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Electrocinetique Chapitre5

Ce chapitre traite des circuits linéaires soumis à une excitation sinusoïdale, essentielle dans les applications industrielles comme les alternateurs. Il aborde les concepts de tension et courant sinusoïdaux, le régime transitoire et forcé d'un circuit RLC, ainsi que l'impédance complexe et les lois de l'électrocinétique en régime sinusoïdal. Les notions de déphasage entre tension et courant sont également explorées, avec une introduction à la notation complexe pour simplifier les calculs.

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Electrocinetique Chapitre5

Ce chapitre traite des circuits linéaires soumis à une excitation sinusoïdale, essentielle dans les applications industrielles comme les alternateurs. Il aborde les concepts de tension et courant sinusoïdaux, le régime transitoire et forcé d'un circuit RLC, ainsi que l'impédance complexe et les lois de l'électrocinétique en régime sinusoïdal. Les notions de déphasage entre tension et courant sont également explorées, avec une introduction à la notation complexe pour simplifier les calculs.

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ÉLECTROCINÉTIQUE

chapitre 5

Régime sinusoïdal forcé

Dans ce chapitre, on s’intéresse aux circuits linéaires soumis à une excitation (tension ou courant imposé au
circuit) variant sinusoïdalement au cours du temps ; c’est le régime sinusoïdal. Celui-ci est extrêmement impor-
tant, car les courants produits industriellement par des alternateurs sont sinusoïdaux. En Europe, l’amplitude
de la tension délivrée aux particuliers est E0 = 220 V pour une fréquence f = 50 Hz.
Les notions vues dans le cadre de ce cours sont en fait plus générales. En effet, il existe d’autres phénomènes
physiques très importants qui sont sinusoïdaux. La lumière, par exemple, peut être décrite par un champ
électrique et un champ magnétique oscillant sinusoïdalement au cours du temps. De même, le son correspond à
une variation sinusoïdale de la pression du mileiu dans lequel il se propage. D’une façon générale, les phénomènes
ondulatoires sont sinusoïdaux. Les outils introduits ici sont donc généralisables à d’autres parties de la physique.
BCPST1 Fénelon
Nicolas Clatin 2007
Plan du chapitre.
1. Circuit linéaire en régime sinusoïdal forcé
1.1 Tension et courant sinusoïdaux
1.2 Régime transitoire et régime forcé d’un circuit RLC
1.3 Déphasage entre tension d’entrée et intensité
2. Notation complexe
2.1 Grandeurs électriques complexes
certains droits réservés
2.2 Dérivation et intégration en notation complexe
ne peut pas être vendu
2.3 Détermination du courant en régime forcé
3. Impédance complexe
3.1 Définition
3.2 Cas du résistor
3.3 Cas d’une bobine
3.4 Cas d’un condensateur
4. Lois de l’électrocinétique en régime sinusoïdal
4.1 Lois de Kirchhoff
4.2 Loi d’Ohm
4.3 Association de dipôles
5. Puissance en régime sinusoïdal
5.1 Puissance instantanée
5.2 Puissance moyenne ; grandeurs efficaces
5.3 Exemple d’application : adaptation d’impédance
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1 Circuit linéaire en régime sinusoïdal forcé.


1.1 Tension et courant sinusoïdaux.
Dans ce chapitre, on considère des circuits linéaires comportant des composants R, L et C, alimentés par un
générateur de tension sinusoïdale. La tension délivrée est donc de la forme :

e(t) = E0 cos ωt (1)

où E0 est l’amplitude du signal et ω sa pulsation, reliée à la fréquence f ou à la période T par :


ω= = 2π f (2)
T

BCPST1 Fénelon
Nicolas Clatin 2007

Dans ce cas, le courant circulant à travers le générateur est également sinusoïdal, de même pulsation que e,
certains droits réservés
mais déphasé par rapport à elle :
ne peut pas être vendu
i(t) = Im cos (ωt − ϕ) (3)

avec Im amplitude du courant et ϕ le déphasage entre le courant et la tension.

1.2 Régime transitoire et régime forcé d’un circuit RLC.


Considérons un circuit RLC série, alimenté par un générateur de tension sinusoïdal.

