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Le document traite de l'évolution des savoirs durant la première mondialisation, soulignant que les historiens privilégient le terme 'savoirs' plutôt que 'sciences' pour englober une variété de connaissances pré-modernes. Il met en lumière la transformation de la représentation européenne du monde, influencée par des découvertes géographiques et des interprétations culturelles, tout en critiquant l'eurocentrisme persistant dans l'historiographie. Enfin, il aborde la rencontre des Européens avec de nouvelles connaissances et pratiques médicales, ainsi que les implications de ces échanges sur la perception des sociétés non européennes.

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Le document traite de l'évolution des savoirs durant la première mondialisation, soulignant que les historiens privilégient le terme 'savoirs' plutôt que 'sciences' pour englober une variété de connaissances pré-modernes. Il met en lumière la transformation de la représentation européenne du monde, influencée par des découvertes géographiques et des interprétations culturelles, tout en critiquant l'eurocentrisme persistant dans l'historiographie. Enfin, il aborde la rencontre des Européens avec de nouvelles connaissances et pratiques médicales, ainsi que les implications de ces échanges sur la perception des sociétés non européennes.

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Histoire globale CM 8 - Histoire moderne - 25/11

Les savoirs dans la première mondialisation


La question des savoirs a été un peu secondaires. Aujourd’hui sur le devant de la scène. Nourrit
l’histoire globale

Les historiens parlent plus de savoirs que de sciences puisque le terme de science aujourd’hui a
pris une connotation qui est celle de la dé nition de la science telle qu’elle apparait au XIXe et
XXe : méthode avec expérimentation etc : un certain nombre de critères de ce qu’est la science
moderne qui ne correspond pas avec comment on dé nit la science avant : pour le XVI, XVIIe
XVIIIe pourtant faisant partie de la connaissance scienti que. Donc les historiens des sciences
modernes parlent de savoirs pour englober toutes les connaissances que le terme de science
actuellement n’englobe pas

Il n’y avait pas les ruptures que l’on pose aujourd’hui entre les domaines : ces séparations
apparaissent au XVIIIe : avant on pense les savoirs comme des continuités : philosophie,
médecine etc

Quand on applique l’histoire des savoirs à l’histoire globale, connectée, mondiale on voit qu’on a
encore une histoire très euro-centrée, il y a la fois une façon de travailler à l’échelle globale mais
pas tout à fait dans une histoire globale, plus une histoire connectée
Histoire globale : impliquée toutes les aires culturelles
connectée : point de vue des échelles, insister sur les interactions à l’échelle micro

Comment les européens vont intégrer la connaissance du monde ?

Mais on a pas vraiment le même questionnement pour les autres aires culturelles géographiques
de façon aboutie

La transformation des connaissances chez les européens, comment on va les exploiter, …

Deux ouvrages de référence :


- les lieux de savoirs : ouvrage qui aborde vraiment la question de la production du savoir de
manière comparative dans la tradition anthropologique mais pas centrée sur la question de la
mondialisation ni sur les interactions
- L’histoire des sciences et des savoirs. Volume I : c’est très euro-centré
Donc un manque dans l’historiographie qui intègre vraiment les questions de la mondialisation
mais des autres aires culturelles

Bien avant le XVe siècle : circulation des connaissances et des techniques : comme le papier, la
boussole, …

Le rôle essentiel que joue les sociétés arabes dans le transfert des connaissances de la Grèce
antique vers l’occident. Aucune science n’est produit en vase clos et il y a toujours des
circulations

Globalisation des savoirs : qu’a partir du XIXe siècle qu’on voit se répandre des techniques
vraiment commune

On voit qu’on a encore une histoire très euro-centré.

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I- Les transformation de la représentation européenne du monde


A) Une nouvelle représentation du monde

Au sens géographique mais aussi moral etc. On s’appui sur des cartes mais passe aussi
largement par les textes et images, …

Ce que sont les formes de représentations traditionnelles du monde : les cartes se concentrent
sur l’espace maritime. Les cartes apparaissent pour la première fois avec les mappemonde en T/0
(diapo) : façon de représenter typiquement le monde en Europe occidental.

Les caractéristique : sont représentés avec l’est en haut puisqu’il y a une intégration symbolique
de l’orient chrétien.

