Généralités :
Phénomène résultant de la combinaison d'un corps avec l'oxygène de l'air (ou celui contenu dans un
produit chimique) et s'accompagnant d'un dégagement de chaleur avec ou sans flammes. Ma
chambre était maintenue tiède par le feu que je laisse brûler à combustion douce (Malègue,
Augustin,t. 2, 1933, p. 260).Lavoisier arrive à conclure que la respiration n'est qu'une combustion
lente des aliments, c'est-à-dire une oxydation (H. Camefort, A. Gama, Sc. nat.,1960, p. 159):
Une combustion
La combustion est une réaction chimique qui a lieu lors de la combinaison entre l’oxygène
(comburant) et une matière combustible (carburant). Cette réaction produit essentiellement un
grand dégagement de chaleur (réaction exothermique) et peut être accompagnée d’émission de
rayonnements visibles ou proches des Ultra Violet ou Infra Rouge.
DÉFINITIONS
LE POUVOIR CALORIFIQUE C’est la quantité de chaleur produite par la combustion totale d’une
quantité unitaire de combustible. Dans le milieu scientifique, on l'exprime souvent en kJ/kg de
combustible. Néanmoins, suivant le domaine d'application, on peut l'exprimer dans d'autres unités
plus pratiques, par exemple, en kWh/m³ pour le gaz ou kWh/litre pour le fuel.
PCI et PCS d’un combustible
Selon l’état physique des produits (liquide ou vapeur), on distingue le Pouvoir Calorifique Inférieur du
Pouvoir Calorifique Supérieur.
Evidemment : PCS > PCI ! Leau = 2,5 MJ/kg = 44 kJ/mol PCI de l’ordre de 20 à 40 MJ/kg PCS ~ 1,[Link]
=> les chaudières à condensation ont un meilleur rendement
LE POUVOIR CALORIFIQUE SUPERIEUR ➙ PCS Le pouvoir calorifique supérieur représente
l’énergie dégagée par la combustion complète d’un kg ou d’un m3 de combustible, en récupérant la
chaleur de condensation de l’eau dans les fumées. Les chaudières à condensation utilisent ce
procédé pour augmenter leur rendement.
LE POUVOIR CALORIFIQUE INFERIEUR ➙ PCI Le pouvoir calorifique inférieur représente l’énergie
dégagée par la combustion complète d’un kg ou d’un m3 de combustible, SANS récupérer la chaleur
de condensation de l’eau dans les fumées.
Une estimation du Pouvoir Calorifique Supérieur massique peut être faite grâce à la formule
empirique de BOIE :
où la variable xi représente les fractions massiques du constituant i dans le matériau
Exemple pour l’éthanol C2H5OH de masse molaire 46 g/mol.
xC = 2.12/46 = 52,2%
xH = 6.1/46 = 13,0%
xO = 1.16/46 = 34,8%
d’où un PCS de l’ordre de 29,6 MJ/kg (à comparer à 26,9 MJ/kg)
« O. Bonnefoy (bonnefoy@[Link]) »
LES COMBUSTIBLES
Les combustibles sont multiples (fioul, pétrole, gaz, charbon...), mais ils ont un point commun, celui
de contenir principalement des hydrocarbures, combinaisons multiples de carbone et d’hydrogène.
Il existe trois familles de combustibles: SOLIDE / LIQUIDE / GAZEUX.
Quelle que soit la nature du combustible, la réaction de combustion proprement dite ne peut avoir
lieu que lorsque les réactifs sont sous forme gazeuse.
Si le combustible n'est pas à l'état gazeux, il se vaporise ou se sublime préalablement
(éventuellement après décomposition chimique).
Voici la représentation générique d’un combustible :
LES COMBURANTS
Un comburant est un corps chimique qui a pour propriété lors d’un mélange avec un combustible,
de provoquer et d’entretenir la combustion. Le comburant le plus utilisé est le dioxygène ( O2 )
appelé plus communément l’oxygène, contenu dans l’air ambiant que nous respirons au quotidien.
Il existe d’autre comburant tel que : l’Ozone, le Chlorite, l’Acide nitrique, le Nitrate de potassium,
l’Oxydes d’azote, l’Oxyde métalliques...
Pour les chaudières, on utilisera l’oxygène contenu dans l’air ambiant comme comburant.
Constitution de l’air ambiant :
LA COMBUSTION STOECHIOMÉTRIQUE
La combustion se produit lorsque l’on mélange un comburant avec un carburant et une source de
chaleur. La combustion provoque le changement des liaisons entre les atomes du combustible et
ceux du comburant, sans rien en perdre.
