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0. PLAN DU COURS
A) OBJECTIFS DU COURS
A.1. OBJECTIFS GENERAUX
Initier le futur informaticien aux concepts de base relatifs aux bases de
données ;
Fournir les principes de la modélisation des systèmes d'information et
initier l’étudiant au formalisme de modélisation des données selon la
méthode MERISE ;
Acquérir une expérience de conception et de réalisation informatique en
équipe à travers un projet de développement d’un système
d’information ;
Elaborer son travail de fin de cycle en informatique de gestion ;
Apprendre aux étudiants la maitrise de SGBD, à l’occurrence ACCESS,
MySQL…
A.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de ce cours de BDD le participant (Etudiant) sera capable de :
1. Comprendre les objectifs de la méthode Merise contrairement à d’autres
méthodes ;
2. Comprendre les différents niveaux de conception de la méthode Merise
et formaliser les différents modèles à cet effet ;
3. Recenser les responsabilités et les tâches des différents acteurs impliqués
dans la conception d’un système d’information ;
4. Comprendre comment concevoir des vraies bases de données.
C. MODE D’INTERVENTION
Le cours sera dispensé sous forme d’exposés oraux et des TP
D. MODE D’EVALUATION
- Présence
- TP
- Interrogations
- Projets
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- Examen
E. CONTENU DU COURS
- Chapitre 0 : Introduction générale
- Chapitre I : Modèles de données
- Chapitre II : le SGBD
- Chapitre III : Base de données de type relationnel
- Chapitre IV : Conception d’une base de données
- Chapitre V : Modélisation d’un système d’information avec la méthode
Merise
Etude des cas (15h)
F. BIBLIOGRAPHIE
Hubert Tardieu, Arnold Rochfeld, René Colletti (1983) ; La méthode
Merise - Tome 1 Principes et outils. Editions d'organisation (Paris)
Hubert Tardieu, Arnold Rochfeld, René Colletti, Georges Panet, Gérard
Vahéee (1985); La méthode Merise - Tome 2 Démarches et pratiques.
Editions d'organisation (Paris)
Arnold Rochfeld, José Morejon (1989). La méthode Merise - Tome 3 Gamme
opératoire. Editions d'organisation (Paris)
Yves Tabourier (1986) ; De l'autre côté de Merise. Editions d'organisation
(Paris)
Georges Panet, Raymond Letouche (1994) ; Merise/2 - Modèles et
techniques avancées. Editions d'organisation (Paris)
GALACSI (1989) ; Conception de bases de données : du schéma
conceptuel au schéma physique. Dunod
J. GABAY (1993) ; Apprendre et pratiquer MERISE. Masson
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Chapitre 0 : Introduction générale
0.1. Problématique de la base de données
Jadis, les données d’une application étaient traditionnellement organisées en
fichiers non reliés provoquant ainsi la redondance et la dépendance entre
données et programmes. Cela provoquait également aussi l’utilisation d’une
quantité excessive de mémoire secondaire. C’est grâce aux techniques
d’organisation des fichiers physiques et leurs méthodes d’accès que se sont
développés les systèmes de gestion de base de données (S.G.B.D.) appelés en
anglais data base management system. La technique d’accès direct et le télé
traitement ont contribué à ce développement.
Dans la forme classique d’organisation des informations, le contenu des
fichiers (permanents, mouvements) est défini pour chaque traitement à partir
des sorties demandées. Il est fréquent que des données identiques soient
répétées dans des fichiers distincts provoquant ainsi la redondance de données,
la présence des fichiers disparates. Cela exige de la place sur le support,
complique les mises à jour, multiplie les risques d’erreurs. Ainsi, cherche-t-on à
substituer l’organisation sous forme de la base de données.
0.2. Historique de la base de données
Le terme « Base de données » est un néologisme qui fut découvert pour la
première fois en anglais « DATA BASE » dans le livre de monsieur Charles
BACHMAN intitulé « THE EVOLUTION OF STORAGE STRUCTURE ».
Cependant, l’histoire nous renseigne qu’il existe trois générations de base de
données et cela a commencé vers les années 1960 avec l’apparition sur le marché
de la base de données hiérarchique et ensuite la base de données réseau. Il est à
noter que ces bases de données fonctionnaient avec le gros système (macro
ordinateur).
Par ailleurs, l’apparition de la micro – informatique a introduit le concept
de la base de données de la deuxième génération appelée base de données
relationnelle qui est le fruit de la réflexion de monsieur F. CODD
(mathématicien). Cette base de données est dérivée à partir de la théorie de
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l’algèbre relationnelle et a été premièrement expérimentée dans les universités
et industries vers les années 1970 – 1980.
De nos jours, avec l’évolution de la technologie, on parle de plus en plus de
base de données orientée objet qui ressemble au modèle relationnel dont on a
ajouté d’autres spécificités qui font d’elle la meilleure et la plus utilisée.
0.3. Définitions de la base de données
Il existe plusieurs définitions de la base de données selon les différents
écrivains mais toutes convergent vers le même but.
Selon ROLLAND & BENÇI (Français) : une base de données est une
collection de la représentation de la réalité sous forme de données Inter
reliées aussi cohérentes possibles mémorisées avec une redondance
calculée et structurée de manière à faciliter leurs exploitations pour
satisfaire une grande variété de demandes de renseignement exprimées
par des nombreux utilisateurs ayant des exigences des réponses
compatibles avec leur condition de travail.
Selon DANIEL THALMAN : Une base de données est une grande
quantité de données présentant des liens complexes entre elles. Une base
de données permet la mise en commun des données, le partage entre
plusieurs utilisateurs de plusieurs applications. Ces caractéristiques
sont possibles grâce à un logiciel de gestion de base de données.
Selon DELOBEL : une base de données est un ensemble structuré de
données enregistrées sur le support accessible par l’ordinateur pour
satisfaire simultanément plusieurs utilisateurs de façon sélective et en
un temps opportun.
Selon JAMES MARTIN : une base de données est une collection des
données reliées entre elles, stockées ensemble avec aussi peu de
redondance possible pour être utilisées par plusieurs applications de
façon opérationnelle.
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0.4. Les niveaux de description d’une base de données
Le niveau conceptuel : correspond à la vision globale de la base de
données. Cette vision est traduite par le modèle entité association. Les
données sont décrites en entités et c’est à ce niveau que s’appliquent les
contraintes d’intégrité liées aux données.
Le niveau interne : correspond à la manière dont la base de données sera
implantée sur les ordinateurs en choisissant le SGBD approprié.
Le niveau externe : correspond aux différentes visions des utilisateurs. La
représentation de la base de données est composée de plusieurs schémas
externes.
0.5. Caractéristiques d’une base de données
Pour bien définir une base de données en tant que technicien, il faut tenir
compte de caractéristiques suivantes :
L’exhaustivité : la base de données doit répondre à tous les besoins des
utilisateurs ;
La non redondance : elle doit permettre la suppression de la polysémie
ou encore impliquer la présence d’une information (donnée) une et une
seule fois ;
La structuration : c’est la manière dont les données sont enregistrées sur
le support ;
La concurrentialité : la base de données doit gérer le conflit d’accès des
utilisateurs et le traiter correctement.
