RAPPORT Python
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FILIÈRE D’INGÉNIEURS
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Remerciements
La réalisation de ce projet intitulé "Système Intelligent pour le Tri des Déchets" n'aurait pas
été possible sans le soutien de nombreuses personnes à qui nous tenons à exprimer notre
profonde gratitude.
Tout d'abord, nous adressons nos sincères remerciements à M. Barodi Akram, notre
encadrant, pour son accompagnement, ses précieux conseils et son soutien tout au long de ce
projet. Grâce à sa bienveillance et son expertise, nous avons pu relever les défis rencontrés et
mener à bien ce travail.
Nous tenons également à remercier l’ensemble de nos enseignants qui, au fil de notre
formation, nous ont transmis les connaissances et compétences nécessaires à la réalisation de
ce projet.
Nous exprimons notre profonde reconnaissance à notre établissement, la Faculté des Sciences
et Techniques de Béni Mellal, pour les ressources et l’infrastructure mises à notre disposition,
qui ont grandement facilité la concrétisation de notre projet.
Nos remerciements s'adressent aussi à nos familles respectives, pour leur patience, leur soutien
indéfectible et leurs encouragements constants durant cette période de travail intense. Leur
présence à nos côtés, tant dans les moments de doute que dans les réussites, a été une source de
force et d'inspiration.
Enfin, nous tenons à remercier nos amis et camarades de promotion, pour leur soutien moral,
leur aide précieuse et les discussions enrichissantes que nous avons eues tout au long de cette
aventure.
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Résumé
Le système de recyclage intelligent pour le tri des déchets représente une alternative innovante
pour améliorer la gestion des déchets au quotidien. Ce système est principalement constitué
d'un convoyeur, d'un système de détection et de traitement d'image pour identifier les types de
déchets, et d'un mécanisme de sortie pour trier automatiquement les déchets dans les
compartiments appropriés.
Les déchets, tels que les bouteilles, les boîtes de conserve, les sacs en plastique, les papiers et
les épluchures de légumes, peuvent souvent se retrouver mélangés, rendant leur tri difficile et
chronophage. Une mauvaise gestion des déchets peut également conduire à des problèmes
environnementaux, tels que la pollution de l'eau par les plastiques.
Notre projet utilise les technologies avancées de l'Internet des Objets (IoT) pour créer un
système de tri des déchets intelligent. En intégrant des capteurs, des caméras, et des algorithmes
de traitement d'image, notre système peut identifier et trier les déchets de manière automatique
et efficace. Ce projet vise non seulement à simplifier le processus de tri pour les utilisateurs,
mais aussi à promouvoir le recyclage en rendant cette pratique plus accessible et moins
coûteuse.
La gestion efficace des déchets et le recyclage sont des éléments clés dans la lutte contre le
changement climatique. En automatisant le tri des déchets, notre système contribue à réduire
les efforts nécessaires pour recycler, tout en augmentant la précision et l'efficacité du processus.
Cela permet de réutiliser certains matériaux pour fabriquer de nouveaux produits, réduisant
ainsi l'empreinte écologique.
En conclusion, ce projet de système de recyclage intelligent s'inscrit dans une vision de ville
intelligente et durable, visant à améliorer le confort des citoyens et à protéger l'environnement
avec des solutions locales et économiques.
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Introduction
La conjonction du développement industriel, de la pression démographique et de l'évolution des modes
de consommation a conduit à une augmentation du volume des déchets solides municipaux. Dans la
région méditerranéenne, le volume de déchets solides, qui s'élevait à 174 millions de tonnes en 2000,
pourrait atteindre 396 millions de tonnes à l'horizon 2025.
Il devient donc nécessaire de trouver des méthodes durables et innovantes de collecte sélective et de
traitement des déchets, en vue de surmonter les défis liés au changement climatique, à la pollution
atmosphérique et de l'eau ainsi qu'aux déchets marins et, en définitive, de promouvoir le développement
durable en Méditerranée. Une excellente gestion des déchets exige la participation de l'ensemble des
niveaux de décision en une action conjointe, car les objectifs ne peuvent être atteints qu'à travers un
engagement commun et dans le cadre d'une vision partagée. À cette fin, il est essentiel de travailler avec
les collectivités locales et régionales pour réduire la production de déchets et augmenter leur
valorisation.
