Écologie
Écologie
Département de Biologie
COURS D’ECOLOGIE
GENERALE
U.E. Méthodologique
VHS : 67h
Crédit : 4
Coéf. 2
L'écologie n'est pas une discipline récente, puisque ses origines remontent au milieu du 19 ème
siècle. En 1866, le zoologiste allemand Ernst Haeckel invente le mot écologie (Ökologie en
allemand) pour désigner l'étude des milieux dans les quels vivent les animaux et les plantes. Il
bâtit ce mot à partir du grec oikos, qui veut dire « maison » ou « habitat », et logos, qui veut
dire « discours » ou « science ». À l'origine, l'écologie est donc littérairement la « science des
habitats . » puis en 1870 Haeckel précise la définition qu’il considère comme : comme l’ étude
des interactions entre les organismes et leur environnement
On notera, parmi les phases majeures qui ont caractérisé son développement, l'émergence de la
notion de communauté végétale à la fin du siècle dernier (en particulier Charles Flahault avec
le concept d'association végétale), celle de biosphère (Vladimir Ivanovitch Vernadsky, 1925) et
celle d'écosystème (Arthur Tansley, 1935). Les recherches en écologie se sont ensuite centrées
sur la compréhension du fonctionnement des écosystèmes, en particulier en ce qui concerne le
rôle du flux de l'énergie : ces travaux, initiés par Raymond Linderman, ont été poursuivis par
Howard Odum et Eugene Odum au cours des années 1940 et 1950.
I - Définition :
L’écologie se définie comme l’étude des interactions entre les organismes et leur
environnement que se soit l’environnement (Abiotiques) Sol. Air. Climat …..etc. et
l’environnement ( biotiques ) qui comporte toutes influences sur un organisme exercées par
d’autres organismes (compétition , prédation parasitisme , coopération …..etc. ) .
Elle peut permettre de trouver des solutions pour contrer les menaces qui pèsent sur
les écosystèmes en étudiant les mécanismes complexes de la nature. (Exemple :
l’érosion, les ouragans…etc.)
Elle peut aider les hommes à préserver la nature, et donc aider les hommes à se
préserver eux-mêmes. C’est sans doute là le rôle principal de l’écologie (en comprenant
les relations de dépendance entre les êtres vivants) (exemple : extinction d’une espèce,
pollution)
Aujourd’hui, sur la Terre, de nombreux écosystèmes sont perturbés à cause des activités
humaines. De nombreuses espèces de plantes et d’animaux sont menacées de disparition. Par
exemple, de nombreux pesticides sont répandus dans les champs pour se débarrasser des
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rongeurs qui s’en prennent aux cultures. Or, les rongeurs constituent l’alimentation de
nombreux rapaces. Ceux-ci, trouvant plus difficilement à manger, se raréfient. De plus, les sols
traités sont pollués, ce qui a encore des effets néfastes sur de nombreux êtres vivants (dont
l’homme).
C’est en effet en comprenant les relations de dépendance entre les êtres vivants que l’homme
peut espérer éviter des catastrophes irréparables, comme la disparition de certaines espèces.
C’est sans doute là le rôle principal de l’écologie.
2.3.4 - L’écosystème :
C’est un ensemble de conditions physiques, chimiques et biologiques dont dépend la vie d’une
espèce animale ou végétale .C’est le noyau de l’écologie.
C’est un concept qui a été élaboré par TANSLEY, il est fondé sur deux entités distinctes : le
biotope, constitué par l'ensemble des paramètres physico-chimiques propres à un milieu naturel
donné, et la biocénose, communauté de l'ensemble des divers êtres vivants qui sont inféodés au
biotope.
Cette branche de l’écologie est dénommée la synécologie, A ce niveau en s’intéresse aux
processus qui surviennent à l’intérieur d’un écosystème et les différentes interactions des
communautés avec le milieu (flux d’énergie, réseaux alimentaires et le cycle des nutriments).
L'écologie moderne consacre une part essentielle de ses recherches à la compréhension des
phénomènes qui expliquent la structure (la biodiversité, par exemple) et le fonctionnement des
écosystèmes.
A une échelle spatio-temporelle plus étendue, elle étudie les paysages, systèmes complexes,
constitués d'une mosaïque d'écosystèmes interconnectés, souvent modifiés par l'homme. Depuis
quelques décennies, celle-ci a fait l'objet de développements spécifiques sous le terme d'écologie
du paysage.
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2.5 - La biosphère :
Enfin, l'écologie a pour objet d'étude la biosphère ainsi que l'écosphère prise dans son
intégralité. Il s'agit là des niveaux les plus complexes d'organisation des systèmes biologiques.
La biosphère correspond à la région de la planète où la vie est possible en permanence et où se
rencontre la totalité des êtres vivants. Elle-même fait partie d'un ensemble plus vaste,
l'écosphère, qui s'étend depuis les couches sédimentaires les plus profondes de la lithosphère
jusqu'à la limite supérieure de l'atmosphère.
De ce fait l’écologie est une science très vaste dont les limites sont très difficiles à cerner et qui
fait appelle à beaucoup d’autres disciplines à savoir la zoologie, la botanique, climatologie, la
géologie, les mathématiques, la physique, l’informatique …etc.
5.1 – Définition :
Tout élément du milieu susceptible d’agir directement sur les êtres vivants au moins durant une
phase de leur cycle de développement .Cette définition élimine des élements tels que L’altitude
et la profondeur.
Les facteurs écologiques agissent sur les êtres vivants de différentes manières :
Exemple : Le cas d’un arbre planté isolement et celui vivant dans une forêt de la même espèce
mais n’ont pas la même forme. Le premier présente une forme en boule et le second une forme
élancée suite à la concurrence avec ses congénères sur la lumière.
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5.3- La loi du minimum :
Découverte en 1840 par Liebig, elle concernait initialement l’influence respective des
différents éléments minéraux indispensables aux plantes cultivées. Elle stipule que la
croissance d’un végétal n’est possible que si les éléments qui l’assurent sont présents en
quantité suffisantes dans le sol. Ce sont les éléments déficitaires (dont la valeur est inférieur à
une valeur minimale) qui conditionnent la production des cultures. Donc le rendement d’une
récolte dépend uniquement de l’élément nutritif qui est présent dans le milieu en moindre
quantité. Le terme « moindre quantité. » signifie la teneur optimale de cet élément et non sa
concentration.
La loi du minimum de Leibig peut être généralisée à l’ensemble des facteurs écologiques sous
forme d’une loi dite « loi des facteurs limitants » que l’on peut énoncer de la façon suivante :
La manifestation de tout processus écologique est conditionnée dans sa rapidité et son
ampleur par celui du facteur qui est le plus faiblement représenté dans le milieu
Un facteur écologique joue le rôle de facteur limitant lorsqu’il est absent ou réduit au dessous
d’un minimum critique, ou bien s’il excède le niveau maximum tolérable.
La notion de facteur limitant s’applique non seulement aux divers éléments indispensables à la
vie des êtres vivants mais aussi à tous les facteurs écologiques.
Chaque être vivant possède des limites de tolérance entre lesquelles se situe son optimum
écologique
2
Espèce absente
Espèce absente
Limite de tolèrence de
l’espèce
Esp rare
Esp rare Zone optimale 40
Min=10 30 Optimum
Max=45
Intensité du facteur écologique t° ph
N eau
Schéma représentant les limites de tolérance d’une espèce en fonction de l’intensité du facteur
écologique
Définition : C’est la possibilité qu’a une espèce de peupler des milieux différents caractérisés
par des variations plus ou moins grandes des facteurs écologiques. (Voir Fig)
Une espèce à forte valence écologique c’est-à-dire capable de peupler des milieux très
différents et supporte des variations importantes des facteurs écologiques. Elle est dite
Euryèce.
Une espèce à faible valence écologique ne pourra supporter que des variations
limitées des facteurs écologiques. Elle est dite : Sténoèce.
Une espèce à valence écologique moyenne, est dite : Mésoèce
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Y Espèce stenooecique
Espèce
Euryoecique
X
Min Min Max Max
Gradient du facteur écologique Max
Une espèce à faible valence écologique ne pourra supporter que des variations limitées
des facteurs écologiques elle est dite steno-oecique = sténoèce (Sténo = réduit)
Exemple : Les trematomus : poissons vivant dans l’océan glacial antaractique où la température
varie entre -2,5 °C et + 2 ° C .
Une espèce capable de peupler des milieux très différents ou très variés sera
appelée espèce eury-oecique = euryèce. (Du grec eurus, qui signifie "large", et
oikos "lieu d'habitation") c’est un adjectif caractérisant une espèce ayant une grande
valence écologique. C’est à dire elle peut supporter d'importantes variations vis-à-
vis de facteurs écologiques, tels que la température (si la valence ne concerne
qu'elle, on dit que l'espèce est eurytherme), ou la salinité (euryhalin)...
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Peu spécialisée et n'ayant pas ou peu d'exigence particulière, ce type d'espèces
concerne souvent les espèces dites "rustiques", mais aussi "ubiquistes", et
parfois "envahissantes".
Il faut noter que la valence écologique peut varier chez la même espèce en fonction du stade de
développement.
Cas : Gastéropode marin « Littorina neritoides . » à l’état adulte il vie dans l’étage
supralittoral , mais sa larve est planctonique et mène une vie strictement marine .
Lorsqu’une espèce est inféodée à un milieu très spécial, peu étendu mais répété dans de
nombreuses régions, elle peut être à la fois sténoece et eurytope. Exemple : Artemia
salina .
Eurybiote : Se dit d’un organisme présentant une tolérance étendue pour un facteur écologique
donné.
Eurybathe : se dit d’une espèce aquatique capable de supporter de larges variations du facteur
pression hydrostatique. De nombreux cétacés (baleines, cachalots), divers mollusques marins
(calmars) sont eurybathes.
Euryèce : se dit d’une espèce peu spécialisée par exemple dans ses choix alimentaires, les
territoires qu’elle occupe, ses exigences pour nicher ou élever ses petits, etc. En d’autres
termes, on pourrait dire qu’une espèce euryèce possède une niche écologique étendue.
Euryhygrique : se dit d’une espèce capable de supporter de vastes écarts du taux d’humidité
de l’air. Un bon exemple nous est fourni par le cétérach (Ceterach officinalis). Cette fougère
qui vit sur les murs ou dans les anfractuosités des rochers se recroqueville dès que le temps
reste sec assez longtemps et s’épanouit à nouveau dès que l’hygrométrie atmosphérique
augmente durablement.
Euryionique : se dit d’une espèce capable de tolérer une large plage de pH.
Euryphote : se dit d’une espèce capable de s’adapter aussi bien à des faibles éclairements qu’à
de forts éclairements. Le lierre est une espèce euryphote, parfaitement capable de survivre dans
l’ombre. Toutefois, le lierre ne fleurira que s'il pousse dans un endroit suffisamment éclairé.
Eurytherme : se dit d’une espèce capable de supporter de vastes amplitudes thermiques. D’une
manière schématique, les espèces qui vivent dans les déserts ou dans les zones à climat
hypercontinental sont plutôt eurythermes.
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Eurytope : se dit d’une espèce capable de supporter des variations importantes de plusieurs
facteurs abiotiques. D’une manière générale, ces espèces présentent une vaste distribution et
occupent des milieux variés.
Euryxène : se dit pour une espèce parasite capable de parasiter plusieurs hôtes indifféremment.
D’une manière générale, les ectoparasites sont souvent euryxènes. Mais les ténias ou d’autres
vers parasites endoparasites sont aussi de bons exemples.
Sténobiote : se dit d’un organisme présentant une faible tolérance aux écarts éventuels d’un
facteur écologique. D’une manière générale, ces organismes se rencontrent plutôt dans des
milieux très stables, même s’ils sont extrêmes.
Sténoèce : se dit d’une espèce très spécialisée, autrement dit dont la niche est étroite.
Sténohaline : se dit d’une espèce ne supportant que de très faibles écarts de la salinité.
Sténophage : se dit d’une espèce dont le régime alimentaire est très spécialisé.
Sténophote : se dit d’une espèce exigeant un niveau d’éclairement particulier. Ce peuvent être
des espèces d’ombre (sciaphiles), voire cavernicoles, ou à l’opposé, des espèces de pleine
lumière (héliophiles).