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Chapitre I : Les modèles de données
I.1. Modèle hiérarchique
Dans ce modèle, les données sont représentées sous forme d’une structure
arborescente d’enregistrements. Cette structure est conçue avec pointeurs et
détermine le chemin d’accès aux données informatiques. Ce modèle a introduit
les concepts spécifiques suivants pour modéliser les objets :
Un champ : c’est la plus petite unité de données possédant un nom.
Un segment : c’est la collection de champs rangés consécutivement
dans la base. Il porte un nom et un identifiant appelé clé.
Arbre de segment : c’est la collection de segments reliés par des
associations père-fils organisées sous forme d’une hiérarchie.
Ce modèle fera son succès depuis les années 1960 jusqu’ en 1970 lorsque le
modèle réseau fera son apparition.
I.2. Modèle réseau
Ce modèle fonctionne comme celui du type arborescent mais seulement
un fils peut avoir plusieurs pères et vice-versa. L’accès est alors multiple
(navigation dans la base). Cependant, ce modèle est plus riche que le modèle
hiérarchique mais il est difficile à exploiter. Ce modèle a été massivement
commercialisé de 1970 à 1980.
I.3. Modèle relationnel
Ce modèle est basé sur la théorie mathématique des relations. Dans ce
modèle les tables sont constituées des lignes et des colonnes. Contrairement aux
deux modèles susmentionnés, ce modèle permet la consultation plus aisée et il
est récent. Ce modèle a coïncidé avec l’arrivée de la mini et micro-informatique.
Bien qu’au stade expérimental dans les universités de 1970 à 1980. Le résultat
de la réflexion du mathématicien F. CODD sur les relations qu’il considère
comme un sous ensemble du produit cartésien a facilité la mise en œuvre d’une
base de données efficace. Sur le plan scientifique comme sur le plan commercial,
ce modèle a fait et fait encore du succès jusqu’à ce jour.
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I.4. Modèle orienté objet
Suite à l’évolution de la technologie de l’information ainsi que l’évolution
des méthodes de conception et des langages de programmation, on recourt de
plus en plus au modèle appelé « modèle de SGBD orienté - objet » (SGBDOO)
grâce à l’apparition du programme appelé Web supportant l’architecture client-
serveur.
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Chapitre II : Le Système de gestion de base de données (SGBD)
II.1. But
Le logiciel qui gère une base de données s’appelle un système de gestion
de base de données (SGBD). On le désigne généralement par son sigle SGBD
(DBMS en anglais, pour Data Base Management System). En fait, il devrait
s’appeler « logiciel de gestion de base de données » car, en informatique, le mot
« système » désigne généralement l’ensemble matériel + logiciel. Mais
l’expression SGBD est consacrée par l’usage, et nous n’avons pas d’autre choix
que l’adopter.
Tous les SGBD présentent à peu près les mêmes fonctionnalités. Ils se
distinguent par leur coût, par le volume de données qu’ils sont capables de
gérer, par la facilité avec laquelle ils s’interfacent avec les autres logiciels
d’applications utilisés par l’entreprise, etc.
II.2. Définitions
Un système de gestion de base de données est un ensemble de
programmes généraux dont le rôle est de servir d’interface entre
un utilisateur ou un informaticien et une base de données.
Un système de gestion de base de données est un programme qui
permet une interaction entre les utilisateurs et la base de données
et offre des outils nécessaires pour l’ajout, la sélection, la mise à
jour ainsi que la recherche.
La gestion et l’accès à une base de données sont assurés par un
ensemble de programmes qui constituent le système de gestion de
base de données (SGBD). Un système de gestion de base de
données héberge généralement plusieurs bases de données, qui
sont destinées à des logiciels ou des thématiques différentes.
S
UTILISATEURS G BDD BACKUP
B
D
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II.3. Les objectifs des S.G.B.D
Les différents objectifs des S.G.B.D sont :
l’indépendance physique de programmes aux données ;
l’indépendance logique de programmes aux données ;
la manipulation des données par les langages non procéduraux.
Outre ces objectifs, les S.G.B.D ont aussi des objectifs additionnels qui ne sont
que des conséquences de ceux cités ci-haut. Il s’agit de :
- l’efficacité des accès aux données,
- partage de données ;
- cohérence de données ;
- redondance contrôlée de données ;
- sécurité des données.
II.4. Les fonctions d’un SGBD
Les fonctions d’un SGBD sont multiples, parmi lesquelles nous citons :
- la description des données de la base ;
- les interrogations des données ;
- la mise à jour des données ;
- la transformation de la représentation des données ;
- le contrôle d’intégrité, de l’occurrence et de sécurité.
- La sécurité (contre les virus, la piraterie, le sabotage,
modification, malveillance et suppression) ;
- la confidentialité : sécurité contre tout accès non autorisé.
II.5. Quelques avantages :
Une base de données permet de mettre des données à la disposition
des utilisateurs pour une consultation, une saisie ou bien une mise à
jour, tout en s’assurant des droits accordés à ces derniers.
Une base de données permet de fournir aux différents échelons de la
hiérarchie les informations actualisées dont ils ont besoin pour agir à
temps voulu.
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II.6. L’architecture d’un SGBD
En informatique, il existe maintenant deux architectures fonctionnelles de
SGBD qui peuvent tenir compte de deux ou trois niveaux de schéma. Il s’agit de
l’architecture dite centralisée et celle dite client – serveur.
A. Architecture centralisée
Du point de vue de sa description, le SGBD gère un dictionnaire des
données qu’on appelle « métabase » c’est-à-dire une base de données qui
décrit les autres comme le montre la représentation ci-dessous :
APPLICATION APPLICATION APPLICATION
S.G.B.D
BD BD BD
Du point de vue de la manipulation, les données des utilisateurs (demandes,
requêtes) sont prises en compte d’abord par le SGBD qui est alors utilisé par
toutes les bases de données.
B. Architecture client - serveur
C’est une architecture hiérarchisée mettant en jeu d’une part un serveur des
données, gérant les données partagées en exécutant les codes du SGBD avec les
éventuelles procédures applicatives, d’autre part des clients pouvant être
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organisés en différents niveaux, supportant une application et des prestations,
et dans laquelle les clients dialoguent avec le serveur.
APPLICATION APPLICATION APPLICATION
S.G.B.D S.G.B.D S.G.B.D
S.G.B.D
BD BD
BD
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Chapitre III : La base de données du type relationnel
III.1. Définition
Une base de données relationnelle est par définition un ensemble de relations
sémantiquement liées par des domaines de définition communs. Ce domaine
de définition joue le rôle d’identifiant. Celui-ci est défini grâce à la dépendance
fonctionnelle. Basée sur la théorie relationnelle, une relation est un sous-
ensemble du produit cartésien. Supposer un ensemble A1 = {a, b, c} et un autre
A2 = {1, 2, 3}, A1* A2 = {(x, y)/x € A1 &y € A2}, R = {(a, 1), (a, 2), (a, 3), (b, 1), (b,2),
(b,3)… }
Une base de données relationnelle est un tableau composé de lignes et de
colonnes. On appelle une base de données sur un certain sujet un ensemble des
renseignements sur le sujet qui répond aux trois critères suivants : exhaustivité,
non-redondance, structuration.
La théorie AOV (attribut - Objet -Valeur) définit les bases de données
relationnelles. Un objet est une entité abstraite ou concrète ayant une existence
propre dans le domaine de gestion considéré. Chaque objet est défini par des
attributs.
