Santé
INTRODUCTION
Les affaires médiatisées : changement de paradigme par les juges pour prendre en compte les risques
inhérents au métier. Quelques affaires :
- Cadmium dans l’entreprise SAFT
- AZF Toulouse
- France Télécom
But du changement de paradigme : fixer un cadre juridique pour impliquer l’employeur dans la
protection des salariés sinon sanctions (forte amande, responsabilité civile engagé, etc.).
Nouveauté : l’entreprise en tant que pers morale peut être condamné hormis l’employeur.
Sources :
- Code du travail : L. ou R. (décret, ordo, arrêtés) =,la partie réglementaire explique la loi
- Convention interna/communautaire : UE, ONU, OIT, OMC
- Convention collective : signé entre l’employeur et les represent de l’organisation syndicale
- Jurisprudence : éclaircissement/interprétation de la règle de droit donné par les J (Cour Cass)
- Circulaires intermini : interprétation de la loi par les ministres
- Doctrine : interprétation par les enseignants chercheurs
- Contrat de travail : crée des D et O pour les parties
- Usages : les R fait par l’employeur
Les 8 parties du Code du travail :
- La relation indivu du travail
- Les relations collectives du T
- La santé et la sécu au travail
- L’emploi
- La formation pro
- Les exceptions liées à certaines activités
- Le contrôle (l’inspecteur du travail)
Autres sources : protocoles, ANI (accords natio interpro), CSE (ancien CHSCT)
- Ex : protocole natio pour assurer la sécu et la santé des travailluers pendant la COVID
I. LE CONTENTIEUX EN MATIERE DE SANTE ET DE SECURITE AU TRAVAIL
2 Instances juridictionnelle :
- Civile : s’occupe de la reparation du préjudice = trancher les conflits + indemnisation
- Pénale : condamne ou sanctionne les délits et infraction en infligeant une peine
Compétence du pôle social (ancien TAS et TCI) : au sein des tribunaux judi, compétent pour tout le
contentieux de la SS (AT-MP, URSSAF, handicap, invalidité, faute inexcusable de l’employeur, etc.)
3 degrés de juridiction :
- TI, TGI (fusion des 2 T) : tribunal de commerce et CPH pour le travail
- CA : chambres sociales dans le cadre du contentieux du droit du T
- Cour Cassation : pourvoi
Les conseils de Prudhomme (CPH)
- Compétence : tous les conflits sur les relations indivu du travail (salarié-employeur)
- Composition : 4 juges = 2 conseillers prudhommaux pour les employés et 2 pour les salariés
- Rôle du juge du travail : depuis 1908 cette institution est chargée du contentieux du droit du
travail (licenciement, santé au travail, prime, harcèlement, discrimination ou durée du travail)
- Plusieurs sections correspondant à chaque secteur d’activité : agriculture, industrie,
commerce, encadrement des activités diverses
- Présidence : chaque année est élu un prés qui représentera 1/2x les salariés ou les employeurs
II. LES FONDAMENTAUX DE LA PROTECTION DES TRAVAILLEURS
TITRE II : PRINCIPE GENERAUX DE PREVENTION (code du travail)
CHAP I : OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR
Art. L.4121-1 du code du travail (base de la santé et la sécurité au T) : énonce que « L'employeur
prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travail-
leurs ».
Ces mesures comprennent :
- Des actions de prévention des risques professionnels
- Des actions d'information et de formation
- La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés
- L’employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et
tendre à l'amélioration des situations existantes
Art. L.4121-2 du code du travail : énonce 9 principes généraux de prévention
- Éviter les risques ;
- Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
- Combattre les risques à la source ;
- Adapter le travail à l’homme : concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des
équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter
le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;
- Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;
- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;
- Planifier la prévention : en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du
travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notam-
ment les risques liés au harcèlement moral » «et au harcèlement sexuel » «, ainsi que ceux liés
aux agissements sexistes » ;
- Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection
individuelle ;
- Donner les instructions appropriées aux travailleurs.