La tripartition du monde connu par les européens depuis le Moyen Age.

Le terme de continent apparait que très tard : on parle de tri partition

Ces trois parties du monde sont séparées par les zones maritimes

On a des versions simpli ées mais aussi très détaillées : possèdent un symbolisme chrétien très
fort mais formes de représentations dominantes jusqu’au XVe siècle.

Ce qui va changer : la découverte du monde et la réception de la géographie de Ptolémée (texte


grec de l’antiquité qui projette en deux dimensions la sphère terrestre. Centré sur l’hémisphère
nord, représentation très importante de l’Afrique mais surtout de l’Asie (expéditions d’Alexandre le
Grand). L’océan indien est représenté comme complètement fermé. La zone d’Asie orientale
représentée de façon continue = méconnaissance.
=> Mais on a les traits et les caractéristiques essentielles

Évidemment à partir du moment où les européens multiplient les expéditions : nouvelles


intégrations cartographiques : on nomme les terres, on peut contourner l’Afrique, péninsule
indochinoise commence à apparaitre, … Des intégrations relativement rapide à partir du XVIe
siècle

La seule carte complète est la carte conservée a Washington (diapo) qui était intégrée à un livre,
l’introduction à la géographie, deux étaient savants cosmographes mathématiciens en Lorraine :
le savoir n’était pas réservé autour des ports etc mais va loin dans les terres.

La carte n’a été o ciellement montré aux américains qu’en ? 23 minutes avant la n

Ils ont travaillé sur des sources imprimées, ouvrage publiée en 1523 qui retranscrit une lettre à
Vespucci : l’intention est d’intégrer l’Amérique comme terre nouvelle.
Nommer l’Amérique en honneur à Vespucci mais débat puisque Colomb le premier a toiser les
terres. Le nom d’Amérique est attribué et trop tard pour le changer

La terre australe : gure au XVIe siècle, publie la carte en 1536 : ce qui est intéressant c’est
l’étendue de terre en bas qui s’étend : première représentation de l terre australe qui va perdurer
jusqu’au XVIIIe siècle
Alors pourquoi ont développer cette vision spéculative de la terre australe ?
pensée qu’il faut un équilibre entre terres et mers : conception physique complètement
spéculative mais importante dans les représentations

Jusqu’au voyage de James Cook au XVIIIe siècle : devait tenter de descendre le plus au sud
possible
Il va faire un premier essai : dépasse le cercle polaire, s’approche de l’antarctique mais conditions
météorologique l’empêche
Il dit tout de même que si il y a une terre elle est pas aussi étendue et surtout inhabitable.

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B) Un nouveau rapport à l’autre

Dans ce nouveau rapport à l’autre, les européens connaissent l’inconnu mais dans un projet
européen particulier : ils projettent dans l’inconnu vont se représenter dans des schémas
explicatifs qu’ils connaissent déjà : royaume du prêtre Jean (idée qu’il y aurait un royaume
chrétien idéal, les expéditions portugaises ont aussi ce but diplomatique de le trouver),
l’Amazone.

Les plans de Mexico 1524, 1525 : les conquistadors conquièrent l’empire aztèque et trouve
Mexico : ce plan a priori dressé par Cortes et destiné à Charles Quint relève de la réalité
topographique mais aussi un certain nombre de projection des connaissances européennes :
beaucoup de projection à l’idéal de ville européennes : rappel Venise (voir séance TD).

2e exemple : la façon dont les européens vont lire la découverte de population complètement
nouvelles : la façon d’interpréter le cannibalisme : à la fois la capacité dans certains cas une
lecture objective de ces pratiques mais aussi des projections de caractéristiques européennes

Les premiers textes qui parlent de ces pratiques : Jean de Léry (1536-1613) participe à une
expédition au Brésil pour le compte de la France, sous l’égide de Coligny qui veut une installation
de protestants :
- Une pratique des colons va quitter le fort et va se réfugier dans les terres : les Tupinamba : jean
de Léry va passer presque 1 an avec eux
- 1578 : histoire d’un voyage fait en la terre de Brésil : fait une des premières descriptions des
indiens Tupinamba et des pratiques anthropophagiques. Les décrits comme des rituels de
guerre et que ce n’est pas une pratique de pur violence etc : lecture assez éclairée de sa part

