0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues71 pages

Cours Comptabilite

Le document présente un syllabus de comptabilité financière fondamentale, abordant des concepts clés tels que la définition d'entreprise, le cadre conceptuel, et les états financiers obligatoires. Il détaille également les principes comptables fondamentaux et la structure du bilan, qui reflète la situation patrimoniale d'une entreprise. La comptabilité est décrite comme un système essentiel pour enregistrer les flux économiques et fournir des informations financières utiles aux parties prenantes.

Transféré par

josvahmalala
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues71 pages

Cours Comptabilite

Le document présente un syllabus de comptabilité financière fondamentale, abordant des concepts clés tels que la définition d'entreprise, le cadre conceptuel, et les états financiers obligatoires. Il détaille également les principes comptables fondamentaux et la structure du bilan, qui reflète la situation patrimoniale d'une entreprise. La comptabilité est décrite comme un système essentiel pour enregistrer les flux économiques et fournir des informations financières utiles aux parties prenantes.

Transféré par

josvahmalala
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COMPTABILITE FINANCIERE FONDAMENTALE

Mme FARASOA VOLOLONIAINA


Jedidia
SYLLABUS COMPTABILITE

CHAPITRE 1- Notion d’entreprise et comptabilité

CHAPITRE 2- Cadre Conceptuel

CHAPITRE 3- Le bilan

CHAPITRE 4- Le compte

CHAPITRE 5- Plan comptable

CHAPITRE 6- Le compte de résultat

CHAPITRE 7-Processus comptable (Livre comptable : journal, grand livre, balance)

CHAPITRE 8-Opération courante

CHAPITRE 9- Charge de personnel (établissement d’un livre de paie)

CHAPITRE 10- Travaux inventaire (régularisation compte de gestion, rapprochement


bancaire, amortissement, perte de valeur, bilan final et compte de résultat).
CHAPITRE 1- Notion d’entreprise et comptabilité

ENTREPRISE:

Définition : une unité économique réunissant des ressources organisées et


hiérarchisées dans le but de produire pour le marché des biens ou des services.

Condition de fonctionnement de l’entreprise :

Pour pouvoir bien fonctionner l’entreprise, on a besoin des Ressources et des Moyens.

Les ressources : internes (provenant des propriétaires)et externe subvention, don,


emprunt, crédit effectué au fournisseur).

Les moyens: l’entreprise utilise les ressources dont elle dispose à l’acquisition des
moyens nécessaires pour la mise en marche de l’entreprise, c’est l’ensemble de bien
matériel utilisé par l’entreprise.

Classification :

→ D’après leur nature juridique :

- Entreprises privées : entreprises individuelles sociétaires (propriété


d’un seul individu) ou entreprises sociétaires (apports de capitaux de
plusieurs personnes)/ entreprise commerciale et entreprise
industrielle.
- Entreprise publiques ou semi-publiques

→ D’après leur dimension : en se fondant ; soit sur l’effectif du personnel, soit sur le
chiffre d’affaires, soit sur l’importance des capitaux utilisés,

- Les grandes entreprises


- Les moyennes et les petites entreprises

→ D’après leur domaine d’activité:


- Secteur primaire
- Secteur secondaire
- Secteur tertiaire

Flux: On peut définir un flux comme un mouvement affectant une variable économique
sur une période donnée (mouvements de biens, de services ou de moyens).
- Les flux des biens
- Les flux de services
- Les flux financiers ou flux de monnaie.

Du point de vue de l’entreprise, il est important de noter que ces flux peuvent être de
deux ordres :
- flux internes : quand le flux matérialise une relation entre deux sous-
ensembles de l’entreprise, sans faire intervenir une entité autre que
l’entreprise elle-même.
- flux externes : quand le flux matérialise une relation établie entre
l’entreprise etl’un de ces partenaires.
SCHEMA
Les principaux utilisateurs de l’information comptable

Exemples de flux :
1 - Une entreprise paye à la fin du mois les salaires de ses salariés
2 - Une entreprise achète des matières premières à son fournisseur
3 - Pour financer cet achat, l’entreprise est obligée de contracter un crédit à sa
banque

Par conséquent,
→ L’entreprise doit disposer d’un système d’information permettant de prendre les
bonnes décisions
→ Il est nécessaire pour l’entreprise de garder la trace des transactions menées avec
ses partenaires (fournisseur, acheteur....)
→ Et aussi il est donc nécessaire de pouvoir mesurer le coût de production réel d’un
bien ou d’un service : un système de mesure interne des coûts de production.

D’où la comptabilité, le rôle premier de la comptabilité est alors d’enregistrer l’ensemble


des flux impliquant l’entreprise (soient qu’ils en sont à l’origine, soient qu’ils en sont la
destination), c’est à dire ayant une incidence sur l’un des éléments de son patrimoine.

Il faut également noter que la tenue d'une comptabilité est une obligation juridique et
fiscale :
- la comptabilité est un moyen de preuve à l'égard des Tiers,
- le code du commerce pose le principe que tout commerçant a l'obligation de tenir
une comptabilité,
- de nombreux impôts ont pour assiette des sommes mises en avant par la
comptabilité.

COMPTABILITE: Un système d’organisation de l’informationfinancière permettant de


saisir, classer et enregistrer l’ensemble des flux relatifs à une entreprise afin de pouvoir
fournir, après traitement, un ensemble de données exploitables par les agents
économiques intéressés.

S’agissant des résumes des informations financières, ceux-ci se font dans de rapports
appelés « états financiers». Le plan comptable général 2005 prévoit cinq états financiers
obligatoires:

- le bilan
- le compte de résultat
- le tableau de variation des capitaux propres
- le tableau des flux de trésorerie
- et l’annexe (précisant les règles et méthodes comptables utilisées et
fournissant des compléments d’information sur le bilan et le compte
de résultat.
CHAPITRE 2- Cadre conceptuel pour la préparation et la présentation
des états financiers

Les concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états


financiers sont les suivants :

- convention comptable de base (4)


- caractéristiques qualitatives de l’information financière (4)
- principes comptables fondamentaux (8)

I- convention comptable de base:

1- Convention de l’entité : L’entreprise est considérée comme une entité


comptable autonome et distincte de ses propriétaires. On doit établir une
nette séparation entre le patrimoine de l’entreprise et celui de ses
propriétaires.
2- Convention de l’unité monétaire : On doit utiliser une seule unité de
mesure pour enregistrer les transactions d’une entreprise.
3- Comptabilité d’exercice : Les effets de transactions et autres évènements
sont comptabilisés quand ils surviennent.
4- Principe comptable de continuité d'exploitation : on doit se placer dans la
perspective d'une continuité de l'exploitation et non d'une liquidation, sauf,
bien entendu, pour les éléments du patrimoine qu'il a été décidé de
liquider ou si l'arrêt ou la réduction de l'activité est prévisible, qu'elle
résulte d'un choix ou d'une obligation.

II- caractéristiques qualitatives de l’information financière (4)

Les caractéristiques qualitatives sont les attributs que doit revêtir l’information
financière qui rendent l’information fournie dans les états financiers utile.
Le cadre distingue quatre caractéristiques qualitatives à savoir :
- L’intelligibilité,
- la pertinence,
- la fiabilité
- et la comparabilité.
1. L’intelligibilité : L’information fournie par les états financiers doit
être compréhensible par les utilisateurs. Le cadre suppose que les
utilisateurs aient une connaissance raisonnable des affaires et de la
comptabilité.
2. La pertinence : Une information est pertinente lorsqu’elle est de
nature à favoriser une prise de décision adéquate pour les utilisateurs.
Une information pertinente doit avoir :
 Une valeur prédictive c’est à dire qui aidera les utilisateurs à prévoir des
résultats et des événements futurs.
 Une valeur rétrospective ou de confirmation dans la mesure ou
l’information financière peut être utilisée pour comprendre ou corriger des
résultats, des événements et des prédictions antérieures.
 Rapidité de divulgation : toute information doit être divulguée au moment
où elle est susceptible d’être utile à la prise de décision.

