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Fonction Hépatique

Le document traite des explorations des fonctions hépatiques, en détaillant les marqueurs biologiques associés à la cytolyse, la fonction excréto-biliaire, l'insuffisance hépatocellulaire, et la cirrhose. Il présente également les méthodes de dosage, les valeurs de référence, et les principales pathologies hépatiques, ainsi que les circonstances de découverte et les diagnostics étiologiques. Enfin, il aborde les conséquences cliniques des altérations hépatiques et les marqueurs non invasifs de la fibrose.

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Le document traite des explorations des fonctions hépatiques, en détaillant les marqueurs biologiques associés à la cytolyse, la fonction excréto-biliaire, l'insuffisance hépatocellulaire, et la cirrhose. Il présente également les méthodes de dosage, les valeurs de référence, et les principales pathologies hépatiques, ainsi que les circonstances de découverte et les diagnostics étiologiques. Enfin, il aborde les conséquences cliniques des altérations hépatiques et les marqueurs non invasifs de la fibrose.

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Exploration au Labo des fonctions hépatiques

 Patient à jeun depuis au moins 10 Heures. 1- Marqueurs biologiques de la cytolyse hépatique : Transaminases (ASAT/ALAT),
 Tube sec ou hépariné. LDH, Vit B12, Fer sérique.
 Acheminement rapide au laboratoire : dans 2- Marqueurs biologiques de la fonction excréto-biliaire :
l’heure qui suit. + Bilirubine et pigments biliaires, Cholestérol, sels et acides biliaires.
Transport à l’abri de la lumière : Bilirubine + Les enzymes de cholestase (PAL, GGT, 5’Nucléotidase).
photosensible +++. 3- Marqueurs biologiques de l’insuffisance hépatocellulaire :
 Eviter l’hémolyse +++. + Défaut de synthèse (Albumine, facteurs de coagulation).
 Conservation de l’échantillon : 7 jours à +4°c + Fonction d’épuration plasmatique (Ammoniac, tests d’épuration hépatobiliaire).
à l’abri de la lumière. 4- Marqueurs biologiques de la cirrhose et de la fibrose hépatiques :
+ Sd inflammatoire (Electrophorèse des protéines sériques, protéines de l’inflam).
+ Fibrose hépatique (scores hépatique).
Méthode de dosage Intérêt clinique
 Méthode colorimétrique / Jendrassik- Valeurs de références
Grof (diazotation) : Adulte Nouveau-né
BT = 4 - 12 mg/l
+ La plus utilisée +++.
BC = 0 - 3 mg/l BT = BNC < 100 mg/l
+ Action d’un diazoréactif (acide sulfanilique
BNC = 2- 10 mg/l BT > 150 mg/l → exsanguino-transfusion
diazoté) : coupure de la molécule de la
BNC : approx 70% de la bilirubine totale
bilirubine en deux azobilirubines colorées en
-> L’ictère c’est la traduction clinique d'une  de la bilirubine sérique :
bleu à pH alcalin, rouge à pH neutre ou acide.
 Pas de signes cutanéo-muqueux : BT < 25 mg.