Les représentations picturales que l’on a sont dèles à la description de jean de Léry mais ne veut
pas dire qu’il n’y a pas de projection de l’art européen : les corps indiens nus rappellent les
statues grecques antiques, …

Capacité réelle de jean de Léry de comprendre, de saisir et de retranscrire les pratiques des
Tupinambas mais projection car il parle de son expérience de protestant. Il publie son ouvrage
après la Saint Barthélémy en août 1572 et en parle dans son ouvrage en comparant : il compare
les pratiques de massacre qui ont pu être mené par des catholiques durant la saint Barthélémy et
la pratique d’anthropophagie : il inverse les valeurs, qui sont les pires ? Qui sont les barbares ? :
la pratique sociale des tupinamba, acceptée des ennemis ou est ce que c’est les catholiques qui
massacrent les protestants par pur volonté de massacre, …

Ce jeu d’inversion entre événements européen et pratiques sociales extra européennes


considérées comme horribles va devenir une comparaison classique.

L’autre texte connu sur cette pratique c’est l’essai de Montaigne « des cannibales » . Écrit après
dans les années 1580, il ré échit sur ce qu’il sait des indiens Tupinambas : il est intéressé par ces
questions : point de vu relativiste : les européens sont pires.

Mais pas du tout une réception majoritaire : majoritairement on rejette ces pratiques
anthropophagiques.

Une scène de cannibalisme dans une série de voyage et de gravure (diapo) : traduction de jean
de Léry en latin : représentation iconographique qui n’existe pas dans la version de Jean de Léry.
Il le fait de façon dèle au texte. Ces scènes suscitent des réactions d’horreurs mais n’exagèrent
pas , pas de volonté de montrer le sanglant, …

Des représentations intéressantes qui montrent des scènes de massacres et des scènes où les
espagnols ne font rien.
Condamnation sous jacente des espagnols catholiques dans le nouveau monde

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Analyse que l’on peut faire dont la perception des communautés extra européennes sont reçues
en Europe : toujours projection des con its qui ont lieu en Europe même

Autre exemple de réception idéalisée : le mythe du bon sauvage


Mythe du XVIIIe siècle qui s’enracine depuis le XVIe siècle : on le retrouve dans le récit de
Christophe Colomb : vraiment propre à l’Amérique.
Les colons projettent l’idée d’un monde idéal : vision biblique et théologique projetée sur ces
populations.
Las Casas : un des premiers ouvrages qui critique comment la colonisation a lieu en Amérique.

Fantasme d’un retour vers l’enfance de l’humanité : naïf, nu, …

La façon dont on envisage la transformation des sociétés c’est l’idée d’un âge d’or qui a eu lieu
dans le passé, et que les siècles tentent de pervertir : ces nouvelles sociétés des indiens
d’Amériques représentent le paradis terrestre. Mais disparait vers le XVIIe siècle. Réactivé au
XVIIIe avec la découverte de l’ile de Tahiti : James Cook, Lapérouse

Les navigateurs sont fascinés par Tahiti : nouvelles SIX TERRES. Fascinés par les libertés
sexuelles de Tahiti.

Ce que la rencontre avec les espaces extra européens modi ent dans la perception globale des
européens.

II- Connaître et décrire le monde


A) L’histoire naturelle et la médecine

Il y a une continuité entre les deux : les pratiques médicales relèvent de la connaissance des
plantes.

Maïs, café etc : sont d’abord des produits rares et rentre dans la consommation dans le cadre de
la pharmacopée. On va les consommer avec modération comme médicament.
Les connaissances sur le café, le tabac, … sont écrits par des médecins

Très souvent les européens qui rencontrent de nouveaux produits, plantes etc projettent ce qu’ils
connaissent pour les expliquer : pomme de terre (car comme une pomme mais dans la terre),
dinde (parce que ça vient d’Inde).

Les premiers à les décrire sont les personnages qui restent sur place de manière prolongée :
typiquement les gens qui passent plus de temps sur place vont être les religieux : José de Acosta
qui était membre de la compagnie de Jésus qui va passer be coup de temps au Pérou, en
Mexique etc : rentre en Espagne et synthétise toutes les connaissances qu’il a accumulé : histoire
naturelle et morale des Indes 1490.