3. La fiabilité : Une information fiable est une information fidèle,


neutre et vérifiable et n’inclut pas d’erreurs ou de biais.
La fiabilité englobe trois critères :
 La représentation fidèle : c’est la correspondance entre la mesure ou la
description et les faits et transactions qu’elles sont censées traduire.
 La neutralité : l’information comptable est neutre quand elle ne fait pas
l’objet de partie pris.
 La vérifiabilité : elle est matérialisée par des pièces justificatives qui
peuvent être contrôlées à tout moment.

4. La comparabilité
L’information comptable doit être comparable d’un exercice à un autre afin de
suivre l’évolution de la situation financière de l’entreprise.

Remarque: Les contraintes à prendre en considération


Les caractéristiques qualitatives de l’information doivent être appliquées en tenant
compte de deux contraintes ou limites :
 Équilibre avantage/coûts : les avantages obtenus de l’information doivent
être supérieurs au coût de production de l’information.
 Importance relative : toute information divulguée doit avoir une importance
relative. Est considéré importante, toute information comptable dont l’omission
ou l’inexactitude risque d’influencer les décisions prises.

III- principes comptables fondamentaux (8)

1. Le principe d’indépendance des exercices


Le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui le précède et de celui
qui le suit.

2. Le principe d’importance relative

Certains éléments non significatifs peuvent être omis alors que les éléments importants
doivent absolument être présents.

3. Le principe de prudence
Le principe de prudence s'applique aux enregistrements comptables réalisés par une
entreprise. Ce principe, en comptabilité consiste à anticiper toute perte probable, dès
que cette perte est envisagée, et ne pas tenir compte des profits, même s'ils sont
probables, avant qu'ils ne soient actualisés.

4. Le principe de permanence des méthodes

D’un exercice à l’autre, une entreprise doit recourir aux mêmes méthodes pour
établir sa comptabilité afin de rendre les exercices comparables les uns aux autres. Il
est toutefois possible de déroger à titre exceptionnel à ce principe lorsqu’un
changement de méthode peut conduire à une information de meilleure qualité.

5. Le principe du coût historique

L’enregistrement des biens doit se faire au coût d’acquisition pour les biens achetés,
à la valeur vénale pour les biens obtenus gratuitement et au coût de production pour les
biens produits.

6. Principe d’intangibilité d’un bilan d’ouverture

Le bilan d’ouverture d’un exercice est obligatoirement identique au bilan de clôture


de l’exercice qui a précédé.

7. Le principe de prééminence de la réalité sur l’apparence

Les opérations doivent être traduites selon leur réalité économique plutôt que selon leur
nature juridique

8. Le principe de non-compensation

Une entreprise doit évaluer séparément actifs et passifs et il est impossible de fusionner
créances et dettes ou produits et charges afin de livrer une image fidèle à la réalité de
l’activité.
CHAPITRE 3- Le bilan

L’entreprise, pour pouvoir produire, procède chaque jour à un certain nombre


d’opérations, qui ont toutes une incidence sur sa situation patrimoniale. Plus
généralement, la présentation de la situation patrimoniale de l’entreprise sous la forme
d’un bilan.
UN BILAN : c’est l'inventaire du patrimoine d'une entreprise, à un moment donné. C’est
tout ce qu’elle possède ACTIF et tout ce qu’elle doit PASSIF.

Le bilan comptable renseigne sur l'origine de l'argent dont dispose une entreprise
RESSOURCES et sur la façon dont elle emploie EMPLOIS.
C’est un tableau de deux parties :
La première partie s’appelle ACTIF, la deuxième partie s’appelle CAPITAUX
PROPRES ET PASSIF.
Actif = emploi et Passif = ressource.
→ règles comptables fondamentales : le total de l'Actif est égal au total du Passif.
Dans la vie économique, rien n'est gratuit : chaque possession (emploi) est acquise
grâce à l’engagement d'une somme d'argent (ressource) correspondant au prix d'achat
de l'emploi acquis.
Remarque :
Le montant total du bilan donne une information de contexte mais ce chiffre ne
donne aucune information sur la santé financière de l'entreprise. L'analyse du bilan doit
aussi vous conduire à savoir qui contrôle l'entreprise, ce qu'elle fait de l'argent mis à sa
disposition et comment les bénéfices ou les pertes impactent ce bilan.

Exemple 1 : une famille possède un appartement et une voiture : elle a financé l'achat
de ces biens d'équipement par un apport personnel (économies sur salaires) et par un
recours au crédit (emprunt auprès d'une banque).
L'appartement et la voiture sont des emplois ; l'apport personnel et le crédit bancaire
sont les ressources qui ont permis d'acheter les emplois.

Test: une entreprise possède un atelier et des machines : elle a financé l'achat de ces
biens d'équipement par un apport personnel (apport des propriétaires de l’entreprise) et
par un recours au crédit (emprunt auprès d'une banque).
Le bilan se présente donc de la manière suivante :
BILAN DE L'ENTREPRISE X
Date
Unité monétaire:

ACTIF Montant PASSIF Montant


ACTIF NON COURANT CAPITAUX PROPRES
- Capital apporté par les
- Ecart d'acquisition actionnaires
- Immobilisation
incorporelle - Primes et réservés
- immobilisation
corporelle - Ecart de réévaluation
- Immobilisation en cours - report à nouveau
- Immobilisation TOTAL CAPITAUX
financière PROPRES
TOTAL ACTIF NON
COURANT

ACTIF COURANT PASSIF NON COURANT


- Stock et en cours - Produits différés
- Créances clients - Impôts différés
- Emprunt et dettes
- Trésoreries financières
TOTAL ACTIF - Provisions et produits
COURANT constatés d'avance
TOTAL PASSIF NON
COURANT

PASSIF COURANT
- Dettes à court termes
- Fournisseurs et comptes
rattachés
- Provisions et produits
constatés d'avance
- Comptes e trésoreries
TOTAL PASSIF
COURANT
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF

ACTIF NON COURANT (actif immobilisé) à: où l’on trouve l’emploi peu fréquent des
ressources mises à la disposition par l’entité.
ANC est ventilé en:

- Ecart d’acquisition (la différence entre le prix d'acquisition et la juste


valeur de la société acquise)
- Immobilisations incorporelles
- Immobilisations corporelles
- Immobilisations en cours
- Immobilisations financière (qui sont des droits à caractère financier
que l’entreprise possède pour une durée plus ou moins longue)

ACTIF COURANT (actif circulant) : ou l’on met l’utilisation fréquente des ressources
qu’on a octroyées à l’entreprise

AC est ventilé en:

- Stock et en cours
- Créances (sur le client, Etat, personnel) et emplois assimilés
- Trésorerie et équivalents de trésorerie

PASSIF NON COURANT: élément qui n’est pas exigible à CT

- PNC est ventilé en :


- Produits différés : subvention d’investissement...
- Impôts différés (Impôt sur le bénéfice payable au cours des exercices
futurs)
- Emprunts et dettes financière
- Provisions et produits constatés d’avance
PASSIF COURANT : le règlement doit intervenir dans les douze mois suivant la date de
clôture de son exercice.

- PC est ventilé en :
- Dettes à court terme
- Fournisseur et comptes rattachés
- Provisions et produits constatés d’avance
- Autres dettes
- Compte de trésorerie (découverts bancaires)

CAPITAUX PROPRES: Ce sont des ressources propres à l’entreprise

- Capital
- Prime et réserve
- Ecarts de réévaluation
- Résultat net
- Report à nouveau
En pratique, le tableau se lit de haut en bas. Les éléments du bilan sont rangés :

 pour l’actif (colonne de gauche), par ordre de liquidité croissante, soit :

o l’actif immobilisé,
o le stock,
o les créances,
o la trésorerie.

Au niveau du bilan actif le moins liquide en haut (immobilisations ou actifs immobilisés),


le plus liquide en bas (stocks et en-cours, créances, disponibilités) ;

 pour le passif (colonne de droite), par ordre d’exigibilité décroissante, soit :


o les capitaux propres,
o les provisions,
o les dettes.

Au niveau du bilan passif le moins exigible en haut (capitaux propres, endettements


financiers, etc.), le plus exigible en bas (dettes fournisseurs, dettes sociales et fiscales,
etc.).

 pour le passif et pour l’actif : on retrouve les comptes de régularisation.

Le bilan initial est le bilan au moment de la création, avant tout début d’activité.