Sténotope : se dit d’une espèce peu apte à supporter des variations inhabituelles de son milieu.
Généralement, ces espèces ont une aire de répartition étroite ou bien sont très localisées dans
une aire plus vaste.
Sténoxène : se dit d’une espèce parasite inféodée à un seul hôte ou à un petit nombre précis
quand le cycle du développement du parasite exige des hôtes intermédiaires.
Mais il faut noter que la notion de valence écologique ne peut à elle seule expliquer la
répartition des êtres vivants. Il faut aussi faire intervenir d’autres causes, pouvoir de
multiplication.
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Il existe plusieurs modalités de classification des facteurs écologiques :
1ère Classification :
On peut distinguer des facteurs abiotiques : (température , humidité , composition chimique du
sol….etc. ) et des facteurs biotiques : ( parasitisme , prédation , alimentation…….etc.)
(A) (B)
3ème classification : On peut aussi utiliser une classification « spatiale. » des facteurs
écologiques qui tiennent compte de la nature du milieu dans lequel ils exercent leur action :
- les facteurs climatiques : propres à l’atmosphère. ( T° , humidité , précipitations ,
luminosité )
- Les facteurs édaphiques : Qui concernent les caractères physico-chimiques du sols
(texture, structure, profondeur, …etc. )
- Les facteurs topographiques : Variation des caractères physico-chimiques du sol qui
changent selon le relief du terrain (Exposition, pente, altitude)
- Les facteurs hydrologiques : l’eau intervient en tant que facteur écologique par ses
propriétés physiques et par ses mouvements. (pH, Turbidité, concentration en sel
concentration en oxygène, la vitesse du mouvement de l’eau).
4ème classification :
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- les facteurs périodiques primaires : facteurs ayant une périodicité régulière (journalière,
saisonnière, annuelle) : température, éclairement, rythme des marées, ...etc.
- les facteurs périodiques secondaires : facteurs dont les variations sont la conséquence des
variations des facteurs périodiques primaires. L’humidité atmosphérique est un facteur
secondaire sous la dépendance étroite de la température.
5ème classification :
C’est les facteurs apériodiques qui présentent un effet à la fois brutal et aléatoire (sécheresse,
volcans, séismes …etc.) . Ce sont des facteurs qui n’existent pas normalement dans l’habitat
d’un organisme et qui y apparaissent brusquement, sans possibilité pour les organismes de
s’adapter : vent, orage, incendies, pesticides, parasitisme, ... .
7.1.1 – La lumière :
Le rayonnement solaire représente la source d’énergie primaire associé aux 2 facteurs
écologiques les plus importants et qui sont la lumière (= éclairement) et la chaleur (=
température).
La lumière joue un rôle important dans la plus part des phénomènes écologiques. Son intensité
conditionne :
- l’activité photosynthétique et donc l’ensemble de la production primaire de la
biosphère et des écosystèmes des milieux terrestres et océaniques.
- Sa durée au cours du cycle nycthéméral contrôle la croissance des végétaux et leur
floraison.
- Elle contrôle le cycle vital des espèces animales (Hibernation, diapause, maturation
sexuelle).
Le besoin en lumière dépend des espèces et de leur stade de développement ; ainsi les arbres
adultes ont besoin de beaucoup de lumière pour croître et fructifier, c’est pendant le stade
juvénile que le besoin en lumière varie
En fonction de l’intensité lumineuse en distingue des espèces :
- Héliophyles (chêne liège , romarin , cyprès , pin d’Alep )
- Sciaphiles. (chêne zeen , sapin , if , fougère ).
La photopériode :
2
C’est l’alternance du jour et de la nuit ou autrement dit c’est le cycle nycthéméral qui est
caractérisé par 2 périodes :
a ) La période nocturne = Scotophase .
b ) La période du jour = Photophase
Scotophase
Eté Hiver
Scotophase Photophase
Photophase
- Elle contrôle la germination des graines. (La levée de dormance de certaines graines qui
est déclenchée par des jours longs)
- la chute des feuilles qui est retardée pour des plantes soumises à une photopériode
longue. Ainsi les platanes qui sont placés à proximité des lampadaires gardent leurs
feuilles beaucoup plus tard dans la saison que ceux qui sont éloignés. ( le mécanisme
mis en cause est lié à une baisse de production de l’auxine ( hormone végétale ) par les
méristèmes des feuilles suite au raccourcissement de la photophase ).
- La croissance végétative : la lumière oriente la croissance des organes aériens chez les
végétaux. Cela peut être facilement mis en évidence chez l’'Avoine qui se courbe vers
la lumière. Ce mouvement constitue une réponse adaptée des plantes en direction de la
lumière, ce qui leur permet d'augmenter leur activité photosynthétique.
De ce fait on distingue :
Des plantes de jours courts : dont la floraison nécessite que la scotophase soit
prédominante et de durée supérieur ou égale à un seuil qui varie avec l’espèce pour
qu’elle soit abondante. Exemple : Le topinambour, la canne à sucre.
Des plantes de jours longs : dont la floraison nécessite que la photo phase soit
essentielle et de durée supérieur à un certain seuil qui varie avec l’espèce pour qu’elle
soit abondante. Exemple le blé, l’orge, l’épinard.
Des plantes photo apériodiques dont la floraison n’est pas contrôlée par la photopériode
Exemple : Le tabac, la tomate. Il leur faut toutefois un minimum d’éclairement de 4 à 5
h pour que la plante élabore les matières nécessaire à son métabolisme. Cette valeur
correspond au minimum trophique utile pour la floraison de la plante.
2
Donc la durée de la photo phase joue un rôle essentiel dans l’ajustement de la production des
plantes.
Exemple :
- L’ombre des fontaines (une espèce de poisson) fraie normalement en automne
Lorsqu’on diminue artificiellement la longueur du jour en été afin d’initier les conditions
d’éclairement qui règnent en automne, la reproduction aura lieu en été.
Dans tous les cas, ces réponses permettent à l'organisme de subsister lors du passage de la
mauvaise saison. Il apparaît donc que la lumière est un signal de l'environnement qui
contribue à synchroniser le cycle des organismes avec l'alternance jour/nuit et le cycle des
saisons.
7.1.2 – La température :
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La t° est considérée comme un facteur limitant de toute 1 ère importance car elle contrôle
l’ensemble des phénomènes métaboliques :
- Activité enzymatique
- Le métabolisme cellulaire
- La reproduction.
- La respiration
- La croissance
- La photosynthèse
- La locomotion ….etc
Des phénomènes comme la photosynthèse, la respiration, la digestion suivent la loi de Van’t
Hoff qui précise que la vitesse d’une réaction chimique du métabolisme est en fonction de la
température.
Les limites des aires de répartition géographique sont souvent déterminées par la température
qui agit comme facteur limitant. Très souvent ce sont les températures extrêmes plutôt que les
moyennes qui limitent l’installation d’une espèce dans un milieu.
Pris au sens large l’intervalle thermique dans le quel la vie est possible est compris entre
– 200 °C et +100 °C
Cependant l’intervalle de tolérance de la plus part des espèces vivantes est généralement
beaucoup plus étroit 0 °C à 60 °C.
Se sont les températures moyennes mensuelles qui déterminent les besoins de chaque espèce
pour ce facteur
Pour Le châtaignier la t° moyenne mensuelle est de 11 ° C
Pour l’Epicéa elle est de 5 ° C
Les températures extrêmes jouent aussi un rôle important car elles peuvent déterminer des
accidents physiologiques souvent mortels.
- Sur les jeunes plants les coups de chaleurs entraînent des brûlures irréparables.
- Les t° basses peuvent entraîner la destruction des végétaux (en 1879 , 80.000 ha de Pin
maritime furent décimer par une vague de froid en France ) .
Exemples :
Le pin d’Alep ne dépasse pas les régions dont la t° minimale dépasse les - 12°C
Le chêne liège exige des t° supérieures à 10 ° C . cette dernière est assurée
principalement par les régions méditerranéennes
2
Le criquet migrateur (Locusta migratoria) , en Europe orientale ne dépasse pas
au nord une limite correspondant à 20°C au mois de juin .
Dans le milieu marin les coraux constructeurs des récifs ne peuvent vivrent que
dans des eaux ayant au moins 20°C de température ce qui les localise dans les
régions intertropicales
2
- A 30 ° C le développement dure 5 jours.
- Au dessus de 33 ° C le développement s’arrête.
* Chez le charançon de la luzerne Phytonomus posticus le nombre d’œuf pondus est en relation
très étroite avec la température moyenne, mais si la ponte est augmentée par les fortes
températures, le nombre total d’œufs émis semble rester le même.
La chaleur influe sur l’âge des animaux. Le saumon vit plus longtemps en Norvège
qu’en France.
a) Adaptations morphologiques :
Se traduisent par des changements dans la taille de l’organisme, des organes, de la
coloration……etc.
Un certain nombre de règles écologiques basées sur la relation qui existe entre les facteurs du
milieu est les caractères morphologiques des animaux (Homéothermes) ont pu être établies et
qui sont :
Règle de Bergmann
Elle stipule que lorsqu’un taxon de vertébrés à sang chaud occupe une aire de distribution
géographique couvrant plusieurs zones climatiques , on constate que la taille et donc la masse
des espèces ( Ecotypes ) qu’il renferme tend à croître avec la latitude , les formes les plus
petites sont celles des tropiques , les plus grandes occupant les biotopes les plus septentrionaux
( ou austraux )
( Les pertes de chaleur se font essentiellement par la surface du corps .Plus le rapport
Volume / Surface est faible et plus les pertes de chaleur par convection ( transfère de chaleur
dans un fluide par déplacement des molécules vers les zones de moindre densité ) sont
réduites . )
Chez les oiseaux : le Groupe des manchots .
La plus grande espèce est le manchot empereur ( 1,2 m de hauteur pour un poids de 34 kg ) et
qui vie en plein cœur du continent antarctique .
La plus petite est Spheniscus mendiculus ( 50 cm pour un poids de 5 à 6 kg ) et qui vit aux îles
Galapagos sous l’équateur . Entre ces 2 extrêmes existe une série d’autres manchots.
2
Règle d’Allen :
Elle stipule que les mammifères des régions froides montrent une réduction importante de la
surface des oreilles, de la queue, du cou et des pattes ainsi qu’une forme plus trapue.
Exemple : le cas du renard.
Au niveau du désert existe le Fennec avec de grandes oreilles (Lui permet de lutter contre la
chaleur) alors qu’elles sont moins importantes chez le renard de nos régions, alors que le renard
arctique présente des oreilles minuscules et museau court.
Règle de la fourrure :
Chez les mammifères des régions froides la fourrure est plus épaisse que chez ceux des régions
chaudes et son épaisseur augmente avec la taille de l’animal .
Chez les oiseaux des régions arctiques on constate l’apparition d’un plumage d’hiver de
couleur pâle ou blanche pourvu d’un épais duvet . Ainsi chez les lagopède , le plumage d’hiver
de couleur blanche , constitue certes un camouflage efficace sur la neige , mais surtout , il
minimalise les pertes de chaleur par rayonnement .
Comment les animaux assurent ils leur survie dans des conditions hostiles ?
a) L’engraissement pré hivernal :
Avant l’automne beaucoup d’animaux sont pris d’une boulèmie et deviennent carrément
obèses ; ils accumulent d’importantes quantités de graisses cela leur permet de couvrir leurs
dépenses énergétiques que nécessiteront les longues migrations chez les oiseaux, poissons,
mammifères et insectes. Ils servirant également chez les hibernants à combler les dépenses
énergétiques qu’implique la lutte contre le froid.
Exemple :
Le traquet motteux (espèce d’oiseau) qui pèse environ 20 gr fait augmenter son poids en
graisse de 50 % avant chaque migration. (la distance parcourue en vol est de l’ordre de 3000
km sans se poser ni se nourrir). Il faut noter qu’un vol de 60 h nécessite à certains oiseaux 6 gr
de lipides.
b) Adaptations morphologiques et anatomiques :
- En hiver le poil de certains animaux devient plus épais et plus long, ce qui leur permet de se
protéger contre le froid.
- La mue chez les oiseaux : Avant l’hiver, les oiseaux changent de plumage, les jeunes de
l’année acquièrent leurs plumes et duvet d’adulte qui est d’excellents isolants contre le froid.
