Droit : Les obligations
L’obligation est un lien de droit obligeant une personne à donner, faire ou ne pas faire
une chose.
Une obligation requiert deux personnes :
Le débiteur : la personne qui doit agir.
Le créancier : la personne qui en bénéficie.
Lorsque quelque quelqu’un ne paie pas ses dettes de son propre gré, le juge ordonne
qu’on l’y oblige par la force. Plusieurs étapes doivent être respectées.
1. La mise en demeure :
Après les rappels, c’est la dernière sommation du créancier. Elle est envoyée par un
huissier ou par lettre recommandée pour inciter le débiteur à respecter volontairement
son obligation.
2. Le titre exécutoire :
Décision du juge qui oblige le débiteur à payer son créancier.
3. L’exécution forcée proprement dite :
Le titre obtenu par le créancier lui permet de commencer la saisie pour forcer le
débiteur à payer.
Les obligations découlent de 5 sources :
1. Le contrat ou la convention :
Un accord entre deux ou plusieurs personnes.
2. Le quasi-contrat :
Un engagement spontané sans accord préalable entre les parties.
3. Le délit :
Tout fait illicite et dommageable accompli avec l’intention de nuire à autrui.
4. Le quasi délit :
Un fait illicite et dommageable accompli sans intention de nuire.
5. La loi.
Droit : Les contrats
Le contrat est l’accord de volonté par lequel deux ou plusieurs personnes se créent
mutuellement des droits et des obligations.
Les parties sont libres de créer et de définir, par accord mutuel, les droits et
obligations qu’elles souhaitent.
Les parties peuvent créer toute espèce de contrat :
Les contrats classiques, organisés par la loi :
Les contrats innomés dont elles définissent librement le contenu.
Remarque : Quel que soit le contrat, les parties peuvent s’accorder pour déroger à la
loi, à condition de respecter l’ordre public, les bonnes mœurs, et les réglementations
protégeant les parties en position d’infériorité.
4 conditions sont essentielles pour la validité d’un contrat :
Consentement
Capacité
Objet déterminé
Cause licite
La classification des contrats :
Synallagmatique ou bilatéral : Accord d’échange réciproque
Unilatéral : Accord où une seule partie s’engage à faire quelque chose sans
attendre de contrepartie.
Solennel : Accord qui nécessite des formalités particulières pour être valide.
Non Solennel : Accord où les avantages et les risques dépendant d’un
événement incertain.
Aléatoire : Accord où les avantages et les risques dépendent d’un événement
incertain.
Commutatif : Accord où les avantages pour chaque partie sont connus et
équilibrés dès le départ.
Nommé : Accord qui est spécifiquement prévu et régulé par la loi.
Innommé : Accord qui n’est pas spécifiquement prévu ou régulé par la loi.
A titre onéreux : Accord où chaque partie reçoit quelque chose en échange de
ce qu’elle donne.
A titre gratuit : Accord où une partie donne quelque chose sans recevoir de
contrepartie.
A exécution instantanée : Accord où les obligations sont réalisées
immédiatement.
A exécution successive : Accord où les obligations sont réalisées
progressivement
Droit : Contrat de vente
Un contrat de vente est un accord où le vendeur transfère la propriété d’un bien à
l’acheteur en échange d’un prix que l’acheteur s’engage à payer.
6 caractéristiques :
Consensuel : Accord entre deux parties qui est valide dès qu’elles sont
d’accord.
Synallagmatique : Accord où les deux parties ont des obligations réciproques.
A titre onéreux : Accord où chaque partie reçoit quelque chose en échange de
ce qu’elle fournit.
Commutatif : Accord qui assure un équilibre immédiat des avantages et des
risques entre les parties dès sa conclusion.
A exécution instantanée : Accord où les obligations des parties doivent être
remplies immédiatement, sans délais.
Non « institu personnae » : Accord qui ne dépend pas de qui participe mais de
ce qui est échangé ou promis.
Les éléments essentiels :
1. Le transfert de propriété :
a. Principe = Transfert automatique de propriété
Le principe c’est que dès que l'acheteur et le vendeur sont
d'accord sur l'objet et le prix, la vente entraîne
immédiatement le transfert de propriété.
b. Transfert de propriété différé
Nature de l’objet vendu :
Vente d'une chose de genre : Vous devenez propriétaire
quand le bien est identifié et séparé.
Vente d'une chose future : Vous devenez propriétaire quand
le bien est terminé.
Vente alternative : Vous devenez propriétaire quand vous
avez choisi le bien parmi plusieurs.
Volonté des parties :
Clauses différant le transfert jusqu’au paiement intégral du
paiement.
Clauses de réserve de propriété.
2. Le prix :
a. Certain
Cela signifie qu’il doit être DÉTERMINÉ ET DÉSIGNÉ par les
parties être au moins DÉTERMINABLE à l’aide d’éléments objectifs
se trouvant dans le contrat. A défaut de prix certain, la vente est
nulle.
Comment le prix est-il fixé ?
Le prix peut être fixé par référence: au prix du jour, au prix légal, etc.
Le prix peut être fixé par les parties ;
Le prix peut être fixé par un tiers, un mandataire choisi par les
parties: → la vente n’est pas conclue tant que ce mandataire n’a pas
rempli sa mission
b. Sérieux
Portée exacte de l’exigence : le prix ne peut être ni simulé ni dérisoire.
Simulé: le prix est simulé lorsqu’il est convenu par les parties qu’il ne sera pas
payé : il est fictif.
Dérisoire : le prix existe mais est très faible, d’un montant très inférieur (Vente
pour 1.000 euros d’une voiture neuve d’un prix de 10.000 euros) à la valeur
réelle du bien : prix de zéro ou exagérément bas
À défaut de prix sérieux, la vente est nulle.
c. Fixé librement
Principe: en général, dans une économie libérale, le prix sera librement déterminé
par les parties. C’est en général le VENDEUR qui le fixe; parfois, c’est L’ACHETEUR
seul qui détermine le prix : c’est le cas de la vente aux enchères où le prix résulte de
la plus forte enchère