Le montant du total du bilan donne une indication quant à la taille d'une entreprise
(poids économique plus important).

Pour illustrer nos propos, voici des exemples de l’actif et du passif d’un bilan comptable,
enrichis d’explications pour une meilleure lisibilité de ses catégories :
CHAPITRE 4- Le compte

On a remarqué qu’à chaque opération le bilan d’une entreprise change. Une


entreprise effectue plusieurs opération dans une journée donc on a introduit la notion de
compte.
Le compte est un tableau de deux colonnes qui sert à enregistrer tous les
mouvements (augmentation ou diminution) qui se rapportent à un élément déterminé
d’un état financier au fur et à mesure qu’ils se produisent.

Le compte est un tableau divisé en deux parties :

• une origine de flux est notée dans la partie droite : la RESSOURCE et s'appelle
le CREDIT

• une destination de flux est notée dans la partie gauche: l’EMPLOI et s'appelle
le DEBIT

Cette convention est valable pour tous les comptes.

La comptabilité enregistre des créances et des dettes, c’est-à-dire des obligations de


l’entreprise envers des tiers ou des obligations des tiers envers l’entreprise

La règle de base est donc : ce que votre entreprise doit à un tiers est au crédit des
écritures comptables.

Et à l’inverse, ce qui est dû (par un tiers) à votre entreprise est au débit des écritures
comptables
Présentation des comptes

On doit retrouver dans le compte tous les renseignements indispensables relatifs au flux
que l'on veut enregistrer.

L’en-tête du compte est composé :

• du numéro de compte

• du nom de compte

• de la valeur du flux

A chaque élément du patrimoine d’une entreprise est donc associé un compte


particulier.

On peut présenter un compte en trois manières :

1) Compte en T

Débit 512 Banque Crédit

2) Compte normalisé
411 Client

Débit Crédit
Date Libelle Montant Date Libelle Montant

3) Compte normalisé simplifié


401 Fournisseur

Date Libelle Montant


Débit Crédit

Enregistrer une somme dans la partie gauche (débit) c'est débiter le compte.

Enregistrer une somme dans la partie droite (crédit) c'est créditer le compte.
En général, dans un compte, le total des débits n'est pas égal au total des crédits.

Le solde du compte est donc la somme qu'il faut ajouter au plus petit de ces deux
totaux pour obtenir le plus grand.

SOLDE DEBITEUR : lorsque total débit> total crédit

SOLDE CREDITEUR : lorsque total crédit> total débit

SOLDE NUL: total crédit = total débit

SOLDER LE COMPTE : inscrire une somme dans un compte pour que le total du débit
soit égal au total du crédit.

On appelle grand livre l'ensemble des comptes qui sont ouverts dans la
comptabilitéd'une entreprise.

Le compte enregistre des augmentations ou des diminutions qui sont notées soit à son
débit, soit à son crédit.

Par convention:

Les comptes d’ACTIF sont DEBITES des augmentations et CREDITES des diminutions.

Les comptes de PASSIF sont CREDITES des augmentations et DEBITES des


diminutions.

En résume
PRINCIPE DE LA PARTIE DOUBLE:

Dans une opération, il y a 2 postes au moins : un compte débité et un compte crédité du même montant.

Enregistrement de l’opération :

1) Analyse de l’opération (identification des postes)


- Achat à crédit: fournisseur
- Vente à crédit: client

2) Fonctionnement
3) Mouvement (Montant)

Voyons cela à l’aide d’un exemple simple. Nous créons une société, en apportant 20.000 de fonds
propres (= capital), que nous déposons sur un compte bancaire ouvert au nom de la société.

Le bilan de depart est donc:

Qu’avons-nous fait ?

Puisque le compte bancaire de l’entreprise présente un solde positif de 20.000, nous avons
débité la fiche de compte représentant la rubrique « banque » du bilan de 20.000 (compte d’actif : + =
débit) ; de même, nous avons crédité la fiche de compte représentant la rubrique « capital » du bilan de
20.000 € (compte de passif : + = crédit).
CHAPITRE 5- PLAN COMPTABLE GENERALE

Cette partie vous présente la liste de plan de compte utilisé par la comptabilité
générale à Madagascar.

Le PCG 2005, se conformer aux normes internationales (IAS 2003), a été


simplifié avec des comptes à trois chiffres dont l’application est obligatoire ; le plan de
comptes du PCG 1987 comportait des comptes à cinq chiffres.

Il classe les comptes selon un système de numérotation très précis. Chaque


compte sera ainsi identifié par un NOM et un NUMERO.

Liste des comptes


• décimale (0 à 9),

• articulée (classe / comptes principaux / comptes / sous comptes),

• significative (place des codes 0,8, 9 dans la numérotation de certains comptes),

• symétrique (charges 6 et produits 7),

• extensible (création de nouveaux comptes, comptes de tiers : clients, fournisseurs, achats, …),

• évolutive (selon les besoins de l’entité), • adaptable (aux différents secteurs d’activités).

CLASSE 1 – COMPTES DES CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS NON-COURANTS


10 Capital, réserves et assimilés
11 Report à nouveau
12 Résultat de l'exercice
13 Produits et charges différés – hors cycle d’exploitation
15 Provisions pour charges - passifs non courants
16 Emprunts et dettes assimilés
17 Dettes rattachées à des participations
18 Comptes de liaison des établissements et sociétés en participation

CLASSE 2 – COMPTES D’IMMOBILISATIONS

20 Immobilisations incorporelles
21 Immobilisations corporelles
22 Immobilisations mises en concession
23 Immobilisations en cours
26 Participations et créances rattachées à des participations
27 Autres immobilisations financières
28 Amortissement des immobilisations
29 Pertes de valeur sur immobilisations

CLASSE 3 – COMPTES DE STOCKS ET EN-COURS

31 Matières premières et fournitures


32 Autres approvisionnements
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 stocks de produits
37 Stocks de marchandises
38 Stocks à l'extérieur (en cours de route, en dépôt ou en consignation)
39 Pertes de valeur sur stocks et en cours

CLASSE 4 – COMPTES DE TIERS

40 Fournisseurs et comptes rattachés


41 Clients et comptes rattachés
42 Personnel et comptes rattachés
43 Organismes sociaux et comptes rattachés
44 Etat, collectivités publiques, organismes internationaux
45 Groupe et Associés
46 Débiteurs divers et créditeurs divers
47 Comptes transitoires ou d'attente
48 Charges ou produits constatés d'avance et provisions
49 Pertes de valeur sur comptes de tiers
CLASSE 5 – COMPTES D’INSTRUMENTS DE TRESORERIE ET ASSIMILES

50 Valeurs mobilières de placement


51 Banque, établissements financiers et assimilés
52 Instruments de trésorerie
53 Caisse
54 Régies d'avances et accréditifs
58 Virements internes
59 Pertes de valeur sur comptes financiers

CLASSE 6 – COMPTES DE CHARGES

60 Achats consommés
61 SERVICES EXTERIEURS
62. AUTRES SERVICES EXTERIEURS
63. IMPOTS, TAXES ET VERSEMENTS ASSIMILES
64. CHARGES DE PERSONNEL
65. AUTRES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
66. CHARGES FINANCIERES
67. ELEMENTS EXTRAORDINAIRES (CHARGES)
68. DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS, PERTES DE VALEUR
69. IMPOTS SUR LES BENEFICES

CLASSE 7 – COMPTES DE PRODUITS

70. VENTES PRODUITS FABRIQUES, MARCHANDISES, PRESTATIONS


71. PRODUCTION STOCKEE (OU DESTOCKAGE)
72 PRODUCTION IMMOBILISEE
74. SUBVENTIONS D'EXPLOITATION
75. AUTRES PRODUITS OPERATIONNELS
76. PRODUITS FINANCIERS
77. ELEMENTS EXTRAORDINAIRES (PRODUITS)
78. REPRISES SUR PROVISIONS ET PERTES DE VALEUR
CHAPITRE 6- LE COMPTE DE RESULTAT

• Objectif(s):être capable de:

 classer les charges et les produits selon leur nature,


 déterminer le résultat de l'exercice.

• Pré-requis:

 connaissance du fonctionnement des comptes : débit, crédit, solde.