Dans ce contexte, notre projet de système de recyclage intelligent pour le tri des déchets émerge comme
une solution prometteuse. Ce système innovant, reposant sur les technologies avancées de l'Internet des
Objets (IoT), est conçu pour automatiser et optimiser le processus de tri des déchets. En intégrant des
capteurs, des caméras, et des algorithmes de traitement d'image, notre système peut identifier et trier les
déchets de manière efficace et précise. Cela permet non seulement de simplifier le tri pour les
utilisateurs, mais également de maximiser la récupération et le recyclage des matériaux.
Le projet vise à répondre aux besoins croissants en matière de gestion durable des déchets dans les zones
urbaines méditerranéennes. En réduisant les efforts nécessaires pour trier les déchets et en augmentant
la précision du processus, notre système contribue à réduire l'empreinte écologique des villes et à
promouvoir une économie circulaire. De plus, en utilisant des solutions locales et économiques, nous
pouvons offrir une alternative viable et durable pour les collectivités locales et régionales.
En conclusion, notre système de recyclage intelligent représente une avancée significative vers la gestion
durable des déchets, alignée avec les objectifs de développement urbain durable en Méditerranée. Par
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une action conjointe et un engagement commun, nous pouvons atteindre une meilleure qualité de vie,
protéger l'environnement et soutenir une économie plus verte.
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I. Contexte et Présentation
1) Scénario Mondial
Le monde se dirige vers une urbanisation et une industrialisation croissantes. Cette croissance
a un impact majeur sur l'environnement, causant des pollutions de l'air, de l'eau, du sol et
sonores à travers des accumulations de déchets, une réduction de la qualité de l'air, des eaux
polluées, le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, les pluies acides, etc. Le
déversement de déchets plastiques en grande quantité entraîne des sécheresses en réduisant les
chances de précipitations (Liu, et. al., 2018 ; Ramachandra et. al., 2018).
Cette mauvaise gestion des déchets cause des maladies infectieuses et chroniques chez les
humains et les animaux (Banerjee, et. al., 2019). Chaque année, nous générons environ 1,3
milliard de tonnes de déchets, une quantité qui pourrait couvrir le monde entier. Avec
l'urbanisation rapide actuelle et la croissance démographique, ce chiffre devrait atteindre 2,2
milliards d'ici 2025. La production mondiale de déchets devrait croître jusqu'à 27 milliards de
tonnes par an d'ici 2050, dont un tiers proviendrait de l'Asie, principalement la Chine et l'Inde.
Le taux de génération de déchets par habitant dans le monde devrait passer de 1,2 à 1,42 kg au
cours de la prochaine décennie. Les pays asiatiques produisent jusqu'à 1 million de tonnes de
déchets par jour. Déjà, les décharges de la plupart des pays comme les États-Unis, le Japon, le
Royaume-Uni, les Pays-Bas, etc. sont pleines (Nitin Joshi & D. P. Mishra, 2011). Les déchets
sont le plus grand problème pour notre planète en raison des pratiques de gestion des déchets
non systématiques.
Selon la Banque Mondiale, les pays asiatiques dépensent 25 millions de dollars US par an pour
le nettoyage des déchets solides, et ce chiffre devrait atteindre 47 millions de dollars US dans
un avenir proche (Coban, et. al., 2018). Malgré ces dépenses considérables, les zones urbaines
continuent de lutter contre la dégradation environnementale. Selon le Conseil Central de
Contrôle de la Pollution (CPCB), le marché mondial des métaux usagés a augmenté et devrait
atteindre 406,2 milliards de dollars d'ici 2020. Un autre problème majeur est la pollution des
océans par les plastiques et autres déchets, causant des effets dévastateurs sur la vie marine, y
compris la mort des animaux marins (Ciambrone, 2018). Selon le Programme des Nations
Unies pour l'Environnement (PNUE), chaque année, les habitants de la planète produisent 300
millions de tonnes de plastique, dont plus de 13 millions de tonnes sont retrouvées dans les
océans
Le Maroc, situé en Afrique du Nord, est le 7e plus grand pays du continent par sa superficie et
l'un des pays les plus peuplés. En 2023, la population du Maroc a atteint environ 37 millions
d'habitants, et il est prévu qu'elle continue de croître dans les années à venir. Selon les rapports
récents, le Maroc génère environ 7 millions de tonnes de déchets solides par an. La production
de déchets par habitant dans les principales villes marocaines varie entre 0,5 et 1 kg par jour,
avec une augmentation prévue à mesure que l'urbanisation et l'industrialisation se poursuivent.
