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Pfe Master Toumi Fiinal

Ce mémoire analyse le fonctionnement de la station d'épuration des eaux usées de Beni Messous, en caractérisant les eaux avant et après traitement et en identifiant plusieurs problèmes opérationnels. Les anomalies incluent des dépôts de sable, une montée de boue et des concentrations élevées d'azote et de phosphore dans l'eau traitée, sans traitement tertiaire, ce qui menace l'environnement. Des solutions sont proposées pour améliorer le fonctionnement de la station, notamment la création d'ouvrages annexes et un nouveau dimensionnement pour une capacité de 50 400 m3/j à l'horizon 2035.

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Ce mémoire analyse le fonctionnement de la station d'épuration des eaux usées de Beni Messous, en caractérisant les eaux avant et après traitement et en identifiant plusieurs problèmes opérationnels. Les anomalies incluent des dépôts de sable, une montée de boue et des concentrations élevées d'azote et de phosphore dans l'eau traitée, sans traitement tertiaire, ce qui menace l'environnement. Des solutions sont proposées pour améliorer le fonctionnement de la station, notamment la création d'ouvrages annexes et un nouveau dimensionnement pour une capacité de 50 400 m3/j à l'horizon 2035.

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Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique

Université Saad DAHLAB – Blida 1

Faculté de Technologie

Département des Sciences de l’Eau et Environnement

Mémoire de Fin d’études de

MASTER
Filière : Hydraulique
Spécialité : Sciences de l’Eau

Titre :

Caractérisation des eaux usées et étude


de fonctionnement de la Station d’épuration
de la ville de Béni-Messous (Alger)

Préparé par :
TOUMI Houssem eddine Dirigé par : Mr BENSAFIA .D

Devant le jury composé de :

 M. BOUDJAJA A. Prof-USD Blida 1, Président


 M. MESSAOUD NACER N. [Link]-USD Blida 1, Examinateur
 Mme. ANSER M. [Link]-USD Blida 1, Examinatrice
 M. BENSAFIA D. [Link]-USD Blida 1, Promoteur

Année universitaire : 2014/2015


‫بسم اهلل الرحمن الرحيم‬

‫الحمد و الشكر هلل على فضله و نعمه‬

Je dédie ce modeste travail en signe de respect et de reconnaissance à :


 Mes très chers parents ;
 Mon grand frère TAKI Eddine et mes sœurs Kaouthar et Soumia.
 Toute ma famille, surtout mon cousin Ilyes ;
 Tous mes amis de departement des SEE, surtout : Noureddine, Samir,
Missoum,Djalal, Karim, Hichem, Ali, Chouaib, Nacima, Lilia, ahlem,
et Nawal ;
 Tous mes amis de la cité universitaire, surtout : Karime, Ali, Ayoub,
Athmane, laid, Dida , Wassim, Abd Essamad, et Billal.
 Tous mes amis de l’université de Blida, surtout : Abdallah, Abd errezak,
Amine , Boualem, Keltoum, Insaf, Imane, Sofiane, Naim, Sofia, Wissam,
Mouloud, tarek, Saliha, Amine.
Tous mes amis de l’nstitue National de Pêche et d’aquculture d’Alger, surtout :
Fethi et Raouf.
 Tous mes amis de l’ENSM Bouismail surtout : Idris et Mehdi.
 Tous mes amis de Golden park ,surtout : Hassan, Abd elhadi et Mouna.
 Tous mes amis de l’assosiation BIAV surtout : ZAREB abd elkarim.
 Tous mes chers amis de Tebessa surtout, Walid, Saif Eddine et Raouf .
 Tout ceux qui m’ont aidé de près ou de loin dans ma formation.

TOUMI Houssem Eddine


Tout d’abord je tiens à exprimer mes vifs remerciements à mon promoteur
Mr BENSAFIA Djillali de m’avoir orienté et pour ces conseils judicieux, ses
riches enseignements et sa constant disponibilité dans le but de mener à bien ce
projet de fin d’études.
 J’exprime mon respect aux membres de jury qui me feront l’honneur de juger
ce travail, je les remercie vivement.
Mes remerciement vont également à :
 tous mes enseignants qui ont contribué à ma formation, surtout mes
enseignants de département de sciences de l’eau et environnement :
Mr REMINI, Mr BENSAFIA, Mr BOUDJADJA, Mr BESSENASSE,
,Mr TAIBI, Mr KHOULI, Mr EDOUAOUDA, Mr MESSAOUD
NACER, Mme ANSER , Mr BOUIKNI, Mr OULARBI, Mr ANSER ,
Mme BOUZUIDJA et Mr HADJ KADDOUR .
 A Mr BEN SAYAH Hicham le chef d’exploitation de STEP BENI
MESSOUS qui m’a beaucoup aidé et que je n’oublie pas ses services, sans
oublier tout le personnel de la SEAAL et de La STEP de Beni Messous,
surtout : Mr MECHTAOUI chef labo central de la SEAAL
et Mme Malika chef service du DRH SEAAL.
 Tout ceux qui m’ont aidé de près ou de loin à l’accomplissement
de ce présent travail.

TOUMI Houssem Eddine


: ‫ملخص‬
,‫بْٓب‬ٛ‫ذ خصبئص ي‬ٚ‫ ٔ تذذ‬,‫خ انجشائز‬ٚ‫ يسٕص ٔال‬ُٙ‫ُخ ث‬ٚ‫بِ انًستعًهخ نًذ‬ًٛ‫ ْذِ انًذكزح قًُب ثذراسخ عًم يذطخ يعبنجخ ان‬ٙ‫ف‬
‫ تعًم ثبنذًئخ‬ٙ‫ز انًطهٕثخ نًثم ْذِ انًذطخ انت‬ٛٚ‫ يع دراسخ كم ٔدذح يعبنجخ عهٗ دذٖ ٔ يقبرَتٓب ثبنًعب‬,‫قجم ٔ ثعذ انًعبنجخ‬
.‫انًُشطخ ثذًٕنخ يتٕسطخ‬
‫ صعٕد انذًئخ‬,‫ قُٕاد انُقم عُذ يذخم انًذطخ‬ٙ‫ُٓب تزست انزيم ف‬ٛ‫ يٍ ث‬,‫ يٍ ثعض انًشبكم‬َٙ‫ٍ ثبٌ ْذِ انًذطخ تعب‬ٛ‫قذ تج‬
‫ز انًعًٕل‬ٛٚ‫بِ انًعبنجخ يزتفعخ ٔ تفٕق انًعب‬ًٛ‫ ان‬ٙ‫ َسجخ االسٔد ٔ انفسفٕر ف‬,ٍٛ‫ انتزست انثبَٕ٘ ٔ انتثخ‬ٙ‫ ٔدذت‬ٙ‫انٗ انسطخ ف‬
.‫شكم خطزا عهٗ انٕسط انًستقجم‬ٚ ‫ يًب‬,‫ب‬ٚ‫ز‬ٛ‫ز يٍ انجكت‬ٛٓ‫ّ نهتط‬ٛ‫ كًب آَب ال تذتٕ٘ عهٗ ٔدذح يعبنجخ ثبنث‬,‫ثٓب‬
ٔ ‫ز‬ٛٓ‫خ ٔ ٔدذح تط‬ٛ‫ُٓب اَشبء ٔدذاد إضبف‬ٛ‫ يٍ ث‬,‫ قًُب ثبقتزاح دهٕل‬,‫ٍ عًم ْذِ انًذطخ ٔ انقضبء عهٗ يشبكهٓب‬ٛ‫يٍ اجم تذس‬
3
‫و‬55455 ‫عبة سعخ يتٕسطخ تجهغ‬ٛ‫ى انًذطخ الست‬ًٛ‫ كًب قًُب ثتص‬,ّٛ‫ى انًُبست نهًذطخ ٔ انًشكك ف‬ًٛ‫ تأكذَب يٍ انتص‬,‫ًٓب‬ًٛ‫تص‬
.5535 ‫ نذذٔد سُخ‬,ٍ‫ سبك‬555.555 ‫ٕو‬ٛ‫ ان‬ٙ‫ف‬
‫ ٔصف‬,‫ دًئخ يُشطخ‬,‫بِ انًستعًهخ‬ًٛ‫خ ان‬ٛ‫ يذطخ تصف‬:‫كهًبد يفتبح‬
Résumé :
Dans ce mémoire, nous avons étudié le fonctionnement de la station d’épuration des eaux usées
de la ville de Beni Messous dans la wilaya d’Alger, caractérisé ses eaux, avant et après
l’épuration, avec l'étude de chaque unité de traitement séparément, nous avons ensuite comparé
les résultats obtenues aux normes requises pour un Traitement par boues activées à moyen
charge.
Nous avons observé plusieurs anomalies dans le fonctionnement de cette station,
parmi ces problèmes, les dépôts de sable dans les canaux de transport à l'entrée de la station, la
montée de la boue à la surface de clarificateur et de l’épaississeur, la concentration de l’azote et
du phosphore dans l'eau traitée est élevée, aussi cette station ne dispose d’un traitement
tertiaire ce qui constitue une menace pour le milieu récepteur.
Afin d'améliorer le fonctionnement de cette station et de surmonter les problèmes, nous avons
proposé des solutions, parmi lesquelles, la création des ouvrages annexe et une unité pour la
désinfection. Après vérification des dimensionnements de l’ouvrage de la STEP, nous avons un
surdimensionnement des dégrilleurs et des dessableur-déshuileur. Il est constaté la raison pour
laquelle un nouveau dimensionnement a été opérés pour accueillir une capacité moyenne de
50400 m3/j sont 500 000 é[Link] à l’horizon 2035.
Mots clés : STEP, boues activées, eaux usées, caractérisation, dimensionnement, DBO5, DCO,
MES

Abstract:
In this memory, we studied the operation of the treatment plant wastewater from the Beni
Messous city [Link], and characterizing their waters, before and after treatment with the study
of each processing unit separately and compare with the standards required for treatment by
activated sludge medium load.
We find that there are several problems due to the failure of this station, among these problems
sand deposits in the transport channels to the input of the station, the rise of the sludge to the
clarifier surface and thickener, and the concentration of nitrogen and phosphorus in the treated
water is high and exceeds the standards, as it does not contain a tertiary treatment unit for
disinfection, which is a threat to the receiving environment.
To improve the operation of the station and eliminate the problems, proposed solutions, among
these solutions, the creation of work schedule and a unit for disinfection, as we verified their true
dimensions, as we 'have designed the resort to accommodate average capacity of 50,400 m 3/day
500,000 [Link], Horizon 2035 .
Keywords: STEP, activated sludge’s, waste waters, characterization, sizing, BOD5, COD,
Sommaire

Sommaire :

 Introduction générale ….………………………………………………………………………….…..1

Chapitre I : Caractérisation des eaux usées

I.1- Introduction ………………………………………………………………………………….2


I.2-Normes de qualité des eaux usées …………………………...………………………………..2
I.3-Origine des eaux usées ………………………………………………………………………..2
I.3.1-Eaux domestiques …………………………….………….…………………………….…....2
I.3.2-Eaux industrielles ………………………………….…….………………………………..…3
I.3.3-Eaux de ruissèlement ……………………………….………………………………….……3
I.4-Nature de la pollution ……………………………………………………………………….....3
I.4.2-Pollution organique ……………………………………………………………………….....3
I.4.3- Pollution microbiologique …………………………………………………………….…….4
I.5-Caractéristiques des eaux usées domestiques et industrielles …………………………...……4
I.5.1-Critère globaux de pollution ……………………………………………………………..….4
I.6- Les principaux paramètres de pollution ……………………………………………………....5
I.6.1- Paramètres physiques …………………………………………………………………….....5
I.6.2-Paramètres chimiques ………………………………………………………………….……6
I.7-Biodégradabilité des eaux usées …………………………………………………………..…..8
I.8-Paramètres influençant sur la qualité des rejets …………………………………………..…...9
I.8.1-Types des réseaux ………………………………………………………………………..….9
I.8.2-Taille de l'agglomération …………………………………………………………………....9
I.9-Normes des eaux de rejet ……………………………………………………..……………...10
I.10-Impact des eaux usées sur l’environnement ……………………………………………..…10
I.11-Conclusion ……………………………………………………………………………….....11

Chapitre II : Procédés d’épuration des eaux usées

II.1-Introduction ………………………………………………………………………..………..12
II.2- Prétraitement ……………………………………………………………………..…………12
II.2.1-Dégrillage ………………………………………………………………………………...12
II.2.2-Dessablage …………………………………………………………………...….………...12
II.2.3-Dégraissage-déshuilage …………………………………………………………………...13
II.3- Traitement primaire ………………………………………………………………..………13
II.3.1- Procèdes de décantation physique ……………………………………………..…………13
II.3.2-Procédés de décantation chimique …………………………………………….………….14
II.2.3-Procédés physico-chimiques de l'épuration ……………………………………….……...14
II.3.4-Procédés biologiques naturels …………………………………………………….………14
II.3.5- Procèdes biologiques artificiels …………………………………………….…….………15
II.3.6-Elimination d’azote et du phosphore ……………………………………………………...18
II.3.7-Traitement des boues ………………………………………………………..…………….21
II.4- Traitements complémentaires …………………………………………………..………….22
II.4.1-Désinfection ……………………………………………………………………………….23
II.4.2-Traitement des odeurs ………………………………………………………………….….23
II.5-Conclusion ……………………………………………………………………………….….25
Sommaire

Chapitre III : station d’épuration à boues activées

III.1-Introduction …………………………………………………………………………….….26
III.2- Dynamique des populations dans les stations a boues activées ……………………..…….27
III.3-Cinétique des boues activées à mélange complet …………………………………….……28
III.4-Technologie des boues activées ……………………………………………………………30

Chapitre IV : Dysfonctionnement des stations d’épuration

IV.1-Introduction ……………………………………………………………………………….34
IV.2-Rappel sur la biologie des boues activées …………………………………………………34
IV.2.1-Liquide interstitiel ……………………………………………………………………….34
IV.2.2-Microfaune …………………………………………….………………………………...34
IV.3-Problèmes avec bactéries filamenteuses ……………..…….……………………………...36
IV.3.1-Foisonnement ………………………………………………….………………………...36
IV.3.2-Mousses biologiques ……………………………………………………………………..37
IV.4-Problèmes sans bactéries …………………………………………………………………..38
IV.4.1-Filamenteuses en excès ………………………………………..………………………....38
IV.4.2- Matières flottantes (instables) ……………………………………...……………………40
IV.4.3-Fermentation des boues ………………………………………………….………………41
IV.4.4-Niveau anormal du lit de boue …………………………………………….………….….42
IV.5-Observations de la filière de traitement et de la boue …………………….…………….….45
IV.6-Observation microscopique …………………………………………………………….….46
IV.7-Indice de boue ………………………………………………………………………….…..47
IV.8-MES dans le bassin d’aération ………………………………………………………….….48
IV.9-conclusion ………………………………………………………………………………….48

Chapitre V : présentation générale de la région d’étude

V.1-Introduction ………………………………………………………………………………....49
V.2-Localisation géographique …………………………………………………………….….…49
V.3-Climatologie de la région ………………………………………………………………..…..50
V.4-Présentation des constructeurs de la STEP ……………………………………………….…51
V.5-Présentation de la SEAAL …………………………………………………………….…….51
V.6-Sources d’effluents arrivés à la STEP …………………………………………………….....51
V.7-Les activités industrielles dans la région ………………………………………………….....52
V.8-Caractéristique générale de la population …………………………………………………...52
V.9-Conclusion …………………………………………………………………………………...52

Chapitre VI : Description de fonctionnement de la STEP

VI.1-Introduction ……………………………………………………………………………….53
VI.2-Base de dimensionnement décrit par le constructeur ……………………………………...53
VI.3-description de fonctionnement de la STEP ………………………………………………..54
VI.4-Déversoir d’orage ……………………………………………………………………….…55
VI.5-Prétraitement ……………………………………………………………………………....55
VI.5.1-Dégrillage grossier ……………………………………………………………………....55
VI.5.2-Dégrillage fin …………………………………………………………………………....56
VI.5.3- Déshuilage dessablage ………………………………………………………………….57
VI.5.4- Décantation primaire et pompage des boues …………………………………………..58
Sommaire

VI.6-Traitement biologique ……………………………………………………………………..60


VI.7-Décantation secondaire et pompage des boues activées ……………………………….…..61
VI.8- Station d’eau épurée …………………………………………………………………….…63
VI.8-Traitement des boues …………………………………………………………………….....64
VI.8.1-Epaississement des boues ………………………………………………………………...64
VI.8.2-Bassin de stabilisation des boues ………………………………………………………....65
VI.8.3-Déshydratation mécanique des boues …………………………………………………….66
VI.9-Conclusion ………………………………………………………………………………….66

Chapitre VII : caractérisation des eaux usées de la STEP de BENI MESSOUS

VII.1-Introduction ………………………………………………………………………………67
VII.2-matériels et méthodes …………………………………………………………………….67
VII.2.1-mesure des débits ………………………………………………………………………67
VII.2.2-Échantillonnage ………………………………………………………………………..67
VII.3-Paramètres analysées ………………………………….………………………………….68
VII.3.1-débit moyen mensuel ……………………………….………………………………….68
VII.3.2-pH ………………………………………………….…………………………………..69
VII.3.3-température ……………………………………….……………………………………70
VII.3.4- matières en suspension …………………………..……………………………………70
VII.3.5-demande biologique en oxygène DBO5 ………….……………………………………71
VII.3.6-demande chimique en oxygène DCO …………….……………………………………72
VII.3.7-azote total ………………………………………………………………………………38
VII.3.8-Phosphore totale ………………………………………………………………………..38
VII.4-Étude des indicateurs de performances (ratios) ………………………………………….74
VII.4.1-Ratio DCO/DBO5 ……………………………………………………………………...74
VII.4.2-Ratio MES/DBO5 ……………………………………………………………………...75
VII.4.3-Ratio DBO5/NT ………………………………………………………………………..76
VII.5-Conclusion ……………………………………………………………………………….76

Chapitre VIII : Etude de fonctionnement de la STEP

VIII.1-Introduction ……………………………………………..………………………………...77
VIII.2-Base de dimensionnement ……………………………..………………………………….77
VIII.3-Déversoir d’orage …………………………………….…………………………………...78
VIII.4-Prétraitements ……………………………….……………………………………………80
VIII.4.1-Dégrillage …………………………………..…………………………………………...80
VIII.4.2-Dessableur-dégraisseur …………………..……………………………………………..83
VIII.5-Décanteur primaire ……………………….………………………………………………85
VIII.6-Traitement secondaire …………………….……………………………………………...87
VIII.6.1-Bassin d’aération ……………………….………………………………………………87
VIII.6.2-décanteur secondaire ………………….………………………………………………..90
VIII.7-Epaississeur ………………………………………………………………………………92
VIII.8-Conclusion ……………………………………………………………………………….94
Sommaire

Chapitre IX : dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.1-Introduction ………………………………………………………………………………..95
IX.2-Donner de base de construction de la deuxième phase ……………...…………………….95
IX.2.1-Débit d'eau usée …………………………………………………..…………….………..95
IX.2.2-Charge polluante ……………………………………………….………………….…….95
IX.3-Dimensionnement des ouvrages de la Station d’épuration …….…………………….……96
IX.3.1-Prétraitements ……………………………………………………………………….…..96
IX.3.1.1-Dégrillage ………………………………………………………………………….….96
IX.3.1.2-Dessableur –déshuileur ………………………………………………….……………97
IX.3.1.3-(Traitement primaire) Dimensionnement du décanteur primaire ……………………..99
IX.3.2-Traitement biologique (précédés a moyen charge) ……………………………………101
IX.3.2.1-bassin d’aération ………………………………..……………………………………101
IX.3.2.2- clarificateur (décanteur secondaire) …………………………………………………104
IX.3.3-Traitement des boues …………………………………………………………………..105
IX.3.3.1-Dimensionnement de l’épaississeur ………………………………………………….105
IX.3.3.2-Dimensionnement du Stabilisateur aérobie ………………………………………….107
IX.3.4-Traitement tertiaire (désinfection) ……………………………………………………..109
IX.4-profil hydraulique ………………………………………………………………………...110
IX.5-Conclusion ………………………………………………………………………………..110

Chapitre X : recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

X.1-Introduction ………………………………………………………………………………111
X.2-Déversoir d’orage …………………………………………………………………………111
X.3-prétraitements …………………..…………………………………………………………111
X.3.1-dégrilleurs grossiers ……………..………………………………………………………111
X.3.2-Dégraisseur ……………………….……………………………………………………..111
X.4-décanteur primaire …………………….…………………………………………………..112
X.4-traitement secondaire et complémentaire ……..…………………………………………..112
X.4.1-Bassin d’anoxie …………………………………………………………………………112
X.4.2-Dégazage ………………………………………………………………………………..115
X.4.3-déphosphatation ………………………………………………………………………...116
X.4-Décanteur secondaire et l’épaississeur …………………………………………………...117
X.6-Traitement tertiaire (désinfection) …………………...…………………………………...117
X.7-Conclusion …………………………………………...…………………………………...119

 Conclusion générale …………………………………………………………………………..120


 Annexe
Liste Des Tableaux :

Tableau I.1: Concentrations moyennes d'un effluent urbain……………………………………..9


Tableau I.2 : quantité de pollution exprimée en DBO5 et en MES en fonction du type de réseau
de l'agglomération…………………………………………………………………………………9
Tableau I.3 : normes de rejets internationales…………………………………………………..10
Tableau II.1 - Limites de gaz rejetés …………………………………………………………...24
Tableau III.2–Tableau des charges …………………………………………………………… 30
Tableau III.3 – Quelques variantes du procédé. ……………………………………………….31
Tableau III.4 – Composition d’un effluent de station a boues activées………………………...31
Tableau IV.1 – Couleur des flottants…………………………………………………………... 40
Tableau IV.2 – Valeurs seuil de l’indice de boue ……………………………………………...47
Tableau V.2 : donnés climatologique de la région du STEP …………………………………...49
Tableau V.3: les villes raccordé et caractéristiques des collecteurs…………………………… 51
Tableau V.4 : les activités industrielle qui rejets dans le réseau raccordé à la de BENI
MESSOUS ……………………………………………………………………………. ANNEX 1
Tableau VI.1 : dotation principale de base de dimensionnement ………………………………53
Tableau VI.2 : temps de séjour de décanteur primaire………………………………………… 58
Tableau VI.3 : temps de séjour de décanteur secondaire……………………………………… 62
Tableau VI.4 : vitesse ascensionnelle du décanteur secondaire ………………………………..62
Tableau VIII.1 : Les débits de base de dimensionnement ………………………………..........78
Tableau VIII.2 : Les charges massiques de base de dimensionnement …………………..........78
Tableau VIII.3 : vitesses et perte de charge en fonction des débits nominaux et pour chaque
année d’exploitation……………………………………………………………………. ANNEX 2
Tableau VIII.4 : vitesses et perte de charge en fonction des débits nominaux et débits de chaque
année d’exploitation …………………………………………………………………….ANNEX 2
Tableau VIII.5 : différents densité existant entre les différents composés ……………….........83
Tableau VIII.6 : critères de dimensionnement de Dessableur-dégraisseur ……………………83
Tableau VIII.7 : les paramètres de fonctionnement du dessableur-dégraisseur………. ANNEX 2
Tableau VIII.8 : valeur des paramètres de fonctionnement du décanteur primaire pour débits
nominaux et pour chaque année d’exploitation ………………………………………...ANNEX 2
Tableau VIII.9 : Tableau : valeur des paramètres de fonctionnement du bassin
d’aération………………………………………………………………………………. ANNEX 2
Tableau VIII.10 : variation des paramètres principale de fonctionnement du décanteur
secondaire ………………………………………………………………………………ANNEX 2
Tableau VIII.11 : la variation des paramètres principaux de l’épaississeur …………..ANNEX 2
Tableau IX.1: Les débits de base de dimensionnement …………………………………..........95
Tableau IX.2: Les charges massique de base de dimensionnement ……………………………95
Tableau IX.3 : récapitulatif des différentes cotes des ouvrages de la STEP…………. ANNEX 2
Tableau IX.4: Tableau récapitulatif des résultats des dimensions………………..……ANNEX 2
Liste Des Figures :

Figure I.1 : Exemple de courbe de DBO pour un effluent urbain ……………………………….7


Figure II.1 : schéma du principe de fonctionnement d’une installation a lit bactérien ………...15
Figure II.2 : Schéma du traitement par le procédé des disques biologiques …………………...16
Figure I.3 : Schéma de principe d’une station d’épuration à boues activée …………………...17
Figure II.4: Schéma de principe d'une dénitrification par anoxie ……………………………...19
Figure II.5: Principales étapes d’épuration et destinations des boues ………………………….21
Figure III.1 : schéma de principe d’une installation à boues activée …………………………..29
Figure III.3 – Age des boues et production de boues …………………………………………..32
Figure IV.1 – Observation microscopique : floc, microfaune et liquide interstitiel ……………34
Figure IV.2 – Tests de décantation en éprouvettes : effet de la dilution ……………………….36
Figure IV.3 – Bactéries filamenteuses ………………………………………………………….37
Figure IV.4 – Tests en éprouvettes – présence de flottants …………………………………….37
Figure IV.5 – Mousse biologique en surface de bassin d’aération ……………………………..37
Figure IV.6 – Mousse blanche de démarrage en surface de bassin d’aération …………………38
Figure IV.7 – Mousse blanche de détergents en surface de bassin d’aération …………………39
Figure IV.8 – Flottants de dénitrification en surface du Clarificateur ………………………….40
Figure IV.9 – Test en éprouvette – Remontée de boue ………………………………………...40
Figure IV.10– Décantation en éprouvette – Remontée de Boue ……………………………….42
Figure IV.12– Flagellés (bactérie) ……………………………………………………………...42
Figure IV.12– Goulotte de sortie commune à deux files avec perte de boue à gauche ………...43
Figure IV.13– Voile de boue haut dans le clarificateur ………………………………………...43
Figure IV.14 – Test en éprouvettes après 30 mn – eau interstitielle chargée …………………..44
Figure IV.15 – Sortie station – rejet « chargé » suite à des pertes de MES du clarificateur …...45
Figure IV.1 – Microthrix Parvicella – 500 X …………………………………………………46
Figure V.1 : carte explicative de la situation géographique de la STEP BENI MESSOUS ……49
Figure VI.1 : déversoir d’orage ………………………………………………………………...55
Figure VI.2 : dégrilleurs grossier ……………………………………………………………….56
Figure VI.3 : extraction des refus de dégrilleurs ……………………………………………….56
Figure VI.4 : dégrilleurs fin …………………………………………………………………….57
Figure VI.5 : extraction des refus de dégrilleurs ……………………………………………….57
Figure VI.6 : vue extérieur d’ouvrage déshuileur dessableur …………………………………58
Figure VI.7 : dessableur déshuileur …………………………………………………………….58
Figure VI.8 : citerne d’extraction des huiles …………………………………………………...58
Figure VI.9 : classificateur à sable ……………………………………………………………..58
Figure VI.10 : décanteur primaire ……………………………………………………………...59
Figure VI.11 : décanteur vide …………………………………………………………………..59
Figure VI.13 : ouvrage de répartition …………………………………………………………..59
Figure VI.14 : bassins d’aération ……………………………………………………………….61
Figure VI.15 : aérateur de surface ……………………………………………………………...61
Figure VI.16 : clarificateur ……………………………………………………………………..64
Figure VI.17 : ouvrage de répartition …………………………………………………………..64
Figure VI.18 : vis d’Archimède pour l’élévation des boues décanter ………………………….64
Figure VI.19 : sortie de l’eau décantée de la dernière étape du traitement …………………….64
Figure VI.22 : épaississeur à vide ……………………………………………………………...65
Figure VI.23 : vue extérieur de l’épaississeur ………………………………………………….65
Figure VI.24 : bassin de stabilisation …………………………………………………………..66
Figure 25 : filtre à bande ………………………………………………………………………..66
Figure 26 : lit de séchage des boues ……………………………………………………………66
Figure VII.1 : variation des débits moyens mensuels à partir de mai 2014 à avril 2015 ………68
Figure VII.2 : variation de pH moyen mensuelle ………………………………………………69
Figure VII.3 : variation de la température moyenne mensuelle ………………………………..70
Figure VII.4 : variation des MES moyen mensuelle …………………………………………...70
Figure VII.5 : variation de la DBO5 moyen mensuelle ………………………………………...71
Figure VII.6 : variation de la DBO5 moyen mensuelle ………………………………………...72
Figure VII.7 : variation de l’azote total moyen mensuelle..........................................................73
Figure VII.8: variation du moyen mensuelle phosphore total …………………………………74
Figure VII.9 : variation de ratio DCO/DBO5 moyen mensuelle ………………………………74
Figure VII.10 : variation de ratio MES/DBO5 moyen mensuelle ……………………………...75
Figure VII.11 : variation du DBO5/NT moyen mensuelle ……………………………………..76
Figure VIII.1 : Problème de diversement d’eau du au dépôt de sable dans les canaux de
déversoir …………………………………………………………………………………….79
Figure VIII.2 : évolution annuelle de débit entré à la STEP …………………………………...81
Figure VIII.3: vitesse moyenne annuelle du passage de l’eau dans le dégrilleurs grossier.........81
Figure VIII.4: perte de charge dans le dégrilleurs grossier …....................................................82
Figure VIII.5: Vitesse moyenne annuelle du passage de l’eau dans le dégrilleurs moyen ……82
Figure VIII.6 : Perte de charge dans le dégrilleurs moyen .........................................................83
Figure VIII.7: la variation de la vitesse ascensionnelle ………………………………………..84
Figure VIII.8 : la variation de la vitesse ascensionnelle dans le décanteur primaire …………..86
Figure VIII.9 : la variation de temps de séjours dans le décanteur primaire ………………….86
Figure VIII.10 : la variation des débits d’extraction des boues ………………………………..87
Figure VIII.11: variation mensuelle de la charge massique ……………………………………88
Figure VIII.12 : variation mensuelle de la charge volumique …………………………………89
Figure VIII.13 : variation mensuelle de l’Age des boues ……………………………………...89
Figure VIII.14 : variation de la vitesse ascensionnelle dans décanteur secondaire ……………91
Figure VIII.15 : variation du temps de séjours des boues dans décanteur secondaire …………91
Figure VIII.16 : des boues flottantes au niveau de l’épaisseur ………………………………...93
Figure X.1 : Schéma de principe d’une zone d’anoxie ………………………………………..114
Figure X.2 : Schéma de principe d’un dégazeur ………..…………………………………………….116
Liste des abréviations
Cm : Charge Massique

Cv : Charge Volumique

DBO5 : Demande Biochimique en Oxygène pendant 5 jours.

