Textes Fondamentaux
Textes Fondamentaux
fondamentaux
de la Convention de 2003 pour la
sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel
Édition 2011
Section du patrimoine culturel immatériel
Secteur de la culture
UNESCO
1, rue Miollis – 75732
Cedex 15, France
Tel.: +33 1 45 68 43 95
Fax: +33 1 45 68 57 52
E-mail: [email protected]
www.unesco.org/culture/ich
Quels que soient les termes utilisés dans les textes du présent recueil pour désigner les
personnes exerçant des charges, mandats ou fonctions, il va de soi que les titulaires
de tous les postes ou sièges correspondants peuvent être indifféremment des femmes
ou des hommes.
CLT-2010/WS/17 Rev
Table des matières
Avant-propos
La Déclaration universelle sur la diversité culturelle adoptée par l’UNESCO en 2001 élève la
diversité culturelle au rang de « patrimoine commun de l’humanité », aussi nécessaire « pour le
genre humain […] que l’est la biodiversité dans l’ordre du vivant ». Elle réaffirme aussi la
nécessité de défendre la diversité culturelle, « impératif éthique, indissociable du respect de la
dignité de la personne humaine ». L’adoption de la Convention pour la sauvegarde du
patrimoine culturel immatériel (2003) marque une autre étape décisive dans l’action menée
depuis longtemps par l’UNESCO pour promouvoir la diversité culturelle en écartant les menaces
que la mondialisation actuelle et des transformations sociales sans précédent font peser sur le
patrimoine vivant et immatériel.
L’application de cet instrument juridique qui ouvre des possibilités nouvelles constitue l’une des
priorités essentielles de l’UNESCO, et j’y suis fortement attachée. Avant mon élection au poste
de Directrice générale de l’UNESCO, j’ai eu l’honneur de présider, en 2008, une session du
Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se
tenait à Sofia, en Bulgarie. Cette expérience enrichissante a renforcé mes convictions
personnelles concernant l’importance capitale du patrimoine culturel immatériel pour les
différentes sociétés du monde et la nécessité urgente de le sauvegarder dans l’intérêt des
générations futures.
Bien que le terme « patrimoine culturel immatériel » soit relativement récent, le concept qu’il
exprime est aussi vieux que l’humanité. Le patrimoine culturel immatériel comprend des
expressions culturelles extrêmement variées, de type traditionnel ou moderne, d’origine rurale
ou urbaine. Suivant l’article 2.1 de la Convention, on entend par « patrimoine culturel
immatériel » les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que
les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les
communautés, les groupes et les individus reconnaissent comme faisant partie de leur
patrimoine culturel. Ce patrimoine immatériel, transmis de génération en génération, est recréé
en permanence par les communautés et les groupes en fonction de leur milieu, de leur
interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de
continuité.
La Convention reconnaît que toutes les formes de patrimoine vivant méritent le même respect
et que les communautés jouent un rôle « subjectif » en déterminant la valeur qu’il faut attribuer
vi . Avant-propos
aux différents éléments du patrimoine. Le patrimoine vivant se caractérise aussi par le fait qu’il
évolue continuellement. Un élément du patrimoine immatériel peut être présent sur un
territoire étendu et s’adapter aux différents milieux où les communautés doivent vivre. C’est
pourquoi nous encourageons les États parties à présenter des propositions multinationales
d’inscription sur les trois listes établies en vertu de la Convention : la Liste du patrimoine culturel
immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, la Liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité et le Registre des meilleures pratiques de sauvegarde.
Alors que la première décennie d’existence de la Convention touche à sa fin, il est satisfaisant de
constater que depuis l’adoption de cet instrument le concept de patrimoine culturel s’est élargi
pour englober aussi bien les éléments immatériels que les monuments, les sites et les autres
sortes de biens culturels. Grâce aux efforts de l’UNESCO et des États parties qui ont ratifié la
Convention (ils sont à ce jour plus de 125), l’expression « patrimoine immatériel » est aujourd’hui
bien connue et la nécessité de sauvegarder ce patrimoine est largement reconnue.
Avant-propos . vii
La première édition des Textes fondamentaux, parue en mars 2009, a été conçue comme un
instrument pratique qui devait permettre à tous les acteurs concernés – fonctionnaires,
responsables politiques, ONG et organisations intergouvernementales – de mieux comprendre
le fonctionnement de la Convention de 2003, pour en assurer la meilleure application possible.
Cette deuxième édition révisée tient compte des décisions de la troisième Assemblée générale
des États parties, qui s’est tenue en juin 2010.
Les Directives opérationnelles modifiées présentées ici prennent en considération les leçons
apprises entre 2008 et 2010. Ces modifications aideront certainement les différents États à
mieux tirer parti du mécanisme de la Convention. J’espère que cet instrument juridique unique
en son genre deviendra un instrument vraiment universel et le principal texte de référence
concernant la sauvegarde de notre patrimoine vivant, qui est irremplaçable.
Irina Bokova
Directrice générale de l'UNESCO
Septembre 2010
1 . La Convention 2 . Directives opérationnelles 3 . Règlement intérieur - Assemblée générale 4 . Règlement intérieur - Comité 5 . Règlement financier 6 . Annexes
Convention pour la sauvegarde du
patrimoine culturel immatériel
Différentes versions linguistiques du texte de la Convention pour la
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sont disponibles sur
www.unesco.org/culture/ich/fr/convention
1 . La Convention
La Convention . 3
Notant la grande portée de l’activité menée par l’UNESCO afin d’établir des instruments
normatifs pour la protection du patrimoine culturel, en particulier la Convention pour la
protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972,
Notant en outre qu’il n’existe à ce jour aucun instrument multilatéral à caractère contraignant
visant à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel,
Considérant la nécessité de faire davantage prendre conscience, en particulier parmi les jeunes
générations, de l’importance du patrimoine culturel immatériel et de sa sauvegarde,
Considérant que la communauté internationale devrait contribuer avec les États parties à la
présente Convention à la sauvegarde de ce patrimoine dans un esprit de coopération et
d’entraide,
I DISPOSITIONS GÉNÉRALES
(b) le respect du patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et des
individus concernés ;
(c) la sensibilisation aux niveaux local, national et international à l’importance du patrimoine
culturel immatériel et de son appréciation mutuelle ;
Article 2 Définitions
(a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine
culturel immatériel ;
3. On entend par « sauvegarde » les mesures visant à assurer la viabilité du patrimoine culturel
immatériel, y compris l’identification, la documentation, la recherche, la préservation, la
protection, la promotion, la mise en valeur, la transmission, essentiellement par l’éducation
formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine.
4. On entend par « États parties » les États qui sont liés par la présente Convention et entre
lesquels celle-ci est en vigueur.
5. La présente Convention s’applique mutatis mutandis aux territoires visés à l’article 33 qui en
deviennent parties, conformément aux conditions précisées dans cet article. Dans cette
mesure, l’expression « États parties » s’entend également de ces territoires.
(a) altérant le statut ou diminuant le niveau de protection des biens déclarés du patrimoine
mondial dans le cadre de la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel
et naturel de 1972, auxquels un élément du patrimoine culturel immatériel est directement
associé ; ou
(b) affectant les droits et obligations des États parties découlant de tout instrument
international relatif aux droits de la propriété intellectuelle ou à l’usage des ressources
biologiques et écologiques auquel ils sont parties.
II ORGANES DE LA CONVENTION
1. Il est établi une Assemblée générale des États parties, ci-après dénommée « l’Assemblée
générale ». L’Assemblée générale est l’organe souverain de la présente Convention.
2. L’Assemblée générale se réunit en session ordinaire tous les deux ans. Elle peut se réunir en
session extraordinaire si elle en décide ainsi ou si demande lui en est adressée par le Comité
intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ou par au moins un
tiers des États parties.
2. Le nombre des États membres du Comité sera porté à 24 dès lors que le nombre d’États
parties à la Convention atteindra 50.
1. L’élection des États membres du Comité doit répondre aux principes de répartition
géographique et de rotation équitables.
2. Les États membres du Comité sont élus pour un mandat de quatre ans par les États parties
à la Convention réunis en Assemblée générale.
3. Toutefois, le mandat de la moitié des États membres du Comité élus lors de la première
élection est limité à deux ans. Ces États sont désignés par un tirage au sort lors de cette
première élection.
4. Tous les deux ans, l’Assemblée générale procède au renouvellement de la moitié des États
membres du Comité.
5. Elle élit également autant d’États membres du Comité que nécessaire pour pourvoir les
postes vacants.
6. Un État membre du Comité ne peut être élu pour deux mandats consécutifs.
7. Les États membres du Comité choisissent pour les représenter des personnes qualifiées
dans les divers domaines du patrimoine culturel immatériel.
Sans préjudice des autres attributions qui lui sont conférées par la présente Convention, les
fonctions du Comité sont les suivantes :
(b) donner des conseils sur les meilleures pratiques et formuler des recommandations sur les
mesures en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ;
(d) s’efforcer de trouver les moyens d’augmenter ses ressources et prendre les mesures requises
à cette fin, conformément à l’article 25 ;
(f ) examiner, conformément à l’article 29, les rapports des États parties, et en faire un résumé à
l’intention de l’Assemblée générale ;
(g) examiner les demandes présentées par les États parties et décider, en conformité avec les
critères objectifs de sélection établis par lui et approuvés par l’Assemblée générale :
(i) des inscriptions sur les listes et des propositions mentionnées aux articles 16, 17 et 18 ;
1. Le Comité est responsable devant l’Assemblée générale. Il lui rend compte de toutes ses
activités et décisions.
2. Le Comité adopte son règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres.
3. Le Comité peut créer temporairement les organes consultatifs ad hoc qu’il estime
nécessaires à l’exécution de sa tâche.
4. Le Comité peut inviter à ses réunions tout organisme public ou privé, ainsi que toute
personne physique, possédant des compétences avérées dans les différents domaines du
patrimoine culturel immatériel, pour les consulter sur toute question particulière.
Article 10 Le Secrétariat
(a) de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel présent sur son territoire ;
(b) parmi les mesures de sauvegarde visées à l’article 2, paragraphe 3, d’identifier et de définir
les différents éléments du patrimoine culturel immatériel présents sur son territoire, avec la
participation des communautés, des groupes et des organisations non gouvernementales
pertinentes.
Article 12 Inventaires
1. Pour assurer l’identification en vue de la sauvegarde, chaque État partie dresse, de façon
adaptée à sa situation, un ou plusieurs inventaires du patrimoine culturel immatériel
présent sur son territoire. Ces inventaires font l’objet d’une mise à jour régulière.
(a) d’adopter une politique générale visant à mettre en valeur la fonction du patrimoine
culturel immatériel dans la société et à intégrer la sauvegarde de ce patrimoine dans des
programmes de planification ;
(c) d’encourager des études scientifiques, techniques et artistiques ainsi que des
méthodologies de recherche pour une sauvegarde efficace du patrimoine culturel
immatériel, en particulier du patrimoine culturel immatériel en danger ;
(ii) garantir l’accès au patrimoine culturel immatériel tout en respectant les pratiques
coutumières qui régissent l’accès à des aspects spécifiques de ce patrimoine ;
(b) de maintenir le public informé des menaces qui pèsent sur ce patrimoine ainsi que des
activités menées en application de la présente Convention ;
(c) de promouvoir l’éducation à la protection des espaces naturels et des lieux de mémoire
dont l’existence est nécessaire à l’expression du patrimoine culturel immatériel.
Dans le cadre de ses activités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, chaque État
partie s’efforce d’assurer la plus large participation possible des communautés, des groupes et,
le cas échéant, des individus qui créent, entretiennent et transmettent ce patrimoine, et de les
impliquer activement dans sa gestion.
1 . La Convention
La Convention . 11
1. Pour assurer une meilleure visibilité du patrimoine culturel immatériel, faire prendre
davantage conscience de son importance et favoriser le dialogue dans le respect de la
diversité culturelle, le Comité, sur proposition des États parties concernés, établit, tient à
jour et publie une liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
1. En vue de prendre les mesures de sauvegarde appropriées, le Comité établit, tient à jour et
publie une liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et
inscrit ce patrimoine sur la Liste à la demande de l’État partie concerné.
3. Dans des cas d’extrême urgence – dont les critères objectifs sont approuvés par l’Assemblée
générale sur proposition du Comité – celui-ci peut inscrire un élément du patrimoine
concerné sur la Liste mentionnée au paragraphe 1 en consultation avec l’État partie
concerné.
1. Sur la base des propositions présentées par les États parties, et conformément aux critères
qu’il définit et qui sont approuvés par l’Assemblée générale, le Comité sélectionne
périodiquement et fait la promotion des programmes, projets et activités de caractère
national, sous-régional ou régional de sauvegarde du patrimoine qu’il estime refléter le
mieux les principes et objectifs de la présente Convention, en tenant compte des besoins
particuliers des pays en développement.
Article 19 Coopération
2. Sans préjudice des dispositions de leur législation nationale et de leurs droit et pratiques
coutumiers, les États parties reconnaissent que la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel est dans l’intérêt général de l’humanité et s’engagent, à cette fin, à coopérer aux
niveaux bilatéral, sous-régional, régional et international.
(c) l’appui à des programmes, projets et activités conduits aux niveaux national, sous-régional
et régional, visant à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ;
L’assistance accordée par le Comité à un État partie est réglementée par les directives
opérationnelles prévues à l’article 7 et par l’accord visé à l’article 24, et peut prendre les formes
suivantes :
(g) d’autres formes d’assistance financière et technique y compris, le cas échéant, l’octroi de
prêts à faible intérêt et de dons.