- l’épiphragme des escargots : L’animal secrète un mucus qui persiste durant toute la mauvaise
saison, se qui lui permet de se protéger.
b) Adaptations physiologiques :
Chez les êtres vivants (individus, population, communauté) existe une réaction compensatrice
à toutes les modifications temporelles ou spatiales des facteurs limitants dans leurs
environnements.
Les changements du milieu impliquent l’aptitude pour chaque organisme de s’adapter aux
gradients des facteurs écologiques.
L’acclimatation :
C’est une adaptation physiologique des êtres vivants qui leur permet de maintenir constantes et
à une valeur optimale leurs conditions internes face à des modifications du milieu auquel ils
sont inféodés.
2
1) On parle d’acclimatation lorsqu’un organisme s’adapte à une variation significative d’un
facteur abiotique de son milieu. En règle générale, si la variation est rapide, la plupart des
organismes s’échappent, s’ils le peuvent, ou bien meurent. Mais si la variation est lente,
certains organismes déplacent, progressivement leurs limites de tolérance au facteur variant.
Exemple
- Les frissons chez l’être humain (Pour éviter la déperdition de chaleur)
T ° corporelle °C
10
° C ( Température du milieu )
10 20 30
Les accommodats
Un accommodat désigne une modification ou l'ensemble des modifications morphologiques et
biologiques non héréditaires d'un organisme vivant lorsqu'il est soumis à des facteurs
abiotiques différents de ceux de son milieu habituel. Ce terme désigne aussi l'organisme vivant
présentant de telles modifications.
C’est une modification phénotypique suite à l’action des facteurs écologique.
Exemple: Pour obtenir des chênes de haute futaie, les forestiers contraignent les jeunes arbres à
une forte compétition pour la lumière. Dans ces conditions, les arbres ont tendance à s'étioler.
Quand ils sont semés serrés, ils se soutiennent les uns les autres et développent de longs fûts.
Quand ils ne sont pas assez bien soutenus, ils plient du fait du poids du houppier.
Exemple :
2
- Le chêne zeen ( Quercus merbekei ) lorsqu’il est planté isolément dans un espace
découvert présentera une forme en boule , les branches se développent à tous les
niveaux , et s’étalent largement à l’horizontale et une couronne très large / à la hauteur
totale de l’arbre , Alors que lorsqu’il est en milieu forestier où règne une forte
compétition pour la lumière entre les autres sujets , cette espèce prend un port élancé et
une couronne en forme de houppe .
Le bronzage des humains correspond à une augmentation de la production de mélanine
par les mélanocytes du derme ou de l'épiderme lorsque le rayonnement solaire perçu par
la peau est trop important. C'est une modification réversible à l'échelle de l'individu, et
non héréditaire, donc un accomodat.
Les plantes exotiques adaptées aux climats chauds présentent des accomodats
lorsqu'elles sont cultivées en climat tempéré.
- Le botaniste Gaston bonnier a cultivé simultanément en plaine et en montagne une
20ène espèces de plantes à fleurs. Il a constaté que les plantes de montagne cultivées en
plaine ne se modifient pas alors que celles des plaines cultivées en montagne subissent
des transformations morphologiques sous l’influence de l’aridité du climat à savoir :
Des feuilles épaisses, poilues et petites, le système racinaire devient plus important, la
tige plus courte , plus velue , plus rapprochée du sol , les entre nœud sont plus
nombreux et plus rapprochés , les fleurs sont plus colorées et plus grandes .
Les Ecotypes :
Se sont des sous-espèces, ou variétés qui sont adaptées génétiquement aux conditions
particulières d'un environnement particulier et constituent une expression héréditaire,
génotypique, traduisant la plasticité écologique des êtres vivants.
Lorsque le degré d’accommodation est poussé à l’extrême, on parlera d’écotypes. Par exemple,
une espèce qui vit en plaine, mais aussi en montagne, n’aura pas, face aux différences
climatologiques qui règnent dans chacune de ces régions, les mêmes réponses physiologiques.
Si c’est une plante, elle n’aura pas nécessairement le même port, la même période de floraison,
la même durée de dormance hivernale, etc. Si c’est un animal, il ne se reproduira pas tout à fait
à la même époque, ses biorythmes pourront être différents, chez un mammifère, la mue n’aura
pas la même intensité, etc.
Les divers écotypes altitudinaux différents par leur taille, qui est maximales pour maximales
dans les populations inféodées aux stations situées vers 1000 m puis celle-ci diminuent
progressivement, les plantes croissant au-delà de 3000 m étant atteinte de nanisme (dormance
hivernale, différence dans la période de floraison …etc.)
Lorsqu’en cultive côte à côte dans un jardin botanique des graines prélevées dans des stations
altitudinales variées, on constate que les individus obtenus conservent intégralement les
caractères morphologiques et physiologiques propres à chacun de ces écotypes, tels qu’ils se
manifestent dans leur biotope d’origine.
2
Endémisme et vicariance
L’endémisme désigne la tendance des plantes et des animaux à être naturellement confinés
dans une région particulière. On peut envisager l’endémisme à plusieurs niveaux
géographiques : une chaîne de montagnes, un lac, une île, un pays ou même un continent. Le
terme est souvent utilisé au niveau de l’espèce mais il peut également s’appliquer aux sous-
espèces, genres, familles ou autres groupes taxonomiques (par exemple : les lémuriens de
Madagascar).
On dit d’un taxon qu’il est vicariant d’un autre lorsqu’on le trouve dans un habitat naturel
similaire mais séparé géographiquement et qu’il occupe un rôle écologique similaire.
Exemple : Les pinsons de Darwin (ou pinsons des Galapagos) sont 13 ou 14 espèces de même
taille et de même couleur mais à la taille et à la forme du bec différente.
c) Adaptations éthologiques :
Lorsque les conditions climatiques deviennent défavorables les animaux du moment qu’ils
sont mobiles ont la possibilité de rechercher un milieu plus accueillent ; la plus part du temps
les déplacements sont liés à la recherche de nourriture. Parmi ces déplacements ont a :
- Les migrations (Oiseaux , mammifères , Poissons et Insectes ).
- L’erratisme : Ce type de déplacement est généralement lié à une compétition entre individus
de la même espèce pour l’espace ou la nourriture puisque leurs congénères restent sur place
l’hiver.
- L’exode : C’est le déplacement d’une espèce donnée suite au manque de nourriture par suite
d’un surnombre qui dépasse les potentialités biologiques du milieu ou de conditions
climatiques défavorables
- L’enfouissement, activités nocturnes, comportement grégaire…..etc
1 - Adaptations morphologiques
Celles-ci sont pour la plus part des plantes visibles sur les feuilles, les tiges, les bourgeons, les
racines ou les fruits.
a) les feuilles :
La plus part des angiospermes perdent leurs feuilles en automne (les caducifoliés = arbres
caducs) . Ces plantes n’ont donc pas en principe à craindre du froid, sauf exceptionnellement
lors des gelés tardives. (Après la poussée des nouvelles feuilles)
La plus grande partie des résineux (gymnospermes) gardent leurs feuilles pendant l’hiver dans
ce cas les feuilles développent divers mécanismes adaptatifs pour échapper au froid :
2
- Pour certains végétaux la taille des feuilles est très réduite. (Aiguilles des résineux : cas
du pin d’Alep, du cèdre …..etc. ) .
- Pour tous une épaisse cuticule, constituée de cutine substance isolante et imperméable
protège les tissus contre le gèle. (exp : choux, poireaux, laurier….etc)
b) les bourgeons :
Les uns les bourgeons à bois protégeons la nouvelle pousse sont protèges par d’épaisses
écailles recouvertes de propolis, une cire imperméable et à l’intérieur par un feutrage de poils
formant une sorte de duvet.
Les bourgeons à fleurs abritent sous des écailles les organes reproducteurs de la plante.
c) les tiges :
Extérieurement les tiges comme les feuilles qui supportent l’hiver possèdent une cuticule
imperméable. Mais de plus l’assise suberophèllodermique élabore une écorce qui constitue un
véritable isolant. (Exemple : le liège)
d) les racines :
Les racines sont moins soumises aux actions du froids car elles sont enfouîtes sous la terre,
elles sont dépourvues d’une écorce mais le suberoide qui les entoure suffit à les isoler . sauf si
le gel rentre en profondeur dans les sols ce qui est assez rare .
2 - Adaptations anatomiques :
a) Les assises génératrices
Sous l’écorce des tiges, les assises qui assurent la croissance de ces organes et leur solidité
cessent de fonctionner. Ainsi l’assise libéroligneuse qui élabore du liber secondaire vers
l’extérieur et du bois secondaire vers la moelle stoppe totalement son activité pondant l’hiver.
Comme se sont les nouveaux vaisseaux qui transportent la sève dans la plante, cela limite
considérablement la présence du liquide et donc le risque de gel.
b) Les vaisseaux :
Les vaisseaux du bois se bouchent par formation de hernies qui les envahissent en élaborant
des thylles qui transformeront ces tissus en tissu de soutien constituant petit à petit le tronc.
Quant aux vaisseaux du liber, ils sont constitués de grandes cellules qui communiquent entre
elles par des troues de leurs membranes ou cribles. A l’approche de l’hiver, chacun de ces
orifices se bouche par la formation de cals obturant les tubes criblés. Dès lors la sève ne circule
plus. Cette adaptation anatomique conduit à la raréfaction du liquide dans les vaisseaux ce qui
évite la formation de cristaux de glace. Ainsi les plantes arrivent à supporter les basses
températures.
3 - Adaptations physiologiques :
Dans les vaisseaux ( tubes criblés ) la sève ne circule plus et elle est très concentrée. Dans les
cellules des parenchymes, l’accumulation de substance de réserves, glucides, protides, lipides ,
sels minéraux , fait augmenter la pression osmotique . Du coup, le point de cryoscopie est
fortement abaissé, et les risques de gelée et d’éclatement des tissus sont faibles lors d’un hiver
normal. Ainsi les plantes évitent la mort en entrant en vie ralentie, c'est-à-dire en dormance
2
Pour les végétaux des milieux secs, un impératif absolu s’impose, il faut capter de l’eau par
tous les moyens et ensuite la conserver précieusement. Pour ceci les plantes ont mis des
dispositifs morphologiques, anatomiques et physiologiques remarquables qui leurs permettent
de pousser dans des milieux très chauds.
- Certaines plantes présentent des cycles végétatifs courts coïncidant avec les périodes où le sol
est humide ce sont les éphémérophytes. (Les plantes des déserts pouvant accomplir leur cycle
(germination, croissance et reproduction en quelques jours seulement).
- Certaines plantes peuvent subir une dessiccation importante de leur cytoplasme et retrouver
dès les 1ères pluies une vie et une croissance normale. Ce sont les plantes reviviscentes (les
mousses et les lichens)
- Certains végétaux présentent un appareil végétatif qui présente une adaptation morphologique
anatomique et physiologique leur permettant de résister à la dessiccation du milieu. Ce sont les
xérophytes on distingue 2 catégories :
Les sclèrophytes : Elles ne font pas de réserves d’eau mais elles augmentent leur
alimentation tout en diminuant leur transpiration.
Les plantes grasses ou malacophytes : accumulant l’eau dans leurs tissus (Dans le
parenchyme aquifère).
A / La pluviométrie :
La pluviométrie constitue un facteur écologique d’importance capitales non seulement pour le
fonctionnement et la répartition des écosystèmes terrestres, mais aussi pour certains
écosystèmes limniques (Mares, lacs , lagune ) soumises à une période d’assèchement .
Le volume annuel des précipitations conditionne en grande partie la distribution des biomes
continentaux (Voir tableau)
En réalité le bilan hydrique du sol est tout aussi important que la valeur absolue des
précipitations. Ce bilan hydrique exprime la différence entre les apports d’eau et les
pertes hydriques par évaporation du sol ainsi que celles dues à la transpiration des
végétaux.
2
Les différents facteurs climatiques n’agissent pas indépendamment les uns des autres. Pour en
tenir compte divers indices ont été proposés principalement dans le but d’expliquer la
répartition des types de végétation. Les indices les plus employés font intervenir la température
et la pluviométrie.
a) L’indice d’aridité :
L’indice d’aridité ( i ) de De Martonne est donné par la formule i = P / ( T + 10 ) dans la
quelle :
P = pluviosité annuelle moyenne.
