Introduction Générale :
Les infrastructures de transport et en particulier les routes doivent présenter une
efficacité économique et sociale. A travers des avantages et des coûts sociaux des
aménagements réalisés elles sont le principal vecteur de communication et d'échange
entre les populations et jouent un rôle essentiel dans l'intégration des activités
économiques à la vie social.
C'est à dire que la relation qui existe entre l'homme, la route et l'économie est
tellement évidente que l'on serait tenté de dire que la route est le précurseur de la
civilisation, du développement et d'une manière générale du bien-être.
Cependant la décision de construire ou de rénover une route et/ou une autoroute est
liée bien souvent à un ensemble de facteurs technico-économiques qui porteront, d'une
part sur le coût de l'investissement, d'autre part sur son coût d'usage et d'entretien
dans le temps. Aussi, le choix des matériaux de structure revêt une grande importance.
Conscient de ces avantages liés à la route, pour assurer cette fonction, comme toute les
ouvrages du Génie Civil, des études préalables doivent être effectuées afin d'avoir une
bonne qualité de route et cela pourra minimiser les entretiens ultérieurs, car ces
services demandent une connaissance adéquate de matériaux mise en œuvre et une
durabilité de la chaussée. La phase de dimensionnement est une phase très importante
pour ces études. Plusieurs méthodes ont été développées en ce qui concerne le
dimensionnement des chaussées. Il est alors nécessaire de bien analyser ces différentes
méthodes avant de les appliquer à une telle circonstance
1.2 Historique de l'évolution des routes
La route est née du passage des hommes et des animaux sur un même itinéraire. Le
passage répété des charges lourdes et les roulages par chariots imposèrent la
consolidation superficielle dans un premier temps. Ce fut l'apparition de l'empierrement
et du dallage.
L'idée du matelas pierreux a survécu de nombreux siècles. Elle s'est développée à
l'époque des Romains
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Figure. I.1:Le Voie Romae
Oeuli[2]
Avec l'apparition des véhicules plus lourds et nombreux, et le début de la mécanisation
des travaux, on voit se développer les structures à base de << hérisson>> et de
<<macadam>>. Les chaussées de l'époque étaient composées de blocs de 250mm
environ pour le << hérisson >>et de pierres cassés 40/70 mm pour le ≤ macadam >>,
bloquées avec de l'argile. [2]
Figure. I. 2: La voie Romaine [2]
La structure de la chaussée était donc mal adaptée. Une mutation s'imposait pour
aboutir à une route moderne. Elle a été initiée par l'emploi des matériaux à
granulométrie continue et de calibre déterminé et puis avec l'émergence des matériaux
traités au ciment. [3]
1.3 DEFINITIONS DES PRINCIPAUX ELEMENTS DE LA ROUTE:
Il est indispensable que le lecteur connaisse parfaitement les termes usuels de la
technique routière. C'est pour cela que nous commendons par donner la définition des
principaux éléments de la route. les figures présentées complètent cette compréhension
des éléments de la route.
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Le terrain est dit naturel avant tous travaux, et préparé après L'exécution des
terrassements. 11 convient de distinguer le serain du sol, ce dernier terme designe
plutôt un matériau.
Figure 1.1 Terrain
La route comprend l'ensemble des éléments incluant la chaussée, les accotements, les
bernes engazonnées, les fossés et les dépendances. la route est placée directement sur
le terrain naturel. Lors de l'élaboration du projet de tracé en plan elle est représentée
par son axe.
Axe de la route C'est la courbe, gauche en général, Lieu des points situés à égale
distance des bords extérieurs de la route.
L'emprise est la surface du terrain appartenant à la collectivité et affectée à la route
et à ses dépenses. Elle coïncide généralement avec le domaine public.
L'assiette est la surface réellement occupée par la route. Elle est limitée par
l'intersection avec le terrain naturel des talus en déblai ou en remblai, et de la surface
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extérieur des ouvrages. En zone urbaine elle est limitée par le parement des habitations
ou de leurs clôtures.
La plate forme est la surface qui comprend la ou les chaussées, les accotements et
éventuellement le terre plein central.
➤ En remblai : la plate forme ne comprend pas de zone de transition arrondie entre
l'accotement et le talus, la limite de la plate forme est en principe de 0,50 m en déca du point
de rencontre des tangentes.
➤ En déblai : elle ne comprend pas de zone de transition entre l'accotement et la
cuvette ou le fossé, la distance horizontale entre ia limite de la plate forme et le talus dépend
des débits à évacuer.