2. En cas d’urgence, la demande d’assistance doit être examinée en priorité par le Comité.
3. Afin de prendre une décision, le Comité procède aux études et consultations qu’il juge
nécessaires.
1. Chaque État partie peut présenter au Comité une demande d’assistance internationale
pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire.
2. Une telle demande peut aussi être présentée conjointement par deux ou plusieurs États
parties.
3. La demande doit comporter les éléments d’information prévus à l’article 22, paragraphe 1,
et les documents nécessaires.
2. En règle générale, l’État partie bénéficiaire doit participer, dans la mesure de ses moyens, au
coût des mesures de sauvegarde pour lesquelles une assistance internationale est fournie.
(b) les fonds alloués à cette fin par la Conférence générale de l’UNESCO ;
(e) le produit des collectes et les recettes des manifestations organisées au profit du
Fonds ;
(f ) toutes autres ressources autorisées par le règlement du Fonds que le Comité élabore.
4. L’utilisation des ressources par le Comité est décidée sur la base des orientations de
l’Assemblée générale.
5. Le Comité peut accepter des contributions et autres formes d’assistance fournies à des fins
générales ou spécifiques se rapportant à des projets déterminés, pourvu que ces projets
soient approuvés par le Comité.
4. Afin que le Comité soit en mesure de prévoir ses opérations d’une manière efficace, les
contributions des États parties à la présente Convention qui ont fait la déclaration visée au
paragraphe 2 du présent article, doivent être versées sur une base régulière, au moins tous
les deux ans, et devraient se rapprocher le plus possible des contributions qu’ils auraient dû
verser s’ils avaient été liés par les dispositions du paragraphe 1 du présent article.
Les États parties désireux de verser des contributions volontaires en sus de celles prévues à
l’article 26 en informent le Comité aussitôt que possible afin de lui permettre de planifier ses
activités en conséquence.
16 . La Convention
Les États parties prêtent, dans la mesure du possible, leur concours aux campagnes
internationales de collecte organisées au profit du Fonds sous les auspices de l’UNESCO.
VII RAPPORTS
Les États parties présentent au Comité, dans les formes et selon la périodicité prescrites par ce
dernier, des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la
mise en œuvre de la présente Convention.
1. Sur la base de ses activités et des rapports des États parties mentionnés à l’article 29, le
Comité soumet un rapport à chaque session de l’Assemblée générale.
IX DISPOSITIONS FINALES
Article 33 Adhésion
1. La présente Convention est ouverte à l’adhésion de tout État non membre de l’UNESCO
invité à y adhérer par la Conférence générale de l’Organisation.
2. La présente Convention est également ouverte à l’adhésion des territoires qui jouissent d’une
complète autonomie interne, reconnue comme telle par l’Organisation des Nations Unies,
mais qui n’ont pas accédé à la pleine indépendance conformément à la résolution 1514 (XV)
de l’Assemblée générale et qui ont compétence pour les matières dont traite la présente
Convention, y compris la compétence reconnue pour conclure des traités sur ces matières.
La présente Convention entrera en vigueur trois mois après la date du dépôt du trentième
instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, mais uniquement à
l’égard des États qui auront déposé leurs instruments respectifs de ratification, d’acceptation,
d’approbation ou d’adhésion à cette date ou antérieurement. Elle entrera en vigueur pour tout
autre État partie trois mois après le dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation,
d’approbation ou d’adhésion.
Les dispositions ci-après s’appliquent aux États parties ayant un régime constitutionnel fédératif
ou non unitaire :
(a) en ce qui concerne les dispositions de la présente Convention dont l’application relève de la
compétence du pouvoir législatif fédéral ou central, les obligations du gouvernement fédéral
ou central seront les mêmes que celles des États parties qui ne sont pas des États fédératifs ;
18 . La Convention
(b) en ce qui concerne les dispositions de la présente Convention dont l’application relève de
la compétence de chacun des États, pays, provinces ou cantons constituants, qui ne sont
pas en vertu du régime constitutionnel de la fédération tenus de prendre des mesures
législatives, le gouvernement fédéral portera, avec son avis favorable, lesdites dispositions à
la connaissance des autorités compétentes des États, pays, provinces ou cantons pour
adoption.
Article 36 Dénonciation
2. La dénonciation est notifiée par un instrument écrit déposé auprès du Directeur général de
l’UNESCO.
Article 38 Amendements
1. Tout État partie peut, par voie de communication écrite adressée au Directeur général,
proposer des amendements à la présente Convention. Le Directeur général transmet cette
communication à tous les États parties. Si, dans les six mois qui suivent la date de
transmission de la communication, la moitié au moins des État parties donne une réponse
favorable à cette demande, le Directeur général présente cette proposition à la prochaine
session de l’Assemblée générale pour discussion et éventuelle adoption.
2. Les amendements sont adoptés à la majorité des deux tiers des États parties présents et
votants.
3. Les amendements à la présente Convention, une fois adoptés, sont soumis aux États parties
pour ratification, acceptation, approbation ou adhésion.
1 . La Convention
La Convention . 19
4. Pour les États parties qui les ont ratifiés, acceptés, approuvés ou y ont adhéré, les
amendements à la présente Convention entrent en vigueur trois mois après le dépôt des
instruments visés au paragraphe 3 du présent article par les deux tiers des État parties. Par
la suite, pour chaque État partie qui ratifie, accepte, approuve un amendement ou y adhère,
cet amendement entre en vigueur trois mois après la date de dépôt par l’État partie de son
instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
(b) partie à la présente Convention non amendée à l’égard de tout État partie qui n’est pas
lié par ces amendements.
Article 40 Enregistrement
Conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies, la présente Convention sera
enregistrée au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies à la requête du Directeur général
de l’UNESCO.
1 . La Convention 2 . Directives opérationnelles 3 . Règlement intérieur - Assemblée générale 4 . Règlement intérieur - Comité 5 . Règlement financier 6 . Annexes
mise en œuvre de la Convention pour
la sauvegarde du patrimoine culturel
Directives opérationnelles pour la
immatériel
Les Directives opérationnelles pour la mise en œuvre de la
Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
sont périodiquement révisées pour refléter les résolutions de
l’Assemblée générale des États parties à la Convention.
www.unesco.org/culture/ich/fr/directives
Directives opérationnelles . 23
2 . Directives opérationnelles
la Convention pour la sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel
Adoptées par l’Assemblée générale des États parties à la Convention à sa deuxième session
(Paris, 16-19 juin 2008), amendées à sa troisième session (Paris, 22-24 juin 2010)
Paragraphe(s)
Chapitre I Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à l’échelle
internationale, coopération et assistance internationale 1-65
III.1 Participation des communautés, des groupes et, le cas échéant, des
individus, ainsi que des experts, des centres d’expertise et des instituts
de recherche 79-89
2 . Directives opérationnelles
patrimoine culturel immatériel 124-150
V.1 Rapports des États parties sur la mise en œuvre de la Convention 151-159
V.2 Rapports des États parties sur les éléments inscrits sur la Liste du
patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente 160-164
V.4 Rapports des États non parties à la Convention sur les éléments
inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel
de l’humanité 168-169
26 . Directives opérationnelles
ABRÉVIATIONS
2 . Directives opérationnelles
I.1 Critères pour l’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel
nécessitant une sauvegarde urgente
1. Dans les dossiers de candidature, il est demandé à l’(aux) État(s) partie(s) soumissionnaire(s)
de démontrer qu’un élément proposé pour l’inscription sur la Liste du patrimoine culturel
immatériel nécessitant une sauvegarde urgente satisfait à l’ensemble des critères suivants :
U.1 L’élément est constitutif du patrimoine culturel immatériel tel que défini à l’article 2
de la Convention.
U.2 (a) L’élément nécessite une sauvegarde urgente parce que sa viabilité est en péril, en
dépit des efforts déployés par la communauté, le groupe ou, le cas échéant, les
individus et l’(es) État(s) partie(s) concerné(s) ;
U.3 Des mesures de sauvegarde sont élaborées pour qu’elles puissent permettre à la
communauté, au groupe ou, le cas échéant, aux individus concernés de poursuivre
la pratique et la transmission de l’élément.
U.5 L’élément figure dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur
le(s) territoire(s) de(s) (l’)État(s) partie(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans les
articles 11 et 12 de la Convention.
U.6 Dans des cas d’extrême urgence, l’(es) État(s) partie(s) concerné(s) a (ont) été dûment
consulté(s) sur la question de l’inscription de l’élément conformément à l’article 17.3
de la Convention.
I.2 Critères pour l’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
R.1 L’élément est constitutif du patrimoine culturel immatériel tel que défini à l’article 2
de la Convention.
R.5 L’élément figure dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le
territoire de(s) (l’)État(s) partie(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans les articles 11
et 12 de la Convention.
I.3 Critères pour la sélection des programmes, projets et activités reflétant le mieux les
principes et objectifs de la Convention
3. Les États parties sont encouragés à proposer des programmes, projets et activités de
caractère national, sous-régional ou régional de sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel au Comité afin que celui-ci sélectionne et promeuve ceux qui reflètent le
mieux les principes et les objectifs de la Convention.
5. Ces programmes, projets et activités peuvent être terminés ou en cours au moment où ils
sont proposés au Comité à des fins de sélection et de promotion.
7. Le Comité sélectionne parmi les programmes, projets ou activités qui lui sont proposés
ceux qui répondent le mieux à tous les critères suivants :
Directives opérationnelles . 29
P.1 Le programme, le projet ou l’activité implique une sauvegarde telle que définie à
l’article 2.3 de la Convention.
2 . Directives opérationnelles
P.2 Le programme, le projet ou l’activité aide à la coordination des efforts de sauvegarde
du patrimoine culturel immatériel au niveau régional, sous-régional et/ou
international.
P.5 Le programme, le projet ou l’activité est ou a été mis en œuvre avec la participation
de la communauté, du groupe ou, le cas échéant, des individus concernés, et avec
leur consentement libre, préalable et éclairé.
P.6 Le programme, le projet ou l’activité peut servir de modèle, selon le cas sous-régional,
régional ou international, à des activités de sauvegarde.
P.7 L’(es) État(s) partie(s) soumissionnaire(s), l’(es) organe(s) chargé(s) de la mise en œuvre
et la communauté, le groupe ou, le cas échéant, les individus concernés sont
d’accord pour coopérer à la diffusion de meilleures pratiques si leur programme, leur
projet ou leur activité est sélectionné.
P.8 Le programme, le projet ou l’activité réunit des expériences qui sont susceptibles
d’être évaluées sur leurs résultats.
8. Tous les États parties sont habilités à demander une assistance internationale. L’assistance
internationale fournie aux États parties pour la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel vient en complément des mesures nationales de sauvegarde.
9. Le Comité peut recevoir, évaluer et approuver les demandes concernant tout objectif ou
toute forme d’assistance internationale mentionnée respectivement aux articles 20 et 21
de la Convention, en fonction des ressources disponibles. La priorité est accordée aux
demandes d’assistance internationale portant sur :
30 . Directives opérationnelles
(c) l’appui à des programmes, projets et activités menés aux niveaux national, sous-
régional et régional, visant à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ;
10. Lors de l’évaluation des demandes d’assistance internationale, le Comité tient compte du
principe de répartition géographique équitable et des besoins particuliers des pays en
développement. Il peut aussi prendre en considération :
11. Une assistance internationale, telle que décrite aux articles 20 et 21 de la Convention,
peut être accordée en cas d’urgence, comme stipulé à l’article 22 de la Convention
(assistance d’urgence).
12. Pour accorder une assistance, le Comité fondera ses décisions sur les critères suivants :
A.1 La communauté, le groupe et/ou les individus concernés ont participé à l’élaboration
de la demande et seront impliqués dans la mise en œuvre des activités proposées
ainsi que dans leur évaluation et leur suivi d’une manière aussi large que possible.
A.5 L’État partie bénéficiaire partage le coût des activités pour lesquelles une assistance
internationale est fournie dans la mesure de ses moyens.
A.7 L’État partie bénéficiaire a mis en œuvre des activités financées auparavant, s’il y a
lieu, conformément à toutes les réglementations et à toute condition applicable
dans ce cas.
Directives opérationnelles . 31
13. Les États parties sont encouragés à soumettre conjointement des candidatures
2 . Directives opérationnelles
multinationales à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde
urgente et à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
lorsqu’un élément se trouve sur le territoire de plusieurs États parties.
14. Un ou plusieurs États parties peuvent, avec l’accord de chaque État partie concerné,
proposer l’inscription élargie d’un élément déjà inscrit. Les États parties concernés
soumettent ensemble une candidature montrant que l’élément élargi satisfait à tous les
critères prévus aux paragraphes 1 pour la Liste du patrimoine culturel immatériel
nécessitant une sauvegarde urgente et 2 pour la Liste représentative du patrimoine
culturel immatériel de l’humanité. Une telle requête est soumise suivant les procédures et
délais établis pour les candidatures. Au cas où le Comité décide d’inscrire l’élément sur la
base du nouveau dossier de candidature, la nouvelle inscription remplace l’inscription
d’origine. Au cas où le Comité décide, sur la base du nouveau dossier de candidature, de
ne pas inscrire l’élément, l’inscription originale reste inchangée.
16. Les États parties peuvent soumettre au Comité des demandes d’assistance internationale
présentées conjointement par deux États parties ou plus.
17. Le formulaire ICH-01 est utilisé pour les candidatures pour la Liste du patrimoine culturel
immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, ICH-02 pour la Liste représentative du
patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ICH-03 pour les propositions de
programmes, projets et activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la
Convention.