On dit que la combustion est parfaite lorsque la quantité exacte d’oxygène correspond à la
combustion complète du combustible, c’est une combustion Stœchiométrique. Le dégagement de
chaleur est alors maximum.
Voici la représentation d’une combustion parfaite ou stœchiométrique, de deux combustibles
fossiles:
Nous remarquons que l’azote, gaz neutre, ne réagit pas ou peu avec les autres composants du
mélange.
LA COMBUSTION INCOMPLÈTE
Lorsque la combustion se fait avec une arrivée d’oxygène insuffisante, on parle de combustion
incomplète. Celle-ci se traduit par la production d’imbrulés (suies) ou d’éléments partiellement
oxydés comme le monoxyde de carbone (CO), très dangereux pour la santé.
Le CO est un gaz très dangereux : il est inodore, il passe dans le sang, se fixe sur l'hémoglobine à la
place de l'oxygène et empêche le transport de celui-ci jusqu'aux cellules. Une teneur de 0,2 % de CO
dans l'air entraîne la mort en moins de 30 minutes.
Voici la représentation d’une combustion incomplète, de deux combustibles fossiles:
LA COMBUSTION COMPLÈTE OXYDANTE
Lorsque la combustion se fait avec un excès d’oxygène, la combustion est alors complète mais
oxydante. Celle-ci se traduit par un fort excès d’oxygène et d’azote dans le produit de combustion.
Dans la pratique il est très difficile d’obtenir la quantité stœchiométrique pour une combustion
parfaite, alors on ajoute un léger excès d’air pour s’assurer que toutes les molécules de combustible
soient bien en contact avec l'oxygène.
En effet, il faut prévoir que certaines molécules d'oxygène vont traverser le foyer sans se lier au
combustible. Dit autrement, il faut éviter d'avoir des zones, des poches, où le processus de
combustion viendrait à manquer localement d'oxygène.
On travaille donc avec un excès d'air «comburant» qui s'élève par exemple pour la combustion du
fuel à environ 20 %
Voici la représentation d’une combustion complète oxydante, de deux combustibles fossiles:
LE CO2
Le dioxyde de carbone ou CO2 est naturellement présent dans l’atmosphère terrestre. Les nombreux
systèmes énergétiques à combustion (chaudières , voitures ....) rejettent une quantité inquiétante de
CO2 dans l’atmosphère. Gaz à effet de serre, le CO2 retient la réémission de l’énergie thermique vers
l'espace, reçue au sol sous l'effet du rayonnement solaire.
Le CO2 est principalement lié à l'utilisation des combustibles fossiles, elle-même liée à l'activité
économique. Voici les ordres de grandeur du CO2 (dioxyde de carbone) et du H2O (vapeur d’eau),
produits lors de la combustion par des combustibles fossiles.
« DOSSIER THERMODYNAMIQUE LES NOTIONS DE LA COMBUSTION Version 002-2014 »
Il existe deux types de combustions : o les combustions lentes et les combustions vives.
Les combustions vives ont lieu à des températures élevées et sont rapides (ex. combustion du
méthane, gaz de ville).
Les combustions lentes ne sont pas accompagnés d’émission de lumière et se produisent à basse
température. La respiration est une combustion lente, un clou qui rouille dans l’air humide
également.
TRIANGLE DU FEU :
Traditionnellement le phénomène de feu est schématiquement représenté par le triangle du feu
dont les trois côtés symbolisent les trois éléments nécessaires à une combustion.
Remarque
Si la quantité de dioxygène n’est pas suffisante (présent en quantité plus petite que ce que prédit la
Loi de Lavoisier : La combustion es alors incomplète et on forme du CO + H2O). CO = monoxyde de
carbone : très toxique (intoxication au CO)
Bilan de la transformation chimique
Complétez ci-dessous le bilan de la transformation chimique traduisant la combustion du carbone.
On place à gauche de la flèche les noms des réactifs séparés par le signe + et à droite de la flèche le
nom du ou des produits.
Conclusion
Réaliser une combustion, c'est faire brûler une matière combustible.
La combustion du carbone est une transformation chimique : elle se produit entre le carbone et
le dioxygène de l'air; ces deux substances sont les réactifs.
La combustion du carbone libère de l'énergie thermique encore appelée « chaleur » dans le langage
courant.
Le produit de cette combustion est du dioxyde de carbone.
Ce gaz se reconnaît au précipité blanc de carbonate de calcium (calcaire) qu'il forme avec l'eau de
chaux.