Aspect historique avec la conquête espagnole mais surtout parle de la faune et ore totalement
nouvelle pour les européens.

Ces produits sont rapidement ramenés en Europe et sont implantés dans les jardins botaniques :
les plantes extra européennes sont acclimatés avant de se répandre. Jardin d’herbes médicinales
depuis longtemps mais les jardins rattachés à des instituons profanes qui s’intéressent à la
culture de ces plantes (université, fondé par des rois, …)

Le premier jardin botanique est celui de Montpellier.

Jardin de l’université de Leste : pas une représentation totalement naturelle mais montre
l’organisation du jardin : organiser de façon orienté : partage en 4 grandes parties qui
représentent les 4 grandes parties du monde : forme de représentation en miniature de la

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diversité. Des lieux où on pouvait venir s’informer et découvrir ces plantes : a été un moyen de
vulgarisation de ces connaissances extra européenne.

L’histoire de la médecine : la pharmacopée ancienne est une pharmacopée qui s’appuie sur
l’usage de plante locale. La médecine européenne n’a pas été bouleversée par la rencontre des
médecines extérieures. Médecine européenne repose sur la théorie des humeurs et c’est
l’équilibra entre ces 4 uides qui font le tempérament : pas du tout remise en question avec la
découverte des autres médecines.

Mais ce qui joue un rôle important c’est la rencontre avec la pharmacopée locale et l’usage qui
est fait des plantes. Sens pratique puisque le colonisateur confronté à des maladies locales qu’on
ne sait pas soigner avec les moyens habituels = contact avec les indigènes qui va permettre
d’apprendre quoi utiliser pour traiter telle pathologie.

Universalisme biblique qui dit que Dieu a créer le monde pour qu’il soit vivable et utilisable par les
hommes donc on doit trouver localement ce qu’il faut pour se nourrir et se soigner.

Les produits qui vont devenir de consommation courante sont d’abord utiliser pour soigner
Une histoire de l’utilisation du savoir : à lire.

Un des premiers traités en français sur le quinquina : [Link]


quinine-et-le-quinquina?mode=desktop
Plante dont on extrait l’écorce en Amérique du Sud, cordillère des Andes, qui a des propriétés
anti paludières, anti douleur et contre la èvre. La connaissance en Europe se fait au cours du
XVIIe siècle. C’est d’abord une plante qui a été rapportée par l’Italie au XVIe siècle : on parle
d’herbe des jésuites et elle est déjà au Vie et plus encore au XVIIe est utilisée contre le paludisme.

Beaucoup de débat autour de l’introduction des nouveaux produits en général, autour des
médecins. Beaucoup de discussion et de mé ance puisque la quinquina est une plante extra
européenne. Elle est dangereuse et toxique quand surexposée. Peut avoir des erreurs de dosage
mais va devenir un produit couramment utilisé au XVIIIe siècle. Produit de façon synthétique par
des chimistes au XIXe siècle.

Dans son ouvrage il montre aussi qu’il y a beaucoup de ltre dans l’importation en Europe de ces
plantes médicinales : le ltre qui empêche la réception de ces produits en Europe est d’origine
théologique ou morale : les stimulants ne passent pas.

B) Géodésie et astronomie

Ce qui change radicalement la manière de produire certaine science comme l’astronomie et la


géodésie : avoir un accès à l’ensemble de la sphère terrestre : la rotondité de la terre sait depuis
l’antiquité que la terre est ronde en revanche c’est pouvoir mener dans des raisons à l’échelle
globale des observations qui vont être utile pour ces sciences : les expéditions de Lapérouse et
James Cook pour l’astronomie et la géodésie. Permet de calculer les longitudes et latitudes par
rapport à un méridien de référence + connaissance du décalage de l’heure.

Géodésie : science de le vie et de la terre : on pense que la terre est une sphère parfaite or on
commence à voir des théories au XVIIe siècle, puisqu’on connait le phénomène d’ethnocentrisme,
qui ré échit sur le mouvement de la sphère terrestre n’a pas une incidence sur sa forme :
Descartes (consent que la terre n’est pas une sphère parfaite, ovale, allongée vers les pôles),
Newton (la terre serait aplatie). Deux théories qui s’a rontent mais on ne peut prouver que par la
mesure de la courbure du méridien : des expéditions sont menées.