18. Les États parties peuvent demander une assistance préparatoire pour l’élaboration de
dossiers de candidatures sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une
sauvegarde urgente et pour l’élaboration de propositions de programmes, projets et
activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention.
32 . Directives opérationnelles
19. Pour ce qui concerne l’assistance préparatoire, le formulaire ICH-05 est utilisé pour les
demandes d’assistance préparatoire pour élaborer une candidature pour l’inscription sur
la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et le
formulaire ICH-06 est utilisé pour les demandes d’assistance préparatoire pour élaborer
une proposition de programme, projet ou activité susceptible d’être sélectionné et
promu par le Comité.
20. Toutes les autres demandes d’assistance internationale, quel que soit le montant sollicité,
doivent être soumises en utilisant le formulaire ICH-04.
22. Les dossiers ne doivent comprendre que l’information requise dans les formulaires.
23. Les États parties soumissionnaires doivent impliquer les communautés, les groupes et, le
cas échéant, les individus concernés dans la préparation de leurs dossiers.
24. Un État partie peut retirer un dossier qu’il a soumis à tout moment avant son évaluation
par le Comité, sans préjudice de son droit à bénéficier de l’assistance internationale
prévue à la Convention.
26. Sur une base expérimentale, l’examen des candidatures pour inscription sur la Liste du
patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, des propositions de
programmes, projets et activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la
Convention et des demandes d’assistance internationale supérieures à 25 000 dollars des
États-Unis sera effectué par un organe consultatif du Comité établi conformément à
l’article 8.3 de la Convention. L’Organe consultatif formule des recommandations au
Comité pour décision. Le Comité sélectionne à chaque session six experts indépendants
et six organisations non gouvernementales accréditées comme membres de l’Organe
consultatif, en tenant compte d’une répartition géographique équitable et des différents
domaines du patrimoine culturel immatériel. La durée des fonctions d’un membre de
l’Organe consultatif ne doit pas dépasser 24 mois. Chaque année, le Comité procède au
Directives opérationnelles . 33
2 . Directives opérationnelles
27. Pour la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente,
chaque examen comprend l’analyse de la viabilité de l’élément ainsi que celle de la
faisabilité et de l’adéquation du plan de sauvegarde. Cet examen comprend également
une analyse du risque de disparition, du fait, entre autres, du manque de moyens pour le
sauvegarder et le protéger, ou du fait des processus de mondialisation et de
transformation sociale ou environnementale.
29. L’examen des candidatures pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine
culturel immatériel de l’humanité est effectué par un organe subsidiaire du Comité établi
conformément à son Règlement intérieur.
30. Le Comité, par l’intermédiaire de son Organe subsidiaire, examine chaque année les
candidatures pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel
de l’humanité selon les ressources disponibles et leur capacité d’examen de ces
candidatures. Les États parties sont encouragés à garder à l’esprit les facteurs mentionnés
ci-dessus lorsqu’ils proposent des candidatures pour inscription sur la Liste représentative.
32. Le Secrétariat transmet au Comité une vue d’ensemble de toutes les candidatures,
propositions de programmes, projets et activités et demandes d’assistance internationale
comprenant des résumés, et les rapports issus des examens. Les dossiers et les rapports
d’examen sont également rendus disponibles aux États parties à des fins de consultation.
33. En cas d’extrême urgence, et en conformité avec le critère U.6, le Bureau du Comité peut
solliciter de l’(des) État(s) partie(s) concerné(s) la soumission d’une candidature à la Liste
du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente suivant un
calendrier accéléré. Le Comité, en consultation avec l’(les) État(s) partie(s) concerné(s),
évalue la candidature dans les plus brefs délais après sa soumission, conformément à une
procédure établie par le Bureau du Comité au cas par cas.
34. Les cas d’extrême urgence peuvent être portés à l’attention du Bureau du Comité par
l’(les) État(s) partie(s) sur le(s) territoire(s) duquel (desquels) se trouve l’élément, par tout
autre État partie, par la communauté concernée ou par une organisation consultative.
L’(les) État(s) partie(s) concerné(s) doi(ven)t en être informé(s) en temps utile.
35. Après évaluation, le Comité décide si un élément doit ou non être inscrit sur la Liste du
patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, un programme,
projet ou activité sélectionné, ou une demande d’assistance internationale supérieure à
25 000 dollars des États-Unis accordée.
36. Après évaluation, le Comité décide si un élément doit ou non être inscrit sur la Liste
représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ou si la candidature doit
être renvoyée à l’État soumissionnaire pour complément d’information. Les candidatures
que le Comité décide de renvoyer à l’État soumissionnaire peuvent être soumises de
nouveau au Comité pour évaluation.
37. Si le Comité décide qu’un élément ne doit pas être inscrit sur la Liste représentative du
patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la candidature ne pourra être resoumise au
Comité pour inscription sur cette liste qu’après un délai de quatre ans.
38. Un élément ne peut pas être inscrit simultanément sur la Liste du patrimoine culturel
immatériel nécessitant une sauvegarde urgente et sur la Liste représentative du
patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Un État partie peut demander qu’un
élément soit transféré d’une liste à l’autre. Une telle demande doit prouver que l’élément
satisfait à tous les critères de la liste dans laquelle le transfert est demandé, et est soumise
selon les procédures et les délais établis pour les candidatures.
39. Un élément est retiré de la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une
sauvegarde urgente par le Comité lorsqu’il estime, après analyse de la mise en œuvre du
plan de sauvegarde, que cet élément ne remplit plus un ou plusieurs des critères
2 . Directives opérationnelles
d’inscription sur cette liste.
41. Un ou plusieurs États parties peuvent demander à ce que le nom d’un élément inscrit soit
modifié. Une telle demande doit être soumise au moins trois mois avant une session du
Comité.
I.13 Programmes, projets et activités sélectionnés comme reflétant le mieux les principes et
objectifs de la Convention
43. Le Comité encourage les États parties à créer des conditions favorables à la mise en
œuvre desdits programmes, projets et activités.
46. Sur la base des expériences acquises et des leçons tirées de ces programmes, projets et
activités, ainsi que d’autres, le Comité donne des conseils sur les meilleures pratiques et
fait des recommandations sur les mesures de sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel (article 7 (b) de la Convention).
47. Les demandes d’assistance internationale jusqu’à 25 000 dollars des États-Unis (à
l’exception des demandes d’assistance préparatoire) et les demandes d’urgence quel que
soit leur montant peuvent être soumises à tout moment.
49. Les demandes jusqu’à 25 000 dollars des États-Unis, y compris l’assistance préparatoire,
sont évaluées et approuvées par le Bureau du Comité.
50. Les demandes d’urgence supérieures à 25 000 dollars des États-Unis sont évaluées et
approuvées par le Bureau du Comité.
51. Les demandes supérieures à 25 000 dollars des États-Unis sont examinées par un organe
consultatif du Comité, conformément au paragraphe 26 ci-dessus, et évaluées et
approuvées par le Comité.
53. L’assistance fait l’objet d’un suivi, d’un rapport et d’une évaluation adaptés.
30 juin Date limite à laquelle le Secrétariat doit avoir traité les dossiers, y compris
année 1 l’enregistrement et l’accusé de réception. Si un dossier est incomplet,
l’État partie est invité à le compléter.
2 . Directives opérationnelles
30 septembre Date limite à laquelle les informations manquantes requises pour
année 1 compléter le dossier, si nécessaire, doivent être soumises par l’État partie
au Secrétariat. Les dossiers restés incomplets sont retournés aux États
parties qui peuvent les compléter pour un prochain cycle.
avril - juin Réunions d’examen final par l’Organe consultatif ou l’Organe subsidiaire.
année 2
quatre semaines Le Secrétariat transmet aux membres du Comité les rapports d’examen.
avant la session Les dossiers et les rapports d’examen sont également disponibles en
du Comité ligne à des fins de consultation par les États parties.
58. Cette intégration sera opposable à tous les États ayant sur leur territoire un ou plusieurs
éléments proclamés Chefs-d’œuvre, qu’ils soient ou non parties à la Convention. En ce qui
concerne les États non parties dont les éléments proclamés Chefs-d’œuvre sont intégrés
à la Liste, ils devront jouir de tous les droits et assumer toutes les obligations figurant dans
la Convention uniquement pour ces éléments présents sur leur territoire, à condition
qu’ils y consentent par écrit, étant entendu que lesdits droits et obligations ne sauraient
être invoqués ou appliqués séparément les uns des autres.
38 . Directives opérationnelles
59. Il sera notifié par le/la Directeur/Directrice général(e) à tous les États non parties ayant sur
leur territoire des éléments proclamés Chefs-d’œuvre que les présentes Directives
opérationnelles ont été adoptées et qu’elles exigent que ces éléments soient mis sur un
même pied d’égalité que les futurs éléments inscrits, conformément à l’article 16.2 de la
Convention, et qu’ils soient régis par le même régime juridique de suivi, de transfert d’une
liste à une autre ou de retrait selon les modalités prévues par ces Directives
opérationnelles.
60. Par la notification ci-dessus indiquée, les États non parties seront simultanément invités
par le/la Directeur/Directrice général(e), tel que mandaté par le Comité, à exprimer, dans
un délai d’un an, leur consentement exprès et écrit d’accepter les droits et d’assumer les
obligations découlant de la Convention selon les modalités prévues aux paragraphes 58
et 59 ci-dessus.
61. Le consentement écrit de l’État non partie devra être notifié au/à la Directeur/Directrice
général(e), en sa qualité de Dépositaire de la Convention, et vaudra soumission des
éléments proclamés Chefs-d’œuvre concernés au plein régime juridique de la Convention.
62. Dans le cas où un État non partie à la Convention refuserait par écrit dans un délai d’un an
de donner son consentement d’accepter les droits et d’assumer les obligations découlant
de la Convention relatives aux éléments présents sur son territoire et figurant sur la Liste
représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le Comité sera habilité à
retirer ces éléments de cette liste.
63. Au cas où un État non partie à la Convention ne répondrait pas à cette notification ou
garderait le silence sur son objet ou en cas d’absence d’une manifestation expresse de
son consentement dans un délai d’un an, son silence ou son absence de réponse seront
considérés par le Comité comme un refus motivant l’application du paragraphe 62 ci-
dessus, à moins qu’il y ait une raison indépendante de sa volonté l’empêchant de notifier
son acceptation ou son refus.
64. Au cas où un élément proclamé Chef-d’œuvre intégré dans la Liste se trouverait à la fois
sur le territoire d’un État partie et d’un État non partie à la Convention, il sera considéré
comme bénéficiaire du plein régime juridique établi par la Convention, étant entendu
que l’État non partie sera invité par le/la Directeur/Directrice général(e), tel que mandaté
par le Comité, à consentir aux obligations prévues par la Convention. En cas d’absence
d’une manifestation expresse du consentement de l’État non partie, le Comité sera en
droit de lui recommander de s’abstenir de tout acte de nature à porter atteinte à
l’élément concerné proclamé Chef-d’œuvre.
Directives opérationnelles . 39
65. Le Comité rendra compte à l’Assemblée générale des mesures prises à cet égard selon les
modalités et les formalités prévues par les présentes Directives opérationnelles.
2 . Directives opérationnelles
CHAPITRE II FONDS DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL
66. Les ressources du Fonds, qui est régi comme un compte spécial conformément à l’article
1.1 de son Règlement financier, doivent servir essentiellement à accorder l’assistance
internationale, telle que mentionnée au chapitre V de la Convention.
(d) à financer les coûts des services consultatifs fournis, à la demande du Comité, par des
organisations non gouvernementales, par des organisations à but non lucratif, par
des organismes privés et publics et par des personnes physiques ;
(e) à financer les coûts de participation d’organismes publics ou privés, ainsi que des
personnes physiques, notamment les membres des communautés et des groupes
invités par le Comité à ses réunions afin d’être consultés sur toute question
particulière.
40 . Directives opérationnelles
II.2.1 Donateurs
69. Le Comité considère favorablement de telles contributions de la part des Nations Unies et
de ses agences et programmes spécialisés, en particulier du Programme des Nations
Unies pour le développement, ainsi que d’autres organisations internationales. Le Comité
encourage en outre les États parties à la Convention et les autres États à verser des
contributions volontaires au Fonds. Le Comité considère également favorablement les
contributions au Fonds émanant d’organismes publics et privés, et de particuliers.
71. Le Comité demande aux États parties de prêter leur concours aux campagnes
internationales de collecte organisées au profit du Fonds sous les auspices de l’UNESCO.
II.2.2 Conditions
72. Les contributions au Fonds ne peuvent être assorties d’aucune condition politique,
économique ou autre qui soit incompatible avec les objectifs recherchés par la Convention.
73. Nulle contribution ne peut être acceptée de la part d’entités dont les activités ne sont pas
compatibles avec les buts et les principes de la Convention, avec les instruments
internationaux de défense des droits de l’homme existants, avec les exigences du
développement durable ou avec les exigences de respect mutuel entre les
communautés, les groupes et les individus. Le Secrétariat peut décider de soumettre au
Comité des cas spécifiques de contribution.
74. Les contributions volontaires au Fonds du patrimoine culturel immatériel sont régies
conformément au Règlement financier du Fonds, aux Orientations pour l’utilisation des
ressources du Fonds établies par l’Assemblée générale et aux Projets d’utilisation des
ressources du Fonds périodiquement préparés par le Comité. Les dispositions suivantes
s’appliquent en particulier aux contributions volontaires au Fonds :
(a) les donateurs n’ont pas d’influence directe sur l’utilisation que fera le Comité de leur
contribution au Fonds ;
Directives opérationnelles . 41
(c) les accords sont passés par un simple échange de lettres entre le Secrétariat et le
2 . Directives opérationnelles
donateur.
