équivalent d’activation musculaire peut se
produire en utilisant moins de résistance, tout en sollicitant le tronc et les stabilisateurs
articulaires pendant l’exercice ». Et tout les avantages que cela pourrait procurer dans la
prise en charge d’un sportif ou d’une personne blessé(e) : l’entraînement avec des charges
réduites sur une surface instable pourrait entraîner moins de forces de compression sur les
segments du corps et donc engendrer moins de stress pendant la rééducation. La répartition
des contraintes autour de l’articulation pouvant expliquer une augmentation plus ou moins
importante de l’activité des muscles antagonistes (selon les auteurs) et surtout de celle des
synergistes observées en contrepartie d’une diminution de la force produite (Behm et al.,
2002; McBride et al., 2006).
Dans la continuité des travaux de Freeman, McHugh et al. (2007) ont mis en évidence l’utilité
de protocoles d’entraînement en instabilité dans la prévention des blessures à la cheville,
pour lesquels cinq minutes par jour suffiraient pour produire une réduction significative du
risque de blessure(s) sans contact au cours d’une saison…
L’emploi des surfaces ou matériels instables qui a donc sa part belle dans une rééducation
ou réathlétisation musculo-articulaire progressive et globale, reste toutefois fortement
limitée pour ne pas dire inexistante pour la proprioception et donc la prédiction des
accidents d’instabilité. « En s’entraînant simplement sur surfaces instables et autres, ne
suffira pas à récupérer une fonction [musculo-articulaire] correcte » (Bosch, 2015). Aussi, le
déficit de force produite et malgré la supposée activation musculaire lors d’exercices à
faibles charges constaté lors de ces pratiques (Behm et al., 2010), si on s’appuie sur les
observations scientifiques et la logique des préférences motrices, implique pour le système
sensori-moteur d’accentuer les mécanismes de compensations
A l’image des dernières études sur les entorses latérales de cheville (LAS : Lateral ankle
sprain), les exercices sur surfaces instables ne ciblent pas la proprioception, bien au
contraire : ils court-circuiteraient les informations sensorielles en provenance de la cheville
et du pied (!) (Kiers et al., 2012).
Kiers et ses collaborateurs, ont dès lors émis l’hypothèse que l’instabilité occasionnée par
une surface instable obligeait le système nerveux central (SNC) à une réorganisation sensori-
motrice : reporter la gestion de l’équilibre à l’étage sus-jacent, à savoir dans ce cas, la région
lombaire. En effet, il est majoritairement admis que le travail en instabilité engage
d’avantage les muscles abdominaux et posturaux (Anderson et Behm, 2005; Marshall et
Murphy, 2005; Marshall et Murphy, 2006; Sternlicht et al., 2007; Behm et al., 2010).
le football notamment : dans une stratégie de prévention des blessures à long terme (pour
les entorses de chevilles et les lésions aux genoux qui restent – logiquement – les blessures
musculo-articulaires les plus courantes), il est particulièrement présent au cours de la
préparation en pré-saison et dans la formation des jeunes athlètes.
Partons du constat fait par Jerome Simian (2017) « Les meilleurs athlètes sont ceux qui
maintiennent les meilleures positions soumis aux forces et aux vitesses les plus grandes, le
plus longtemps possible si nécessaire ».
il s’avère que l’optimisation de la proprioception observe le même cheminement que la
recherche du développement de la force, qualité centrale pour la performance.
en se rapportant aux propos d’Arnaud Ferec (2015), le contrôle musculaire est l’extension de
la proprioception, essentielle à l’activité motrice.
Pour ce faire, outre l’amélioration de ce recrutement musculaire que l’on recherche,
associée à la qualité contractile des muscles requise à une tâche quotidienne ou sportive
dans des positions spécifiques, les paramètres de la proprioception pour le contrôle/la
stabilité postural(e) et segmentaire, la mobilité et la motricité, et par ailleurs le bien-fondé
de notre stratégie au travers desquelles nous devons être appliqués et minutieux :
la qualité des informations externes (exigences techniques, type de surface, feedbacks…) qui
vont conditionner l’efficience des informations (internes) proprioceptives transmises par les
récepteurs au SNC (notamment les FNM),
l’intensité (force, vitesse, amplitude, angulation, rythme…) de la ou des tâches réalisées.