DCO : Demande Chimique en Oxygène.

DRE : direction des ressources en eau

DXp : Boue Primaire

DXs : Boue Secondaire

EB : Eau Brute.

ED : eau décanté

EE : Eau Épuré.

MD : Matière Décantables

MES : Matière en Suspension.

MM : Matière Minérale

MND : Matière Non Décantables

MO : Matières Oxydables

MS : Matière Sèche.

MVS : Matière Volatile en Suspension.

NH4+: Azote Ammoniacal

NO2- : Azote Nitreux

NO3- : Azote Nitrique

NT: Azote Total.

OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

ONM : office national de la météorologie

SEAAL : Société des Eaux et d’Assainissement d’Alger.

STEP : Station d’Épuration.

μS/cm : micro siemens par centimètre.


Introduction
INTRODUCTION Générale

Introduction générale :

Les rejets des eaux usées urbaines et industrielles constituent la source de pollution de 1 er ordre,
Pour cela des pouvoirs publics ont pris conscience et ont lancé un programme de construction de
STEP au niveau national, de plus de trois décennies.

Pour la protection de l’environnement, de la ressource hydrique et des barrages, l’Algérie a mis


en service des stations d’épuration d’eau dont le nombre atteindra 200 infrastructures en 2016.
Il y a 102 stations d’épuration d’eau en exploitation, alors qu’une quarantaine sont en
construction pour être exploitées durant cette année 2015.

Les stations d’épuration des eaux usées en Algérie se prolifèrent, afin d'assurer la protection de
l'environnement et des ressources en eau, il est bon dans notre pays, mais le très important, c’est
le perfectionnement, l'amélioration du fonctionnement et la gestion d’exploitation de ces stations,
à partir de la recherche scientifique et la coopération entre les gestionnaires de ces stations et les
chercheurs scientifiques, afin d'atteindre un résultat optimal. Et le développement de ce domaine,
qui est nouveau dans notre pays, et qui nous dépensons beaucoup d'argent pour lui, sans
avantage économique.

Pour cette raison, nous voulons prendre exemple de l'une des stations d’épuration située dans la
ville de Beni Messous wilaya d'Alger, et dont il est une station modèle au niveau national.
Nous allons utiliser les informations disponibles afin d'étudier le fonctionnement et caractériser
l’eau de cette STEP, on a étudié chaque ouvrage séparément, et comparer les résultats avec les
normes et les valeurs recommandées.

Notre présent travail est ainsi constitué de deux partie distinctes : une partie recherche
bibliographique constitué des chapitres, Caractérisation des eaux usées, procédés d’épuration des
eaux usées, station d’épuration a boues activées et dysfonctionnement des stations d’épuration, et
d’une partie expérimentale composées des chapitres, présentation générale de la région d’étude,
description de fonctionnement de la STEP, Caractérisation des eaux de la STEP, étude de
fonctionnement de la STEP, dimensionnement de la STEP horizon 2035, recommandation pour
l’amélioration du fonctionnement.

1

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Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.1- Introduction :

Il y a une dizaine d'années, les techniques de traitement des eaux relevaient plus de l'art que
d'une véritable science. Il n'en est plus ainsi aujourd'hui. On s'attache actuellement à l'élimination
de polluants dits secondaires (azote, phosphore et matières organiques réfractaires) et aux
possibilités de recyclage des eaux dans l'industrie ou en agriculture.

I.2-Normes de qualité des eaux usées :

Les normes de qualité portent généralement soit sur les caractéristiques de l'eau réceptrice, soit
sur celles de l'effluent déchargé. Les normes de qualité des eaux réceptrices sont établies en
fonction de critères de dilution tenant compte du seuil toxique du polluant, ou en fonction
d'exigences particulières établies pour le milieu récepteur. Quand les normes portent sur
l'effluent, elles sont établies sur la base de la concentration en polluant qui peut être déversé ou
en fonction du degré de traitement requis. ([Link] ; 1999)

I.3-Origine des eaux usées :

Les eaux usées proviennent de quatre sources principales

 les eaux usées domestiques ;


 les eaux usées industrielles ;
 les eaux de pluie et de ruissellement dans les villes ;
 le ruissellement dans les zones agricoles.

I.3.1-Les eaux domestiques :

Provenant des habitations, véhiculées par le réseau d'assainissement jusqu'à la station


d'épuration. Elles se composent de :

- Des eaux vannes d'évacuation des toilettes.


- Des eaux ménagères d'évacuation des cuisines, salles de bain.
- Des eaux usées de lavages.

Les polluants présents dans ces eaux, sont constitués en grande parties par des matières
organiques, et de matières minérales. Ces substances sont sous forme dissoute ou en suspension,
et se caractérisent par:

2
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

 forte teneur en matière organique.


 sels minéraux (azote, phosphore).
 détergents.

I.3.2-Les eaux industrielles :

Les eaux usées industrielles sont celles qui proviennent des diverses usines de fabrication ou de
transformation. Elles peuvent contenir des substances organiques ou minérales corrosives. Les
substances sont souvent odorantes, et colorées, et parfois toxiques et peuvent déstabiliser
l'équilibre écologique des milieux récepteurs. Les eaux évacuées par les industries sont : les eaux
de fabrication, les eaux de lavage des machines et les eaux de refroidissement. La composition
des eaux usées dépend de nature de l’industrie : matières organiques et graisses (industries agro-
alimentaires), acides, bases, produits chimiques divers (industries chimiques). Hydrocarbures
(raffineries), métaux (traitement de surface, métallurgique). ([Link] ; 1999)

I.3.3-Les eaux de ruissèlement :

Ce sont les eaux pluviales ou de ruissellement urbain (lavage des chaussées, des marchés et des
rues). Les eaux de service public contiennent des matières solides, graisses et huiles des lavages
et des chausses et même des fertilisant agricoles et pesticides. Ces derniers sont la cause des
principales restrictions imposées à la réutilisation des eaux usées.

I.4-Nature de la pollution :

I.4.1-Pollution minérale :

Elle est constituée essentiellement des métaux lourds en provenance des industries
métallurgiques, de traitement de minerais (exemple : plomb, cuivre, fer, zinc, mercure).

I.4.2-Pollution organique :

La pollution organique des eaux urbaines se compose principalement de protides, de glucides et


de lipides d'origine domestique ou industrielle (agroalimentaire). Il est à noter l'existence d'autres
substances organiques utilisées ou fabriquées industriellement, c'est le cas des phénols, des
aldéhydes et des composés azotés.

3
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.4.3- Pollution microbiologique :

Le rejet urbain en général présente des conditions très favorables à la prolifération d’une variété
de microorganismes : virus, bactéries, protozoaires, vers et microchampignons.

I.5-Caractéristiques des eaux usées domestiques et industrielles :

L'intérêt croissant porté, dans ses multiples usages, à la qualité de l'eau, a conduit à définir pour
les eaux usées, tant domestiques qu'industrielles, un certain nombre de paramètres spécifiques. Il
s'agit de :

1. La DBO (demande biochimique en oxygène) qui définit la teneur en matières organiques


dégradables ;

2. La DCO (demande chimique en oxygène) qui permet la mesure globale des matières
organiques, biodégradables et réfractaires. Le COT (carbone organique total) et la DTO
(demande totale en oxygène) mesurent aussi la teneur totale en matière organique ;

3. Les matières en suspension, totales et volatiles ;

4. Le résidu sec ;

5. Le pH, l'alcalinité, l'acidité ;

6. L'azote et le phosphore ;

7. Les métaux lourds et matières minérales.

I.5.1-Critère globaux de pollution :

Pour évaluer et mesurer globalement la pollution des eaux résiduaires, plusieurs méthodes dites
« critères globaux de pollution » sont disponibles depuis longtemps, mais toujours très utiles et
utilisées. Pour les effluents urbains, si le réseau de collecte est unitaire (eaux usées + eaux
pluviales) ou pseudoséparatif (eaux usées + partie des eaux pluviales), il s’agira de distinguer
l’évaluation de la pollution par temps sec de celle par temps de pluie. Par temps sec, la pollution
est généralement évaluée par la mesure des matières en suspension (MES, MVS, turbidité), de la
pollution organique carbonée (DCO, DBO5, COT), des différentes formes d’azote (NK, N-NH4+,
N-NO2-, N-NO3-) et des principales formes de phosphore (PT, orthophosphates, polyphosphates).
([Link] ; 1999)

4
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.6-Principaux paramètres de pollution :

La composition des eaux usées est extrêmement variable en fonction de leur origine. Elles
peuvent contenir de nombreuses substances, sous forme solide ou dissoute, ainsi que de
nombreux microorganismes. ([Link] ; 2009) On distingue les paramètres suivants:

I.6.1-Paramètres physiques :

I.6.1.1-Température : La température est un paramètre dont le contrôle est indispensable


surtout en présence d'effluents industriels. Ce paramètre peut influer sur la solubilité des sels, la
concentration de l'oxygène dissout et sur l'activité microbienne (la dissolution de l'oxygène étant
inversement proportionnelle à la température) et peut donc avoir des actions néfastes sur la
faune.

I.6.1.2-pH : Le potentiel d'hydrogène pH caractérise le degré d'acidité ou de basicité d'un milieu,


il joue un rôle capital dans le traitement biologique, de préférence il doit être compris entre 6 et 8
pour une bonne performance du traitement.

I.6.1.3-Conductivité : Elle indique l'aptitude d'une eau à conduire le courant électrique. Celle-ci
dépend de la teneur en sels dissous dans l'eau. Si les sels dissous augmentent, la conductivité
augmente. Des variations de cette dernière peuvent influencer le traitement biologique et la
décantation.

I.6.1.4- Matières en suspension (MES et MVS) : La détermination des matières en suspension


dans l’eau s’effectue par filtration ou par centrifugation. La méthode par centrifugation est
surtout réservée aux eaux contenant trop de matières colloïdales pour être filtrées dans de bonnes
conditions, en particulier si le temps de filtration est supérieur à une heure.

Un traitement à 525 °C permet d’obtenir par différence la teneur en matières organiques en


suspension, appelées encore matières volatiles en suspension (MVS).

I.6.1.5- Turbidité : La turbidité des effluents résiduaires et des eaux polluées est en général très
élevée. La mesure est effectuée au moyen d’un spectrophotomètre à 720 nm, car à cette longueur
d’onde l’influence de la couleur est négligeable. Pour éviter l’interférence due à la présence de
grosses particules décantables, il convient de les éliminer au préalable par décantation.

I.6.1.6- Matières décantables : Toute particule en suspension peut être théoriquement


sédimentée (ou décantée), mais à une vitesse qui dépend principalement de la taille et de la
densité de la particule, ainsi que de la température de l’eau.

5
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.6.1.7- Matières totales ou matières sèches (MS) : Ce sont les matières déterminées par
évaporation de l’eau brute tamisée. Elles peuvent aussi être calculées en faisant la somme des
matières en suspension et des matières en solution.

I.6.2-Paramètres chimiques :

I.6.2.1- Demande biochimique en oxygène (DBO) : Elle représente la quantité d'oxygène


nécessaire pour décomposer par oxydation (avec l'intervention des bactéries) les matières
organiques contenues dans une eau usée.

Matière organique + bactéries + oxygène —> Boues + gaz + eau

Généralement la pollution est dégradée d'une manière significative pendant une durée de 5 jours,
au-delà de 5 jours la consommation en oxygène diminue énormément ainsi on a adopté la notion
DBO5 obtenue après 5 jours d'incubation à 20 °C et dans l'obscurité.(fig.I.1)

Figure I.1 : Exemple de courbe de DBO pour un effluent urbain


([Link] ; 2009)

I.6.2.2- Demande chimique en oxygène (DCO) : Elle représente la quantité d'oxygène


consommée par oxydation chimique de la totalité des matières organiques et minérales dissoutes
dans l'eau. Le bichromate de potassium agissant en milieu sulfurique pendant deux heures à
ébullition, oxyde presque entièrement les matières réductrices.

Ce test est particulièrement utile pour l’appréciation du fonctionnement des stations de


traitement. La DCO étant fonction des caractéristiques des matières présentes, de leurs
proportions respectives, des possibilités de l’oxydation, etc.

6
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.6.2.3- Matières oxydables : Le terme « matières oxydables » (MO) correspond à une moyenne
pondérée des 2 paramètres globaux DCO et DBO5 : MO = (DCO + 2 DBO5)/3

I.6.2.4- Carbone organique total (COT) : La détermination du carbone organique par


oxydation thermique catalysée ou par photooxydation porte sur l’ensemble des composés
organiques (naturels ou de synthèse) présents dans les eaux résiduaires. Suivant que l’eau a été
préalablement filtrée ou non, on obtiendra le carbone organique dissous (COD) ou le carbone
organiques total (COT). Cette mesure peut permettre de faciliter l’estimation de la demande en
oxygène liée aux rejets et d’établir éventuellement une corrélation avec le DBO et la DCO.

I.6.2.5- L’Azote : Pour évaluer l’azote dans les eaux résiduaires et pour suivre son évolution
dans les réseaux et lors de l’épuration, il est indispensable de doser ses différentes formes
minérales ou inorganiques :

- azote ammoniacal ou N-NH4 +, - azote nitreux ou N-NO2 -,


- azote nitrique ou N-NO3-, et organique ou Norg.
- L’azote global (ou total) est alors défini par :

NGL = Ntotal = Norganique + Nminéral = Norganique + N-NH4+ + N-NO2- + N-NO3-

I.6.2.6- Phosphore : Dans les eaux résiduaires, le phosphore peut se rencontrer sous forme de
sels minéraux (orthophosphates, polyphosphates) mais aussi sous forme de composés
organiques. Ils pourront donc être dosés sur l’échantillon total et sur la phase soluble après
séparation du phosphore insoluble par filtration sur membrane 0,45 µm.

I.6.2.7- Eléments toxiques : La présence des métaux lourds (plomb, mercure...etc) et des
substances toxiques (hydrocarbures, phénols, …..), ils sont évalués par les tests biologiques.

I.6.2.8- Microorganismes : Les eaux résiduaires urbaines contiennent de nombreux germes


(champignons, amibes, protozoaires, bactéries, virus) dont certains sont pathogènes. La présence
de coliformes et de streptocoques témoigne d'une contamination fécale de ces eaux qu'il est
impératif de les épurer pour préserver le milieu naturel. ([Link] ; 2009)

I.7-Biodégradabilité des eaux usées :

La DCO et la DBO évaluent l’aptitude d’une eau usée à se biodégrader, ils présentent un intérêt
primordial pour l’épuration des eaux résiduaires. C’est le rapport DCO/DBO5 qui va
conditionner le choix du procédé de traitement (traitement de type biologique ou
physicochimique).

7
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

Dans le cas d’une eau résiduaire urbaine qui contient une majorité de composés organiques
biodégradables, on considère que la DBO ultime représente environ 80 à 90 % de la DCO et le
rapport DCO/DBO5 est généralement compris entre 1,5 et 2,5.

Pour les effluents industriels, qui peuvent contenir une fraction notable de composés non
biodégradables, on pourra considérer selon le rapport DCO/DBO5 que l’aptitude à la
biodégradation est plus ou moins favorable à un traitement biologique, les règles suivantes étant
généralement retenues :

- DCO/DB05 < 3 effluent facilement biodégradable.


- 3 < DCO/DB05 < 5 effluent moyennement biodégradable.
- DCO/DB05 > 5 effluent difficilement biodégradable, voire non biodégradable.

Cet indice de biodégradabilité (DCO/DBO5) s’avère également très utile pour le suivi de
l’efficacité de traitements biologiques, le rapport augmentant d’autant plus que le traitement
biologique est plus poussé.

Le tableau I-1 nous donne une idée générale sur les concentrations moyennes d'un effluent
urbain. Sachant que le débit varie de 150 l/hab/j en milieu rural à 350 l/hab/j en milieu urbanisé.

Paramètres de Concentration moyenne (mg/l) Quantité journalière moyenne


pollutions par habitant (g/hab.j)
MES 100-400 90
DB05 150-500 60
DCO 300-1000 120
NTK 30-100 15
Phosphore 10-25 4

Tableau I.1: Concentrations moyennes d'un effluent urbain ([Link] ; 1999)

I.8-Paramètres influençant sur la qualité des rejets :

I.8.1-Types des réseaux :

Il existe trois (03) principaux systèmes d'évacuation :

• Système unitaire, qui collecte l'ensemble des eaux usées et des eaux pluviales.

• Système séparatif, qui collecte séparément les eaux usées et les eaux pluviales dans des
canalisations différentes.

8
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

• Système pseudo-séparatif, ce système repose sur la collecte des eaux de toiture et d'espaces
privés, dans la même conduite.

Type de réseau DBO5 (g/[Link]) MES (g/[Link])


Système unitaire 54 70
Système séparatif 74 90
Système pseudo-séparatif 64 80
Tableau I.2 : Quantité de pollution exprimée en DBO5 et en MES en fonction
du type de réseau de l'agglomération (S. HOULI ; 2007)

I.8.2-Taille de l'agglomération :

Le volume d'eau usée rejetée par habitant et par jour varie avec la taille de l'agglomération et
dans certain cas selon le niveau de développement (habitude de vie des citoyens), la tarification
de l'eau potable et le type d'urbanisation (concentré ou éparpillé).

I.9-Les normes des eaux de rejet :

La norme est représentée par un chiffre qui fixe une limite supérieure à ne pas dépasser ou une
limite inferieur à respecter. Un critère donné est rempli lorsque la norme est respectée pour un
paramètre donné Une norme est fixée par une loi, une directive, un décret-loi. Les normes
internationales selon l’organisation mondiale de la santé (OMS) respective pour les eaux usées.

Caractéristiques Normes utilisées (OMS)


pH 6.5-8.5
DBO5 < 30 mg/l
DCO < 90 mg/l
MES < 20 mg/l
NH4+ < 0.5 mg/l
NO2 1 mg/l
NO3 < 1 mg/l
P2O5 < 2 mg/l
Température < 30°C
Couleur Incolore
Odeur Inodore
Tableau I.3 : normes de rejets internationales. (S. HOULI ; 2007)

9
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.10-Impact des eaux usées sur l’environnement :

Les eaux usées, si elles étaient rejetées dans le milieu sans traitement, peuvent avoir des effets
néfastes sur l’environnement et la santé humaine. Ce risque dépend fortement de la composition
des eaux usées :

 les matières en suspension provoque la mort des poissons par asphyxie et empêche la
pénétration de la lumière dans les eaux,
 les matières oxydables consomment l’oxygène dissous et entraînent l’asphyxie des êtres
vivants,
 les substances à effet toxique dans les rejets inhibe le développement de certains organismes
aquatiques ou provoque leur mortalité,
 les composés azotés et phosphorés peuvent provoquer un développement exagéré de
végétaux dans les eaux de surface (eutrophisation). ([Link] et [Link] ; 2014)

10
Chapitre I Caractérisation des eaux usées

I.11-Conclusion :

la caractérisation des eaux usées dépond de différents paramètres, qui nous permet de classées
ces eau à partir de leur nature, origines, des paramètres physique, chimique et biologique, et nous
permettent de classer ces eaux selon leur nature, leur origine et les paramètres physico-chimique
et biologique, ces paramètres nous permettons de faire le suivre de la filaire ou de procédé
d’épuration, qui nous donnera, de meilleurs rendements épuratoires, en vue du respect du normes
de rejets, c’est le butes de chapitre II suivante.

11
TwËË^ER^-lB^-H. S A A o
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.1-Introduction :

L'objectif principal du traitement est de produire des effluents traités à un niveau approprié et
acceptable du point de vue du risque pour la santé humaine et l'environnement. Les eaux usées
sont constituées d’eau à 99%, le reste étant composé de matières de vidange, de déchets
organiques et de détergents. Dans de nombreuses communautés, les eaux usées sont collectées
grâce à un réseau souterrain de canalisations relié à une usine d’épuration.

Dans ce chapitre, nous allons chercher des différentes types et méthodes d’épuration des eaux
usées et essayer d'entourer sur tous les aspects de base théorique et pratique à partir de des
informations et des recherches précédente dans ce domaine et qui pourrait nous bénéficier dans
notre recherche.

II.2-Prétraitement

Le prétraitement a pour objectif de séparer les matières les plus grossières et les éléments
susceptibles de gêner les étapes ultérieures du traitement. Comprend le dégrillage pour retenir
les déchets volumineux, le dessablage pour obtenir une meilleure décantation, le dégraissage et
le déshuilage pour éviter l'encrassement de la station par des corps gras.

II.2.1-Dégrillage :

À l'entrée de la station d'épuration, les effluents bruts doivent subir un dégrillage (parfois un
tamisage). Ainsi, les matières volumineuses (flottants, etc.) sont retenues au travers de grilles.
Les dégrilleurs assurant la protection des équipements électromécanique et réduisant les risques
de colmatage des conduites mises en place dans la station d’épuration. Généralement les vitesses
moyennes de passage admises sont de l’ordre de 0,6 m/s à 1,40 m/s au débit de point (SATIN et
al ; 1999).

II.2.2-Dessablage :

Le sable et les matériaux lourds dont la sédimentation relève du cas des particules grenues,
doivent être rapidement éliminés dans la chaîne d’épuration en vue d'éviter l'abrasion des corps
des pompes et des équipements mécaniques, le colmatage des tuyauteries, et leur accumulation
dans les réservoirs à boues et les digesteurs. Le dessablage concerne les particules minérales de
granulométrie supérieure à 100 µm.

12
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.2.3-Dégraissage-déshuilage :

Les opérations de dégraissage et de déshuilage consistent en une séparation de l'effluent brut, les
huiles et les graisses étant des produits de densité légèrement inférieure à l'eau. Les graisses et
les huiles sont issues non seulement des habitations, mais aussi des restaurants, des garages, des
chaussées, des usines, des abattoirs, etc.

Les graisses et les huiles perturbent les traitements biologiques en limitant la diffusion de
l’oxygène dans l’eau et en gênant la décantation des boues. Par leurs propriétés chimiques, elles
peuvent également être source d’odeurs nauséabondes et de colmatage des canalisations. Elles
diminuent aussi les performances de la déshydratation des boues. Enfin, les substances lipidiques
favorisent le développement des bactéries filamenteuses, sources de graves perturbations sur les
stations (CANLER, 2001 ; SEBASTIEN, 2006).

L'élimination des huiles et des graisses s'effectue par écumage manuel ou mécanisé. Elles sont
récupérées dans un dégraisseur, ouvrage dans lequel, par diffusion de fines bulles d’air, les huiles
et les graisses remontent à la surface où elles sont raclées. Les graisses peuvent soit être traitées
sur la station soit être évacuées en C E T (centre d'enfouissement technique) (SEBASTIEN,
2006).

II.3-Traitement primaire :

Le traitement primaire consiste en une étape de décantation. Cette phase permet d’éliminer une
fraction des matières en suspension, jusqu’à 60 %, et de la matière organique, de l’ordre du tiers
de la DBO5 entrante (DEGREMONT, 1989). Cette pollution constitue alors les boues primaires,
fortement organiques et fermentescibles qui sont envoyées vers la chaîne d’épuration des boues
(SEBASTIEN, 2006). Les procèdes d’épuration primaire sont physiques, comme la décantation
ou physico-chimique.

II.3.1-Procèdes de décantation physique :

La base de ces procèdes de séparation solide-liquide est la pesanteur. La sédimentation a pour


but d'éliminer les matières en suspension de la fraction liquide. Une sédimentation efficace est
susceptible de retenir une fraction importante des matières sédimentables organiques. La charge
du traitement biologique ultérieur peut être ainsi allégée. Les matières minérales grenues et les
matières floculeuses en suspension chutent au fond du bassin ou demeurent en suspension dans
les eaux.

13
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.3.2-Procédés de décantation chimique :

Les procèdes physico-chimiques de décantation consistent à alourdir les particules en


suspension. Ils font appel aux techniques de coagulation ou de floculation clarification brutes.
Les processus de coagulation et floculation sont employés pour séparer les solides en suspension
de l'eau, lorsque la vitesse de décantation naturelle est trop lente pour obtenir une clarification
efficace.

En effet, l'efficacité d'un décanteur peut être nettement améliorée par la floculation mécanique
(système d'agitation) et par l'addition des produits chimiques. La turbidité et la coloration de
l'eau sont dues à la présence des particules colloïdales de taille trop faible pour sédimenter. La
première phase de ce traitement consiste donc à faire croitre ces particules pour les amener à un
niveau de taille ou elles pourront facilement être séparées par décantation ou filtration. Cette
phase de croissance est appelée la coagulation- floculation (SATAIN et al 1999).

II.2.3-Procédés physico-chimiques de l'épuration :

L'épuration chimique, couteuse et difficile à réaliser, s'applique plutôt aux eaux résiduaires
industrielles ou aux eaux usées contenant en proportion notable des résidus d'usines susceptibles
d'entraver le développement des processus biologiques. La mise en œuvre des procèdes physico-
chimiques à l'épuration des eaux urbaines trouve une adaptation satisfaisante aux effluents
domestiques avec variation de charges polluantes de toute nature contenant, en particulier, des
éléments inhibiteurs ou toxiques.

Les rendements épuratoires sont excellents, car l'élimination des MES se situe entre 80 et 95 %,
celle des matières organiques entre 65 et 75 % et, enfin, celle des phosphates à 90 %
(SATAIN et al, 1999) ;

II.3.4-Procédés biologiques naturels :

Les procèdes biologiques naturels réalisent l'épuration par le sol, ou, grâce à l'énergie solaire, les
matières organiques polluantes sont dégradées. En pratique, ils se présentent sous trois aspects et
peuvent servir d’épuration complémentaire des effluents d'une station d'épuration biologique
artificielle, afin de parfaire l'élimination de substances indésirables, comme l'azote et le
phosphore. Ils comprennent l'épandage sur le sol, le bassin de lagunage et la filtration par le sol
(CHRISTOPHE et JULIEN, 2014 ; SATAIN et al, 1999)

14
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.3.5- Procèdes biologiques artificiels

Les procèdes biologiques artificiels comprennent des dispositifs qui permettent de localiser sur
des surfaces réduites et d'intensifier les phénomènes de transformation et de destruction des
matières organiques, tels qu'ils se produisent en milieu naturel. On utilise trois grands types de
procèdes : traitement par boues activées, les lits bactériens, la biofiltration, les disques
biologiques tournants (CHRISTOPHE et JULIE, 2014).