75. Les contributions volontaires peuvent être effectuées en utilisant le modèle de lettre joint
en annexe aux présentes Directives opérationnelles. Des informations sur la procédure à
suivre pour offrir une contribution volontaire sont également disponibles sur le site
www.unesco.org/culture/ich ou en écrivant à [email protected].
76. Le Secrétariat informe chaque année le Comité des contributions volontaires versées au
Fonds. Le Comité fait connaître ces contributions, si les donateurs le souhaitent. Les
contributions volontaires sont également signalées sur le site Internet de la Convention.
(b) Contributions émanant d’autres États, de l’Organisation des Nations Unies et ses
institutions et programmes spécialisés, d’autres organisations internationales et
d’organismes publics : le Secrétariat publie la liste alphabétique à jour des États autres
que les États parties, de l’Organisation des Nations Unies et ses institutions et
programmes spécialisés, des autres organisations internationales et organismes
publics ayant versé des contributions au Fonds, essentiellement sur le site Internet de
la Convention. Une version imprimée est publiée tous les deux ans, à l’occasion de la
session de l’Assemblée générale.
78. Les États parties sont encouragés à considérer la possibilité de reconnaître les
contributions volontaires privées au Fonds comme susceptibles de bénéficier de
mécanismes fiscaux qui incitent à faire de telles contributions volontaires privées,
mécanismes tels que des réductions d’impôts ou d’autres formes d’instruments de
politique publique définis par la législation nationale.
III.1 Participation des communautés, des groupes et, le cas échéant, des individus, ainsi que
des experts, des centres d’expertise et des instituts de recherche
80. Les États parties sont encouragés à créer un organisme consultatif ou un mécanisme de
coordination qui permettra de faciliter la participation des communautés, des groupes et,
le cas échéant, des individus ainsi que des experts, des centres d’expertise et des instituts
de recherche, notamment dans :
(d) l’élaboration des dossiers de candidature pour l’inscription sur les listes, conformément
aux paragraphes pertinents du chapitre I des présentes Directives opérationnelles ;
(e) le retrait d’un élément du patrimoine culturel immatériel d’une Liste ou son transfert sur
l’autre, comme visé aux paragraphes 38 à 40 des présentes Directives opérationnelles.
81. Les États parties prennent les mesures nécessaires pour sensibiliser les communautés, les
groupes et, le cas échéant, les individus à l’importance et à la valeur de leur patrimoine
culturel immatériel, ainsi qu’à celles de la Convention afin que les détenteurs de ce
patrimoine puissent pleinement bénéficier de cet instrument normatif.
Directives opérationnelles . 43
82. Les États parties prennent, conformément aux dispositions des articles 11 à 15 de la
Convention, les mesures appropriées en vue du renforcement des capacités des
communautés, des groupes et, le cas échéant, des individus.
2 . Directives opérationnelles
83. Les États parties sont encouragés à établir et à mettre à jour régulièrement, de façon
adaptée à leur situation, un répertoire d’experts, de centres d’expertise, d’instituts de
recherche, ainsi que de centres régionaux actifs dans les domaines couverts par la
Convention, qui pourraient entreprendre les études visées à l’article 13.c de la
Convention.
84. Parmi les organismes publics ou privés mentionnés au paragraphe 89 des présentes
Directives opérationnelles, le Comité peut impliquer les experts, les centres d’expertise et
les instituts de recherche, ainsi que les centres régionaux actifs dans les domaines
couverts par la Convention pour les consulter sur toute question particulière.
85. Les États parties s’efforcent de faciliter l’accès des communautés, des groupes et, le cas
échéant, des individus aux résultats des recherches effectuées en leur sein, ainsi que de
favoriser le respect des pratiques régissant l’accès à des aspects spécifiques du
patrimoine culturel immatériel conformément à l’article 13d. de la Convention.
86. Les États parties sont encouragés à développer conjointement des réseaux de
communautés, d’experts, de centres d’expertise et d’instituts de recherche, aux niveaux
sous-régional et régional, pour élaborer des approches partagées concernant notamment
les éléments du patrimoine culturel immatériel qu’ils ont en commun ainsi que des
approches interdisciplinaires.
87. Les États parties qui détiennent de la documentation sur un élément du patrimoine
culturel immatériel présent sur le territoire d’un autre État partie sont encouragés à la
partager avec cet autre État qui mettra cette information à la disposition des
communautés, des groupes et, le cas échéant, des individus concernés ainsi que des
experts, des centres d’expertise et des instituts de recherche.
88. Les États parties sont encouragés à participer aux activités relevant de la coopération
régionale y compris à celles des centres de catégorie 2 pour le patrimoine culturel
immatériel qui sont ou seront créés sous les auspices de l’UNESCO pour pouvoir coopérer
de la manière la plus efficace possible, au sens de l’article 19 de la Convention, et avec la
participation des communautés, des groupes et, le cas échéant, des individus ainsi que
des experts, des centres d’expertise et des instituts de recherche.
44 . Directives opérationnelles
89. Dans la limite des ressources disponibles, le Comité peut inviter tout organisme public ou
privé (y compris les centres d’expertise et les instituts de recherche), ainsi que toute
personne physique possédant des compétences avérées dans le domaine du patrimoine
culturel immatériel (y compris les communautés, les groupes et les autres experts), à
participer à ses réunions afin d’entretenir un dialogue interactif et de les consulter sur
toute question particulière, conformément à l’article 8.4 de la Convention.
90. Conformément à l’article 11.b de la Convention, il appartient aux États parties d’impliquer
les organisations non gouvernementales pertinentes dans la mise en œuvre de la
Convention, entre autres dans l’identification et la définition du patrimoine culturel
immatériel ainsi que dans d’autres mesures de sauvegarde appropriées, en coopération et
en coordination avec les autres acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la Convention.
(c) avoir des objectifs en conformité avec l’esprit de la Convention et, de préférence, des
statuts ou règlements intérieurs qui sont conformes à ces objectifs ;
(d) coopérer, dans un esprit de respect mutuel, avec les communautés, les groupes et, le
cas échéant, les individus créant, pratiquant et transmettant le patrimoine culturel
immatériel ;
(i) des membres actifs réguliers formant une communauté liée par le désir de
poursuivre les objectifs pour lesquelles elle a été créée ;
(ii) une domiciliation établie et une personnalité juridique reconnue conforme à la loi
nationale ;
Directives opérationnelles . 45
(iii) avoir existé et mené des activités appropriées depuis au moins quatre ans lors de
sa candidature à l’accréditation.
2 . Directives opérationnelles
Modalités et examen de l’accréditation
92. Le Comité charge le Secrétariat de recevoir les demandes des organisations non
gouvernementales et de lui faire des recommandations concernant leur accréditation et
le maintien ou la cessation des relations avec elles.
95. La cessation des relations pourra être décidée au moment de l’examen si le Comité
l’estime nécessaire. Si les circonstances l’exigent, les relations avec l’organisation
concernée pourront être suspendues jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur la fin de ces
relations.
Fonctions consultatives
96. Les organisations non gouvernementales accréditées qui, selon l’article 9.1 de la
Convention, auront des fonctions consultatives auprès du Comité peuvent être invitées
par le Comité à lui fournir, entre autres, des rapports d’examen à titre de référence pour
l’évaluation par le Comité :
(d) des effets des plans de sauvegarde des éléments inscrits sur la Liste du patrimoine
culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.
46 . Directives opérationnelles
Procédure d’accréditation
97. Une organisation non gouvernementale demandant à être accréditée à des fins
consultatives auprès du Comité fournit au Secrétariat les informations suivantes :
(i) des membres actifs réguliers formant une communauté liée par le désir de
poursuivre les objectifs pour lesquels elle a été créée ;
(ii) une domiciliation établie et une personnalité juridique reconnue conforme à la loi
nationale ;
(iii) exister et avoir déjà mené des activités appropriées depuis au moins quatre ans
lors de l’examen de sa candidature à l’accréditation.
(h) une description de ses expériences de coopération avec les communautés, les
groupes et les praticiens du patrimoine culturel immatériel.
98. Les demandes d’accréditation doivent être préparées en utilisant le formulaire ICH-09
(disponible à www.unesco.org/culture/ich ou sur demande auprès du Secrétariat) et
doivent comprendre toute l’information requise et exclusivement celle-ci. Les demandes
doivent parvenir au Secrétariat au moins quatre mois avant une session ordinaire du
Comité.
99. Le Secrétariat enregistre les propositions et tient à jour une liste des organisations non
gouvernementales accréditées auprès du Comité.
Directives opérationnelles . 47
2 . Directives opérationnelles
IV.1 Sensibilisation au patrimoine culturel immatériel
100. En vue d’appliquer efficacement la Convention, les États parties devront s’efforcer, par
tous les moyens appropriés, d’assurer le respect du patrimoine culturel immatériel des
communautés, des groupes et des individus concernés ainsi que de faire prendre
davantage conscience, aux niveaux local, national et international, de l’importance du
patrimoine culturel immatériel, et de veiller à son appréciation mutuelle.
(a) le patrimoine culturel immatériel visé est conforme à la définition de l’article 2.1 de la
Convention ;
(b) les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus concernés ont donné
leur consentement libre, préalable et informé à la sensibilisation à leur patrimoine
culturel immatériel, et la participation la plus large possible des intéressés aux actions
de sensibilisation est assurée ;
(c) les actions de sensibilisation respectent pleinement les pratiques coutumières qui
régissent l’accès à des aspects spécifiques de ce patrimoine, en particulier les aspects
secrets et sacrés ;
(d) les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus concernés bénéficieront
des actions menées pour sensibiliser davantage à leur patrimoine culturel immatériel.
102. Toutes les parties sont encouragées à prendre des précautions particulières pour s’assurer
que les actions de sensibilisation n’auront pas pour conséquence :
103. Les États parties sont encouragés à élaborer et à adopter des codes d’éthique fondés sur
les dispositions de la Convention et sur ces Directives opérationnelles afin de garantir le
caractère approprié des mesures de sensibilisation au patrimoine culturel immatériel
présent sur leur territoire respectif.
104. Les États parties doivent s’attacher à faire en sorte, notamment à travers l’application des
droits de propriété intellectuelle, du droit au respect de la vie privée et de toute autre
forme appropriée de protection juridique, que les droits des communautés, des groupes
et des individus qui créent, détiennent et transmettent leur patrimoine culturel
immatériel sont dûment protégés lorsqu’ils sensibilisent à ce patrimoine ou
entreprennent des activités commerciales.
105. Les États parties doivent s’efforcer, par tous les moyens appropriés, de tenir le public
informé de l’importance du patrimoine culturel immatériel et des dangers qui le
menacent ainsi que des activités entreprises en application de la Convention. À cette fin,
les États parties sont encouragés à :
(c) soutenir les études de cas et les enquêtes de terrain, et diffuser ces informations ;
(d) promouvoir des politiques en faveur d’une reconnaissance officielle des détenteurs
et des praticiens du patrimoine culturel immatériel ;
2 . Directives opérationnelles
106. Les États parties doivent notamment s’efforcer d’adopter des mesures de soutien à la
promotion et à la diffusion de programmes, projets et activités sélectionnés par le Comité,
conformément à l’article 18 de la Convention, comme étant ceux qui reflètent le mieux
les principes et objectifs de la Convention.
107. Les États parties s’efforcent, par tous les moyens appropriés, d’assurer la reconnaissance, le
respect et la mise en valeur du patrimoine culturel immatériel à travers des programmes
éducatifs et de diffusion d’informations ainsi que des activités de renforcement des
capacités et des moyens non formels de transmission des savoirs (article 14.a de la
Convention). Les États parties sont notamment encouragés à mettre en œuvre des
mesures et des politiques visant à :
(b) intégrer le patrimoine culturel immatériel dans des programmes scolaires adaptés
aux spécificités locales, et concevoir des supports pédagogiques et de formation
appropriés tels que des livres, des CD, des vidéos, des documentaires, des manuels et
des brochures ;
(c) faire en sorte que les enseignants soient mieux à même de donner des cours sur le
patrimoine culturel immatériel et élaborer des guides et des manuels à cette fin ;
(d) impliquer les parents et les associations parentales dans la proposition de thèmes et
de modules pour enseigner le patrimoine culturel immatériel à l’école ;
(e) impliquer les praticiens et les détenteurs de ce patrimoine dans la mise au point de
programmes éducatifs et les inviter à l’expliquer dans les écoles et les établissements
d’enseignement ;
(g) reconnaître la valeur de la transmission non formelle des savoirs et savoir-faire ancrés
dans le patrimoine culturel immatériel ;
50 . Directives opérationnelles
(h) privilégier l’expérience du patrimoine culturel immatériel par des méthodes pratiques
en utilisant des méthodologies pédagogiques participatives, pouvant également
prendre la forme de jeux, de tutorat à domicile et d’apprentissages ;
(i) mettre en place des activités telles que des cours d’été, des journées portes ouvertes,
des visites, des concours de photos et de vidéos, des itinéraires du patrimoine
culturel ou des voyages scolaires vers des espaces naturels et des lieux de mémoire
dont l’existence est nécessaire à l’expression du patrimoine culturel immatériel ;
(k) dispenser des cours sur le patrimoine culturel immatériel dans les universités et
favoriser le développement d’études scientifiques, techniques et artistiques
interdisciplinaires ainsi que de méthodologies de recherche ;
(l) donner une orientation professionnelle aux jeunes en les informant de la valeur du
patrimoine culturel immatériel pour leur développement personnel et celui de leur
carrière ;
(m) former les communautés, les groupes et les individus à la gestion de petites
entreprises liées au patrimoine culturel immatériel.