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L'industrie du plastique au Maroc continue de croître, avec une consommation de plastique par
habitant estimée à environ 20 kg en 2022. Cette production et cette consommation massives de
plastique ont des répercussions importantes sur l'environnement, créant des déséquilibres
écologiques et des catastrophes dans tout le pays. Il est estimé que le Maroc recycle environ 50
à 60 % des plastiques produits, mais une grande partie finit toujours dans les décharges ou, pire,
dans l'océan Atlantique, où ils ont un impact dévastateur sur la faune marine et la santé humaine.
La production mondiale de plastique était de 1,5 million de tonnes métriques dans les années
1950. Elle a atteint 336 millions de tonnes métriques en 2016. Parmi cette quantité, seulement
9 % sont recyclés, 12 % incinérés, et 79 % s'accumulent dans les décharges. L'utilisation du
plastique dans les pays occidentaux a augmenté d'environ 4 %. Selon un rapport de Statista, la
production mondiale de plastique continue d'augmenter et devrait continuer à le faire à l'avenir.
Le Figure 2 ci-dessous illustre la production mondiale de plastique en millions de tonnes
métriques.
La consommation de plastique par habitant dans les cinq principaux pays est la suivante : États-
Unis (109 kg), Europe (65 kg), Chine (38 kg), Brésil (32 kg) et Inde (11 kg). Le Maroc, bien
que n'étant pas parmi les premiers en termes de consommation de plastique, voit sa
consommation augmenter rapidement en raison de l'urbanisation et du développement
industriel. Cette production et consommation croissante de plastique posent un défi
environnemental majeur pour le pays.
Au Maroc, environ 75 % des déchets plastiques finissent dans des décharges, et le taux de
recyclage reste encore faible, malgré les efforts déployés pour améliorer la gestion des déchets.
À titre de comparaison, en Europe, environ 60 millions de tonnes de plastique ont été produites
en 2016, dont seulement 8,4 millions de tonnes ont été recyclées. Au Maroc, environ 1,5 million
de tonnes de plastique sont consommées chaque année, avec un taux de recyclage estimé entre
25 % et 30 %. Bien que ces chiffres soient supérieurs à ceux de certains pays, ils soulignent la
nécessité d'améliorer les infrastructures et les pratiques de gestion des déchets.
On estime qu'environ 5000 milliards de morceaux de plastique ont déjà été déversés dans
l'océan à l'échelle mondiale. La décomposition d'un sac en plastique peut prendre entre 200 et
1000 ans, celle d'une bouteille en plastique jusqu'à 500 ans, d'un gobelet en plastique entre 50
et 100 ans, et d'un récipient en plastique entre 50 et 80 ans. Malheureusement, seulement 9 %
du plastique est recyclé, 12 % est incinéré, et 79 % est jeté dans des décharges qui émettent
plusieurs gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone et le méthane, représentant jusqu'à
90-98 % des émissions.
b) Déchets de Papier
L'industrie du papier est classée en quatre segments : papiers d'actualité, papiers spécialisés et
autres, papiers et cartons d'emballage, et papiers pour l'impression et l'écriture (P&W). Lors du
processus de production du papier, les matières premières requises incluent le bois, la canne à
sucre, des produits chimiques, de l'eau, ainsi que des additifs tels que l'alun et la colophane
(David, A., & Banumathi, M., 2017). Chaque étape de la production libère une grande quantité
d'eaux usées. Chaque année, environ 400 millions de tonnes de papier sont produites à l'échelle
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mondiale. Les trois plus grands pays producteurs de papier sont la Chine, les États-Unis et le
Japon.
