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Midterm Sol Avecnotes

Le document présente une solution d'examen de thermodynamique, incluant des exercices sur les gaz parfaits et le modèle de van der Waals. Les étudiants doivent démontrer des concepts tels que la compressibilité et l'écart par rapport aux modèles théoriques. Les solutions incluent des calculs de pression, de volume et de travail dans divers scénarios thermodynamiques.

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Le document présente une solution d'examen de thermodynamique, incluant des exercices sur les gaz parfaits et le modèle de van der Waals. Les étudiants doivent démontrer des concepts tels que la compressibilité et l'écart par rapport aux modèles théoriques. Les solutions incluent des calculs de pression, de volume et de travail dans divers scénarios thermodynamiques.

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College of Computing / UM6P Thermodynamique

Solution de l’examen de mi-semestre (2 heures)


Instructions : Aucun document n’est autorisé. Seule la calculatrice est permise. Les étudiants doivent porter une grande
attention à la rédaction et au sens physique de leurs résultats.
Rappel : On rappelle ici quelques constants et définitions :

✓ Constante universelle des gaz parfaits R = 8.31 J/(mol · K)

✓ Coefficient de dilatation isobare α = V1 ∂V



∂T P

✓ Coefficient de compressibilité isotherme χT = − V1 ∂V



∂P T

✓ Coefficient de compressibilité isobare β = P1 ∂P



∂T V

Exercice #1 L’argon est un gaz noble (M (Ar) = 39.95 g/mol) dont voici quelques données thermodynamiques :

Température (K) Pression (bar) Volume molaire (L/mol)


200 15.858 1.00
300 24.591 1.00

1. [1pt] Montrer que ces données présentent un léger écart avec le modèle du gaz parfait.
2. [2pt] En utilisant l’équation de van der Waals :
 
a
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P + 2 (Vm − b) = RT
Vm
déterminer les paramètres a et b à partir des données fournies.
3. On place 100 g d’argon dans une enceinte de volume V = 1.0 L à la température T = 250 K.
(a) [1pt] Calculer la pression en supposant un gaz parfait.

Thermodynamique
(b) [1pt] Calculer la pression avec le modèle de van der Waals.
(c) [1pt] Comparer avec la pression expérimentale mesurée p = 48.8 bar et conclure.

solution
1. Le modèle du gaz parfait prévoit, d’une part, que le quotient pVm /T reste constant, et d’autre part, que sa valeur
corresponde à la constante des gaz parfaits R = 8.314 J.K−1 mol−1 . On obtient :

Température (K) Pression (bar) Volume molaire (L/mol) pVm /T (J.K−1 mol−1 )
200 15.858 1.00 7.93
300 24.591 1.00 8.20

Manifestement, le modèle du gaz parfait ne convient pas tout à fait ; on observe un écart de quelques pourcents.
2. La table de données correspond au même volume molaire mais à deux températures et pressions différentes. On a
donc deux équations :

RT1 a
p1 = − ,
Vm − b Vm2
RT2 a
p2 = − 2.
Vm − b Vm

En soustrayant ces relations, on obtient :

R R(T2 − T1 )
p2 − p1 = (T2 − T1 ) soit b = Vm − .
Vm − b p2 − p1
Numériquement, on trouve :

8.314 × (300 − 200)


b = 1.00 × 10−3 − = 48.0 × 10−6 m3 mol−1 .
(24.591 − 15.858) × 105

1
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Le paramètre a se calcule à partir d’une des deux équations :


 
RT1
a= − p1 Vm2 .
Vm − b
Numériquement,
 
8.314 × 200
a= − 15.858 × 10 × (1.00 × 10−3 )2 = 0.161 J.m3 mol−2 .
5
1.00 × 10−3 − 48 × 10−6
3. (a) En vertu de la loi du gaz parfait, la pression vaut :

nRT mRT 100 × 10−3 × 8.314 × 250


p= = = = 5.20 MPa.
V MV 39.95 × 10−3 × 1.00 × 10−3
(b) En utilisant le modèle de van der Waals, on obtient :