• Modalités:

 enregistrement d'opérations de charges et de produits


 regroupements dans le tableau de résultat.

La production des documents de synthèse

- Le bilan
- Compte de résultat
- L'annexe

Le compte de résultat regroupe toutes les opérations à l’origine de l’activité de


l’entreprise pour la durée d’un exercice comptable. Ces opérations sont appelées
charges et produits. Alors c’est un état récapitulatif des charges et des produits réalisés
par l’entité au cours de la période considérée.

Par différence des produits et des charges, il fait apparaitre le RESULTAT NET de la
période.

Le PCG 2005 préconise deux modes de présentation du compte de résultat

- le compte de résultat par nature


- le compte de résultat par fonction.
a) Les produits

Les produits comprennent :


- Les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
- La production stockée ou déstockée au cours de l’exercice ;
- La production immobilisée ;
- Les reprises sur amortissements, dépréciations et provisions ;
- Les transferts de charges ;
- Le prix de cession des éléments d’actifs cédés.
A ce stade du cours de comptabilité, il n’est pas nécessaire de connaître
l’ensemble de ces produits.
Il est important en revanche de bien comprendre que les produits sont des
ressources générées par l’activité d’une période donnée.
Notez bien qu’un produit n’est pas nécessairement encore encaissé, qui peut
même être non encaissable (reprise sur dépréciations et provisions).
Veillez à ne pas confondre PRODUITS et RECETTES :
 je vends une marchandise à un client : j’enregistre un produit (et une
créance) ; il s’agit d’un flux réel (ou physique), et d’un flux juridique, qui
affectent respectivement le compte de résultats et le bilan (actif) ;
 le client me paie : j’enregistre une recette (et j’annule la créance) ; il s’agit
d’un flux financier et d’un flux juridique, qui n’affectent que l’actif du bilan.
Notez qu’un produit et une recette peuvent être concomitants, par
exemple si le client paie comptant.

b) Les charges

Les charges comprennent :


- Les sommes ou valeurs versées ou à verser :
- Les dotations aux amortissements, dépréciations et provisions ;
- La valeur d’entrée diminuée des amortissements des éléments d’actif,
détruits ou disparus.
Les charges peuvent être définies comme des consommations de biens et de
services, comme des emplois définitifs.
Elles contribuent négativement à la formation du résultat de l’exercice.
On ne tient pas compte de la date de décaissement de la charge (peu importe
qu’elle soit réglée ou pas), qui peut même être non décaissable (dotations aux
amortissements, etc.).

Veillez également à ne pas confondre CHARGES et DEPENSES (bien qu’il


puisse y avoir également concomitance) :

 j’achète des marchandises à un fournisseur : j’enregistre une charge (et


une dette) ; il s’agit d’un flux réel (ou physique) et d’un flux juridique, qui
affectent respectivement le compte de résultats et le bilan (passif) ;
 je paie ce fournisseur ; j’enregistre une dépense (et j’annule la dette) ; il
s’agit d’un flux financier et d’un flux juridique, qui affectent respectivement
l’actif et le passif du bilan.

Les comptes de charges et de produits sont classés par nature :

 Exploitation,
 Financiers,
 Exceptionnels.

Lerésultatdel’exerciceestladifférenceentreletotaldesproduitsetletotal
des charges de l’exercice :

Somme des produits > à la somme des charges BENEFICE

Somme des produits< à la somme des charges PERTE


COMPTE DE RESULTAT
(par nature)
La présentation peut être réalisée :
Période 
du……………………au……………………..
en tableaux avec colonnes juxtaposées,
Unité monétaire : Ar
en tableaux superposés ou en liste,
à l’aide de logiciels de type tableur,
à l’aide de logiciels comptables,
à l’aide des tableaux disponibles sur internet.

POSTES Note N
1- Chiffres d'affaires 70
2 - Production stockée 71
3- Production immobilisée 72
I/-PRODUCTION DE L'EXERCICE 1+2+3
4- Achats consommés 60
5- Services extérieurs et autres consommations 61/62
II/-CONSOMMATION DE L'EXERCICE 4+5
III/-VALEUR AJOUTEE DE L'EXPLOITATION I-II
6- Subvention d'exploitation 74
7- Charges de personnel 64
8- Impôts, taxes et versements assimilés 63
IV/-EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION III+6-7-8
9- Autres produits opérationnels 75
10- Autres charges opérationnels 65
11- Dotations aux amortissements, aux provisions et aux
pertes de valeurs 68
12- Reprise sur provisions et pertes de valeurs 78
V/-RESULTAT OPERATIONNEL (A) IV+9+12-10-11
13- Produits financiers 76
14- Charges financières 66
VI/-RESULTAT FINANCIER 13-14
VII/- RESULTAT AVANT IMPOT (V+VI) V+VI
15-Impôts exigibles sur résultat 69
16- Impositions différées (Variations) 133-134
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES (B) I+6+9+12+13
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES (C ) II+7+8+10+11+14+15+16
VIII/- RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES B-C
17- Eléments extraordinaires (produits) - à préciser 77
18-Eléments extraordinaires (charges) - à préciser 67
(A) Résultat opérationnel : Excédent brut d'exploitation + autres produits +reprise - Autres charges - dotation
(B) Total des produits des activités ordinaires : 70+71+72+73+74+75+76+78+692
(C) Total des charges des activités ordinaires : 60+61+62+63+64+65+66+68+693+695+698
(D) Résultat Net de l'exercice : (VII + 692+IX-693-695-698)
(1) A utiliser pour la présentation d'Etats Financiers CONSOLIDES
IX/- RESULTAT EXTRAORDINAIRE 17-18
X/- RESULTAT NET DE L'EXERCICE (VIII+IX)ou (D) VIII+IX
Part des résultats nets des sociétés mises en équivalence (1)
XI/- RESULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDE
Dont - part des minoritaires (1)
- part du groupe (1)

Compte de résultat Incomestatement


Chiffre d’affaires Sales
- Coût des marchandises - Cost of goodssold
vendues
= Marge brute Gross margin
- Charges d’exploitation - Operating expenses (selling,
(commerciales, administrative, R&D)
administratives, de
R&D)
= Résultat d’exploitation = Operating income

- Frais financiers - Interestexpenses

= Résultat opérationnel = Operating result


+/- Eléments +/-discontinuingoperations
exceptionnel =
Résultat net = Net income

L’annexe regroupe un ensemble d’informations qui complètent et précisent les


renseignements donnés par le bilan et le compte de résultat.
CHAPITRE 7- PROCESSUS COMPTABLE (Livre comptable : journal, grand livre,
balance)

L'ORGANISATION COMPTABLE
1°) Les pieces justificatives
2°) Le livre journal
3°) Le grand-livre
4°) La balance
5°) Le livre d'inventaire
Piècesjustifi
catives (1) (1) Factures d'achat, double
des facture de ventes,
souches de chèques, pièces
de caisse, double des bulletins
de paye, ……

(2) Livre-journal
(2 )Registresurlequel on
enregistrechronologiquem
ent les opérations de
l'entreprise.

Travauxqu
otidiens
Grand-livre(s) (3)
(3) Ensemble des comptes
de l'entreprise. On le
divisesouvent en:
 Grand-livregénéral.
 Grand livreauxiliaire des
Report des écritures
comptes clients.
 Grand-livreauxiliaire des
comptesfournisseurs.

Balance (4) Regroupement des comptes (le plus


souventmensuel)

Travauxm
ensuels
(4) Tableau qui récapituletous
les comptes de l'entreprise

Bila Compte de Annexe


Travaux
n résultat
de fin
d'exercice
1) Le livre-journal

Le livre-journal est un registre obligatoire sur lequel les opérations sont enregistrées
chronologiquement sous la forme d'une écriture (ou article).
Un formalisme particulier est imposé au comptable car le livre-journal peut être utilisé
comme moyen de preuve :
- le livre-journal doit être tenu sans blanc ni ratures ; il est interdit
d'effacer et d'utiliser des encrivores.
- le livre-journal doit être coté (numérotation des pages et
indication du nombre de pages) et paraphé (signature pour
authentification) par le greffier du tribunal de commerce ou du
tribunal de grande instance statuant en matière commerciale.
- Les erreurs doivent être corrigées par des écritures de
contrepassation : on passe l'écriture erronée en sens inverse
pour l'annuler, puis on passe la bonne écriture.