L C
i(t) = Im cos (ωt-ϕ)
e(t) = E0 cos ωt

L’équation différentielle vérifiée par l’intensité s’obtient en écrivant la loi des mailles puis en dérivant par
rapport au temps :

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 2
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di q d2 i di i
uL + uR + uC = e ⇒ L + R i + = E0 cos ωt ⇒ L 2 + R + = −E0 ω sin ωt (4)
dt C dt dt C

Il s’agit d’une équation différentielle du second ordre à coefficients constants. La solution est la somme de
deux termes : i(t) = i1 (t) + i2 (t) . Le terme i1 (t) est la solution de l’équation homogène :

d2 i1 di1 i1
L 2
+R + =0 (5)
dt dt C

Il correspond au régime transitoire, et devient très petit au bout d’un temps relativement court, de l’ordre de
quelques multiples de la constante de temps τ = L/R. Cette solution sera étudiée en seconde année, tant en
électricité que pour des systèmes mécaniques analogues.

Le second terme i2 (t) est une solution particulière, qui devient rapidement prépondérante par rapport
à i1 (t) ; elle correspond au régime forcé. Dans la mesure où e(t) est sinusoïdal, il parait raisonnable de penser
que i2 (t) l’est également ; en effet, si i(t) est sinusoïdal, ses dérivées première et seconde par rapport au temps
le sont aussi. Dans tout ce chapitre, on ne s’intéresse qu’au régime forcé qui s’établit rapidement, donc :

i(t) = i2 (t) = Im cos (ωt − ϕ) (6)

D’une façon générale, une fois le régime transitoire disparu, en régime sinusoïdal forcé, toutes les grandeurs
électriques dans le circuit sont sinusoïdalesBCPST1 et synchrones,
Fénelon c’est-à-dire de même pulsation, celle
imposée par le générateur. Nicolas Clatin 2007

Dans ce chapitre, on ne fera pas d’étude temporelle des circuits, puisque le régime transitoire ne nous intéresse
pas. En revanche, on étudiera l’influence de la pulsation d’entrée ω sur la réponse du circuit.

On a choisi de noter le courant i(t) = Im cos (ωt − ϕ), mais on aurait aussi bien pu l’écrire i(t) = Im cos (ωt + ϕ), ce
qui revient à choisir le signe opposé pour le déphasage ϕ. Lors de la résolution de l’équation, on obtiendra évidemment
le même résultat.

1.3 certains droits réservés


Déphasage entre tension et intensité.
ne peut pas être vendu
Considérons un circuit quelconque, par exemple le circuit RLC série du paragraphe précédent, soumis
à une tension sinusoïdale e(t) = E0 cos ωt. Il est traversé par un courant sinusoïdal de même pulsation
i(t) = Im cos (ωt − ϕ), où ϕ est le déphasage entre l’intensité et la tension.

1.3.1 Cas du courant en avance sur la tension.


Avec la définition choisie, considérons le cas du schéma suivant. On voit que e(t) et i(t) sont déphasées,
puisqu’elles n’atteignent pas leur maxima à la même date.
Considérons une période, par exemple celle entre t = 0 et t = T . Les maxima les plus proches atteints
par les deux fonctions sur cette période le sont à la date t1 pour e(t) et à la date t2 pour i(t) . Le déphasage ϕ se
lit directement sur l’axe supérieur (au signe près) ; il correspond à l’angle séparant les maxima les plus proches.

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 3
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On appelle retard de i(t) sur e(t) la grandeur :

tr = t2 − t1 (7)

L’avance de i(t) sur e(t) la grandeur opposée : BCPST1 Fénelon


Nicolas Clatin 2007
ta = −tt = t1 − t2 (8)

Dans ce cas, on constate que le courant i(t) atteint son maximum avant e(t) , c’est-à-dire que le retard de i(t)
sur e(t) est négatif (tr < 0). On dit que le courant i(t) est en avance sur la tension e(t) .

1.3.2 Cas du courant en retard sur la tension.


On considère maintenant le cas où les deux maxima les plus proches de i(t) et e(t) sur une période sont tels
que tr = t2 − t1 > 0. Dans ce cas, le courant atteint sondroits
certains maximum après la tension ; on dit que le courant est
réservés
en retard sur la tension. ne peut pas être vendu

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1.3.3 Relation entre retard et déphasage.