+ La bilirubine conjuguée (BC) ou directe :
 Un ictère conjonctival : 25 < BT < 45 mg/l.
réagit immédiatement en solution aqueuse.
 Ictère cutané franc : BT > 45 mg/l.
+ La bilirubine non conjuguée (BNC) ou
indirecte : nécessite l’ajout d’un accélérateur  de BNC et
(benzoate de sodium).  de BNC => Ictère à bilirubine  de BC = > Ictère à BC. de BC =>
Bilirubine + La bilirubine totale (BT) est calculée : libre. Ictère mixte.
BT = BNC+ BC.  Cause extra-hépatiques par hémolyse :  Causes extra-hépatiques : -> Hépatites
+ Anémies hémolytiques. - lithiase du cholédoque. virales,
+ Maladie hémolytique du nouveau-né. - Cholangite sclérosante. toxiques.
 Causes hépatiques par défaut de - Sténose, Carcinome des voies biliaires.
conjugaison : - Cancer du pancréas, pancréatite chronique.
+ Maladie de Gilbert, Maladie de Criggler-  Causes intra-hépatiques :
Najjar. - Hépatites virales, parasitaire, auto-
+ Ictère transitoire du prématuré et du immune, médicamenteuse.
nouveau-né. - Cirrhose biliaire primitive.
- Cholestase gravidique.
- Atteintes du transport canaliculaire de la
BC : Maladie de Dubin-Johnson et de Rotor.
Intro + Méthode de dosage Intérêt clinique
Aspartate AminoTransférase (ASAT) ALanine AminoTransférase (ALAT) ✓ Valeurs de référence : ASAT : 10 – 40 U/L ALAT : 10 – 35 U/L.
Glutamate-Oxaloacétate Transaminase Glutamate-Pyruvate + Augmentation dans quasi toutes les maladies hépatiques.
(GOT) Transaminase (GPT) + L’augmentation n’est pas corrélée à la sévérité de l’atteinte hépatique.
 Trouvée dans de nombreux tissus (foie,  Trouvée dans le foie. + Ne permet pas le diagnostic différentiel des atteintes hépatiques.
myocarde, muscles squelettiques, GR,  Confinée au cytosol. + Affections extra-hépatiques :  des ASAT dans IDM, myocardite, atteinte des
reins, pancréas).  ½ vie plasmatique : 50 h. muscles squelettiques.
 2 isoenzymes :  des transaminases Étiologie
+ ASAT mitochondriale : 80% de l'activité Augmentation importante
ASAT totale, ½ vie plasmatique : 6 h. Hépatite aigue
(> 10 à 20 fois la normale)
+ ASAT cytoplasmique : 20% de l'activité Alcoolisme (ASAT/ALAT > 1), stéatose, hépatite
ASAT totale, ½ vie plasmatique : 14 h. Augmentation modérée
(virale, toxique, auto-immune), maladie de
 À 37°C en présence de phosphate de pyridoxal (Vit B6) : IFCC. (> 3 fois la normale)
surcharge (Wilson, hémochromatose).
 Réaction action principale + réaction auxiliaire indicatrice couplée aux
coenzymes nicotiniques. + Pathologie hépatique débutante.
Augmentation minime
 Mesure de la ↓ de l’absorbance à 340 nm provoquée par l’oxydation du + Pathologie extra- hépatique (fièvre, effort,
(< 3 fois la normale)
NADH en NAD. insuffisance cardiaque).
+ Présentes dans tous les tissus (plusieurs isoenzymes) : foie, os, placenta… ✓ Valeurs de référence :
• Localisation au niveau du foie :  Chez l’adulte : 100 à 290 UI/L.
Phosphatases alcalines