Puisque ne l’oublions pas la proprioception est un mécanisme de pro-action (mécanismes
réactionnels), de pré-action (mécanismes anticipatoires) – d’où l’importance du contrôle de
son corps – et de précision.
Ainsi avant toute chose, les premières questions à se poser sont : à quel public ou sportif
s’adresse-t-on et quels sont ses objectifs ? Rééducation-réathlétisation ou préparation
physique ?
Recommandations pour l’entraînement proprioceptif (selon Ergen et Ulkar, 2008) :
Nombre d’exercices : 2-5
Nombre de répétitions : 10-15
Nombre de séries : 1-3
Durée totale de l’entraînement : prévention <5-15 minutes> rééducation/réathlétisation
Fréquence hebdomadaire : 3-5
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Qu’est ce que la proprioception ?
La proprioception est un terme qui a été employé pour la première fois par Charles Sherrington
en 1900 et 1906 (Sherrington, C. (1906). The integrative action of the nervous system. New
Haven : Yale University Press). Il désigne la capacité à localiser chacune partie de son corps et
de les ressentir.
La proprioception a été définie de plusieurs manières et par plusieurs personnes et cela à
différentes périodes.
Pour définir la proprioception de manière plus récente nous pouvons dire qu’elle “permet de
fournir des informations spatio-temporelles pour calibrer un espace moteur, ajuster la trajectoire
des mouvements, l’équilibre, la direction des mouvements, et la coordination inter membre et
multi articulaire.” Julia, M. Hirt, D. Perrey, S. Barsi, S. Dupeyron, A. (2012). La proprioception
(Sauramps Médical). Montpellier : Sauramps Médical.
La proprioception utilise différents système dont le système sensoriel
Le système sensoriel est la sensation des organes, des sens et du corps. Il permet d’obtenir des
informations sur l’environnement.
Le système sensoriel utilise :
● La vue,
● Le toucher,
● L’odorat,
● Le goût,
● L’audition.
Le système sensoriel “intervient également lors du développement de l’équilibre, de la
coordination des mouvements des yeux, de la tête et du corps…” (Bastier, C. (2019). Le système
sensoriel. Faciliter la communication et le développement sensoriel des personnes avec autisme
(Dunod, pages 97 à 101). Malakoff : Dunod)
Dans la proprioception nous pouvons également retrouver la kinesthésie, la kinesthésie provient
Le système sensoriel (qui est une partie du système nerveux) se décompose en 3 éléments : -
les organes sensoriels de réception (œil, oreille, nez, langue, peau) - les voies nerveuses de
transmission (nerfs sensitifs, nerfs moteurs) - les centres nerveux d’intégration (cerveau, tronc,
moelle) Le système sensoriel se divisent en : - une sensibilité spécifique et localisée de
l'organisme (œil, oreille, nez, langue, peau). - une sensibilité générale et non localisée de
l'organisme (somesthésie : tout le corps)
La définition donnée est l’origine des sensations que nous avons de la position et des
mouvements de nos membres. Cependant lors du XXème siècle, de nombreux
neurophysiologistes attribuent aux propriocepteurs situés dans les articulations la principale
source d’information kinesthésiques de nos membres.
http://www.noesis-reseau.com/wp-content/uploads/2018/06/6-SYST%C3%88ME-
SENSORIEL.pdf
https://perso.liris.cnrs.fr/amelie.cordier/wiki/lib/exe/fetch.php%3Fmedia
%3Dens:proprioception.pdf
La proprioception est la garantie d'une bonne santé physique et mentale. Tout
comme nos muscles, les capacités de proprioception diminueront naturellement avec
l'âge. En vieillissant, le nombre de tendons et de récepteurs articulaires diminue. En
particulier, la perte de propriocepteurs dans le pied est importante, ce qui a un
impact considérable sur l'équilibre du pied et le balancement de la posture.
Par conséquent, la proprioception doit être stimulée régulièrement à tout âge afin de
la préserver le plus longtemps possible. Voici différentes manières de l'entraîner :
Source:https://www.satisform.com/proprioception-definition.html