108. Les centres et associations communautaires créés et gérés par les communautés elles-
mêmes peuvent jouer un rôle vital dans le soutien à la transmission du patrimoine
culturel immatériel et dans l’information du grand public sur l’importance qu’il revêt pour
ces communautés. Afin de contribuer à la sensibilisation au patrimoine culturel
immatériel et à son importance, ils sont encouragés à :
(a) servir aux communautés des lieux culturels dans lesquels leur patrimoine culturel
immatériel est sauvegardé par des moyens non formels ;
(c) servir de centres d’information sur le patrimoine culturel immatériel d’une communauté.
109. Les instituts de recherche, centres d’expertise, musées, archives, bibliothèques, centres de
documentation et entités analogues jouent un rôle important dans la collecte, la
documentation, l’archivage et la conservation des données sur le patrimoine culturel
immatériel ainsi que dans l’apport d’informations et la sensibilisation à son importance.
Afin de renforcer leur fonction de sensibilisation au patrimoine culturel immatériel, ces
entités sont encouragées à :
Directives opérationnelles . 51
2 . Directives opérationnelles
(b) introduire et développer des démarches participatives pour présenter le patrimoine
culturel immatériel comme un patrimoine vivant, en constante évolution ;
(c) mettre l’accent sur la recréation et la transmission continues des savoirs et savoir-faire
nécessaires à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, plutôt que sur les
objets qui y sont associés ;
(e) impliquer les praticiens et les détenteurs dans leur gestion en mettant en place des
systèmes participatifs pour le développement local.
110. Les médias peuvent contribuer efficacement à faire prendre davantage conscience de
l’importance du patrimoine culturel immatériel.
111. Les médias sont encouragés à contribuer à cette prise de conscience en valorisant le
patrimoine culturel immatériel de préférence en tant que moyen de favoriser la cohésion
sociale, le développement durable et la prévention des conflits, plutôt que pour ses
aspects esthétiques ou de divertissement.
112. Les médias sont encouragés à contribuer à sensibiliser le grand public à la diversité des
manifestations et expressions du patrimoine culturel immatériel, notamment à travers
l’élaboration de programmes et produits spécialisés s’adressant à différents groupes cibles.
113. Les médias audiovisuels sont encouragés à créer des programmes de télévision et de
radio de qualité, ainsi que des documentaires, pour améliorer la visibilité du patrimoine
culturel immatériel et le rendre plus présent dans les sociétés contemporaines. Les
réseaux de télévisions locales et les radios communautaires peuvent jouer un rôle majeur
dans le renforcement de la connaissance des langues et de la culture locales ainsi que
dans la diffusion d’informations sur les meilleures pratiques de sauvegarde.
114. Les médias sont encouragés à contribuer à l’échange d’informations au sein des
communautés, en utilisant leurs réseaux afin de les soutenir dans leurs efforts de
sauvegarde ou en leur offrant des forums de discussion aux niveaux local et national.
52 . Directives opérationnelles
116. Les activités commerciales qui peuvent émerger de certaines formes de patrimoine
culturel immatériel et le commerce de biens culturels et de services liés au patrimoine
culturel immatériel peuvent faire prendre davantage conscience de l’importance d’un tel
patrimoine et générer des revenus pour ses praticiens. Ils peuvent contribuer à
l’amélioration du niveau de vie des communautés qui détiennent et pratiquent ce
patrimoine, au renforcement de l’économie locale et à la cohésion sociale. Ces activités et
ce commerce ne doivent pas mettre en péril la viabilité du patrimoine culturel
immatériel, et toutes les mesures appropriées devront être prises pour s’assurer que les
communautés concernées en sont les principales bénéficiaires. Une attention particulière
devra être accordée à la façon dont ce type d’activités pourrait affecter la nature et la
viabilité du patrimoine culturel immatériel, en particulier le patrimoine culturel immatériel
dont les manifestations se rattachent aux domaines des rituels, des pratiques sociales ou
des savoirs concernant la nature et l’univers.
117. Des précautions particulières devront être prises pour éviter le détournement
commercial, gérer le tourisme de manière durable, trouver le bon équilibre entre les
intérêts de la partie commerçante, l’administration publique et les praticiens culturels, et
pour faire en sorte que l’usage commercial n’altère pas la signification du patrimoine
culturel immatériel ni sa finalité pour la communauté concernée.
118. Le Comité tient à jour et publie chaque année la Liste du patrimoine culturel immatériel
nécessitant une sauvegarde urgente, la Liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité et un Registre de programmes, projets et activités reflétant le
mieux les principes et objectifs de la Convention. Pour assurer une meilleure visibilité du
patrimoine culturel immatériel et faire prendre davantage conscience de son importance
aux niveaux local, national et international, le Comité encourage et soutient la plus large
diffusion possible des Listes à travers des moyens formels et non formels, notamment par :
(a) les écoles, dont celles appartenant au Réseau du système des écoles associées de
l’UNESCO ;
2 . Directives opérationnelles
119. Le Comité encourage la production de supports audiovisuels et numériques ainsi que les
publications et autres matériels de mise en valeur tels que des cartes, des timbres, des
affiches ou des autocollants sur le patrimoine culturel immatériel, y compris les éléments
inscrits sur les Listes.
120. Lors de la publication et de la diffusion d’informations sur les éléments inscrits sur les
Listes, il faut prendre soin de présenter les éléments dans leur contexte et de mettre
l’accent sur la valeur et la signification qu’ils revêtent pour les communautés concernées,
plutôt que sur leur seule beauté esthétique ou leur valeur de divertissement.
121. Le Comité doit accompagner la mise en œuvre des programmes, projets et activités qu’il
estime refléter le mieux les principes et objectifs de la Convention par la diffusion des
meilleures pratiques selon toutes les modalités possibles, dont celles mentionnées au
paragraphe 118 ci-dessus des présentes Directives opérationnelles.
122. Pour contribuer à la plus grande visibilité possible et faire prendre davantage conscience
du patrimoine culturel immatériel, l’emblème de la Convention peut être utilisé
conformément aux principes et règles établis à cet effet, tels que définis aux paragraphes
126-150 des présentes Directives opérationnelles.
(b) faciliter l’échange d’informations entre les communautés et les groupes, la société
civile, les organisations non gouvernementales, les centres d’expertise, les instituts de
recherche et d’autres entités ayant des compétences ou un intérêt dans le domaine
du patrimoine culturel immatériel ;
(d) organiser des ateliers, séminaires et conférences internationales afin d’informer sur la
Convention et participer à ces manifestations ;
(g) inclure une formation sur le patrimoine culturel immatériel dans les systèmes de
bourses et les stages de l’UNESCO.
IV.2.1 Définition
124. L’emblème ou logo de la Convention, utilisé comme sceau officiel, est représenté ci-après :
125. L’emblème de la Convention doit être accompagné du logo de l’UNESCO et ne peut être
utilisé séparément, étant entendu que chacun d’eux est régi par un ensemble de règles
distinct et que toute utilisation doit avoir été autorisée conformément à chacun des
ensembles de règles respectifs.
2 . Directives opérationnelles
128. L’utilisation de l’emblème de la Convention lié au logo de l’UNESCO doit ainsi être autorisée
selon les présentes Directives (pour la partie concernant l’emblème de la Convention) et
selon les Directives concernant l’utilisation du nom, de l’acronyme, de l’emblème et des
noms de domaine Internet de l’UNESCO (pour la partie concernant le logo de l’UNESCO),
conformément aux procédures respectives stipulées dans chacune de ces Directives.
129. Seuls les organes statutaires de la Convention, à savoir l’Assemblée générale et le Comité,
ainsi que le Secrétariat, ont le droit d’utiliser l’emblème de la Convention sans autorisation
préalable, sous réserve des règles établies par les présentes Directives.
IV.2.4 Autorisation
132. Les organes statutaires de la Convention devraient veiller à ce que leurs résolutions et
décisions stipulent les conditions de l’autorisation accordée, en conformité avec les
présentes Directives.
1. La version la plus récente des Directives concernant l’utilisation du nom, de l’acronyme, de l’emblème et des noms de domaine Internet de
l’UNESCO se trouve dans l’annexe à la résolution 86 de la 34e session de la Conférence générale (résolution 34 C/ 86) ou à :
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001560/156046f.pdf.
56 . Directives opérationnelles
134. Toute décision autorisant l’utilisation de l’emblème de la Convention doit se fonder sur les
critères suivants : (i) pertinence de l’association proposée par rapport aux buts et objectifs
de la Convention, et (ii) conformité aux principes de la Convention.
135. Les organes statutaires peuvent demander au/à la Directeur/Directrice général(e) de les
saisir de cas particuliers d’autorisation et/ou de leur présenter un rapport ponctuel ou
régulier sur certains cas d’utilisation et/ou d’autorisation, notamment l’octroi de
patronage, les partenariats et l’utilisation commerciale.
136. Le/La Directeur/Directrice général(e) peut décider de saisir les organes statutaires de la
Convention de cas particuliers d’autorisation.
137. L’utilisation de l’emblème aux fins d’un patronage peut être autorisée pour divers types
d’activités telles que des représentations, des œuvres cinématographiques et autres
productions audiovisuelles, des publications, des congrès, réunions et conférences,
attribution de prix et d’autres manifestations nationales et internationales, ainsi que des
travaux illustrant le patrimoine culturel immatériel.
(a) Critères :
(i) Impact : l’utilisation peut être accordée pour des activités exceptionnelles,
susceptibles d’avoir un impact réel sur la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel et d’accroître de manière significative la visibilité de la Convention.
(ii) Fiabilité : les garanties adéquates devraient être obtenues concernant les
responsables (réputation et expériences professionnelles, références et
recommandations, garanties juridiques et financières) et les activités concernées
(faisabilité politique, juridique, financière et technique).
(b) Conditions :
(i) L’autorisation d’utiliser l’emblème de la Convention aux fins d’un patronage doit
être demandée auprès du Secrétariat au moins trois mois avant le premier jour de
Directives opérationnelles . 57
2 . Directives opérationnelles
(ii) Dans le cas d’activités nationales, la décision d’autoriser ou non l’utilisation de
l’emblème de la Convention aux fins d’un patronage est prise après consultation
obligatoire de l’État partie sur le territoire duquel se tient l’activité.
(iii) La Convention doit bénéficier d’un niveau suffisant de visibilité, notamment grâce
à l’utilisation de son emblème.
(iv) L’utilisation de l’emblème de la Convention aux fins d’un patronage peut être
autorisée pour des activités ponctuelles ou des activités qui ont lieu
régulièrement. Dans ce dernier cas, la durée doit en être fixée et l’autorisation
renouvelée périodiquement.
139. Les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus concernés sont
encouragés à utiliser l’emblème de la Convention dans le cadre de leurs activités ou
manifestations spéciales destinées à sauvegarder et promouvoir leur patrimoine culturel
inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente
ou la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, selon les
conditions spécifiées dans les présentes Directives opérationnelles.
141. L’autorisation donnée dans le cadre de tels arrangements contractuels doit se limiter au
contexte de l’activité désignée.
directement liée à un élément spécifique inscrit sur l’une des Listes, le/la Directeur/Directrice
général(e) peut l’autoriser après consultation du (des) État(s) partie(s) concerné(s).
143. Si des gains, au sens du paragraphe précédent, sont escomptés, le/la Directeur/Directrice
général(e) doit faire en sorte que le Fonds du patrimoine culturel immatériel reçoive une
part équitable des revenus générés et passer un contrat pour le projet contenant des
clauses relatives au versement de revenus au Fonds. Ces contributions au Fonds sont
régies conformément au Règlement financier du Fonds du patrimoine culturel immatériel.
144. L’emblème de la Convention doit être reproduit selon la charte graphique précise élaborée
par le Secrétariat et publiée sur le site Internet de la Convention, et ne doit pas être modifié.
IV.2.8 Protection
145. Dans la mesure où l’emblème de la Convention a été notifié et accepté par les États
membres de l’Union de Paris en vertu de l’article 6 ter de la Convention de Paris pour la
protection de la propriété industrielle, adoptée en 1883 et révisée à Stockholm en 1967,
l’UNESCO a recours aux systèmes nationaux des États membres de la Convention de Paris
pour empêcher l’utilisation de l’emblème de la Convention, si cette utilisation suggère à
tort un lien avec l’UNESCO ou la Convention, ou toute autre utilisation abusive.
146. Les États parties sont invités à transmettre au Secrétariat les noms et adresses des
autorités chargées des questions liées à l’utilisation de l’emblème.
147. Quiconque demande à utiliser l’emblème au niveau national est encouragé à consulter
les autorités nationales désignées. Le Secrétariat devra informer les autorités nationales
désignées des autorisations accordées.
148. Dans certains cas spécifiques, les organes statutaires de la Convention peuvent demander
au/à la Directeur/Directrice général(e) de contrôler le bon usage de l’emblème de la
Convention et, s’il y a lieu, d’engager des procédures en cas d’utilisation abusive.
150. Le Secrétariat et les États parties doivent coopérer étroitement afin d’empêcher toute
utilisation non autorisée de l’emblème de la Convention au niveau national, en liaison
Directives opérationnelles . 59
avec les organismes nationaux compétents et en conformité avec les présentes Directives
opérationnelles.
2 . Directives opérationnelles
CHAPITRE V SOUMISSION DES RAPPORTS AU COMITÉ
151. Chaque État partie à la Convention soumet périodiquement au Comité des rapports sur
les dispositions juridiques, réglementaires et autres mesures prises pour la mise en œuvre
de la Convention.