T = température moyenne annuelle.
Cet indice est d’autant plus faible que le climat est plus aride .
Ville P ( mm ) T(°C) i
Paris 560 10 28
Oran 428 18 15,3
Tamanrasset 20 21 0,7
Cet indice peut être calculer pour les différents mois . L’indice relatif au mois de juillet , qui
correspond dans l’hémisphère Nord à la saison de végétation des plantes et d’activité des
animaux permet d’expliquer la répartition de certaines espèces .
I = 12 p / t + 10
p = pluviosité du mois .
t = température moyenne du mois
Exemple : Le Q2 de la station de Souk Ahras est de 78,39 donc cette dernière est caractérisée
par un climat sub humide .
Sur ce graphe Emberger trace les limites des différentes zones bioclimatiques en liaison
avec la variation du couvert végétal.
Climagramme
pluviométrique
2
Bagnouls et Gaussen ( 1953 ) considèrent qu’un mois est sec quand le total des
précipitations exprimé en mm est égal ou inférieur au double de la température ( T )
exprimée en ° C ( P ≤ 2 T ) .
Sur un diagramme sont portés :
- En abscisse les mois de l’année
- En ordonnée à droite les précipitations en mm .
- En ordonnée à gauche les t° moyennes mensuelles en ° C et à une échelle double de
celle des précipitations.
La saison aride apparaît quand la courbe des précipitations recoupe celle des températures
B/ L’ hygrométrie :
C’est le secteur de la météorologie qui étudie la quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air et
qui est exprimée en pourcentage.
En relation avec l’hygrométrie atmosphérique, le phénomène de la rosée peut modifié
considérablement le bilan annuel des précipitations dans les milieux où existe une période
d’aridité estivale .
Exemple :
- Dans le Nord de la Californie et le Sud de l’Oregon, les brouillards apportent 2 à 3 fois
plus d’eau que les pluies annuelles permettant la croissance des forets de Sequoia
sempervirens
- En Afrique du sud dans la ville du cap 56 jours de brouillard ont donné 2027 mm d’eau
alors que la pluviométrie n’en avait donné que 123 mm.
2
- Les organismes hygrophiles : qui ne peuvent vivre que dans des milieux saturés en
humidité. Les Amphibiens, Le lombric et d’autres représentants de la faune du sol. les
fougères.
- Les organismes mésophiles : ont des besoins modérés en eau ou en humidité de ce fait ils
supportent l’alternance des saisons sèches et humides. C’est le cas de la plus part des
animaux de nos régions et les plantes cultivées.
- Les espèces xérophiles : Vivant dans des milieux secs (Déserts) où le déficit en eau est
élevé, aussi bien dans l’air que dans le sol. Exemple : Le Cactus, les euphorbiacées,
divers lichens, les rongeurs du désert (Chez les rongeurs du désert, les fosses nasales sont
tapissées d’une muqueuse qui réabsorbe l’eau contenue dans l’air au moment de
l’expiration).
2 – Sur la fécondité :
- Chez certains papillons l’accouplement est arrêté lorsqu’il y a une très forte humidité
(atmosphère saturée).
- Le rythme de ponte chez le charançon Sitophilus oryzae est accéléré quand l’humidité passe
de 50 à 70 % .
2
relative en espèces
Foret de hêtre et de Sapin 86 à 87 % Riche
Forêt de pin 57 à 62 % Pauvre
A/ La neige :
Elle constitue aussi un facteur écologique de toute première importance, elle a un effet à la foie
thermique et mécanique.
La couverture neigeuse, par ses propriétés isolantes, protège efficacement du froid la végétation
et les animaux (rongeurs par exemple) enfouis sous cette dernière. sous 1m de neige la
température est de - 0,6 °C alors quelle est de -33,7 °C à la surface.
La neige peut constituer un facteur écologique défavorable là où elle persiste longtemps car elle
réduit la période végétative. En outre, l’accumulation de la neige sur les arbres et la végétation
arbustive exerce une action mécanique défavorable (Courbure des tiges, rupture des branches).
Le port columniforme (En V inversé) des conifères subarctiques représente une adaptation à
ces conditions climatiques pour éviter l’accumulation excessive de la neige sur les branches.
B/ Le vent :
Le vent résulte du mouvement de l'atmosphère entre les hautes et basses pressions. L’impact de
ce facteur sur les êtres vivants peut se résumer comme suit :
Il a un pouvoir desséchant car il augmente l’évaporation.
Il a aussi un pouvoir de refroidissement considérable.
Le vent est un agent de dispersion des animaux et des végétaux.
L’activité des insectes est ralentie par le vent.
Les coups de vent, peuvent abattre des arbres en forêt.
Notion de climat
a) Le macroclimat : Précise les conditions climatiques d'une région à l'échelle du biome.
b) Le mésoclimat : Est quant à lui à l'échelle de l'écosystème. On parlera par exemple du
climat d'une forêt, d'un lac ou d'un versant de montagne.
c) Le microclimat : Est une définition encore plus restrictive car elle liée aux conditions
qui règnent au niveau de l'organisme. Ainsi, un terrier de lapin offre un refuge idéal en
hiver à plus de 110 espèces de coléoptères. De la même manière, lorsqu'on cultive des
arbres fruitiers en espaliers adossés à un mur exposé au soleil, on réalise artificiellement
un microclimat. Un arbre âgé attire de nombreuses espèces par le microclimat qu'il
offre.
Notons qu'en pratique la distinction entre méso climat et microclimat n'est pas faite par tous les
auteurs et que l'on utilise assez souvent la notion de microclimat pour qualifier ce qui en réalité
est un mésoclimat.
2
En milieu urbain, l'homme a engendré un nouveau " microclimat ". Les principaux traits de ce
climat sont : sources de chaleur artificielle, effet réflecteur des constructions, élimination
rapide des précipitations, présence d'un couvercle de pollution (effet de serre !). La
température est plus élevée et plus stable; le climat y est aussi plus sec mais aussi plus
brumeux. L'atmosphère est cependant moins humide car la végétation qui retient l'eau de pluie
fait défaut. Le vent est soit renforcé lorsqu'il s'engouffre dans les rues ou au contraire freiné
par les constructions.
a) La texture du sol :
Définition : La texture du sol correspond à sa composition granulométrique, (Sable, limon,
argile et colloïdes minéraux) elle se mesure par l’analyse granulométrique, qui permet la
séparation des particules minérales constitutives de la terre selon leur dimension respective.
2
Diamètre 20 mm 2mm 200µ 20µ 2µ
La composition des éléments de la terre (Sable, limon, argile) a permis de définir des classes de
texture aux quelles on a donné un nom qui exprime les propriétés des différents éléments.
Classes de texture % d’argile % de limon % de sable
Argile lourde 80 10 10
Argile 50 25 25
Argile sableuse 35 5 60
Argile limoneuse 35 40 25
Argilo-sableux 25 10 65
Limono argileux 25 35 40
Limon argileux 25 70 5
Sablo argileux 15 10 75
Sablo-limoneux 15 25 60
Limoneux 15 50 35
Limon 15 75 10
Sableux 10 5 85
Sablo-limoneux 10 25 65
Limon sableux 7 53 40
Limon pure 5 85 10
Sable 5 10 85
Composition moyenne des classes de texture en constituants granulométriques
De se fait on distingue principalement 04 classes texturales, aux quelles correspondent diverses
propriétés générales des sols qui s’y rapportent.
1. La texture argileuse :
imperméable et mal aéré (défavorable au développement racinaire),
difficile à travailler (le sol est soit plastique ou trop compact selon les conditions
climatiques)
Riche en nutriments minéraux.
2. La texture limoneuse :
Sol peu favorable du point de vue propriétés physiques. (porosité)
Insuffisance en colloïdes minéraux
3. La texture Sableuse :
Sol léger facile à travailler et bien aéré.
Teneur en éléments minéraux faible.
Teneur en eau faible.
4. La texture équilibrée :
2
Se sont les sols aux propriétés globales les plus favorables en particulier pour les activités
culturales.
b) La structure du sol :
La structure traduit la façon dont les particules terreuses sont disposées les une par rapport aux
autres. On peut distinguer à la vue ou au touché divers types de structures :
- La structure élémentaire ou particulaire :
Les éléments solides sont libres, non associés entre eux, par exemple les terres sableuses. Ces
terres ne retiennent pas l’eau.
- La structure fragmentaire :
Les constituant solides sont rendus solidaires, ils constituent des agrégats plus ou moins gros,
entre les quels se trouvent les vides permettant la circulation de l’air et de l’eau de même que la
pénétration des racines.
- La structure compacte ou massive :
Aucun vide n’existe entre les particules qui forment un bloc.
La structure du sol est très importante, elle intervient particulièrement dans l’aération. Les sols
à structure fragmentaire sont perméables, bien aérés alors que les sols à structure particulaire
sont + ou – mal aérés.
c ) La porosité du sol :
La porosité du sol correspond à l’ensemble des espaces libres dans un volume donné du sol.
Elle s’exprime en pourcentage.
La porosité règle la circulation de l’eau, de l’air et de beaucoup d’animaux dans le sol.
- Les sols compacts peu poreux empêches les migrations verticales des animaux et ainsi
en interdire l’existence. Ils sont caractérisés par le manque d’oxygène (GIESECKE en
1930 a trouvé 1,1 % de CO2 à 15 cm de profondeur et 9,4 % à 70 cm)
- Chez les animaux fouisseurs (vers de terre, larves ce certains insectes, fourmis) la
dépendance vis-à-vis de ce facteur est évidemment plus grande.
2
laisse circuler les gaz . La macroporosité dépend de la structure du sol, avec des valeurs
maximales pour celles en agrégats (structure fragmentaire )
- La microporosité : (ou porosité capillaire) Résulte des pores les plus fins (Diamètre <
10 µm) et détermine de ce fait la capacité de rétention en eau du sol.
La porosité totale est en relation directe avec la texture d’un sol , elle varie de 30 % dans les
terres sablo limoneuses à 60 % dans les sols à texture équilibrée .
a ) la composition chimique :
Les divers types de sols ont des compositions chimiques très variées . Les éléments les plus
étudiés en ce qui concerne leurs actions sur la faune et la flore sont les chlorures et le calcium
Les sols salés = sols halomorphes ont une flore et une faune très particulière . Les plantes les
plus caractéristiques sont les Chenopodiacées ( Tamarix , Atriplex , Salicornia , Sueda ,
Salsola ) . Parmi les invertébrés hautement halophiles on peut citer des coléoptères de la famille
des Carabidés « Cicindela circumdata . »
En fonction de leurs préférences, les plantes sont classées en calcicoles (espèces capables de
supporter des teneurs élevées en calcaire), et calcifuges (espèces qui ne supportent que de
faibles traces de calcium).
Quant aux animaux, le calcium est nécessaire pour beaucoup d’animaux du sol.
b) Le pH du sol :
Le pH du sol est la résultante de l’ensemble de divers facteurs pédologiques. En effet, la
solution du sol contient des ions H+ provenant de :
L’altération de la roche mère
L’humification de la matière organique (synthèse d’acide humique)
L’activité biologique
L’effet des engrais acidifiants
2
Les organismes vivants tels que les Protozoaires supportent des variations de pH de 3,9 à 9,7
suivant les espèces : certaines sont plutôt acidophiles alors que d’autres sont basophiles. Les
neutrophiles sont les plus représentées dans la nature.
1 – L’azote :
Dans le sol on trouve différentes formes d’azote :
- L’azote de l’air : Utilisable par certaines bactéries (Azotobacter et les clostridium ) et les
bactéries symbiotiques ( Rhizobium )
- L’azote organique : soit 95 à 98 % de l’azote total insoluble.
- L’azote minéral qui présente 2 formes
L’azote ammoniacal : NH 4+ : il peut concourir à la nutrition des jeunes
plantes. Il se présente en faibles quantités dans le sol .
L’azote nitrique : NO3 – en quantité variable dans le sol suivant l’activité
biologique et le lessivage. C’est la forme d’assimilation la plus courante.
2 – Le phosphore :
Le phosphore peut se trouver sous différentes formes. Il peut être lié à la matière organique.