« 4_chimie_chap3.pdf »
L'essentiel
Une combustion est une réaction chimique exothermique mettant en jeu un combustible et un
comburant (par exemple, les hydrocarbures avec le dioxygène de l'air).
La combustion complète d'un hydrocarbure produit du dioxyde de carbone (CO2) et de l'eau
(H2O).
La combustion incomplète d'un hydrocarbure risque de produire du monoxyde de carbone, ou
du carbone, et de l'eau.
« Fiches de cours du CP à la Terminale > Les produits de combustion » «2
Expression du rendement de combustion
En pratique, on exprime souvent le rendement de combustion par la formule de Siegert :
ηcomb = 100 - f x (Tfumées - Tamb) / %CO2
où :
Tfumées = la température des fumées à la sortie de la chaudière [°C]
Tamb = température ambiante de la chaufferie [°C]
%CO2 = la teneur en CO2 des fumées [%]
f = facteur dépendant principalement du type de combustible (mazout : f = .. 0,57 ..; gaz
naturel : f = .. 0,47 ..)
On relève les trois éléments clés de cette formule qui doivent être mesurés :
1. La température des fumées.
2. La température ambiante de la chaufferie, qui correspond à la température de l'air
aspiré par le brûleur. La différence de température entre l'air de la chaufferie et les
fumées symbolise la chaleur perdue dans la cheminée.
3. Le pourcentage de CO2. Le pourcentage de CO2 contenu dans les fumées se calcule à
partir de la mesure de la quantité d'oxygène encore présente dans celles-ci , par la
formule :
%CO2 = %CO2max x (21 - %O2) / 21
où :
%O2 = la teneur en oxygène mesurée dans les fumées [%].
%CO2max = la teneur en CO2 des fumées si la combustion était idéale (pour le fuel : 15,2 % et
pour le gaz : 11,9 %).
Évaluer Interpréter une mesure de rendement de combustion.
Mesure manuelle
Anciennement, le rendement de combustion était calculé au moyen un coffret de contrôle de
combustion.
Celui-ci comprend :
Un mesureur de CO2. Une certaine quantité de fumées est aspirée à la sortie de la chaudière
(par un trou dans la buse de raccordement). Les fumées sont mélangées à un réactif qui peut
absorber une certaine quantité de CO2. L'absorption du CO2 crée un vide dans l'appareil de
mesure qui déplace le liquide de la colonne centrale, le long d'une échelle graduée.
Orifice dans la buse de raccordement à la cheminée pour la mesure du rendement de
combustion.
Un thermomètre gradué à bimétal à introduire dans la buse de raccordement à la
cheminée.
Un opacimètre. Il s'agit d'une pompe qui permet d'aspirer les fumées au travers d'un
papier filtre. Le noircissement du papier filtre est comparé à une échelle de référence.
Un déprimomètre.
Pompe permettant d'aspirer la fumée au travers d'un papier filtre.
La mesure manuelle du rendement de combustion n'est pas complexe. Les étapes successives
sont cependant relativement longues et demandent une certaine rigueur dans la mesure. Par
exemple, le thermomètre doit aboutir au centre du conduit de raccordement et sa position doit
être ajustée pour se situer au point le plus chaud. De plus le temps de réponse d'un
thermomètre bimétal est long. Il faut donc attendre au minimum 5 minutes pour avoir une
stabilisation, ce que peu de personnel d'entretien applique ...
Le rendement de combustion ainsi calculé est plus élevé qu'il ne l'est en réalité.
Un autre exemple : le réactif utilisé pour la mesure du CO2 a également une certaine durée de
vie après laquelle il doit être remplacé, ce qui n'est pas toujours fait ...
Analyseur de combustion électronique
Régler précisément un brûleur en mesurant, en parallèle, le rendement de combustion de
façon manuelle, est quasi inconcevable.
Il faut prélever .. agiter .. contrôler .. calculer .. régler .. prélever .. agiter .. contrôler .. calculer
.. régler...
Cela montre tout l'intérêt des analyseurs de combustion électroniques.
Ces appareils permettent de mesurer, en une seule manipulation, la température des fumées, le
pourcentage d'O2, de CO, de NOx, l'excès d'air et calculent en direct le pourcentage de CO2,
l'excès d'air et le rendement de combustion.
Le coût d'un appareil de ce type est de l'ordre de 750 à 1 000 €.