Exemple :
-
Vente de marchandise à Rabe 100 000 suivant facture caisse
n°1
L'enregistrement de la pièce comptable précédente sera structuré ainsi :
Date de Montan
Numéro de Montant
l'opératio tdébité
comptedébité crédité
Numéro de n
comptecrédité
01/10/N

411 Client 100,000


707 Venvente de marchandise 100,000

Pièce de caisse n° 1

Nom du
comptedébité Libellé de l'opération (ils'agit en Nom du
règlegénérale de la référence à la comptecrédité
pièce justificative)
2) Le grand-livre

- Le grand-livre reprend les écritures du journal mais le


classement s'effectue par nature des comptes. Ainsi pour un client
en particulier, l'entreprise peut, par l'intermédiaire du grand livre,
connaître à tout moment la valeur de la créance.
- Il peut être détaillé en autant de grands livres auxiliaires si le
besoin s'en fait sentir (la plupart des entreprises choisissent de
disposer d'un grand livre général, d'un grand livre auxiliaire des
clients et d'un grand livre auxiliaire des fournisseurs).
- Délai de conservation : 10 ans.
- Aucune forme particulière n'est requise pour la présentation
du grand livre.

Classe 1 Classe 2 Classe 3 Classe 4 Classe 5 Classe 6 Classe 7

D C D C
3) La balance

- La balance est un tableau qui récapitule à un moment donné,


pour tous les comptes de l'entreprise, le total des débits, le total
des crédits et le solde.
- C'est un moyen de contrôle des égalités suivantes propres à
toutes comptabilités :

Total des débits = Total des crédits


Total des soldes débiteurs = Total des soldes
créditeurs

- Si ces égalités ne sont pas vérifiées, cela signifie qu'il y a eu


erreur dans un ou plusieurs enregistrements (non-respect de la
partie double, écritures non équilibrées) ou erreur de totalisation
ou de calcul d'un solde.
- La balance ne permet pas de détecter toutes les erreurs (oubli
d'opérations, erreurs de calcul qui se compensent, erreurs sur les
noms des comptes).
- La balance est aussi un moyen d'information : elle est établie au
moins une fois par mois pour des raisons fiscales ou pour faire le
point de la gestion.
- A la fin de l'exercice comptable il est dressé une "balance avant
inventaire" et une "balance après inventaire".

N° Nom des comptes Sommes Soldes


cptes

Débit Crédit Débit Crédit

TOTAUX
CHAPITRE 8- OPERATION COURANTE: Achats et ventes

Toute opération d’achat et de vente est soumise aux règles régissant la « notion
de transfert de propriété » du droit commercial.

Selon les règles généralement admises, le transfert de propriété se réalise à la


facturation et/ou à la livraison pour les biens, et à la réalisation pour les services.

Le transfert de propriété dépend également des conditions de vente dont les


principales sont :

- F.O.B. (Free on Board- Franco à Bord du navire) : après


chargement ; La vente FOB est une vente dans laquelle la
livraison des marchandises à lieu sur le navire. Cela
signifie que la vente est effective une fois la marchandise
chargée sur le bateau, et que c'est à l'acheteur de prendre en
charge le transport et les assurances.
- C.A.F. (cout, assurance, fret) : après chargement
Une vente CAF est une vente dont les coûts de la marchandise,
du fret et de l'assurance sont pris en charge par le vendeur pour
le compte de l'acheteur.
- F.A.S(Free Along side-Ship- Franco le long du navire) : avant
chargement le vendeur paye le transport des marchandises
jusqu'au port d'embarquement. L'acheteur paye les coûts de
chargement, le transport maritime, l'assurance, les coûts de
déchargement et de transport du port à son usine. Le transfert
de risques a lieu quand les marchandises ont été livrées sur le
quai du port d'embarquement.
- Franco-Frontière non dédouanée : au moment du passage de la
frontière Malgache.

Les 4 Incoterms sont dits « maritimes » car sont destinés à être utilisés lorsque le
vendeur place les marchandises à bord (ou dans le cas du FAS, à proximité) d’un
navire, dans un port maritime ou fluvial. C’est à cet endroit que le vendeur est réputé
avoir livré les marchandises à l’acheteur.

En pratique, les Incoterms maritimes sont réservés au transport de marchandises en


vrac et au transport maritime conventionnel, l’acheminement en conteneurs étant
spécifiquement régi par les Incoterms multimodaux.

CODIFICATION :
ACHAT
- Achat stockés 601, 602, 607/ Compte de stock correspondant 31, 32, 37/
- variation des stocks 603 sert à régulariser les achats stockés et
- achat non stockés 606 soit en raison de leur nature (électricité), soit parce que leur
importance ne justifie pas un suivi en compte de stock
- Les achats d’études et de prestations de services
- Les achats de matériels équipements et travaux 604, 605.
VENTE

-Compte 701 à 708 ;

COMPTABILISATION :
 Les achats sont comptabilisés hors TVA déductible.

Si la TVA n’est pas déductible ou si la TVA ne figure pas distinctement dans la


facture, l’achat est comptabilisé TVA comprise (TTC : Toute Taxe Comprise).

Achat à crédit :- augmente dette fournisseur

- Diminue le compte financier/ compte de trésorerie

Quant aux ventes, elles sont comptabilisées hors TVA collectée.

Si la TVA n’est pas mentionnée clairement sur la facture, la vente sera


enregistrée TVA comprise.
Vente à crédit :- augmente la créance de l’entreprise envers client

- augmente le compte financier/ compte de trésorerie

 Emission et réception de la facture :


- Règlement au comptant en espèces à crédit :
VENTE
envoyé facture
adressé facture
Expédition de la facture

Date
411 Client
ou
5 70.

ACHAT

Reçu facture
Obtention de la facture
réception de la facture

Date
2 Mobilisation
ou
6 Achat consommé
404
ou
401
/
5

- Règlement à terme : réduction sur facture


- .
- Fournitures non stockables
- TVA non déductible
 Emission et réception de la facture d’Avoir (inversé comptabilisation)
- Retour de marchandises
- Réductions commerciales hors facture
- Faute de facture
- Réduction financière hors facture

Date
70.
411
ou
5

Date
404
ou
401
/
5 2
ou
6
 Comptabilisation de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée)
- 20%
- TVA en sus
- Prix hors taxe (PHT)
- Toute taxe comprise (TTC)

4456 : TVA déductible sur achat

4457 : TVA collectée sur vente.

ACHAT

 Achat marchandise 500 000 HT à crédit au fournisseur M.

Date Facture :
607 Achat marchandise 500 000 PB : 500 000
4456 TVA déductible 100 000 TVA (20%) : 100 000
401 Fournisseur 600 000 PN : 600 000

 Achat d’une camionnette 40 000 000 TTC par chèque bancaire.

Date Facture :
2182 Matériel de transport 33 333 333, 33 PB : 40 000 000/1,2
4456 TVA déductible 6 666 666,67 TVA(20%) :6 666 666
512 Banque 40 000 000 PN : 40 000 000

TTC = PB + TVA or TVA = 20% PB

= PB + 20% PB

= PB( 1+0,2)

= 1,2 PB
VENTE

 Vente marchandise 1 000 000, TVA 20%. Règlement par CCP.

Date Facture :
5171 CCP 1 200 000 PB : 1 000 000
TVA (20%) : 200 000
707 Vente de marchandise 1 000 000 PN : 1 200 000
4457 TVA collecte 200 000

RETOUR

ACHAT

 L’entreprise retourne 200 000 de la marchandise au fournisseur M.

Date Facture :

401 Fournisseur 240 000 PB : 200 000

607 Achat TVA (20%) : 40 000


marchandise
200 000 PN : 240 000
4456 TVA déductible
40 000
VENTE

 Le client retourne 500 000 des marchandises en espèces

Date Facture :

707 Vente de marchandise 500 000 PB : 500 000

4457 TVA collecte 100 000 TVA (20%) :


100 000
5 Caisse 600 000
3 PN : 600 000

 Mécanisme comptable de la TVA

La différence entre TVA collecté et TVA déductible lui donne la TVA à décaisser
(TVA qu’il doit verser à l’ETAT entre 1er et 15 du mois qui suit la déclaration. Si la
différence est négative, l ‘assujetti obtient ce que l’on appelle crédit de taxe. Ce crédit
sera imputé ultérieurement sur la TVA à décaisser, calculée sur les déclarations
suivantes.