On le rencontre aussi en solution, ion H2 PO4- et HPO4 2- surtout ces 2 dernières formes sont
assimilables, et enfin sous forme de phosphate tricalcique insoluble Ca3(Po4)2
Sa fonction :
- Chez les végétaux :
Favorise la croissance, la précocité, la résistance au froid et aux maladies.
- Chez les animaux :
Il est important pour la reproduction, (fertilité, manifestation des chaleurs).
Chez les oiseaux favorise le taux d’éclosion des œufs.
3 – Le potassium : K
- Il permet une grande rigidité des tiges.
- Il favorise l’accumulation des sucres, surtout au niveau des fruits.
- Il renforce la résistance des plantes aux maladies.
2
7.2.3 – Les états de l’eau dans le sol :
Les molécules de l’eau sont soumises dans le sol à 2 forces antagonistes principales qui sont la
force de gravité et la capillarité. Selon l’effet de ces deux forces sur les l’eau du sol on
distingue :
- L’eau de gravité : C’est l’eau qui rejoint plus ou moins rapidement (Selon le diamètre
des pores) après précipitation ou arrosage la nappe phréatique. Elle est non ou peu
utilisable par les végétaux.
- L’eau retenue ou capillaire : Il s’agit de la quantité d’eau utilisable par les racines des
plantes et qui est retenue à l’intérieur des pores fins.
- L’eau liée : très fortement liée aux particules terreuses donc non utilisable par les
végétaux.
Eau liée (inutilisable)
Particule terreuse
Eau de gravité
2
La faune du sol : Elle est représentée par de nombreux groupes d’animaux :
- Les mammifères ( Rongeurs et insectivores ).
- Des Arthropodes ( Insectes , crabes , scorpion , mille - pattes )
- Des vers Macrofaune
- Des mollusques
- Des protozoaires .
- Des nématodes (vers ronds non segmentés) Microfaune
Nombre d’individus / m²
Insectes Lombrics Acariens Nématodes
Foret 3.000 78 30.000 6.10 6
Prairie 4500 97 40.000 5.10 6
Culture 1000 41 10.000 4,5 10 6
L’existence des animaux au niveau du sol est souvent étroitement liée aux conditions
spécifiques des facteurs édaphiques.
Exemple : la répartition du lombric dans le sol est régie par des conditions particulières
d’humidité et de pH .
2
En surface 3.10 9 8,7.10 8 8,7 .10 7
A – 10 cm 1. 10 9 6,7.10 8 6,7 .10 7
A – 20 cm 1.10 8 4.10 8 4.6 .10 7
Les êtres vivants peuvent communiquer entre eux de différentes façons : visuelle, sonore,
chimique…etc.
Les phéromones sont des substances chimiques circulant entre les individus de la même
espèce et servent à transmettre divers types d’informations. Reçues par un autre individu elles
peuvent une réaction caractéristique (modification du comportement, de développement..
Les phéromones existent chez différents groupes de végétaux et d’animaux. Ils agissent à
des doses minimes et la variation de leurs concentrations provoque une variation dans les réactions
2
C’est entre les individus de la même espèce que la compétition atteint son maximum, étant
donné les besoins à une période d’activité donnée sont les mêmes. Mais c’est aussi entre eux que
la co-opération peut être la plus efficace.
La présence dans un milieu donné de plusieurs individus de la même espèce crée ce que
Grasse et Chauvin (1944) appellent l’effet de groupe.
- l’effet de groupe :
Ce terme désigne les modifications physiologiques, morphologiques ou comportementales qui
apparaissent lorsque plusieurs individus de la même espèce vivent ensemble, dans un espace
raisonnable et avec une quantité de nourriture suffisante.
Exemple : Chez les loups, les éléphants, les cerfs, les Orques, les canards ….etc.
Si le milieu devient surpeuplé l’effet de groupe sera remplacé par l’effet de masse qui est négatif
pour l’espèce.
- L’effet de masse :
Il apparaît lorsque l’espace est limité et il se caractérise par ses effets néfastes pour les animaux.
Le milieu est surexploité, et après une phase de croissance de la population, cette dernière se met à
diminuer par :
- L’auto élimination qui abaisse le rythme de la reproduction. (arrête d’ovulation ou
allongement du cycle de reproduction).
- Augmentation de la mortalité causée par l’accroissement de l’agressivité entre congénères
Le manque de ressources au niveau d’un milieu donné engendre chez les différents organismes le
phénomène de compétition.
La Compétition :
La compétition se manifeste dans 2 circonstances :
a) lorsque les individus de la même espèce ou appartenant à des espèces différentes,
recherchent et exploitent la même ressource qui est présente en quantité limitée.
b) Lorsque les organismes en concurrence se nuisent même si les ressources sont abondantes.
2
La compétition intraspècifique peut se manifester de façons très diverses :
- La compétition pour l’alimentation (eau et nourriture) augmente avec la densité des
populations et sa conséquence la plus fréquente est la baisse du taux de croissance.
% de femelles gravides Jeunes / couple (mésange)
80
60
40
20
0 Ha / Cerf
10 20 30 40 50 4 8 12 16 Couple / hectare
La cohabitation de deux espèces peut avoir sur chacune d’entre elles une influence nulle,
favorable ou défavorable
Deux espèces ayant exactement les mêmes besoins ne peuvent cohabiter, l’une d’elle étant
forcément éliminée au bout d’un certain temps. C’est le principe d’exclusion compétitive de
Gause
2
la symbiose, la coopération, et le commensalisme
a) La symbiose :
C’est l’association de plusieurs organismes vivants qui s’apportent un bénéfice mutuel. C’est le
cas extrême des relations bénéfiques où la survie des deux dépend de l’association.
Exemple : Le lichen est formé par l’union d’une algue et d’un champignon. L’algue habitée par le
mycélium ne peut vivre en dehors de l’eau, bien exposé à la lumière, elle effectue la
photosynthèse. Le champignon bénéficie des glucides fabriqués, ce qui résout ses problèmes de
nutrition.
c) La coopération :
L’association n’est pas réellement indispensable mais elle apporte des avantages aux deux espèces
Exemple :
- La pollinisation croisée : Dans un verger les abeilles propagent les grains de pollen des fleurs et
assurent la fécondation de ces dernières. L’abeille se nourrit du nectar de ces fleurs.
- La dissémination des semences. Par les oiseaux frugivores ; certains mammifères transportent
des graines et des fruits accrochés à leur pelage ; les fourmis et les rongeurs disséminent les
semences ….etc.
- La nidification collective de plusieurs espèces d’oiseaux comme les sternes et les hérons est une
forme de coopération pour luter contre les prédateurs
d) Le commensalisme :
Dans cette association un seul des 2 espèces tire des profits d’ordre alimentaire.
Exemple :
- le petit poisson rémora qui suit sans arrêt les requins et qui est attachés à l’abdomen de ces
derniers par sa nageoire caudale qui fonctionne comme une ventouse et se nourris ainsi des
restes alimentaires des requins.
- Les insectes commensaux des terriers des mammifères et des oiseaux, ou des nids des
insectes sociaux.
- La phorésie = le transport de l’organisme le plus petit par le plus grand est une forme de
commensalisme. Exemple : Le transport des acariens par des coléoptères
f ) L’amensalisme :
L'amensalisme est une interaction biologique interspécifique dans laquelle une espèce inhibe le
développement de l'autre. L'amensalisme est observé le plus souvent chez les végétaux
Exemple :
- Certaines espèces végétales sécrètent des substances dans le sol qui empêchent les autres
plantes de s’installer. Le cas du Noyer qui rejette par ses racines une substance, « la
juglone. » qui est toxique ce qui explique la pauvreté de la végétation sous cet arbre.
2
- Le crabe envahit par la sacculine (crustacé) qui pénètre dans son corps et grandit pendant
un certain temps puis ressort en formant une poche molle entre le céphalothrax et
l’abdomen. Le crabe ne mue plus et de ce fait ne grandit jamais tant que la sacculine ne se
détache pas.
g ) Le parasitisme :
C’est une relation dans la quelle un des individus de l’association , le parasite , vit aux dépend de
celui qui l’hébergé , l’hôte , dont il tire sa nourriture .
Exemple : L’homme est l’hôte de plusieurs parasites, la douve du foie, les ténias au niveau des
intestins et l’ascaris au niveau de l’estomac.
Il existe 4 types de parasitisme :
- Le parasitisme des végétaux par des végétaux
- Le parasitisme des animaux par des végétaux.
- Le parasitisme des animaux par des animaux.
- Le parasitisme des végétaux par des animaux
2
alimentaires .Exemple : Le hanneton ou le ver blanc , la chenille processionnaire du
pin ..etc.
h ) La prédation :
C’est une relation où un animal le prédateur , doit , pour vivre , capturer un autre animal, la proie,
auquel il donne obligatoirement la mort pour la manger après l’avoir tué.
Exemple : Le faucon et le lièvre.
Ce type de relation implique des techniques de captures très élaborées, souvent collectives avec
des organes adaptés quel que soit le groupe zoologique concerné.
Les prédateurs se trouvent dans tous les milieux, dans l’air, l’eau le sol.
- Protozoaires prédateurs de bactéries.
- Les insectes « araignées. », mante religieuse.
- Les poissons (requins, orques…etc.)
- Les oiseaux (Rapaces ….etc.)
- Les reptiles (Serpent, lézard…etc. )
- Les mammifères (Félins), chien, chat .
- L’homme.
2
- Les oiseaux insectivores limitent ainsi le développement des chenilles dans les arbres
fruitiers, forestiers et les cultures. Exemple : la mésange : mange le double de son poids en
chenilles.
- Les coccinelles chassent les pucerons.
- Les crapauds, se nourrissent de larves de moustique.
Ces prédateurs sont très utilisés en lutte biologique.
2
Lorsque les facteurs environnementaux changent ( Facteurs climatiques ou autres ) des adaptations
génétiques aux nouvelles conditions sont alors réalisables .
Exemple :
- Le mélanisme industriel : au cours du 19ème siècle en Angleterre les fumées de l’industrie de la
ville de Manchester ont noircie les arbres qui se trouvent autour de la ville .( Modification du
milieu naturel ) . Certains papillons comme le Geometrides Biston betulariae ont évolué très
vite. Ces papillon de couleur blanchâtre avec des taches foncées lorsqu’ils se posent sur le tronc
des arbres sont presque invisibles et arrivent à fuir les prédateurs . Mais à cause de la souille qui
noircie les arbres une nouvelle forme de papillon est apparue est devenue de plus en plus
commune jusqu’à remplacer complètement la forme claire typique . Donc grâce à cette forme
noire invisible sur les troncs devenus noirs l’espèce échappe à la prédation . la forme noire est une
mutation dominante qui a pu s’installer rapidement .
b ) La natalité :
L’augmentation des naissances, si elle dépasse le nombre de morts, durant le même temps, accroît
les effectifs au sein d’une population.
Dans la nature le nombre des naissances est fortement lié aux facteurs trophiques (nourriture).
Exemple : le hibou des marais élève jusqu’à 10 poussins s’il capture beaucoup de rongeurs, mais
s’il y a très peu de rongeurs 1 ou 2 poussins arrivent à vivre.
Donc on peut dire que :
- L’alimentation joue un très grand rôle en limitant la mortalité chez les individus.
Il faut noter que les perturbations climatiques peuvent aussi altérer la reproduction. Les orages
violents font souvent avorter des nichées entières et il est par fois trop tard de les rattraper.
b ) La mortalité :
La taille des populations est limité par :
2
- La mort naturelle qui survient normalement après une espérance de vie propre à chaque
espèce.
- La mort accidentelle qui survient suite à des accidents ou à des calamités naturelles.
- La mort liée à la compétition intra et interspécifique.
2
- Fluctuation du lièvre polaire et de son prédateur le lynx en Amérique du Nord.
Les recensements des effectifs ont été suivis sur un siècle et ont donné ce qui suit :
Lorsque le nombre de lynx augmente, la pression de prédation s’amplifie et la quantité de lièvres
diminue. Comme il y’a de moins en moins de nourriture pour élever la progéniture, la prolificité
du lynx va chuter rapidement. Du coup, les lièvres sont mois chassés et se remettent à proliférer.
