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Leçon 17 Géo

Le document traite de la question de l'eau au Sénégal, soulignant son importance vitale et les défis liés à sa disponibilité, notamment la pluviométrie inégale et les ressources en eau de surface et souterraines. Il décrit les contraintes techniques, financières et politiques qui limitent l'accès à l'eau, ainsi que les efforts entrepris par le gouvernement pour améliorer la gestion des ressources hydriques. Malgré les initiatives mises en place, le Sénégal continue de faire face à des problèmes d'approvisionnement en eau, menaçant son développement.

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Leçon 17 Géo

Le document traite de la question de l'eau au Sénégal, soulignant son importance vitale et les défis liés à sa disponibilité, notamment la pluviométrie inégale et les ressources en eau de surface et souterraines. Il décrit les contraintes techniques, financières et politiques qui limitent l'accès à l'eau, ainsi que les efforts entrepris par le gouvernement pour améliorer la gestion des ressources hydriques. Malgré les initiatives mises en place, le Sénégal continue de faire face à des problèmes d'approvisionnement en eau, menaçant son développement.

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ACADEMIE DE DAKAR ANNEE SCOLAIRE : 2023-2024

LYCEE MIXTE MAURICE DELAFOSSE CLASSE: TL2A

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LEÇON 17 : Le Sénégal : LA QUESTION DE L’EAU
Introduction :
« L’eau est, pour un Etat et pour un peuple, la souveraine richesse », dit Jean Brunhes (1864-1930) dans
son ouvrage Géographie humaine (1910). L’eau est une ressource vitale pour tous les êtres vivants en
général et l’espèce humaine en particulier. Elle intervient dans tous les domaines de la vie. L’eau est donc
une importante source de vie et moteur essentiel du développement. Pourtant, ce bien précieux peut créer
des problèmes par sa rareté ou par son excès. Dans les pays arides ou semi-arides comme le Sénégal, se pose
une question de l’eau. Pour mesurer l’acuité du problème de l’eau, il est nécessaire de faire l’inventaire des
ressources hydriques, de voir les contraintes qui limitent sa disponibilité, l’importance des déficits et les
solutions mises en œuvre pour régler ce problème.
I. Les ressources en eau du Sénégal
1. La pluviométrie
Le premier élément qui régit le problème de l’eau est la pluviométrie. Le Sénégal est un pays tropical où
l’année climatique est divisée en deux saisons. La tranche d’eau qui tombe sur le Sénégal en un an est
comprise entre 300 mm et 1 500 mm et le nombre de jours de pluies varie entre 20 et 85. Les précipitations
diminuent du sud vers le nord et sont inégalement réparties sur le territoire. La moitié septentrionale (nord)
du pays accuse un grand déficit pluviométrique. La moyenne des précipitations au Sénégal est d’environ 600
mm, ce qui représente pour la surface du Sénégal un volume de 130 milliards de m3.
2. Les eaux de surface
Trois bassins, auxquels on peut ajouter quelques marigots intermittents (temporaires), constituent l’essentiel
des eaux du Sénégal. Il s’agit des fleuves Sénégal (le Lac de Guiers en faisant partie), Gambie et
Casamance. Ces cours d’eau ont des régimes tropicaux, qui suivent le rythme des saisons avec une période
de hautes eaux (de juillet à octobre) et une période de basses eaux (de novembre à juin.
Au total, on admet que l’ensemble des eaux douces de surface traversant le Sénégal ou existant en
permanence peut se situer entre 40 et 50 milliards de m3 par an.
3. Les eaux souterraines
Le Sénégal renferme de nombreuses nappes souterraines utilisables réparties en trois catégories :
- les nappes phréatiques superficielles localisées au Cap-Vert, sur le littoral Nord, au niveau des bassins
des fleuves et dans les Niayes. Les potentialités sont estimées à 270 000 m3 par jour ;
- les nappes peu profondes avec des puits villageois de 30 à 100 m. les potentialités sont estimées à
700 000 m3 par jour ;
- la nappe maëstrichtienne, peu profonde, dans tout le bassin sédimentaire qui couvre la quasi totalité du
territoire. Elle est atteinte par forage entre 100 et 400 m de profondeur et l’eau remonte jusqu’à quelques
mètres de la surface. Son volume théorique est de 100 milliards de m3 de réserve d’eau douce, soit environ
500 000 m3 par jour.
Au total, un bilan général des ressources souterraines donne un potentiel théoriquement mobilisable de
2 600 000 m3 par jour pendant 2000 ans. Ce bilan optimiste doit tenir compte des contraintes techniques et
économiques liées à leur exploitation. Il en est de même pour les autres ressources.
II. Les contraintes limitant la disponibilité de l’eau au Sénégal
Elles sont de plusieurs ordres : mécanique (ruissellement, infiltration), climatique (évaporation),
conjoncturel (sécheresse), sanitaire (maladies liées à l’eau), technique et financier.
1. Les difficultés de conservation des ressources
La conservation des ressources est rendue difficile par trois phénomènes : l’évaporation, l’infiltration et le
ruissellement.
L’évaporation est fonction de la surface d’eau et des facteurs climatiques (température, vents, nébulosité).
Elle est maximale au milieu de la saison sèche quand l’insolation est importante et les précipitations
inexistantes.