+ Dans les microvillosités des canalicules biliaires.  Chez l’enfant en période de croissance : 180 à 1200 UI/L.
+ A la surface sinusoïdale des hépatocytes.
• Substrats : • Augmentations physiologiques :
+ Naturels : Pyrophosphate, Phosphosérine, Phosphatidyléthanolamine. + ↑ au 3ème trimestre de Grossesse : Femme enceinte : 2x N (origine
+ Synthétique : 4-nitro-phénylphosphate (dosage). placentaire).
(PAL)

• Rôle physiologique : minéralisation osseuse. • ½ vie : 7 jours. + ↑ Remaniement osseux (vieillissement).


PAL totales Dosage des isoenzymes
+ Les PAL à pH 10.5 hydrolysent + Distinguer entre origine hépatique ou • Causes pathologiques :
le paranitrophényl- phosphate osseuse de  des PAL. + Atteintes hépatobiliaires, Atteinte osseuse.
incolore en paranitrophénol + Inactivation à la chaleur : 15 min à 56°C : + Tumeurs malignes exprimant des isoenzymes spécifiques.
libre de couleur jaune PAL osseuse très labile.
photomètrable à 405 nm. + Technique électrophorétique.
+ Techniques immunochimiques.
+ N’est pas très demandée en routine. 1- Il est mesuré conjointement aux PAL sur AMP ✓ Valeurs de référence : < 17 U/L.
+ Enzyme retrouvée dans la membrane des canalicules (adénosine-monophosphate). + Plus spécifique du foie que les PAL totales : utile
biliaires, dans le cerveau et le rein. 2- On refait la mesure en ajoutant du nickel chez l’enfant et la femme enceinte.
+ Elévation est parallèle à celle des PAL, mais  sensible. (Ni2+) qui inhibe seulement la 5’-NU. + N’est pas inductible comme la γGT : intéressante
+ Il s’agit d’une PAL spécifique de mononucléotides. 3-Par différence entre les deux mesures, on dans le suivi des hépatopathies toxiques.
détermine l’activité de la 5’-nucléotidase.
• Enzyme cytoplasmique essentielle à la glycolyse anaérobie. ✓ Valeurs de référence : LDH (pyruvate -> lactate) : 200 à 380 U/L.
• Catalyse l'oxydation réversible du lactate en pyruvate. + L’âge et le sexe n’influencent pas les valeurs de référence.
• Présente dans toutes les cellules de l'organisme. ✓ Contexte clinique :
• Elle est abondante dans : Foie, Cœur et Muscle squelettique, GR et Rein. + Maladie hépatique : intérêt moins que l’ALAT.
• L'équilibre de la réaction dépend du pH. + Maladie musculaire : intérêt moins que la CPK.
• L’activité est déterminée en mesurant ✓ Actuellement des marqueurs plus sensibles et plus spécifiques.
la  de l’absorbance à 340 nm.
 Glycoprotéine membranaire. ✓ Variations physiologiques :
γ-Glutamyl transférase

 Glutamyl-transpeptidase : transport des acides aminés ou de peptides sous forme + Homme (< 50 UI/ L sérum). Femme (< 30 UI/ L sérum).
de dérivés γ-glutamyl. +  idiopathique chez 1 à 2 % de la population.
sérique (γ-GT)

 Localisation ubiquitaire : système hépatobiliaire, pancréas, rein, intestin, prostate. + Période néonatale : X 7 à 8.
 Présente dans la bile (100 fois plus  que dans le sérum). ✓ Causes d’augmentations :
 La vitesse de formation de la 4-nitraniline (jaune) est proportionnelle à l’activité de • Maladies hépato-biliaire : • Nombreuses affections extra-
la γ-GT. + L’indicateur le plus sensible. hépatiques :
+ La concentration est déterminée en mesurant ↑ de l’absorbance à 412 nm. + Corrélation avec la PAL. + Atteintes pancréatiques, Diabète.
• Induction enzymatique : Alcool, + Insuffisance cardiaque.
Médicaments : phénobarbital, • Marqueur sensible mais peu
paracétamol. spécifique de l’atteinte hépatique.
Principales pathologies hépatiques
• 2 types d’altération : • Diagnostic : Clinique, Biologique et Radiologique
+ Prédominance d’une atteinte hépatocellulaire. (échographie parfois Scanner ou IRM).
+ Prédominance d’une cholestase. • 4 syndromes hépatiques majeurs : hépatites,
• Circonstances de découverte : cholestase, insuffisance hépatocellulaire,
+ Fortuite : bilan biologique standard. Fibrose/cirrhose.
+ Interrogatoire ++ : ✓ Médicaments, Alcool.
✓ FDR viraux (transfusions, toxicomanie).
+ Clinique : fatigue, ictère, coliques hépatiques, ascite.
⬧ Définition : Lésion de la membrane hépatocytaire ou ⬧ Diagnostic étiologique :
des organites intracytoplasmiques. + Hépatites virales : VHA, VHB, VHC.
⬧ 2 Types de cytolyse : Aigue ou Chronique (6 mois). + Hépatites alcooliques.
⬧ Conséquences : libération du contenu hépatocytaire + Hépatites médicamenteuses toxiques :
+ Enzymatique : ALAT, ASAT, LDH. paracétamol, AINS.
– < 10 x N : élévation modérée. + Hépatites auto-immunes.
– > 10 x N : élévation importante. + Hépatite stéatosique non alcoolique : obésité,
– Rapport ASAT/ ALAT < 1. diabète, dyslipidémie.
– Aucune corrélation entre taux transaminases et Pc.
+ Non enzymatique : fer, transferrine, ferritine.
 Définition :  ou arrêt du flux biliaire => Reflux + Urines foncées par la présence d’urobiline.
dans le sang de la BC et autres substances + Selles claires par défaut de pigments biliaires.
normalement éliminées dans la bile. + Selles grasses (stéatorrhée) par défaut
 La traduction clinique, +/- manifeste selon la durée d’absorption intestinale des lipides.
et l’intensité de la cholestase : + Prurit par accumulation d’acides biliaires.
+ Ictère cutanéo-muqueux par accumulation + Troubles de la coagulation par défaut d’absorption
plasmatique de BC. intestinale de la vitamine K.
 Définition : l’ensemble des manifestations en lien
 Altération des fonctions d’épuration :
avec une  ou arrêt des fonctions de l’hépatocyte.
+  de l’amoniémie : Encéphalopathie hépatique.
hépatocellulaire