Le prédateur va alors profiter du grand nombre du lièvre pour rétablir ses effectifs et ainsi de suite
Lynx
Année
1845 1860 1880 1900 1920 1935
Lorsque l’homme intervient, il modifie ces fluctuations de populations par le biais de la chasse (le
lynx est très redouté par les éleveurs de bétail). Quant aux lièvres ils sont parfois victimes de
maladies qui limitent leur population indépendamment de la prédation et de la chasse.
Une population est caractérisée par un taux de natalité que l'on représente par la lettre b. C'est
le nombre de naissances par individu et par unité de temps. Cette population a aussi un taux de
mortalité d, qui est le nombre de morts par unité de temps. La différence b-d représente le taux
de croissance. Ce dernier est symbolisé par la lettre r. La valeur du taux de croissance varie
beaucoup d'une espèce à l'autre. Elle est nulle lorsque le taux de mortalité est égal au taux de
natalité. La valeur du taux de croissance est élevée chez les espèces prolifiques qui atteignent
rapidement des effectifs importants, mais variables. Ce sont en général des espèces de petite
taille comme beaucoup d'insectes, de petits passereaux ou des rongeurs. Elle est faible chez les
espèces peu fécondes et peu abondantes mais dont les effectifs restent relativement stables.
C'est le cas des grands mammifères ou des oiseaux comme les vautours.
La croissance d'une population peut être très rapide, par exemple lorsque l'on introduit quelques
animaux dans un milieu favorable, doté en particulier de ressources abondantes. La croissance
de la population sera d'autant plus rapide qu'il n'y aura pas d'espèces concurrentes dans le
milieu. C'est la croissance dite « exponentielle ».
2
Taille
De la
Population
Temps
Cependant, quand la limite des ressources disponibles est atteinte, l'effectif de la population
s'effondre brusquement. Les animaux vont mourir de faim ou de maladies qui se propagent
facilement à cause de la surpopulation. La croissance exponentielle permet d'arriver très
rapidement à des chiffres énormes.
En fait, la croissance exponentielle est rare. La plupart du temps, le taux de croissance ne reste
pas constant, mais, au contraire, diminue peu à peu lorsque la population augmente. Lorsque le
taux de croissance est nul, ou très petit, l'effectif de la population devient stationnaire, ou bien
ne subit plus que des variations très faibles.
Lorsqu'une population s'accroît d'abord rapidement, d'une façon à peu près exponentielle, puis
de plus en plus lentement, jusqu'à ce que le taux de croissance se stabilise, on dit que la
croissance est logistique. L'effectif limite atteint par la population devenue stationnaire
correspond au nombre maximal d'individus d'une espèce que le milieu peut supporter
sans être détruit. Cet effectif limite est la capacité limite du milieu, ou charge biotique
maximale.
Charge biotique
maximale
K
Phase de ralentissement
Phase d’accélération
Temps
2
Nbre d’individus
2000
500
16 g de farine
Jours
0 25 50 75 100 150
2
Stade Nombre d’individus Facteurs Nbre de décès %
de mortalité survenus dans l’intervalle de mortalité
de temps
Œufs 200 Parasites 10 5
Autres 20 10
Total 30 15
Larves jeunes 170 Dispersion 136 80
Larves âgées 34 Parasites 13,6 40
Maladies 6,8 20
Autres 10,2 30
Total 30,6 90
Chrysalides 3,4 Parasites 0,35 10
Autres 0,55 15
Total 0,90 25
Imagos 2,5 Divers 0,5 20
Seulement 2 individus subsistent à partir d’une ponte de 200 œufs, la mortalité est donc de 99% au
cours d’une génération. Le stade le plus vulnérable est celui des jeunes larves avec 80 % de
mortalité.
5.2- La pyramide des âges est un mode de représentation graphique de la structure (sexe, âge)
d'une population qui constitue une image synthétique du passé, du présent et du futur de celle-
ci.
La pyramide des âges représente la répartition par sexe et âge de la population à un instant
donné. Elle est constituée de deux histogrammes juxtaposés, un pour chaque sexe (par
convention, les hommes à gauche et les femmes à droite), où les effectifs sont portés
horizontalement et les âges verticalement. Les effectifs par sexe et âge dépendent des
interactions passées de la fécondité, de la mortalité et des migrations, mais la forme de la
pyramide et les variations de celle-ci avec les années sont avant tout tributaires des variations
de la fécondité
2
5.3- Le sexe ratio :
C’est le pourcentage du nombre de femelle par apport au nombre de males qui est déterminé à
la naissance ou à l’éclosion. Il est soit équilibré 50/50 ou souvent dominé par les males.
Exemple - chez les canards la population est dominée par les males
- Chez les écureuils la population est dominée par les femelles.
2
Méthodes d’étude d’un écosystème
I – Le peuplement végétal :
Les plantes représentent souvent le meilleur indicateur des conditions qui règnent dans un
milieu. Un relevé floristique aussi bien quantitatif que qualitatif apporte rapidement de
précieux renseignements sur les différentes composantes de l’écosystème.
1 m²
4 m²
9 m²
16 m²
On délimite un 1er carré, on dénombre toutes les espèces présentes dans ce dernier. En
conservant le même point de départ en délimite un 2 ème carré dont les cotés sont le double du
premier on compte les espèces nouvelles et ainsi de suite jusqu’à ce que l’on trouve plus de
nouvelles plantes .
2
b) – La technique des accroissements en hélice :
1
3
2 5
Cette technique est plus commode pour les peuplements forestiers alors que la première est
utilisée pour les peuplement des prairies .
Ces techniques sont recommandées surtout pour les peuplements terrestre par contre pour
l’étude de ceux des milieux aquatique , on utilise la méthode des transects qui consiste à tendre
une ficelle entre deux piquets sur une longueur déterminée selon la taille de l’écosystème et
d’observer le peuplement végétal situé sous la corde ou dans un secteur restreint de part et
d’autre de celle-ci
II – Le peuplement animal :
Les seuls moyens d’étudier le peuplement animal sont basés sur l’observation directe , à l’œil
nu , à la jumelle ou au télescope en vidéo , sur l’audition , ou encore grâce à des techniques de
capture et recapture après marquage .
2
- Les pièges à phéromones.
- Les trappes.
- Les pièges lumineux …...etc.
1. La biosphère
Biosphère signifie, littéralement, sphère de la vie, c’est-à-dire l’ensemble de la vie terrestre.
Les êtres vivants sont localisés sur une couche étroite à la surface de la Terre. Celle-ci
comprend la basse atmosphère, Les océans, mers, lacs et cours d’eau que l’on regroupe sous
le nom d’hydrosphère et la mince pellicule superficielle des terres émergées appelés
lithosphère.
L’épaisseur de la biosphère varie considérablement d’un point à un autre puisque la vie pénètre
jusque dans les fosses océaniques au-delà de 10 000 m de profondeur alors que dans la
lithosphère, on ne trouve guère trace de vie au-delà d’une dizaine de mètres. Dans
2
l’atmosphère, par suite de la raréfaction de l’oxygène, les êtres vivants se font plus rares avec
l’altitude et vivent rarement à plus de 10 000 m.
La source majeure d’énergie dans la biosphère est le soleil. L’autre source importante est
l’énergie géothermique. Grâce à la photosynthèse, les plantes transforment l’énergie solaire en
énergie chimique, et les animaux en mangeant ces plantes ou en se mangeant entre eux, la
récupèrent.
2. Les différents constituants de la biosphère :
1- L’atmosphère : C’est une immense couche de gaz et de poussières qui enveloppe le globe
terrestre.
- Sa Composition :
Les trois principaux gaz de l’atmosphère (sans tenir compte de la vapeur d’eau) sont l’azote
(78,1 %), l’oxygène (20,9 %) et l’argon (0,9 %). Par ailleurs, différents types de fines
particules (appelées aérosols) sont aussi en suspension dans l’air : poussières provenant de
volcans, grains de sable et de sel, pollens, gaz polluants rejetés par les industries, etc. Ces
aérosols circulent dans les basses couches de l’atmosphère.
L’atmosphère est épaisse d’environ 10 000 km. Mais 99 % de sa masse se trouve dans les
30 premiers kilomètres. L’atmosphère est divisée en 5 couches superposées. Chacune de ces
couches a des propriétés différentes (épaisseur, température, pression). Depuis la surface de la
Terre, ces couches sont :
C’est également là que s’accumulent les gaz polluants issus des activités humaines (industries,
transports). Lorsqu’on parle de pollution atmosphérique, il s’agit donc principalement de la
pollution de l’air de la troposphère.
b) - La stratosphère est une couche qui monte jusqu’à une altitude de 50 km (appelée
stratopause), où la température est proche de celle de la surface terrestre.. Le célèbre trou de
la couche d’ozone se situe également dans cette couche.
2
d ) - La thermosphère s’étend entre 80 et 600 km d’altitude. Les molécules d’air deviennent
très rares. Les températures sont très élevées (jusqu’à 1 200 °C).
La biosphère peut se subdiviser également en deux groupes d'entités écologiques : les milieux
terrestres (ou continentaux) et les milieux océaniques (hydrosphère).
Ces diverses entités, dénommées macro écosystèmes, qui s'étendent à l'échelle de sous-
continents entiers, correspondent les biomes, plus les communautés vivantes qui leur sont
associées.
3. Organisation de la biosphère
Le niveau le plus élémentaire d’organisation du vivant est la cellule. Celle-ci est intégrée dans
l’individu qui s’intègre dans une population. La population fait partie d’une communauté ou
biocénose. La biocénose s’intègre à son tour dans l’écosystème. L’ensemble des écosystèmes
forment la biosphère qui est le niveau le plus élevé du vivant.
3.1- Définition de l’écosystème :
Créé par Arthur Tansley en 1935, le terme d'écosystème représente un concept majeur de
l'écologie moderne.
La notion d'écosystème est multiscalaire (multi-échelle), c'est à dire qu'elle peut s'appliquer à
des portions de dimensions variables de la biosphère ; un lac, une prairie, ou un arbre mort…
Suivant l’échelle de l’écosystème nous avons :
un micro-écosystème : exemple un arbre ;
un méso-écosystème : exemple une forêt ;
2
un macro-écosystème : exemple une région.
Un écosystème est un système biologique constitué par l’ensemble des êtres vivants
(biocénose) et du milieu dans lequel ils vivent (biotope).
3.1.1 - Le biotope :
Est une étendue plus ou moins bien délimitée renfermant des ressources suffisantes pour
assurer le maintien de la vie de la biocénose.
Chaque biotope est donc le milieu de vie d'un ensemble bien défini de végétaux et d'animaux,
ces derniers peuvent modifier les biotopes où ils vivent. Ainsi les microorganismes et les petits
animaux du sol, par leur activité, modifient la nature physico-chimique du sol. Les hommes
aussi peuvent influer profondément sur le milieu naturel. (Pollution, dégradation des
milieux…..etc. ).
La notion de biotope est souvent confondue avec celle de l’habitat. Au sens strict, le biotope
désigne l'ensemble des habitats fréquentés par l'ensemble des espèces d'un écosystème
(biocénose). Et l’habitat désigne la partie de l'écosystème où une espèce considérée réside
habituellement et où, en particulier, elle trouve sa nourriture.
Beaucoup d'espèces animales changent d'habitat au cours de leur vie en fonction du stade de
développement atteint. Les larves de moustique, par exemple, mènent une vie aquatique et
consomment de petites particules organiques alors que les adultes mènent une vie aérienne et se
nourrissent de sang dans le cas des femelles, de sucs végétaux dans le cas des mâles. Certaines
espèces migratrices changent d'habitat deux fois par an, comme les hirondelles ou la cigogne
blanche.
Les esturgeons, par exemple, vivent dans les cours d'eau jusqu'à l'âge de deux ou trois ans,
mènent la première partie de leur vie adulte en mer, se reproduisent dans les rivières, puis
retournent dans l'océan.
2
Elle est caractérisée par une grande diversité des organismes qui renferme (plus de un million
d’espèces animales et 300.000 espèces végétales)
Les biocénoses peuvent avoir une durée et une étendue variable. On peut distinguer des
biocénoses stables à l’échelle humaine, qui durent plusieurs années ou même plusieurs siècles,
et les biocénoses cycliques dont l’évolution peut être très rapide et se fait en quelque jours voir
même quelques heures.
Exemple : Une subéraie (Foret de chêne liège) est une biocénose stable.
Un cadavre de mammifère est habité par une biocénose cyclique.