Exemple : MS Access, Approach, Paradox, MySQL, Oracle, Informix, Ingres,
SQL Server, Visual fox pro, Teradata, Ocelot, MariaDB, SQLite, PostgreSQL…
Dans le modèle relationnel, on raisonne non plus en termes
d’enregistrement, mais en termes de relations qui existent entre différentes
propriétés. Ainsi par exemple : (code-client, nom, rue, ville) constitue une
relation liant les propriétés : code_client nom rue ville) constitue une relation
liant les propriétés : code nom rue ville.
Dans le modèle relationnel, il s’agit d’association des propriétés. La notion
de relation au sens relationnel est équivalente à celle d’enregistrement à propos
des fichiers. Nous parlerons des concepts suivants :
- Relation – type : ensemble de propriétés – types
- Occurrence de relation – type : ensemble de valeurs de propriétés – types
appartenant à une relation – type.
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Ainsi, (code, nom, ville) constitue une relation-type. (A01, DUPOND,
KINSHASA) constitue une occurrence de cette relation pour A01, DUPOND,
KINSHASA.
III.2. Objectifs du modèle relationnel
1. Proposer des schémas des données faciles à utiliser : contrairement aux
modèles hiérarchiques et réseaux, le modèle relationnel nous donne un schéma
simple à travers son concept des tableaux et valeurs. C’est cette simplicité dans
la conception du schéma qui rend le modèle relationnel utilisable par un grand
nombre d’utilisateurs ayant plus ou moins des connaissances informatiques.
2. Améliorer l’indépendance physique et logique des données :
l’indépendance logique correspond au fait que des applications différentes
puissent avoir des vues différentes du même modèle conceptuel. Par contre,
l’indépendance physique revient à la possibilité de modifier pour des raisons
d’efficacité l’organisation physique des données et le chemin d’accès sans que
le programme d’application soit modifié. On doit avoir la possibilité d’ajouter
ou de supprimer une table d’index, un lien entre enregistrement.
3. Mettre à la disposition des utilisateurs un langage de haut niveau : dans le
modèle hiérarchique et réseau, le langage utilisé est de type procédural (il faut
préciser le chemin à suivre pour obtenir l’information désirée), tandis que dans
le modèle relationnel, le langage utilisé est de type non procédural (le
programmeur exprime l’information que l’on veut rechercher sans dire la façon
dont on l’obtient).
4. Optimiser les accès à la base de données : cet objectif découle de
l’amélioration de l’indépendance physique et de l’utilisation d’un langage non
procédural qui nécessite un système qui recherche la meilleure stratégie d’accès
aux données.
5. Améliorer l’intégrité et la confidentialité : le système relationnel apporte une
amélioration pour l’utilisation de langage de haut niveau. Par contrainte de
confidentialité, on sous–entend qu’il faut identifier l’information à protéger et
la personne contre laquelle il faut la protéger.
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6. Prendre en compte une variété d’applications : dans le modèle relationnel,
une base de données peut prendre compte une variété d’applications.
7. Fournir une approche méthodologique : dans le modèle relationnel, la notion
d’indépendance fonctionnelle permet à l’utilisateur de structurer l’information
en identifiant de façon précise les associations qui existent entre les informations
et les contraintes qu’elles doivent satisfaire.
III.3. Conception d’une base de données
Concevoir une base de données revient à résoudre trois grandes catégories des
problèmes :
- Problème relatif à la représentation des données ;
- Problème d’utilisation des données ;
- Problème de stockage des données.
Ces trois catégories de problèmes déterminent les trois phases dans le processus
de conception :
- Etape conceptuelle
- Etape logique et
- Etape physique.
A. Etape conceptuelle
Dans cette étape, on cherche à résoudre le problème de la représentation de
données, deux questions vont caractériser cette dernière : Quoi représenter et
comment le représenter ? Ces deux questions déterminent les deux sous-étapes
de cette phase conceptuelle : analyse et modélisation.
Analyse
C’est une phase d’observation à l’issue de laquelle on déterminera les
différents phénomènes à prendre en compte dans la base. Ici, il s’agit d’observer
la réalité, d’énumérer et d’identifier les différents phénomènes qui la
composent. A ce stade, on constitue le dictionnaire des données. Celui essaye
de manière provisoire de représenter la réalité mais ne garantit pas encore les
qualités exigées à un schéma conceptuel.
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Modélisation
On fera subir au schéma descriptif un traitement d’épuration. Cette dernière
se fera par étape, on partira du schéma descriptif pour obtenir la structure de
toutes les formes normales. La dernière structure peut déjà être considérée ou
retenue comme schéma conceptuel.
B. Etape logique
Ici, on définit les différentes liaisons ou fonctions d’accès entre différents types
des données pour arriver à satisfaire les différents besoins des utilisateurs.
Ainsi, on va inventorier les besoins des utilisateurs qui seront exprimés sous
forme des différentes questions possibles posées à la base de données. Signalons
que nous tiendrons compte non seulement des besoins actuels mais aussi de
ceux qui seront formulés dans le futur. Le schéma obtenu à l’issue de cette étape
constitue ce que l’on appelle schéma logique.
C. Etape physique
Ici, on étudiera la manière dont les données seront implantées sur le support
informatique. En fait, il s’agira là de décrire les caractéristiques physiques des
fichiers qui feront l’objet de la base de données. La structure obtenue à l’issue
de cette étape constitue un schéma physique. Cette structure dépendra du
SGBD ou du matériel utilisé.
Qualités exigées à un schéma conceptuel
- Fidélité : le schéma conceptuel doit dans la mesure du possible refléter
aussi fidèlement la réalité à décrire.
- Non redondance : il ne faut pas que les données se répètent dans un
schéma conceptuel.
- Clarté et simplicité : la description doit utiliser une structure simple et
facilement compréhensible. Les concepts utilisés pour la définition
doivent avoir des significations qui ne prêtent pas à des confusions ou
ambiguïtés.
- Cohérence : les données ou concepts utilisés pour la description de la
base ne doivent pas se contredire.
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- Complétude : la base doit contenir les plus d’information possibles de
façon qu’on puisse toujours trouver l’information dont on a besoin. Ceci
permettra de ne pas remettre constamment la structure de la base en
question à chaque apparition de nombreux besoins.
- Extensibilité : la structure des données décrivant la réalité doit être assez
extensible telle que la prise en compte des nombreux besoins ne puissent
pas entraîner un chambardement mais plutôt une insertion de ces
nombreux besoins dans la structure déjà existante.
Pour aboutir à un schéma conceptuel garantissant ses qualités, il faudra
partir d’un schéma descriptif valable. On partira d’un schéma descriptif qui soit
le plus exhaustif possible.
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~ 18 ~
Chapitre IV : Modélisation avec la méthode Merise
IV.1. Historique
Issue de l'analyse systémique, la méthode Merise est issue des travaux
menés par Hubert Tardieu dans les années 1970 et qui s'inséraient dans le cadre
d'une réflexion internationale, autour notamment du modèle relationnel
d'Edgar Frank Codd, à la demande du ministère de l'industrie, et a surtout été
utilisée en France, par les SII de ses membres fondateurs (Sema Metra, ainsi que
par la CGI Informatique) et principalement pour les projets d'envergure,
notamment des grandes administrations publiques ou privées.