3 priorités découlent de l’art L.4121-2
- Evaluer l’ensemble des risques avant d’envisager leur prévention
- Diminuer ou supprimer toute possibilité de résiliation d’un risque avant de se résoudre à
limiter seulement la probabilité
- Intégrer l’exigence de protection dans les choix structurels notamment en termes
d’organisation du travail (conception des postes de travail, choix des équipements et
méthodes) plutôt que d’avoir à corriger les effets néfastes à postériori
Ex : bac de dégraissage avec le solvant chloré (page 6-7) + exposé sur France Télécom
Employeur doit justifier qu’il a trouvé des solutions techniquement viables existantes sur le marché
par le biais du médecin du travail, les fournisseurs, des institutions représentatives des salariés, etc.
Pour éviter la survenance d’un risque en pratique l’E doit :
- Planifier la prévention : programmer ce qu’on a décidé + mettre en place un plan d’action.
- Préciser les responsabilités : qui fait quoi, selon quel délai et aussi réfléchir à des mesures con-
servatoires (mesures temporaires mais qui vont assurer la protection).
- Limiter l’accès au poste : interdit au jeune travailleur, femme enceinte, autorisé personne avec
expérience, ceux qui sont autorisé leur faire porter un équipement,
- Informer les travailleurs sur les dangers, les risques et les moyens de les prévenir = On veut
les faire prendre conscience du danger.
- Transférer la démarche à tous les risques : risques physique, mentaux, psychosociaux
- Distinguer le court therme et le long terme : ce qui doit etre fait tout de suite et plus tarde
Plus le plan d’action sera pris collectivement plus il sera accepté. Il faut s’entourer de spécialistes qui
vont venir évaluer le risque et amener à réfléchir sur les moyens de préventions les + adapté à la
situation.
Ces principes mettent en lumière l’obligation de sécurité de l’employeur
- Obligation se sécu : E est responsable de protéger la santé et la sécurité du salarié
- Conséquence de l’obliga : dès lors que le salarié a un accident dans l’entreprise, maladie pro-
fessionnelle c’est cette obligation qui va être retenue.
- Evolution de la notion de santé au travail par la jurispru : pendant longtemps c’était l’absence
de maladie et d’infirmité mais aujd c’est le bienêtre au travail (santé physique et mental du
travail, introduction de la qualité de vie au travail qui va intégrer d’autre notion).
- Emergence de la notion de « bien-être au travail » : n’a pas encore de contour = on va donc
très largement s’ouvrir à d’autres sphères notamment des congés illimités. C’est un moyen de
prévention pour éviter les risques psychosociaux dans l’entreprise.
- Le risque : une notion abstraite qui est inobservable qui est entre le danger et le dommage,
c’est une rencontre entre le danger et l’homme et si le risque se réalise il y’a le dommage.
Lorsqu’il se realise , il y aura des atteintes +/- grave sur la santé mentale (dépression, stress)
ou physique (perte de cheveux, pb cardiaque, suicide) du travailleur
Différence entre AT et MP
- AT : survenance soudaine
- MP : évolution lente et progressive
NB : le lien avec le travail est automatique car on estime que l’E n’a pas fait correctement son travail
car le risque n’a pas été assez encadré = réparation des probables séquelles par l’E en cas de AT-MP
L’Accident de travail (AT)
- Art. 411-1 du code de la SS : « Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause,
l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à
quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d'entreprise. »
- Cass. Soc., 2 avril 2003 : : « Constitue un accident du travail, un évènement ou une série
d’évènement survenue à une date certaine par le fait ou à l’occasion du travail dont il ait résulté
une lésion corporelle quel que soit la date d’apparition. »
3 conditions à réunir selon la déf de la décision du 2 avril 2003 :
Un fait accidentel soudain : La nécessité de pouvoir le dater de manière certaine l’accident qui a pour
origine un fait extérieur. Critère fondamentale de distinction avec MP (processus lent et progressif).