« [Link] »
3. LA COMBUSTION REELLE
31. Définition
La combustion stœchiométrique est la base des calculs théoriques en combustion. Les
analyses réalisées ou les résultats fournis d’une combustion réelle, d’un combustible de composition
connue, vont permettre de la définir précisément, par comparaison avec les résultats de la combustion
neutre. Ainsi, par rapport à la théorie, on pourra définir :
- La combustion en excès d’air
- La combustion en défaut d’air
En pratique, c’est l’analyse des fumées sur site qui donnera les renseignements techniques
nécessaires à la définition de la combustion réelle.
32. La combustion en excès d’air
On parlera de « combustion en excès d’air » chaque fois que l’on détectera la présence
d’oxygène dans les produits de combustion. L’excès d’air peut résulter soit d’un réglage du volet d’air
au niveau du brûleur (brûleur à air soufflé), soit d’une impossibilité à régler l’arrivée d’air (brûleur
atmosphérique). Cet excès d’air est indispensable pour une combustion complète
L’air en excès impliquera :
- une augmentation des pertes par les fumées,
- une diminution du rendement de la chaudière.
Ainsi cette augmentation entraînera un accroissement des dépenses énergétiques sur une
saison de chauffe (consommation de combustible plus importante), qui restent non négligeables
même pour de petites puissances de chaudières.
On caractérise l’air en excès par le facteur d’air Fa ou taux d’aération n en utilisant la
relation suivante :
Volume d'air réellement admis au brûleur Va + VEA
n= n=
Volume d ' air théorique soit Va
Avec : Va : Pouvoir comburivore [m3(n) d’air / unité de combustible]
VEA : Volume d’air en excès [m3(n) d’air en excès / unité de combustible]
Nota : Généralement « n » est fourni par les relevés réalisés sur site à l’aide d’analyseurs de
fumées.
VEA = Va ×( n - 1 )
Pourcentage d’excès d’air EA% : EA% = (n-1)*100
33. Le Diagramme d’OSTWALD
Pour caractériser facilement la qualité de la combustion d’une installation, on mesure les taux CO2
et O2 dans les fumées, à l’aide d’un analyseur de fumées.
Ensuite, le diagramme permet d’obtenir en fonction du CO2 mesuré et du O2 mesuré :
Le type de combustion réelle
Le % d’excès d’air ou de défaut d’air
Le CO (s’il y a lieu)
Il est défini pour un combustible donné, l’axe des abscisses représente le O2 et celui des
ordonnées représente le CO2. Il comporte en général :
La droite des combustions oxydantes ( CO = 0%) graduée en excès d’air,
Une graduation en défaut d’air sur l’axe vertical ( O20%),
Le point représentatif de la combustion neutre ( O2=0% et CO = 0%) pour CO2max,
Les droites d’égale teneur en CO ( CO = cte) parallèle à la droite des combustions
oxydantes,
Les droites d’égal excès ou défaut d’air
Les diagrammes d’OSTWALD sont applicables à tous les combustibles, ils sont insensibles
aux teneurs en eau et en cendres des combustibles solides, mais ne sont plus utilisables si la teneur
en imbrûlés solides dépasse 3%. Les diagrammes pratiques sont limités à leur partie utile (O2 <21%).
Figure 1 : Diagramme d'OSTWALD du FOD
Exemple : On mesure CO2 =11% et O2 =6%
Sur le diagramme, on place le point, qui sur la diagonale supérieure : La combustion est donc
complète, avec 38 % d’excès d’air, et 0%de CO
En fonction de la fiche technique du matériel de combustion, on peut ensuite modifier les
réglages pour diminuer l’excès d’air.
34. Température de rosée des fumées
Température à laquelle la vapeur d’eau des fumées se condense : Elle dépend du
combustible et de l’excès d’air. La chaudière doit présenter aux fumées une température de
surface inférieure ou égale (environ 50/55 °C pour le gaz) pour récupérer cette chaleur de
condensation.