Contrairement à la plupart de méthodes qui ont été définies par les sociétés
qui en ont assuré la commercialisation, Merise a été conçue par un ensemble des
sociétés de services constitué du Centre Technique Informatique (CTI) et du
Centre d'Etudes Techniques de l'Equipement (CETE) sous la direction du
Ministère de l’Industrie pour couvrir les besoins tant des Administrations que
des Entreprises. Le challenge était de pouvoir proposer des outils ou des
méthodologies permettant aux donneurs d’ordres et aux développeurs de se
comprendre et ainsi de mieux appréhender chacun de leur côté, avec leur
propre culture professionnelle, l’ensemble du système d’information
Merise, méthode d’origine française qui n'a pas eu beaucoup de succès à
l'étranger où les méthodes anglo-saxonnes sont plus présentes. Elle a d'emblée
connu la concurrence internationale de méthodes anglo-saxonnes telles que
SDM/S ou Axial. Elle a ensuite cherché à s'adapter aux évolutions rapides des
technologies de l'informatique avec MERISE/objet, puis MERISE/2 destinée à
s'adapter au client-serveur. Merise était un courant majeur des réflexions sur
une « Euro Méthode » qui n'a pas réussi à percer.
La méthode MERISE est une méthode d'analyse, de conception et de réalisation
des systèmes d'information informatisé. C‘est aussi une méthode de réalisation
des projets informatiques.
La méthode Merise a comme objectif d’aider, de guider les SII, dans leurs phases
d’analyses, de conception et le développement de l’applicatif.
La méthode Merise présente comme avantage indéniable de permettre une
définition claire et précise de l’ensemble du Système d’Information et d’en
définir correctement le périmètre.
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IV.2. But
Le but de cette méthode est d’arriver à concevoir un système d’information.
La méthode Merise est basée sur la séparation des données et des traitements à
effectuer en plusieurs modèles conceptuels et physiques.
La séparation des données et des traitements assure une longévité au modèle.
IV.3. Cycle d'abstraction de conception des systèmes d'information:
La conception du système d'information par MERISE se fait par étapes, afin
d'aboutir à un système d'information fonctionnel reflétant une réalité physique.
Il s'agit donc de valider une à une chacune des étapes en prenant en compte les
résultats de la phase précédente. D'autre part, les données étant séparées des
traitements, il faut vérifier la concordance entre données et traitements afin de
vérifier que toutes les données nécessaires aux traitements sont présentes et
qu'il n'y a pas de données superflues.
Cette succession d'étapes est appelée cycle d'abstraction pour la conception des
systèmes d'information :
Système d’information manuel
Expression des besoins
Modèle conceptuel
Modèle organisationnel
Modèle logique
Modèle physique
Système d’information automatisé
L'expression des besoins est une étape consistant à définir ce que l'on attend
du système d'information automatisé, il faut pour cela :
- Faire l'inventaire des éléments nécessaires au système d'information
- Délimiter le système en s'informant auprès des futurs utilisateurs
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Cela va permettre de créer premièrement le MCC (Modèle Conceptuel de la
Communication) qui définit les flux d'informations à prendre en compte.
L'étape suivante consiste à mettre au point le MCD (Modèle Conceptuel des
Données) et le MCT (Modèle conceptuel des traitements) décrivant les règles et
les contraintes à prendre en compte.
Le modèle organisationnel consiste à définir le MOT (Modèle Organisationnel
des Traitements), décrivant les contraintes dues à l'environnement
(organisationnel, spatial et temporel)
Le modèle logique, MLD (Modèle Logique des Données), représente un choix
logiciel pour le système d'information.
Le modèle physique MPD (Modèle Physique des Données) reflète un choix
matériel pour le système d'information.
La méthode Merise se caractérise par :
- Une approche systémique en ayant une vue de l’entreprise en terme de
systèmes ;
- Une séparation des données (le côté statique) et des traitements (le côté
dynamique) ;
- Une approche par niveaux.
Ce cycle d’abstraction représente la démarche de spécification du système
(Organisation étudiée); de l’abstraction de la réalité de l’existant du système, pour
en développer un modèle, et l’informatiser.
Le cycle d’abstraction repose sur 4 niveaux. Il se concrétise par un couple de
modèle pour chaque niveau : un modèle de données et un modèle de traitement.
- Niveau conceptuel ;
- Niveau organisationnel ;
- Niveau logique ;
- Niveau physique.
Merise est une méthode à double approche. La description des données est
séparée de celle des traitements pour permettre la modification d’un niveau
sans affecter les niveaux qui lui sont supérieurs et permettre l’évolution du
système d’information sans obtenir en résultat un système informatique
dépendant instable.
Pour chaque niveau il y a un modèle des données et un modèle des traitements.
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NIVEAUX DONNEES TRAITEMENT
CONCEPTUEL MCD MCT
ORGANISATIONNEL MOD MOT
LOGIQUE MLD MLT
PHYSIQUE MPD MPT
Niveaux Questions Contenu Choix
- données manipulées Gestion
CONCEPTUEL Quoi ? - règles de gestion
- enchaînement des traitements
- partage des tâches Organisation
- mode de traitement
Qui, Quand et
ORGANISATIONNEL - répartition géographique des
Où ?
traitements
- organisation des données
- répartition géographique des Logiciel
Avec Quoi,
LOGIQUE données et traitements en
Quel outil ?
déterminant l’unité de stockage
- programmes Technique
PHYSIQUE Comment ? - logiciels
- matériels
IV.4. CONCEPTION DU SYSTEME D’INFORMATION
L’étude du système d’information se fait en deux étapes :
Le système d’information organisationnel (SIO)
Le système d’information informatisé (SII)
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Niveaux Données Traitements
MCD
MCT
Signification des
Conceptuel Activité du domaine sans
informations sans
préciser les ressources ou
contrainte technique ou
leur organisation
économique
MOD MOT
SIO
Signification des Fonctionnement du
Organisationnel informations avec domaine avec les
contrainte ressources utilisées et leur
organisationnelles et organisation
économique
MLD MLT
Description des données Fonctionnement du
tenant compte de leurs domaine avec les
Logique
conditions ressources et leur
d'utilisation par les organisation
traitements informatiques
SII
MPD
Description de la ou des MPT
Physique bases de données dans la
Architecture technique
syntaxe du logiciel SGF ou des programmes
SGBD
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IV.4.1. CONCEPTION DU SYSTEME D’INFORMATION
ORGANISATIONNEL (SIO)
La première étape d’étude du SI est un niveau qualifié de système d'information
organisationnel (SIO), il est donc conçu avec la participation des utilisateurs de
l’application.
Le SIO comprend deux niveaux :
Le niveau conceptuel
Et le niveau organisationnel.
Les niveaux conceptuel et organisationnel gèrent les problèmes d’organisation
et de répartition de l’utilisation.
IV.4.1.1. Etape conceptuelle
Cette étape consiste à répondre à la question QUOI ? C’est à dire ce qu’il faut
faire, avec quelles données ? A ce niveau, on ne se préoccupe pas de
l’organisation du travail ni du matériel utilisé. Elle exprime les choix
fondamentaux de gestion (recherche des éléments stables) indépendamment
des moyens à mettre en œuvre, de leurs contraintes et de leur organisation, les
objectifs de l’organisation.
Les deux modèles sont :
Le Modèle Conceptuel de données ;
Le Modèle Conceptuel de Traitements.
IV.4.1.1.1. Modèle conceptuel de données (MCD)
Le modèle conceptuel des données (MCD) a pour but e décrire de façon
formelle les données qui seront utilisées par le système d'information. Il s'agit
donc d'une représentation des données, facilement compréhensible, permettant
de décrire le système d'information à l'aide d'entités.