RT a V VM
p= − , avec Vm = = = 0.3995 × 10−3 m3 mol−1 .
Vm − b Vm2 n m
Numériquement, on trouve p = 4.90 MPa.
(c) La valeur obtenue par le modèle de van der Waals est plus proche de la valeur expérimentale (4.88 MPa), ce
qui en fait un modèle plus fiable. Par exemple, ce modèle permet d’expliquer (au moins qualitativement) la
transition liquide-gaz, ce que ne permet pas le modèle du gaz parfait.
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Exercice #2 On considère une mole d’un gaz de Joule obéissant à l’équation d’état suivante :
P (Vm − b) = RT
où Vm est le volume molaire du gaz.

1. [1pt] Déterminer le coefficient de compressibilité isotherme du gaz de Joule χT,GJ en fonction de Vm , P et b.

Thermodynamique
2. [1pt] Retrouver l’expression χT,GP dans le cas d’un gaz parfait.
3. [2pt] Exprimer l’écart relatif :
χT,GJ − χT,GP
χT,GP
et comparer les compressibilités du gaz de Joule et du gaz parfait.

solution
1. Coefficient de compressibilité isotherme
Le coefficient de compressibilité isotherme est défini par :
 
1 ∂Vm
χT = − .
Vm ∂P T

À partir de l’équation d’état, on exprime Vm en fonction de P :


RT
Vm = + b.
P
En dérivant cette relation par rapport à P à température constante, on obtient :
 
∂Vm RT
=− 2.
∂P T P

d’où  
1 b
χT = 1−
P Vm
2. Cas du gaz parfait
Soit on le fait par calcul. En effet, l’équation d’état devient P Vm = RT , soit Vm = RT
P . En dérivant par rapport à P :
 
∂Vm RT
=− 2.
∂P T P

2
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Le coefficient de compressibilité du gaz parfait est alors :


 
1 RT RT RT 1
χT,GP = − − 2 = 2 = 2 RT = .
Vm P P Vm P P P

Soit on le déduit de la question précédent en faisant tendre b vers 0.


3. Écart relatif des compressibilités
L’écart relatif entre les compressibilités du gaz de Joule et du gaz parfait est donné par :
χT,GJ − χT,GP b
=−
χT,GP Vm
donc :
χT,GJ < χT,GP .
Cela signifie que le gaz de Joule est moins compressible que le gaz parfait.

Exercice #3 On considère une mole d’eau liquide caractérisée par P0 = 1.0 bar, T0 = 293.0 K, V0 = 10−3 m3 , avec les
coefficients constants suivants : α = 3 × 10−4 K−1 et χT = 5 × 10−10 Pa−1 .

1. [2pt] Montrer que l’équation d’état est :


V
ln = α(T − T0 ) − χT (P − P0 ).
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V0

2. [1pt] Calculer le volume molaire sous P = 1000 bars et T = 293 K.


3. Une mole d’eau liquide est enfermée dans une bouteille métallique de volume V0 constant. Suite à un incendie, la
température passe de T0 = 293 K à T = 586 K.
(a) [2pt] Déterminer la pression P dans le récipient et commenter.

Thermodynamique
(b) [2pt] Comparer avec le cas d’un gaz parfait.

solution
1. Équation d’état
Le volume molaire V dépend de la pression P et de la température T , donc on considère la différentielle totale :
   
∂V ∂V
dV = dT + dP.
∂T P ∂P T

Par définition :    
1 ∂V 1 ∂V
α= , χT = − .
V ∂T P V ∂P T
D’où :    
∂V ∂V
= αV, = −χT V.
∂T P ∂P T
En intégrant ces expressions entre (P0 , T0 , V0 ) et (P, T, V ), on obtient :
Z V Z T Z P
dV
= αdT − χT dP.
V0 V T0 P0

Ce qui donne :
V
ln = α(T − T0 ) − χT (P − P0 ).
V0
2. Calcul du volume molaire sous P = 1000 bars et T = 293 K
On utilise l’équation obtenue :
V
ln = −χT (P − P0 ).
V0
En remplaçant les valeurs :
V
ln −3 = −(5 × 10−10 ) × (108 − 105 ).
10

3
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V
ln = −(5 × 10−10 ) × (108 − 105 ) = −(5 × 10−10 × 9.99 × 107 ).
10−3
V
ln −3 = −0.04995.
10
V
= e−0.04995 ≈ 0.951.
10−3
V ≈ 9.51 × 10−4 m3 .