[Link] de combustion, de générateurs
A partir de la puissance absorbée par le brûleur, quelles sont les différentes puissances à
calculer ? voir schéma page suivante
41. Brûleur en marche
Schéma de principe
41.1 Puissance absorbée : générée par la combustion du combustible
Pa = qm * PC ou = qv * PC
kW kg/s kJ/kg m3/s kJ/m3
qm ou qv : débit de combustible
PC : Pouvoir Calorifique du combustible
Suivant le PC que l’on considère, (PCI ou PCS), on obtient Pa en kW PCI ou
PCS. Pa est repéré A ou A’ sur le schéma
41.2 Puissance utile : Puissance transmise au fluide caloporteur
repéré C sur le schéma
Pu = Qm * C * (Ts – Te) à calculer de part et d’autre de la chaudière
kW kg/s kJ/kg.K K
Ts, Te : Température de sortie / d’entrée d’eau à la chaudière
C : Capacité calorifique de l’eau = 4.18 kJ/kg.K pour de l’eau pure
Qm : débit massique de l’eau dans la chaudière
41.3 Pertes par les fumées
On distingue 2 types de pertes : pertes en chaleur sensible (température des
fumées) et pertes en chaleur latente (pertes de vapeur d’eau)
pertes en chaleur sensible
A calculer à partir d’abaques, ou de la capacité calorifique des fumées, ou
des enthalpies spécifiques des composants des fumées, ou encore par des
formules empiriques (ex : SIEGERT)
Pf = qmf * cf * (Tf - Ta)
kW kg /s kJ/kg.K K
Tf : Température des fumées
Ta: Température de l’air ambiant
Qmf : débit massique des fumées
Qvf : débit volumique des fumées
Avec :
qmf = qvf * ρf
kg/s m3(n)/s kg/m3(n)
qvf = VFH * q(combustible)
m3(n)/s m3(n)/unité(n) unité(n)/s
Remarque : dans le cas d’une chaudière à condensation, VFH sera remplacé
par VFS car la vapeur d’eau s’est condensée
Formule de SIEGERT : en %
%Pf = X * (Tf - Ta) / %CO2
Avec X : Coefficient dépendant du combustible
X = 0.57 FOD
X = 0.49 gaz naturel
%Pf : % de pertes des fumées
% CO2 : Taux de CO2
Cette formule ne tient pas compte des pertes par les imbrûlés (CO, C)
pertes en chaleur latente
elles dépendent de la masse d’eau m(H2O) qui s’échappe dans les fumées et
qui n’est pas condensée, pour une unité normale de combustible
perte = m(H2O) * Lv
kJ kg kJ/kg
Lv : chaleur latente de condensation de l’eau : environ 2500 kJ/kg
41.4 Pertes par les parois de la chaudière
Par convection et rayonnement dans la chaufferie
Ces pertes se déduisent des résultats précédents, ou bien sont données par
le constructeur de chaudière en % de la puissance utile
42. Brûleur à l’arrêt
Pertes d’entretien
Brûleur à l’arrêt, les pertes de chaleur se font par les parois de la chaudière, par balayage
43. Rendements
431. Rendements de combustion (voir schéma)
Rendement de combustion sur PCS
Rc = B / A’
B : dans le cas d’une chaudière à condensation, il faut tenir compte de la masse d’eau condensée qui
dégage de la chaleur latente
Rendement de combustion sur PCI (parfois supérieur à 100 %...)
Rc = B / A
Remarque : Dans le cas d’une chaudière sans condensation, lorsque les pertes par les fumées sont
exprimées en %, il suffit de faire :
Rc (PCI) = 100 - %pertes fumées
Comment passer du Rc (PCI) au Rc (PCS) ?
Rc (PCI) = Rc (PCS) *PCS / PCI
432. Rendement utile sur PCS ou sur PCI
Ru = Pu / Pa = C / A’ (ou A)
Remarque : Dans le cas d’une chaudière sans condensation, lorsque les pertes par les fumées et les
pertes par les parois sont exprimées en %, il suffit de faire :
Ru (PCI) = 100 - %pertes fumées - %pertes parois
433. Rendement global
Rg = Qu / Qa
Qu = Energie utile cédée à l’eau (kJ)
Qa = Energie absorbée par le brûleur (kJ )
434. Cas des chaudières à condensation
Dans ce cas, on récupère :
- de la chaleur sensible, en rejettant des fumées plus froides
- de la chaleur latente, en condensant une partie de la vapeur d’eau des
fumées à condition de rejetter les fumées à une T° < T°rosée fumées
Rendement de combustion du gaz sur PCI : (formule empirique donnée par GDF)
RC(PCI) = 100 – (35 n +6) *(Tf – Ta)/1000 + 6.6 * m
Avec n : facteur d’air, m masse d’eau condensée en kg par m3(n) de gaz, Tf température des fumées,
Ta température ambiante de la chaufferie
« [Link] »
LE FEU 1.1 DEFINITION Le feu est la manifestation visible de la combinaison d'un corps combustible
avec un corps comburant en présence d'une énergie d'activation. Cette combinaison s'appelle une
COMBUSTION. Combustion : réaction exothermique (dégagement de la chaleur) entre l'oxygène de
l'air et certaines substances (solides, liquides ou gazeuses) dites combustibles, l'oxygène étant le
comburant.