II.3.5.1-Lits bactériens :

L'écosystème bactérien épurateur est fixé et se développe sur des supports naturels (pouzzolane,
laves, granit) ou synthétiques, grâce à l'arrosage par l'effluent de ce garnissage. L'aération se fait
par tirage naturel, le milieu étant insaturé. Ces procèdes fonctionnent soit en forte charge (0,4 à 1
kg/m3.j jusqu'à 10 en très forte charge), nécessitant alors la mise en place d'une recirculation
pour aboutir aux normes d’épuration et une vitesse d'auto-curage (contrôle l'épaisseur du bio-
film), ou en faible charge (0,08 à 0,4 kg/m3.j) sans recirculation des eaux ou des boues
(CHRISTOPHE et JULIEN, 2014).

Figure II.1 : schéma du principe de fonctionnement d’une installation a lit bactérien


(source : [Link]/chanel86/conception-dune-station-d’ épuration)

15
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.3.5.2-Bio-disques :

Les supports sont des disques rotatifs en polystyrène d'environ 2 m de diamètre et 2 cm


d'épaisseur, à moitié immerges dans l'effluent. Les bactéries se développent en biofilm, dont
l'épaisseur est fixée par les forces de cisaillement liées à la rotation des disques sur le support.
L'aération est due au passage dans l'air des disques tandis que l'effluent à dégrader ruisselle sur
les bio-films. (CHRISTOPHE et JULIEN, 2014)

Figure II.2 : Schéma du traitement par le procédé des disques biologiques


(source : [Link])

II.3.5.3- Boue Activée :

Le traitement biologique aérobie de la pollution par un écosystème bactérien flocule en


suspension (liqueur mixte) dans un bassin aéré et agité. La liqueur mixte est séparée au sein d'un
clarificateur, rejetant l'eau épurée et les boues concentrées. Un recyclage et une extraction de
boue au niveau du clarificateur permettent le maintien d'une concentration constante de biomasse
active dans le bassin de boue activée et de contrôler la croissance bactérienne et la production
nette de boue.

La limitation en charge organique favorise la structuration de la biomasse sous forme de flocs


décantables. Plusieurs régimes de charge, fonction du rapport entre la quantité journalière de
DBO5 à traiter et la quantité de MVS présente peuvent être appliques selon différents critères :
efficacité de la station, volume de Bassin d'aération, nitrification (CHRISTOPHE et JULIEN,
2014).

16
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

Figure I.3 : Schéma de principe d’une station d’épuration à boues activée


(Sources : [Link])

II.3.5.4-Réacteur à membrane :

Ce type de système est un réacteur à boue activée dans lequel la séparation liquide-solide est
assurée par une membrane de filtration (ultrafiltration ou microfiltration). La concentration en
biomasse épuratrice peut alors être très importante et l'âge des boues supérieur a 30 jours avec
une forte productivité (CHRISTOPHE et JULIEN, 2014).

II.3.5.5-Bio-filtres :
L’effluent traverse, de manière ascendante ou descendante un media filtrant (technologiquement
optimisé) au sein duquel s'effectue les opérations d'oxydation et de filtration. L'aération se fait
par insufflation d'air. Les biofiltres nécessitent des opérations de lavage à l'air et à l'eau afin de
séparer les particules emprisonnées dans le massif et l'eau épurée.

Ces installations se positionnent généralement en aval d'un prétraitement physico-chimique de


coagulation, floculation, décantation et peuvent traiter selon leur exploitation les matières
carbonées ou azotées (CHRISTOPHE et JULIEN, 2014).

17
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.3.6-Elimination d’azote et du phosphore :


II.3.6.1-Elimination de la pollution azotée :

Dans les eaux usées urbaines, l'azote se présente essentiellement sous la forme d'azote organique
Norg (urines, protéines) et d'azote ammoniacal NH4+. Il est rejeté 13 à 15 g d'azote par habitant et
par jour dont les 2/3 sous la forme ammoniacale et 1/3 sous forme organique (urée).
L'élimination de l'azote est insuffisante après les traitements préliminaires - primaires et
secondaires, d'où la nécessite d'envisager un traitement tertiaire.
Il faut noter que les mauvaises conditions de conception et d'exploitation restituent des eaux
traitées contenant souvent entre 20 et 50 mg de NH4+, ce qui correspond à une charge de 5 à 7 g
de N/[Link],

II.[Link]-Ammonification :

L'ammonification est la première étape de la transformation de l'azote organique en azote


ammoniacal réalisée par des bactéries, autant en milieu anoxique qu'aérobie, suivant la réaction :
Norg  NH4+ + OH + produits carbonés

II.[Link]-Nitrification – Dénitrification

o Nitrification

Le principe de la nitrification consiste en l'oxydation, par des bactéries autotrophes aérobies, de


l'azote ammoniacal en azote nitrique (nitrates). Les espèces, dites nitrifiantes, sont des bactéries
autotrophes qui tirent leur énergie de l'oxydation de l'ammoniaque et qui utilisent les sources de
carbone minéral (CO2) pour synthétiser la matière vivante. Les bactéries responsables de la
nitrification sont les Nitrosomonas et les Nitrobacter. La nitrification s'effectue en deux étapes :

- la nitratation, oxydation des ions ammonium en nitrites, selon la réaction simplifiée


suivante:
NH4+ + 3/2 O2  2 H+ + H2O + NO2-

Cette réaction est due principalement aux bactéries de genre Nitrosomonas ;

- la nitratation, oxydation des nitrites en nitrates, selon la réaction simplifiée


suivante :
NO2- + 1/2 O2  NO3-

18
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

Cette réaction est due principalement aux bactéries de genre Nitrobacter.


o Dénitrification :
Les espèces dénitrifiâtes ont la propriété d'utiliser, en cas de carence du milieu en oxygène,
l'oxygène de certains composés chimiques, notamment des nitrates. Les nitrates sont alors réduits
en azote gazeux. Une proportion non négligeable (environ 50 %) des espèces présentes dans une
boue activée classique est susceptible de réagir selon le processus de dénitrification. Donc, le
principe de la dénitrification, conduisant à l'élimination totale de l'azote, est
une réduction des nitrites et nitrates en azote gazeux qui se dégage dans l'atmosphère, selon la
réaction suivante :
2 NO3- + 2H+  N2 + 5/2 O2 + H2O

Les nitrates jouent le rôle d'accepteur final d'électrons à la place de l'oxygène. Cela reste donc un
métabolisme aérobie malgré la stricte absence d'oxygène dissous. Ainsi, la dénitrification
hétérotrophe nécessite, pour se réaliser, la présence de pollution carbonée qui peut être puisée
directement dans l'eau brute ou ajoutée (éthanol, méthanol, etc.).

Pour obtenir une dénitrification, il faut être dans des conditions anoxiques. Elles peuvent être
obtenues, soit dans un bassin sépare et prive d'oxygène. Soit à l'intérieur du floc bactérien. En
effet, il existe un gradient de concentration en oxygène dissous a l'intérieur du floc : la
dénitrification se ferait au centre tandis que l'extérieur resterait en milieu aérobie. La température
et le pH ne sont pas des éléments limitant pour la réaction de dénitrification (SATAIN et al
1999).

Figure II.4: Schéma de principe d'une dénitrification par anoxie (source : SATIN et al 1999)

19
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.3.6.2-Elimination de la pollution carbonée

Généralement le taux d’épuration exigé pour le rejet des effluents dans le milieu naturel n’est pas
atteint par une simple épuration préliminaire et primaire. Les traitements secondaires, conçus à
l’origine essentiellement pour l’élimination de la pollution carbonée et des matières en
suspension, ont pour objet de poursuivre l’épuration de l’effluent provenant du décanteur
primaire ou issu d’un prétraitement. Il s’agit de transformer, par voie biologique le plus souvent,
ces eaux décantées en amont, dans des limites permettant d’assurer l’imputrescibilité de
l’effluent grâce à la stabilisation des matières organiques. A ce stade de stabilisation définitive,
on évacue tous les déchets, les boues et les gaz.

Les procédés les plus couramment utilisés aujourd’hui mettent en œuvre des installations
biologiques, tant pour l’épuration des eaux usées urbaines que pour celles de certaines eaux
résiduaires industrielles. On les classe généralement en :
• Procédés biologiques naturels ;
• Procédés biologiques artificiels.

En dehors de ces procédés d’épuration par la voie biologique on peut aussi avoir recours aux
moyens chimiques et aux procédés physico-chimiques. (DESHAYES. M 2008)

II.3.6.3-Élimination de la pollution phosphorée :

L'élimination du phosphore rencontre dans les eaux usées urbaines peut être très insuffisante à la
suite d'une épuration secondaire classique en fonction de la sensibilité du milieu récepteur a ce
paramètre. Il peut donc être indispensable d'améliorer l'élimination de cette pollution. La quantité
de phosphore rejeté dans les eaux urbaines est de l'ordre de 3 à 4 g par habitant et par jour. Il faut
rappeler que les concentrations de phosphore présent dans une eau usée urbaine est de 25 mg/1
pour le phosphore total (PT) et de 20 mg/1 pour les orthophosphates,.

Les stations d'épuration biologique classiques ont une efficacité limitée sur le phosphore. Dans
les stations biologiques actuelles, on constate que l'élimination du phosphore est de l'ordre de 1
% de la DBO5 éliminée, ce qui correspond à un rendement épuratoire moyen de 20 %. Si
l'élimination poussée de cet élément est indispensable, on fait appel à des traitements
supplémentaires :

- techniques physico-chimiques par ajout de sels ferriques ou de chaux, avec précipitation


du phosphore (la plus utilisée) ;
- techniques biologiques;

20
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

- techniques par échange d'ions ;


- techniques de production d'algues ;
- techniques électrochimiques. Etant donné les couts élevés d'investissement et les
contraintes d'exploitation, l'application de ces quatre dernières techniques n'a pas été
réalisée à l'échelle industrielle.

II.3.7-Traitement des boues :

La production de boues par équivalent habitant et par jour est de 30 à 60 g de matière sèche par
jour, soit 1 à 3 litres de boues non épaissies. Devant la quantité croissante de boues produites, et
face à la difficulté que rencontrent les concepteurs et exploitants des stations d’épuration pour
l’évacuation de ces boues, il devient nécessaire d’améliorer les traitements de réduction de la
matière organique (taux en matières organiques d’environ 60% avant traitement). Le traitement
des boues a pour objectifs de :

o réduire la fraction organique afin de diminuer leur pouvoir fermentescible et les


risques de contamination (stabilisation) ;
o diminuer leur volume total afin de réduire leur coût d’évacuation
(déshydratation).

Le but principal est de traiter ces boues produites de façon à les valoriser en agriculture pour
l’amendement des sols et comme engrais, d’autant plus que leur mise en décharge est interdite
pour les grandes agglomérations. (DESHAYES, 2008)

Figure II.5: Principales étapes d’épuration et destinations des boues

21
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.4- Traitements complémentaires :


II.4.1-Désinfection :
Cette traitement a pour objectif principal d'améliorer la qualité bactériologique de l'effluent
épuré afin de protéger les zones sensibles (zone de bai gonade et zone conchylicole), la réduction
des germes pathogènes s'opérant par une désinfection physico-chimique des effluents épures. Les
techniques usuelles ou en cours de développement décrites ci-après mettent en œuvre un agent
chimique ou physique afin d'assurer la destruction des micro-organismes.

Principales techniques :

Apres les traitements biologiques ou physicochimiques classiques, il peut être nécessaire, voire
indispensable, de désinfecter les eaux résiduaires avant rejet. C'est le cas des déversements
d'eaux urbaines épurées qui s'effectuent a proximité d'une prise d'eau pour l'adduction d'eau
potable, les baignades, les plages, les établissements piscicoles ou de conchyliculture.

II.4.1.1-Désinfection au chlore :

Cette technique n'élimine qu'une partie des germes pathogènes. On utilise alors le pouvoir
oxydant du chlore avec un contact supérieur à 30 min au débit de pointe.
Pour obtenir 99,9 % de réduction des conformes, les doses admises sont les suivantes :

- après les lits bactériens : 3 à 10 mg/1 ;


- après les boues activées : 2 à 8 mg/1 ;
- après filtration sur sable ou passage sur charbon actif : 1 à 5 mg/1. Plus le rejet est charge et
moins la chloration est efficace. La décantation est donc un critère important à observer.

II.4.1.2-Désinfection au brome :

La désinfection des eaux usées au brome peut être envisagée en dissolvant du brome liquide dans
de l'eau. Il faut toutefois éviter de manipuler du brome liquide, car il dégage des vapeurs
suffocantes dangereuses, ce qui réduit son utilisation.

II.4.1.3-Désinfection par l'ozone :

Le traitement se réalise dans des colonnes de contact ou l'eau et l'air ozone circulent à contre-
courant pour obtenir un véritable brassage des fluides. Très souvent l'ozone est utilisé en
combinaison avec le chlore gazeux.

22
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.4.1.4-Désinfection par rayonnement UV :

Ce procédé est utilisé pour le traitement de l'eau potable ; c'est aussi une technique simple et
efficace qui peut également trouver sa place dans la chaine d’épuration des eaux usées.

II.4.1.5-Désinfection par lagunage :

Les stations d'épuration conventionnelles (lits bactériens, boues activées à moyenne ou forte
charge) éliminent environ 90 % de la charge microbienne initiale ; par ailleurs, des abattements
du taux d'élimination de 99 % sur les coliformes fécaux sont couramment obtenus à l'aval des
lagunes.

II.4.1.6-Désinfection par membranes :

L'élimination de la pollution bactérienne, contrairement aux matières organiques et azotées, a été


peu envisagée jusqu'à ce jour dans les filières d’épuration (SATAIN et al., 1999).

II.4.2-Traitement des odeurs :

II.4.2.1-Origines et compositions des odeurs :

La collecte et le traitement des eaux résiduaires urbaines et industrielles génèrent des produits
malodorants. En effet, ces eaux usées chargées en matières organiques particulaires et dissoutes
en composes azotes (dont l'ammoniac) peuvent induire directement ou indirectement, par
l'intermédiaire de leurs sous-produits d'épuration (graisses, boues), la formation d'odeurs
désagréables suivant un processus biologique de fermentation.
Les odeurs viennent aussi des composes présents dans l'eau brute ou génères lors des différentes
étapes de l'épuration. Les sources les plus importantes d'odeurs sont :

- les prétraitements ;
- les puits à boues ;
- les épaississeurs gravitaires ;
- les conditionnements et la déshydratation mécanique des boues ;
- la réception et le traitement des matières de vidange.

23
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.4.2.2-Elimination des odeurs :

Les émissions de molécules odorantes peuvent être réduites au moyen de solutions préventives
(conception du réseau et de la station d'épuration) ou par des solutions curatives. Dans ce dernier
cas, il convient d'assurer le confinement des sources odorantes dans des enceintes hermétiques
(local couvrant l'ensemble des traitements ou couverture propre à chaque ouvrage), puis la
ventilation de chaque enceinte, ainsi que la désodorisation de l'air vicie extrait (mise en légère
dépression des ouvrages couverts) (SATIN et al., 1999)

Les concentrations limites de gaz rejetés :


Type de polluant Concentrations limites en sortie
d’épuration (mg/m3)
H2S 0,1
Sulfures totaux en H2S 0,15
NH3 1
Amines 0,1
Aldéhydes, cétones, acides organiques 0,4
Tableau II.1 : Limites de gaz rejetés
Les sources les plus importantes d’odeurs sont :

• Les prétraitements
• Les puits à boues
• Les épaississeurs gravitaires
• Le conditionnement des boues

Pour éviter ces nuisances, les ouvrages sensibles seront couverts et munis d’un système de
ventilation ainsi que d’une unité d’épuration biologique des odeurs.

On distingue généralement deux types d’épuration biologique des odeurs : les bio-filtres et les
bio-laveurs. Dans les premiers, la biomasse est supportée par un plancher spécifique et l’air
traverse le massif (souvent de la tourbe). Les seconds réalisent un deuxième filtre grâce à une
suspension. La biomasse est libre, et l’épuration se produit dans un réacteur. (DESHAYES. M
2008)

24
Chapitre II Procédés d’épuration des eaux usées

II.5-Conclusion :

Les procèdes d’épuration des eaux usées est un sujet très importants et très vaste et dépond de
types, et des caractéristiques des eaux à traiter, et leur degrés de pollution, ou des autres facteurs
comme la taille de l’agglomération, l’existence d’un prétraitement des effluent des industries
avant leur rejet dans le réseau d’assainissement, On dit que les prétraitements et les traitements
primaires sont utilisés pour éliminer les huiles, les matières flottantes ou en suspension, pour la
neutralisation ou pour l'égalisation. Ils conditionnent l'eau en vue d'un traitement biologique
ultérieur ou en vue d'un rejet dans le milieu naturel récepteur, avant un traitement
complémentaire pour éliminer les bactéries, les germes pathogène, les substances indésirables et
toxiques ; pour assurer la qualité de l’eau traiter qui peut être réutilisé sans aucun danger, ou
rejeter dans le milieu naturel sans aucune perturbation écologique.

25
T^ËB.i^[Link] ç5 -B.A-B. o
Chapitre III station d’épuration à boues activées

III.1-Introduction :

Le procédé à boues activées consiste en un réacteur biologique aérobie, où les microorganismes


flottent librement dans un liquide aéré, sous forme de petits amas appelés BIOFLOCS. Le
mélange eau usée-bioflocs est appelé LIQUEUR MIXTE.

Le procédé, inventé à Manchester en 1914, reproduit industriellement l’effet épurateur des


rivières. Il est devenu le principal procédé actuel d’épuration. Les flocons de boue activée ont un
diamètre apparent pouvant atteindre 3-5 mm, et sont composés des mêmes microorganismes que
le biofilm des lits bactériens : c’est une biocénose bactérienne avec prédateurs. Il lui faut au
moins deux semaines pour atteindre sa concentration usuelle de 3-4 g/l (valeurs extrêmes : de 1 à
8 g/l) en matières de suspension volatiles (MSV) (F. EDELINE, 1993) . Pour épurer à 95 % un
substrat quelconque, une boue activée doit contenir au moins 1 mg ATP/l. On caractérise une
installation par sa « charge » :
 Ch : charge hydraulique (m3 d’eau usée traités par m3 d’aérateur et par jour)
 CV : charge organique ou volumique (kg DBO5 appliqués par m3 d’aérateur et par jour)
 Cm : charge biologique ou massique (ou charge des boues) (kg DBO5 appliqués par kg
de biomasse et par jour)
La biomasse se formant lentement, il est nécessaire de la recycler, de sorte qu’on peut distinguer
deux temps de séjour différents :
Tsliquide= temps de séjour du liquide dans l’aérateur ;
Tsboues= temps de séjour des cellules dans l’installation (ou « âge des boues ». On verra que l’âge
des boues conditionne fortement leurs propriétés.

Généralement, on adopte Ts boues > 3 j et à forte charge 0,2 < Ts boues < 0,4 j, car les valeurs
intermédiaires donnent des boues à mauvaise sédimentabilité.
Toute défaillance dans l’exploitation des ouvrages augmente les risques de dysfonctionnements
et, par conséquent, diminue les potentialités de la station. Les exemples dans ce domaine sont
nombreux, mais il convient simplement de rappeler que pour la conduite d’une station
d’épuration, un personnel bien informé assurant un suivi régulier reste le meilleur garant de la
qualité du traitement.

26
Chapitre III station d’épuration à boues activées

III.2- Dynamique des populations dans les stations a boues activées :


Dans une station à boues activées, la biomasse est continuellement séparée de l’eau épurée dans
le décanteur secondaire, et recyclée dans le bassin aérateur. Toutefois, la biomasse, du fait de
l’utilisation du substrat, a tendance à croître et, pour la maintenir constante, on est obligé d’en
éliminer un certain pourcentage chaque jour. Il en résulte que la biomasse est totalement
renouvelée au bout d’un certain nombre de jours, appelé « âge des boues » ou Tsboues (temps de
séjour des cellules) .

(III.1)

B = concentration des boues (maintenue constante par les purges) ;


V = volume de l’installation (y compris la partie du décanteur secondaire contenant des boues).
M = biomasse totale en place ;
M = quantité de biomasse évacuée pendant le temps t (purge discontinue).
Puisque B est constant, la purge correspond exactement à la biomasse synthétisée pendant le
même temps. Ceci est vrai à l’échelle de la biomasse totale, mais pas nécessairement pour
chaque microorganisme qui la compose. Soient en effet des microorganismes de biomasse Bi et
caractérisés par des taux de croissance μi.
On a évidemment ∑ i = B, et pour chaque organisme la croissance pendant Tsboues vaut :
(Bi) 1 = (Bi)0 eµiTsboues (III.2)
Si l’indice1 désigne la sortie, et 0 l’entrée. Or la purge élimine tous les organismes au même
pourcentage, mais selon la composition du mélange à la sortie. La proportion des divers
organismes a cependant changé entre 0 et 1, à l’avantage des organismes à croissance rapide, de
sorte que la proportion de ces derniers ne cesse de croître.
Théoriquement, l’élimination des organismes lents est inéluctable et complète. En pratique
cependant, la situation est plus complexe, et les biomasses ne deviennent jamais
monospécifiques. En effet, les différences de μ sont souvent ténues, de sorte que l’avantage des
rapides peut parfois se retourner au profit des lents grâce aux facteurs suivants :

– la concentration en substrat fluctue, et μ peut être plus ou moins éloigné de μ^ ;


– à la limite, un organisme rapide peut avoir sélectivement éliminé tout son substrat
pendant le séjour de l’eau Tsliquide, ce substrat devient alors limitant et la croissance
s’arrête ;
– la composition du substrat peut, par ses variations, favoriser successivement divers
organismes ;
– les changements de température peuvent également renverser l’ordre des μ ;
– l’organisme le plus rapide est aussi le plus exposé à la prédation.

27
Chapitre III station d’épuration à boues activées

Des équilibres très complexes sont donc atteints, mais aucun organisme ne peut subsister dans
une station si sa croissance est inférieure au taux de purge. On peut formuler comme suit ce
critère de rétention :
Soit M la masse de boue activée (M = BV) et M la portion de cette masse soutirée à chaque
cycle, de durée t quelconque. On peut définir un taux de dilution Dc de la biomasse par


Dc = = [T–1] (III.1)

Pour qu’un organisme i subsiste, il faut que μi ≥ Dc , or μi est donné par l’équation de Monod :

(III.3)

D’où on tire facilement :



^μI ≥ 

Si Ks est négligeable devant S, la parenthèse tombe, et on peut dire plus simplement que l’âge
des boues Tsboues doit être supérieur à 1/^μi pour que l’organisme i soit retenu dans l’installation.
On définit ainsi un seuil par tout ou rien. Son application à la nitrification est particulièrement
nette. (F. EDELINE, 1993)

III.3-Cinétique des boues activées à mélange complet :


Cette approche est généralement connue sous le nom de modèle de MCKINNEY ou
d’ECKENFELDER. On peut se faire une idée déjà satisfaisante d’une station à boues activées,
comportant un aérateur et un décanteur, moyennant quelques simplifications. Soit le schéma de
la figure III.2 On établira sur ce circuit un bilan massique basé sur les hypothèses suivantes :
a) le réacteur est homogène (sa concentration en substrat et en biomasse est partout la
même, en particulier la valeur de S1 est celle de la sortie de liqueur mixte) ;
b) aucune épuration n’a lieu dans le décanteur ;
c) la purge de la boue en excès est négligeable dans le bilan massique ;
d) la vitesse de métabolisation est d’ordre 1 par rapport à S, c’est-à-dire que le substrat est
limitant (équation de MONOD pour S petit) ; le modèle ne s’applique donc pas aux
appareils à forte charge (où la vitesse est d’ordre zéro) ni aux très faibles charges (où S1 
0, et où le métabolisme est partiellement endogène) ;
e) la portion de métabolisme endogène ou d’entretien est négligeable dans le bilan ;
f) la liqueur mixte recyclée est considérée comme uniquement constituée d’eau.

28
Chapitre III station d’épuration à boues activées

Figure III.1 : Schéma de principe d’une installation à boues activée

Charge Degré Ch org Ch. Des Durée charge Air Energie Product.
d’épuration boues De de boue
Obtenu kg activées séjour kg O2
DBO5 kg par kg m3 kWh kg B/kg
/m3j DBO5 h ou j DBO5 par par DBO5
/kg kg kg éliminé
B.j DBO5 DBO5
Très Minéralisation 0,18 0,05 1-5 j 2 > 45 0,42 ≤ 0,30
faible totale =
Fossé
d’oxydation

Faible complète + 0,7 0,7 0,2 5h 1,3- 0,46- 0,75


nitrification 1,5 0,52
partielle
Moyenne complète, 1,8 0,5 2h 0,7- 16-24 0,25- 0,9
avec DBO5 1,1 0,38
résiduelle de
25

29
Chapitre III station d’épuration à boues activées

Forte complète avec 3,6 1,0 1,3 h 0,6- 13-18 0,21- 1,2
DBO5 0,8 0,28
résiduelle de
40
Très complète avec 7,2 2,0 0,7 h 0,3- 7-13 0,11-
forte DBO5 0,6 0,21
résiduelle de
80
Tableau III.2–Tableau des charges (valable pour fines bulles injectées a au moins 3 m de
profondeur).D’après WLB 12 (1968), R. Kohler).
OC : Capacité d’oxygénation BA : Matières en suspension (sec).

III.4-Technologie des boues activées :


-Domaines de charge et variantes :
Le procédé admet d’assez nombreuses variantes, que l’on peut d’abord classer en fonction de la
charge biologique, (kg DBO5/kg B.j) qui les caractérise. Comme la charge entraîne un «
temps de séjour » et aussi un « âge des boues », la biocénose variera d’un type à l’autre, par
l’effet sélectif ainsi provoqué. On distingue traditionnellement des charges très faibles à très
fortes, échelonnées plus ou moins géométriquement comme il apparaît dans le tableau III.2.
Certaines variantes portent en outre un nom, qui se réfère à des particularités techniques des
dispositifs employés. Quelques-unes de ces variantes sont présentées numériquement au tableau
III.3.
Selon le principe mis en œuvre, la géométrie des réacteurs change profondément, ainsi que le
mode d’aération appliqué. L’aération peut être réalisée par de très nombreux dispositifs, qui ne
seront pas étudiés ici. (f. Edeline, 1993)

Type Charge normale Age des Boues


kg DBO5/m3.j kg DBO5/kg % DBO j
MVS.j
Aération 0,32 0,05-0,20 85-95 10
prolongée
Conventionnel +
aération étagée 0,55 0,20-0,50 95 4-14
Charge étagée 0,80 0,20-0,50 95 4-14

30
Chapitre III station d’épuration à boues activées

Contact- 1,10 0,20-0,50 90 4-15


stabilisation
Aération brève 1,6-6,4 0,50-3,50 60-85 0,8-4
Tableau III.3 : Quelques variantes du procédé. (D’après Lawrence et McCarty)

Charge des 0,15 0,30 0,50 1,00 Eau (*)


boues Cb brute
kg DBO5/kg
MS. J
DBO5 5 16 6 25 50 230
DCO 20 50 70 120 370
N — NH4 2,5 22 35 36 12

N — NH2R 0,5 1 2 3 38
N — NO3- 29 10 1 0 0
N — N2 10 7 2 0 –
(dénitrification)
boue en 120 140 150 160 –
en DCO
excès mg
O2/l
en N- 8 10 10 11 –
NH2R
mg/l
Tableau III.4 : Composition d’un effluent de station a boues activées.
d’apres Beuthe (1970). (*) Eau brute decantee.
On n’a pas intérêt à appliquer n’importe quelle valeur de Cb ou de Tsboues, et il vaut mieux tenir
compte de quelques autres éléments. Par exemple : la DBO résiduelle de l’effluent cesse de
diminuer lorsque Tsboues ≥ 2 j, ou Cb ≤ 1,1 j–1. La quantité de la boue secondaire est idéale pour 5
≤ Tsboues ≤8j. Mais on va souvent jusqu’à 30 j, et même 100 j, dans le but de réduire la
production de boue.