APPLICATION :

Les opérations des trois premiers mois sont les suivants (à crédit) :

Marchandises Janvier Février Mars


Achats Ventes Achats Ventes Achats Ventes
100 140 220 160 240 320
20% 20 28 44 32 48 64

TAF: Présenter la déclaration mensuelle de la TVA

Comptabiliser les opérations indiquées ci-dessus en supposant que la TVA est


payée par chèque.
 PRESENTATIO N

Janvier :

TVA collectée 28

TVA déductible 20

8 positif (TVA à décaisser : remplir bordereau de versement)

Février:

TVA collectée 32

TVA déductible 44

(12) négatif (TVA à imputer sur déclaration ultérieures : remplir


bordereau de situation)

Mars:

TVA collectée 64

TVA déductible 48

16positif (TVA à décaisser)

12 déduire (TVA à imputer)

4 positif (TVA à décaisser: remplir bordereau de versement))

 COMPTABILISATION

Mois de janvier

Date
607 Achat marchandise 100
4456 TVA déductible 20
401 Fournisseur 120
411 Client 168

707 Vente de marchandises 140


4457 TVA collectée 28

Fin de mois de janvier

Date
4457 TVA collectée 28
4456 TVA déductible 20
4454 TVA à décaisser 8

 REDUCTION :
A- Réduction commerciale : Rabais, remise, ristourne.

Rabais : occasionné par le défaut de qualité.

Remise : occasionné par la quantité

Ristourne : réduction périodique causé par la fidélité de la clientèle.

a) Réduction commerciale sur facture


ACHAT
- Achat marchandise 1 000 000, remise 10%, TVA 20% à crédit

Date Facture :
607 Achat marchandise 900 000 PB : 1 000 000
4456 TVA déductible 180 000 Remise 10% 100 000
401 Fournisseur 1 080 000 Net commercial 900 000
TVA (20%) : 180 000
PN : 1 080 000
- Vente marchandise 950 000, ristourne 4%, TVA 20%.
Règlement en espèce.

Date Facture :
53 Caisse 1 094 400 PB : 950 000
Ristourne 4% : 38 000
707 Vente de marchandise 912 000 Net com : 912 000
4457 TVA collecte 182 400
TVA (20%) : 182 400
PN : 1 094 400

RETOUR

Les entreprises retournent 600 000 des marchandises non conformes à la


commande, remise 10%

Date Facture :

401 Fournisseur 648 000 PB : 600 000

607 Achat remise 10% 60 000


marchandise
540 000 Net com : 540 000
4456 TVA déductible
108 000 TVA (20%) :108 000

PN : 648 000

b) Réduction commerciale hors facture


ACHAT
21 /04 / N : Achat de MP 500 000 HT à crédit remise 10

24 /04/N : On a obtenu un rabais de 3% sur la vente du 21/04/N

Date Facture :
601 Achat marchandise 500 000 PB : 500 000
4456 TVA déductible 100 000 100 000
401 Fournisseur 600 000 600 000

401 Fournisseur 18 000 Réduction (3%) : 15 000


TVA 20% 3 000
6091 RRR obtenu 15 000 18 000
4456 TVA déductible 3 000

VENTE

- 12 / 06/N : Vente marchandise 300 000, TVA 20%. par CCP.


- 15 / 06/N : on a accordé une remise de 2% en espèce sur la vente du 12 / 06/N

Date Facture :
517 Caisse 360 000 PB : 300 000
1 TVA (20%) : 60 000
707 Vente de 300 000 Net com : 360 000
4457 marchandise 60 000
TVA collecte
709 RRR accordé 6 000 Réduction (2%) : 6 000
7 TVA collecté 1200 TVA : 1 200
445 53 caisse 7200 7 200
7
B- Réduction financière ou escompte de règlement
a) Réduction financière sur facture
1ere cas : Achat de marchandise 800 000, escompte 5%, TVA 20%, règlement
par cheque bancaire.

Date Facture :
607 Achat marchandise 760 000 PB : 800 000
4456 TVA déductible 152 000 escompte5% 40 000
512 Banque 912 000 Net commercial 760 000
TVA (20%) : 152 000
PN : 912 000

2eme cas :Achat de marchandise 1 200 000, remise 6%, escompte 4,5 %, TVA
en sus règlement par CCP.

Date Facture :
607 Achat marchandise 1 072 240 PB : 1 200 000
4456 TVA déductible 215 448 Remise 6% 72 000
5171 CCP 1 292 688 Net commercial 1128 000
Esc (4,5%) : 50 760
Net fiscal : 1 077 240
TVA 20% 215 448
1 292 688

b) Réduction financièrehors facture


ACHAT

01/06 / N : Achat marchandise 200 000 HT en espèce

05 /06/N : On a obtenu un escompte de 3% sur l’achat du01/06/N


01/06/N Facture :
607 Achat marchandise 200 000 PB : 200 000
4456 TVA déductible 40 000 TVA 20% 40 000
53 caisse 240 000 240 000

05/06/N Réduction (3%) : 6 000


53 caisse 7200 TVA 20% 1200
607 Achat de marchandise 6 000 7200
4456 TVA déductible 1 200

VENTE

- 10/ 09/N : Vente marchandise 400 000, TVA 20%. par CCP.
- 16/ 09/N : on a accordé un escompte de 5% en espèce sur la vente du 10 / 09/N

Date Facture :
5171 CCP 480 000 PB : 400 000
TVA (20%) : 80 000
707 Vente de marchandise 400 000 Net com : 480 000
4457 TVA collecte 80 000

709 RRR accordé 20 000 Réduction (5%) : 20 000


4457 TVA collecté 4 000 TVA : 4 000
5171 CCP 24 000 24 000

 CAS PARTICULIER : frais accessoires sur achat, frais de transport sur


vente, acomptes et avances sur commande.
FRAIS DE TRANSPORT
6241 : Frais de transport sur achat
6242 : Frais de transport sur vente
Achat de marchandise 2 000 000, remise 6%, escompte 4%, frais de
transport 50 000, TVA 20%, règlement espèce.

Date Facture :
607 Achat marchandise 1 804 800 PB :2 000 000
4456 TVA déductible 360 960 rem(6%) : 120 000
6241 Frais de transport 50 000 NC : 1 880 000
53 caisse 2 215 760 Esc 4% 75 200
NF : 1 804 800
TVA 20% 360 960
2 165 760
50 000
2 215 760

Vente de marchandise 1 500 000, escompte 10%, frais de transport


75 000, TVA en sus, règlement par CCP.

Date Facture :
5171 CCP 1 695 000 PB : 1 500 000
707 Vente de marchandise 1 350 00 Esc (10%) :150 000
4457 TVA collecté 0 NF : 1 350 000
6242 FT 270 00 TVA : 270 000
0 1 620 000
75 000 FT 75 000
1 695 000
LES EMBALLAGES

Il faut faire la distiction entre le matériel d’emballage et les emballages commerciaux.


matériel d’emballage: il s’agit d’emballage dont l’entreprise se sert pour ses besoins
internes. Compte 2154

Achat à crédit de 700 emballages pour les besoins de la production à 1 100 HT

Enregistrer au journal cette acquisition

Date
2154 Matériel d’emballage 770 000
4456 TVA déductible 154 000
404 Fournisseur d’immobilisation 924 000

Les emballages commerciaux: les emballages destinés à contenir les produits:

 Les emballages perdus (ils ne servent qu’une seul fois), 602/606.


 Les emballages récupérables identifiable 2186/ et non identifiable 60265

Comptabilisation:

 Les emballages perdus :

L’AFOMA recoit une facture pour boites d’allumettes de l’imprimerie FANEVA d’une
valeur de 1 200 000 HT.