3. Pression dans une bouteille métallique sous T = 586 K

(a) Calcul de P
La bouteille étant métallique, le volume reste constant V = V0 . L’équation d’état devient :
0 = α(T − T0 ) − χT (P − P0 ).
On résout pour P :
α
P = P0 + (T − T0 ).
χT
En remplaçant les valeurs :
3 × 10−4
P = 105 + (586 − 293).
5 × 10−10
P = 105 + 6 × 105 × 293.


P = 105 + 1.758 × 108 .


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P ≈ 1.8 × 108 Pa = 1800 bars.


Cette pression est extrêmement élevée, bien au-delà de la résistance d’une bouteille métallique classique. La
bouteille risque donc d’exploser.
(b) Comparaison avec un gaz parfait
Pour un gaz parfait enfermé à volume constant, on utilise la loi :

Thermodynamique
P
= constant.
T
Ainsi, pour un gaz parfait :
T
P = P0 .
T0
586
P = 105 × = 2 × 105 Pa = 2 bars.
293
Ce résultat montre que l’augmentation de pression pour un gaz parfait est bien plus faible que pour un liquide.
Contrairement au gaz parfait, le liquide étant incompressible, toute dilatation thermique entraîne une forte
augmentation de pression.

Exercice #4 On considère 2 litres d’un gaz parfait initialement à une température de 25◦ C et sous une pression de 5 atmo-
sphères (état 1). Ce gaz subit une détente isotherme et occupe un volume final de 10 litres (état 2).

1. Déterminer le travail mis en jeu lorsque la détente s’effectue :


(a) [2pt] de manière réversible ;
(b) [2pt] de manière irréversible ;

À la même température, le gaz est ensuite comprimé pour revenir de l’état 2 à l’état 1.

2. Déterminer le travail mis en jeu lorsque la compression s’effectue :


(a) [1pt] de manière réversible ;
(b) [1pt] de manière irréversible ;

Dans le cas de la transformation irréversible, on considère une évolution rapide du système, réalisée :

✓ à la pression finale dans le cas d’une compression ;


✓ à la pression finale dans le cas d’une détente ;

4
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solution
1. Dans une transformation isotherme réversible, le travail est donné par :
Z V2
Wrev = − P dV
V1

Or, pour un gaz parfait, P V = nRT , donc P = nRT


V .
Z V2
nRT
Wrev = − dV
V1 V

En intégrant :  
V2
Wrev = −nRT ln
V1
En utilisant P1 V1 = nRT , on remplace nRT par P1 V1 :
 
V2
Wrev = −P1 V1 ln
V1

Données :
P1 = 5 atm = 5 × 1.013 × 105 Pa
V1 = 2 L = 2 × 10−3 m3
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V2 = 10 L = 10 × 10−3 m3

Calcul :  
10
Wrev = −(5 × 1.013 × 105 ) × (2 × 10−3 ) × ln
2

Thermodynamique
Wrev = −(1.013 × 106 ) × ln(5)
Wrev = −1630.4 J
2. Dans le cas d’une détente rapide contre une pression extérieure constante Pext , le travail est :
Wirrev = −Pext (V2 − V1 )
On prend Pext = P2 (pression finale). Or, comme la détente est isotherme et que le gaz est parfait, la loi des gaz
parfaits donne :
P1 V1
P2 V2 = P1 V1 ⇒ P2 =
V2
(5 × 1.013 × 105 ) × (2 × 10−3 )
P2 =
10 × 10−3
P2 = 1.013 × 105 Pa = 1 atm
Calcul du travail :
Wirrev = −P2 (V2 − V1 )
Wirrev = −(1.013 × 105 ) × (10 − 2) × 10−3
Wirrev = −810.4 J
Remarque : Le travail récupéré est moindre en détente irréversible qu’en détente réversible.
3. Le travail de compression isotherme réversible est l’opposé de la détente réversible :
Wrev = +1630.4 J