IV.4.1.1.1.1. Concepts de base
Les concepts de base sont :
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 23
~ 24 ~
Les objets (entités)
Les relations (associations)
Les propriétés
Les cardinalités
Soit l’exemple ci-après :
Le client Durand a passé la commande C1 contenant les produits P1 et P2
Le même client Durand a passé la commande C2 contenant les produits
P2 et P3
Le client Dupont a passé la commande C3 contenant les produits P1 et P2
Le même client Dupont a passé la commande C4 contenant les produits
P2 et P3
* La commande C1 a donné lieu à la facture F1
* La commande C2 a donné lieu à la facture F2
* La commande C3 a donné lieu à la facture F3
* La commande C4 a donné lieu à la facture F4
a. L’Objet
L’exemple ci-haut ressort 4 ensembles :
Client (Durand et Dupont)
Produit (P1, P2, P3, P4)
Commande (C1, C2, C3, C4)
Facture (F1, F2, F3, F4)
Chaque ensemble identifié à ce niveau détermine ou définit un objet. Exemple
pour l’ensemble client, nous avons l’objet client.
Un objet est une entité concrète ou abstraite pourvue d’existence propre et
conforme au choix de gestion d’une entreprise.
b. Relation
Principales associations concernant l’exemple :
Passation d’une commande par un client (Passer commande)
Appartenance des plusieurs produits à une commande (commander
produit)
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 24
~ 25 ~
Association d’une facture à une commande (correspondre)
Une relation entre objets est une association ou un lien perçu dans le réel
entre deux ou plusieurs entités.
Une relation est dépourvue d’existence propre.
Dimension d’une relation
La dimension d’une relation est le nombre d’objets qui participent à cette
relation.
Ainsi une relation peut être de dimension :
Unaire : relation d’un objet sur lui même. Cette relation est aussi appelée
relation réflexive
Employé
Diriger
Binaire : relation entre deux objets.
Client
Commande
#n°client
Passer #N°commande
Nom
Comde Date comde
Prénom
Adresse
Téléphone
Ternaire : relation entre trois objets.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 25
~ 26 ~
Cours
Enseignant
#Code cours
Enseigner Lib cours
#Mtricule
Nom
Prénom
Adresse
Elève
#N°élève
Nom
N-aire : relation entre n objets.
Remarque : deux mêmes entités peuvent être plusieurs fois en association. Il
s’agit des associations plurielles
Personne Immeuble
Résider
Travaille
c. Propriété
Chaque objet doit être décrit par des propriétés. Dans le cas de notre exemple,
chaque objet a ses propriétés :
- objet commande : numéro commande, date de la commande ;
- objet client : numéro client, nom, prénom, adresse, téléphone ;
- objet produit : numéro produit, libellé produit, prix ;
- objet facture : numéro facture, date de la facture.
Une propriété est une donnée élémentaire que l’on perçoit sur un objet ou sur
une relation entre objets. Chaque valeur prise par une propriété est appelée
occurrence.
Dans notre exemple nous avons vu que l’objet client avait 2 constituants Durand
et Dupont. Nous dirons donc que l’objet client a 2 occurrences ou 2 réalisations
Durand et Dupont.
Une occurrence d’un objet est un élément individualisé appartenant à cet objet.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 26
~ 27 ~
Une occurrence d’une relation est une relation individualisée constituée d’une
et d’une seule occurrence des objets participants à la relation.
Considérant la relation commander produit entre l’objet produit et l’objet
commande, un produit a été commandé au titre d’une certaine commande pour
une quantité donnée.
Il existe deux sortes de propriétés :
- L’identifiant ;
- Les autres propriétés.
1. L’identifiant :
- L’identifiant de l’objet est une propriété particulière de l’objet telle qu’à
chaque valeur de la propriété corresponde une et une seule occurrence de
l’objet. C’est une propriété qui permet de distinguer ou d’identifier sans
confusion (de manière univoque) deux ou plusieurs occurrences d’un objet.
Exemple : numéro immatriculation pour identifier une voiture.
- L’identifiant de la relation c’est l’identifiant obtenu par concaténation des
identifiants des objets participant à la relation.
N.B : l’identifiant doit être la première propriété de l’objet ou de la relation et doit être
souligné ou précédé du signe dièse (#).
2. Les autres propriétés : ce sont des informations élémentaires dont le rôle est
de qualifier l’objet ou la relation.
Exemple : le numéro client te le numéro commande pour la relation passer
commande.
Remarque : il faut exclure
Les synonymies : elles correspondent à deux noms différents pour
identifier la même propriété
Les polysémies : elles représentent deux propriétés différentes ayant le
même nom).
d. Cardinalité
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 27
~ 28 ~
La cardinalité d’un objet par rapport à une relation est une expression qui
permet d’indiquer combien de fois au minimum ou au maximum le lien entre
entités peut se produire. Elle s’exprime par deux nombres, la cardinalité
minimale et la cardinalité maximale.
- Cardinalité minimale (0 ou 1) : c’est le nombre de fois minimum qu’une
occurrence d’un objet participe aux occurrences de la relation.
* Si la cardinalité minimale = 0 ce qu’il existe parmi toutes les occurrences de l’objet
au moins une occurrence ne participant pas aux occurrences de la relation.
* Si la cardinalité minimale = 1 ceci signifie que chaque occurrence de l’objet participe
toujours à une occurrence de la relation.
- Cardinalité maximale (1 ou n) : c’est le nombre de fois maximum qu’une
occurrence de l’objet participe aux occurrences de la relation.
Les cardinalités traduisent les règles de gestion. Ces règles sont propres au SI
étudié, qui expriment les contraintes sur le modèle.
e. Formalisme du MCD
Objet1 Objet2
Identifiant Identifiant
Propriété1 Relation Propriété1
Propriété2 Propriété2
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 28
~ 29 ~
MCD de notre exemple
Client Commande
#n°client #N°comande
Nom 1, n 1, 1 Date comde
Prénom Passer
Adresse
Téléphone
1, n
0, 1
Correspondre
Commander
produit
1,1
Facture 1, n
#N°facture Produit
Date
facture #N°produit
Lib. produit
Prix
Type produit
IV.4.1.1.1.2. Règles de vérification du MCD
1. Existence d’un identifiant pour chaque objet ;
2. Pour chaque occurrence d’un objet, chaque propriété ne peut prendre qu’une
seule valeur. Autrement dit, on ne peut pas avoir de valeurs répétitives pour
une même propriété ;
3. Toutes les propriétés doivent être élémentaires, c.à.d. non décomposables ;
4. A chaque occurrence d’une relation correspond une et une seule occurrence
de chaque objet participant à la relation ;
5. Pour chaque occurrence d’une relation il ne peut exister qu’une et une seule
valeur pour chaque propriété de la relation ;
IV.4.1.1.1.3. La démarche à suivre pour la construction d’un MCD
Recherche des propriétés à gérer : à partir du Dictionnaire des données ;
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 29
~ 30 ~
Regroupement des propriétés ;
Représentation des entités ;
Recherche des relations ;
Recherche des cardinalités.
IV.4.1.1.1.4. Contrainte d’intégrité fonctionnelle (CIF)
En mathématique on parle de dépendance fonctionnelle (DF) quand l’ensemble
de départ a une et une seule image dans l’ensemble d’arrivée.