La plate forme peut supporter, à l'intérieur de ses limites, des glissières, des barrières de
sécurité ou des panneaux de signalisation.
La chaussée au sens propre du terme, est la surface aménagée de la route sur laquelle
circulent normalement les véhicules. Du point de vue structure la chaussée est l'ensemble
des couches de matériaux disposées pour supporter la circulation des véhicules sur le terrain
préparé.
➤ La chaussée au sens géométrique au terme, ne comprend pas les bandes de guidage
qui la limite éventuellement; celles ci font donc partie de l'accotement ou du terre plein
central.
➤ La chaussée au sens structurel du terme, comprend les sur-largeurs qui supportent
les bandes de guidage éventuellement.
Selon la nature des matériaux utilisés dans les diverses couches la chaussée peut être souple,
mixte, semi-rigide ou rigide.
Les fossés en zones rurales terrain est concu spécialement sont creusés dans le pour
l'écoulement it des eaux de pluie.
Les accotements en zones rurales sont les deux zones latérales de la plate forme qui
bordent extérieurement la chaussée. Ils peuvent être dérasé ou surélevés.
Les accotements s'étendent de la limite de la chaussée (au sens géométrique) à la limite de la
plate forme. Du point de vue structural, ils peuvent comprendre :
➤ Une sur-largeur de chaussée;
➤ Une bande stabilisée;
➤ Une berme engazonnée jusqu'à la limite de la plate forme
Les glissières de sûreté sont des ouvrages certains accotements, prés de la limite de la
chau ramener sur celui ci les vehicules qui s'en écarter
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Une banquette est une surélévation terrassé sans parement interne maçonné ou
bétonné, ménagé pa limite extérieure de l'accotement en vue de la sé usagers
Les trottoirs sont des accotements spécialement zones urbaines pour la
circulation aménagés dans les permanente et fréquente des piétons. Ils sont
généralement séparés de la chaussée par un caniveau et une bordure surélevée.
Les bordures sont des séparations en béton, en pavés, en pierres taillées, ou en
tout autre matériau dur que l'on construit le long de la chaussée.
Le caniveau en zones urbaines est l'espace au bord de la chaussée aménagé
spécialement pour l'écoulement de l'eau, il peut être double ou simple versant.
1.4 ELEMENTS DU PROJET ROUTIER
La route est un ouvrage spatial, elle est représentée par ces projections sur les trois
plans de l'espace. Le projet de tracé routier est représenté par ces trois projections
graphiques principales.
Tracé en plan Il représente la projection en plan de l'axe de la route sur une carte
topographique. Dans le tracé en plan, on prend plusieurs échelles selon les étapes du
projet.
Profil en long C'est le développement en plan de la surface cylindrique engendrée
par une droite verticale, s'appuyant sur l'axe de la route. Dans le but d'accentuer les
différences de niveau, on prend généralement une échelle des hauteurs décuple de
celle des longueurs.
Profil en travers C'est l'intersection de la surface du terrain naturel ou de la route
par un plan vertical orthogonal à la surface cylindrique défini ci dessus. L'axe du profil en
travers passe par l'axe de la route. Dans le profil en travers, on prend une échelle des
hauteurs égale à celle des longueurs.
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Afin de mieux cerner les éléments de la route des précisions et additions à la
nomenclature précédente ont été ajoutés
Terre plein centrale s'étend entre les limites intérieures de deux chaussées (au sens
géométrique).
Du point de vue structural, il comprend :
➤ Les guidage; deux sur-largeurs supportant les bandes de
➤ Une revêtue. partie centrale
Bande d'arrêt: la chaussée peut éventuellement être bordée sur son côté droit
(rarement à gauche) d'une bande d'arrêt. Celle ci s'étend entre la limite de la chaussée
(au sens géométrique). et la limite intérieure de la berme gazonnée
Du point de vue structural, la bande d'arrêt comprend :
➤ La sur-largeur de chaussée (supportant la bande de guidage);
➤ La bande stabilisée de l'accotement.
Séparateur : Le verre plein central peut comprendre un séparateur; celui ci est la
partie du terre plein central comprise entre les parements de deux glissières ou
barrières de sécurité dos à dos, que celle ci soient portées par les mêmes supports ou
des supports différents.
Largeur roulable: Largeur de la chaussée et des sur-largeurs et bandes stabilisées
qui bordent, elle est limitée sur ouvrages par des bordures en saillie ou des glissières ou
barrières de sécurité.
Pente d'un talus c'est l'inverse de la pente géométrique classique. Un talus à 3/2
a une base de 3 pour une hauteur de 2.