4. Dans le cas d’une compression rapide à pression constante Pext = P1 , le travail est :
Wirrev = −Pext (V1 − V2 )

Wirrev = −(5 × 1.013 × 105 ) × (2 − 10) × 10−3


Wirrev = 4052 J
✓ La compression irréversible demande beaucoup plus de travail que la compression réversible.
✓ L’hystérésis énergétique dans le cas irréversible traduit des pertes (ex. dissipation thermique, turbulences).

5
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Exercice #5 On considère une mole d’air, assimilé à un gaz parfait, subissant successivement les trois transformations suiv-
antes :

✓ une détente isobare de l’état A(T1 , P1 , V1 ) à B(T2 , P2 , V2 = 2V1 ) ;


✓ une compression isotherme de l’état B à C(T3 , P3 , V3 = V1 ) ;
✓ un refroidissement isochore de l’état C à A.

1. [3.5pt] Compléter le tableau suivant (7 valeurs sont à calculer) :

État A B C
P (atm) 1 - -
V (L) - - -
T (K) 300 - -

2. [1pt] Représenter ce cycle dans un diagramme de Clapeyron (P, V ).


3. [3pt] Calculer, en joules, pour
P chaque transformation le travail W , la quantité de chaleur Q, et la variation d’énergie
interne ∆U . Vérifier que ∆Ucycle = 0.

Données : Cp = 1 J/g·K, γ = 75 , Mair = 29 g/mol.

solution
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1. Remplissage du tableau :
A → B : Détente isobare : P1 = P2 = 1 atm
Pour déterminer V1 , T2 et V2 , on utilise l’équation des gaz parfaits :
P V = nRT

Thermodynamique
P1 V1 = nRT1 et V1 = nRT2
P1
V1 = 1 · (0.082) · (300)/1 = 24.6 L

Ensuite, pour la détente isobare, P1 V1 = nRT1 et P1 V2 = nRT2 , ce qui donne :


V2 T2
= =2
V1 T1
T2 = 2 · T1 = 2 · 300 = 600 K
V2 = 2 · V1 = 2 · 24.6 = 49.2 L

B → C : Compression isotherme : T3 = T2 = 2T1


Pour déterminer P3 , on utilise l’équation des gaz parfaits :
P3 V3 = nRT2 et T2 = 2T1 et V3 = V1 = 24.6 L
nRT2 2P1 V1
P3 = = = 2 · P1 = 2 atm
V3 V1

État A B C
P (atm) 1 1 2
V (L) 24.6 49.2 24.6
T (K) 300 600 600

2. Représentation de ce cycle par un diagramme de Clapeyron (P, V ).

6
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P (atm)

C
2P1

P1 A B

V (L)
V1 2V1

3. Calculs pour chaque transformation ainsi que pour le cycle, le travail, la quantité de chaleur et l’énergie interne :
✓ Détente isobare de A à B : P1 = P2 = 1 atm = 105 Pa
Le travail effectué pendant la détente est :
WA−B = −P2 (V2 − V1 ) = −105 · (49.2 − 24.6) · 10−3 = −2.46 · 103 J

La chaleur échangée est donnée par :


QA−B = n · Cp · ∆T = n · Cp · (T2 − T1 )
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QA−B = n · Cp · (2T1 − T1 ) = n · Cp · T1
P1 V1 P1 V 1 γ
QA−B = Cp · = Cp · = P1 V1 ·
R R γ−1
1.4
QA−B = 105 · 24.6 · 10−3 · = 8.61 · 103 J
0.4

Thermodynamique
La variation d’énergie interne est :
∆UA−B = WA−B + QA−B = (−2.46 + 8.61) · 103 = 6.15 · 103 J