En allant de la plus étendue à la plus réduite des biocénoses il est possible de distinguer les
catégories suivantes :
Les communautés majeures des milieux terrestres, des milieux d’eau douce, et des
milieux marins.
Les synusies : communautés restreintes et bien définie dans l’espace ( Espèces
colonisant un cadavre ).
Mérocénose : Faune spécifique à un milieu particulier (Cône de pin)
2
La fréquence : La fréquence est le rapport exprimé en pourcentage du nombre de
prélèvement où se trouve l’espèce sur le nombre total des prélèvements effectués.
Lorsque l’espèce est présente dans plus de 50 % des relevés = elle est constante.
Lorsque l’espèce est présente dans 25 % à 50 % des relevés = elle est accessoirement présente.
Lorsque l’espèce est présente dans moins de 25 % des relevés = elle est accidentelle.
la dominance : Elle est non quantifiable. Elle exprime l’influence exercée par une
espèce sur la communauté. (Quelques grands ruminants ont plus d’influence
que de nombreux insectes phytophages).
La fidélité : Elle est non quantifiable, elle exprime l’intensité avec laquelle une espèce
est inféodée à une biocénose. On distingue :
- Des espèces caractéristiques : qui sont exclusives dans une association.
- Des espèces préférences : qui existent dans plusieurs biocénoses voisines mais qui
préfèrent cependant l’une d’entre elles.
- Des espèces étrangères : ce sont des espèces qui sont égarées accidentellement dans une
association à laquelle elles n’appartiennent pas.
- Des espèces ubiquiste : Espèces qui peuvent exister indifféremment dans plusieurs
biocénoses.
3. La chaîne trophique
3.1. Définitions
Une chaîne trophique ou chaîne alimentaire est une succession d’organismes dont chacun vit au
dépend du précédent. Tout écosystème comporte un ensemble d’espèces animales et végétales
qui peuvent êtres réparties en trois groupes : les producteurs, les consommateurs et les
décomposeurs.
2
Il s’agit d’êtres vivants, dits hétérotrophes, qui se nourrissent des matières organiques
complexes déjà élaborées qu’ils prélèvent sur d’autres êtres vivants. Ils se considèrent comme
étant des producteurs secondaires. Les consommateurs occupent un niveau trophique différent
en fonction de leur régime alimentaire. On distingue les consommateurs de matière fraiche et
les consommateurs de cadavres.
a- Les consommateurs de matière fraiche, il s’agit de :
Consommateurs primaires (C1) : Ce sont les phytophages qui mangent les
producteurs. Ce sont en général des animaux, appelés herbivores (mammifères
herbivores, insectes, crustacés : crevette), mais aussi plus rarement des parasites
végétaux et animaux des plantes vertes.
Consommateurs secondaires (C2) : Prédateurs de C1. Il s’agit de carnivores se
nourrissant d’herbivores (mammifères carnassiers, rapaces, insectes,…).
Consommateurs tertiaires (C3) : Prédateurs de C2. Ce sont donc des carnivores qui se
nourrissent de carnivores (oiseaux insectivores, rapaces, insectes,…).
Le plus souvent, un consommateur est omnivore et appartient donc à plusieurs niveaux
trophiques.
Les C2 et les C3 sont soit des prédateurs qui capturent leurs proies, soit des parasites d’animaux.
2.5.2 – Les niveaux trophiques :
Des organismes appartiennent à un même niveau trophique lorsque, dans une chaîne
alimentaire, ils sont séparés des végétaux autotrophes par le même nombre de maillon. Les
végétaux autotrophes qui constituent par définition le 1er niveau trophique.
Exemple : C’est le cas des espèces omnivores qui consomment à la fois des animaux et des
végétaux ou de certains prédateurs qui s’attaquent à des proies variées.
La mante
Orthoptère prédateur
Acridiens Tettiigonidés
Orthoptère herbivore Orthoptères Carnassiers
Appartiennent au Appartiennent au
2ème niveau trophique 3ème niveau trophique
2
La mante appartient La mante appartient
au 3ème niveau au 4ème niveau
trophique trophique
Puisque un même animal ou un même végétal peut servir d’aliment à des carnivores ou à des
herbivores variés les divers chaînes alimentaires se mêlent entre elles et constituent ainsi un
réseau trophique.
(L’herbe peut être mangée par des herbivores autres que le lièvre et ce dernier peut être dévoré
non seulement par un renard mais aussi par un aigle).
2
Dans cette chaîne, le nombre d’individus diminue d’un niveau trophique à l’autre, mais
leurs tailles augmentent.
Exemple : (100) Producteurs + (3) Herbivores + (1) Carnivore.
Chaîne de parasites
Cela va au contraire d’organismes de grandes tailles vers des organismes plus petits, mais
de plus en plus nombreux.
Exemple : (50) Herbes + (2) Mammifères herbivores + (80) Puces + (150) Leptomonas.
(Protozoaire parasite des animaux et végétaux)
Chaîne de détritivores
Va de la matière organique morte vers des organismes de plus en plus petits
(microscopiques) et nombreux
Exemple : (1) Cadavre + (80) Nématodes + (250) Bactéries.
est obtenue en superposant des rectangles de même hauteur et dont la longueur est
proportionnelle au nombre d’individus de chaque niveau trophique . Le nombre d’individus
décroît généralement d’un niveau trophique à un autre . En effet les animaux de petite taille
sont plus nombreux que les gros et il se reproduisent plus vite . Des exceptions existent , dans
le cas des chaînes de parasites en particulier .
2
C3 3000
400.000 25
C2 750.000 50
P 809
5060
P 20810
Les chaîne alimentaires sans végétaux verts ne contiennent aucun herbivore mais uniquement
des carnivores et surtout des détritivores et des saprophages (animaux qui se nourrissent de
substances organiques en décomposition) qui sont plus représentés en nombre.
Les chaînes alimentaires sont rarement linéaires, elles contiennent beaucoup de bifurcations
qui s’enchevêtrent entre eux formant un véritable réseau trophique car chaque prédateur peut
consommer plusieurs types de proies.
2
3.4. Le réseau trophique
Le réseau trophique se définit comme un ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles
au sein d’un écosystème et par lesquelles l’énergie et la matière circulent. Il se définit
également comme étant l’ensemble des relations trophiques existant à l’intérieur d’une
biocénose entre les diverses catégories écologiques d’êtres vivants constituants cette dernière
(producteurs, consommateurs et décomposeurs).
4. Transfert d’énergie
4.1. Définitions
Productivité brute (PB) : Quantité de matière vivante produite pendant une unité de
temps, par un niveau trophique donné.
Productivité nette (PN) : Productivité brute moins la quantité de matière vivante dégradée
par la respiration.
PN = PB – R.
Productivité primaire : Productivité nette des autotrophes chlorophylliens
Productivité secondaire : Productivité nette des herbivores, des carnivores et des
décomposeurs.
2
La quantité d’énergie ingérée (I1) correspond à ce qui est réellement utilisé ou Assimilé
(A1) par l’herbivore, plus ce qui est rejeté (Non Assimilée) (NA1) sous la forme
d’excréments et de déchets : I1= A1+ NA1
La fraction assimilée (A1) sert d’une part à la Productivité Secondaire (PS1) et d’autre part
aux dépenses Respiratoires (R2).
On peut continuer le même raisonnement pour les carnivores.
Ainsi, du soleil aux consommateurs (1er, 2ème ou 3ème ordre), l’énergie s’écoule de niveau
trophique en niveau trophique, diminuant à chaque transfert d’un chainon à un autre. On parle
donc de flux d’énergie. Le flux d’énergie qui traverse un niveau trophique donné correspond à
la totalité de l’énergie assimilée à ce niveau, c’est-à-dire à la somme de la productivité nette et
des substances perdues par la respiration.
Dans le cas des producteurs primaires, ce flux est : PB = PN + R1.
Le flux d’énergie qui traverse le niveau trophique des herbivores est : A1 = PS1 + R2.
Plus on s'éloigne du producteur primaire, plus la production de matière vivante est faible
(Fig.02).
2
autotrophes constitue l'unique source d'énergie des écosystèmes.
Ainsi, dans l'exemple du lac, le rayonnement solaire est converti en matière vivante (donc en
énergie biochimique) par le phytoplancton et les macrophytes aquatiques grâce aux sels
minéraux dissous dans l'eau. L'énergie et les éléments contenus dans cette matière vivante sont
ensuite incorporés dans les " chaînes alimentaires " de consommateurs : plancton, poissons
herbivores et prédateurs, oiseaux d'eau. Enfin, les matières organiques mortes sont minéralisées
par les bactéries et autres micro-organismes.
Chaque étape de sa circulation dans les écosystèmes, une partie de l'énergie est transformée en
biomasse grâce au travail cellulaire produit par la respiration. Une autre partie est perdue sous
forme d'énergie dégradée (entropie). La circulation de l'énergie et celle de la matière
s'effectuent dans les écosystèmes au travers de l'alimentation des consommateurs animaux
(herbivores puis carnivores) dont les nombreuses populations sont interconnectées en un réseau
trophique. Cette circulation se poursuit avec la minéralisation par les décomposeurs de matières
organiques mortes.
A l’inverse, le fonctionnement d’un écosystème dépend de la prédation exercée par les niveaux
trophiques supérieurs sur les niveaux trophiques inférieurs. C’est le contrôle top-down.
Exemple : Effet régulateur d’une population de carnivores (loups) sur une population de proies
(lièvres).
Les deux contrôles interviennent simultanément dans les écosystèmes et peuvent être
complémentaires. Les modifications par l’homme d’un niveau trophique peuvent amplifier l’un
ou l’autre des deux contrôles et entrainer une instabilité de l’écosystème.
Exemples :
Augmentation des ressources en éléments nutritifs (amplification du contrôle bottom-up).
Cas de la pollution organique des eaux ou eutrophisation.
2
Diminution d’abondance d’un prédateur de haut niveau (amplification du contrôle top-
down). Cas de la chasse ou de la pêche.
Grâce à l’énergie fournie par le soleil sous forme de lumière, la vie se comporte comme une
véritable machine à fabriquer de la matière organique. Nous appelons productivité
biologique la quantité de cette matière produite naturellement, déshydratée (matière sèche),
par unité de surface au sol et par unité de temps ; on emploie le plus souvent la tonne de
matière sèche produite par hectare et par an, valeur que l’on peut transposer en équivalent
calories. Un écosystème étant constamment en recherche d’équilibre autour de paramètres de
stabilité, il sera long et fastidieux de calculer l’énergie totale qui circule dans tout système
biologique complexe.
5 - La niche écologique :
La notion de niche écologique, telle qu’elle a été énoncée par Elton en 1927 correspond au rôle
de l’espèce dans le fonctionnement d’un écosystème.
La notion de niche écologique est destinée à expliquer comment des espèces taxonomiquement
et écologiquement voisines peuvent coexister dans une communauté lorsque les ressources sont
limitées
Par exemple, pour les mésanges d'Europe, l'habitat est la forêt d'arbres à feuilles caduques.
Pour chaque espèce de mésange, la niche écologique est constituée par son régime alimentaire
(diverses espèces d'insectes) ainsi que par le lieu et la manière dont les insectes sont attrapés.
Chaque espèce de mésange attrape en effet ses proies dans une partie différente des arbres.
L'habitat est ainsi compartimenté en diverses niches écologiques, dont chacune est occupée par
une espèce de mésange.
2
Ainsi, plus un habitat est complexe et compartimenté en de nombreuses niches, plus il peut
héberger d'espèces différentes.
Le maximum de complexité de l'habitat se rencontre, dans le milieu terrestre, dans les forêts
équatoriales, ce qui explique que leur richesse en espèces soit bien supérieure à celle des forêts
tempérées. Dans le milieu marin, les récifs de coraux sont l'équivalent des forêts équatoriales
par la complexité de leur structure et leur richesse en espèces.
2
L'infiltration : phénomène de pénétration des eaux dans le sol, à travers les fissures
naturelles des sols et des roches, assurant ainsi l’alimentation des nappes phréatiques.
La percolation : phénomène de migration de l’eau à travers les sols (jusqu’à la nappe
phréatique).
Ruissellement, infiltration et percolation assurent l'alimentation des cours d'eau qui restituent
en dernier lieu l'eau à l'hydrosphère.