31
Chapitre III station d’épuration à boues activées

Figure III.3: Age des boues et production de boues (Koot 1999)

En exprimant les charges en DCO, on peut proposer, sous réserve d’essais :


a = 0,54
b’ = 0,0094 j–1
Y = 0,47 si la biomasse est en poids, et 0,67 si elle est en DCO
b = 0,02 j–1.
^μ = 3,0 j-1 à 10 °C, et Ks = 20 mg DCO/l.
Le domaine 0,4 < Tsboues < 3 produit des boues de mauvaise qualité, sans doute à cause du
manque de protozoaires : le Tsboues est insuffisant pour qu’ils se maintiennent, mais la charge
reste trop faible pour qu’il y ait bonne floculation des boues. L’âge des boues (en jours) est une
fonction inverse de la charge des boues Cb, et on peut lire comme suit les âges normalement

32
Chapitre III station d’épuration à boues activées

associés aux charges :


Tsboues = 1,224 Cb –1.125
Une boue vieille (Tsboues = 100 j.) est une boue « brûlée », accompagnée de nombreuses cellules
mortes et débris de cellules, floculant mal et provoquant des difficultés au clarificateur
secondaire.
De même, et pour les mêmes raisons de sédimentabilité de la boue, les charges comprises entre
0,5 et 1,0 kg DBO5/kg B j. (F. EDELINE, 1993)

33
Dysfonctionnement des stations
d'épwration
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

IV.1-Introduction :
L’épuration biologique des eaux résiduaires par le procédé des boues activées est principalement
basée sur l’activité métabolique de cultures bactériennes maintenues en suspension en état
aérobie dans le bassin d’aération alimenté par l’eau à épurer. (Canler ;1993) L’efficacité et la
fiabilité de l’épuration restent étroitement dépendantes du bon déroulement de la phase de
décantation, celle-ci constituant, en effet, le dernier maillon de la chaîne de traitement avant rejet
au milieu naturel. La séparation boue-eau traitée par sédimentation est assurée par le décanteur
secondaire ou clarificateur placé à l’aval du bassin d’aération.

IV.2-Rappel sur la biologie des boues activées :


La boue activée est constituée de l’ensemble « floc-eau interstitielle ». Le floc désigne un
agglomérat composé de particules (ou débris) diverses (végétales, animales, minérales) et de
colonies bactériennes.

IV.2.1-Liquide interstitiel : représente dans la plupart des stations la qualité des eaux de sortie.
C’est donc un indicateur du niveau de traitement. Ainsi, plus la charge massique est élevée,
moins le niveau de traitement sera élevé et plus l’eau interstitielle contiendra de bactéries
dispersées.

IV.2.2-Microfaune : est composée d’animaux microscopiques nommés protozoaires et


métazoaires. Ces organismes participent à l’élimination des bactéries libres qui constituent leurs
proies et à la cohésion du floc par leurs déjections. Leur observation au microscope, donne des
indications sur la qualité du traitement et peut révéler rapidement d’éventuelles anomalies de
fonctionnement. Pour de plus amples informations sur ce point particulier, on peut se procurer le
manuel « Aide au diagnostic des stations d’épuration par l’observation microscopique des boues
activées », Cemagref Éditions, 1999.

Figure IV.1 : Observation microscopique : floc, microfaune et liquide interstitiel

Page 34
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Les bactéries peuvent se développer selon trois types de croissance :


Dispersée : les bactéries sont libres les unes
par rapport aux autres dans le liquide
interstitiel. Cette situation s’observe lors du
démarrage de la station, en condition de forte
charge massique. Les nouvelles cellules
peuvent se disperser ou bien rester groupées
au sein d’une colonie structurée par un
Croissance dispersée mucilage exoploysaccharidique.
Floculée : les bactéries sont regroupées en
amas, très souvent autour d’un support
organique ou minéral (le fl oc). La cohésion
de l’ensemble est assurée par la production
d’exopolysaccharides (EPS). Ce type de
croissance est recherché dans le traitement de
Croissance floculée l’eau usée.
Filamenteuse : lors de la multiplication
cellulaire, la séparation des cellules mère et
fille n’a pas lieu en totalité, les cellules mère
et fille restent en contact voire partagent une
paroi cellulaire. Ce type de croissance, que
l’on observe également chez les
champignons conduit à la formation de
filaments pouvant atteindre 500 μm de long.
Les conditions du milieu sont un facteur
Croissance filamenteuse déterminant. (Canler ;1993)

Page 35
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

IV.3-Problèmes avec bactéries filamenteuses :


Les principaux dysfonctionnements dus aux bactéries filamenteuses sur station se manifestent
sous deux formes :
 Foisonnement : mauvaise décantation de la boue suite à une augmentation du volume
occupé par celle-ci,
 Moussage : formation d’une couche épaisse de mousse en surface des ouvrages.
Les causes sont bien souvent d’origines multiples (conception, exploitation, composition de
l’effluent…) et le choix des solutions nécessite une analyse globale : conception, fonctionnement
et exploitation de la station.

IV.3.1-Foisonnement :
Le foisonnement (bulking en anglais) est caractérisé par un indice de boue supérieur ou égal à
200 mL.g-1. Au-delà de 150 mL.g-1, des difficultés de décantation apparaissent Qu’une boue
décantant correctement a un indice de boue de l’ordre de 100 mL.g-1.
Un développement filamenteux important limite fortement les capacités hydrauliques du
clarificateur et peut entraîner des départs de boue dans le milieu naturel (Canler ;1993). Dans la
station, le foisonnement est souvent associé à :
 Une détérioration de la qualité du rejet en cas de perte de boue épisodique ou
chronique;
 Un floc légèrement floconneux avec un volume décanté important lors du test de
décantation, qui rend impératif la dilution des échantillons de boue (figure IV.2).
L’indice de boue est alors supérieur à 200 mL.g-1. Lors de l’observation
microscopique, on observe une densité importante de microorganismes
filamenteux (figure IV.3).

Figure IV.2 : Tests de décantation en éprouvettes : effet de la dilution


(dilutions successives au demi)

Page 36
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Figure IV.3 : Bactéries filamenteuses – 500 X


L’indice de boue moyen observé sur le parc français des stations d’épuration, en aération
prolongée est de 150 mL.g-1 hors stations soumises à des crises aiguës de foisonnement.

IV.3.2-Mousses biologiques :
Les mousses forment des amas de flottants très stables de couleur marron clair à foncé et de
structure visqueuse. Leur densité tend à s’accroître progressivement au cours du temps. Ces
mousses sont peu déstructurées par une agitation de surface et reforment rapidement un tapis
uniforme en absence d’agitation. Les bulles de gaz favorisent la flottation. Ces flottants
constituent un milieu favorable au développement privilégié de certaines bactéries*
filamenteuses responsables de moussage. (Canler ;1993)
Dans ces mousses, l’analyse microscopique révèle très souvent la présence importante de
bactéries filamenteuses associées à des flocs ou libres dans l’eau interstitielle. En règle générale,
la densité de ces microorganismes spécifiques est plus élevée dans les échantillons de mousse
que dans ceux prélevés directement dans les boues.

Figure IV.4 : Tests en éprouvettes – Figure IV.5 : Mousse biologique en surface


présence de flottants de bassin d’aération

Page 37
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Dans certains cas extrêmes, on a calculé que les mousses peuvent représenter jusqu’à 1/3 de la
biomasse totale, avec des concentrations en matières sèches pouvant atteindre 100 g.L-1, voire
des hauteurs dépassant un mètre. Les paramètres de fonctionnement (charge massique) et
d’exploitation de la station sont alors fortement dégradés par cette situation (diminution du
transfert d’oxygène).

IV.4-Problèmes sans bactéries :


IV.4.1-Filamenteuses en excès
IV.4.1.1-Mousses de démarrage :
Ces mousses blanchâtres et légères se développent rapidement dès la mise en service de la
station d’épuration (figure IV.6). Elles disparaissent lorsque la boue activée arrive à maturité
(début de floculation*, amorce d’un traitement carboné et charge massique inférieure à 1,5 kg
[Link]-1 MVS.j-1). L’efficacité limitée
(DCO et DBO5 de sortie élevée, tensioactifs) du traitement accompagne ce phénomène
transitoire.
Ces mousses blanchâtres sont associées à :
 un effluent de sortie turbide (croissance bactérienne dispersée) ;
 une boue de couleur claire et faiblement concentrée dans le bassin d’aération ;
 une décantation en éprouvette difficile (interface eau-boue floue, particules en suspension
non décantables) ;
 une microfaune représentée par des bactéries libres et des protozoaires principalement de
type Flagellés.

Figure IV.6 : Mousse blanche de démarrage en surface


de bassin d’aération.

Page 38
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Hors mise en route de l’installation, ce problème peut également survenir lors d’un incident
majeur : arrivée d’un toxique ayant provoqué la destruction d’une part importante de la
biomasse. En règle générale, la situation se normalise rapidement (une à deux semaines) à
l’exception des cas les plus graves (toxicité aiguë) où les difficultés peuvent perdurer.
(Canler ;1993) Bien souvent, pour des charges massiques élevées (de l’ordre de 1,5 kg de
[Link] MVS-1.j 1) dues à une période transitoire, il faut favoriser l’amorce du mécanisme de
floculation (agglomérat de bactéries) soit par :
 une limitation de la charge à traiter (by-pass transitoire) pour diminuer la charge
massique et faciliter la floculation ;
 l’apport de biomasse extérieure de bonne qualité (IB<150 mL.g-1 de MES) ;
 l’ajout de coagulant*– floculant (floculation des particules).

IV.4.1.2-Autres mousses :
Ces mousses, similaires à celles de démarrage, sont souvent liées à l’utilisation massive de
détergents (figure IV.7) même biodégradables (apports industriels), à l’apport important de
matières organiques colloïdales (sang,…) ou à l’arrivée d’hydrocarbures.

Figure IV.7 : Mousse blanche de détergents en surface de bassin d’aération

Cette situation se différencie de celles engendrant les mousses de démarrage par :


un effluent de sortie le plus souvent de bonne qualité (sauf si l’apport est important et engendre
une toxicité) ;
 un test de décantation en éprouvette des boues activées satisfaisant (séparation nette entre
la boue et l’eau) ;
 l’observation au microscope de bactéries* libres en faible nombre et de protozoaires en
quantité importante (et avec une diversité élevée). S’il s’agit d’apports ponctuels, le
phénomène peut être limité dans le temps. S’il perdure, il peut provoquer à terme
l’apparition de mousses biologiques stables.
Les solutions passent par l’identification du problème, puis la suppression des apports (de type
industriel bien souvent) ou l’ajout d’antimousse.

Page 39
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

IV.4.2-Matières flottantes (instables) :


Ces flottants instables se caractérisent par la présence de particules de boues non associées à des
bactéries* filamenteuses. Un simple arrosage (ou averse de pluie) suffi t à les rabattre. La
couleur est un bon critère de détermination de leur origine qui peut être variée.
Couleur des Blanchâtre Marron clair Marron foncé
flottants ou noir

Origine Dégraissage Dégazage insuffisant Boues


insuffisant Boulettes ou fermentées
de graisse dénitrification suite à
incomplète l’anaérobiose

Tableau IV.1 : Couleur des flottants (Canler ;1993)

Il est impératif d’évacuer ces flottants instables pour éviter de passer à une forme stable
Dénitrification Ce type de flottants est de couleur claire. C’est une structure instable facilement
désagrégée par l’agitation ou par temps de pluie en raison de la présence de microbulles d’azote
gazeux produites par le processus de dénitrification au sein des flocs. Une observation
microscopique ne révèle pas d’anomalie particulière (peu de bactéries filamenteuses).
Ces flottants se forment principalement sur le clarificateur. Ils peuvent aussi être constatés lors
d’un test en éprouvette d’une durée supérieure à 30 minutes (figure IV.9). Ils sont liés à une
dénitrification insuffisante en amont du clarificateur.

Figure IV.8 : Flottants de dénitrification en Figure IV.9 : Test en éprouvette – Remontée


surface du Clarificateur de boue

Page 40
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Ce problème peut survenir sur des stations conçues pour traiter uniquement la pollution carbonée
(moyenne ou forte charge massique) et où la nitrification s’installe quand même de manière
spontanée et non maîtrisable par l’exploitant. (Canler ;1993)
Les raisons de cette installation peuvent être une sous-charge organique entraînant une «sur-
aération» rendant ainsi l’oxygène disponible pour la nitrification. Le phénomène est aggravé par
une température élevée permettant une croissance rapide des bactéries nitrifiantes.
Pour éviter une dénitrification dans le clarificateur, les solutions passent par une meilleure
maîtrise des plages d’aération et d’anoxie, ainsi que des conditions de brassage. Lors de périodes
transitoires où l’apport en nitrates augmente, une recirculation plus importante peut permettre de
limiter le phénomène en réduisant le temps de séjour des boues dans le clarificateur.
 Dégazage insuffisant (phénomène d’aéro-flottation) :
Toute dénivellation supérieure à 0,5 m entre le bassin d’aération et le décanteur secondaire
impose l’installation d’un dégazeur Dans le cas particulier de l’aération fines bulles à haute
profondeur d’immersion des diffuseurs (supérieure à 7 m), une sursaturation de l’azote
atmosphérique se produit dans le bassin d’aération. Lors de l’arrivée de la boue dans
le clarificateur (profondeur maximale de l’ordre de 3 m), cet azote dégaze et produit un
phénomène similaire à la dénitrification biologique. (F. EDELINE, 1993)
La solution à ce problème nécessite impérativement un bon dégazeur, Par ailleurs, pour les
petites installations, c’est souvent l’entraînement important de gaz au niveau de la chute d’eau
qui est source de remontée de boue au niveau du décanteur secondaire.

IV.4.3-Fermentation des boues :


Ce type de flottants est caractérisé par une couleur noirâtre associée à des odeurs désagréables et
à un bullage. Leur aptitude à flotter s’explique par la présence de gaz (méthane) généré par des
réactions anaérobies de dégradation de la matière organique (figure IV.10). Lors de l’observation
microscopique, une microfaune spécifique des conditions d’anaérobie, de type Flagellés
(diplomanadidæ et/ou hexamitidæ) est identifiée (Ces flottants peuvent apparaître en surface du
clarificateur ou dans des zones peu agitées des bassins en amont de cet ouvrage.

Page 41
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Figure IV.10 : Décantation en éprouvette – Figure IV.12 : Flagellés (bactérie)


Remontée de Boue

Les principales causes d’apparition sont :


– un défaut de raclage du radier (mauvaise adaptation de la racle au radier ou racle décrochée) ;
– les zones mortes, sous la goulotte interne du clarificateur ou sur les montants du pont racleur,
sur le puits central du clarificateur ou sur le puits de recirculation ;
– une agitation insuffisante dans certaines zones du bassin (puissance mise en œuvre
insuffisante) ;
– une sous-aération importante.
La mise en fermentation complète des boues est exceptionnelle et ne se rencontre qu’en cas
d’arrêt prolongé de l’aérateur (en cas de panne, par exemple). Les fermentations sont
généralement localisées, ce qui ne provoque pas d’altération profonde de la qualité du traitement
mais peut favoriser, sur le long terme, le développement de bactéries* filamenteuses (lors du
redémarrage de la station d’épuration). Il est conseillé d’éliminer la boue après un arrêt prolongé
de fonctionnement de la station (après arrêt des aérateurs ou du pont racleur). (Canler ;1993)

IV.4.4-Niveau anormal du lit de boue :


Cette expansion se caractérise par un voile de boue élevé dans le clarificateur et peut
s’accompagner de pertes de boue ponctuelles lors d’à-coups de charge hydraulique. L’indice de
boue ne révèle pas forcément des valeurs incorrectes mais nécessite de fortes dilutions lors du
test en éprouvette.
L’observation microscopique montre un floc bien formé. La qualité de traitement, hors épisode
de perte de boue, est satisfaisante.
Les causes sont une combinaison de différents facteurs :
– une concentration en boue trop forte dans le bassin d’aération ;
– un dysfonctionnement du poste de recirculation (panne ou dimensionnement trop faible) ;
– un indice de boue élevé et/ou une surcharge hydraulique.
– un problème de raclage dans le clarificateur.

Page 42
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Quand la situation perdure, le temps de séjour de la boue dans le clarificateur augmente et


devient la cause du développement de bactéries filamenteuses.
Les solutions passent par une meilleure maîtrise du taux de boue (concentration de MES la plus
faible possible compatible avec la charge à traiter et les objectifs de rejets et par un écrêtement
des pointes hydrauliques

Figure IV.12 : Goulotte de sortie commune à Figure IV.13 : Voile de boue haut dans le
deux files avec perte de boue à gauche clarificateur

Défloculation et floc léger :


 La défloculation est caractérisée par une déstructuration du floc et se manifeste par une
augmentation de la turbidité* de l’effluent de sortie (figure 15). Lors de l’observation
microscopique, on observe une microfaune peu nombreuse ou peu diversifiée, voire
absente (problème de toxiques). (Canler ;1993)
Les origines sont donc :
 L’apport de toxiques rejetés par certaines industries ;
 La présence de fortes concentrations de sel dans le réseau (intrusion d’eau de mer) ; qui
modifie rapidement la pression osmotique dans les bactéries entraînant une destruction
des cellules par plasmolyse ;
 Des conditions de charges massiques extrêmes (très forte – un à-coup – ou très faible);
 Une nitrification excessive avec chute du pH.

Page 43
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Figure IV.14 : Test en éprouvettes après 30 mn – eau interstitielle chargée

Les solutions passent par :


 Une suppression de l’apport de ces toxiques ou leur apport de manière plus étalée
La toxicité d’un produit est toujours fonction de sa concentration ;
 Une meilleure protection du réseau ;
 L’étalement de la charge à traiter dans le cas d’à-coups de charge notamment pour les
effluents industriels
 La neutralisation des effluents.
Le floc léger présente les mêmes caractéristiques que lors d’une défloculation mais l’observation
microscopique révèle une population normale de Protozoaires (en termes de diversité et de
quantité. (F. EDELINE, 1993)
Ces flocs légers sont dus à l’absence de particules les tantes et souvent associés à des taux de
MVS élevés. Ce cas est souvent rencontré avec des effluents industriels peu concentrés en
matières en suspension (industries agroalimentaires et pharmaceutiques particulièrement) ou sur
des stations urbaines équipées d’un décanteur primaire ou de prétraitements physico-chimiques.
Les solutions passent d’office par le lestage du floc, par l’ajout de réactifs physico-chimiques, ou
par la modification des conditions d’alimentation (by-pass partiel du primaire sous réserve que la
capacité d’aération le permette). (Canler ;1993)

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Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

Figure IV.15 : Sortie station – rejet « chargé » suite à des pertes de MES du clarificateur

IV.5-Observation de la filière de traitement et de la boue :


L’identification d’un problème biologique nécessite une analyse de la filière de traitement
(configuration et paramètres de fonctionnement) couplée à une analyse de la structure de la boue
(observations visuelles et microscopiques).
La démarche proposée ci-dessous correspond à une observation détaillée de l’ensemble de la
filière de traitement. Les différents points à approfondir sont listés dans la fiche technique 1 «
Identification du problème ». Les points pouvant favorisé un dysfonctionnement biologique
devront être améliorés, avant la mise en place d’une technique dite curative. Suite à l’observation
des différents postes, il convient de lister les éventuels événements survenus sur l’installation sur
une période de une à deux fois l’âge de boue précédant l’analyse détaillée de l’installation. Les
principaux points à identifier sont de trois types :
 les apports ponctuels et exceptionnels d’effluents à traiter (matières de vidange*, curage
de réseaux,…) ;
 les incidents mécaniques (aération, recirculation,…);
 les problèmes d’exploitation.

L’odeur et la couleur de la boue permettent d’évaluer l’état d’aération. Une légère odeur de terre
(humus) est indicatrice d’une bonne aération. Une odeur d’égout révèle un manque d’oxygène,
une forte odeur d’H2S (œuf pourri) ou de mercaptans (choux) indique un problème de
fermentation de la boue. En général, une couleur brune à marron clair est indicatrice d’une bonne
aération. En revanche, certains types d’effluents comme ceux de porcheries, tanneries ou
fromageries (…) engendrent des odeurs et des couleurs particulières qui doivent être prises en
compte pour l’appréciation du niveau d’aération.
Les effluents de sortie limpides, indiquent un bon degré de traitement. Une turbidité élevée est
liée à la présence importante de bactéries*dispersées révélant un traitement limité (sous-aération,

Page 45
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

charge massique élevée, …). Dans certains cas, une coloration de l’effluent traité peut être
observée. Elle est induite par la nature des effluents (industriels) ou par la présence d’algues
(sous-charge importante de l’installation ou en traitement tertiaire). (Canler ;1993)
En exploitation, le maintien du voile de boue du clarificateur au niveau le plus bas (à une
distance minimale de 1,5 m de la surface) est l’objectif permanent. Son observation à une
position proche de la surface est révélatrice de dysfonctionnement aussi bien biologique
qu’hydraulique.

IV.6-Observation microscopique :
L’étude microscopique d’une boue activée est indispensable pour faciliter la compréhension du
fonctionnement d’une station d’épuration.
Une observation régulière permet d’apprécier l’évolution des phénomènes biologiques dans le
temps. Un lien peut alors être établi entre la dynamique des populations de microorganismes des
boues et les conditions d’alimentation (qualité et quantité), de fonctionnement et de gestion de
l’installation L’observation microscopique permet l’analyse des différentes composantes de la
boue : liquide interstitiel, compartiment bactérien (caractéristiques du floc et du type de
croissante) et microfaune. Par exemple, la présence importante de Spirilles est indicatrice d’une
fermentation, à rapprocher de l’apport d’eau septique (réseaux, zone anaérobie, matières de
vidange ou filière boue) ou de la présence de dépôts en fond d’ouvrage. (F. EDELINE, 1993)
L’identification précise des bactéries filamenteuses est primordiale dans la mesure où les actions
à engager pour maîtriser cette croissance doivent être adaptées aux types de filaments présents.
Plusieurs types de filaments peuvent être présents au sein d’un même échantillon de boue, ce qui
peut compliquer le choix de solutions.

Figure IV.16 : Microthrix Parvicella – 500 X

On dénombre dans les boues activées une vingtaine de types de filaments susceptibles de se
développer. Tous ces filaments ne sont pas responsables de moussage, mais malheureusement la
plupart sont en mesure de provoquer des difficultés de décantation (foisonnement des boues) qui
limitent les potentialités hydrauliques des stations d’épuration.

Page 46
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

L’identification précise des bactéries filamenteuses représente donc une étape essentielle dans la
caractérisation du phénomène. Des clés de détermination basées sur l’observation de critères
morphologiques ont été mises au point notamment par Eikelboom (1983) et Jenkins (1986) et
reprises par le Cemagref.
L’identification précise des filaments demande une maîtrise des critères de détermination,
connaissance qui s’acquiert facilement par une pratique régulière. En exploitation courante,
l’observation microscopique pratiquée régulièrement ne prend que quelques minutes. Un
microscope performant, équipé en contraste de phase sur tous les objectifs est absolument
nécessaire. Un objectif à fort grossissement (> 1 000 X) facilite grandement l’identification des
filaments fins pour lesquels la segmentation cellulaire est difficilement observable.
(F. EDELINE, 1993)

IV.7-Indice de boue :
L’indice de boue est utilisé pour apprécier l’aptitude d’une boue à la décantation Une dérive
croissante doit alerter l’exploitant sur un développement de bactéries filamenteuses.
IB < 100 mL.g-1 de Condition idéale : les boues sédimentent facilement et sont le plus
MES souvent bien minéralisées (MVS < 65 %)
100 < IB < 150 Condition acceptable pour des installations fonctionnant dans le
mL.g-1 de MES domaine de la faible charge – aération prolongée
IB > 150 mL.g-1 de Difficultés possibles de décantation liées au développement de
MES bactéries filamenteuses
Tableau IV.2 : Valeurs seuil de l’indice de boue (F. EDELINE, 1993)

L’indice de boue est un outil indispensable pour l’exploitant. Il sert à :


 suivre l’évolution de la qualité des boues à titre préventif ou après la mise en œuvre de
solutions curatives ;
 gérer la concentration de boue sur les petites stations dans la mesure où l’indice reste
stable dans le temps ;
 caractériser les boues en vue de leur déshydratation. En effet, la déshydratation est
généralement facilitée par des indices de boue faibles et les doses de réactifs plus faibles
vérifier les limites hydrauliques du clarificateur.

Page 47
Chapitre IV Dysfonctionnement des stations d’épuration

IV.8-MES dans le bassin d’aération :


Les concentrations en matières en suspension (MES) doivent être adaptées à la charge polluante
reçue afin de respecter la charge massique de fonctionnement La concentration doit
systématiquement être maintenue inférieure à 4 g/L pour des effluents urbains.
En effet, des valeurs plus élevées peuvent occasionner :
 des situations de limite hydraulique du clarificateur et un engorgement de celui-ci ;
 des risques de sous-aération ;
 une carence nutritionnelle (charge massique faible) ;
 des dépôts ;
 des surconsommations électriques

IV.9-conclusion :

Compte tune des informations contenue dans ce chapitre, nous avons arrivé de comprendre et
d’analyser des problèmes de fonctionnement au niveau de la STEP de Beni Messous.
Les chapitres qui suivant aborderont les principales causes de dysfonctionnement de cette STEP
tant pour le plans d’exploitation, conception ou qualité de l’effluent. Nous envisageront des
solutions et des recommandations en vue d’améliorer le fonctionnement de cette STEP.

Page 48
[Link].D.B^Ë Ç? v o

Présentation générale de la région


Chapitre V présentation générale de la région d’étude

V.1-Introduction :
La station d’épuration de Beni Messous est l’une parmi 4 Step de wilaya d’Alger, La STEP de
Beni Messous reçoit les effluents de la zone Ouest d’Alger. Le réseau de collecteurs existant et
projeté est constitué de 100 km de réseau, de 9 stations de pompage et de la STEP de Beni
Messous. Dans une première phase de construction exploiter a partire de juin 2008 par la
SEAAL, cette STEP aura une capacité de traitement de 250.000 équivalents-habitants (EH). Et à
juin 2015, ils ont prévoit que l’apport puisse doubler par la deuxième phase qui est en cour de
réalisation. la STEP situer dans une zone étatique, touristique et agricole, subit une exploitation
intensive en tant que zone périurbaine de loisirs et de détente. Ce qui influe sur le débit et la
qualité des effluents entré dans la STEP.

V.2-Localisation géographique :
. La station d’épuration de BENI MESSOUS situer a les cordoniers (36°46’59”N)
(02°53’53”E) dans la ville d’AINE EL BENIANE wilaya d’Alger, à l’extrémité d’oued Beni
Messous, s'étendue sur un terrain en pente, d'une altitude de 12.46 en amant à 3.32 m en avale.
Elle est située sur la route nationale N°11, en bordure de la mer. La STEP est délimitée par la
mer Méditerranée, à l’Ouest, par l'Oued Béni Messous au Sud, par la RN 11 entre la ville d’Ain
Benian et la ville de Staoueli à l'Est et au nord par l’institut d’hôtellerie. Cette STEP occupée une
superficie totale d'environ 12,7 ha.

poste de relvage
STEP de BENI MESSOUS
Réseau d’assainissement Hammamet
prinsipale
Baie el Djamila Ain Benian

Cherraga

Staouali

Ouled Fayet

Saoula
Zeralda

Figure V.1 : plan de situation de la situation géographique de la STEP BENI MESSOUS

49
Chapitre V présentation générale de la région d’étude

. Le bassin versant de la zone de projet est un sous bassin versant de l’oued Béni- Messous. Ce
dernier s’étend de Bouzaréah à Chéraga entre des altitudes maximale et minimale variant de 360
à 100 m au niveau de l’exutoire. En l’occurrence l’oued Béni- Messous compte 5,72 km de long;
sa pente moyenne est de 4,63% et il draine une superficie totale de 18,23 km2. Le périmètre de
ce bassin est estimé à 17,98 km.