COMBUSTIBLE + COMBURANT + CHALEUR = FEU
ENERGIE D'ACTIVATION
L'énergie d'activation est l'énergie nécessaire " pour faire démarrer " la combustion.
Elle peut avoir des origines diverses :
- thermiques : feux nus, séchage, etc. ;
- chimiques : phosphore + air, mélange oxydant
- réducteur ;
- biologiques : bactéries (fermentation) ;
- mécaniques : frottements ; - électriques : électricité dynamique : isolement, mauvais contact, etc. ;
- électricité statique : frottements.
3. ECLOSION ET DEVELOPPEMENT D'UN INCENDIE
L'éclosion correspond pour le feu à une période d'instabilité due, le plus souvent, à une réserve
insuffisante de comburant.
Dans les 5 à 10 minutes qui suivent la naissance d'un feu, il s'éteint après de fortes émissions de
fumées, si toutes les issues sont fermées et étanches. Toutefois, une amenée d'air, le plus souvent
due au bris de vitres sous l'effet de la chaleur, active le phénomène en multipliant par 15 ou 20 la
quantité de matière brûlée par unité de temps.
On distingue :
- l’explosion de fumées (Backdraft) ;
- l’embrasement généralisé éclair (flash-over).
Ces notions sont développées dans le guide de référence des phénomènes thermiques.
4. LA COMBUSTION
4.1 COMBUSTION DES GAZ
Seuls les gaz brûlent, que ce soient des gaz de distillation provenant de corps chauffés à l'état solide
ou de vapeurs de liquides inflammables. En pratique, c'est le mélange « gaz-combustible - oxygène
de l’air » qui est inflammable, à 2 conditions :
- que l'énergie d'activation soit suffisamment élevée ;
- que la concentration du mélange soit comprise entre certaines limites.
Concentration stœchiométrique : concentration qui correspond à la réaction chimique complète et
qui donne la température la plus élevée.
4.11 Point d'ignition (ou point d'inflammation)
C'est la température minimale à laquelle un mélange combustible de gaz et d'air s'enflamme en
présence d'un flamme avec persistance de flammes. Ce point varie avec la pression du mélange
gazeux.
4.12 Point auto-ignition (ou point d'auto inflammation ou d'auto combustion)
Il s'agit de la température à laquelle un mélange gazeux combustible peut s'enflammer
spontanément sans la présence de flamme ou d'étincelle. }
4.13 Point éclair
Le point éclair d'un liquide combustible est la température minimale à laquelle il émet suffisamment
de vapeurs pour former, avec l'air ambiant une atmosphère inflammable. Cette grandeur physique
est en principe propre aux liquides dits inflammables.
4.2 COMBUSTION DE LIQUIDES
En dehors de quelques cas assez rares, ce ne sont pas les liquides qui sont inflammables mais les
vapeurs ou gaz qu'ils émettent. Tout revient donc en ce qui concerne les liquides à l'étude de la
combustion des gaz et nécessite la coïncidence des mêmes conditions.
4.3 COMBUSTION DES SOLIDES
Le phénomène de la combustion des solides est très complexe. De façon générale c'est la combustion
des produits volatiles dégagés qui est la cause élémentaire provoquant le départ de l'échauffement
conduisant à la combustion.
On distingue 2 types de combustion des solides caractérisés par leur vitesse de réaction :
- la combustion vive et la combustion lente ;
- la combustion spontanée.
4.31 Combustion vive et combustion lente
La combustion vive est une réaction qui entraîne un dégagement important de calories avec comme
conséquences une forte élévation de température et une émission d'un phénomène lumineux
(flammes).
La combustion lente est une réaction qui entraîne un faible dégagement de calories avec peu
d'élévation de température, des phénomènes lumineux presque nuls et une absence totale de
flamme.
La combustion vive, à l'inverse de la lente consomme rapidement la quantité d'oxygène qui lui est
nécessaire.
4.32 Combustion spontanée
La combustion spontanée a lieu sans cause apparente d'échauffement. Certains corps riches en
carbone et facilement oxydable produisent de la chaleur sous l'effet de certaines dispositions (amas
de chiffons gras, stock de charbon, etc.).
L'oxydation peut aussi être engendrée par des micro-organismes (fermentation dans les tas de foin
par exemple).
L'oxydation débute lentement, dégageant de la chaleur qui accélère la réaction (réaction
exothermique). Cette réaction peut parfois être très vive.
