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General It Es

Le document présente une analyse approfondie des banques, en les définissant comme des intermédiaires financiers, des établissements de crédit et des métiers spécifiques. Il décrit les fonctions essentielles des banques, telles que la transformation des échéances et des risques, ainsi que leur classification en différentes catégories comme les banques de dépôt, d'investissement, d'affaires et off-shore. Enfin, il aborde les risques bancaires, notamment le risque de crédit et le risque de taux d'intérêt, soulignant l'importance de la gestion des risques pour la stabilité financière.

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Le document présente une analyse approfondie des banques, en les définissant comme des intermédiaires financiers, des établissements de crédit et des métiers spécifiques. Il décrit les fonctions essentielles des banques, telles que la transformation des échéances et des risques, ainsi que leur classification en différentes catégories comme les banques de dépôt, d'investissement, d'affaires et off-shore. Enfin, il aborde les risques bancaires, notamment le risque de crédit et le risque de taux d'intérêt, soulignant l'importance de la gestion des risques pour la stabilité financière.

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1.

L’entreprise bancaire :

Le mot « banque » est largement utilisé, mais il désigne en réalité un ensemble


d’organisations aux fonctions, statuts et activités très variés. Cette section vise à mieux cerner
les particularités de ces établissements en s’appuyant sur une analyse à trois dimensions, tirée
des grands courants de la littérature financière.

Trois approches seront ainsi distinguées : une première, purement théorique, voit la banque
comme un intermédiaire financier ; une seconde, de nature institutionnelle, propose une
classification des établissements de crédit ; et une troisième, professionnelle, met l’accent
sur la diversité des métiers exercés par les banquiers.

1.1. La banque : Intermédiaire financier (reformulé)

La fonction d’intermédiation financière des banques est connue depuis le Moyen Âge, mais ce
n’est qu’en 1960 que Gurley et Shaw l’ont théorisée, en soulignant que la mission centrale des
banques est la transformation des échéances et des risques. Cette fonction essentielle est
complétée par d’autres missions qui font de la banque un acteur indispensable dans le système
financier.

➤ La banque comme transformateur d’échéances et de risques

Dans le cadre de cette approche classique et comme l’illustre le schéma ci-après , proposé par
Sylvie de Coussergues :
Selon cette approche classique, la banque joue un rôle de médiateur entre les agents à
capacité de financement (comme les ménages) et ceux ayant un besoin de financement
(comme les entreprises ou les administrations). Elle adapte les durées et les risques des titres
émis pour répondre aux attentes des uns et des autres.

➤ Finance directe vs finance indirecte

Dans la finance directe, les agents économiques interagissent sur les marchés de capitaux :
les emprunteurs émettent des titres que les prêteurs souscrivent. Mais ce système est limité par
l’écart entre les préférences de chacun (court terme vs long terme) et par les imperfections de
marché (incertitude, asymétries d'information).

La finance indirecte, quant à elle, repose sur l’intervention d’un intermédiaire financier,
qui collecte les fonds auprès des prêteurs et les redistribue sous forme de crédits adaptés aux
emprunteurs.

➤ La banque comme fournisseur de liquidités

Les dépôts bancaires offrent aux clients une grande liquidité : ils sont divisibles, faciles à
transférer et utilisables comme moyens de paiement. La banque assure aussi la sécurité de ces
fonds grâce à des systèmes de compensation et à une surveillance publique.

Du côté des crédits, la banque garantit une disponibilité immédiate de liquidités aux
emprunteurs pour réaliser leurs projets.

➤ La banque face à l’asymétrie d’information

Les asymétries d’information sur les marchés financiers expliquent aussi l’existence des
banques. En s’interposant entre les agents économiques, la banque réduit les coûts
d’information et les incertitudes, en jouant le rôle d’agent spécialisé dans la gestion des
relations de crédit.

➤ Les fonctions supplémentaires de l’intermédiaire financier

Au-delà de son rôle principal de transformation des échéances et des risques, la banque exerce
également plusieurs fonctions complémentaires qui renforcent son utilité dans le système
économique.
D'abord, les banques interviennent sur les marchés financiers pour gérer leur trésorerie, se
couvrir contre certains risques (tels que le risque de taux ou de change), ou encore optimiser
la gestion de leur portefeuille d’actifs. Ces activités sont cruciales pour maintenir l’équilibre
financier de l’établissement, en particulier dans un environnement incertain.