Au Maroc, l'industrie du papier est en développement, mais elle représente encore une petite
partie de la production mondiale. La consommation de papier par habitant au Maroc est
relativement faible par rapport à d'autres pays. En comparaison, un Marocain moyen consomme
environ 7 à 10 kg de papier par an, bien en dessous des chiffres des pays comme les États-Unis
(229 kg), l'Amérique du Nord (200 kg), la Chine (74 kg), la Malaisie (25 kg) et l'Indonésie (22
kg). Cependant, avec la croissance économique et l'augmentation des activités industrielles, la
demande en papier au Maroc est en hausse, notamment dans les secteurs de l'emballage et de
l'impression.
La pollution liée au papier constitue un autre problème pour l'environnement naturel. L'industrie
du papier est considérée comme le 3e plus grand pollueur de l'air, de l'eau, du sol, et elle
contribue également au bruit environnemental. Il est estimé qu'en 2020, environ 500 millions
de tonnes de papier et de carton seront produites dans le monde. Près de 80 % des commerçants
et détaillants utilisent des cartons pour l'emballage. Les agents de blanchiment à base de chlore,
utilisés pendant la production, libèrent des substances toxiques dans l'eau, l'air et le sol. Lorsque
le papier se décompose, il émet du méthane, un gaz 25 fois plus toxique que le CO2. L'air
contaminé dans les papeteries est composé de particules chimiques et de gaz tels que le sulfure
d'hydrogène, le méthylmercaptan, le sulfure de diméthyle et le disulfure de diméthyle.
Au Maroc, bien que les infrastructures de recyclage soient encore limitées, il existe de
nombreux avantages à récupérer, réduire, recycler et réutiliser le papier. Par exemple, recycler
une tonne de papier et de carton peut économiser jusqu'à 174 litres de pétrole et réduire jusqu'à
75 % la consommation d'énergie. En recyclant et en réutilisant le papier, nous pouvons éviter
jusqu'à 95 % de la pollution de l'air. Chaque tonne de papier recyclé au Maroc pourrait sauver
environ 17 arbres, 350 gallons de pétrole, et prévenir la pollution des décharges et de l'air. Avec
une gestion améliorée et des initiatives de sensibilisation, le Maroc pourrait considérablement
réduire l'impact environnemental de l'industrie du papier tout en conservant ses ressources
naturelles.
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c) Déchets de Verre
Le verre est un produit inorganique dont la production mondiale a atteint environ 56,51 millions
de tonnes métriques en 2018, avec une augmentation prévue à 65,43 millions de tonnes
métriques d'ici 2023. Le verre est fabriqué à partir d'un mélange fondu de sable de silice, de
carbonate de sodium, de calcaire, et d'oxydes métalliques spécifiques qui servent d'agents
colorants. L'industrie du verre se divise en quatre segments principaux : le verre d'emballage
(45 %), le verre plat (16 %), la fibre de verre (6 %) et le verre spécialisé (33 %). L'industrie
mondiale du verre génère environ 75 milliards de dollars, les principaux producteurs étant les
États-Unis, la Chine, le Japon, la France, l'Inde et l'Allemagne (Chaudhary & Vrat, 2018).
Au Maroc, la consommation de verre par habitant est relativement faible par rapport à d'autres
pays. Par exemple, la consommation de verre par habitant en Corée du Sud est de 89 %, en
France de 64 %, en Allemagne de 51 %, aux États-Unis de 28 %, en Turquie de 6 % et au Brésil
de 5 %, alors qu'au Maroc, elle est estimée à environ 2 à 3 kg par an. Cependant, la production
et la consommation de verre au Maroc sont en croissance, en particulier dans les secteurs de la
construction, de l'automobile, des biens de consommation, et des produits pharmaceutiques.
L'industrie du verre au Maroc agit comme un fournisseur de matières premières et de sources
primaires pour d'autres industries telles que l'architecture, l'automobile, le verre à valeur
ajoutée, les miroirs, et les meubles, qui représentent respectivement une part de marché de 45
%, 15 %, 15 %, 10 % et 15 % (Srivel, 2018).