Une contrainte d’intégrité fonctionnelle (CIF) sur plusieurs objets participant à
une même relation exprime que l’un des objets est totalement déterminé par la
connaissance des autres.
On parle de CIF quand un objet (ensemble de départ) pointe une occurrence de
l’objet cible.
IV.4.1.2. Modèle conceptuel de traitements (MCT)
1. Objectifs
Le modèle conceptuel des traitements a pour objectif la traduction en action des
règles de gestion d’un système d’information.
Le Modèle Conceptuel des Traitements met en lumière les traitements effectués
sur les données. Indépendamment de toute contrainte liée à l’organisation
2. Concepts de base
a. Processus
Le processus constitue un sous-ensemble de l’activité de l’entreprise dont les
points d’entrée et de sortie sont stables et indépendants de choix d’organisation.
Exemple de l’activité Gestion du personnel : dans cette gestion on peut identifier les
processus ci-après :
- Gestion recrutements;
- Gestion des rémunérations ;
- Gestion des promotions
b. Evénement
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 30
~ 31 ~
C’est un stimulus qui provoque une réaction. Il existe les événements externes
(qui déclenchent l’opération) et les événements internes (qui sont déclenchés
par une opération).
c. Synchronisation
L’exécution d’une opération est toujours conditionnée par un ou plusieurs
événements.
La synchronisation d’une opération correspond à la condition d’exécution de
l’opération. Cette condition se présente sous forme de condition booléenne
d’événement.
A B C
Exemple : condition booléenne (oui et non) sur
les événements contributifs
A et ( B ou C ) déterminant les déclanchement de
l’opération.
On peut avoir A et l’opération peut
être déclenchée ou on peut avoir A et B
l’opération se déclenche.
d. Opération
Une opération est un ensemble d’actions déclencheuses des résultats.
e. Règles ou conditions d’émission de résultat
Les règles d’émission de résultat sont de règles qui conditionnent l’émission de
résultat par une opération.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 31
~ 32 ~
Formalisme de concepts
Formalisme Concepts
Evénement déclenchant
EVENEMENT
Condition d’exécution
Désignation de l’opération
Condition d’émission SYNCHRONISATION
Résultat
Evénement + Opération Processus
Exemple 1 : L’ouverture d’un dossier PATIENT dès l’arrivée de celui-ci dans un
centre de soin.
Cette opération peut se caractérise par :
- Evénement déclencheur : arrivée d’un patient
- Opération : ouverture du dossier comprenant le traitement :
- Rédaction d’une fiche d’identification
- Rédaction d’une fiche d’actes à pratiquer
- Résultat : dossier ouvert
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 32
~ 33 ~
Command
e
Réception commande
Toujours
Toujours
Commande Fiche de
reçue stock
et
Etude de la
commande
- vérification de stock
Ok kO
OK KO
Command Command
e acceptée e en
Facturation
- vérification tarif
- enregistrement
facture
Toujours
Facture
établie
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 33
~ 34 ~
IV.4.1.3. Etape organisationnelle
Le niveau organisationnel a comme mission d’intégrer dans l’analyse les critères
liés à l’organisation étudiée.
Il s’agit ici de la manière de faire. L’étape organisationnelle consiste à répondre
aux questions « QUAND », «QUI» et «OU»
o QUI est posée pour déterminer la nature du traitement ;
o QUAND pour préciser le temps de traitement ;
o OU pour connaître le lieu du travail.
Cette étape va se préoccuper de la répartition géographique et fonctionnelle des
sites de travail mais aussi de l’organisation dans le système d’information
étudié. Cela veut dire mettre l’homme et la machine à la place qu’il faut. Elle
exprime les choix de moyens et de ressources humaines et matérielles en
déterminant les sites, les postes de travail.
IV.4.1.3.1. Modèle organisationnel des données (MOD)
Pour le MOD on doit déterminer exactement quelles sont les informations à
conserver. On va donc ajouter des entités ou des relations.
Objectifs :
- Distinguer les données à informatiser ;
- Quantifier les volumes et définir la durée de vie des données ;
- Localiser les données par site ;
- Définir les niveaux de sécurité requis ;
- Définir des individus et des relations de type organisationnel.
1. Règles de passage du Modèle conceptuel des données au Modèle
organisationnel des données
L’obtention du modèle organisationnel des données n’est pas une chose
spontanée, elle résulte des règles dites règles de passage. Ces règles sont au
nombre de deux, à savoir :
1ère règle : Suppression de tous les objets et relations du MCD qui ne seront pas
mémorisés informatiquement.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 34
~ 35 ~
Exemple :
Etudiant Dossier
Déposer
Apparitorat
Archiver
Il est impossible de mémoriser l’objet dossier suite au manque de moyens matériels et même de
l’espace mémoire.
2ème règle : création des objets et des relations de référence aux objets supprimés.
Etudiant Réf .Dossier
Déposer
#N°Dossier
Localisation
Localisation (Apparitorat, chef de département, chef de section)
Remarque : - Le MOD peut être égal au MCD, c’est-à-dire que le MCD n’a pas subi des
modifications et que tous les objets du MCD sont mémorisés
informatiquement.
- S’il y a ajout ou suppression d’autres objets du MCD, le MOD est soit
inférieur ou supérieur au MCD.
2. Quantification de la multiplicité de cardinalité
A ce niveau du modèle organisationnel des données global, la cardinalité
moyenne (CM) est calculé selon le nombre d’occurrence des relations et des
objets. La valorisation des cardinalités est exprimée par :
- La cardinalité minimum (0 exclu) : min ;
- La cardinalité maximal : max ;
- La valeur modale : M ;
- La cardinalité moyenne : Cm.
La cardinalité moyenne est obtenue à partir de la formule suivante :
Cardinalité Cm=((min+2M+max) /4) * P
Moyenne
Taux de participation
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 35
~ 36 ~
Mode C.maximale
C.minimale
1, n 1,1
Prof Matières
Enseigner
#Matr #Codmat
Nom Désignation
P= Effectif Participant
Effectif Total
Exemple :
Considérons les charges horaires des professeurs ci-après :
Professeur Enseigner Cours
Kasoro 3 cours
Djungu 1 cours
Mabela 3 cours
Kasengedia 3 cours
Mabiala 4 cours
Nombre total de professeurs = 5
Nombre de professeurs qui participent est de 5
5
P = 1
5
M =3
Min =1
Max =4
Cm = 1 2.3 4 / 4*1
= 1 6 4 / 4*1
= 11/ 4 * 1
11 11
= *1 2,75
4 4
Cm = 2,75
3. Calcul du volume du MOD
Soit n = cardinalité multiple.
La multiplicité ne peut être définie que par une règle de gestion.
Exemple : (règle de gestion) l’avion commercial, n = 2 (2 pilotes pour 2 volants)
L’estimation de la multiplicité se fait par une formule statistique appelée Calcul du
volume du Modèle Organisationnel des Données.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 36
~ 37 ~
Le volume du modèle organisationnel des données est le calcul de l’espace
qu’occupera la base des données sur un support quelconque (disque dur,
disquette, cd, ou disque amovible). Ce calcul s’effectue en appliquant la formule
suivante :
Volume = V1+…..+Vn
Or V (volume O/R) = N x R
Où N= effectif total de l’objet ou de la relation.
R= taille d’un objet ou relation
Exemple 2 : Une entreprise de la place gère un effectif de 1000 agents identifiés comme
suite.