Ensuite, les banques offrent à leur clientèle une large gamme de services qui dépassent la
simple activité de crédit ou de dépôt. Ces services comprennent :

 la location de coffres-forts pour sécuriser des biens de valeur,


 la gestion de valeurs mobilières pour le compte de particuliers ou d’entreprises,
 des services d’ingénierie financière pour accompagner des opérations complexes,
comme les fusions, acquisitions ou levées de fonds.

▪ Les activités de marché


Les banques interviennent également sur les marchés financiers, principalement pour trois
raisons :

 Gérer leur trésorerie à court terme,


 Se couvrir contre les risques liés à leurs activités (notamment le risque de taux ou de
change),
 Et valoriser leur portefeuille d'actifs financiers.
Ces opérations leur permettent d'ajuster leur position financière et d'assurer une
gestion optimale de leurs ressources dans un environnement économique souvent
volatil.

▪ Les prestations de services


En parallèle, les banques proposent à leur clientèle une large palette de services destinés à
répondre à leurs besoins patrimoniaux, financiers ou de sécurité. Parmi ces prestations, on
retrouve :

 La location de coffres pour la conservation sécurisée de biens,


 La gestion de valeurs mobilières pour les clients particuliers ou institutionnels,
 Et des services d’ingénierie financière, notamment dans l’accompagnement de
montages complexes comme les opérations de fusion, d’acquisition ou d’introduction
en bourse.
1.2 La banque : établissement de crédit :

Dans une approche institutionnelle, la banque est définie par le droit bancaire comme un
établissement de crédit, c’est-à-dire un organisme autorisé à effectuer des opérations
bancaires réglementées.

En France, la loi bancaire du 24 janvier 1984 (désormais intégrée au Code monétaire et


financier) définit les établissements de crédit comme « des personnes morales qui effectuent à
titre de profession habituelle des opérations de banque ». Ces opérations sont au nombre de
trois :

 La réception de fonds du public,


 L’octroi de crédits,
 Et la mise à disposition ou gestion de moyens de paiement.

Cette définition, adoptée également par la législation bancaire européenne, met en avant les
activités spécifiques qui distinguent les banques des autres institutions financières. Un
établissement de crédit doit être agréé par l’autorité de régulation (en France, l’ACPR) et
respecter un ensemble de règles prudentielles strictes (ratios de solvabilité, de liquidité,
contrôle interne, etc.).

L’approche institutionnelle met donc l’accent sur la qualification juridique des activités
bancaires, qui justifie la surveillance particulière à laquelle sont soumises les banques, en
raison des risques qu’elles peuvent faire peser sur la stabilité du système financier.

Les activités connexes


Les banques peuvent également exercer des activités dites « connexes », qui viennent
compléter les opérations de base. Il s’agit notamment :

 De la location de coffres-forts pour le compte des clients ;


 De la gestion de portefeuilles de valeurs mobilières ;
 Du conseil en ingénierie financière, particulièrement dans le cadre d’opérations de
fusion, d’acquisition, ou d’émission de titres.

Ces activités sont autorisées sous réserve qu’elles soient directement liées à l’activité bancaire
principale et qu’elles soient exercées dans le respect de la réglementation applicable.

▪ La prise de participation
Les banques peuvent également réaliser des prises de participation dans le capital d’autres
entreprises, notamment dans des sociétés financières ou des filiales spécialisées. Cette activité
est encadrée afin d’éviter des risques excessifs de concentration ou de conflit d’intérêts. La
prise de participation permet souvent à la banque de développer des synergies stratégiques ou
de diversifier ses sources de revenus.

Classification des banques :

[Link] banques de dépôt

Selon l’article 54 de la loi n° 2001-65 du 10 juillet 2001, est qualifié de banque tout
établissement agréé conformément à la loi n° 67-51 du 7 décembre 1967 réglementant la
profession bancaire en tant que banque de dépôt.

Cette catégorie correspond aux banques dites "universelles", en raison de la diversité des
opérations qu’elles peuvent effectuer, telles que définies par l’article 5 de la loi précitée.

Les banques de dépôt sont autorisées à :

 Recevoir des dépôts sans limitation de durée ;


 Accorder des crédits à court terme à partir de ces dépôts ;
 Et, sous certaines conditions fixées par la circulaire de la Banque Centrale de Tunisie
n° 87-47 du 23 décembre 1987, octroyer des crédits à moyen et long terme.

2. Les banques d’investissement

Conformément à l’article 6 de la loi n° 67-51 du 7 décembre 1967, les banques


d’investissement avaient pour vocation principale :

 La prise de participation dans le capital d’entreprises,


 Et l’octroi de crédits à moyen et long terme.
Elles pouvaient financer ces crédits soit par leurs fonds propres, soit par le biais d’emprunts
à moyen ou long terme. Elles étaient autorisées à recevoir uniquement des dépôts d’une
durée supérieure à un an, qu’elles utilisaient pour financer les crédits, sous le contrôle de la
Banque Centrale et dans le cadre des décisions du Conseil National du Crédit.