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d) Gaspillage Alimentaire
Le gaspillage alimentaire est l'un des problèmes majeurs auxquels l'humanité est
confrontée aujourd'hui. Environ 60 % de la population mondiale souffre de la faim, et parmi
eux, 98 % vivent dans des pays en développement ou sous-développés, où ils n'ont pas un
accès suffisant à la nutrition (Liu, et al., 2018). La Chine est le premier producteur alimentaire
mondial, suivie de l'Inde et des États-Unis. Selon l'Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO), environ un tiers des aliments produits dans le monde pour
la consommation humaine (soit 1,3 milliard de tonnes) est gaspillé. Parmi ces pertes, on
trouve les céréales (30
%), les cultures racines (40-50 %), les fruits et légumes (20 %), les oléagineux, la viande, le
poisson, les produits laitiers et autres (35 %) (D. Arokiaraj & R. Srivel, 2017). En Inde, par
exemple, le ministre de l'Agriculture, Radha Mohan Singh, a déclaré que chaque année, entre
58 000 et 96 000 crores de valeur alimentaire sont gaspillés (Banerjee, et al., 2019).
Au Maroc, le gaspillage alimentaire est également un défi important, bien que les
chiffres spécifiques puissent différer de ceux observés dans d'autres régions. Selon la FAO, la
quantité de déchets alimentaires par habitant dans les pays d'Amérique du Nord et d'Europe
est de 95 à 115 kg, tandis que l'Afrique subsaharienne, l'Asie du Sud et l'Asie de l'Est génèrent
entre 6 et 11 kg par an. Cela montre clairement que les pays développés gaspillent plus de
nourriture que les pays en développement (Liu, et al., 2018).
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ou jetés dans des décharges. Il est prévu que la quantité de e-déchets augmentera de 500 % dans
les années à venir, notamment en Asie, avec l'Inde et la Chine étant les deux pays ayant les
industries électroniques à la croissance la plus rapide au monde (Chaudhary & Vrat, 2018). Les
taux de génération de e-déchets par habitant sont les suivants : Chine (7,2 %), États-Unis (6,3
%), Inde (2 %), tandis que les principaux pays producteurs de e-déchets sont : Allemagne (22,8
%), France (21,3 %), États-Unis (19,4 %), Italie (18,9 %), entre autres, comme indiqué ci-
dessous. Le tableau 4 montre les pays générant le plus de déchets électroniques par habitant.
Inclut les produits jetés avec une batterie ou une prise - téléphones mobiles, ordinateurs
portables, téléviseurs, réfrigérateurs, jouets électriques et autres équipements électroniques.
Les déchets électroniques sont parmi les déchets qui connaissent la croissance la plus rapide
dans le monde, et le Maroc n'est pas en reste. Chaque année, le Maroc génère une quantité
croissante de déchets électroniques en raison de l'augmentation rapide de la consommation de
produits électroniques. Selon un rapport du Global E-Waste Monitor, environ 45 000 tonnes de
déchets électroniques sont produites chaque année au Maroc. Toutefois, seulement une petite
fraction de ces déchets est recyclée de manière formelle.
Le Maroc, avec une économie en développement et une adoption croissante des technologies
numériques, fait face à un défi important en matière de gestion des déchets électroniques. Le
secteur informatique, les équipements de télécommunication et les appareils électroménagers
représentent les principales sources de déchets électroniques. La plupart de ces déchets ne sont
pas traités de manière adéquate, ce qui entraîne des risques environnementaux et sanitaires.
Il existe de nombreuses façons différentes pour les installations de récupération des déchets de
trier et de préparer les déchets. À cette échelle, des machines sont souvent utilisées pour rendre
le processus plus efficace. Le tri des déchets municipaux commence souvent manuellement au
niveau des ménages.
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Il est important que les déchets soient triés avant de passer à l'étape suivante de traitement ou
d'élimination. Cela permettra de choisir la méthode d'élimination préférée adaptée au flux de
déchets, ce qui réduira la quantité de déchets finissant dans les décharges.
Les méthodes courantes de tri et de préparation des déchets sont les suivantes :
Séparation Manuelle
Les articles volumineux tels que les gros morceaux de bois, les rochers, les longs morceaux de
tissu, etc., sont retirés à la main avant que le traitement mécanique ne commence. L'équipement
impliqué dans la séparation manuelle comprend généralement un tapis de tri ou une table. Le
tri manuel des déchets est peut-être la technique de gestion des déchets municipaux la plus
répandue ; c'est aussi la seule technique pour l'élimination des plastiques PVC.
Figure 10: Centre de tri des emballages de SYMEVAD à Évin-Malmaison, Pas-de-Calais, France
Le tri à la main est chronophage et demande beaucoup de main-d'œuvre, mais il permet de trier
les déchets de manière à améliorer la séparation des déchets et la récupération des matériaux
recyclables.