V.3-Climatologie de la région : le climat de cette région est un climat est typiquement


méditerranéen avec des étés chauds et secs, mais avec des hivers doux et pluvieux, la
précipitation fluctuent entre 600 mm et 800 mm. La plupart des précipitations annuelles se
produisent entre octobre et avril. Les températures sont plutôt uniformes : la température
moyenne journalière (maximale et minimale) tourne autour de 11 °C - 12 °C en janvier, le mois
le plus froid de l'année, alors que la température moyenne journalière (maximale et minimale)
tourne autour de 25 °C - 26 °C en juillet - août, les mois les plus chauds de l'année. Les étés sont
longs et ensoleillés, avec un air plutôt humide sur la côte, mais également avec des brises de mer.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température 5,9 6,4 7 9 12 15,6 18,5 19,1 17,1 13,7 9,6 7 11,7
minimale
moyenne (°C)
Température 11,3 11,9 12,8 14,7 17,7 21,3 24,6 25,2 23,2 19,4 15,2 12,1 17,4
moyenne (°C)
Température 16,5 17,3 18,5 20,4 23,5 27 30,6 31,2 29,2 25,1 20,7 17,2 23,1
maximale
moyenne (°C)
Précipitations 80 81,8 73,4 61,1 39,9 16,7 4,6 7,4 34,2 76 96,4 115,2 686,6
(mm)
Nombre de jours 11,4 10,6 9,7 9,1 7,3 2,5 1,5 2,5 5,3 8,6 11,1 12,1 91,7
avec
précipitations
Tableau V.2 : donnés climatologique de la région du STEP (d’après l’ONM)

50
Chapitre V présentation générale de la région d’étude

V.4-Présentation des constructeurs de la STEP :


L’étude de La STEP de Beni Messous a été réalisée par le bureau d’étude Autrichien VA
TECH WABAG, la conception a été faite par l’entreprise China Geo Engeneering Corporation et
le Cabinet Merlin comme ingénieurs conseils, la mise en route de cette STEP a débuté en 2007st
exploité pendent 1 année par WABAG et à partir de juin 2008 exploitée par la SEAAL jusqu’au
ce jour, pour la première phase. La 2ém phase et en cour de réalisation, l’étude et la suivie se fait
par le même bureau d’étude, et la réalisation fait par l’entreprise algérienne AmenHyd.

V.5-Présentation de la SEAAL :
La Société des Eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) Créée en 2006 est considérée
comme un opérateur public chargé de la gestion des services de l’eau et de l’assainissement
d’Alger, La SEAAL est une société par action détenue par l’Algérienne Des Eaux (ADE) et
l’Office National de l’Assainissement (ONA) qui est un opérateur public de droit algérien
activant sur l’ensemble de la wilaya d’Alger.
La SEAAL a réalisé 893 projets et chantiers d’eau et d’assainissement en 2014. Elle assure
28950 réparations de fuites et renouvèle 26000 branchements par an. On renouvèle, aussi, 142
Km de canalisations d’assainissement et traite 102 millions de m3 d’eaux usés par an.

V.6-Sources d’effluents arrivés à la STEP :


Les effluents arrivées à la STEP issues de 3 collecteurs branchées à l’entrée du STEP, comme il
y a des postes de relevage des eaux qui sont dans un réseau de niveau bas que le réseau de ces
collecteurs pour assurer l’entrées de l’eau gravitairement, ces poste de relevage est contrôler à
distant par un system de supervision satellitaire informatisée.
Collecteur Débit (m3/s) Diamètre Villes
(mm) raccordées
Collecteur de 1.25 1500 -Beni-Messous,
Beni-Messous -Cherraga
-Bouzaréah
Collecteur de 1.22 1200 Ain-Benian
Ain-Benian
Collecteur de 0.389 800 -Delly-Brahim
Delly-Brahim -Ouled Fayet
- Staoueli
Tableau V.3: les villes raccordé et caractéristiques des collecteurs (DRE [Link]).

51
Chapitre V présentation générale de la région d’étude

V.7-Les activités industriels dans la région : il y a plusieurs activités industrielles dans cette
région, comme industries pharmaceutique, textiles, chimiques et agroalimentaire. En résumes
tous les industries présentées dans les trois commune principale qui leur réseaux
d’assainissement raccordé à STEP BENI MESSOUS, dans le tableau V.4, (voir l’annexe 1)

V.8-Caractéristique générale de la population : S’il est une représentation répandue et


récurrente, revenant dans tous les discours, c’est celle décrivant Alger comme une agglomération
tentaculaire d’une taille démesurée par rapport au reste des agglomérations du pays, entérinant le
mythe d’une macrocéphalie métropolitaine préjudiciable au « développement équilibré du
territoire ». Ce serait une sorte de pieuvre dont la tête aurait démesurément grandi et dont les
tentacules contrôleraient l’ensemble des fonctions vitales du pays. Des organismes aussi sérieux
que l’un Habitat donnent des chiffres calculés à partir de tendances d’évolution observées dans le
passé qui accréditent cette idée : La ville d’Alger a eu une population de 3 269 000 habitants en
2005 et de 3 741 000 habitants en 2014, soit respectivement 9,5% et 11% de la population totale
du pays.

V.9-Conclusion :
La STEP de BENI MESSOUS situé dans une zone touristique, Pour cela, il existe une différence
entre le nombre de population dans la période d'été et l'hiver, ce Qui affectent sur le débit la
charge en polluant des eaux usées arrivés à la station, Ceci ce que nous observons clairement
dans chapitres suivantes.
Compte tenu de la situation de la step de Beni Messous, dans une zone touristique, il existe une
différence entre le nombre de population en période d’été et d’hiver. Ceci affecte directement le
débit et la charge polluante arrivées à la step, phénomène que nous observons dans le chapitre
qui suit.

52
Chapitre VI •

Description de fonctionnement
o e i a ?3 È. EJK
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

VI.1-Introduction :
La station d'épuration de la ville de BENI MESSOUS est constituée par la chaîne d'opérations
unitaires suivantes du type mécanique, physique et biologique donnant naissance à un procédé
traitement dit à boue activée moyen charge :
 Dégrillage grossier et fin
 Dessablage/déshuilage
 Station de dépotage
 Décanteurs primaires
 Station de pompage des boues primaires
 Bassin d'aération
 Décanteurs secondaires
 Station de pompage des boues recyclées et de boues activées en excès
 Epaississeur
 Bassin de stabilisation
 Déshydratation mécanique des boues

VI.2-Base de dimensionnement décrit par le constructeur :


Les calculs du dimensionnement technologique se basent sur les données suivantes :

 La Capacité de la population raccordée : 250.000 équivalents habitants ([Link])


 Les dotations principales suivantes pour la partie urbaine ont été prises en compte :

Consommation spécifique 143 l/hab.j

DBO5 50 g/hab.j

Débit d'eau usée : 60 g/hab.j

Tableau VI. : Dotation principale de base de dimensionnement

53
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

VI.3-description de fonctionnement de la STEP :


La station d'Epuration est prévue pour traiter les eaux usées du bassin versant Ouest de
l’agglomération du Grand Alger et situant dans la ville de BENI MESSOUS pour un débit
journalier moyen de 50 400 m3/j.
La chaîne de traitement est composée de deux lignes : une ligne d'eau et une ligne de boue. Le
débit est divisé sur certains ouvragés afin d'améliorer la fiabilité, les opérations de maintenance
et la souplesse de fonctionnement de la station.
La filière de traitement comprend ainsi en totalité et successivement :
 Prétraitement mécanique constituée de :
 Une station de dépotage
 Dégrillage mécanique grossier
 Dégrillage mécanique fin
 Ouvrage de Dessablage et déshuilage
 Chenal de comptage et de mesure

 Décantation primaire constituée de :


 Ouvrage de répartition
 Deux décanteurs primaires circulaires
 Station de pompage de boues primaires

 Traitement biologique constituée de :


 Deux bassins d'aération avec 3 aérateurs de surface

 Décantation secondaire et pompage des boues en excès constituée de :


 Ouvrage de répartition
 Deux décanteurs secondaires circulaires
 Ouvrage de pompage des boues activées et de recirculation des boues
 Un canal de comptage et de mesure

 Epaississement & stabilisation des boues constituée de :


 Deux épaississeurs de boues
 Station de pompage des eaux troubles
 Station de pompage des boues épaissies

54
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

 Stabilisation des boues constituée de :

 Deux bassins de stabilisation des boues avec 02 aérateurs de surface chacun


 Station de pompage de boues stabilisées

 Déshydratation de boue constituée de :


 Deux chaînés de déshydratation avec deux filtres à bandes
 Station de lavage des filtres à bandes
 Station de préparation de polymère

-Description des composantes principales du traitement :


VI.4-Déversoir d’orage :
La protection contre les sur débits est assurée par le déversoir d'orage placé en amont et en aval
du dégrilleurs grossier. Facilement accessible (faible profondeur), l'entretien du déversoir
(curage, ...) doit être régulièrement effectué.
L'installation d'un bassin d'orage qui reçoit les eaux de pluie les plus chargées s'impose
systématiquement. Les bassins d'orage doivent être impérativement brassés et aérés.

Figure VI.1 : Déversoir d’orage

VI.5-Prétraitement :
VI.5.1-Dégrillage grossier :
Les dégrilleurs assurent la protection des équipements électromécaniques et réduisent les risques
de colmatage des conduites mises en place dans la station d'épuration. Il s'agit de grilles qui
récupèrent les déchets plus ou moins volumineux entraînés par les eaux s'écoulant dans les
canalisations d'assainissement Cette station est précédée ainsi d'un pré-dégrillage grossier à
espacement entre barreaux aux 60 mm servant pour retenir les matières solides de grandes tailles
Il comprend, deux canaux de dégrillage de 1m de large, équipé d'une grille inclinée à nettoyage
automatique de caractéristiques suivantes :

55
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

• Largeur : 1 m
• Angle d'inclinaison : 60°
• Espacement entre barreaux : 40 mm
Le refus du pré dégrillage est évacué à l'aide d'un râteau mécanisé dans un bac d'égouttage
installé dans la partie supérieure de la grille. Après égouttage, le refus est repris au moyen d'une
bande transporteuse pour être déchargé dans un conteneur de volume 5 m3. Les deux grilles
peuvent être isolées, chacune par deux vannes batardeaux.

Dégrilleurs Détecteur de
niveau Bande
transporteuse
Refus

Vanne de By-pass

Figure VI.2 : Dégrilleurs grossier Figure VI.3 : Extraction des refus de dégrilleurs

VI.5.2-Dégrillage fin :
Les effluents pré-dévrillés seraient dirigés vers l'ouvrage de dégrillage fin. Ce Dégrillage fin a
pour rôle de débarrasser les eaux brutes des déchets solides ayant échappés à la grille grossière
et installée à l'entrée de la station.
Il comprend, deux canaux de dégrillage de 1 m de large, équipé d'une grille inclinée à nettoyage
automatique de caractéristiques suivantes :
Largeur : 1 m
Angle d'inclinaison : 60°
Espacement entre barreaux : 15 mm
Les refus du dégrillage sont déversés dans une vis transporteuse et qui seront alternativement
compactées afin de réduire par la même occasion le volume de ces décrets collectés avant de
retomber dans une benne de volume 5 m3 : Les eaux de percolation seront récupérées dans le
canal de dégrillage fin. Les deux grilles peuvent être isolées, chacune par deux vannes
batardeaux.

56
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Bande
transporteuse

Refus

Figure VI.4 : Dégrilleurs fin Figure VI.5 : Extraction des refus de dégrilleurs

VI.5.3- Déshuilage dessablage :


L'ouvrage se compose de deux canaux rectangulaires, de section trapézoïdale, de 2,4 m de large
et 30 m de long chacun, avec une hauteur d'eau moyenne de 3,60 m représentant donc un volume
total de deux ouvrages de 518 m3.
Les conditions de fonctionnement de chaque canal sont les suivantes
- Charge hydraulique en pointe : 25 m3/m2
- Vitesse coulée max : 0.1 m/s
- Largeur du canal déshuileur : 0.8 m
- Charge superficielle moyenne du déshuilage en temps sec : 10 m/h
- Temps de séjour minimal : 5 min
Dans chaque canal, un baffle à claire voile installé parallèlement à l'axe principal délimite deux
zones distinctes du point de vue fonctionnel : une zone turbulente de dessablage et une zone
calme pour le déshuilage.
Dans la première zone, les filets d'eau décrivent un mouvement en forme d'hélice résultant de la
conjugaison de l'avancement horizontal de l'eau et du mouvement vertical ascendant engendré
par les bulles d'air émises par les rampes de diffusion d'air situées à environ 2,80 mètres sous le
niveau d'eau.
Ce mouvement et ce brassage ont pour effet d'empêcher la sédimentation des matières plus
légères lavées c'est-à-dire les matières organiques et autres en suspension.

57
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Tuyauterie d’aire
compressée
Elimination des
huiles et des
Elimination
métiers flottants
des sables

Figure VI.6 : Vue extérieur d’ouvrage Figure VI.7 : Dessableur déshuileur


déshuileur dessableur

Figure VI.8 : Citerne d’extraction des huiles Figure VI.9 : Classificateur à sable

VI.5.4- Décantation primaire et pompage des boues :


Les effluents ainsi prétraités seraient ensuite dirigés sur un ouvrage de répartition puis sur deux
décanteurs primaires cylindro-coniques de caractéristiques unitaires suivantes :
- Diamètre : 29 m
- Hauteur cylindrique : 3,4 m
- Volume : 2223 m3
Les décanteurs, équipés de 2 Ponts racleurs radiaux actionnés par deux motoréducteurs
d'entraînement, sont de type à raclage mécanique des boues (par un ensemble de racleurs de
fond).
Chaque décanteur peut être isolé à l'amont, au niveau de l'ouvrage de répartition par 2 Vannes
murales d'isolement, 1000x1000 mm.
On a Le Temps de séjour (Ts) en fonction de la charge hydraulique dans le tableau suivant :
Débit / Charge hydraulique (m3/h) Temps de séjour unitaire Ts (h)

1490 1h 30 min
1800 1 h 15 min
3600 38 min
Tableau VI.2 : Temps de séjour de décanteur primaire

58
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Le temps de séjour important dans l'ouvrage permettra un bon abattement de la matière en


suspension grossière contenue dans l'effluent prétraité (jusqu'à 64 %) dite désormais la boue
primaire.
Ces boues primaires ainsi décantées seront soutirées directement de chaque décanteur, via une
tuyauterie d'extraction des boues en acier ø 200 mm, par deux pompes à vis excentrique vers les
deux Epaississeurs.
Le pompage des boues se met en marche normalement pour une concentration de MS supérieure
à 15 g/l. La mesure de la concentration de boues primaires est faite quotidiennement au niveau
du laboratoire.
L'installation de pompage des boues mixtes comprend électropompes horizontales du type vis
excentriques, de caractéristiques unitaires :
• Débit : 28 m3/h
 Pression de refoulement : 2 bars

Jupe de
Eaux répartition Racleur de fond
décanté

Fosse d’extraction
des boues

Figure VI.10 : Décanteur primaire Figure VI.11 : Décanteur vide

Vers le bassin Sorties des eaux


Vers le 1er
d’aération décantées
décanteur
Vers le 2em
décanteur

Figure VI.12 : Bassin de récupération des Figure VI.13 : Ouvrage de répartition


eaux décanter et des eaux prétraiter en excès

59
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

VI.6-Traitement biologique
Bassin d’aération :
Afin d'assurer le métabolisme microbien et le besoin énergétique pour la biodégradation des
matières organiques, un apport d'oxygène est donc indispensable pour le traitement biologique,
une teneur d'oxygène dissous de l'ordre de 1 à 3 mg/l devrait être maintenue dans le système
d'aération.
Pour ce fait, l'effluent en provenance des Décanteurs primaires est introduit en tête de deux
bassins d'aération de forme rectangulaire se dimensionnés comme suite :
Nombre de bassin : 2
Longueur au plan d’eau : 55.5 m
Largeur au plan d'eau : 18.5 m
Hauteur d'eau : 4.58 m
Volume net unitaire : 4700 m3
Volume net total : 9400 m3

Pour assurer les objectifs classiques appliqués à cette station d'épuration à boues activées, le
dimensionnement du bassin d'aération prendra généralement en compte Les conditions de
fonctionnement suivantes :
- Charges massique : 0,233 kg 0BO5/kg MES x j
- Concentration en boues activées : 4 g/l
- Age des boues
Le Temps de séjour des eaux usées dans le bassin d'aération, sur la base d'un taux de recyclage
de boue de 73 %, est :
- au débit moyen par temps sec : 3,64 h
- au débit de pointe par temps sec : 3,01 h
- au débit de pointe par temps de pluie : 1,51 h

Les équipements prévus pour l'épuration biologique sont :


3 aérateurs de surface pour chaque bassin
1 Turbine à 16 pales d'acier de diamètre 2400 mm pour chaque aérateur
1 Déversoir de sortie du bassin avec baffle siphoïde de protection pour chaque bassin
Chaque turbine ayant une capacité d'oxygénation de 130 kg O2/h, sous conditions Standards,
l'ensemble permet donc de fournir 780 kg 02/h.

60
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Située à l'aval de chaque bassin, une paroi siphoïde exécutée en béton retient dans le bassin
d'aération les mousses et autres flottants qui pourraient être générés par la rotation des aérateurs
de surface. Cette paroi siphoïde sert également de paroi de tranquillisation. Un système
d'arrosage branché sur le réseau d'eau de service permet de combattre ce phénomène s'il se
présente.

2em bassin Aérateur à commande distant


1er bassin

Figure VI.14 : Bassins d’aération Figure VI.15 : Aérateur de surface

VI.7-Décantation secondaire et pompage des boues activées :


La liqueur mixte de boues activées est ensuite dirigée vers les ouvrages de décantation
secondaire après passage dans un ouvrage de répartition.
Le but de cette opération est la séparation de l'eau épurée des boues qu'elle contient. La liqueur
mixte est introduite en son centre ; l'eau clarifiée déborde en périphérie dans une double goulotte
de reprise et les boues se déposent sur le radier.
Chaque ouvrage, de forme cylindro-conique, a les dimensions suivantes :
Diamètre : 55 m
Hauteur cylindrique : 3,95 m
- Volume : 9384m3
Chaque décanteur, équipé d'un Pont roulant radial actionné par un motoréducteur d'entraînement,
disposant d'un racleur de surface (récupération des flottants) et d'un racleur de fond
(concentration des boues décantées vers le centre de l'ouvrage).
Le racleur de fond reposant sur un radier lisse et muni de bavettes en caoutchouc, est conçu en
persienne (non continu) afin d'augmenter le temps de séjour des boues. Pour faciliter le raclage
de ces boues: le radier de l'ouvrage est muni d'une pente de 10 - 15 %.
La récupération des flottants, quant à elle, s'effectue alors par l'intermédiaire d'une lame radiale
en caoutchouc et d'une double goulotte périphérique de récupération placée sur un rayon du
bassin.

61
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Le système d'écumage est équipé, en outre, d'un ensemble de déversoirs et cloisons pare-écume
permettant de chasser les flottants ayant échappé à l'ouvrage de déshuilage et qui seront collectés
gravitairement dans la chambre des eaux troubles prévue pour ce fait.
Chaque décanteur peut être isolé à l'amont, au niveau de la tour de répartition par une Vanne
murale d'isolement à commande par volant de 1200x1200 mm.
Chaque ouvrage est, en outre, équipé de :
- Un ensemble de déversoirs de répartition en tôle galvanisée.
- Une tuyauterie d'extraction des boues.
Le rendement d'un décanteur secondaire dépend du débit d'eaux usées appliqué par superficie
unitaire horizontale de décantation ou en d'autres termes de la vitesse ascensionnelle. Cette
dernière dépend elle-même de la profondeur moyenne d'eau, du flux massique de la liqueur
mixte introduit dans les décanteurs, de l'indice de Molhman de la liqueur mixte ainsi que du taux
de retour des boues décantées vers le bassin d'aération.
De ce fait, pour un débit d'eaux usées relativement constant, la performance des décanteurs
secondaires ne doit dépendre que du flux de la liqueur mixte entrant dans ces décanteurs.
Débit des eaux usées Q (m3/h Ts(h)

Débit moyen par temps sec 1 490 12,59


Débit de pointe par temps sec 1 800 10,42
Débit de pointe par temps de pluie 3 600 5,21
Tableau VI.3 : Temps de séjour de décanteur secondaire

On voir dans le tableau suivant la vitesse ascensionnelle en fonction du débit des eaux usées
(Q) :
Débit des eaux usées Q (m3/h) VA (m/h)
Débit moyen par temps sec 1 490 0,63
Débit de pointe par temps sec 1 800 0,76
Débit de pointe par temps de pluie 3 600 1,52
Tableau VI.4 : vitesse ascensionnelle du décanteur secondaire
Les boues en excès produites par le processus biologique sont prélevées par deux groupes
électropompes immergés (un de secours). Ces groupes refoulent ces boues activées en tête de
deux épaississeurs. Ces pompes verticales du type immergé, de caractéristiques unitaires :
- Débit : 102m3/h
- HMT : 15,1 m

62
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

- Couplets avec pieds d'assise, barres de guidage, tuyauterie et robinetterie de


refoulement.
- Contrôleur de niveau contre la marche à sec

Pont racleur

Vanne murale
Vanne murale
Récupération des De 1
er
em
De 2
boues flottante Décanteur
Décanteur

Figure VI.16 : Clarificateur Figure VI.17 : Ouvrage de répartition

Visses Récupération des


d’Archimède boues flottante

Récupération
d’eau décantée

Vanne d’arrivée des Vanne d’arrivée des


er em
boues de 1 boues de 2
décanteur décanteur

Figure VI.18 : Vis d’Archimède pour Figure VI.19 : Sortie de l’eau décantée de la
l’élévation des boues décantées dernière étape du traitement

VI.8- Station d’eau épurée :

A la sortie de la décantation secondaire, le débit traité sera mesuré sur un venturi en canal ouvert
avant rejet. La lecture du débit instantané ainsi que le totaliseur sera transmise au niveau de la
salle de contrôle.
Analyse l'eau épurée échantillonnée proportionnellement à la mesure du débit et délivre les
signaux de mesures suivants :
- Matières en suspension ;
- Conductivité ;
- pH
- Température

63
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Figure VI.20 : canal venturi pour mesuré le Figure VI.21 : armoire de mesure des pH,
débit d’eau épuré MES, conductivité et la T° d’eau épuré

VI.8-Traitement des boues :

VI.8.1-Epaississement des boues :

Il s'agit d'une étape intermédiaire dans la diminution du volume de boues produites par la station.
Les boues excédentaires (primaires et secondaires activées), seront injectées en tête de deux
épaississeurs afin d'améliorer la concentration de ces boues en termes de matières solides.

En effet, la concentration des boues en excès avant l'épaississement est de l'ordre 12 g/l, quant à
celle après épaississement, elle peut atteindre 40 g/l.
L'ouvrage prévu pour cet effet ayant les caractéristiques suivantes :

Nombre des épaississeurs : 2


Diamètre : 16 m
Hauteur de boue 3.5m
Surface : 202 m2
Volume net unitaire : 703 m3
Volume net total : 1408 m3
Charge superficielle : 38.6 kg/m2.j

64
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Jupe de Couvert pour éviter les odeurs

Racleur Répartition

Fosse de
récupération
des boues
épaisses
Figure VI.22 : Epaississeur à vide Figure VI.23 : Vue extérieur de l’épaississeur

VI.8.2-Bassin de stabilisation des boues :

Après avoir oxydé toute la matière organique polluante biodégradable, les microorganismes,
présentés dans les boues activées mixtes (primaires et secondaires), nécessitent un apport
supplémentaire d'oxygène afin d'achever le processus biologique avec le deuxième stade
correspondant à la biosynthèse et à la phase de respiration endogène.
Pour ce fait, la boue ainsi épaissie en provenance des épaississeurs est introduite en tête de deux
bassins de stabilisation de forme rectangulaire ayant les dimensions suivantes:
- Nombre de bassin : 2
- Longueur au plan d'eau : 35 m
- Largeur au plan d'eau : 17.5 m
- Hauteur d'eau : 4.02 m
- Volume net unitaire : 2461 m3
- Volume net total : 4922 m3

Les conditions de fonctionnement seraient ainsi les suivantes :


- Concentration en boues stabilisées : 40 g/l
- Age des boues : 12,7 j

65
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

Agitateur à
commande
distant

Figure VI.24 : Bassin de stabilisation

VI.8.3-Déshydratation mécanique des boues :


Deux chaînes de déshydratation mécanique des boues sont prévues. Chaque chaîne est constituée
principalement des équipements suivants :
- une pompe à boues stabilisées ;
- une pompe de dosage de polymère ;
- une pompe de lavage filtre ;
- un filtre à bandes ;
- un convoyeur de boues horizontal (commun pour les 02 chaînes) ;
- une pompe de gavage (commun pour les 02 chaînes) ;
- un compresseur d'air comprimé (commun pour les 02 chaînes) ;

Figure 25 : Filtre à bande Figure 26 : Lit de séchage des boues

- après la déshydratation les boues, les boues sont séchées dans des lits de séchage ensuite,
elles seront évacuées dans la décharge de la chiffa (W. de blida).
VI.9-Conclusion :
Nous avons observé que cette station contient seulement les ouvrages principaux pour une
station d’épuration classique, ce qui va influe sur leur fonctionnement et sur la qualité des eaux
épuré, on voire ca clairement dans les chapitre suivants.

66
Chapitre VI Description de fonctionnement de la STEP

67
Chapitre VII s

i^araccerisaooii oes
o.e i a ^ È. EJK
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

VII.1-Introduction :
L'analyse et la caractérisation des eaux usées est fondamentale pour la conception et
l'exploitation des stations d'épuration urbaines. En effet, les caractéristiques de l'eau usée brute
en terme de débit, et de concentrations correspondent à certaines données d'entrée, essentielles
aux process épuratoires. La qualité de l'eau traitée correspond quant à elle aux objectifs à
atteindre. Les concentrations, entre autres paramètres, servent donc de données de base lors d'un
projet de station d'épuration, ou pour l’étude de fonctionnement d’une station existe, permettent
le suivi des performances épuratrices, et le réglage du process en cours d'exploitation. La
caractérisation des eaux traitées permet la surveillance du respect des normes de rejet dans le
milieu récepteur.
Pour cette raison, nous avons examiné les caractéristiques des eaux usée de la STEP de Beni
Messous, avant et après le traitement, Et comparées par rapport aux normes internationales, ces
résultats qui nous aideront plus tard dans la compréhension du fonctionnement de cette station et
de comprendre les causes des problèmes.
Dans cette approche on a utilisé les donner disponible à partir de mai 2014 jusqu’à avril 2015.

VII.2-matériels et méthodes :
VII.2.1-mesure des débits :
Dans notre étude, nous nous sommes intéressés à La mesure de débit à l’entrée-sortie de la
station. En effet, la mesure de débit des eaux brutes est effectuée par un débitmètre installé à la
sortie du pont dessableur-déshuileur tandis que, le débitmètre mesurant le débit des eaux épurées
est placé à la sortie des décanteurs secondaires.
Cette mesure de débit est de type ultrasonique par canal « venturi » combinée avec un
transmetteur délivrant un signal 4-20mA correspondant à la valeur instantanée du débit et un
signal impulsionnel pour totalisation du débit des eaux brutes et des eaux traitées.

VII.2.2-Échantillonnage :
Pour évaluer la qualité des eaux usées à l'entrée et à la sortie de la station d’épuration ainsi que
l’efficacité du traitement primaire de la STEP, trois sites de prélèvement ont été échantillonnés à
savoir :
 Premier point : l’entrée de la station, après le dessableur-déshuiler ;
 Deuxième point : la sortie du décanteur primaire ;
 Troisième point : la sortie des décanteurs secondaires de la station, au niveau de la sortie
de l’eau épurée.

67
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

Les prélèvements sont réalisés à l’aide de trois armoires d’échantillonnage ‘VENTURI ’ placées
en l’entrée et en sortie du décanteur primaire et de la STEP. Chaque prise d’échantillon est d’un
même volume de 100 ml versés dans des bouteilles en polyéthylène, préalablement lavées et
rincées avec de l'eau distillée. Cependant, en mode proportionnel au volume, l’intervalle entre les
prélèvements d’échantillon change suivant les impulsions reçues depuis le débitmètre. Ainsi, ces
échantillons asservis au débit sont représentatifs de la qualité de l’effluent sur une période de 24
heures. Les échantillons prélevés sont ensuite ramenés au laboratoire de la station où ils seront
analysés.