Enregistrer au journal cette acquisition

Date
60261 Achat emballages perdus 1 200 000
4456 TVA déductible 240 000
404 Fournisseur de biens et services 1 440 000

 Les emballages récupérables :


Les emballages récupérables identifiables :

La Galana reçoit une facture de 1 500 000HT pour livraison de bouteille de gaz.

Enregistrer au journal cette acquisition


Date
2186 Emballages récupérables identifiables 1 500 000
4456 TVA déductible 30000
401 Fournisseur de biens et services 1 800 000

Les emballages récupérables non identifiables :

La STAR reçoit une facture de 800 000 HT pour livraison de bouteille de coca.

Enregistrer au journal cette acquisition

Date
60265 Achat emballages récupérables non 800 000
4456 identifiables 160 000
401 TVA déductible 960 000
Fournisseur de biens et services

Consignation/Restitution
EFFETS DE COMMERCE

Le règlement à terme des fournisseurs peut se faire outre par chèque ou en


espaces, par l’intermédiaire d’effet de commerce.

Deux types d’effet de commerce:

- La lettre de change ou traite


- Le billet à ordre

La lettre de change ou traite est un écrit par lequel un créancier « Tireur » donne l’ordre
à son débiteur « tiré » de payer à une date déterminée « échéance » la somme qu’on
lui doit, à l’ordre de lui-même ou d’un tiers « bénéficiaire ».

Le billet à ordre est un écrit par lequel le souscripteur (tiré) s’engage à payer le
bénéficiaire ou la personne désignée par ce dernier à une date donnée « échéance ».
CHAPITRE 9- CHARGE DE PERSONNEL

La charge de personnel représente les frais supportés par l’entreprise pour son
personnel. Le personnel à prendre en compte est celui qui est inscrit sur le livre de paie
de l’entreprise (liées par un contrat de travail).

I) DEFINITION

SALAIRE : Rémunération du travail fourni par un salarié à son employeur.


SALAIRE DE BASE : salaire obtenu à partir de la grille salariale de
l’entreprise
SALAIRE BRUT : salaire de base auquel s’ajoutent les autres avantages
tel que les heures supplémentaires, les primes, les indemnités, les congés
payés......
SALAIRE IMPOSABLE est le salaire servant de base de calcul à l’impot
que le salarié aura à payer.
SALAIRE NET est le salaire qui sera effectivement versé à l’employé.

Au moment de la rédaction du contrat de travail, la société déterminera la


Catégorie Socio Professionnelle (CSP) du travailleur. Elle est en fonction des
formations acquises et expériences professionnelles du salarié. Il existe 5 groupes de
Catégorie Socio Professionnelle (CSP) à Madagascar. Les salariés dont leurs CSP
sont M1, M2, OS1, OS2, OS3, OP1, OS1, OS2, OS3 sont répartis dans les 3 premiers
groupes. Les cadres sont regroupés dans le 4ème et 5ème groupe.

Au début de chaque année civile, les salaires minimum d’embauche sont fixés
par décret pour chaque Catégorie Socio Professionnelle.

II) RETENUES SUR SALAIRE :

- Retenues obligatoires
- Retenues particulières
 RETENUES OBLIGATOIRES :
 IRSA: Impôt sur les Revenus Salariaux et Assimilés
 CNAPS : Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (participation aux
primes d‘assurance accident et maladie de travail, d ‘allocations
familiales et de retraites du personnel).
 RETENUES PARTICULIERE :
 OSIE : Organisation sanitaires inter-entreprises
 Avance et les acomptes accordés aux employés
 Opposition : saisie sur salaire par suite d ‘une notification à l’encontre
du membre du personnel (décision judiciaire, remboursement
d’emprunt....)
 D ‘autres retenues particulière peuvent exister.

Les taux des cotisations sont les suivants :

EMPLOYEUR EMPLOYE
CnaPS :
- regime général 13% 1%
- regime agricole et 8% 1%
enseignement

OSIE
- regime standard 5% 1%

La base de calcul des différentes cotisations:

 CNAPS : sur le salaire brut en tenant compte d’un plafond de 1 600 000 ariary
(SME x 8) et d’un plancher de 200 000 ariary.
 OSIE : sur le salaire brut.

 L’Impôt sur les Revenus Salariaux et Assimilés :


Les revenus salariaux et assimilés sont imposables à l’IRSA (Impôt sur les Revenus
Salariaux et Assimilés). Cet impôt est retenu à la source ; il est déduit du salaire brut
de chaque employé et versé dans le compte de l’Etat par son employeur.
L’IRSA n’est donc pas comptabilisé dans les charges de l’entreprise.

Il se calcule comme suit :

IRSA = (base imposable – 350 000) * taux – réduction pour personne à charge

Base imposable = salaire brut –cotisations sociales (part salariale) ;

Taux en vigueur = 20 %

Réduction pour personne à charge = 2 000Ar par personne

Pour un montant imposable de 2 000 000 Ar (ça suppose que les déductions Cnaps et
Ostie sont faites)
Vous enlevez tout d'abord la part exonérée = 2 000 000 Ar – 350 000 Ar = 1 650 000 Ar.
Vous appliquez le taux de l'IRSA = 1 650 000 Ar x 20% = 330 000 Ar.

III) CHARGES PATRONALES :

Tout comme les employés, l’employeur participe également à la cotisation à la


CNAPS et à l’OSIE pour le compte de chacun des employés. Ces cotisations sont à la
charge de l’entreprise.

IV) OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR :

A) Bulletin de paie
L’employeur est tenu de délivrer un « bulletin ou fiche de paie » à chaque employé le
jour de paie. Il contient les mentions suivantes:

- Référence de l’employé
- Période de la paie
- Salaire de base
- Salaire brut
- Différentes retenues
- Salaire net
- Mode de paiement
- Emargement
B) Livre de paie
Le livre de paie est obligatoire et doit être coté et paraphé par le tribunal de
commerce. Les mentions portées sur les bulletins de paie y sont reproduites
chronologiquement, sans blanc ni ratures ni lacunes ni surcharges.
Etablissement du livre de paie:

Prénom Salaire Prime Indemnité Salaire CNAPS OSIE IRSA Avance Salaire
de divers brut net à
base payer
6411 6413 6414 431 432 447 425 421

TOTAL

V) COMPTABILISATION:

Il existe deux méthodes de comptabilisation:


- Comptabilisation AU NET
- Comptabilisation AU BRUT
A) Comptabilisation au « NET »

- 15 septembre N, RAKOTO a perçu une avance en espèces de


100 000
- 17 septembre, d’après la fiche de paie établie au nom de
RAKOTO, on sait qu’il a un salaire de base de 250 000 , une
saisie arrêt mensuelle au profit de la BFV-SG se chiffre à 25 000
et son IRSA est de 23 000,

En outre, il perçoit diverses indemnités de 75 000.

L ‘entreprise est affiliée à l’AMIT dont la cotisation est mensuelle, Le


règlement du salaire et de l’opposition se fait à la fin de chaque
mois.

On demande de :

1- présenter d’une simplifié la fiche de paie.


2- comptabiliser le bulletin de paie et les charges patronales au
journal selon la méthode au net
3- passer les écritures de règlement par chèque à qui de droit à la
date butoir.

La fiche de paie simplifiée:

Salaire de base 250 000

Indemnités 75 000

SALAIRE BRUT 325 000

Déduction :

- une avance en espèces de 100 000


- CNAPS (325 000X 1%) 3 250
- AMIT (325 000X 1%) 3 250
- IGR23 000
- Opposition bancaire25 000

TOTAL 154 500

SALAIRE NET 170 500

15/09/N
425 Personnel, avance et acompte 100 000
53 Caisse 100 000

17/09/N

641 Rémunération du personnel 325 000


425 Personnel, avance et acompte 100 000
431 CNAPS 3 250
432 AMIT 3 250
446 Etat, IRSA à verser 23 000
427 Personnel, opposition 25 000
421 Personnel, rémunération dues 170 500

17/09/N
645 Cotisation aux organismes sociaux 58 500
431 CNAPS 13% 42 250
432 AMIT 5% 16 250
Cotisation patronale du mois
REGLEMENT

30/09/N
421 Personnel, rémunération dues 170 500
512 Règlement de salaire par cheque 170 500
427 Personnel, opposition 25 000
512 Règlement de l’opposition par 25 000
cheque
432 AMIT (16 250 + 3 250) 19 500
512 19 500

446 Etat, IRSA 23 000


512
23 000
136 500
431 CNAPS (42 250+ 3250) X 3
512
Règlement de cotisation du 3 eme
trimestre soit : juillet, aout, 136 500
septembre à la CNAPS par cheque

B) Comptabilisation AU BRUT

Même sujet

1- comptabiliser le bulletin de paie et les charges patronales au


journal selon la méthode au brut
2- passer les écritures de règlement par chèque à qui de droit à la
date butoir.