152. L’État partie soumet son rapport périodique au Comité, sur la base d’orientations
communes et sous une forme simplifiée élaborée par le Secrétariat et adoptée par le
Comité, au plus tard le 15 décembre de la sixième année qui suit l’année où il a déposé
son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et ensuite tous les six ans.
153. L’État partie fournit des informations concernant les dispositions prises pour la mise en
œuvre de la Convention au niveau national, y compris :
154. L’État partie fournit des informations concernant les mesures prises par l’État partie au
niveau national pour renforcer les capacités institutionnelles de sauvegarde du
patrimoine culturel immatériel, comme indiqué à l’article 13 de la Convention, y compris :
(c) établir des institutions de documentation sur le patrimoine culturel immatériel et,
dans la mesure du possible, en faciliter l’accès.
155. L’État partie fournit des informations concernant les mesures prises au niveau national
pour assurer une plus grande reconnaissance, le respect et la mise en valeur du
patrimoine culturel immatériel, en particulier celles visées à l’article 14 de la Convention :
(b) des programmes éducatifs et de formation au sein des communautés et des groupes
concernés ;
(e) une éducation à la protection des espaces naturels et des lieux de mémoire.
156. L’État partie fournit des informations concernant les mesures prises aux niveaux bilatéral,
sous-régional, régional et international pour la mise en œuvre de la Convention, y
compris les mesures de coopération internationale telles que l’échange d’informations et
d’expériences, et des initiatives communes, qui sont visées à l’article 19 de la Convention.
157. L’État partie fournit des informations concernant l’état actuel de tous les éléments du
patrimoine culturel immatériel inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité présents sur son territoire. L’État partie s’efforce d’assurer la plus
large participation possible des communautés, des groupes et, le cas échéant, des
individus concernés au cours du processus de préparation de ces rapports qui, pour
chaque élément concerné, portent sur :
(b) une analyse de sa viabilité et des risques auxquels il serait confronté le cas échéant ;
(d) les efforts pour promouvoir ou renforcer l’élément, en particulier la mise en œuvre de
toutes les mesures qui ont pu être nécessaires en conséquence de son inscription ;
158. L’État partie fournit des informations concernant le contexte institutionnel de l’élément inscrit
sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, y compris :
2 . Directives opérationnelles
(a) le ou les organisme(s) compétent(s) impliqué(s) dans sa gestion et/ou sa sauvegarde ;
159. Les États parties répondent, en temps utile, aux demandes d’informations
complémentaires spécifiques qui leur sont adressées par le Comité, si nécessaire dans la
limite des dates indiquées au paragraphe 152 ci-dessus.
V.2 Rapports des États parties sur les éléments inscrits sur la Liste du patrimoine culturel
immatériel nécessitant une sauvegarde urgente
160. Chaque État partie soumet au Comité des rapports sur l’état des éléments du patrimoine
culturel immatériel présents sur son territoire qui ont été inscrits sur la Liste du patrimoine
culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente à sa demande ou, en cas
d’extrême urgence, après l’avoir consulté. L’État partie s’efforce d’associer le plus
largement possible les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus
concernés pendant le processus de préparation de ces rapports.
161. Ces rapports sont normalement soumis au Comité, sur la base d’orientations communes
et sous une forme simplifiée élaborée par le Secrétariat et adoptée par le Comité, au plus
tard le 15 décembre de la quatrième année qui suit l’année au cours de laquelle l’élément
a été inscrit, et ensuite tous les quatre ans. Au moment de l’inscription, le Comité peut, au
cas par cas, établir un calendrier spécifique pour la présentation des rapports qui
prévaudra sur le cycle normal de quatre ans.
162. L’État partie fournit des informations décrivant l’état actuel de l’élément, notamment :
(b) une analyse de sa viabilité et des risques actuels auxquels il est confronté ;
(c) les impacts des efforts de sauvegarde de l’élément, en particulier la mise en œuvre
du plan de sauvegarde qui a été soumis au moment de la candidature ;
163. L’État partie présente le contexte institutionnel dans lequel se déroule la sauvegarde de
l’élément inscrit sur la Liste, notamment :
164. Les États parties répondent, en temps utile, aux demandes d’informations complémentaires
spécifiques qui leur sont adressées par le Comité, si nécessaire dans la limite des dates
indiquées au paragraphe 161 ci-dessus.
165. Dès réception des rapports des États parties, le Secrétariat les enregistre et en accuse
réception. Si un rapport est incomplet, il est indiqué à l’État partie comment le compléter.
166. Le Secrétariat transmet au Comité, avant chacune de ses sessions ordinaires, un aperçu de
tous les rapports reçus. Cet aperçu ainsi que les rapports sont également mis à la
disposition des États parties pour information.
167. Après la session au cours de laquelle ils sont examinés par le Comité, les rapports sont mis
à la disposition du public pour information, sauf si le Comité en décide autrement dans
des cas exceptionnels.
V.4 Rapports des États non parties à la Convention sur les éléments inscrits sur la Liste
représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
168. Les paragraphes 157 à 159 et 165 à 167 des présentes Directives opérationnelles
s’appliquent dans leur intégralité aux États non parties à la Convention qui ont sur leur
territoire des éléments proclamés Chefs-d’œuvre ayant été intégrés dans la Liste
représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, et qui ont consenti à
accepter les droits et à assumer les obligations qui en découlent.
169. Ces rapports sont présentés au Comité par les États non parties, sous une forme spécifiée,
au plus tard le 15 décembre de la sixième année qui suit l’année au cours de laquelle
l’élément a été intégré, et ensuite tous les six ans.
1 . La Convention 2 . Directives opérationnelles 3 . Règlement intérieur - Assemblée générale 4 . Règlement intérieur - Comité 5 . Règlement financier 6 . Annexes
Règlement intérieur de l’Assemblée
I PARTICIPATION
Sont admis à prendre part aux travaux de l’Assemblée générale des États parties (ci-après
dénommée « l’Assemblée »), avec droit de vote, les représentants de tous les États parties à la
Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (ci-après dénommée « la
Convention ») adoptée par la Conférence générale le 17 octobre 2003.
2.1 Les représentants des États membres de l’UNESCO qui ne sont pas parties à la Convention
et des missions permanentes d’observation auprès de l’UNESCO peuvent participer aux
travaux de l’Assemblée en qualité d’observateurs, sans droit de vote et sous réserve des
dispositions de l’article 7.3.
2.2 Les représentants de l’Organisation des Nations Unies et des organisations du système
des Nations Unies et autres organisations intergouvernementales avec lesquelles
l’UNESCO a conclu un accord prévoyant une représentation réciproque, ainsi que les
observateurs des organisations intergouvernementales et internationales non
gouvernementales invités par le Directeur général peuvent participer aux travaux de
l’Assemblée, sans droit de vote et sous réserve des dispositions de l’article 7.3.
66 . Règlement intérieur – Assemblée générale
II ORGANISATION DE L’ASSEMBLÉE
4.1 Outre les pouvoirs qui lui sont conférés en vertu d’autres dispositions du présent
Règlement, le/la président(e) prononce l’ouverture et la clôture de chaque séance plénière
de l’Assemblée. Il/elle dirige les débats, assure l’observation du présent Règlement, donne
la parole, met les questions aux voix et proclame les décisions. Il/elle se prononce sur les
motions d’ordre et, sous réserve des dispositions du présent Règlement, règle les
délibérations de chaque séance et veille au maintien de l’ordre. Il/elle ne participe pas au
vote, mais il/elle peut charger un autre membre de sa délégation de voter à sa place.
4.2 Si le/la président(e) est absent(e) pendant tout ou partie d’une séance, il/elle se fait
remplacer par un(e) vice-président(e). Le/la vice-président(e) agissant en qualité de
président(e) a les mêmes pouvoirs et les mêmes attributions que le/la président(e).
Article 6 Quorum
6.1 Le quorum est constitué par la majorité des États mentionnés à l’article premier et
représentés à l’Assemblée.
6.2 L’Assemblée ne prend de décision sur aucune question lorsque le quorum n’est pas atteint.
7.1 Le/la président(e) donne la parole aux orateurs dans l’ordre dans lequel ils ont manifesté
le désir de parler.
7.2 Pour la commodité du débat, le/la président(e) peut limiter le temps de parole de chaque
orateur.
Règlement intérieur – Assemblée générale . 67
7.3 Un observateur qui souhaite s’adresser à l’Assemblée doit obtenir l’assentiment du/de la
président(e).
8.1 Au cours d’un débat, toute délégation peut présenter une motion d’ordre sur laquelle
le/la président(e) se prononce immédiatement.
8.2 Il est possible de faire appel de la décision du/de la président(e). Cet appel est mis aux
voix immédiatement et la décision du/de la président(e) est maintenue si elle n’est pas
9.1 Au cours d’un débat, toute délégation peut proposer la suspension ou l’ajournement de
la séance ou l’ajournement ou la clôture du débat.
9.2 Cette motion est mise aux voix immédiatement. Sous réserve des dispositions de l’article
8.1, de telles motions ont priorité, dans l’ordre indiqué ci-après, sur toutes les autres
propositions ou motions :
10.1 Les langues de travail de l’Assemblée sont l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le
français et le russe.
10.2 L’interprétation des interventions prononcées à l’Assemblée dans l’une des langues de
travail est assurée dans les autres langues.
10.3 Les orateurs peuvent cependant s’exprimer dans toute autre langue à condition de veiller
eux-mêmes à ce que leurs interventions soient interprétées dans l’une des langues de
travail.
68 . Règlement intérieur – Assemblée générale
11.1 Des projets de résolution et des amendements peuvent être présentés par les
participants mentionnés à l’article premier ; ils sont remis par écrit au Secrétariat de
l’Assemblée, qui les communique à tous les participants.
11.2 En règle générale, aucun projet de résolution ou amendement ne peut être examiné ou
mis aux voix s’il n’a pas été distribué raisonnablement à l’avance à tous les participants
dans les langues de travail de l’Assemblée.
Article 12 Vote
12.1 Le représentant de chaque État mentionné à l’article premier dispose d’une voix à
l’Assemblée.
12.2 Sous réserve des dispositions des articles 6.2 et 17, les décisions sont prises à la majorité
des États présents et votants, sauf dans le cas prévu à l’article 12.3.
12.4 Aux fins du présent Règlement, l’expression « États présents et votants » s’entend des
États votant pour ou contre. Les États qui s’abstiennent de voter sont considérés comme
non votants.
12.5 Les votes ont lieu normalement à main levée, sauf dans le cas de l’élection des membres
du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (ci-
après dénommé « le Comité »).
12.6 En cas de doute sur le résultat d’un vote à main levée, le/la président(e) peut faire
procéder à un second vote par appel nominal. En outre, le vote par appel nominal est de
droit s’il est demandé par deux délégations au moins avant le début du scrutin et pour
prendre la décision visée à l’article 12.3.
12.7 Lorsqu’une proposition fait l’objet d’un amendement, l’amendement est mis aux voix en
premier lieu. Si plusieurs amendements à une proposition sont en présence, l’Assemblée
vote d’abord sur celui que le/la président(e) juge s’éloigner le plus, quant au fond, de la
Règlement intérieur – Assemblée générale . 69
proposition initiale. Elle vote ensuite sur l’amendement qui, après celui-ci, est jugé par
le/la président(e) s’éloigner le plus de ladite proposition, et ainsi de suite jusqu’à ce que
tous les amendements aient été mis aux voix.
12.9 Une motion est considérée comme un amendement à une proposition si elle comporte
simplement une addition, une suppression ou une modification intéressant une partie de
ladite proposition.
13.1 L’élection des membres du Comité se déroule sur la base des groupes électoraux de
l’UNESCO, tels que définis par la Conférence générale de l’UNESCO à sa dernière session,
étant entendu que le « Groupe V » est constitué de deux sous-groupes, l’un pour les États
d’Afrique et l’autre pour les États arabes.
13.2 (i) Les sièges au sein du Comité, tel que composé de 18 membres, sont répartis entre les
groupes électoraux au prorata du nombre d’États parties de chaque groupe, étant
entendu qu’au terme de cette répartition un minimum de deux sièges est attribué à
chacun des six groupes électoraux.
(ii) Aussitôt que le nombre des États membres du Comité sera porté à 24, les sièges
seront répartis à chaque élection entre les groupes électoraux au prorata du nombre
d’États parties de chaque groupe, étant entendu qu’au terme de cette répartition un
minimum de trois sièges sera attribué à chacun des groupes.
14.1 Le Secrétariat demande à tous les États parties, au moins trois mois avant l’ouverture de
l’Assemblée, s’ils ont l’intention de se présenter à l’élection du Comité. Dans l’affirmative,
leur candidature doit être envoyée au Secrétariat au plus tard six semaines avant
l’ouverture de l’Assemblée.
70 . Règlement intérieur – Assemblée générale
14.2 Au moins quatre semaines avant l’ouverture de l’Assemblée, le Secrétariat envoie à tous
les États parties la liste provisoire des États parties candidats, avec indication du groupe
électoral auquel ils appartiennent et du nombre de sièges à pourvoir dans chaque
groupe électoral. Il fournit également des informations sur la situation de tous les
candidats au regard du versement des contributions obligatoires et volontaires au Fonds
pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. La liste des candidatures sera
révisée le cas échéant.
14.3 Aucun paiement de contributions obligatoires et volontaires au Fonds (ayant pour but de
présenter une candidature au Comité) ne peut être accepté pendant la semaine
précédant l’ouverture de l’Assemblée.