Cet évènement accidentel peut être causé par :
- Un enchainement de faits précis : machine ayant entrainé une blessure
- Une situation précise : le bruit, le froid, la chaleur
- Situation doit entrainer des lésions à une date certaine : lésion auditive lié à un appareil bruyant
Une lésion corporelle lié à cet évènement : le fait accidentel a causé une lésion certaine à l’organisme
de la victime
- Une lésion certaine : lésion corporelle ou un traumatisme psychique
- Lié au fait accidentel : le fait accidentel doit être la cause de la lésion, de manière directe ou
différé
- Preuve (éléments objectifs) : établi si la lésion est imputable au fait accidentel
Et un lien de causalité entre ce fait et le travail : l’accident doit avoir un lien direct avec le travail
- Présomption de l’imputabilité : le fait est survenu sur le lieu du T et pendant le temps du T
- Preuve de l’imputabilité : lien caractérisé dès lors que le travailleur est soumis à l’autorité ou
surveillance de son employeur ou dès lors que l’accident est survenu par le fait du travail.
La Maladie Pro (MP) (page 8)
Déf : conséquence de l’exposition plus ou moins prolongée à un risque qui existe lors de l’exercice habituel de la
profession. Ce peut être, par exemple, l’inhalation quotidienne de petites doses de poussières ou de vapeurs
toxiques ou l’exposition répétée à des agents physiques (bruit, vibrations, etc.)
Art L.461-6 du Code SS : oblige tout docteur en médecine à signaler tout symptôme ou maladie qu’il pense être
en relation avec le travail. Ce dispositif n’entraine aucune prise en charge spécifique pour la victime et aucune
conséquence pour l’employeur.
- Tableau maladie pro (3 colonnes obligatoires à remplir) : désignation de la maladie (nom),
délai de prise en charge (délai entre le moment où on arrête de travailler et le moment où on
constate pour la première fois l’existence de la maladie, délai plus ou moins long en fonction
des maladies),et les conditions d’exposition (liste de métier, conditions de travail
- Le cas des maladies psychosociales (burn-out, stress, dépression) : on passe par un système
complémentaire et très complexe (1993) = Il faut prouver qu’on a des séquelles au moins égale
à 25% dû à la maladie (niveau très élevé), ensuite on doit aller devant une commission
(C2RMP : Commission régional de reconnaissance des maladie pro)
3 moyens d’avoir une compensation en cas de MP :
- Faute inexcusable de l’employeur : absence de mesure prise pour préserver la santé et
sécurité de l’employeur Et pas de prise de conscience sur le danger encourue par le salarié
- L’invalidité (art. L.251-1 Code SS) : la pers est absolument incapable d’exercer une activité pro
= revenu de remplacement qui va compenser une perte de salaire quand la personne a une
réduction de sa capacité de travail.
Art. L351-3 du code de la sécu social = l’invalidité est appréciée en fonction de l’âge, l’état générale
etc… Les pensions d’invalidité vont être plafonné par desp lafond prévu par la sécu sociale. Dans la
première catégorie on peut toucher max 1028 euros. En deuxième catégorie max 1714 euros. La
dernière catégorie = complément de 1125 euros (tierce personne pas rémunéré, cad qlq de la famille
pas une aide-soignante ou autre).
- L’inaptitude : est un régime dérogatoire qui va permettre de se séparer d’un salarié quand
bien même c’est pour des causes de santé, le legislateur a mis en place une procédure très
protectrice qui est le reclassement pro
= Maladie psychique au travail :
Définition : situation de travail avec stresse, violences internes (commises au sein de l’entreprise
par les salariés), violences externe (personnes externes à l’entreprise).
= Droit à la déconnexion :
=Evaluation des risques pro :
Démarche : voir sur YT
III. ….
IV. ;;