15/09/N
425 Personnel, avance et acompte 100 000
53 Caisse 100 000
30/09/N

641 Rémunération du personnel 325 000


421 Personnel, rémunération dues 325 000

17/09/N
421 Personnel, rémunération dues 325 000
425 Personnel, avance et acompte 100 000
431 CNAPS 3 250
432 AMIT 3 250
446 Etat, IRSA à verser 23 000
427 Personnel, opposition 25 000
512 Banque 170 500

REGLEMENT DE SALAIRE NET


CHAPITRE 10- Travaux inventaire (régularisation compte de gestion,
rapprochement bancaire, amortissement, perte de valeur, bilan final et compte de
résultat).

A la fin d’un exercice financier, toute entreprise doit présenter aux travaux d’inventaire
qui consistent :

- A procéder au recensement exhaustif des éléments d’actif, de


passif, de charges et de produits de l’entreprise
- A procéder à l’évaluation des postes du bilan de manière a
déterminer leur valeur d’inventaire ou valeur actuelle
- A régulariser les charges et les produits pour éliminer du résultat
celles ou ceux qui n’appartient pas à l’exercice.

L’amortissement et la constatation de la perte de valeur font partie de ces travaux


d’inventaire.

I) Amortissement
L’amortissement pour dépréciation peut définir selon trois aspects :
- Aspect comptable : l’amortissement est la constatation
comptable de l’amoindrissement de valeur d’un élément d’actif
non courant résultant de l’usage, du temps, du changement
technologique, et de toute autre cause dont les effets sont jugés
irréversibles.
- Aspect économique : L’amortissement consiste à repartir le cout
du bien sur sa durée probable d’utilisation selon le plan, un plan
d’amortissement.
- Aspect financier : l’amortissement représente une source interne
donc un élément constitutif de l’autofinancement de l’entreprise,
destiné à renouveler les investissements.
Les deux méthodes utilisées par les entreprises pour définir le montant de leurs
amortissements annuels sont l’amortissement linéaire et l’amortissement
dégressif.
A) La méthode de l’amortissement linéaire :
Cette méthode est aussi appelée méthode de l’amortissement constant dans le sens
ou le montant de l’annuité d’amortissement reste stable tout au long de la durée de vie
prévue pour le bien amorti.
Valeur d’origine (VO) : c’est le prix d’achat hors taxe de l’immobilisation plus le
frais accessoire de mise en état de l’utilisation.
Date d’acquisition : c’est la date d’achat ou date d’entrée de l’immobilisation
Taux d’amortissement : c’est le taux appliqué pour le calcul de l’amortissement
annuel, il est exprimé en pourcentage ou en fraction.
Amortissement annuel ou annuité : c’est la perte annuelle de l’immobilisation
La durée de vie : c’est le nombre d’année par lequel l’immobilisation sera
complètement amortie.
Valeur net comptable (VNC) : c’est la valeur donnée ou estimée à l’immobilisation
à une date déterminer.
Annuité d’amortissement (a) = valeur d’origine du bien /
nombre d’années d’utilisation
Le taux d’amortissement linéaire est donc égal à 100 % / N
années.
vo
a= N ou a= vo ×T

VNC = vo−∑ a

Prorata temporis :

La comptabilité cherche à présenter le bilan de l’entreprise selon le principe de la


sincérité des comptes. Or, il n’est pas certain que l’entreprise va acheter
l’immobilisation qu’elle souhaite amortir le premier jour de son exercice fiscal. Si par
exemple, l’entreprise achète une immobilisation le 1er juillet, il apparaît illogique qu’elle
passe un amortissement sur cette machine pour l’ensemble de l’année en cours
puisqu’elle n’aura utilisé en réalité ce bien que pendant 6 mois.
Pour fournir une image fidèle de la situation de l’entreprise, le calcul de la
première annuité d’amortissement va donc prendre en compte la durée réelle
d’utilisation de l’immobilisation en utilisant le principe du « prorata temporis ».

Pour calculer ce « prorata temporis », l’administration fiscale considère qu’une


année se décompose en 12 mois de 30 jours.
La première annuité d’amortissement sera donc pondérée par un coefficient
relatif à ce « prorata temporis » qui est défini de la manière suivante :
Première annuité = annuité d’amortissement linéaire * (n jours / 360)
Avec n = nombres de jours d’utilisation de l’immobilisation au cours du premier
Exercice calculé à partir de la date exacte de mise en service de l’immobilisation
(qui est souvent différente de la date d’acquisition).
En conséquence, l’entreprise amortira l’immobilisation non pas sur n années mais
sur n+1 année. Cette année supplémentaire permettra d’amortir l’immobilisation de la
part de l’annuité d’amortissement non prise en compte la première année.

Amortissement dégressif

Contrairement à la méthode du taux d’amortissement linéaire, la méthode du taux


d’amortissement dégressif rend variable l’annuité d’amortissement dans le temps. Ceci
peut être rendu nécessaire quand la durée réelle d’utilisation d’une immobilisation
apparaît généralement comme moins élevée que la durée prévue par l’Administration
fiscale.
Le taux d’amortissement linéaire est alors pondéré par un coefficient
multiplicateur défini par le régime de droit commun qui varie selon la durée normale
d’utilisation du bien.
Taux retenus dans le cadre d’un amortissement dégressif :

Durée normale d’utilisation Coefficient fiscal multiplicateur


Entre 3 et 4 ans 1,5
Entre 5 et 6 ans 2,0
Supérieur à 6 ans 2,5

Le taux d’amortissement dégressif est donc égal à :


Taux d’amortissement dégressif = taux d’amortissement linéaire * coefficient
fiscal
Ce type d’amortissement progressif comporte certaines particularités :
- La prise en compte du « prorata temporis » se fait toujours sur la
base du premier jour du mois ou l’immobilisation est acquise (et
non pas mise en service).
- La méthode de l’amortissement progressif ne s’applique pas à la
durée totale d’utilisation de l’immobilisation. C’est le principe de
l’amortissement linéaire qui s’applique dès que le taux linéaire
(calculé sur le nombre d’année restant à couvrir) devient
supérieur au taux dégressif retenu.
Dans le cas de la prise en charge du « prorata temporis », le nombre d’années
d’annuités reste toujours égal à la durée de vie prévue de l’immobilisation.
Cette méthode d’amortissement a comme conséquence d’accroître la charge
d’amortissement de l’entreprise les premières années par rapport à la mise en
application de la méthode de l’amortissement linéaire. Cette différence, qui ne le résultat
que de jeux d’écritures reflétant des politiques d’amortissement 78 différentes pourrait
nuire à la comparaison des bilans des entreprises entre elles. La législation fiscale limite
donc l’utilisation de la méthode dégressive à un nombre limité de cas :
- les biens d’équipement industriels
- les équipements mobiliers et immobiliers utilisés dans l’hôtellerie
- les immeubles industriels de construction légère certains
matériels de bureau
Il faut par ailleurs que ces immobilisations aient été acquises neuves et non pas
d’occasion.
COMPTABILISATION :

On dit d’une part que l’amortissement est la prise en charge de la quote part
consommée, on l’enregistre donc dans un compte de charge : 681 « Dotations aux
amortissements des actifs non courants ».

D’une part, l’amortissement est une correction de la valeur des actifs non
courants au bilan. Pour ce faire, on utilise un compte de classe 2 avec un 8 en
deuxième position qui indique le compte d’amortissement de l’immobilisation en cause.

L’écriture au journal sera :

Date
681 Dotations aux amortissements des actifs X
courants
28 Amortissement de X

Vous aimerez peut-être aussi