 Conséquence :
L’insuffisance

+  de l’urée.
  des fonctions de synthèse :
 Altération de la fonction biliaire :
+ des facteurs de coagulation : Sd hémorragique.
+ Hyperbilirubinémie à BC => Ictère.
I, II, V, VII, IX et X exploré par le taux de prothrombine
 Etiologie :
(TP), le dosage du facteur V+++ (synthèse
+ Hépatites virales ou non virales.
indépendante de la vitamine K).
+ Cirrhose hépatique : alcoolique, virale, maladie
+ Albumine :  pression oncotique avec œdèmes.
métabolique (chez les enfants).
 de la filtration glomérulaire.
+ Hépatocarcinome primitif ou métastatique.
+ Transferrine, Haptoglobine.
 Définitions :  Conséquence :
+ Cirrhose (OMS) : processus diffus caractérisée par la + Insuffisance hépato-cellulaire :  TP et facteur V,
fibrose et l’altération de l’architecture normale du foie hypoalbuminémie.
avec des nodules de structure anormale. + Hyperbilirubinémie et cytolyse modérées.
+ Fibrose : réponse à une agression prolongée et à la + Syndrome inflammatoire : Bloc β-γ à
réaction inflammatoire. l’électrophorèse par dépôt d’IgA.
 Marqueurs non invasifs de la fibrose
+ Alternative de la ponction biopsie hépatique (Gold  FibroMètreV : Il associe 9 marqueurs sanguins :
standard mais invasive). plaquettes, TP, ASAT, ALAT, α2-macroglobuline,
+ Algorithmes de calcul à partir de marqueurs bilirubine totale, γGT, acide hyaluronique, urée.
biochimiques en plus de l’âge et du sexe.  Hépascore : score calculé à partir de 4 marqueurs :
+ En 2008, l’HAS a donné un avis sur l’intérêt de 3 l’α2-macroglobuline, la bilirubine totale, la γGT et
méthodes non invasives de mesure de la l’acide hyaluronique.
fibrose/cirrhose hépatique :  FIB-4 index : âge, ALAT et plaquettes.
 Fibrotest : α2-macroglobuline, bilirubine total, - Non breveté, disponible gratuitement en ligne.
γGT, haptoglobine et l’apolipoprotéine A1. Si on - Le plus indiqué en dépistage.
rajoute l’ALAT il prend le nom d’Actitest .
- Un score variant de 0 à 1, corrélé au degré de
fibrose établi par la PBH (stades F0 à F4 de METAVIR).
➢ Récapitulatif 2 : L’utilisation des marqueurs biologiques pour la PEC d’une atteinte hépatique 

1. Diagnostic positif d’une atteinte hépatique :


• Si bilirubine totale, aminotransférases, PAL et γ-GT sériques normales => on peut exclure presque
toutes les atteintes hépatiques.
• Résultats normaux si cirrhose compensée ou petite tumeur hépatique.
2. Diagnostic étiologique :
• Analyses de base => différencier atteinte du parenchyme et cholestase.
• Pas de diagnostic étiologique.
• Analyses les plus discriminatives : aminotransférases et PAL.
• Examens complémentaires indispensables à un diagnostic spécifique.
3. Pronostic et sévérité de l’atteinte : temps de prothrombine et albumine sérique.
4. le suivi d’une atteinte hépatique et évaluation la réponse au traitement :
• Atteinte parenchymateuse aiguë : aminotransférases.
• Atteinte chronique : bilirubine, albumine et temps de prothrombine.

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