Lorsqu’on parcourt une période, donc lorsque le temps t évolue d’une valeur T , l’angle ωt évolue de 2π. Par
une règle de 3 évidente, on a donc :

|ϕ| |t2 − t1 |
= (9)
2π T

Ces notions sont généralisables à deux fonctions sinusoïdales quelconques de même pulsation : g1 = G1 cos (ωt + ϕ1 )
et g2 = G2 cos (ωt + ϕ2 ). Le déphasage entre g2 et g1 est alors ϕ2 − ϕ1 . Dans les exemples précédents, utiles en première
année, ϕ1 = 0.

2 Notation complexe.
2.1 Grandeurs électriques complexes.
Considérons un dipôle passif linéaire (D), soumis à une tension sinusoïdale u(t) = Um cos ω t. Il est traversé
par un courant sinusoïdal i(t) = Im cos (ωt − ϕ).

i = Im cos (ωt-ϕ)
(D)
BCPST1 Fénelon
u = Um cos ωt Clatin 2007
Nicolas

En régime sinusoïdal, il est commode d’utiliser la notation complexe. La tension u(t) = Um cos ω t peut
se voir comme la partie réelle de la grandeur complexe :

u = Um (cos ω t + j sin ω t) = Um ejωt (10)


où j = −1 (qu’on ne note pas i en physique pour ne pas confondre avec le courant). Le trait sous u indique
certains droits réservés
une grandeur complexe. On a donc :
ne peut pas être vendu
u(t) = ℜ(u) (11)

Attention ! Ceci n’est vrai qu’en régime sinusoïdal. Si la tension d’entrée est périodique mais non sinusoïdale (tension
en créneaux, en triangles, etc), ou non périodique, ce n’est pas vrai.

Toutes les grandeurs électriques du circuit en régime sinusoïdal forcé, courant i(t) , tensions aux bornes des
différents dipôles uR (t) , uC (t) et uL (t) , peuvent également s’interprèter comme la partie réelle de grandeurs
complexes associées. Ainsi, le courant i(t) = Im cos (ω t − ϕ) est la partie réelle du courant complexe :

i = Im (cos (ω t − ϕ) + j sin (ω t − ϕ)) = Im ej(ωt−ϕ) (12)

On peut montrer que, si i(t) est solution de l’équation différentielle (4), alors le courant complexe associé i l’est
également (il suffit de remplacer dans l’équation différentielle). En conséquence, il est équivalent de raisonner
avec les grandeurs complexes et avec les grandeurs réelles. Comme on le verra par la suite, les grandeurs
complexes permettent de simplifier les calculs, d’où leur intérêt.

Bien évidemment, les grandeurs complexes n’ont pas de sens physique. Les grandeurs physiques sont
les parties réelles des grandeurs complexes. Considérons la grandeur électrique complexe quelconque x
(courant, tension...) :

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x = X m ej(ωt−ϕ) = Xm ejωt avec Xm = Xm e−jϕ (13)

où Xm est l’amplitude complexe de x. La grandeur réelle, ayant un sens physique, est :


(
Xm = |x| = Xm
x = Xm cos (ωt − ϕ) avec (14)
− ϕ = arg Xm

On peut représenter la grandeur Xm dans le plan complexe ; c’est la représentation de Fresnel.

sens positif
des angles
Xm
Xm

−ϕ
axe de référence
0 (axe réel)

BCPST1 Fénelon
Nicolas Clatin 2007

2.2 Dérivation et intégration en notation complexe.


Considérons le courant réel i(t) = Im cos (ω t − ϕ). Ses dérivées temporelles sont :

di
= −Im ω sin (ω t − ϕ) (15)
dt
d2 i
= −Im ω 2 cos (ω t − ϕ) (16)
dt2 certains droits réservés
ne peut pas être vendu
Considérons maintenant la grandeur complexe associée i et ses dérivées :

i = Im (cos (ω t − ϕ) + j sin (ω t − ϕ))


di
= Im ω (− sin (ω t − ϕ) + j cos (ω t − ϕ)) (17)
dt
d2 i
= Im ω 2 (− cos (ω t − ϕ) − j sin (ω t − ϕ)) (18)
dt2

En comparant (15) et (17) d’une part et (16) et (18) d’autre part, on constate que :

!
di di
=ℜ (19)
dt dt
!
d2 i d2 i
=ℜ (20)
dt2 dt2

La dérivée de la grandeur complexe permet de retrouver la dérivée de la grandeur réelle ; il suffit de prendre la
partie réelle. Ceci est général à toutes les grandeurs électriques du circuit (et pas seulement le courant).