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Le contenu en humidité est également crucial, car l'eau peut alourdir certains matériaux ou les
faire coller ensemble.
Réduction de Taille
Deux types d'appareils sont couramment utilisés pour ce processus : les broyeurs à marteaux et
les broyeurs à cisaillement. Les broyeurs à marteaux sont constitués d'ensembles rotatifs de
marteaux en acier oscillants à travers lesquels les déchets passent, tandis que les broyeurs à
cisaillement sont utilisés pour les matériaux difficiles à décomposer tels que les pneus, les
matelas, les plastiques, etc. Les marteaux nécessitent un resurfaçage ou un remplacement
fréquent. Les deux sont énergivores et nécessitent beaucoup de maintenance. Les broyeurs à
marteaux pulvérisent des articles tels que les ampoules fluorescentes, les lampes fluorescentes
compactes et les piles.
Broyeur à Marteaux :
Déchiqueteuse à Cisaillement :
Une autre méthode pour réduire la taille des déchets consiste à placer les déchets dans un
système de broyage centrifuge qui réduit le volume initial de 80% et le poids de 50%. Cela
permet de réduire la taille des particules physiques, mais surtout de réduire la teneur en humidité
des déchets.
Tamisage Trommel
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Un tamis trommel, également connu sous le nom de tamis rotatif, est une machine de criblage
mécanique utilisée pour séparer les matériaux, principalement dans les industries de traitement
des déchets solides. Il se compose d'un tambour cylindrique perforé, normalement incliné à un
angle au niveau de l'extrémité d'alimentation. Pour un tambour incliné, les objets sont soulevés
puis laissés tomber avec l'aide de barres de levage pour les faire avancer dans le tambour ; sinon,
les objets roulent plus lentement. De plus, les barres de levage secouent les objets pour les
séparer. Les barres de levage ne seront pas prises en compte en présence d'objets lourds car
elles pourraient endommager l'écran.
La séparation par taille physique est réalisée lorsque le matériau d'alimentation descend en
spirale le long du tambour rotatif, où le matériau de taille inférieure aux ouvertures de l'écran
passe à travers l'écran, tandis que le matériau de taille supérieure sort à l'autre extrémité du
tambour. Dans l'industrie des déchets solides municipaux, les tamis trommel classent les tailles
des déchets solides. En éliminant les matériaux inorganiques tels que l'humidité et les cendres
de la fraction légère classée par l'air séparé des déchets solides broyés, le tamisage trommel
améliore les déchets solides dérivés du carburant.
Séchage
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Les matériaux séchés ont tendance à être biologiquement inactifs et sont plus faciles à stocker.
Cela se traduit par un carburant dérivé des déchets (RDF) homogène. Tout déchet partiellement
décomposé doit être séché soit au soleil, soit à l'air chaud, ou par une combinaison des deux si
applicable.
Bien que l'option de séchage à l'air soit très limitée au Royaume-Uni pour les clients, pour ceux
qui opèrent dans différentes parties du monde, cela pourrait être envisagé dans le cadre de
l'étude de faisabilité initiale.
19 | P a g e
L'image montre une séparation des métaux non ferreux des matériaux inertes dans un séparateur
à courants de Foucault. Les séparateurs à courants de Foucault, ou séparateurs non ferreux,
utilisent le courant induit dans de petites spirales sur un grand conducteur pour séparer les
métaux non magnétiques.
Un courant de Foucault est un courant tourbillonnant créé dans un conducteur en réponse à un
champ magnétique changeant. Si une grande plaque métallique conductrice est déplacée à
travers un champ magnétique qui intersecte perpendiculairement la feuille, le champ
magnétique induira de petits de courant qui créeront en fait des champs magnétiques internes
s'opposant au changement.
Les séparateurs à courants de Foucault traitent de grandes capacités car le tapis roulant sépare
et transporte en continu et automatiquement les métaux non ferreux. Un facteur important pour
une bonne séparation est un flux uniforme de matériaux, fourni par un alimentateur vibrant ou
un tapis roulant, par exemple, pour fournir une monocouche uniforme de matériaux sur le tapis.
Cela est particulièrement important avec les petites tailles de fractions.