Godin, expédition de 1735 À 1743, long et fastidieux : on doit avoir équipement adéquat, se
rendre dans les Andes, …

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Autre expédition dirigée par le français Pierre Louis Laupertuis qui va mesurer un arc de méridien
vers le nord.

Académie française penche vers la théorie de Descartes.

Tout ça permis grâce à l’installation dans divers parties du globe.

James Cook lors de sa première expédition est chargée d’observer un phénomène astronomique
rare : la passage de vénus entre la terre et le soleil : utile pour calculer la distance entre la terre et
le soleil : observer un même phénomène de plusieurs endroits sur la terre.

C) Décrire les sociétés

À l’époque moderne, très largement jusqu’a la n du XVIIIe et début du XIX, la séparation entre
sciences dures et sociales n’existe pas. Idée qu’il y a échelle des êtres qui commence avec des
objets inanimés qui vont jusqu’aux hommes : Système globalisant sous forme d’échelle pour
mener des observations sur l’ensemble.

Les gens qui vont mener des observations sur les plates, animaux, astronomies etc sont les
mêmes qui vont observer les sociétés. Les descriptions des sociétés extra européennes sont
faites en même temps que celles des plantes, …

Un des gros problèmes que rencontre les européens c’est d’expliquer la présence d’être humain
dans certains endroits du globe.

Hérite de deux traditions : Théorie des climats et des zones d’habitabilité


- Théorie des climats : jusqu’au XVIIIe : le lieu va avoir une incidence sur l’apparence, la culture
etc d’une société
- Théorie des zones d’habilité : découper le globe terrestre en tranche (5 tranches) en distinguant
les zones froides, deux zones tempérées, et la zone centrale torride (équateur)

Les explications données depuis l’Antiquité : on considère que seule les deux zones tempérées
sont habitables. L’hémisphère nord est l’essentiel de la zone connue + mythe des antipodes
antiquité.

L’autre tradition qui joue un rôle très important est la tradition explicative de la Bible qui s’appuie
sur un passage de l’exode de l’Ancien Testament : le Déluge. Dans le récit biblique, les 3 enfants
de Noé Sem, Cham et Japhet, sont les 3 ancêtres à partir desquels toute la terre va être peuplée.
On considère que c’est la descendance de chacun des enfants de Noé qui va peupler l’Asie pour
Sem, l’Europe pour Japhet et l’Afrique pour Cham. Explication extrêmement importante en
Europe qui explique ainsi le partage du monde de façon tripartite (cf mappemonde).

Donc il va y avoir toute sorte d’explication qui font que les européens expliquent ces choses
fondamentales sans contredire l’explication biblique. Toutes sortes de théories pour expliquer les
nouveaux peuplements découverts : les populations d’Amérique viendraient d’Asie.

Savant religieux condamné au bucher à Rome fait les premières hypothèses polygéniques qui
vient contredire la lecture biblique : les peuplements du monde viendraient de plusieurs souches
et pas d’une seule.

Cette explication biblique est très importante puisque vient justi er le traitement des européens
envers les populations extra européennes : la justi cation de l’esclavage est en partie justi ée par
le récit biblique : la descendance de Cham est maudite.

Un aspect très important c’est le traitement de la question de la race, très complexe : lire
l’ouvrage histoire de la race dans les sociétés occidentales par Jean Frédéric Schraub. Explique

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que la notion de race n’est pas une notion inventée, mais déjà utilisée au moyen-Age. Le terme
est utilisé plutôt pour parler d’une appartenance à une famille aristocratique et donc un moyen de
justi er l’héritage d’un sang aristocratique. La notion de race va être transformée au moment où
les souverainetés ibériques vont lutter contre la présence des juifs sur la péninsule : on cherche à
exclure cette population par la question de pureté de sang : on cherche l’ascendance (est ce que
le grand père pratiquait l’islam, etc).

Puis on va mobiliser la notion de race pour maintenir une barrière étanche entre les populations
européenne et les populations africaines : on avance le caractère physique, peau noire au XVIIIe
siècle. Pas dans une ré exion de nature savante mais physique et sociale, juridique.
Qu’au XVIIIe siècle qu’on commence à avancer une lecture savante. L’idée de race va être
mobilisée au XIXe et XXe pour exclure. (Lire le livre)

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