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Examinons de plus près la dérivation de la grandeur complexe i = Im ej(ωt−ϕ) en utilisant la notation


exponentielle :

di
= Im jω ej(ωt−ϕ) = jω i (21)
dt

On retrouve bien l’expression (17) :

Im jω ej(ωt−ϕ) = Im jω (cos (ω t − ϕ) + j sin (ω t − ϕ))


= Im ω (j cos (ω t − ϕ) − sin (ω t − ϕ))

En notation complexe, la dérivation revient donc à une simple multiplication par jω. Pour une grandeur
électrique quelconque x = Xm ej(ωt−ϕ) , on a donc :

dx
= jω x (22)
dt

De la même façon, l’intégration revient à une division par jω :

x
Z
x=
BCPST1 Fénelon (23)

Nicolas Clatin 2007

2.3 Détermination du courant en régime forcé.


Reprenons le circuit RLC série du paragraphe 1. On se place en régime sinusoïdal forcé, c’est-à-dire que le
régime transitoire est devenu négligeable. Alors i(t) est sinusoïdal : i(t) = Im cos (ωt − ϕ). Le courant vérifie
l’équation différentielle (4). Comme on l’a vu, il est équivalent de raisonner avec les grandeurs complexes
associées : e = E0 ejωt et i = Im ej(ωt−ϕ) = Im ejωt , avec Im = Im e−jϕ . L’équation différentielle devient alors :

d2 i di i de
L 2
+ R droits
certains + = réservés (24)
dt ne peutdtpas C dt
être vendu

Utilisons les règles de dérivation établies précédemment :

i
L (jω)2 i + R jω i + = jω e = jω E0 ejωt (25)
C

On en déduit :
!
12 jω E0
−Lω + + jω R i = jω E0 ejωt ⇒ i = ejωt = Im ejωt (26)
C 1
−Lω 2 + + jω R
C

d’où :

jω E0
Im = Im e−jϕ = (27)
1
−Lω 2 + + jω R
C

Le courant en régime forcé est alors entièrement connu, si E0 , R, L et C sont connus. On peut calculer
l’amplitude du courant Im = Im et son déphasage ϕ = − arg Im , en utilisant les propriétés habituelles des
complexes.

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3 Impédance complexe.
On va généraliser les notions vues précédemment pour un dipôle quelconque, puis pour un ensemble de
dipôles. La notation complexe permet de retrouver, avec les grandeurs sinusoïdales, des formules analogues à
celles trouvées en régime continu.

3.1 Définition.
Considérons un circuit dipôle (D), soumis à une tension sinusoïdal u(t) , et parcouru par un courant sinusoïdal
i(t) . Soit u = Um ejωt et i = Im ej(ωt−ϕ) les grandeurs complexes associées. On appelle impédance complexe
du dipôle (D) :

u Um jϕ
Z= = e (28)
i Im

i
Z

BCPST1 Fénelon
L’impédance est la grandeur fondamentale du circuit Clatin
Nicolas 2007 En effet, E0 étant connu, la connaissance
électrique.
de Z donne accès à Im et à ϕ, donc au courant électrique qui circule. Son module Z = |Z| donne accès à Im et
son argument est le déphasage ϕ :

 |Z| = Z = Um

Z = Z ejϕ avec Im (29)

 arg Z = ϕ = arg u − arg i

La formule arg Z = arg u − arg i montre que l’argument de Z donne le retard de i par rapport à u.
certains droits réservés
ne peut pas être vendu
L’impédance complexe peut également se mettre sous la forme rectangulaire :

Z = R + jX (30)

où R est une résistance, terme toujours positif, et X est une réactance, qui peut être positive ou négative.
Le module de l’impédance Z est donc homogène à une résistance, et s’exprime en ohm. On peut l’exprimer
en fonction de R et X :
p
Z = |Z| = R2 + X 2 (31)

Par ailleurs, en identifiant les deux expressions :

Z = Z ejϕ = R + jX (32)

on peut exprimer le déphasage en fonction de R et X :

R R X X X
cos ϕ = =√ sin ϕ = =√ tan ϕ = (33)
Z R2 + X 2 Z R2 + X 2 R

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3.2 Cas d’un résistor.