✓ Compression isotherme de B à C : T2 = T3 = 600 K, ∆T = 0


La variation d’énergie interne :
∆UB−C = WB−C + QB−C = 0
Le travail effectué pendant la compression est :
Z Z    
nRT V3 P3
WB−C = − P dV = − dV = −nRT2 ln = P2 V2 ln
V V2 P2

WB−C = 2 · 105 · 24.6 · 10−3 · ln 2 = 3.39 · 103 J


QB−C = −WB−C = −3.39 · 103 J
✓ Refroidissement isochore de C à A : V3 = V1 = 24.6 L, ∆V = 0
Le travail effectué pendant le refroidissement est nul :
WC−A = 0

La chaleur échangée est :


QC−A = nCV · ∆T = nCV · (T1 − T3 ) = −nCV · T1
CV 1
QC−A = −P1 V1 · = −P1 V1 ·
R γ−1
QC−A = −105 · 24.6 · 10−3 · (1.4 − 1) = −6.15 · 103 J
La variation d’énergie interne est :
∆UC−A = −6.15 · 103 J
Pour le cycle :
Wcycle = WA−B + WB−C + WC−A = (−2.46 + 3.39 + 0) · 103 = +0.93 kJ

Qcycle = QA−B + QB−C + QC−A = (8.61 − 3.39 − 6.15) · 103 = −0.93 kJ

7
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∆Ucycle = Wcycle + Qcycle = +0.93 − 0.93 = 0


Ou bien :
∆Ucycle = ∆UA−B + ∆UB−C + ∆UC−A = 6.15 · 103 + 0 − 6.15 · 103 = 0

Exercice #6 On s’intéresse à nouveau au gonflage d’un pneu de vélo à l’aide d’une pompe manuelle. On s’intéresse ici
uniquement au premier coup de pompe, décrit cicontre, pendant lequel la soupape (b) reste toujours ouverte.
Le volume de la pompe est Vp = 2, 0 L, celui de la chambre à air est V0 = 5, 0 L (constant), et l’ensemble est à T0 = 300 K.
On note 2 l’état final. On envisage deux moyens de réaliser cette compression :

✓ Soit de façon très lente. Dans ce cas les échanges thermiques ont le temps de s’établir et la température reste constante
égale à T0 .
✓ Soit de façon brutale. Dans ce cas la température du gaz va augmenter et il faudra, après la compression, attendre
qu’elle redescende à T0 .

On suppose dans les deux cas la transformation mécaniquement réversible, et le gaz est modélisé par un gaz parfait d’indice
adiabatique γ = 1.4 (le rapport de ses capacités thermiques à pression constante (isobare)et à volume constant (isochore)).

1. [1pt] Dans le premier cas, que valent la température et le volume final? Donner ensuite l’expression de la pression
finale p2 en fonction de p0 et α = Vp /V0 , et sa valeur.
2. [1pt] Faire de même dans le cas 2. (indice : justifier que c’est identique au cas 1)
3. [1pt] Dans le cas 1 : donner l’expression du travail à fournir au gaz pour le comprimer en fonction de p0 , V1 et α =
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Vp /V0 .
4. Dans le cas 2 il faut décomposer la transformation en deux : de l’état 1 à un état 1’ il s’agit de la compression où le
volume passe de V1 = V0 + Vp à V1′ = V0 ; puis de l’état 1’ à l’état 2 le volume ne change plus et le gaz se refroidit
jusqu’à T0 .
(a) [1pt] Expliquer pourquoi l’étape 1 → 1 ’ peut être supposée adiabatique et réversible.

Thermodynamique
(b) [1pt] Calculer la température atteinte en 1′ (utiliser Laplace sous la forme T V γ−1 = cst).
(c) [1pt] Calculer le travail à fournir au gaz durant l’évolution 1 → 1′ , puis durant 1 → 2.
5. [3pt] Tracer sur un même diagramme p − V les deux cas. Pouvait-on prédire le fait que le travail à fournir est plus
grand pour une des deux compressions? À quoi a servi le surplus de travail fourni dans la compression qui en nécessite
le plus? En conclusion, vaut-il mieux être brutal ou lent?

solution
1. Puisque la température reste constante, nous avons une transformation isotherme. Dans ce cas, la relation s’applique
:

p1 V1 = p2 V2 .