VII.3-Paramètres analysés :
Les principaux paramètres de pollution analysés à l’entrée-sortie de la STEP sont la température,
le pH, les matières en suspension (MES), la demande chimique en oxygène (DCO), la demande
biochimique(DBO5), phosphore total et l’azote total). Il conviendrait de rappeler que le rôle
d’un décanteur primaire est d’alléger la charge en MES, en DBO5 et en DCO entrant dans le
bassin d’aération. C’est pourquoi, seuls ces trois paramètres ont été analysés à l’entrée-sortie de
cet ouvrage afin d’évaluer les performances épuratoires du décanteur.

VII.3.1-débit moyen mensuel :


Les débits moyens mensuels des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée sortie de la STEP,
et représentés dans la figure suivante :
45000
40000
35000
30000
Q (m3/j)

25000
20000
15000 Entrant m3/j
10000 Sortant m3/j
5000
0

mois

Figure VII.1 : Variation des débits moyens mensuels à partir de mai 2014 à avril 2015

68
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

Interprétation :

Nous notons qu’il y a une différence entre les deux débits entrant et sortant, cette différence est
liée à la teneur en eau retenue dans les boues récupérées. Nous remarquons aussi que le débit est
en augmentation dans la période estivale, En effet, cette augmentation peut s’expliquer par la
forte consommation en eau potable pour divers usage et par le caractère touristique de la région
d’étude qui engendre des rejets importants en eaux usées en été.

VII.3.2-pH :

La variation de pH moyen mensuel des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée sortie de la
STEP, et représentés dans la figure suivante :

8.0
7.8
7.6
7.4
7.2
pH

7.0 pH E BRUTE
6.8 pH E TRAIT
6.6
6.4
6.2
mai juin juil aout sept oct nov dec jan fev mars avr
mois

Figure VII.2 : Variation de pH moyen mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :

Le pH, indique l’alcalinité des eaux usées, son rôle est capital pour la croissance des
microorganismes qui ont généralement un pH optimum variant de 6,5 à 7,5. Lorsque le pH est
inférieur à 5 ou supérieur à 8,5, la croissance des microorganismes est directement affectée. En
outre, le pH est un élément important pour l’interprétation de la corrosion dans les canalisations
des installations de l’épuration. Les valeurs de pH moyen mensuel obtenu varient peu et restent
autour de 7,4 d’eau brute et 7.3 d’eau épuré en moyenne, Ces valeurs sont conformes aux
normes établies pour les rejets des eaux en milieu récepteur.

69
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

VII.3.3-La température :

La variation de la température moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux
épurée sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :
30.0

25.0
température °C

20.0

15.0
T °C EB
10.0 T °C EE
5.0

0.0
mai juin juil aout sept oct nov dec jan fev mars avr
mois

Figure VII.3 : Variation de la température moyenne mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :

Les variations des valeurs moyennes mensuelles de température de l'eau sont étroitement liées à
celles de la température de l'air et en fonction des conditions métrologiques. La valeur minimale
enregistrée est de 10,5°C au mois de février et la valeur maximale est de 25°observée au mois
d’aout. Ces valeurs obtenues sont caractéristiques des eaux usées brutes et sont favorables à
l’activité bactérienne responsables de l’épuration.

VII.3.4-matières en suspension :

La variation de la température moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux
épurée sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :
250.0

200.0
MES (mg/l)

150.0
MES EB (mg/l)
100.0
MES ED (mg/L)
50.0
MES EE (mg/L)
0.0
0 5 10 15
mois

Figure VII.4 : Variation des MES moyen mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

70
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

Interprétation :

L’évolution des MES à l’entrée de la STEP, montre des valeurs variant entre 150 et 240 mg/l
avec une moyenne de 175 mg/l, Nous constatons que les teneurs en matières en suspension sont
inferieur à la capacité nominale de la STEP qui est de 300 mg/L

À la sortie de la STEP, les valeurs des MES se situent entre 8 et 15.8 mg/l durant toute la période
d’étude et sont inférieures à la norme de rejet recommandée par l’OMS et qui est 30mg/l. Ces
valeurs reflètent la bonne élimination de ces particules par le décanteur primaire qui permet
d’éliminer 66% de MES moyen de 0.57 %, ainsi que par le phénomène d'adsorption des matières
en suspension sur les flocs biologique et par sédimentation de ces derniers au niveau du
clarificateur.

VII.3.5-demande biologique en oxygène DBO5 :

La variation de la DBO5 moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée
sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :
250.0

200.0

150.0 DBO5 EB (mg O2 /L)


DBO5 ED (mg O2 /L)2
100.0 DBO5 EE (mg O2 /L)3

50.0

0.0
0 5 10 15

Figure VII.5 : Variation de la DBO5 moyen mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :

la DBO5 à l’entrée de la station, varient entre 122 et 205 mg/l pendant la période rentrent dans la
fourchette d’une eau usée moyennement polluée et qui est de 150< DBO 5< 350 mg /L. Ces
résultats confirment l’origine urbaine de l’eau brute. Dans l’eau épurée, elle varie entre 3.4 et
15.1 mg/l ; elle est nettement inférieure à la norme de rejet qui est de 30mg/l. En effet, cet
abattement très important de la DBO5 est le résultat d’une bonne élimination de la matière
organique non seulement au niveau du traitement secondaire (bassin d’aération et décanteur
secondaire) mais aussi au niveau du traitement primaire (décanteur primaire), qui permet

71
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

d’éliminer jusqu'à 46% moyen de 35% de la DBO5. Toutefois, ce rendement est conforme au
taux d’élimination théorique de la DBO5 escompté lors de la conception et qui est estimé entre
25% à 35%.

VII.3.6-demande chimique en oxygène DCO :

La variation de la DCO moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée
sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :
400.0
350.0
300.0
DCO (mg/l)

250.0
200.0 DCO EB (mg O2 /L)
150.0 DCO ED (mg O2 /L)2
100.0 DCO EE (mg O2 /l)3
50.0
0.0
0 5 10 15
mois

Figure VII.6 : Variation de la DBO5 moyen mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :

la DCO à l’entrée de la station, varient entre 196 et 337 mg/l moyen de mg/l, et les
concentrations moyennes à la sortie sont comprises entre 14.5 et 25.3 mg/L ; inférieures aux
normes fixées par le constructeur comprises entre 90 et 120 mg/L. Le bon rendement
d’élimination de la DCO est dû à l’abattement de cette charge au sein du décanteur primaire qui
atteint 60% moyen de 42%, ainsi qu’au niveau du bassin d’aération, en outre la décantation au
niveau du clarificateur.

72
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

VII.3.7-azote total :

La variation de l’azote total moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée
sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :
60.0

50.0

40.0
NT (mg/l)

30.0 NT EB (mg/L) (NT)

20.0 NT EE (mg/L)

10.0

0.0
0 5 10 15
mois

Figure VII.7 : Variation de l’azote total moyen mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :

Les teneurs en azote total a l’entrée de la station sont comprises entre 35 et 49 mg/L avec une
moyenne de 41.2 mg/L. Ces teneurs décrivent des effluents d’origine urbaine puisque leurs
concentrations sont inférieurs à 100 mg/L, en sortie de la station, les résultats d’analyses en azote
total sont compris entre 21.0 et 40.7 mg/L et dépassent considérablement la norme de rejet (NT
≤ 15 mg/L). On peut donc conclure que l’élimination de la pollution azotée au sein de cette
station est insuffisante et inefficace, alors un traitement complémentaire doive être mis en place.

VII.3.8-Phosphore totale :

La variation de l’azote total moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée
sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :

73
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

7.0
6.0
5.0
PT (mg/l)

4.0
3.0 PT (mg/L)
2.0 PT (mg/L)2
1.0
0.0
0 2 4 6 8 10 12 14
mois

Figure VII.8: Variation du moyen mensuelle phosphore total à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :

Les teneurs en phosphore total à l’entrée de la station sont compris entre 3.7 et 6.1 mg/L avec
une moyenne de 4.9 mg/L, en sortie de la station, les résultats d’analyses en phosphore total sont
compris entre 2.2 et 3.3 mg/L moyen de 2.7, ils dépassent la norme de rejet (PT ≤ 2 mg/L). On
peut donc conclure que l’élimination de la pollution phosphorée au sein de cette station est
insuffisante et inefficace, alors un traitement complémentaire doive être mis en place.

VII.4-Étude des indicateurs de performances (ratios) :


VII.4.1-Ratio DCO/DBO5 :

La variation de ratio DCO/DBO5 moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux
épurée sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :

2.5

2
DCO/DBO5

1.5
DCO/DBO5
1
DCO/DBO5 valeur limite
0.5

0
0 5 10 15
mois

Figure VII.9 : Variation de ratio DCO/DBO5 moyen mensuelle à partir de mai 2014 jusqu’à
avril 2015

74
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

Interprétation :

Le rapport DCO/DBO5 est révélateur du mode de traitement à adopter et de la qualité de


l’effluent à traiter. Ainsi, les résultats obtenus compris entre 1 et 2ne montrent aucun
dépassement de la valeur limite égale à 2 et confirment la qualité domestique de l’eau brute qui
se prête bien à un traitement biologique notamment le traitement par boues activées. Ceci nous
permet également de déduire qu’il s’agit bien d’un effluent urbain sans apport d’effluents
industriels d’origine agroalimentaire.

VII.4.2-Ratio MES/DBO5 :
La variation de de ratio MES/DBO5 moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux
épurée sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :

1.8
1.6
1.4
1.2
MES/DBO5

1
0.8 MES/DBO5
0.6
0.4
0.2
0
0 2 4 6 8 10 12 14
mois

Figure VII.10 : Variation de ratio MES/DBO5 moyen mensuelle à partir de mai 2014 jusqu’à
avril 2015

Interprétation :
Le ratio MES/DBO5 indique la répartition de la pollution particulaire et de la pollution dissoute.
Les valeurs de ce ration varient entre 0.81 et 1,64 avec une valeur moyenne de 1.12, Cela indique
que la pollution admise à la station est plutôt granulaire que dissoute. Si on compare ces valeurs
avec celles d’un effluent urbain strict (0,8 à 1,2), nous remarquons qu’elles dépassent cette
fourchette donc il aura une influence sur le % des MVS qui va être faible et entrainera une faible
production de boues en excès.

75
Chapitre VII caractérisation des eaux usées de la STEP de Beni Messous

VII.4.3-Ratio DBO5/NT :
La variation du DBO5/NT moyenne mensuelle des eaux usées entré à la STEP, et eaux épurée
sortie de la STEP, et représentés dans la figure suivante :

4
DBO5/NT

3
DBO5/NT
2

0
0 2 4 6 8 10 12 14
mois

Figure VII.11 : Variation du DBO5/NT moyen mensuelle à partir de mai 2014 à avril 2015

Interprétation :
Une dénitrification efficace suppose une certaine proportion en composés carbonés facilement
biodégradables. Dans les eaux usées urbaines le rapport DBO5/N est de 4 à 5 S’il descend en-
deçà, le processus de dénitrification ne s’effectue pas complètement, ce qui se traduit par des
valeurs de processus accrues en termes de nitrates. Les valeurs enregistrées concernant ce ratio
varient entre 3 et 5.02, nous remarquons que ces valeurs atteignent la limite supérieure de
l’intervalle qui correspond à l’effluent urbain et. Dans ce cas l’apport de carbone est
théoriquement insuffisant et ne peut pas garantir une dénitrification suffisante de l’effluent.

VII.5-Conclusion :

D'après les résultats, nous concluons qu’il y a un bon rendement d’élimination des charges en
(DBO5, DCO, MES), ce rendement est dû à l’abattement de cette charge au sein du décanteur
primaire, ainsi qu’au niveau du bassin d’aération, en outre la décantation au niveau du
clarificateur. Mais le problème est que l’élimination de l’azote et du phosphore est insuffisante,
le processus de dénitrification ne s’effectue pas complètement.

76
Chapitre VIÏÏ •

Etude de foîietiouuemeut de la
bTEP
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

VIII.1-Introduction :
Dans ce chapitre, nous ferons Un étude analytique approfondie de toutes les unités principale du
traitement de la station, à partir des informations disponible.
Nous recueillons ces renseignements et nous avons essayé de valoriser dans l'étude et la
compréhension du fonctionnement de cette station, Ce compte d'après le principal paramètre de
fonctionnement pour chaque unité de traitement et de comparer les résultats avec des valeurs
recommandables dans les normes.
Le problème rencontre cette approche est la présence de deux notices différents, de
fonctionnement, la première notice faite par le Bureau d’études, qui a supervisé le suivi de la
construction de la station(WABAG), et la deuxième réalisé par une commission d’étude affiliée
à la société exploitante (SEAAL), Qui affirme que la capacité de la station surdimensionné par
rapport à la première phase (Horizon 2015), et la conception stipule la réception du débit calculer
pour la seconde phase (Horizon 2035), de la première étude avec les même données. Pour cette
raison, nous allons examiner chaque hypothèse et comparer les résultats obtenus avec des valeurs
recommandables, pour déterminer la capacité appropriée de la station, Nous allons aussi citer le
problème observé au cours de notre présence à la STEP.
Nous prenons :
 Variante 1 : Qnominal = 50400 m3/j utilisé par une commission d’étude affilié à la société
exploitante.
 Variante 2 : Qnominal = 37500 m3/j décrit par le constructeur pour la première phase

VIII.2-Base de dimensionnement :
VIII.2.1-Données de base pour le dimensionnement de la STEP :
VIII.2.1.1-Capacité de la population raccordée :
250.000 équivalents habitants ([Link])
Les dotations principales suivantes pour la partie urbaine ont été prises en compte :

 Consommation spécifique : 143 l/hab.j


 DBO5 : 50 g/hab.j
 MES : 60 g/hab.j

Page 77
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

VIII.2.1.2-Débit d'eau usée :

Paramètre Valeur du paramètre


Unité 1er phase 2ème phase

Equivalent habitant [Link] 250 000 500 000

Débit moyen journalier m3/j 35 770 50 400


Débit moyen horaire (temps sec) m3/h 1 490 2 100
Débit de pointe horaire (temps sec) m3/h 1 800 2 750
Débit de pointe horaire (temps de pluie) m3/h 3 600 5 500
Tableau VIII.1 : Les débits de base de dimensionnement

VIII.2.1.3-Charge polluante :

Désignation Valeur du paramètre


1 ère phase 2 ème phase
Charge massique en MES à l'entrée de la STEP 5 000 kg/j 30 000 kg/j
Charge massique en DBO5 à l'entrée de la STEP 2 500 kg/j 25 000 kg/
Charge massique en DCO à l'entrée de la STEP 25 000 kg/j 30 000 kg/
Charge massique en Norg à l'entrée de la STEP 2 500 kg/j 5 000 kg/j
Charge massique en Ptot à l'entrée de la STEP 625 kg/j 5 000 kg/j
Tableau VIII.2 : Les charges massiques de base de dimensionnement

VIII.3-Déversoir d’orage :

C’est le premier ouvrage d’entrainement des eaux issues de réseau d’assainissement,


pour cela, nous allons déterminer le débit maximal, qui on peut vérifier par la formule
générale du débit d’un déversoir rectangulaire :

On utilise la formule de Chezy pour calculer la vitesse : V= √

Q= S . V ou S=h .b ;

 Q : le débit (m 3 /s)
 S : la section du canal ;
 H : hauteur max d’eau dans le canal = 0.375 m ;

Page 78
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

 B : largeur du déversoir = 3 m
 V : vitesse d’écoulement (m/s)

 C : coefficient de Manning ;

 R : rayon hydraulique ;

 I : la pente ; i= 0.01
 n : coefficient qui dépend du matériau (0.015 pour le ciment moyen)

AN : Q= S.V - S= 1.13 m 2 - V= 2.37 m/s

Q= 3.08 m 3 /s = 11088 m 3 /h

Interprétation:

Nous avons trouvé Presque le même résultat mentionné par le constructeur (11000 m 3 /h),
mais dans le déversoir d’orage il y a le problème de dépôt de sable au fond des deux
canaux de déversoir d’orage, et occupé un volume important, ça qui diminué la capacité
des canaux de déversoir, et provoque la perturbation de l’écoulement même si le débit
faible l’eau se diverse, on voire se problème dans la figure suivante qui le débit atteint
2100 m3/h (avril 2015)

Figure VIII.1 : Problème de diversement d’eau du au dépôt de


sable dans les canaux de déversoir

Page 79
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

VIII.4-Prétraitements :

VIII.4.1-Dégrillage :

Cette étape contient deux composantes, le dégrilleurs grossier et le dégrilleurs fin et pour
chaque dégrilleurs on vérifier les trois principaux paramètres de fonctionnements :

 La perte de charge et la vitesse de passage : la vitesse de passage de l’eau doit


permettre l’application des matières sur la grille sans provoquer pertes de charge
importantes ni entrainer des colmatages en profondeur des barreaux.
- vitesse moyenne de passage : 0.6<V<1.00 m/s ou 1.20 à 1.4 m/s en débit
maximale.
- Perte de charge : 0.1m<H<0.40m en eau résiduaire.

Nous avons calculé ces dernier paramètre pour les données de base, les années
d’exploitation (2008-2014) et les comparé avec des données recommandables, pour avoir
est ce qu’il ces grille bien dimensionné, est jouent leurs rôle sans casé fonctionnement
pour les différents débits.

Calcule de la vitesse de l’eau : (CLAUD.C 2001)

On a:

- V : Vitesse de l’eau en (m/s)


- Qp : débit pointe

- C : coefficient de colmatage compris entre 0.1-0.3 en grille manuelle et 0.4-0.5 en


grille automatique.
- S : surface de la grille en (m 2 ) ; S =h.L
- h: la hauteur d’eau dans le dégrilleurs grossier ; h=1,6 m ;
- L : la largeur d’une grille, L=1m
 Calcul de la perte de charge :

On a:  ( ) (Claud.C 2001)

-  : perte de charge en (m)


- ; Pour les barreaux a section circulaire
, section rectangulaire
- g : Accélération de la pesanteur (g= 9.81 m/s2)

Page 80
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

- a : angle d’inclinaison de la grille a=60°


- ep : épaisseur des barreaux, ep= 10mm
- esp : espacement entre les barreaux, esp=40mm

VIII.4.1.1-dégrilleurs grossier :
Les résultats de calcule sont reportées dans le tableau VIII.3 (annexe 2), la valeur sont comparées
aux valeurs recommandées et représentées dans les figures suivants :
1.6
Qp
1.4
Série
Q moy3
1.2
1
Q(m3/s)

0.8
0.6
0.4
0.2
0

année

Figure VIII.2 : évolution annuelle de débit entré à la STEP, à partir de l’année 2008 à
2014

1.2

0.8 Vmoy
Vp
V(m2/S)

0.6

0.4

0.2

0
Nominal Nominal 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
variant 1 variant 2

années

Figure VIII.3: vitesse moyenne annuelle du passage de l’eau dans le dégrilleurs grossier,
nominal et pour chaque année d’exploitation

Page 81
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

30

perte de charge (mm) 25

20

15
Dh Qmoy
10
Dh Qp
5

années

Figure VIII.4 : perte de charge dans le dégrilleurs grossier, nominal et pour chaque année
d’exploitation.

Interprétation :

D’après les résultats, nous avons constaté que les valeurs de la vitesse moyenne et la perte
de charge, sont strictement inférieures aux valeurs limite recommandées, Cela prouve que
les dimensions de dégrilleurs grossier conçus pour recevoir un plus grand débit supérieur à
celle qui entrer dans cette station. Ceci est la cause du problème de dépôt de sable qui
provoque la remontée du niveau d'eau et la réduction de la capacité du canal.

VIII.4.1.2-dégrilleurs moyen :

Les résultats de calcule sont reportées dans le tableau VIII.4 (annexe 2), la valeur sont comparées
aux valeurs recommandées et représentées dans les figures suivants :

2.5

2
Vitesse (m3/s)

1.5
Vmoy
1
Vp
0.5

année

Figure VIII.5: Vitesse moyenne annuelle du passage de l’eau dans le dégrilleurs moyen,
nominale et pour chaque année d’exploitation

Page 82
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

45
40

perte de chrge (mm)


35
30
25
20 Qmoy ts
15
Qp tp
10
5
0

année

Figure VIII.6 : Perte de charge dans le dégrilleurs moyen ; nominales et pour chaque année
d’exploitation

Interprétation :

Nous avons constaté que les valeurs de la vitesse moyenne et la perte de charge, dans
l'ensemble est acceptable surtout avec les trois dernières années, où le niveau de débit est
augmenté, faire améliorer le fonctionnement des dégrilleurs

VIII.4.2-Dessableur-dégraisseur :

L’élimination des sables et des graisses se fait au sein d’un même ouvrage grâce à la
différence de densité existant entre les différentes composées :

Particule Graisse Matière


minérale organique
2.65 0.93 1.2
Tableau VIII.5 : Différents densité existant entre les différents composés (Claude.C 2001)

Les critères de dimensionnement sont donnés par le tableau suivant :

Temps de séjour en Vitesse Q air en m3.h-1.m3


minutes ascensionnelle en
m.h-1
5 à 12 10 à 15 * 0.5 à 2
Tableau VIII.6 : Critères de dimensionnement de Dessableur-dégraisseur

Page 83
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

♦ Données de base mentionnée par le constructeur :

Pour cet ouvrage on a vérifié les quatre principaux paramètres de fonctionnements :


le temps de séjour, la Vitesse de sédimentation, la Vitesse ascensionnelle, et le débit d’air
nécessaire à injecter.

 Vitesse ascensionnelle :

On a :

- : surface horizontal, et
- : Largeur des canaux = 2.4 m
- : Longueur des canaux = 30m
- : Hauteur d’eau 3,6m

 Temps de séjour :

: Volume de l’ouvrage

 Débit d’air a injecté :


Pour un bassin de dessablage déshuilage, le volume d’aire introduit est de l’ordre de 0.5 à
2 m3 d’aire /h/ m3 d’eau, en prend un volume d’aire = 1.2 m3 d’aire /h/ m3 d’eau
 Le résultat de calcul de la vitesse ascensionnel, est reporté dans le tableau VIII.7 (annexe
2), la valeur sont comparées aux valeurs recommandées et représentées dans la figure
suivante :
40
la vitesse acsentionnel (m/h)

35
30
25
20
15
Qmoy ts
10
Qp tp
5
0

années

Figure VIII.7: Variation de la vitesse ascensionnelle en fonction des débits nominaux et pour
chaque année d’exploitation

Page 84
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

Interprétation :

Nous avons constaté que la valeur de la vitesse ascensionnelle est inférieure ou égale à la valeur
de seuil Mineur, Ceci est la preuve que cet ouvrage est conçu pour accueillir un débit supérieur
que celui reçue durant dans les années(2008-2014), le temps de séjours dans l’ouvrage varient
entre 5 et 15 minutes, celui-ci apparait bien fonctionnement.

VIII.5-Décanteur primaire :
Pour vérifier le fonctionnement de cet ouvrage, il faut vérifier les principaux paramètres de
fonctionnement tel que la vitesse ascensionnelle et le temps de séjours des boues primaire,
 Vitesse ascensionnelle :

≤ 2 m/h

- S : section horizontale du décanteur = 660m2

 Débit d’extraction des boues en excès


≤ 48 m3 /h (w.w Eckenfelder)

- mb : masse de boue en excès (Kg/j)


- Cb : concentration de boue en excès = 7 (Kg/m3)
 Temps de séjours

Compris entre 1 à 3 h

- V : volume de décanteur = 2223 m3


- Q : débit d’eau (m3/h)
Les résultats de calcule sont reportées dans le tableau VIII.8 (annexe 2), la valeur sont
comparées aux valeurs recommandées et représentées dans les figure suivants :

Page 85
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

4.5
4
3.5
Vas (m/h) 3
2.5
Valeur limite redemandé
2
1.5 Vas moy ts
1 Vas p
0.5
0

années

Figure VIII.8 : Variation de la vitesse ascensionnelle dans le décanteur primaire en fonction des
débits nominaux et pour chaque année d’exploitation

5
4.5
4
3.5
Valeur Max redemandé
3
Ts (h)

2.5
2
1.5 Ts moy
Valeur Min redemandé
1 Ts p
0.5
0

années

Figure VIII.9 : Variation de temps de séjours dans le décanteur primaire en fonction des débits
nominaux et pour chaque année d’exploitation

Page 86
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

90
80
70 Valeur Max redemandé
60

Qext (m3/h)
50
40
30
20 Qext moy
10 Qp ext
0

Figure VIII.10 : Variation des débits d’extraction des boues en fonction des débits nominaux et
pour chaque année d’exploitation

D’après les résultats, nous constatons que La vitesse ascensionnelle est largement acceptable
pour elle est inférieur à la valeur recommandable ce qui va conditionner une bonne décantation
et bonne rendement d’élimination dès MES et DBO5 ça se qui faire exprès par le constructeur
pour attient un rendement d’élimination de 60 % MES et de 33% DBO5 par la décantation
primaire,

Le temps de séjour dans les débits moyenne et très importante et on voire qu’il est diminuer
chaque année, mais reste supérieur ou égale à la valeur max recommandées, pour les débits
pointe sont dans les normes, par contre le débit point de premier varient est inférieur aux normes

VIII.6-Traitement secondaire :
VIII.6.1-Bassin d’aération :
Dans cet ouvrage les paramètres à vérifier sont la charge massique, la charge volumique et l’âge
des boues. Pour la marche des aérateurs se fait automatiquement en fonction de quantité
d’oxygène qui détecté par des sonde émergé dans le bassin d’aération.

 La charge massique (Cm) : elle a correspond à la quantité de appliquée par jours à


la biomasse présente dans le system (kg de MVS) . elle s’exprime alors en (kg DBO5 / kg
MVS.j)

Page 87
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

Elle a compris entre 0.2≤ Cm ≤ 0.5 (kg DBO5 / kg MVS.j) pour les procédé a moyenne
charge
 Charge volumique (Cv) : elle a correspond à la quantité journalière de substrat
biodégradable, DBO5 en (kg/j), dans le volume V(m3) de l’ouvrage ; elle s’exprime en
(kg DBO5 /m3.j) Elle a compris entre 0.5≤ Cv≤ 1.5 pour les procédé a moyenne charge

 Age des boues (A) : représente le temps de séjour des boues dans le bassin d’aération. Il
correspond au rapport entre la masse de boues présente dans le réacteur et la masse
journalière de boues extraite. il s’exprime en jours :

A (âge)=

Les résultats de calcule sont reportées dans le tableau VIII.9 (annexe 2), la valeur sont
comparées aux valeurs recommandées et représentées dans les figure suivants :

0.6
Cm (kg DBO5 / kg MVS.j)

0.5
0.4
0.3
0.2
La charge
0.1 massique
(kg DBO5 / kg
0
MVS.j)
Sept
Juin
Juil.
Janv.

Mar
Avr.

Août

Déc.
Janv.

Avr.
Mai

Mar
Oct.
Nov.
Févr.

Févr.
Nominal Vr 1
Nominal Vr 2

mois

Figure VIII.11: Variation mensuelle de la charge massique

Page 88
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

1.6
1.4
1.2
Cv (kg DBO5/m3.J 1
0.8
0.6
0.4
(Cv) (kg DBO5 /m3.j)
0.2
0

Juin
Juil.

Sept
Avr.

Août

Avr.
Janv.

Déc.
Mai

Mar
Mar

Janv.
Févr.

Oct.
Nov.

Févr.
Nominal Vr 1
Nominal Vr 2

mois

Figure VIII.12 : Variation mensuelle de la charge volumique

10
9
8
7
âge des boues (j)

6
5
4
3
2
1 âge des boues (j)
0
Juin
Juil.

Sept

Déc.
Janv.

Avr.
Mar

Août

Janv.

Avr.
Mai

Mar
Oct.
Nov.
Févr.

Févr.
Nominal Vr 1
Nominal Vr 2

mois

Figure VIII.13 : Variation mensuelle de l’Age des boues

Interprétation : la charge massique apparait et dans les normes, mais parfois, elle est très
faible, ceci peut être ca due à la forte élimination des pollutions (MES, DBO5 et DCO) dans le
décanteur primaire décrit par le constructeur, par contre on observe que la charge massique de la
première variante et très importante. Elle est dans les normes de forte charge.

Page 89
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

La charge volumique est dans les normes donc elle est acceptable dans tous les mois et pour la
deuxième variante, par contre pour la première variante, elle dépasse la valeur limite du procédé
a moyen charge, et atteint la forte charge ;

L’âge des boues est très élevé, parfois il dépasse les normes comme dans les 3 mois (septembre,
octobre et novembre), ce qui pose des problèmes biologiques (foisonnement, mousses), des
mousses sont visibles dans le bassin d’aération au mois de mars 2015.