Dans le cas d’un résistor de résistance R, la relation entre le courant et la tension est :

u Um cos ωt
i= ⇒ Im cos (ωt − ϕ) = (34)
R R

i
R

Par identification :

Um
Im = et ϕ=0 (35)
R

On en déduit les caractéristiques de l’impédance complexe associée au résistor :



 Z = Z = Um = R

R R
Im ⇒ ZR = R (36)
 arg Z = ϕ = 0 BCPST1 Fénelon

R Nicolas Clatin 2007

Dans le cas d’un résistor, l’impédance complexe est un nombre réel. Le courant et la tension sont en phase.
En représentation de Fresnel, Um = Um et Im = Im e−jϕ = Im sont colinéaires.

sens positif
des angles

Um = Um
axe de référence
0 certains
I m = Im
droits réservés (axe réel)
ne peut pas être vendu

3.3 Cas d’une inductance idéale.


La relation entre le courant et la tension est maintenant :

di d(Im cos (ωt − ϕ))


u=L ⇒ Um cosωt = L = −L Im ω sin (ωt − ϕ) = L Im ω cos (ωt − ϕ + π/2) (37)
dt dt

L
i

Par identification, on obtient :

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Um = L ω Im et ϕ = π/2 (38)

L’impédance complexe associée à l’inductance vérifie donc :



 Z = Z = Um = L ω

L L
Im ⇒ ZL = L ω ejπ/2 = j L ω (39)

 arg ZL = ϕ = π/2

Dans le cas d’une inductance, l’impédance complexe est un imaginaire pur. Le courant est déphasé de π/2
par rapport à la tension :

i = Im cos (ωt − π/2) = Im sin ωt (40)

Le courant i est en quadrature retard par rapport à u ; le décalage temporel correspondant est un quart de
période T /4. Comme le schéma le montre immédiatement, dans un circuit inductif pur, le courant est en
quadrature retard sur la tension.

BCPST1 Fénelon
Nicolas Clatin 2007

certains droits réservés


ne peut pas être vendu

Sur un diagramme de Fresnel, Um et Im = Im e−jϕ sont perpendiculaires.

sens positif
des angles Um = Um
axe de référence
0 (axe réel)
Im −ϕ = −π/2

Im

On peut examiner deux cas particuliers intéressants. Si ω = 0 (régime continu), alors ZL = 0 et u = ZL i = 0 ;


l’inductance se comporte comme un fil sans résistance, c’est-à-dire comme un court-circuit. Inversement, si
ω → ∞, alors d’après (38) Um → ∞, c’est-à-dire que la bobine se comporte comme un circuit ouvert.

3.4 Cas d’une capacité idéale.


La relation entre le courant et la tension est désormais :

dq du 1
Z
i= =C ⇒u= i (41)
dt dt C

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 10
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C i

Raisonnons cette fois-ci directement en notation complexe. La tension complexe u est reliée au courant
complexe par :

1 1 i
Z
u= i= (42)
C C jω

On en déduit l’impédance complexe :

1

1 j 
ZC = ZC =
ZC = =− ⇒ Cω (43)
jCω Cω
ϕ = arg ZC = −π/2

Comme pour une inductance, l’impédance complexe associée à une capacité est un imaginaire pur. Le courant
est déphasé de π/2 par rapport à la tension :

i = Im cos (ωtBCPST1
+ π/2) = −Im sin ωt
Fénelon (44)
Nicolas Clatin 2007
Le courant i est en quadrature avance par rapport à u ; le décalage temporel correspondant est un quart de
période T /4. Dans un circuit capacitif pur, le courant est en quadrature avance sur la tension.

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ne peut pas être vendu

Sur un diagramme de Fresnel, Um et Im = Im e−jϕ sont perpendiculaires.

sens positif
des angles Im

Im −ϕ = π/2
axe de référence
0 (axe réel)
Um = Um

Considérons les deux mêmes cas particuliers. Si ω = 0 (régime continu), alors ZC → ∞ donc Um → ∞ ;
la capacité se comporte comme un circuit ouvert. Inversement, si ω → ∞, alors ZC = 0 et u = ZC i = 0 ; la
capacité se comporte comme un fil sans résistance, c’est-à-dire comme un court-circuit.