De façon secondaire, elles pouvaient aussi :

 Accorder des crédits à court terme aux entreprises dont elles soutenaient les projets
(selon la circulaire n° 96-13 du 11 octobre 1996),
 Et recevoir des dépôts à vue de leur personnel ou des entreprises dans lesquelles elles
détenaient la majorité du capital.

À noter qu’après l’absorption de la BDET et de la BNDT par la STB, les banques


d’investissement actives en Tunisie ne sont créées que dans le cadre d’accords bilatéraux
ratifiés par des lois spécifiques, qui en encadrent les activités.

3. Les banques d’affaires

Instituées par la loi n° 94-25 du 7 février 1994 (modifiant la loi n° 67-51), les banques
d’affaires ont pour activité principale :

 Le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine,


 La gestion financière,
 Et l’ingénierie financière.

Plus généralement, elles offrent tous les services facilitant la création, le développement et
la restructuration d’entreprises.

En complément, elles pouvaient — avec l’autorisation de la Banque Centrale — fournir


d'autres services bancaires prévus par l’article 2 de la loi de 1967, à destination des
bénéficiaires de leur activité de conseil.

Les banques d’affaires créées avant la promulgation de la loi de 2001 sont désormais
considérées comme établissements financiers. Elles peuvent continuer à porter le nom de «
banque », à condition de l’accompagner explicitement du qualificatif « d’affaires » dans leur
dénomination, leurs documents et leur communication.

4. Les banques off-shore

Les banques off-shore, créées initialement par la loi n° 76-63 du 12 juillet 1976 puis
restructurées par la loi n° 85-108 du 6 décembre 1985, sont des banques à régime de change
spécifique, orientées vers les non-résidents.

Elles ont la possibilité de :

 Recevoir librement des dépôts, quelle que soit leur forme ou leur durée, à condition
qu’ils proviennent de non-résidents (au sens de la loi n° 76-18 du 21 janvier 1976),
 Et d’accepter tout type de fonds en provenance de l’étranger.

Leur activité est encadrée par des règles particulières, notamment en ce qui concerne :

 La collecte et l’utilisation de fonds en dinars,


 Et le financement en devises.

1.3 La banque : un métier

Les deux approches précédentes de l’entreprise bancaire – l’une axée sur l’intermédiation
financière, l’autre sur la classification institutionnelle – ne suffisent pas à décrire toute la
richesse des activités exercées par les banques.

Pour compléter cette vision, il est utile de mobiliser la notion de métier, entendue ici comme
une activité structurée autour de couples produits-clients, d’un savoir-faire spécifique (know-
how) et d’outils de production adaptés.

L’objectif de cette section est de présenter les différents métiers bancaires à partir de
critères retenus dans la littérature financière.

1.3.1 Critères définissant les métiers de la banque (reformulé)

Deux critères principaux permettent de distinguer les métiers exercés dans le secteur
bancaire :

1. Le mode de collecte des ressources


o Ce critère oppose les banques à réseau, qui mobilisent l’épargne du public via
des guichets (agences), aux banques sans réseau, qui se financent directement
sur les marchés financiers (interbancaire, monétaire, obligataire).
o Ce mode de financement influence la structure de la clientèle, les produits
proposés, l’organisation interne de la banque, ainsi que son positionnement
stratégique.
2. Le type d’activité exercée
o On distingue ici l’activité domestique (on-shore), qui concerne les opérations
classiques de dépôts et de crédits sur le territoire national, de l’activité
internationale (off-shore), tournée vers les non-résidents ou réalisée à
l’étranger.
o Une banque est dite off-shore si ses opérations concernent majoritairement les
non-résidents ou si elle dispose d’unités à l’étranger.

Le croisement de ces deux critères permet d’établir une typologie des métiers bancaires,
bien que les frontières restent parfois floues dans la pratique.
1.3.2 Typologie des métiers de la banque (reformulé)

▪ La banque généraliste (ou banque universelle)

Il s’agit d’un établissement de crédit :

 Présent sur l’ensemble des segments du marché : particuliers et entreprises, marché


national et international, tout type de produits bancaires et de services.
 Doté d’un réseau d’agences, ce qui lui permet de collecter une part significative de
ses ressources directement auprès de la clientèle.