VIII.6.2-décanteur secondaire : pour étudier la conformité de fonctionnement de cet ouvrage,


on a vérifié les paramètres principal de fonctionnement tels que :
 La vitesse ascensionnelle :

= (1.5 m/h) pour les procédé a moyen charge Elle s’exprime en m/h

- Q : débit max horaire à l’entrée de la station en (m3/h)


- S : surface utile (partie cylindrique) S = 2375 m2 surface unitaire
Et la surface totale Stot = 2375*2= 4750 m2

 Temps de séjour de boue : il peut être calculé ainsi


Temps de séjour de la boue = masse de boue dans le clarificateur/quantité
Il est < 120 min
La concentration moyenne dans le lit de boue : (Clb) est obtenue d’une façon approchée par la
formule suivante :
Concentration moyenne de la boue (Clb) = (2 x Cba + Cbr)/3
Cba : concentration en MES des boues du bassin d’aération
Cbr : concentration en MES des boues récirculées. (Valeur mesurée ou calculée). Cette valeur
peut être estimée à partir du taux de recirculation (Tr). À l’équilibre, le taux de recirculation
(Tr) détermine le facteur d’épaississement de la boue (Fep) :
Fép = Cbr/Cba = 1 + (1/Tr )
En fonction de l’indice de boue observé, il existe une valeur Cbr théorique limite qui ne peut être
dépassée. Ainsi,
si IB < 200 mL.g-1 Cbr limite à retenir = 1000/IB
si IB > 200 mL.g-1 Cbr limite à retenir = 1200/IB
Exemple
Pour un taux de recirculation, Tr = 100 % soit 1, Fép. = 1 + 1/1 = 2
Soit Cbr = 2 x Cba (w.w Eckenfelder)

Page 90
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

Les résultats de calcule sont reportées dans le tableau VIII.10 (annexe 2), la valeur sont
comparées aux valeurs recommandées et représentées dans les figure suivants :

1.4
La vitesse ascensionnelle au Qp

1.2
1
(m3/m2.h)

0.8
La vitesse
0.6 ascensionnelle au Qp
(m3/m2.h)
0.4
0.2
0

années

Figure VIII.14 : Variation de la vitesse ascensionnelle dans décanteur secondaire pour débits
pointe nominale et débit pointe annuelle pour chaque année d’exploitation

120

100
Temps de séjours (min)

80

60

40
Temps de séjours (min)
20

années

Figure VIII.15 : Variation du temps de séjours des boues dans décanteur secondaire pour débits
pointe nominale et débit pointe annuelle pour chaque année d’exploitation.

Page 91
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

Interprétation :
Les vitesses ascensionnelles sont très faibles et inférieures à la valeur limite recommandée, ceci
provoque la fermentation de boues, Dans cet ouvrage, il y a un problème de remonter des boues
légers fermenter donc il y a des problèmes biologiques (foisonnement, mousses,) ou à cause de
dénitrification, le principal problème de cet ouvrage, qu’il n’y a pas d’un système de vidange,
pour faire la maintenance et pour la changement et la maintenance de racleur de fond, ce qui
provoque des pertes de boue sont principalement dues à des problèmes de conception d’ouvrage,
Le temps de séjour, est trop élevée, mais ne dépasse pas les normes ,on voire dans la figure
suivante des boues flottante au niveau du clarificateur (mars 2015 ) :

Figure VIII.2 : Boues flottantes au niveau de l’épaisseur


(STEP Béni Messeuse/ Mars 2014)

VIII.7-Epaississeur : on a vérifié les paramètres principaux de fonctionnement de cet ouvrage


qui sont :
 Flux massique a appliqué : Le flux massique appliqué (Fma ) se calcule en faisant le
rapport entre la quantité de boue entrée à l’épaississeur et la section de l’épaississeur:

- qbe: La quantité de boue entrée à l’épaississeur ; S : surface d’un seul


épaississeur. (w.w Eckenfelder)
- Nombre d’épaississeur : 2
 Temps de séjour des boues : Le temps de séjour (Ts) des boues se calcule en faisant le
rapport entre la quantité de boue entrée à l’épaississeur et Le débit massique de boue qui
doit être extrait ainsi il se calcule
< 24 h

Page 92
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

- : le débit massique des boues à extraire mbex = Cpex * Bep


- Cpex : capacité de la pompe d’extraction = 30 m3/h
- Bep : concentration de la boue épaisse. (w.w Eckenfelder)

Le résultat sont reporter dans le tableau VIII.11 (annexe 2)

Interprétation :
Le flux massique au débit nominal moyen à temps sec montre qu’il est bien adapté aux valeurs
recommandées avec une quantité de boue de 18035,04 kg/j et un temps de séjour des boues dans
cet ouvrage de 16,4 h.
En effet, Un séjour prolongé à cause des problèmes technique (déboitement des tuyaux), et des
boues secondaires, induit rapidement des phénomènes de fermentation. Les surnageant
d’épaississeurs qui retournent en tête du traitement sont alors souvent septiques et responsables
des problèmes biologiques (foisonnement, mousses,) et de nuisances olfactives, est des boues
filamenteuse comme dans la figure suivante :

FigureVIII.16 : Boues filamenteuse flottante au niveau de l’épaisseur


(STEP béni messous/ Mars 2015)

Page 93
Chapitre VIII Etude de fonctionnement de la STEP

VIII.8-Conclusion :

À partir des résultats obtenu, et comparés aux valeurs recommander, on a trouvé plusieurs
anomalies, dans composent de traitement, des problèmes de construction et des problèmes
d’exploitation. Le débit entré à la station et très faible, comme Il y a une grande écarte entre l’été
et l’hiver, dépôt de sable au niveau du dégrilleurs et des canaux de déversoir, la vitesse de
passage à travers les 2 dégrilleurs au débit moyen est très faible, la remonter des boues dans le
décanteur primaire; le temps de séjour stabilisateur est très important au débit point et il y a aussi
de remonter des boues filamenteuses. D’après les résultats obtenus conclus on conclut que la
station est dimensionnée pour les caractéristiques de deuxième variant de débit moyen journalier
35 770 m³/j.

Page 94
Chapitre IX s

Dimensionnement de la STEP
horizon 2035
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.1-Introduction :

Dans ce chapitre et après la confirmation de dimension de la STEP pour la première phase


(250 000 [Link] ; horizon 2015), on va calculer les dimensions de la STEP pour la deuxième
phase (500 000 [Link] ; horizon 2035)

IX.2-Donner de base de construction de la deuxième phase :

IX.2.1-Débit d'eau usée :

Les débits de dimensionnement de la deuxième phase sont inscrits dans le tableau suivant :

Paramètre Valeur du paramètre


Unité 2ème phase

Equivalent Habitant [Link] 500 000

Débit moyen journalier m3/j 50 400


Débit moyen horaire - temps sec m3/h 2 100
Débit de pointe horaire au temps sec m3/h 2 750
Débit de pointe horaire - temps de pluie m3/h 5 500
Tableau IX.1: Les débits de base de dimensionnement

IX.2.2-Charge polluante :

Les débits de dimensionnement de la deuxième phase sont inscrits dans le tableau suivant :

Désignation Valeur du paramètre


2 ème phase
Charge massique en MES à l'entrée de la STEP 30 000 Kg/j
Charge massique en DBO5 à l'entrée de la STEP 25 000 Kg/j
Charge massique en DCO à l'entrée de la STEP 30 000 Kg/j
Charge massique en Norg à l'entrée de la STEP 5 000 Kg/j
Charge massique en Ptot à l'entrée de la STEP 5 000 Kg/j
Tableau IX.2: Les charges massique de base de dimensionnement

Page 95
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.3-Dimensionnement des ouvrages de la Station d’épuration :


On va faire le dimensionnement pour les phases de traitements suivants :
 Pour le prétraitement :
o Les dégrilleurs (grossier et moyen)
o Le dessableur-déshuileur
o Décanteur primaire
 Pour le traitement biologique :
o Le bassin d’aération
o Le clarificateur
 Pour le traitement des boues :
o L’épaississeur
o Stabilisateur aérobie
 Traitement tertiaire (désinfection)
o Bassin de désinfection

IX.3.1-Prétraitements :
IX.3.1.1-Dégrillage :
On opte dans notre étude pour une grille droite car ce type de grille est utilisé dans les petites et
moyennes installations, pour des eaux pas trop chargées et pour des faibles débits, avec une
profondeur de canal variant entre 0.5 et 1.8m.
Pour le calcul de la grille grossière et moyenne, on utilise la méthode de KIRSCHMER.
La surface de la grille est donnée par l’expression :

On a: (voir le chapitre précédent)

IX.[Link]-Le dégrillage grossier :


 Calcul de la Fraction de surface occupée par les barreaux :

Tel que :

- e : épaisseur des barreaux (cm).


- d : espacement entre les barreaux (cm).
 Calcul de la surface :

Page 96
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

 Calcul de la longueur mouillée :

- a: angle d’inclinaison de la grille


- t : le tirant d’eau (profondeur d’eau à l’amont)
 Calcul de la largeur de la grille :

On prend deux dégrilleurs en parallèle chacun de largeur l = 1 m


 Calcule de Nombre d’ouvertures :
( )
 Nombre de barreaux :
Nb=N -1=22-1=21

IX.[Link]-Le dégrillage moyen :


On a les données suivantes :
- d=15 mm
- e=8 mm
- O=0,56
- a= 75 °
- H : profondeur de l’eau = 1.5 m

 En utilisant la même formule, on obtient L=2, 93 m 3m


 Et pour le Nombre de barreaux, on obtient Nb= 166 bareau
 On prend deux dégrilleurs en parallèle chacun de largeur L = 1,5 m et un nombre de
barreaux Nb=83

IX.3.1.2-Dessableur –déshuileur
Le bassin est équipé d’un pont racleur sur lequel est suspendue une pompe d’extraction
Des sables, les huiles sont raclées vers une fosse par les racleurs de surface.
Pour qu’il y ait sédimentation des particules il faut que l’inégalité suivante soit vérifiée :
([Link] et al ;2003)

Où :
- Ve : la vitesse horizontale (vitesse d’écoulement est 0.1< Ve <0.3 (m/s)

Page 97
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

- Vs : Vitesse de sédimentation. (vitesse est : 40 < Vs < 70 (m3/m2/h)


- L : Longueur de bassin.
- H : Profondeur
- L/H = (1-1,5).
- Le temps de séjour et compris entre 3 à 10 minute au débit de pointe.
- H = (1 – 3) m

 Le dessableur-déshuileur est de forme rectangulaire. Alors On prend :

- Qptp = 1.53 m 3/s


- Ve = 0.3 m/s
- Vs = 40 (m3/m2/h) = 0.011 m/s
- Ts = 7 minutes

 Section vertical :

 Section horizontal :

 Le volume :

 Pour 2 dessableurs

 La hauteur d’un dessableur :


 La largeur :
 L = 4 * 1.5 = 6 m

 La longueur :
Le bassin est de forme rectangulaire de surface :

11.6 m

 Le volume d’air à insuffler dans le dessableur


La quantité d’air à insuffler varie de 1à 1,5m3d’aire/m3d’eau.

Page 98
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

- V : le volume d’air à injecter (m 3)


- Qptp : débit pointe au temps de pluie
Alors : ⁄

 Calcul des quantités des matières éliminées par le dessableur


Les MES contiennent 30% de MM (matières minérales) et 70% de MVS (matières volatiles
en suspension), c'est-à-dire : (A. GAÏD ; 1984)

MES=70% MVS + 30% MM


 La charge en MES à l’entrée de dessableur est : MES= 30 000 kg/j
 Les matières volatiles en suspension MVS contenues dans les MES sont :

 Les matières minérales contenues dans les MES sont :

 Les matières minérales éliminées :


Un dessableur permet d’éliminer 70% des matières minérales totales

 Les matières minérales à la sortie de dessableur :

 Les MES à la sortie de dessableur :

IX.3.1.3-(Traitement primaire) Dimensionnement du décanteur primaire :


Les principaux paramètres de calcul du décanteur sont :
 La charge superficielle (vitesse limite de chute) qui est définie par :
([Link] et al ; 2003)
- Q : débit de la station.
- S : surface totale
- Le temps de séjours est compris entre 1 et 4 heures. La hauteur d’eau dans l’ouvrage
: la hauteur minimale est de 2m

Page 99
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.[Link]-Le Volume du décanteur :

On prend le temps de séjours minimale au débit pointe Ts =1.5 h (d’après le constructeur de la


première phase)

Le volume de décanteur est très grande alors en prend 4 décanteurs de volume unitaire :
⁄ ⁄

IX.[Link]-La surface horizontale du décanteur :


Pour la hauteur du décanteur, on prend H=3,4 (d’après le constructeur de la première phase)

IX.[Link]-Le diamètre du décanteur :

√ √

Avec :
- D : diamètre du décanteur (m)
- V : volume du décanteur (m2)
- h : hauteur du décanteur

IX.[Link]-Détermination du temps du séjour :


 Pour le débit de pointe par temps sec

 Pour le débit de pointe par temps sec

 Pour le débit de pointe par temps sec

Page 100
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.3.1.5-Calcul de la quantité de boues éliminées :


 le décanteur primaire permet l’élimination de
- abattement en DBO5 : on prend 33%
- abattement en MES : 63% (donner par le constructeur)
 Les charges de pollution à l’entrée du décanteur

IX.3.1.6-Les charges éliminées par la décantation primaire sont donc :

IX.3.1.7- Les charges à la sortie du décanteur primaire :

IX.3.2-Traitement biologique (précédés a moyen charge) :


Le traitement biologique est réalisé dans les ouvrages suivant:
- Le bassin d’aération
- Le décanteur secondaire

IX.3.2.1- Le bassin d’aération :

Le bassin d’aération est dimensionné sur la base des charges massique et volumique. Le bassin
sera de forme rectangulaire, de longueur L, de largeur B et de hauteur H. calculer par la formule
suivante :
B/H=1 à 2 (R. Sardeing ; 2005)
IX.[Link]-le volume du bassin :

- CV= : Charge volumique (kg DBO5/m3.j) CV = 1 kg DBO5/m3.j


- L0 : charge polluante à l’entrée du bassin (kg DBO5/j)
D’où :

Page 101
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

Le volume est plus grand alors en prend 4 bassin en parallèle d’un volume unitaire :

IX.[Link]-La hauteur du bassin :

On prend une hauteur de 4.58 (d’apprêt le constructeur de la première phase)

IX.[Link]-Surface horizontale unitaire:

IX.[Link]-La Largeur unitaire :

IX.[Link]-la Longueur unitaire :

IX.[Link]-l’Estimation des charges massique et volumique :

 La charge massique (Cm) :


0.2 < Cm <0.5 Kg DBO5 /[Link].j
 Le calcul de la station sera basé sur la valeur suivante de Cm:

 La charge volumique (Cv) :


0.5 < Cv <1.5 Kg DBO5 / m3.j
Le calcul de la station sera basé sur la valeur suivante de Cv:
CV = 1 kg DBO5/m3.j le Cv permet d’estimer la capacité du bassin d’aération.

IX.[Link]-La masse de boues dans le bassin :

 Concentration de boues dans le bassin :


[ ] ⁄ ⁄

Page 102
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

 Calcul du temps de séjour :


- Pour le débit moyen horaire

- Pour le débit de pointe par temps sec

- Pour e débit de pointe en temps de pluie

Le procédé proposé est basé sur le principe des boues activées à moyenne charge. Les bassins
d’aération sont des réservoirs rectangulaires ouverts où arrivent les eaux usées Prétraitées à partir
des décanteurs.

IX.[Link]-Concentration de l’effluent en DBO5 :

IX.[Link]-La charge polluante à la sortie (Sf = 30 mg/l):


La charge polluante à la sortie à une concentration conforme aux normes de rejets fixées à 30
mg/l de DBO
D’où la charge

IX.[Link]-La charge polluante éliminée (Le) :

IX.[Link]-Le rendement de l’épuration :

IX.[Link]-Besoins théoriques en oxygène


Les bactéries constituant la boue activée ont besoin d’oxygène d’une part pour se nourrir et de
se développer à partir de la pollution éliminée et d’autre part par la dégradation de la matière
organique ; cet oxygène est apporté généralement par des aérateurs. La quantité théorique
d’oxygène est la somme de celle nécessaire à la synthèse cellulaire plus celle nécessaire à la
respiration endogène. Le calcul théorique de la consommation d’oxygène est donné par la
formule suivante :
( ⁄) (DEGREMONT ; 2005)

Page 103
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

 Le : DBO éliminée dans le bassin d’aération par jour (Kg).


 Xa : quantité de boues (MVS) présentes par jour dans le bassin d’aération (Kg)
 a: la fraction de pollution transformé en énergie de synthèse au cours de l’épuration et
c’est aussi la quantité d’oxygène à fournir aux bactéries pour qu’elles synthétisent la
matière vivante à partir d’une pollution.
Alors en prend
 b’ : coefficient cinétique de respiration endogène
Alors en prend

IX.[Link]-les besoins journaliers en oxygène :


( )

IX.3.2.2-clarificateur (décanteur secondaire)


IX.[Link]-Données de base :
 Le temps de séjour : Ts =5.20 heure pour le débit pointe par temps de pluie
(recommander par le constructeur de la première phase)

Le débit de pointe en temps de pluie (de la station) : Qptp =5500 m3

IX.[Link]-Le volume du décanteur :

Le volume est très grande alors on prend 4 décanteurs de volume unitaire :


⁄ ⁄

Hauteur du décanteur est : H= (3 à 5) m. (A. GAÏD ; 1984)

IX.[Link]-La surface horizontale du décanteur :


Pour la hauteur du décanteur, on prend H=3,95 (d’après le constructeur de la première phase)

IX.[Link]-Le diamètre du décanteur :

√ √

Page 104
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

Avec :
- D : diamètre du décanteur (m)
- V : volume du décanteur (m2)
- h : hauteur du décanteur (m)

IX.[Link]-Détermination du temps du séjour :


Pour le débit de pointe par temps sec :

 Pour le débit de pointe par temps sec :

 Pour le débit de pointe par temps sec :

IX.3.3-Traitement des boues :


Les boues provenant du décanteur primaire et secondaire sont admises dans une Filière de
traitement qui comporte l’épaississement, la stabilisation et la déshydratation. D’une façon
générale, les équipements de la filière boue doivent être dimensionnés pour pouvoir traiter la
totalité de la production de boue de la station sans provoquer d’accumulation anormale et
prolonger de boue dans le décanteur primaire et le décanteur secondaire.

IX.3.3.1-Dimensionnement de l’épaississeur :
Il reçoit les boues issues du décanteur primaire et secondaire.
La production journalière des boues est de :

IX.[Link]-Boues issues du décanteur primaire


Boues primaires :

Page 105
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

 Boues issues du décanteur secondaire :


Boues secondaires :
(Représente les boues en excès)
 la quantité totale journalière des boues

IX.[Link]-La concentration des boues


A l’entrée de l’épaississeur les boues fraîches ont les concentrations moyennes suivantes :
- Boues primaires : (5 à 10) g/l
- Boues secondaire : (2 à 5) g/l (DEGREMONT ; 2005)

IX.[Link]-Calcul du débit journalier reçu par l’épaississeur :


Le débit journalier de boues entrant dans l’épaississeur correspond aux débits de boues issus
des deux décanteurs.

IX.[Link]-Le débit arrivant du décanteur primaire

- DXp : quantité issues du décanteur primaire


- S1 : concentration des boues.
On prendra S1 =8 g/l

IX.[Link]-Le débit arrivant du décanteur secondaire :

On prendra S2 =4 g/l

IX.[Link]-Le débit total (Qt) :

IX.[Link]-La concentration du mélange (S) :

IX.[Link]-Le volume de l’épaississeur :

Ts : temps de séjours = 1j.

Page 106
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

On prend 4 bassins d’épaississement de volume unitaire


⁄ ⁄

IX.[Link]-La surface horizontale du décanteur :


On prend H=3,5 (d’après le constructeur de la première phase)

IX.[Link]-Le coté du bassin :


Les bassins ont une forme carrée de surface Sh= L2
Alors √

IX.[Link]-Caractéristiques des boues épaissies :


La concentration des boues après épaississement par décantation est de l’ordre de
35 à 45 g/l. (S. HOULI ; 2007)

IX.[Link]-Calcul du débit des boues épaissies :


La concentration des boues épaissies
Alors ⁄ ⁄

IX.3.3.2-Dimensionnement du Stabilisateur aérobie :


Le but de la stabilisation est d’éliminer dans la phase de respiration endogène 45% de MVS
Contenues dans les boues. L’oxygénation est assurée par des aérateurs de surface ou insufflation
d’air pour maintenir une concentration d’oxygène au moins égale à 2 mg /l.

IX.[Link]-La quantité de MVS contenue dans les boues :

IX.[Link]-La quantité de MVS à la sortie de la stabilisation :


( ) ( )

Page 107
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.[Link]-Temps de séjour :
La fraction des matières volatile stabilisée sera Ba =45% de MVS stabilisé

L’extraction journalier est de Kg MVS /J, l’âge des boues en stabilisation sera donc :

IX.[Link]-Boues en excès dans le stabilisateur :


Q excès = MM+ (MVS) sortie = + =20886 kg de boues / jour

IX.[Link]-La masse de boue à maintenir dans le stabilisateur (Mb) :


Mb

Sachant que les boues épaissies peuvent atteindre des taux de concentration C de 35 à 45 g/l, on
prend Cbe = 35g/l.

IX.[Link]-Volume du bassin de stabilisation :


⁄ ⁄
Alors on prend 4 bassins de stabilisation de volume unitaire :
⁄ ⁄

IX.[Link]-Surface horizontale :
On prend la profondeur de chaque bassin de stabilisation H= 4m (d’après le constructeur de
la première phase)
⁄ ⁄

 La largeur de bassin :
Le stabilisateur a une forme rectangulaire et la surface est donnée par :
On a
√( )

Page 108
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

 La longueur de bassin :

IX.[Link]-Aération du bassin de stabilisation


La quantité d’air nécessaire s’effectuera à l’aide des aérateurs détruit.
- La masse des boues détruites par jour est de kg/j.
- La quantité d’o2 nécessaire : ⁄

IX.3.4-Traitement tertiaire (désinfection) :

On a choisir la désinfection par ultraviolet, cette technologie est très efficace, et plus performant
que les autres méthodes classique de la désinfection, Le bassin de désinfection reçoit les
effluents épures en provenance du bassin Clarificateur et les met en contact avec les ondes Ultra-
Violet émises par les lampes. Les lampes fournissant des spectres de longueurs d'onde comprises
entre 185 et 480 nm. Le temps de contact est de 50 à 70 minutes pour avoir une meilleure
désinfection. (Lenntech;2015)

IX.3.4.1-Le volume total du bassin :

( )

- Qtpt =5500 m3/h.


- Ts : temps de contact qui est de 1h Ts=60mn.

Donc : ( )

En prend 8 bassins en parallèle de volume unitaire :

⁄ ⁄

IX.3.4.2-La longueur (L) et la largeur (l) :

La hauteur pour chaque bassin de désinfections doit être d’une valeur (2-4) m ; on prend h= 3m.

(m3)

- ( ) nous prenons : (Lenntech;2014)


-
- la largeur :

√ √

- la longueur :

Page 109
Chapitre IX dimensionnement de la STEP horizon 2035

IX.3.4.3-Le nombre de lampes NL:

Les puissances disponibles couvrent la gamme 15W - 200W, pour une capacité de 80m3/heure
pour une lampe seule. (Lenntech;2015)

 danc le nombre de lampe pour chaque bassin :

IX.4-le profil hydraulique :

Le profil hydraulique consiste à calculer les différents niveaux d’eau le long de la chaîne de
traitement, qui nous renseignent sur la position de la ligne de charge et comme notre station
existe, de la STEP sont mentionnés dans le tableau IX.3 (voir l’annexe 3)

IX.5-Conclusion :

A l’issue de ce chapitre, on a pu constater que les dimensions des ouvrages ont doublé, non
seulement à cause de l’augmentation du débit mais aussi à cause du doublement des charges et
des temps de séjour à l’intérieur des ouvrages. Pour la désinfection, nous avons utilisé une
technologie très moderne (UV) afin de maintenir le rythme de développement technologique
dans le domaine de la purification de l'eau.

Page 110
^ËË<5B,ËJËbË 55 a l , □

Recommandation pour
l'amélioration
du fonctionnement
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

X.1-Introduction :

Après avoir la caractérisation des eaux usée de la STEP de BENI MESSOUS et l’étude de leur
fonctionnement on a pu détecter plusieurs problèmes au sein de cette station et qui nous avons
observé au cours de la période de notre présence à dans la station, Nous avons essayé de
comprendre les causes de ces problèmes à partir de la recherche bibliographie et l'étude que nous
avons fait dans les chapitres précédents, dans ce chapitre nous allons proposer des solutions afin
d'améliorer le travail de la station et améliorer la qualité de leurs eaux épurées pour assurer une
protection complète du milieu récepteur.

X.2-Déversoir d’orage :

A l’entrée de la STEP il y a un problème de déposition du sable au niveau du déversoir d’orage


ce qui réduit leur capacité (voir le chapitre VIII) donc il faut faire le curage du canal
régulièrement

X.3-Les prétraitements :

Le bon fonctionnement des ouvrages constituant les prétraitements est important quelle que soit
la taille de la station. Leur défaillance a une incidence négative sur le rendement épuratoire
global.

X.3.1-Le dégrilleurs grossiers :

D’apprêt le chapitre VII on a trouvé que le dégrilleurs grossiers est sur dimensionner, alors il faut
utiliser un seule dégrilleurs pour augmenter la vitesse de passage et éviter la déposition du sable
au sein de cet ouvrage (partie amont).

X.3.2-Dégraisseur :

Sa fonction consiste à faire remonter les matières grasses en surface de manière à permettre leur
récupération et leur élimination. Pour cela, une attention particulière devra être portée à
l’obtention d’une zone calme permettant de concentrer les graisses flottantes dans une zone
périphérique où leur reprise sera efficace.

Il convient également d’éviter des temps de séjour de l’eau importants (engendrant des
fermentations). La présence de mauvaises odeurs et/ou d’un effluent de couleur grisâtre en sortie
des prétraitements sont indicateurs de dysfonctionnements de cet ouvrage.

111
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

X.4-Le décanteur primaire :


Il faut faire une mure dans le répartiteur, pour éviter le diversement des eaux directement dans le
bassin de récupération des eaux décanter, en cas de fermer une des vanne des deux décanteurs,
et pour protéger le traitement biologique en aval.
Une extraction régulière des boues est nécessaire afin de maintenir un faible volume de boue en
fond du décanteur. Le maintien d’une concentration en boue inférieure à 15 g/l permet de limiter
le temps de séjour de la boue.
Le décanteur primaire ayant souvent vocation à être une étape de finition des prétraitements, les
flottants devront être évacués régulièrement vers la filière boue et non retournés en tête de
station. En cas de sous-charge de l’installation et dans la mesure du possible, il est fortement
souhaitable de by-passer cet ouvrage. Dans ce cas, il est important de veiller au bon
fonctionnement des étapes du pré-traitement et de maîtriser l’aération dans le bassin d’aération.

X.4-Le traitement secondaire et complémentaire :


Le traitement secondaire a comme objectif l’élimination de la matière organique par voie
biologique. Celle-ci est réalisée dans le bassin d’aération et dans les bassins annexes (bassin
d’anoxie, d’anaérobie,…). La présence de ces derniers dépend du type de traitement recherché
(C, N, P), d’apprêt le chapitre VI on voire que l’élimination de l’azote et du phosphore et
insuffisante en voire des flottant dans le décanteur secondaire, pour cela on proposer les
ouvrages annexes suivant :

X.4.1-Bassin d’anoxie :
Il permet la dénitrification (transformation des nitrates en azote gazeux) des nitrates formés dans
le bassin d’aération et renvoyés par une recirculation interne. Le temps de passage moyen des
eaux doit être compris entre une et deux heures (calcul sur le débit moyen journalier, en intégrant
la circulation des nitrates, depuis le bassin d’aération). Pour un fonctionnement correct, le bassin
d’anoxie ne doit pas contenir d’oxygène dissous. Comme on a voire dans la figure suivante :

112
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

Figure X.1 : Schéma de principe d’une zone d’anoxie

 Dimensionnement
 Le volume total du bassin :

- Qtpt =3600 m3/h.