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 11
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4 Lois de l’électrocinétique en régime sinusoïdal.


4.1 Lois de Kirchhoff.
Les grandeurs physiques i(t) et u(t) étant les parties réelles des grandeurs complexes associées i et u, les lois
de Kirchhoff sont valables avec les grandeurs complexes. En effet, celle-ci mettent en jeu l’addition de courants
(loi des nœuds) et l’addition de tension (loi des mailles), or la partie réelle d’une somme est la somme des parties
réelles.
En conséquences, avec les grandeurs complexes, il est possible d’utiliser pour l’étude des circuits en
régime sinusoïdal forcé :
• la loi des nœuds,
• la loi des mailles,
• la loi de Pouillet,
• les diviseurs de tension et de courant.

Attention ! ces formules ne sont pas valables avec les modules de u, i et Z.

4.2 Loi d’Ohm.


La loi d’Ohm, valable pour les résistances, se généralise en régime sinusoïdal forcé. Pour un dipôle d’impé-
dance complexe Z, soumis à une tension u et parcouru par un courant i, on a :

u = Z i Fénelon
BCPST1 (45)
Nicolas Clatin 2007
En remplaçant ces différentes grandeurs par leurs expressions, on a alors :

Um ejωt = Z ejϕ Im ej(ωt−ϕ) ⇒ Um = Z Im (46)

c’est-à-dire que la loi d’Ohm s’applique aussi pour les amplitudes.

4.3 Association de dipôles.


certains droits réservés
Les lois d’association des résistances se généralisent aux impédances complexes. Pour des impédances com-
ne peut pas être vendu
plexes Zk en série, l’impédance complexe équivalente est la somme des impédances :
X
Zeq = Zk (47)

Pour des impédances en parallèle, la sommation se fait sur les inverses, c’est-à-dire que l’impédance com-
plexe équivalente vérifie :

1 X 1
= (48)
Zeq Zk

Les démonstrations de ces relations sont analogues à celles faites pour les associations de résistances en
régime continu, moyennant l’utilisation de la loi d’Ohm pour les grandeurs complexes.

Attention ! ces relations ne sont en revanche pas valables pour les modules des impédances.

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 12
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Prenons l’exemple d’une bobine réelle, composée d’une inductance L en série avec une résistance R, alimentée
sous une tension sinusoïdale e = E0 cos ωt. On veut déterminer l’amplitude du courant qui traverse la bobine,
et son retard par rapport à la tension d’entrée.

R Z

L
Zi
i
e(t) = E0 cos ωt e

En notation complexe, la tension d’entrée est : e = E0 ejωt et le courant est de la forme :

i = Im ej(ωt−ϕ) = Im ejωt avec Im = Im e−jϕ (49)

La résistance et l’inductance en série sont équivalentes à une impédance complexe :

Z = R + jLω (50)
BCPST1 Fénelon
Nicolas Clatin 2007
En appliquant la loi de Pouillet, on a :

e E0 ejωt
e−Zi=0⇒i= = (51)
Z R + jLω

C’est souvent une très mauvaise idée en électrocinétique de rendre le dénominateur réel. Cela alourdit les expressions,
et empêche souvent de voir des simplifications dans les expressions ultérieures.

Par identification avec (49), on en déduit l’amplitude complexe du courant :


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E0
Im = Ine e−jϕpas
m peut = être vendu (52)
R + jLω

L’amplitude Im du courant réel est le module de Im , soit :

|E0 | E0
Im = Im = =√ (53)
|R + jLω| R2 + L2 ω 2

Le déphasage entre courant et intensité est donné par l’argument de Im :

ϕ = − arg Im = − arg E0 + arg(R + jLω) = arg(R + jLω) (54)

d’où on déduit :





 tan ϕ =


R ϕ = arctan

⇒ R (55)
R
cos ϕ > 0 ⇒ −π/2 < ϕ < π/2
 
 cos ϕ = √

R2 + L2 ω 2

Comme tan ϕ > 0, on en déduit que 0 < ϕ < π/2. Cela correspond à un courant en retard sur la tension.