L’infiltration est très importante même si une récupération est possible avec les nappes phréatiques. Les
sols sénégalais absorbent l’eau plus ou moins lentement. Le surplus, qui est considérable, cherche aussitôt
des possibilités d’écoulement.
L’écoulement s’effectue de deux façons :
- dans un bassin fermé où l’eau vient se rassembler en mares que l’on peut retrouver un peu partout au
Sénégal ;
- vers la mer, notamment par l’intermédiaire des fleuves.
2. La sécheresse
Au Sénégal, les pluies sont irrégulières. Pendant certaines périodes, on assiste à un grand déficit en eau. La
sécheresse n’est pas un phénomène nouveau au Sénégal. Aussi des périodes de sécheresse ont-elles été
enregistrées durant le XXe siècle : 1910-1914 ; 1939-1949 ; 1941-1942, 1950-1967 ; 1972-1973 ; 1983-
1984. Depuis 1968, la sécheresse est de plus en plus persistante. Depuis 1998, les pluies sont redevenues
normales ; ce qui donne espoir au ponde rural.
III. Les problèmes techniques, financiers et politiques
Le Sénégal est un pays en développement, caractérisé par une insuffisance des moyens techniques et
financiers. La profondeur des nappes les plus importantes et l’éloignement des ressources en eau de surface
par rapport aux principaux centres de consommation nécessitent d’importants moyens techniques et
financiers. Le coût d’un forage de 100 à 300 m de profondeur est estimé entre 20 et 30 millions de
francs CFA. Si l’on y ajoute l’équipement en pompes et réservoirs, on s’approche de 40 millions. Les
projets de doublement de la conduite du Lac de Guiers et du Canal du Cayor sont estimés entre 92 et 220
milliards de francs CFA.
Il y a également les problèmes politiques liés à l’exploitation et la gestion commune de certaines ressources
en eau, principalement le fleuve Sénégal. Un projet vital, celui de la revitalisation des vallées fossiles du
Sénégal a été finalement abandonné à cause de l’opposition de la Mauritanie.
A ces problèmes, il faut ajouter les méfaits de l’excès de l’eau. En effet, cette ressource tant désirée livre
parfois un lot massif de sinistrés, par exemple les hivernages de 1992 et 2000 à Dakar, Kaolack et Saint-
Louis, les pluies hors saison de mi-janvier 2002 et les inondations de Dakar en 2005 et 2006.
IV. Les politiques de l’eau
Le Sénégal a entrepris une série d’actions visant à trouver des solutions au problème de l’eau. Pour
rentabiliser le réseau hydrographique, la Société d’Aménagement et d’exploitation des Eaux du Delta
(SAED) développe l’agriculture irriguée sur le bassin du Sénégal. La construction du barrage de Diama
participe de cette volonté d’irrigation. Un vaste programme de réseau hydrographique national est lancé. Les
principaux axes de ce programme sont :
- l’aménagement des bassins de rétention d’eau (138 déjà mis au point) pour empêcher l’écoulement et la
perte des eaux et en même temps limiter les dégâts causés par les inondations ;
- la désalinisation des eaux de Basse-Casamance, avec la construction de digues et de barrages sur les
fleuves Gambie et Casamance.
Concernant l’approvisionnement en eau potable, des efforts sont fournis. Outre les efforts de la Société des
Eaux (SDE), la Coopération japonaise a permis la construction d’une centaine de châteaux d’eau. Pendant
l’hivernage 2000, le président Abdoulaye Wade a offert aux habitants de Linguère 800 citernes d’eau d’une
capacité de 1 000 litres chacune. La production d’électricité hydraulique grâce au barrage de Manantali est
effective.
Pour renforcer l’alimentation de Dakar en eau potable, c’est le Projet Sectoriel Eau (PSE) qui a été retenu
avec deux phases.
La 1re phase (entre 1997 et 1999) concerne la pose d’une conduite de 1 000 à 1 200 mm de diamètre entre
Guéoul et Dakar, la réalisation et l’équipement de 11 forages dans la zone du littoral nord, la rénovation et
l’extension de la station de Gnith pour porter sa capacité de 39 000m3/j à 64 000 m3/j.
La 2e phase (entre 1999 et 2001) porte sur la construction d’un réservoir aux Mamelles à Dakar, la
réalisation de deux forages pour la ville de Thiès, la construction et la réhabilitation des stations de
chloration.
Déjà, en mai 2000, le PSE aura permis d’injecter 65 000 m3/j supplémentaires ; ce qui a permis de couvrir
totalement les besoins en eau de Dakar pendant la saison normale et de réduire les déficits de 30 % à 10 %
en saison chaude.
Après 2001, il est prévu le projet d’alimentation en eau potable de Dakar à long terme jusqu’à l’an
2011.
Les projets essentiellement hydrauliques sont complétés par de grands projets d’aménagements hydro –
agricoles : celui du développement intégré de la rive gauche de la vallée du Sénégal qui concerne 250 000
ha de terres cultivables et celui d’aménagement hydro – agricole du bassin de l’Anambé qui concerne 2 000
ha.
Conclusion
Le Sénégal est relativement bien pourvu en eau. Les ressources sont inégalement réparties sur le territoire.
La moitié septentrionale (Nord) du pays souffre d’un déficit pluviométrique combiné à une quasi
absence d’eau de surface. Le grand problème de l’eau au Sénégal est celui de sa bonne maîtrise. Les
actions entreprises jusqu’à maintenant, quoique louables, n’ont pas réglé définitivement le problème de
l’eau. La question de l’eau risque de se poser encore et compromettre du coup le développement du pays.

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