15.1 L’élection des membres du Comité se fait au scrutin secret ; cependant, lorsque le nombre
de candidats selon la répartition géographique correspond ou est inférieur au nombre de
sièges à pourvoir, les candidats sont déclarés élus sans qu’il y ait lieu de recourir à un vote.
15.2 Avant le scrutin, le/la président(e) désigne deux scrutateurs parmi les délégués présents ;
il/elle leur remet la liste des États parties ayant le droit de vote et la liste des États parties
candidats. Il/elle annonce le nombre de sièges à pourvoir.
15.3 Le Secrétariat prépare à l’intention de chaque délégation ayant le droit de vote une
enveloppe sans aucun signe extérieur et des bulletins de vote distincts, un pour chacun
des groupes électoraux. Le bulletin de chaque groupe électoral porte les noms de tous
les États parties candidats dans le groupe électoral en question.
15.4 Chaque délégation vote en entourant d’un cercle les noms des États pour lesquels elle
souhaite voter.
15.5 Les scrutateurs recueillent l’enveloppe contenant les bulletins de vote auprès de chaque
délégation et procèdent au décompte des voix sous le contrôle du/de la président(e).
15.6 L’absence de bulletin dans l’enveloppe est considérée comme une abstention.
15.7 Les bulletins de vote sur lesquels sont entourés d’un cercle plus de noms d’États que de
sièges à pourvoir ainsi que ceux ne comportant aucune indication quant aux intentions
du votant sont considérés comme nuls.
Règlement intérieur – Assemblée générale . 71
15.8 Le dépouillement pour chaque groupe électoral a lieu de façon séparée. Les scrutateurs
ouvrent chaque enveloppe une à une et classent les bulletins par groupe électoral. Les
voix recueillies par les États parties candidats sont relevées sur les listes préparées à cet
effet.
15.9 Le/la président(e) déclare élus les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix, à
concurrence du nombre de sièges à pourvoir. -Si deux candidats ou plus obtiennent un
nombre égal de voix et que, de ce fait, le nombre des candidats demeure supérieur à
celui des sièges à pourvoir, il est procédé à un second scrutin secret, limité aux candidats
ayant obtenu le même nombre de voix. Si, à l’issue du second tour de scrutin, deux ou
15.10 Lorsque le décompte des voix est achevé, le/la président(e) proclame les résultats du
scrutin pour chacun des groupes électoraux.
V SECRÉTARIAT DE L’ASSEMBLÉE
Article 16 Secrétariat
16.3 (i) Le Secrétariat est chargé de recevoir, traduire et distribuer dans les six langues de
travail, au moins trente jours avant l’ouverture de la session de l’Assemblée, tous les
documents officiels.
(ii) Il assure l’interprétation des débats et s’acquitte également de toutes les autres
tâches nécessaires à la bonne marche des travaux de l’Assemblée.
72 . Règlement intérieur – Assemblée générale
Article 17 Adoption
L’Assemblée adopte son Règlement intérieur par décision prise en séance plénière à la majorité
des représentants des États présents et votants.
Article 18 Amendement
L’Assemblée peut modifier le présent Règlement intérieur par décision prise en séance plénière
à la majorité des deux tiers des représentants des États présents et votants.
Article 19 Suspension
L’application de certains articles du présent Règlement intérieur peut être suspendue, exception
faite des articles qui reproduisent certaines dispositions de la Convention, par décision de
l’Assemblée générale prise en séance plénière à la majorité des deux tiers des États parties
présents et votants.
1 . La Convention 2 . Directives opérationnelles 3 . Règlement intérieur - Assemblée générale 4 . Règlement intérieur - Comité 5 . Règlement financier 6 . Annexes
intergouvernemental de sauvegarde
du patrimoine culturel immatériel
Règlement intérieur du Comité
Règlement intérieur - Comité . 75
I COMPOSITION
II SESSIONS
2.1 Le Comité se réunit en session ordinaire au moins une fois par an.
2.2 Le Comité se réunit en session extraordinaire à la demande des deux tiers au moins des
États membres.
76 . Règlement intérieur - Comité
Article 3 Convocation
3.1 Les sessions du Comité sont convoquées par le Président du Comité, appelé ci-après « le
Président », en accord avec le Directeur général de l’UNESCO, appelé ci-après « le
Directeur général ».
3.2 Le Directeur général informe les États membres du Comité, au moins soixante jours à
l’avance, de la date, du lieu et de l’ordre du jour provisoire de chaque session ordinaire.
Dans le cas d’une session extraordinaire, le préavis est donné, si possible, trente jours
avant l’ouverture de la session.
3.3 Le Directeur général informe en même temps les États, les organisations et les personnes
mentionnés aux articles 6, 7 et 8 de la date, du lieu et de l’ordre du jour provisoire de
chaque session.
4.1 Le Comité fixe, à chaque session, en consultation avec le Directeur général, la date et le
lieu de la session suivante. Le Bureau peut, en cas de nécessité, modifier cette date et/ou
ce lieu en consultation avec le Directeur général.
4.2 Tout État membre du Comité peut inviter le Comité à tenir une session ordinaire sur son
territoire.
4.3 En fixant le lieu de la session ordinaire suivante, le Comité tient dûment compte de la
nécessité d’assurer une rotation équitable entre les différentes régions du monde.
III PARTICIPANTS
Article 5 Délégations
5.1 Chaque État membre du Comité est représenté par un délégué, qui peut être assisté par
des suppléants, des conseillers et des experts.
5.2 Les États membres du Comité choisissent pour les représenter des personnes qualifiées
dans les divers domaines du patrimoine culturel immatériel (article 6.7 de la Convention).
5.3 Les États membres du Comité font connaître, par écrit, au Secrétariat le nom des
personnes composant leur délégation en précisant leurs qualifications et fonctions.
Règlement intérieur - Comité . 77
5.4 Afin de garantir, au sein du Comité, une participation équitable des différentes régions
géographiques, le Comité affecte dans son budget une somme destinée à couvrir les frais de
participation, à ses sessions et à celles de son Bureau, de représentants des États membres en
développement, mais seulement pour des personnes spécialistes du patrimoine culturel
immatériel. Si le budget le permet, les pays en développement qui sont parties à la
Convention mais qui ne sont pas membres du Comité peuvent également recevoir une
aide ; celle-ci doit être réservée à des spécialistes du patrimoine culturel immatériel.
5.5 Les demandes d’assistance pour participer aux réunions du Bureau et du Comité doivent
parvenir au Secrétariat au moins quatre semaines avant la session concernée. Ces
demandes sont prises en compte dans la limite des ressources disponibles, telles que
décidées par le Comité, par ordre croissant de PNB par habitant de chaque État membre
du Comité. En principe, le Fonds du patrimoine culturel immatériel ne finance pas plus
d’un représentant par État.
Peuvent assister aux séances du Comité avec voix consultative les organisations non
gouvernementales possédant des compétences avérées et qui seront accréditées dans ce but
par l’Assemblée générale suivant les critères établis par celle-ci (article 9.1 de la Convention).
Le Comité peut à tout moment inviter à ses sessions tout organisme public ou privé, ainsi que
toute personne physique, possédant des compétences avérées dans les différents domaines du
patrimoine culturel immatériel, pour les consulter sur toute question particulière (article 8.4 de
la Convention).
Article 8 Observateurs
8.1 Les États parties à la Convention qui ne sont pas membres du Comité peuvent participer
aux sessions du Comité en qualité d’observateurs.
8.2 Les États qui ne sont pas parties à la Convention mais qui sont membres de l’UNESCO ou
des Nations Unies, les Membres associés de l’UNESCO, les missions permanentes
d’observation auprès de l’UNESCO, ainsi que des représentants de l’ONU et des
institutions du système des Nations Unies peuvent participer aux sessions du Comité en
qualité d’observateurs.
78 . Règlement intérieur - Comité
8.3 Le Comité peut autoriser des organisations intergouvernementales autres que celles
mentionnées à l’article 8.2, des organismes publics ou privés, ainsi que toute personne
physique, possédant des compétences avérées dans les différents domaines du
patrimoine culturel immatériel, à participer à ses sessions futures en qualité d’observateur,
si elles lui en font la demande par écrit. Le Comité peut autoriser ces institutions,
organisations ou personnes physiques à participer à une seule ou à plusieurs de ses
sessions, sans préjudice de son droit de limiter le nombre de représentants par
organisation ou institution.
8.4 Le Directeur général adresse une invitation à toutes les entités dont la participation a été
autorisée par le Comité conformément aux articles 8.2 et 8.3.
8.5 Les séances publiques du Comité seront ouvertes au public, comme audience, dans les
limites des places disponibles.
IV ORDRE DU JOUR
9.1 Le Directeur général prépare l’ordre du jour provisoire des sessions du Comité (article 10.2
de la Convention).
(a) toutes les questions que le Comité, à ses sessions antérieures, a décidé d’y inscrire ;
(b) toutes les questions proposées par les États membres du Comité ;
(c) toutes les questions proposées par les États parties à la Convention qui ne sont pas
membres du Comité ;
9.3 L’ordre du jour provisoire d’une session extraordinaire comprend uniquement les
questions pour l’examen desquelles la session extraordinaire a été convoquée.
Le Comité adopte, au début de chaque session, l’ordre du jour afférent à cette session.
Règlement intérieur - Comité . 79
Le Comité peut modifier, réduire ou compléter l’ordre du jour ainsi adopté par décision prise à la
majorité des deux tiers des membres présents et votants.
V BUREAU
Article 12 Bureau
12.2 Le Bureau est chargé de coordonner les travaux du Comité et de fixer la date, l’heure et
l’ordre du jour des séances. Il s’acquitte également des tâches prévues par les Directives
opérationnelles et de toute autre tâche que lui confie le Comité par ses propres décisions.
Les autres membres du Bureau aident le Président dans l’exercice de ses fonctions.
12.3 Le Bureau, convoqué par son Président, se réunit autant de fois qu’il le juge nécessaire.
Entre les sessions du Comité, il se réunit au Siège de l’UNESCO. Le Bureau peut, si le
12.4 Ses réunions sont ouvertes aux États membres du Comité et aux États parties à la
Convention en tant qu’observateurs, sauf si le Bureau en décide autrement. Les
observateurs ne peuvent intervenir devant le Bureau qu’avec l’accord préalable du
Président.
Article 13 Élections
13.1 À la fin de chaque session ordinaire, le Comité élit, parmi les membres du Comité dont le
mandat se poursuit jusqu’à la prochaine session ordinaire, un Président, un ou plusieurs
Vice-Président(s) et un Rapporteur qui resteront en fonction jusqu’à la fin de cette session.
13.2 Au cas où il y aurait une session extraordinaire, le Comité devrait élire un Président, un ou
plusieurs Vice-Président(s) et un Rapporteur qui occuperaient ces fonctions uniquement
pour cette session.
13.4 Dans l’élection du Bureau, le Comité tient dûment compte de la nécessité d’assurer une
représentation géographique équitable et, dans la mesure du possible, un équilibre entre
les différents domaines du patrimoine culturel immatériel.
14.1 Outre les pouvoirs qui lui sont conférés en vertu d’autres dispositions du présent
Règlement, le Président prononce l’ouverture et la clôture de chaque réunion plénière du
Comité. Il dirige les débats, assure l’observation du présent Règlement, donne la parole
aux orateurs, met les questions aux voix et proclame les décisions. Il se prononce sur les
motions d’ordre et, sous réserve du présent Règlement, veille au bon déroulement de
chaque séance et au maintien de l’ordre. Le Président ne prend pas part aux votes, mais il
peut charger un autre membre de sa délégation de voter à sa place. Il exerce toutes
autres fonctions qui lui sont confiées par le Comité.
14.3 Le Président ou le ou les Vice-Président(s) des organes subsidiaires du Comité ont, au sein
de l’organe qu’ils sont appelés à présider, les mêmes attributions que le Président ou le ou
les Vice-Président(s) du Comité.
15.1 Si le Président n’est pas en mesure d’exercer ses fonctions pendant tout ou partie d’une
session du Comité ou du Bureau, la présidence est assumée par un Vice-Président.
15.2 Si le Président cesse de représenter un État membre du Comité, ou se trouve pour une
raison quelconque dans l’impossibilité d’aller jusqu’au terme de son mandat, un Vice-
Président est désigné, après consultation au sein du Comité, pour le remplacer jusqu’au
terme du mandat en cours.
15.3 Le Président s’abstient d’exercer ses fonctions pour toute question relative à un élément
du patrimoine culturel immatériel situé sur le territoire de l’État partie dont il est
ressortissant.
16.1 Si le Rapporteur n’est pas en mesure d’exercer ses fonctions pendant tout ou partie d’une
session du Comité ou du Bureau, ses fonctions sont assumées par un Vice-Président.
Règlement intérieur - Comité . 81
16.2 Si le Rapporteur cesse de représenter un État membre du Comité, ou s’il est pour une
raison quelconque dans l’impossibilité d’aller jusqu’au terme de son mandat, un Vice-
Président est désigné, après consultation au sein du Comité.
Article 17 Quorum
17.1 En séance plénière, le quorum est constitué par la majorité des États membres du Comité.
17.2 Aux réunions des organes subsidiaires, le quorum est constitué par la majorité des États
qui sont membres de l’organe en question.
17.3 Le Comité et ses organes subsidiaires ne peuvent prendre de décision sur aucune
question tant que le quorum n’est pas atteint.
Sauf décision contraire du Comité, les séances sont publiques. Cet article ne peut pas être
19.1 Lorsque à titre exceptionnel le Comité décide de se réunir en séance privée, il désigne les
personnes qui, outre les représentants des États membres du Comité, prendront part à
cette séance.