Attention ! tan ϕ ne définit ϕ qu’à π près. Il est indispensable de déterminer le signe de cos ϕ ou de sin ϕ pour lever
l’ambiguïté.

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 13
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5 Puissance en régime sinusoïdal.


5.1 Puissance instantanée.
Considérons un dipôle soumis à une tension sinusoïdale u(t) = Um cos ωt et traversé par un courant sinusoïdal
i(t) = Im cos (ωt − ϕ), orienté en convention récepteur.
La puissance instantanée reçue par le dipôle est :

Um Im
p(t) = u(t) · i(t) = Um Im cos ωt cos (ωt − ϕ) = [cos ϕ + cos (2ωt − ϕ)] (56)
2
Dans le cas d’un résistor, ϕ = 0 et la puissance instantanée est toujours positive :

Um Im
p(t) = [1 + cos 2ωt] ⇒ ∀t, p(t) > 0 (57)
2
ce qui signifie qu’à tout instant, le résistor dissipe de l’énergie, ce qui est attendu.

Le terme entre crochet dans (56) peut être négatif ou positif ; ceci signifie que, dans le cas général, le dipôle
peut être soit récepteur (il dissipe alors de l’énergie) ou générateur (il fournit alors de l’énergie au circuit). Au
cours d’une période, il peut éventuellement jouer l’un puis l’autre rôle. Par exemple, dans le cas d’une capacité,
ϕ = −π/2 et :

Um Im Um Im
p(t) = cos (2ωt + π/2) = − sin 2ωt (58)
2 BCPST1 Fénelon 2
Nicolas Clatin 2007
Um Im Um Im
La puissance varie alors sinusoïdalement entre − et avec une période T /2. Sur une demi-période,
2 2
elle dissipe de l’énergie, et sur la demi-période suivante, elle restitue de l’énergie au circuit. Il en est de même
d’une inductance.

5.2 Puissance moyenne ; grandeurs efficaces.


5.2.1 Définition.
On veut maintenant exprimer la puissance moyenne consommée dans un dipôle sur un temps très long.
certains
En effet, les temps d’utilisation des circuits sont droitslong
souvent réservés
devant la période des signaux (20 ms pour
une fréquence de 50 Hz) ; il est donc intéressantnede
peut pas être vendu
déterminer la puissance dissipée sur une longue durée.
Commençons par examiner ce qui se passe sur une période. Par définition de la puissance, l’énergie reçue par
le dipôle pendant un intervalle de temps très court dt est :

δW = p(t) dt (59)

L’énergie reçue par le dipôle pendant une période s’obtient par intégration sur une période quelconque, par
exemple entre les instants 0 et T :
Z T
W = p(t) dt (60)
0

La puissance moyenne reçue par le dipôle est le rapport de l’énergie reçue sur le temps durant lequel cette
énergie a été reçue :

T
1
Z
P = p(t) dt (61)
T 0

Qu’en est-il sur un temps t beaucoup plus long qu’une période ? Ce temps peut s’exprimer sous la forme
d’une succession de périodes et d’un reliquat, soit kT + t′ où k est un entier et t′ < T . Si k est très grand, on
peut négliger ce qui se passe sur le reliquat t′ par rapport à ce qui se passe sur le grand nombre de périodes qui
a précédé. En conséquence, la puissance moyenne consommée sur un temps très grand se réduit à la puissance
moyenne consommée sur une période.

BCPST1 – Nicolas Clatin – septembre 2007 – Électrocinétique chapitre 5 : régime sinusoïdal forcé – page 14
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5.2.2 Expression de la puissance moyenne ; facteur de puissance.