4.4 FACTEURS AFFECTANT LA VITESSE DE COMBUSTION
4.41 Etat de division de la matière
Pour une même masse, la vitesse de combustion est fonction du rapport surface/volume du
combustible (un tas de copeaux brûle plus vite qu'une bûche).
4.42 Disposition de la matière et des matériaux
La vitesse de propagation de la combustion dépend de facteurs géométriques (épaisseur, surface,
forme plane, tubulaire, etc.) mais aussi de sa disposition dans l'espace (position verticale, etc.) et par
rapport à d'autres éléments (papier peint collé sur un mur).
4.43 La température
L'influence de la température sur la vitesse des réactions chimiques est connue depuis longtemps. On
peut estimer que la vitesse des réactions d'oxydation est approximativement doublée pour chaque
accroissement de température de 10° C.
4.44 Autres facteurs
- l'humidité : facteur d'accélération de la vitesse d'oxydation ;
- la teneur en oxygène ;
- la catalyse ;
- l’inhibition.
5. PROPAGATION DE LA COMBUSTION
5.1 PAR TRANSMISSION DE CHALEUR
5.11 Rayonnement
Energie sous forme d'ondes électromagnétiques qui peuvent être absorbées par un autre corps sous
forme d'énergie thermique. Après réception, ce corps émet à son tour une certaine énergie tout en
gardant une partie de celle initialement reçue. Le maximum est atteint avec les corps noirs.
5.12 Conduction
Transmission de la chaleur dans la masse du matériau. La transmission de chaleur se fait de proche
en proche sans aucun transfert de matière. Le phénomène de conduction est inéluctable. La
mauvaise conductibilité d'un matériau n'est pas une garantie de sécurité. Aux pertes près, l'énergie
calorifique reçue par un matériau sera diffusée dans toute sa masse. L'égalisation des températures
ne sera qu'une question de temps. C'est pourquoi une surveillance attentive et prolongée du
matériau ou du « point chaud » est nécessaire même à grande distance du foyer ou de la zone de
travail.
5.13 Convection Transport de la chaleur par le mouvement d'un fluide. Dans un incendie la
convection joue un rôle important (appel d'air frais par le foyer) et contribue aussi à son alimentation
par apport continu d'oxygène.
5.2 PAR DEPLACEMENT DES SUBSTANCES EN COMBUSTION
5.21 Par les gaz
Dans un feu ou n'existent que des flammes dites de diffusion, la combustion est souvent incomplète
et limitée à l'apport d'air frais. Il subsiste donc des nappes de gaz dont la combustion est étroitement
liée à l'apport du comburant.
La combustion de ces nappes peut se poursuivre sur une distance notable avec parfois rupture de
flamme donc d'extinction, puis ré inflammation à une distance variable par nouvel apport d'air frais.
Les distances d'action de ce mode de transfert peuvent être grandes ce qui peut faire croire à
l'existence de plusieurs foyers, le phénomène pouvant se produire dans le sens horizontal ou vertical.
5.22 Par les liquides
Le transfert direct est un peu à craindre (en prévention, stockages implantés dans des cuvettes de
rétention pouvant contenir le produit répandu). Mais l'épandage qui augmente la surface
d'évaporation accroît le développement des flammes.
5.23 Par les solides :
- brandons : fragments de solides en ignition pouvant franchir suivant la force du vent des distances
souvent importantes ;
- escarbilles : petites particules incandescentes. Leur danger se limite à quelques mètres.
6. PREVENTION – COMBUSTION
La connaissance plus ou moins parfaite ou approfondie des réactions de combustion, des
phénomènes inhérents et ces trois facteurs « combustible, comburant, énergie d'activation » amène
naturellement à la prévention contre les incendies, les explosions, la panique. La prévention
représentant les différentes activités techniques et administratives qui organisent et assurent :
- la recherche ;
- l'expérimentation ;
- l'application ;
- le contrôle, des mesures et des méthodes qui permettent de s'opposer :
. à la naissance, à la propagation d'un feu,
. à ses effets directs et indirects sur les personnes et les biens.
6.1 ETUDE DES CAUSES D'ECLOSION DES INCENDIES – EXPLOSIONS
6.11 Causes humaines :
- imprudence de fumeurs ;
- ignorance, inconscience ;
- négligence ;
- malveillance.
6.12 Causes naturelles :
- foudre ;
- soleil (effet de loupe, surpression des bouteilles de gaz de pétrole liquéfié, etc.) ;
- fermentation (fourrages, fumier, etc.).