Agents Véhicules
Cette entreprise possède
#Matr 6 #plaque 8
un charroi automobile de
Nom 14 Marque 12
Grade 4 800 véhicules identifiés
Couleur 6
Adresse 10 de la manière suivante :
Nb cheveaux 4
Règles de gestion :
Les agents peuvent conduire à une date donnée un ou plusieurs véhicules ;
La valeur modale de véhicule conduit par un agent est de 2 ;
La valeur maximale de voiture qu’un agent peut conduire par jour est de 3.
Travail demandé :
- Calcul de la Cm
- Calcul du volume du MOD
Résolution
Commande Produit
Contenir
#num com 6 #code produit 8
Date com 10 Libellé produit 50
Prix 6
Type produit 30
N1 = 4 N3 = 8 N2 = 3
ri =16(6 + 10) r3 = 17 (14+3) ri = 94 (8 + 50 + 6 + 30)
V1 (commande) = 16 * 4 = 64
V2 (produit) = 17 * 8 = 136
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 37
~ 38 ~
V3 (contenir) = 94 * 3 = 282
Volume du MOD =V1+V2+V3
= 64 + 136 + 282
= 482 octets
4. Dérivation des MOD locaux à partir du MOD Global
Il s’agit de la répartition organisationnelle de données et de la prise en compte
de leur sécurité. La répartition d’utilisation de ces données doit se faire suivant
les différentes unités organisationnelles.
Elle se fait en précisant le sous ensemble du MOD global qui intéresse un site
organisationnel. Pour ce faire, il est important de définir les restrictions d’accès
aux données mémorisées pour certains profils utilisateurs. L’accessibilité aux
données se traduit par les actions élémentaires suivantes :
- L : lecture ;
- M : mise à jour ;
- C : création ;
- S : Suppression.
IV.4.1.3.2. Modèle organisationnel des traitements (MOT)
Objectifs :
- Etudier et décrire le fonctionnement du système d'information ;
- Répartir l'utilisation des données et des traitements par type de site et
type d'acteur ;
- Représenter la mise en œuvre organisationnelle des activités.
Trois éléments sont à déterminer à ce niveau :
1. La nature de la tâche qui peut être :
Traitement manuel (TM OU MA), si c’est l’homme qui réalise la tâche
Traitement informatisé (TI ou TA) quand il s’agit de l’homme et de la
machine, avec deux modes : traitement temps réel (TR) c'est-à-dire avec
réponse immédiate et traitement différé (TD) c'est-à-dire par lot.
Le délai de réponse de la tâche est un paramètre important à ne pas négliger.
Le délai peut être immédiat (I) ou en différé (D).
2. Le déroulement de la tâche : elle peut se dérouler chaque jour, chaque
semaine, chaque mois, …..
3. Le poste de travail ou le lieu d’exécution de la tâche
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 38
~ 39 ~
Délai Procédure fonctionnelle Nature Poste de trav.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 39
~ 40 ~
Command
e
Réception commande TM Réception
Toujours
Toujours
Commande Fiche de
reçue stock
et
Etude de la TM Gestionnaire
commande
- vérification de stock
Ok kO
OK KO
Command Command
e acceptée e en
Facturation
TR - UI Facturier
- vérification tarif
- enregistrement
facture
Toujours
Facture
établie
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 40
~ 41 ~
IV.4.2. CONCEPTION DU SYSTEME D’INFORMATION INFORMATISE
(SII)
La seconde étape est celle du système d'information informatisé (SII), il est du
ressort de l’équipe informatique uniquement. Cette étape ne prend en compte
que la solution informatique.
Elle comprend deux niveaux à savoir :
Le niveau logique ;
Le niveau physique.
Les niveaux logique et physique gèrent les problèmes de présentation et de
répartition des stockages.
IV.4.2.1. Etape logique
Le niveau logique est indépendant du matériel informatique, des langages de
programmation ou de gestion des données. C’est la réponse à la question Avec
quoi ? Quels outils ?
Il exprime la forme que doit prendre l’outil informatique pour être adapté à
l’utilisation, à son poste de travail et cela se fait indépendamment du langage
de programmation et de système de gestion de base de données.
Cette étape permet aussi de décrire le schéma de la base de données, la
répartition de données sur les unités de stockage, le volume par unité de
stockage.
IV.4.2.1.1. Modèle logique de données (MLD)
A ce niveau il est question de décrire les données en tenant compte de leurs
conditions d’utilisation par les traitements.
Le Modèle Logique de Données est indépendant du matériel et du logiciel. C’est
le point primordial de la modélisation.
Il existe trois types de base de données selon leur orientation :
Les bases de données de type relationnel ;
Les bases de données de type CODASYL ;
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 41
~ 42 ~
Les bases de données de type fichiers classiques.
Nous portons à ce niveau notre choix sur la base de données de type relationnel.
L’organisation de données est relationnelle si elles sont liées entre elles. Alors le
MLD est relationnel et devient le MLDR (Modèle Logique de Données
relationnel).
Le MLDR a été inventé par BYCE CODD en 1970 et repose sur la théorie
ensembliste.
IV.4.2.1.2. Concepts du modèle relationnel
1. Domaine : c’est l’ensemble de valeurs que peut prendre une donnée.
Exemple : - la donnée Marque sera définie sur le domaine D1 : Peugeot et
Mercedes ;
- la donnée Couleur sera définie sur le domaine D2 : Bleu, Rouge,
Blanc
2. Relation (aussi appelée Table) : est le sous-ensemble du produit cartésien de
domaine. Ce sous ensemble est désigné par un nom qui sera le nom de la
relation (table).
Exemple : en considérant le produit cartésien D1 et D2
D1 D2
Mercedes Bleu
Mercedes Rouge
Peugeot Rouge
Peugeot Blanche
Le sous-ensemble du produit cartésien de D1 et D2 peut être la description de
la relation VOITURE.
Chaque couple est appelé tuple qui est défini par un ou plusieurs attributs
3. Attribut : représente une colonne d’une relation caractérisée par un nom.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 42
~ 43 ~
Exemple : Marque, Couleur.
Exemple d’une table PRODUIT
Attribut
Code produit Libellé produit Date de fabrication
001 savon 15/01/2008
Tuple
002 Farine 20/12/2007
003 Margarine 01/01/2008
4. Règles de passage du MOD au MLD(R)
L’objet se transforme en table ;
L’identifiant de l’objet devient la clé primaire de la table ;
Les propriétés de l’objet deviennent les attributs de la table ;
La relation de type père – fils (Cardinalités du Père : 0,n ou 1,n -
Cardinalités du Fils : 0,1 ou 1,1) disparait. L’identifiant de l’objet père
devient un attribut de la table fils. Cet attribut est appelé clé étrangère. Si
la relation est porteuse des propriétés, elles migrent vers la table fils;
La relation de type autre que père – fils (Cardinalités 0, n ou 1, n) devient
une table de lien. L’identifiant de la relation devient la clé primaire de la
table.
Exemple du MLD
Client Commander
Commande
# n°client #N°commande
Nom # N°commande
# n° client #N° produit
Prénom Date facture
Adresse Date comde
Téléphone
Produit
Facture Code produit
#N°facture Lib. produit
Date facture Prix
#n° comde Type produit
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 43
~ 44 ~
5. Normalisation du MLD
Le MLD obtenu précédemment pour le type de représentation relationnel est
un modèle non optimisé sur le plan performance des accès logiques. Il doit être
normalisé pour être optimisé.
a. Objectif :
Son objectif est d’éviter les anomalies dans les bases de données relationnelles :
Problèmes de mise à jour.