Figure 16 : À gauche : Procédé de séparation des déchets manuels. À droite : Schéma de tri
des déchets manuels.
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Avantages :
Précision : Le système de détection et de traitement d'image offre une précision élevée
dans l'identification et la classification des déchets. Les algorithmes peuvent détecter
même de petites variations dans les caractéristiques des déchets, ce qui permet une
classification précise.
Vitesse : Le traitement des images est réalisé en temps réel, ce qui permet au système
de trier les déchets à une vitesse élevée. Cela permet un débit de déchets élevé à travers
le système de tri, améliorant ainsi son efficacité globale.
Flexibilité : Le système peut être adapté pour reconnaître différents types de déchets en
fonction des besoins du projet. Il peut être mis à jour et amélioré pour prendre en charge
de nouveaux matériaux ou des variations dans les caractéristiques des déchets.
Automatisation : En combinant la détection et la classification automatisées des
déchets, le système permet un tri entièrement automatisé sans intervention humaine.
Cela réduit les coûts de main-d'œuvre et améliore la productivité du processus de tri.
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AXE 2 : Simulation et
programmation de projet
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I. Partie programmation
import cv2
from ultralytics import YOLO
import serial
import smtplib
from email.mime.text import MIMEText
from email.mime.multipart import MIMEMultipart
def read_serial():
try:
info = ser.readline().decode(errors='ignore').strip()
return info if info else '0'
except:
return '0'
msg = MIMEMultipart()
msg['From'] = sender_email
msg['To'] = receiver_email
msg['Subject'] = subject
msg.attach(MIMEText(body, 'plain'))
try:
server = smtplib.SMTP_SSL('smtp.gmail.com', 465)
server.login(sender_email, password)
server.sendmail(sender_email, receiver_email, msg.as_string())
server.quit()
print(" Email sent.")
except Exception as e:
print(f"Failed to send email: {e}")
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while True:
# Lire infos Arduino
info = read_serial()
try:
if int(info) == 1:
send_email("FULL")
except ValueError:
pass # Ignore si ce n’est pas un int valide
if label.lower() == "plastic":
print(" Plastic detected.")
ser.write(b"1\n") # Envoi d'un signal à Arduino
while True:
ack = read_serial()
if ack == "ACK":
print(" Arduino confirmed action.")
break
else:
print("No objects detected.")
cap.release()
cv2.destroyAllWindows()
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Resultat
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Conclusion générale
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Conclusion
En conclusion, notre système de tri intelligent ne se contente pas de faire le travail, il le fait à
toute heure ! Avec une capacité de fonctionnement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il ne prend
jamais de pause-café, ni de week-end prolongé. Cette caractéristique permet une productivité
ininterrompue, un avantage indéniable par rapport au tri manuel qui, même avec les efforts
surhumains de nos braves opérateurs humains, atteint un rythme de 40 pièces par minute, mais
uniquement sur des périodes limitées.
Actuellement, notre système réalise un débit de 6 pièces par minute, ce qui est un excellent
point de départ. Certes, ce n'est pas encore la vitesse de la lumière, mais en y ajoutant des robots
delta, on peut largement booster cette capacité. Ces robots sont conçus pour la rapidité, la
précision, et surtout, pour ne jamais se fatiguer, contrairement à leurs homologues humains.
Imaginez un futur où notre système automatisé rivalisera avec les méthodes manuelles en
termes de rapidité tout en les dépassant largement en termes de constance, de fiabilité et surtout
d'endurance.
En fait, grâce à cette disponibilité 24/7, le système est en mesure de surpasser le tri manuel sur
le long terme, garantissant une efficacité opérationnelle continue, sans failles, ni coupures. Nous
pourrions non seulement accélérer le processus, mais aussi personnaliser le tri en fonction des
besoins de chaque industrie. En optimisant les capacités du système, nous pourrions atteindre
des performances inégalées, tout en minimisant les coûts humains et écologiques.
Alors oui, notre système peut être un peu plus lent en apparence maintenant, mais rappelez-
vous qu’il est là 24/7 ! Pas de fatigue, pas de pauses syndicales, juste du travail constant. Et
bientôt, avec l’ajout des robots delta, il sera tellement rapide qu’il faudra peut-être songer à lui
construire un petit trophée.
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