Le volume initial V1 est la somme du volume de la pompe et du volume de la chambre à air :

V1 = V0 + Vp .

Le volume final V2 est simplement V0 (puisque la chambre à air a un volume constant). Ainsi, la pression finale p2
s’obtient par la relation suivante :

V1 V0 + Vp
p2 = p1 = p0 .
V2 V0
Vp
On définit α = V0 , ce qui donne :

p2 = p0 (1 + α).

La température finale est égale à la température initiale, c’est-à-dire T2 = T0 .

8
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2. Le volume final est évidemment le même : V2 = V0 .


La température finale est aussi T2 = T0 , puisqu’il est indiqué qu’on attend suffisamment longtemps pour que la
température redescende à T0 .
On a également n2 = n1 .
En appliquant la loi des gaz parfaits, on a :

n1 RT0 = n2 RT2 .

Comme n1 = n2 et T2 = T0 , cela donne :

p2 = p0 (1 + α) = 1.4 bar,

ce qui est identique au cas précédent, car la pression finale est obtenue en appliquant la loi des gaz parfaits dans l’état
initial.
3. Dans une compression isotherme, le travail W fourni au gaz est donné par la formule :

V2
W = nRT0 ln .
V1

En utilisant n = RT0 , on obtient :


p0 V 1

V2
W = p0 V1 ln .
V1
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En substituant V2 = V0 et V1 = V0 + Vp , nous obtenons :

V0
W = p0 (V0 + Vp ) ln = 236 J.
V0 + Vp

4. (a) Dans le cas d’une compression brutale, la température va augmenter. On suppose que la compression est adia-

Thermodynamique
batique et réversible. Après la compression, la température redescend à T0 . La compression est supposée adia-
batique et réversible car, étant donnée la rapidité du processus, il n’y a pas suffisamment de temps pour que des
échanges thermiques aient lieu avec l’extérieur. Par conséquent, la transformation est adiabatique.
(b) En utilisant l’équation de Laplace pour une transformation adiabatique :

T1 V1γ−1 = T1′ V1γ−1


′ ,
et sachant que V1′ = V0 , on peut exprimer T1′ comme suit :
 γ−1
V1
T1′ = T1 .
V0
Le volume initial V1 = V0 + Vp et T1 = T0 , donc :
 γ−1
V0 + Vp
T1′ = T0 = 343 K.
V0
(c) Le travail fourni au gaz durant l’évolution 1 → 1′ est donné par :
"  #
γ−1
p1 V1 V0
W1→1′ = − 1 = 252 J.
γ−1 V1

Durant la phase 1′ → 2, le volume est constant, donc aucun travail n’est fourni dans cette phase.
5. Dans un diagramme p − V , on peut tracer les deux cas :
✓ Dans le cas 1, la courbe sera une isotherme (courbe hyperbolique).
✓ Dans le cas 2, la courbe sera une adiabatique (courbe avec une pente plus prononcée).
Dans un tel diagramme, le travail des forces de pression reçu par le gaz est égal à l’aire sous la courbe (signe positif
car ici le sens de parcours est vers les volumes décroissants). On pouvait donc prédire que ce travail est plus important
avec la méthode brutale, car l’aire sous la courbe est plus grande.

✓ Cas 2 : compression adiabatique-réversible, puis refroidissement isochore


✓ Cas 1 : compression isotherme

9
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Ce travail supplémentaire a servi à augmenter la température du gaz (jusqu’à 343 K). Mais ceci n’est pas utile puisqu’ensuite
le gaz refroidit, et cette énergie thermique est dissipée vers la pièce et n’est pas récupérable.
En conclusion, tout est une question de temps : si on n’est pas pressé, il vaut mieux pomper lentement !
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Thermodynamique

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