En remplaçant p(t) par sa valeur, l’intégrale s’écrit :
T T T
Um Im Um Im Um Im
Z Z Z
[cos ϕ + cos (2ωt − ϕ)] dt = cos ϕ dt + cos (2ωt − ϕ) dt (62)
0 2 2 0 2 0

Le second terme est nul ; en effet :

T
1 1
Z
T
cos (2ωt − ϕ) dt = − [sin (2ωt − ϕ)]0 = − [sin (2ωT − ϕ) − sin (−ϕ)]
0 2ω 2ω
1
=− [sin (4π − ϕ) − sin (−ϕ)] = 0 (63)

Comme cos ϕ ne dépend pas du temps, (61) se réduit à :


T
Um Im
Z
P = cos ϕ dt (64)
2T 0

La puissance moyenne reçue par le dipôle est donc :

BCPST1
Um Im Fénelon
P =Nicolas Clatin
cos ϕ2007 (65)
2

Le terme cos ϕ est appelé le facteur de puissance. Le terme qui le précède peut être récrit sous la forme :

Um Im Um Im
= √ × √ =U ×I (66)
2 2 2

où U et I sont appelé la tension efficace et le courant efficace. Le terme U I est la puissance apparente.
On a donc :
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Pne=peut
U Ipas
cosêtre
ϕ vendu (67)

5.2.3 Dissipation d’énergie dans la partie résistive d’un dipôle.


On a vu que le courant et la tension sont en quadrature aux bornes d’une inductance idéale et aux bornes
d’une capacité idéale, soit ϕ = ±π/2. On a alors cos ϕ = 0, c’est-à-dire que :

la puissance moyenne consommée dans une capacité


idéale ou dans une inductance idéale est nulle.

Dans le cas d’un dipôle quelconque, ou d’une association de dipôles d’impédance totale Z = R + jX = Z ejϕ ,
on a :

R
cos ϕ = (68)
Z

Comme d’autre part, la loi d’Ohm est vérifiée pour les amplitudes (relation (46)), on a :
2
Um Im Z Im Im R R Im
P = cos ϕ = × = ⇒ P = R I2 (69)
2 2 Z 2

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où I est l’intensité efficace traversant le circuit. On en déduit que dans un dipôle quelconque, seule la partie
résistive consomme de l’énergie en moyenne.

Il peut parfois être commode de calculer P en fonction de U :


2 2 2 2
R Im R Um R Um G Um R
P = = = = avec G= (70)
2 2 Z2 2 (R2 + X 2 ) 2 R2 + X 2

expression dans laquelle le terme G est la conductance du dipôle, qui est en fait la partie réelle de 1/Z.

Attention ! la conductance G n’est pas l’inverse de la résistance R, sauf pour un circuit uniquement résistif.

5.3 Exemple d’application : adaptation d’impédance.

Soit un générateur de tension sinusoïdale, délivrant une tension e = E0 ejωt , possédant une impédance
interne Z√= R + jX. On le branche sur un dipôle d’impédance Z ′ = R′ + jX ′ . Le courant traversant le dipôle
est i = I 2 e(jωt−ϕ) . On souhaite que le dipôle reçoive le maximum de puissance.

Z
BCPST1 Fénelon
Nicolas Clatin 2007 i

(D) Z '

Calculons le courant qui circule dans le circuit en appliquant la loi de Pouillet :


p
e = (Z + Z ′ ) i ⇒ E0 = |Z + Z ′ | Im = (R + R′ )2 + (X + X ′ )2 Im (71)

Le courant efficace est donc :


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ne peut pas
E0 être vendu
I=√ p (72)
2 (R + R′ )2 + (X + X ′ )2

La puissance consommé dans le dipôle l’est uniquement dans sa partie résistive, soit :

R′ E02
P = R′ I 2 = (73)
2[(R + R′ )2 + (X + X ′ )2 ]

Le générateur étant donné, R, X et E0 sont fixés. Pour une partie résistive R′ donnée du dipôle, la puissance
est maximale si X + X ′ = 0 soit X = −X ′ . Ceci peut s’obtenir en rajoutant en série ou en parallèle au dipôle
des capacités ou des inductances idéales.
Ceci étant réalisé, pour quelle valeur de R′ la puissance dissipée est-elle maximale ? On a :
" #
R′ E02 dP E02 1 2R′ E02
P = ⇒ = − = (R − R′ ) (74)
2 (R + R′ ) dR′ 2 (R + R′ )2 (R + R′ )3 2 (R + R′ )3

La puissance dissipée est extrêmale si R = R′ . On peut aisément montrer qu’il s’agit d’un maximum. En
définitive, la puissance dissipée par le dipôle est maximale lorsque Z ′ = R − jX ; on a alors adapté l’impédance
du dipôle.

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