Suppression des redondances d’informations.
Simplification de certaines contraintes d’intégrité.
Poursuivre l’optimisation et déterminer le nombre d’accès logiques du MLD. Le
passage du MOD donne le MLD brut parce qu’il contient les redondances. Ces
redondances sont dues du fait qu’il n’y a pas respect de règles de vérification.
Si les règles sont respectées à ce niveau, il n’est pas brut mais normalisé jusqu’à
la 3ème forme.
Le but essentiel de la normalisation est d'éviter les anomalies transactionnelles
pouvant découler d'une mauvaise modélisation des données et ainsi éviter un
certain nombre de problèmes potentiels tels que les anomalies de lecture, les
anomalies d'écriture, la redondance des données et la contre performance.
La normalisation des modèles de données permet de vérifier la robustesse de
leur conception pour améliorer la modélisation (et donc obtenir une meilleure
représentation) et faciliter la mémorisation des données en évitant la
redondance et les problèmes sous-jacents de mise à jour ou de cohérence.
b. Les règles de normalisation
Il existe 5 règles appelées formes normales (FN) :
La 1ère forme normale : une table est en 1ère forme normale si elle possède
une clé primaire et si ses attributs sont élémentaires c'est-à-dire non
décomposables.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 44
~ 45 ~
La 2ème forme normale : une table est en 2ème forme normale si étant déjà
en 1ère forme normale, ses attributs sont en dépendance fonctionnelle avec
la clé primaire.
La 3ème forme normale : une table est en 3ème forme normale si étant déjà
en 2ème forme normale, ses attributs sont en dépendance fonctionnelle
directe avec la clé primaire c'est-à-dire aucun attribut ne peut dépendre
de la clé s’il dépend transitivement via un autre attribut.
Les deux dernières règles sont appelées sont des cas particuliers et sont
appelées formes normales de BOYCE CODD : elles permettent d’éviter
les redondances dues à l’existence de dépendances fonctionnelles autre
que celles de la clé vers les attributs non clés.
En pratique, la première et la deuxième forme normale sont nécessaires pour
avoir un modèle relationnel juste. Les formes normales supplémentaires ont
leurs avantages et leurs inconvénients.
Les avantages sont :
de limiter les redondances de données
de limiter les incohérences de données qui pourraient les rendre
inutilisables
d'éviter les processus de mise à jour
Les inconvénients sont :
des temps d'accès potentiellement plus longs si les requêtes sont trop
complexes
une plus grande fragilité des données étant donné le non redondance
un manque de flexibilité au niveau de l'utilisation de l'espace disque
Pour des petites bases de données, se limiter à la troisième forme normale est
généralement une des meilleures solutions d'un point de vue architecture de
base de données, mais pour des bases de données plus importantes, cela n'est
pas toujours le cas. Il s'agit de choisir l'équilibre entre deux options :
la génération dynamique des données via les jointures entre tables
l'utilisation statique de données correctement mises à jour.
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 45
~ 46 ~
Voici le MLD validé de notre exemple
Client Contenir
# n°client Commande #N°commande
Nom # N°commande #Code produit
Prénom # n° client Qté
Adresse Date comde
Téléphone
Facture
#N°facture Produit
Date facture #Code produit
#n° comde #cod type prod
Prix
Type produit
Code type pr
Lib. Type pr
6. Calcul du volume de la base des données
Ci-après le calcul du volume de la base des données de l’exemple ci-haut.
VBDD = (Vindex + Vtables)*coefficient
Le coefficient multiplicateur @ varie entre 2,5 et 3 et permet de prévenir
l’évolution (l’extension) de la base des données.
6.1. Calcul du volume des index
Tables Index Taille Occurrence Volume
Client #N° client 5 2 10
Commande #N° commande 4 4 36
#N° client 5
Produit #Code produit 6 3 33
#Code type produit 5
Facture #N° facture 4 4 32
#N° commande 4
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 46
~ 47 ~
Type produit #Code type produit 5 5 25
Contenir #N° commande 4 8 80
#Code produit 6
Vindex : 216 octets
6.2. Calcul du volume des tables
Tables Index Taille Occurrence Volume
Client #N° client 5 2 70
Nom 30
Adresse 30
Commande #N° commande 4 4 68
#N° client 5
Date commande 8
Produit #Code produit 6 3 117
#Code type produit 5
Libellé produit 25
PU 3
Facture #N° facture 4 4 64
#N°commande 4
Date facture 8
Type produit Code type produit 5 5 150
Libellé type produit 25
Contenir #N° commande 4 8 104
#Code produit 6
Quantité 3
Vtables : 573 octets
VBDD = (216+573)*3 = 2367 octets
IV.4.2.1.3. Modèle logique des traitements (MLT)
Le MLT définit comment les tâches informatiques sont conçues. Il est composé
des procédures logiques et ces dernières sont composées des unités logiques de
traitement(ULT).
Exemple d’un MLT :
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 47
~ 48 ~
Débu
ULT 01 LOGO
ULT 02 BOITE DE CONNEXION
Code utilisateur :
Mot de passe :
Annuler OK Quitter Fi
n
ou
ULT 03 MENU GENERAL
ULT
Creation & MAJ Edition
05
Quitter
ULT 04 CRÉATION & MAJ
Commande Facture Contenir
Client Produit Type prod
Fermer Quitter
ULT 06 CRÉATION & MAJ DES COMMANDES
Fermer ULT 04
Ajouter Recherchér Modifier
Quitter
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 48
~ 49 ~
IV.4.2.3.
IV.4.2.3. Etape physique
L’étape physique permet de définir l’organisation réelle (physique) des
données. Il apporte les solutions techniques. L’étape physique traduit les choix
techniques et la prise en compte de leurs spécificités. C’est la réponse à la
question comment ?
IV.4.2.3.1. Le modèle physique de données (MPD)
Le modèle physique de données nous permet avant tout représentation du
MPD c'est-à-dire la représentation de la structure des tables.
Elle décrit comment la structure d’une base de données est stockée sur un
support magnétique adressable.
En d’autres termes elle consiste à stocker la structure et les données en
respectant les limitations du SGBD utilisé.
Passage du MLD au MPD
Le passage du modèle logique des données au modèle physique de données
sera effectué grâce au système de gestion de base de données que nous avons
choisis
Exemple du MPD
Table Commande
Nom du champ Type des données Taille Index
N° commande Texte 04 *
N° client Texte 06
Date commande Date 08
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 49
~ 50 ~
IV.4.2.3.2. Le modèle physique des traitements (MPT)
Le modèle physique des traitements est une étape importante de conception du
système informatique car, elle consiste à représenter tous les traitements
s’effectuant sur un ordinateur.
Merise ne donne pas un modèle spécifique, il est représenté sous forme
arborescente.
Considérons notre MLT. Le MPT y relatif est le suivant :
LOGO
CONNEXION
MENU GENRAL
CREATION & MAJ EDITION
Client Commande Produit Facture Type prod Contenir
Ajouter Rechercher Modifier Supprimer
Liste des Cdes Liste des clients
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 50
~ 51 ~
PAR IR MAURICE MVEMBA, UNIC/MUANDA VERSION 2021 51