6.13 Causes énergétiques :
- étincelles, arcs électriques ;
- frottements, chaleur ;
- échauffement anormal de conducteurs électriques sous tension ;
- réactions chimiques exothermiques ;
- retour de flamme au carburateur ;
- électricité statique (camion dépotant ou se remplissant en liquide inflammable).
6.2 MESURES PRECONISEES – PARADES – REMEDES
6.21 Pour éviter la panique :
- des dégagements nombreux, suffisamment larges, bien répartis et toujours libres d'accès sont
imposés ;
- des cheminements bien signalés et des issues éclairées sont prescrits;
- des formations sont préconisées:
- aux services de sécurité internes aux établissements ;
- au personnel de l’établissement (bureaux, magasins, ERP, etc.) ;
- au grand public.
6.22 Pour éviter l'éclosion des incendies :
- la formation du personnels et du public permet de faire face aux causes d’origines humaines ;
- l’installation de paratonnerres ou de parafoudres, la mise en place de parasoleil, la fragmentation
des masses soumises aux oxydations lentes, atténuent le risque d’éclosion ayant pour origines les
causes naturelles ;
- la ventilation anti-explosion, le respect des règles de l'art (normes, documents techniques unifiés
(DTU), règlements, etc.), les vérifications, l’entretien et la maintenance régulière des installations par
du personnel compétent sont autant de mesures qui limitent le risque d’éclosion ayant pour orignes
les causes énergétiques.
6.23 Pour éviter la propagation
Dispositions constructives :
- orientation du risque par rapport aux vents dominants ;
- pare-feux en forêt ;
- implantation intelligente des locaux les uns par rapport aux autres (chaufferies, laboratoire,
broyeur à déchets, réserves, VO et réceptacles, etc.) ;
- espace libre entre locaux ;
- compartimentage et en cloisonnement :
. Murs coupe-feu,
. Portes coupe-feu munies de ferme-portes ou à fermeture automatique ;
- désenfumage :
. statique (exutoires),
. mécanique (IGH) ;
- choix de matériaux et éléments de construction d'une tenue au feu compatible avec la sécurité :
. réaction au feu M0 à M4 (ignifugation),
. résistance au feu (protection des ossatures SF°, PF°, CF°),
. classe des toitures combustibles ;
- marouflage des revêtements ;
- cuvettes et seuils de rétention (liquides inflammables) ;
- gaines techniques et cages verticales en cloisonnées ;
- dispositifs de coupure sur les réseaux de fluides (électricité, gaz, fuel, liquides inflammables,
vapeurs, etc.).
Installations des moyens de secours et maintenance :
- alarme ;
- alerte ;
- détection ;
- extinction automatique ;
- extincteurs portatifs adéquats ;
- colonnes sèches ou humides ;
- RIA, etc.
Instruction et entraînement des personnes :
- exercices fréquents ;
- liaisons et exercices avec les sapeurs-pompiers.
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II-2 Combustion dans les fours et chaudières
1°) Transferts de chaleur
Les échanges de chaleur entre la flamme et la partie à chauffer (charges pour un four, parois de tubes
dans une chaudière) sont de nature radiative ou convective. Les échanges dans les fours sont surtout
radiatifs et dépendent énormément de la nature du combustible ou plutôt de la quantité de carbone-
suie contenu dans la flamme.
En effet, si les gaz sont transparents et émettent très peu dans des bandes de fréquences
particulières, le carbone-suie, comme tout solide, rayonne dans tout le spectre. Le préchauffage
permet, par pyrolyse du combustible, d’augmenter la quantité de carbone suie pour les carburants
comme le gaz naturel peu émissifs naturellement.
La quantité de chaleur reçue par le récepteur (pièce à chauffer) est complexe à calculer. Il reçoit de la
flamme :
Les échanges dans les chaudières sont mixtes : radiatifs dans la partie foyer et convectif dans leur
partie échangeur ou économiseur. On se reportera au cours de convection et d’échangeur.
Dans un four (atmosphère confinée), les parois causent une recirculation qui écrase le jet. La théorie
de Craya permet de calculer une nouvelle longueur de jet confiné.
La mise en rotation provoque, suivant la quantité de mouvement en rotation imposée au flux, deux
types de flammes :
Type B flamme boule : la longueur de la flamme est réduite se qui peut présenter un avantage dans
certaines applications.
Type C flamme murale : l’écoulement pariétal favorise le transfert avec les parois.
Le problème et les champs d’application sont très vastes et la documentation est abondante sur le
sujet (voir en bibliothèque de l’IUT).
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Guilié Octobre 2013 »