▪ La banque spécialiste

C’est un établissement de crédit qui opère sur un segment de marché bien déterminé, par
exemple :

 Une catégorie de clientèle (PME, particuliers),


 Un type de produit (crédit immobilier, crédit consommation),
 Ou une zone géographique (banque résidentielle ou non-résidente).
Selon les cas, elle peut ou non disposer d’un réseau physique de distribution.

Remarque importante :
La distinction entre banque généraliste et banque spécialiste ne recoupe pas exactement
celle, anglo-saxonne, entre banque de détail (retail banking) et banque de gros (wholesale
banking). Cette dernière repose davantage sur la présence ou l’absence de réseau et sur le
type de clientèle ciblée (particuliers vs grandes entreprises).

[Link] risques bancaires


Classification générale

La littérature distingue généralement deux grandes catégories de risques auxquels les banques
sont confrontées :

1. Les risques subis (comme le risque de crédit) : ce sont ceux imposés à la banque par
des tiers (emprunteurs, marché, etc.).
2. Les risques pris (comme le risque de marché) : ce sont ceux que la banque accepte
volontairement dans l’espoir d’un gain.

Une autre typologie distingue les risques financiers (ayant un impact direct sur la situation
financière) des risques opérationnels (ayant un impact indirect).

2.1 Le risque de crédit


Le risque de crédit est l’un des plus fréquents et des plus dangereux pour une banque. Il
correspond à la possibilité que le client ne respecte pas ses engagements, notamment en ne
remboursant pas un prêt.

Les causes de ce non-remboursement peuvent être :

 Une fraude (escroquerie, abus de confiance) ;


 Un événement imprévisible ou grave (guerre, catastrophe naturelle, blocage des
transferts) ;
 Une défaillance économique ou financière involontaire du débiteur, qui est la cause
la plus courante.

Pour limiter ce risque, les banques doivent :

 Bien évaluer la solvabilité des emprunteurs avant l’octroi de crédit ;


 Diversifier leurs engagements (ne pas prêter trop à un seul client) ;
 Et obtenir des garanties solides (cautions, hypothèques, etc.).

2.2 Le risque de taux d’intérêt

Le risque de taux découle du fait que les banques empruntent à court terme (collecte de
dépôts) pour prêter à long terme (crédits). Il apparaît lorsque le coût des ressources (intérêts
versés aux déposants) devient plus élevé que le rendement des prêts accordés.

Ce risque ne survient pas au moment du prêt, mais lorsqu’un remboursement anticipé


survient, modifiant l’équilibre initial prévu entre les ressources et les emplois.

Puisqu’il est impossible d’avoir un adossement parfait entre la durée des dépôts et celle des
crédits, les banques doivent :

 Limiter le risque de transformation,


 Et essayer d’ajuster les échéances des ressources à celles des emplois.

2.3 Le risque de liquidité

Le risque de liquidité se produit lorsqu’une banque n’est plus en mesure de faire face à ses
obligations de paiement à court terme.

Pour l’éviter, elle doit :

 Maintenir une part suffisante de ses actifs à court terme, facilement mobilisables ;
 Éviter de trop immobiliser ses ressources.

Ce risque est étroitement lié à la structure du bilan de la banque, notamment à la proportion


d’actifs disponibles à court terme pour répondre aux retraits des clients.
2.4 Le risque de marché

Les banques interviennent sur les marchés (monétaire, obligataire, devises) pour :

 Servir leurs clients,


 Ou réaliser des opérations pour leur propre compte.

Dans ce deuxième cas, elles ouvrent des positions sur les marchés qui peuvent être
rentables ou déficitaires. Cela expose la banque à des fluctuations défavorables des taux, des
prix ou des devises.

Pour gérer ce risque, chaque établissement doit :

 Définir des règles strictes de gestion des positions,


 Imposer des limites internes claires,
 Et mettre en place un contrôle rigoureux et régulier.

Le risque de marché englobe plusieurs sous-risques : risque de change, risque de taux,


risque de variation de cours, risque de livraison, etc.

2.5 Le risque de solvabilité

Le risque de solvabilité concerne la capacité de la banque elle-même à supporter des


pertes. Il survient lorsque ses fonds propres deviennent insuffisants pour absorber les chocs
financiers.

Il est lié à deux éléments :

 La quantité de fonds propres disponibles,


 Et le niveau de risques supportés.

Les règles prudentielles imposent aux établissements financiers de respecter des seuils
minimaux de capital, ajustés en fonction de leur exposition aux risques financiers.

Ce type de risque touche directement la survie même de l’établissement bancaire et est


donc au cœur des préoccupations des régulateurs

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