2
Le dégagement de CO2 a lieu également au cours des fermentations qui conduisent à une
décomposition partielle des substrats dans des conditions anaérobies.
Dans les sols, il se produit souvent un ralentissement du cycle du carbone : les matières
organiques ne sont pas entièrement minéralisées mais transformées en un ensemble de
composés organiques acides (les acides humiques). Dans certains cas les matières organiques
ne sont pas entièrement minéralisées et elles s'accumulent dans diverses formations
sédimentaires. II se produit une stagnation et même un blocage du cycle du carbone. C'est le
cas actuellement de la formation de tourbe ou par le passé de la constitution de grands dépôts
de houille, de pétrole et d'autres hydrocarbures fossiles.
Cependant, nous produisons trop de dioxyde de carbone et notre Terre n'arrive plus à le
recycler. Le taux de CO2 dans l'atmosphère augmente et le climat se réchauffe. En effet, le CO 2
présent dans l'atmosphère permet de piéger la chaleur du soleil qui rend la vie possible sur
Terre. C'est ce qu'on appelle l'effet de serre. En augmentant la concentration de CO 2 dans
l'atmosphère, l'équilibre de notre écosystème est perturbé. Le climat se réchauffe et cela peut
avoir des conséquences graves sur la vie sur Terre : les calottes glaciaires pourraient fondre et
augmenter le niveau des mers en certains points provoquant des inondations, augmentation des
conditions climatiques extrêmes comme les tempêtes, les raz de marée, la sécheresse... etc.
2
la matière vivante (c’est un constituant de l’ADN, de l’ARN et de l’ATP). Son réservoir
principal est constitué par diverses roches qui cèdent peu à peu leurs phosphates aux
écosystèmes.
Dans le milieu terrestre, la concentration en phosphore assimilable est souvent faible et joue le
rôle de facteur limitant. Ce phosphore est mis en circulation par lessivage (ou érosion) et
dissolution et introduit ainsi dans les écosystèmes terrestres où il est absorbé par les végétaux.
Ceux-ci l'incorporent dans diverses substances organiques et le font ainsi passer dans les
réseaux trophiques. Puis les phosphates organiques sont restitués au sol avec les cadavres,
déchets et excréta produits par les êtres vivants, attaqués par les micro-organismes et
retransformés en orthophosphates minéraux, à nouveaux disponibles pour les plantes vertes et
autres autotrophes.
Le phosphore est introduit dans les écosystèmes aquatiques par les eaux de ruissellement.
Celles-ci vont ensuite rejoindre les océans, permettant ainsi le développement du phytoplancton
et des animaux des divers maillons de la chaîne trophique.
Le passage du phosphore de l’état organique à l’état inorganique est assuré par des bactéries et
des champignons.
Un retour partiel des phosphates des océans vers les terres émergées s'effectue par
l'intermédiaire des oiseaux marins ichtyophages ou piscivores par le biais de gisements de
guano.
Cependant, dans les océans, le cycle du phosphore se fait avec des pertes, puisqu’une partie
importante des phosphates entrainée en mer se retrouve immobilisée dans les sédiments
profonds (fragments de cadavres de poissons, non consommés par les détritivores et les
décomposeurs). Lorsqu’il n’existe pas de courants ascendants permettant la remontée des eaux
en surface, la pénurie de phosphore est un facteur limitant. Le cycle du phosphore est donc
incomplet et ouvert. Du fait de sa rareté et en raison de ces pertes pour le cycle, le phosphore
constitue donc le principal facteur limitant qui contrôle la majeure partie de la production
primaire.
2
aquatique ce sont surtout les algues cyanophycées (algues bleues) qui sont fixatrices de l'azote
gazeux.
L'azote nitrique ainsi élaboré par ces nombreux micro-organismes terrestres ou aquatiques est
finalement absorbé par les végétaux, amené dans les feuilles et transformé en ammoniaque,
grâce à une enzyme spécifique, la nitrate-réductase. Ensuite, l'ammoniaque est transformée en
azote aminé puis en protéines.
Les protéines et autres formes de l'azote organique contenues dans les cadavres, excréta et
déchets organiques vont être attaquées par des microorganismes bioréducteurs (bactéries et
champignons) qui produisent l'énergie dont ils ont besoin par la décomposition de cet azote
organique qui est ensuite transformé en ammoniaque, c'est l'ammonification.
Une partie de cet azote ammoniacal peut être absorbé directement par les végétaux, mais il
peut être aussi utilisé par des bactéries nitrifiantes (les Nitrosomonas) pour produire leur
énergie métabolique. Celles-ci transforment l'ammoniaque NH 4+ en nitrite, N02-, c'est la
nitritation, puis les Nitrobacter le transforment en N0 3-, c'est la nitratation. L'ion nitrate N0 3- est
alors absorbé par les végétaux.
L'azote retourne constamment à l'air sous l'action des bactéries dénitrifiantes (Pseudomonas)
qui sont capables de décomposer l'ion N0 3- en N2 qui se volatilise et retourne à l'air; mais le
rôle de ces bactéries est heureusement peu important.
Une partie non négligeable des nitrates peut être lessivée par les eaux de ruissellement et
entraînée en mer. L'azote peut alors être immobilisé par incorporation aux sédiments profonds.
Cependant, il est en grande partie repris par les organismes du phytoplancton et il entre dans
une chaîne alimentaire aboutissant à des oiseaux qui le ramènent, par leurs déjections, au
milieu terrestre sous la forme de guano.
7.1 L’eutrophisation :
La pollution des eaux continentales par des matières organiques fermentescibles et/ou par des
sels minéraux nutritifs, pourtant non toxiques, conduit à de graves désordres écologiques, dont
leur eutrophisation. Lorsqu'un émissaire d'égout pollue une rivière, par exemple, la flore et la
faune propres aux eaux pures disparaissent alors que les protozoaires, les algues vertes du
groupe des cladophorales, diverses espèces de champignons aquatiques ou encore des vers de
vase du genre Tubifex, par exemple, se mettent à pulluler.
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infrarouge émis par la Terre, ce dernier compensant le rayonnement solaire qu'elle absorbe elle-
même.
Les gaz qui provoquent ce phénomène, tels que la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone ou le
méthane, sont appelés « gaz à effet de serre ».
- Le SO3 réagit avec l’eau atmosphérique pour donner l’acide sulfurique qui forme des
brouillards très toxiques
2 SO3 + H2O H2 SO4
Ou bien il entre en contact avec la vapeur d’eau atmosphérique pour donner l’acide sulfureux
H2 SO3
SO2 + H2O H2 SO3
Chapitre
Description sommaire des principaux écosystèmes
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L'évolution des écosystèmes (Notion de climax)
Les communautés d'êtres vivants varient sans cesse, en privilégiant les formes de vie les plus
adaptées aux conditions du milieu. D'abord simples, les chaînes alimentaires dominées par les
herbivores, se complètent de carnivores et de détritivores. Les ressources du milieu sont de
mieux en mieux exploitées. L'écosystème finit par tourner à plein rendement et devient de plus
en plus stable (homéostasie) vis à vis des perturbations du milieu. Il renferme un grand nombre
d'espèces, chacune représentée par un petit nombre d'individus. Les fluctuations de populations
ne varient pas en grands écarts, à l'inverse des populations comportant quelques espèces et un
très grand nombre d'individus qui se montrent beaucoup plus sensibles à des déséquilibres
(manque de mécanismes régulateurs, manque de pièces de rechange).
L'écosystème mûr est bien équilibré. Sa productivité primaire est bien supérieure à la
consommation potentielle des herbivores. Les organismes décomposeurs trouvent de bonnes
conditions de vie et favorisent ainsi un meilleur recyclage des éléments minéraux.
En écologie, le climax est un état théorique dans lequel un sol ou une communauté végétale a
atteint un état d’équilibre stable et durable avec les facteurs édaphiques et climatiques du
milieu. Toute perturbation du milieu, naturelle ou anthropique, détruit cet état climacique. En
l’absence de nouvelle perturbation, le sol et la communauté végétale évoluent de nouveau vers
leur climax.
Dans le domaine de l'écologie, le climax désigne l'état final d'une succession écologique (est
un processus naturel d’évolution des écosystèmes d’un stade initial vers un stade théorique
final dit climacique. Ce stade final est le stade le plus stable possible et le niveau de
développement maximal d’un écosystème compte tenu des conditions existantes.) ; L’état le
plus stable dans les conditions abiotiques existantes.
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La végétation se divise en 3 strates arborescentes qui sont les arbres géants, les arbres de
grandes tailles et les arbres plus petits.
La faune y est riche et diversifiée, c’est une faune essentiellement arborescente (et
pluristratifiée) car les ressources y sont en abondance.
Le sol quant à lui est très pauvre et fragile. Les débris organiques au sol sont très vite
décomposés et les minéraux extraits sont réutilisées rapidement par les racines superficielles
des arbres ou lessivées par la pluie vers les eaux souterraines. Par conséquent, le sol ne contient
que peu de nutriments et est donc très fragile.
C’est une forêt essentiellement composée des différentes espèces d’épinettes, de quelques
plantes arbustives et de mousses.
On y dénombre trois strates : supérieure, arbustive et inférieure (au sol).
Les conifères captant l’essentiel des rayons lumineux par leur recouvrement et les aiguilles
persistantes durant l’hiver, il en résulte une végétation au sol très peu développée.
Le sol de cet écosystème est gelé la majeure partie de l’année et ne dégèle que très peu voir
pas du tout.
C'est un sol de type podzol dont l'humus est de type moder ou mor.
Les aiguilles ne tombant presque pas et étant difficilement décomposable, on retrouve un sol
très acide et pauvre en nutriments.
Les champignons que l’on retrouve au sol éliminent les autres micro-organismes et contribuent
à augmenter l’acidité des sols.
La faune des forêts boréales est presque la même qu’en forêt tempérée avec un climat
similaire mais plus rigoureux.
On retrouve peu de reptiles ou amphibiens mais un bon nombre de mammifères ou oiseaux.
Les insectes peuvent jouer un rôle majeur dans la destruction et la régénération de la forêt du à
la faible diversité de la flore.
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Dans ces forêts, l’humus y est riche et bien réparti grâce à la présence de nombreux
décomposeurs et à la chute de nombreuses feuilles, ce qui en fait un sol riche en nutriments.
Le froid est la principale caractéristique de cet écosystème. L’été est très court et doux et
l’hiver est long et froid. Les précipitations sont très faibles mais pour les mêmes raisons que la
forêt boréale l’eau ne manque pas.
La végétation, dont la majeure partie se trouve à la surface du sol, est très faible. Il n’y a pas
d’arbres mais seulement des arbustes, des plantes herbacées vivaces et des mousses ou lichens.
Leur croissance est lente et leur taille ne dépasse que très peu trente centimètres.
Le sol est gelé toute l’année en profondeur (le permafrost ou pergélisol) et seuls quelques
centimètres dégèlent l’été.
La faune est faible, seul les oiseaux et les mammifères se sont adaptés, les reptiles et
amphibiens sont absents. Les insectes y sont nombreux mais on retrouve peu de micro-
organismes décomposeurs.
Le désert :
La pluie y étant presque absente et la chaleur écrasante, c’est un milieu aux conditions
difficiles. Le couvert végétal ne dépasse rarement un quart de la surface.
Des plantes se sont adaptées à ce milieu pauvre en eau en développant divers système.
Notamment le développement d’un système radiculaire en surface ou en profondeur pour
capter un maximum d’eau. Mais aussi la présence d’aiguilles qui remplace les feuilles.
La savane :
C’est une formation végétale propre aux régions chaudes à longue saison sèche et dominée par
les plantes herbacées de la famille des Poacées (Graminées). Elle est plus ou moins parsemée
d'arbres ou d'arbustes. Selon la densité (dans l'ordre croissant) des espèces ligneuses, on parle
de « savane herbeuse », de « savane arbustive », de « savane arborée », de « savane boisée »,
puis de forêt claire, la transition se faisant en général de manière progressive.
La steppe :
Formation végétale constituée d'herbes xérophytes de petite taille en tapis discontinu et
occupant d'immenses surfaces en Asie centrale et dans les zones méditerranéennes subarides.
(Sous les tropiques, la dégradation de la forêt fait apparaître des pseudo-steppes.)
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