- Ts : temps de passage qui est de 1h Ts=60mn.

Donc : ( )

En prend 2 bassins en parallèle de volume unitaire :

⁄ ⁄

 La hauteur du bassin :
On prend une hauteur de 4 m

113
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

 Surface horizontale unitaire:

 La Largeur unitaire :

 la Longueur unitaire :

 Temps de passage : 1 à 2 heures (calculé à partir des débits cumulés transitant dans la
zone).
 Il est important que les agitateurs puissent être orientables dans les plans horizontaux et
verticaux. La puissance de ces agitateurs est fonction de la forme du bassin. Il est
préconisé d’utiliser un minimum de deux pompes pour la recirculation de la liqueur mixte
(concentrée en nitrates). Chaque pompe est à dimensionner sur la base de deux fois le
débit moyen horaire d’entrée, soit au total 400% du débit moyen d’entrée.
 Le bon fonctionnement de la zone anoxique est notamment dépendant de la maîtrise des
débits qu’il convient de vérifier périodiquement. Cela pose parfois un problème pour le
débit des boues : les mesures par empotements sont possibles si les débits sont inférieurs
à 40 m3/h et si l’embout des conduites plongeant dans le bassin peut être facilement
démonté (brides). Une autre possibilité consiste à isoler hydrauliquement la zone
anoxique pour faire la mesure (nécessité d’une vanne de fond entre anoxie et aération).
En dernier ressort, il sera fait appel à la mesure de débit sur conduite en place qui doit
être en charge et de longueur suffisante (2 à 3 m linéaire).
 Si la station démarre avec une charge hydraulique inférieure à 70 % sur une longue
période (plusieurs mois à plusieurs années), il est souhaitable de prévoir à la construction
une canalisation de by-pass de la zone d’anoxie, afin d’éviter de trop longs temps de
séjour.
 La zone d’anoxie est peu adaptée pour des effluents domestiques dont la concentration en
NK est faible (inférieur à 40-50 mg N/l – cas des effluents domestiques dilués).
 Les canalisations entrantes dans la zone d’anoxie doivent plonger pour éviter des
phénomènes d’aération localisés.

114
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

X.4.2-Dégazage :
Le dégazeur Placé à l’aval du bassin d’aération, il facilite l’élimination des bulles d’air présentes
dans la liqueur en transit vers le décanteur secondaire. On limite ainsi les bouchons d’air
générateurs d’à-coups hydrauliques préjudiciables au bon fonctionnement du clarificateur. De
plus, lors du dégazage, des mousses pourront être récupérées et extraites de la file eau.

Figure X.2 : Schéma de principe d’un dégazeur

X.4.2.1-Dimentionnement :

Cet ouvrage est accolé au bassin d’aération, dimensionné sur la base de 1 m2/1000 é[Link]. et 2,5
m2/5000 é[Link]. Pour notre cas 12.5 m2 pour 25000 é[Link] La vitesse de passage est de 60 à 90
m/h sur la somme des débits qui y transitent. Le temps de séjour est de l’ordre de 3 à 5 mn. Le
SATA Finistère préconise 1 m² pour 60 m3/h d’eau brute dans le cas des turbines et 1m² pour 40
m3/h pour l’insufflation. Il est prudent de l’équiper d’un dispositif d’évacuation gravitaire des
flottants et d’une bâche à flottants.

X.4.2.2-Dispositions constructives :

 L’évacuation et la destination de ces refus posent des problèmes similaires à celui des
refus du dégraisseur. Il est possible de les évacuer vers le stockage des boues par
l’intermédiaire d’une pompe péristaltique ou volumétrique, la reprise des refus
s’effectuant en fond de la bâche à flottant.

115
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

 En cas de problèmes biologiques se traduisant par une abondance de mousses en surface


des bassins, les interventions du préposé sur ce poste pourront être fréquentes voire
quotidiennes (évacuation des mousses stockées). Les solutions pour limiter la
prolifération de ces mousses biologiques font appel (en l’état actuel des connaissances) à
la zone de contact ou à la chloration des mousses. Un raclage des mousses peut être prévu
sur le dégazeur.
 Il n’est pas recommandé de placer une cloison siphoïde à l’aval du bassin d’aération de
façon à pouvoir extraire les mousses (formées au niveau du bassin d’aération) à partir du
dégazeur.
 Le diamètre de la conduite de liaison du dégazeur et du bassin d’aération ne doit pas être
inférieur à 150 mm

X.4.3-La déphosphatation :

X.4.3.1-La déphosphatation physico-chimique :

La déphosphatation physico-chimique consiste à ajouter des cations métalliques (sels de fer ou


d’aluminium) dans le bassin d’aération pour provoquer la précipitation des phosphates
(déphosphatation simultanée). La déphosphatation simultanée permet d’atteindre une
concentration en phosphore au rejet inférieur à 2 mg P/l. Pour atteindre une concentration
inférieure à 1 mg P/l, une déphosphatation tertiaire (ajout de réactif après le clarificateur +
décanteur lamellaire par exemple) peut s’avérer nécessaire.

X.4.3.2-La déphosphatation biologique :

La déphosphatation biologique consiste à alterner les phases anaérobie et aérobie (zone


anaérobie de déphosphatation biologique suivie du bassin d’aération). Cette alternance des
phases permet :

 un relargage du phosphore dans la zone anaérobie,


 un ré-assimilation de phosphore en quantité plus importante dans le bassin d’aération
avant l’extraction des boues du clarificateur.

X.4.3.3-Recommandations :

 Temps de contact = 2h00 sur l’ensemble des débits moyens qui y transitent. Prendre
3h00 pour les effluents dilués.
 Les canalisations d’arrivée doivent plonger dans la zone anaérobie pour éviter des
phénomènes d’oxygénation localisés.
 Les effluents d’entrée ne doivent pas être suroxygénés (bassin d’orage …).
 L’oxygénation dans le bassin d’aération doit être intense.
 La recirculation de la boue ne doit pas apporter de NO3
 en quantité trop importante.
 L’âge de boue ne doit pas être trop élevé.

116
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

 Le traitement des boues et le stockage doivent prohiber des retours en tête de


phosphore après relargage dans la file boue (épaississeur gravitaire, retours en tête au
niveau du stockage …).
 La déphosphatation biologique doit être complétée par une déphosphatation physico-
chimique afin de pouvoir pallier à toute défaillance de la zone anaérobie
(dimensionnement du physico-chimique dans l’hypothèse où la déphosphatation
biologique ne fonctionne pas).
 La zone anaérobie doit être by-passable

X.4-Le Décanteur secondaire et l’épaississeur :

Il y a des problème de boues flottante dans le décanteur secondaire en évite ce problème par les
ouvrage annexes qui nous les proposer, et dans l’épaississeur il y a un problème de boues
flottantes et fermentées la cause de ce problème c’est le temps de séjours important, donc il faut
diminuer le temps de séjour par l’exploitant et contrôler cet ouvrage régulièrement En dit que
Tout système visant à ramener en tête du traitement les flottants récupérés est à proscrire
(aggravation des problèmes de bactéries filamenteuses). L’évacuation de ces produits est, en
général, source de difficultés pour l’exploitant. Il y a lieu d’éviter leur contact avec l’eau pour
que les volumes à extraire soient minimisés. De plus, pour réduire les interventions extérieures
générant des coûts supplémentaires (vidangeur), il est utile de prévoir des circuits permettant
l’incorporation de ces produits soit dans la bâche de stockage des flottants du dégazage, soit
directement dans le silo à boues (et non l’épaississeur). Pour éviter de criée un problème
biologique dans l’épaississeur (voir chapitre VIII)

X.6-Traitement tertiaire (désinfection) :

Le traitement biologique ne permet pas à lui seul d’éliminer de façon satisfaisante les germes
pathogènes ; ce qui implique en cas de réutilisation de cette eau épurée pour l’agriculture ou le
nettoyage des chaussés et dans le cas du rejet de ces eaux épurées dans des zones sensibles,
comme le cas en ce moment où cette STEP rejette ces eaux à proximité de la plage El Bahja
alors qu’elle est utilisée pour la baignade, pour cela un traitement de désinfection est avéré
nécessaire. On a proposé pour ce traitement la technique de La chloration/dé-chloration, Depuis
quelques années, pour contrer les effets nocifs du chlore sur la vie aquatique, la dé-chloration
s'est de plus en plus répandue partout dans le monde. La dé-chloration se fait généralement par
addition de bioxyde de soufre (SO2). Il réagit très rapidement au contact du chlore résiduel dans
l'eau et permet d'éliminer la toxicité qui y est associée. Par contre, la concentration en oxygène
dissous de l'eau traitée s'en trouve réduite, parmi ces avantages :

 Tout comme pour la chloration, il s'agit d'une technique bien maîtrisée et relativement

Simple ;

 Ce moyen de désinfection est moins dommageable que la simple chloration. Prévoir un


bassin de chloration suivie d’une dé-chloration précédé d’un filtre à sable comme
système de traitement tertiaire.

117
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

Ce traitement permet de satisfaire la demande en chlore de l'eau et d'éliminer l'ammoniaque en


cas de température basse de l'eau à traiter. Après un temps de contact de deux heures, l’eau est
dé-chlorée par ajout d'anhydride sulfureux.

X.6.1-Dose du chlore à injecter :

La dose du chlore nécessaire dans les conditions normales pour un effluent traité est de 5 à 10

mg/l pour un temps de contact de 30 minutes.

On utilise une dose de 10 mg/l pendant un temps de contact de 30 mn.

X.6.2-La dose journalière en chlore :

X.6.3-Dimensionnement du bassin de désinfection :

Q pt= 3600 m3/ h (débit de pointe au temps de pluie)

Ts = 30 mn

 Le volume du bassin :

Le volume est plus grand alors en prend 2 bassin en parallèle d’un volume unitaire

 La hauteur du bassin :
On prend une hauteur de 3m

 Surface horizontale unitaire:

 La Largeur unitaire :

118
Chapitre X recommandation pour l’amélioration du fonctionnement

 la Longueur unitaire :

Avec :
L : longueur du bassin de désinfection.
B : largeur du bassin de désinfection.

X.7-Conclusion :

Après le diagnostic des problèmes que nous avons fait dans les chapitres précédents,
Ce chapitre c’est le résultat de notre travail que nous avons fait, Et dans lequel nous devons
proposer des solutions, Pour les problèmes de cette station, Afin d'améliorer son fonctionnement.

119
^^"ËËÇvABASAvJËË ^r5ËËÇ5fi
SZ3^
^EËÇ5
Conclusion générale

Conclusion générale :

L'objectif principal de notre travail, était de caractériser les eaux usées, évaluer les performances
épuratoires de la station de Beni-Messous grâce à l’analyse des données issues de l’auto
surveillance de cette station d’épuration à travers le suivi de la charge hydraulique, des
paramètres de pollution physico-chimiques et les corrélations qui existent entre eux
physicochimiques les plus significatifs et calculé les ratios indicateurs de pollution qui nous ont
été utiles pour tenter de décrypter et de mieux comprendre les phénomènes de pollution au sein
de la station. Ces indicateurs permettent de mettre en évidence les optimisations nécessaires à la
station et serviront, une fois mis en place, à piloter l’exploitation de l’installation. Dans notre
travail, nous avons comparés les résultats obtenus aux normes prescrites et aux objectifs fixés par
le constructeur.
Nous nous sommes intéressés à la vérification des paramètres techniques de fonctionnement de
chaque ouvrage pour le débit nominal pour lequel la station a été conçue et pour les débits
entrant à la station durant tous les années d’exploitation. Des propositions de solutions et de
remèdes aux différents problèmes et dysfonctionnements rencontrés au sein de cette station ont
été réalisées.
Nous avons redimensionnés la station pour accueillir une capacité de traitement pour 500 000
[Link] à l’Horizon 2035
Il est à noter que ce travail nous a permet d’approfondir et d’enrichir nos connaissances dans le
domaine d’épuration des eaux usées et d’avoir des informations concrètes sur la situation de
l’épuration en Algérie.
 Après l'étude analytique et l'évaluation que nous avons fait dans cette étude, et qui a donné des
résultats clairs due à l'existence des plusieurs problèmes, au niveau de cette station. Ces
problèmes causés par de nombreuses raisons (conception, exploitation, maintenance), affectent la
qualité de l'eau épurée surtout biologiquement.
 Nous avons constaté que les quantités de phosphore et de l'azote sont élevées. Et elles dépassent
les normes. Ceci Pose une menace pour le milieu récepteur (favorise l’eutrophisation), pour cela
nous avons proposé des ouvrages annexes, pour assurer l’élimination de cette substance
indésirable.
 Aussi, nous avons constaté que cette STEP ne dispose pas d’un traitement tertiaire
(désinfection). Ce qui favorise le développement bactérien dans l'eau épurée cela nous proposent
et dimensionner un ouvrage de désinfection.
 nous avons constaté que la station est conçue pour accueillir 3600 m3/h au moyen, comme
indiqué le premier constructeur.

120
Conclusion générale

 Nous avons étudié le fonctionnement de chaque ouvrage seulement, et Nous avons constaté que
les dégrilleurs et le dessableur-déshuileur sont sur-dimensionner donc on peut utiliser un seul
dégrilleurs, un problème d’ensablement au niveau de déversoir d’orage. Pour cela, il faut faire le
curage régulièrement, et problème de diversement de l’eau prétraité directement dans le bassin
d’alimentation du bassin d’aération sans décantation en cas de l’utilisation d’un seul décanteur
donc il faut surélevés le mur de bassin de répartition.
 Aussi Nous avons remarqué des boues flottante au niveau du clarificateur à cause des gaz et de
dénitrification, Pour cela on a proposent des ouvrages annexes pour éviter ce problème, et
donner des recommandations. Nous avons aussi remarqué des boues flottantes fermentées et
filamenteuses dans le digesteur, à cause de temps de séjour très élevée (surtout dans le ca des
problèmes technique comme la défaillance de la pompe ou l'éclatement de tuyaux), donc il faut
diminuer le temps de séjour et mettre des pompes de secours pour éviter ce problèmes, et
évacuer les boues flottante à l’extérieur du système.
 Nous concevons également une proposition de la STEP pour accueillir une capacité de traitement
50400 m3/j moyen pour 500 000 [Link] à l’Horizon 2035.
 Nous savons qu'il y a plusieurs problèmes dans la station et qui sont parfois difficiles à connaître,
seulement avec une inspection précise au niveau de la STEP, car Il y a des problèmes difficiles à
trouver, on peut connaissant seulement si nous travaillons à l'intérieur de la station.

121
Références Bibliographiques :

 ABDELKADER GAÏD : épuration biologique des eaux usées urbaines, tome 2, office
de publication universitaire, Alger, 1984.
 CANLER Jean-Pierre : Dysfonctionnements biologiques des Stations d’épuration ;
1993
 Christophe DAGOT et Julien LAURENT ; Module d’enseignement ASTEP ; 2014 
 Claude CARDOT : Techniques appliquées au traitement de l’eau ; Edition : Ellipses ;
1999.
 Claude CARDOT : Les traitements de l'eau ; Edition : Ellipses ; 1999.
 DEGREMONT : Mémento technique de l'eau : 10edition- Paris : Degrémont, 2005.
 Deshayes MATTHIEU : Guide pour l’établissement des plans d’assurance de la
qualité d’épuration des eaux usées ; 2008
 F. EDELINE : L’épuration biologique des eaux ; 1993 4em Edition 
 [Link] : L’analyse de l’eau ; 2009 
 Joseph PRONOST et al : Station d’épuration ; disposition constructive pour améliorer
leur fonctionnement et faciliter leur exploitation ; 2002
 HOULI. S : Cours d’épuration; 2007 
 Mimoun Yousef : optimisation du fonctionnement de station d’épuration par boues
activées ; mémoire fin d’étude 2012 ; 
 Rodolphe Sardeing, Martine Poux et Catherine Xuereb : Procédé d’oxygénationet de
brassage pour le traitement biologique des eaux usées ; 2005
 ROGER Pujol, ALAIN Vachon et GY Martin : guide technique sur le foisonnement
des boues activées ; 2003
 Satin Marc, Béchir Selmi, Régris Bourrier : guide technique de l’assainissement ; 1999

 W.W. Eckenfelder : Gestion des eaux usées urbaines et industrielles ; 1982

Site web :

 [Link]
V )
ANNEXES

Annexe 1

Zone d’activité/ Industrie Activités Catégorie


commune
Sanofi Aventis Production Industrie
(Institut Medical Pharmaceutique Pharmaceutique
Algerien)
AIN BENAIN Sarl Safil Filature
Sarl Sotissep Fabrication Do Industrie Textile
Serviettes Et Tissus
Sarl Virginal Eponges Industrie Textile
Snc Errochd Savonnerie Industrie Chimique
Eurl Splenoid Fabrication Et Ndustrie Chimique
Commercialisation De
Produits Cosmétiques
MVL Cuir (Entreprise Maroquinerie Et Industries Divers
Nationale Vêtements De Cuir
Demarcouennerieet
De Vetements De
Libeles)
L'entreprise Nationale Fabrication Do Industrie Chimique
De Peinture (Enap) Peinture
Mac Style Spa Production Do Industries Divers
Chaussures
Minoterie Industrielle Minoterie Industrie
De Cheraga Mic Agroalimentaire
Sarlasprim Imprimerie Imprimerie
Sarlbeydjamel Confiserie Industrie
CHERAGA Agroalimentaire
Sarl Drageor Confiserie Industriel Industrie
Agroalimentaire
Sarl Floreal Fabrication De Industrie Chimique
Produits Cosmétiques
Sarl Priplait (Soplait) Fromagerie Industrie
Agroalimentaire
ANNEXES

Sarl Laiterie Alioua Fabrication Do Bit On Industrie


Sachets Agroalimentaire
Sarl Mazafroid Production Do Crème Industrie
Glacée, Chocolat Et Agroalimentaire
Biscuit
Arl Naceri Rachid Fabrication Des Industrie Chimique
Produits Cosmétiques
Sarl Proalimex Fabrication Do Pâtes Industrie
Alimentaires Agroalimentaire
Sarl Prodimex Conditionnement Des Industrie Chimique
Cosmétiques
Sarlquatro Torréfaction Industrie
Agroalimentaire
Sarl Safl Fromagerie Industrie
Agroalimentaire
Sarlsopalux2000 Parfums Et Ndustrie Chimique
Cosmétiques
Sarltammy Fromagerie Industrie
Agroalimentaire
Societe Haddadi Industrie De Volets Industrie
Roulants Et Metallurgique Et
Fermetures Siedrurguque
Dar Eodaoua Dépôt De Produits Industrie
Pharmaceutiques Pharmaceutique
Sarlwafa Conversion De Papier Industrie Textile
Tissu
Sarl Cam Sav Algerie Montage Des Industrie Mecanique
Machines Industrielles Et Automobile

Imprimerie Safifob Imprimerie Imprimerie


Industrielle
Sarl [Link] Fabrication Des Industrie Du Plastique
Panneaux Et
Emballage En
ANNEXES

Polystyrène
Sarl Propharmal Production Industrie
Pharmaceutique Pharmaceutique

Sarl Pharmalliance Production Industrie


Pharmaceutique Pharmaceutique

Sarl [Link] Produis Et Additifs Industrie


Chimiques De Agroalimentaire
L’agroalimentaire
Laboref Production D’arômes Industrie
Alimentaires Agroalimentaire
Sarl Plastic African Transformation De Industrie Du Plastique
Plastique

STAOUALI Sarl Plastic Nord Transformation De Industrie Du Plastique


Africain Matières De Base
Plastique, Emballages
Pour
Cosmétiques Et
Pharmaceutiques

Unitex (Union Tissage Industrie Textile


Industrielle Textile)

Aluor Construction Industrie


Aluminium, Murs, Metallurgique Et
Rideaux Siderurgique
Tableau V.4 : les activités industrielle qui rejets dans le réseau raccordé à la de BENI
MESSOUS Source : (DRE [Link])
ANNEXES

Annexe 2

année Q(m3 /s) V(m/s) Perte de


charge(mm)
Q moy Qp Q moy Qp Q moy ts Q p tp
ts ts
Nomi 0.57 1.52
nal
varia
nt 1 0.42 1.12 3.39 24.15
Nomi 0.41 1.00
nal
varia
nt 2 0.30 0.74 1.73 10.54
2008 0.28 0.77 0.20 0.57 0.77 6.25
2009 0.31 0.61 0.22 0.45 0.93 3.89
2010 0.33 0.64 0.24 0.47 1.108 4.25
2011 0.36 0.72 0.26 0.53 1.30 5.40
2012 0.38 0.69 0.28 0.51 1.50 5.00
2013 0.39 0.84 0.28 0.62 1.50 7.40
2014 0.39 0.71 0.28 0.52 1.50 5.20
Tableau VIII.3 : vitesses et perte de charge en fonction des débits nominaux et pour chaque
année d’exploitation

année Q(m3 /s) V (m/s) Perte de


charge(m)
Qmoy Qp tp Qmoy Qp tp Qmoy ts Qp tp
ts ts
Nomin 0.57 1.52
al Vr
1 0.86 2.31 3.75 41.35
Nomin 0.41 1.00
al Vr
2 0.62 1.52 1.95 19.29
2008 0.28 0.77 0.42 1.17 0.89 4.01
2009 0.31 0.61 0.47 0.93 1.12 6.36
2010 0.33 0.64 0.50 0.97 1.26 8.05
2011 0.36 0.72 0.54 1.09 1.47 10.96
2012 0.38 0.69 0.57 1.05 1.64 13.64
2013 0.39 0.84 0.59 1.28 1.76 15.71
2014 0.39 0.71 0.59 1.08 1.76 15.71
Tableau VIII.4 : vitesses et perte de charge en fonction des débits nominaux et débits de chaque
année d’exploitation
ANNEXES

année Vitesse Temps de séjour Débit d’aire injecté


ascensionn (min) (m3/)
el (m/h)
Q moy Q p tp Q moy ts Q p tp Q moy ts Q p tp
ts

Nominal
Vr 1 14.2 38.0 7.5 2.8 2462.4 6566.4
Nominal
Vr 2 10.2 25.0 10.5 4.3 1771.2 4320
2008 07.0 19.2 15.4 5.6 1209.6 3326.4
2009 07.7 15.2 13.9 7.0 1339.2 2635.2
2010 08.2 16.0 13.0 6.7 1425.6 2764.8
2011 09.0 18.0 12.0 6.0 1555.2 3110.4
2012 09.5 17.2 11.3 6.2 1641.6 2980.8
2013 09.7 21.0 11.0 5.1 1684.8 3628.8
2014 09.7 17.7 11.0 6.0 1684.8 3067.2
Tableau VIII.7 : les paramètres de fonctionnement du dessableur-dégraisseur
ANNEXES

année Vitesse Temps de Débit d’extraction


ascensionnel séjour (h) des boues (m3/h)
(m/h)
Q moy ts Q p tp Q moy ts Q p tp Q moy ts Q p tp
Nominal 1.55
Varient 1 4.14 2.16 0.81 59 78
Nominal
Varient 2 1.11 2.72 3.01 1.23 42 51
2008 0.76 2.1 4.41 1.60 5.54 30.25
2009 0.84 1.66 3.98 2.02 9.45 47.5
2010 0.9 1.74 3.74 1.92 23.04 49.20
2011 0.98 1.96 3.43 1.71 26.29 49.87
2012 1.03 1.88 3.25 1.78 20.91 41.25
2013 1.06 2.29 3.16 1.47 13.00 30.33
2014 1.06 1.93 3.16 1.73 9.37 28.91

Tableau VIII.8 : valeur des paramètres de fonctionnement du décanteur primaire pour débits
nominaux et pour chaque année d’exploitation

Année La charge La charge âge des boues


massique (kg volumique (Cv) (kg (j)
DBO5 / kg MVS.j) DBO5 /m3.j)

Nominal Vr 1 0.56 1.48 /


Nominal Vr 2 0.21 0.97 /
Janv. 0.22 0.76 6.40
Févr. 0.23 0.71 6.56
Mar 0.19 0.67 7.25
Avr. 0.20 0.61 7.24
Mai 0.28 0.70 7.45
Juin 0.29 0.94 7.45
ANNEXES

Juil. 0.26 0.78 6.71


Août 0.35 0.83 7.42
Sept 0.33 0.83 9.32
Oct. 0.26 0.83 9.49
Nov. 0.21 0.79 9.40
Déc. 0.24 0.71 7.23
Janv. 0.23 0.70 7.58
Févr. 0.17 0.62 6.83
Mar 0.18 0.61 4.78
Avr. 0.17 0.62 4.98
Tableau VIII.9 : Tableau : valeur des paramètres de fonctionnement du bassin d’aération pour
chaque mois à partir de janvier 2014 à avril 2014

Année La vitesse Temps de séjours


ascensionnelle au des boues dans le
Qp clarificateur
3 2
(m /m .h) (min)

Nominal Vr 1 1.15 63.79


Nominal Vr 2 0.75 92.52
2008 0.58 78.22
2009 0.46 106.1
2010 0.48 104.4
2011 0.54 85.98
2012 0.52 82.64
2013 0.63 69.35
2014 0.53 81.53
Tableau VIII.10 : variation des paramètres principale de fonctionnement du décanteur
secondaire pour débits pointes nominaux et pointes annuelle pour chaque année d’exploitation
ANNEXES

année Flux massique Temps de Débit d’extraction


appliqué séjour (h) des boues (m3/h)
(kg MS/m2 /j)
Q moy ts Q p tp Q moy ts Q p tp Q moy ts Q p tp
Nomina
l Vr 1 31.2 86.5 16.4 44.0 20.7 52.8
Nomina
l Vr 2 19.5 52.7 8.3 22.9 14.2 39.6
2014 15.6 31.2 4.2 8.3 9.37 28.91
Tableau VIII.11 : la variation des paramètres principaux de l’épaississeur pour les débits
nominale et pour l’année 2014
ANNEXES

ANNEX 3

Désignations Côtes du Côtes du Plan Cotes


terrain Radier d’eau piézométrique
(m) (m) (m) (m)
Dégrilleurs grossier 13,3 13,3 1,6 14,9
dégrilleurs moyen 13,24 13,24 1.5 14,74
Dessableur-déshuileur 10,2 9,7 3,6 13,3
décanteur primaire 9,3 7,3 3,4 10,7
bassin d’aération 8 6 4,58 10,58
décanteur secondaire 7,5 5,5 3,95 9,45

Tableau IX.3 : récapitulatif des différentes cotes des ouvrages de la STEP (D’prés le
constructeur de la première phase)

Ouvrages Dimensions
unitaire
Dégrilleurs grossier :
- Epaisseur des barreaux (mm) 8
- Espacement des barreaux (mm) 40
- Largeur de la grille(m) 1
- Inclinaison 75°
- Nombre des Dégrilleurs 2
Dégrilleurs moyen :
- Epaisseur des barreaux (mm) 8
- Espacement des barreaux (mm) 15
- Largeur de la grille(m) 1.5
- Inclinaison 75°
- Nombre des Dégrilleurs 2
Dessableur-déshuileur :
- Volume (m3) 275.5
- Longueur 11.6
- Largeur (m) 6
- Hauteur (m) 4
- Nombre des bassins 2
Décanteur primaire :
- Volume (m3) 2062.5
- Diamètre (m) 27
- Hauteur (m) 3.4
- Nombre des bassins 4
ANNEXES

Bassin d’aération :
- Volume (m3) 4812.5
- Longueur (m) 57.5
- Largeur (m) 18.32
- Hauteur (m) 4.58
- Nombre des bassins 4
Clarificateur :
- Volume (m3) 7150
- Diamètre (m) 48
- Hauteur (m) 3.95
- Nombre des bassins 4
Épaississeur :
- Volume (m3) 2536
- Longueur (m) 18.4
- Largeur (m) 18.4
- Hauteur (m) 3.5
- Nombre des bassins 4
stabilisateur :
- Volume (m3) 2536
- Longueur (m) 36
- Largeur (m) 17.5
- Hauteur (m) 4
- Nombre des bassins 4
Bassin de Désinfection :
- Volume (m3) 668
- Longueur(m) 17
- Largeur(m) 13.5
- Hauteur(m) 3
- Nombre de lampes 9
- Nombre des bassins 8
Tableau IX.4: Tableau récapitulatif des résultats des dimensions
de la STEP BENI MESSOUS

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