19.2 Toute décision prise par le Comité au cours d’une séance privée doit faire l’objet d’une
communication écrite lors d’une séance publique ultérieure.
19.3 Lors de chaque séance privée, le Comité décide s’il y a lieu de publier le résumé des
interventions et les documents de travail de cette séance. Les documents des séances
privées seront accessibles au public après un délai de vingt ans.
20.1 Le Comité peut créer temporairement les organes consultatifs ad hoc qu’il estime
nécessaires à l’exécution de sa tâche (article 8.3 de la Convention).
82 . Règlement intérieur - Comité
20.2 Il définit la composition et les termes de référence (notamment le mandat et la durée des
fonctions) de chaque organe consultatif ad hoc au moment où celui-ci est constitué.
20.3 Chaque organe consultatif ad hoc élit son Président et, au besoin, son Rapporteur.
20.4 Lors de la désignation des membres des organes consultatifs ad hoc, le Comité tient
dûment compte de la nécessité d’assurer une représentation géographique équitable.
21.1 Le Comité peut instituer les organes subsidiaires qu’il estime nécessaires à la conduite de
ses travaux.
21.2 Il définit la composition et les termes de référence (notamment le mandat et la durée des
fonctions) de ces organes subsidiaires au moment de leur création. Ces organes ne
peuvent être constitués que par des États membres du Comité.
21.3 Chaque organe subsidiaire élit son Président et, au besoin, son ou ses Vice-Présidents ainsi
que son Rapporteur.
21.4 Lors de la désignation des membres des organes subsidiaires, le Comité tient dûment
compte de la nécessité d’assurer une représentation géographique équitable.
22.1 Le Président donne la parole aux orateurs en suivant l’ordre dans lequel ils ont manifesté
le désir de parler.
22.2 Le Président peut limiter le temps de parole de chaque orateur lorsque les circonstances
rendent cette décision souhaitable.
22.3 Les représentants d’organisations, les personnes et les observateurs mentionnés aux
articles 6, 7 et 8 peuvent prendre la parole en séance avec l’assentiment préalable du
Président.
22.4 Les représentants d’un État partie, membre ou non du Comité, ne doivent pas intervenir
lors de discussions pour appuyer l’inscription sur les listes mentionnées aux articles 16 et
17 de la Convention d’un élément du patrimoine culturel immatériel proposé par cet État
ou une demande d’assistance soumise par cet État, mais seulement pour fournir des
informations en réponse aux questions qui leur sont posées. Cette disposition s’applique
à tous les observateurs mentionnés à l’article 8.
Règlement intérieur - Comité . 83
À la demande d’un membre du Comité, appuyée par deux autres, l’examen de toute motion, de
toute résolution et de tout amendement quant au fond pourra être suspendu jusqu’à ce que le
texte écrit en ait été communiqué, dans les langues de travail, à tous les membres du Comité
présents.
La division d’une proposition est de droit, si elle est demandée par un membre du Comité.
Après le vote sur les différentes parties d’une proposition, celles qui ont été adoptées
séparément sont mises aux voix dans leur ensemble pour adoption définitive. Si toutes les
parties du dispositif de la proposition ont été rejetées, l’ensemble de la proposition est
considéré comme rejeté.
25.1 Lorsqu’une proposition fait l’objet d’un amendement, cet amendement est mis aux voix
en premier lieu. Si plusieurs amendements à une même proposition sont en présence, le
Comité vote d’abord sur celui que le Président juge quant au fond le plus éloigné de la
proposition initiale. Le Comité vote ensuite sur l’amendement qui, après celui-ci, s’éloigne
25.3 Une proposition est considérée comme un amendement à une autre proposition s’il s’agit
simplement d’une addition, d’une suppression ou d’une modification intéressant une
partie de ladite proposition.
Si plusieurs propositions portent sur la même question, le Comité, sauf décision contraire de sa
part, les met aux voix suivant l’ordre dans lequel elles ont été présentées. Le Comité peut, après
chaque vote sur une proposition, décider s’il convient de mettre aux voix la proposition
suivante.
84 . Règlement intérieur - Comité
Une proposition peut être, à tout moment, retirée par son auteur avant que le vote qui la
concerne n’ait commencé, à condition qu’elle n’ait pas été amendée. Toute proposition retirée
peut être présentée de nouveau par un autre État membre du Comité.
28.1 Au cours d’un débat, tout État membre peut présenter une motion d’ordre ; le Président
se prononce immédiatement sur cette motion.
28.2 Il est possible de faire appel de la décision du Président. L’appel est immédiatement mis
aux voix et la décision du Président est maintenue si elle n’est pas rejetée.
Au cours de la discussion de toute question, un État membre du Comité peut proposer une
motion de procédure : la suspension ou l’ajournement de la séance, l’ajournement du débat, ou
la clôture du débat.
Au cours du débat sur n’importe quelle question, un État membre du Comité peut proposer la
suspension ou l’ajournement de la séance. Les motions de ce genre ne sont pas discutées et
sont immédiatement mises aux voix.
Au cours du débat sur n’importe quelle question, un État membre du Comité peut proposer
l’ajournement de ce débat. En proposant l’ajournement, il doit indiquer s’il propose un
ajournement sine die ou un ajournement à une date qu’il doit alors préciser. Outre son auteur, un
orateur pour et un orateur contre peuvent prendre la parole.
Un État membre du Comité peut à tout moment proposer la clôture du débat, même s’il y a
encore des orateurs inscrits. Si la parole est demandée par plusieurs adversaires de la clôture,
elle ne peut être accordée qu’à deux d’entre eux. Le Président met ensuite la motion aux voix et,
si elle est approuvée par le Comité, prononce la clôture du débat.
Règlement intérieur - Comité . 85
Sous réserve des dispositions de l’article 28, les motions suivantes ont priorité, dans l’ordre
indiqué ci-après, sur toute autre proposition ou motion :
Article 34 Décisions
34.2 Le texte de chaque décision est adopté lors de la clôture du débat sur le point de l’ordre
du jour concerné.
VII VOTE
Une fois que le Président a annoncé le début du vote, nul ne peut interrompre celui-ci sauf un
État membre du Comité par une motion d’ordre concernant son déroulement.
Sauf là où il en est disposé autrement dans le présent Règlement, toutes les décisions du
Comité sont prises à la majorité simple des États membres du Comité présents et votants.
Aux fins du présent Règlement, l’expression « États membres du Comité présents et votants »
s’entend des États membres du Comité votant pour ou contre. Les États membres du Comité
qui s’abstiennent de voter sont considérés comme non votants.
86 . Règlement intérieur - Comité
39.2 En cas de doute sur le résultat d’un scrutin à main levée, le Président peut faire procéder à
un second scrutin, cette fois par appel nominal.
39.3 En outre, le scrutin par appel nominal est de plein droit s’il est demandé par deux États
membres du Comité au moins avant le début de l’opération.
Article 40 Secrétariat
40.1 Le Comité est assisté par le Secrétariat de l’UNESCO (article 10.1 de la Convention).
40.2 Le Directeur général (ou son représentant) participe aux travaux du Comité et des
organes consultatifs ad hoc et subsidiaires sans droit de vote. Il peut à tout moment faire
oralement ou par écrit des déclarations sur toute question en cours d’examen.
40.4 Le Secrétariat est chargé de recevoir, traduire et distribuer tous les documents officiels du
Comité et d’assurer l’interprétation des débats conformément à l’article 43 du présent
Règlement.
40.5 Le Secrétariat est également chargé de s’acquitter de toute autre tâche nécessaire à la
bonne marche des travaux du Comité.
Règlement intérieur - Comité . 87
41.1 Les langues de travail du Comité sont l’anglais et le français. Tous les efforts seront faits, y
compris l’usage de fonds extrabudgétaires, afin de faciliter l’emploi des autres langues
officielles des Nations Unies en tant que langues de travail. Par ailleurs, le pays hôte
pourrait faciliter l’emploi de sa propre langue.
41.2 Les interventions prononcées aux séances du Comité dans l’une des langues de travail
sont interprétées dans l’autre langue.
41.3 Les orateurs peuvent cependant s’exprimer dans toute autre langue à condition de veiller
eux-mêmes à assurer l’interprétation de leurs interventions dans l’une des langues de
travail du Comité.
En fin de chaque session, le Comité adopte le rapport sous forme d’une liste des décisions.
Celui-ci est publié dans les deux langues de travail dans le mois qui suit la clôture de ladite
session.
Le Secrétariat établit un résumé des séances du Comité qui est approuvé au début de la session
suivante.
88 . Règlement intérieur - Comité
La liste des décisions et le compte rendu définitifs des débats des séances publiques sont
communiqués par le Directeur général aux membres du Comité, à tous les États parties à la
Convention, ainsi qu’aux organisations accréditées, et aux organismes publics ou privés et aux
personnes physiques qui ont été invités à la session.
46.1 Le Comité présente un rapport sur ses activités et décisions à chaque session ordinaire de
l’Assemblée générale des États parties et le porte à l’attention de la Conférence générale
de l’UNESCO à chacune de ses sessions ordinaires (article 30.2 de la Convention).
46.2 Le Comité peut autoriser son Président à présenter ces rapports en son nom.
46.3 Copie de ces rapports est envoyée à tous les États parties à la Convention.
Le Comité adopte son Règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres présents
et votants (article 8.2 de la Convention).
Le présent Règlement intérieur peut être modifié, exception faite des articles qui reproduisent
certaines dispositions de la Convention, par décision du Comité prise en séance plénière à la
majorité des deux tiers des États membres du Comité présents et votants, sous réserve que la
modification proposée figure à l’ordre du jour de la session, conformément aux articles 9 et 10
du présent Règlement intérieur.
L’application de certains articles du présent Règlement intérieur peut être suspendue, exception
faite des articles qui reproduisent certaines dispositions de la Convention, par décision du
Comité prise en séance plénière à la majorité des deux tiers des États membres du Comité
présents et votants.
1 . La Convention 2 . Directives opérationnelles 3 . Règlement intérieur - Assemblée générale 4 . Règlement intérieur - Comité 5 . Règlement financier 6 . Annexes
sauvegarde du patrimoine culturel
Règlement financier du Compte
spécial pour le fonds pour la
immatériel
Règlement financier . 91
1.2 Conformément à l’article 6.6 du Règlement financier de l’UNESCO, il est créé en vertu du
présent un Compte spécial affecté au Fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel (ci-après dénommé le « Compte spécial »).
1.3 La gestion du Compte spécial est régie par les dispositions ci-après.
Article 3 Objet
Le présent Compte spécial a pour objet de recevoir des contributions émanant de sources telles
que mentionnées dans l’article 4.1 ci-après et de réaliser des paiements, en vue de contribuer à
5 . Règlement financier
la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel conformément aux dispositions de la
Convention et au présent Règlement.
Article 4 Recettes
4.1 Comme le prévoit l’article 25.3 de la Convention, les recettes du Compte spécial sont
constituées par :
(b) les fonds alloués à cette fin par la Conférence générale de l’UNESCO ;
(e) le produit des collectes et les recettes des manifestations organisées au profit du
Compte spécial ;
4.2 Comme le prévoit l’article 26.1 de la Convention, les contributions des États parties
n’ayant pas procédé à la déclaration visée à l’article 26.2 de la Convention doivent être
versées conformément au pourcentage uniforme déterminé par l’Assemblée générale
des États parties à la Convention.
Article 5 Dépenses
5.2 Le Compte spécial est débité des dépenses effectuées conformément à l’objet défini à
l’article 3 ci-dessus, y compris les dépenses administratives directes s’y rapportant
expressément.
5.3 Les dépenses sont engagées dans la limite des fonds disponibles.
Il sera créé dans le cadre du Compte spécial un fonds de réserve pour répondre aux demandes
d’assistance dans les cas d’extrême urgence tels que prévus aux articles 17.3 et 22.2 de la
Convention. Le montant de cette réserve sera déterminé par le Comité.
Règlement financier . 93
Article 7 Comptabilité
7.2 Tout solde inutilisé en fin d’exercice financier est reporté à l’exercice suivant.
7.3 Les comptes du Compte spécial sont présentés pour vérification au Commissaire aux
comptes de l’UNESCO, en même temps que les autres comptes de l’Organisation.
7.5 Les comptes sont soumis par le Directeur général à l’Assemblée générale des États parties
à la Convention.
Article 8 Placements
8.1 Le Directeur général est autorisé à placer à court terme les sommes figurant au crédit du
Compte spécial.
8.2 Les intérêts produits par ces placements sont portés au crédit du Compte spécial.
5 . Règlement financier
1 . La Convention 2 . Directives opérationnelles 3 . Règlement intérieur - Assemblée générale 4 . Règlement intérieur - Comité 5 . Règlement financier 6 . Annexes
Annexes
Annexes . 97
6a Modèle d’instrument de
ratification/acceptation/approbation*
Nous ……………………………………………………………………………………………
(NOM DU CHEF D'ÉTAT ou CHEF DU GOUVERNEMENT ou MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES)
de ………………………………………………………………………………………………
(NOM DU PAYS)
Fait à (lieu)………………………………………………………………
le (date)…………………………………………………………………
………………………………………………
( Signature)
LE CHEF D'ÉTAT
ou LE CHEF DU GOUVERNEMENT
ou LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Sceau
6 . Annexes
* En plus de la ratification, l’acceptation ou l’approbation, l’adhésion est également ouverte aux États et aux territoires
mentionnés à l’article 33 de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
98 . Annexes
À: Date :
Directeur
Division des objets culturels et du patrimoine immatériel
UNESCO
1, rue Miollis
75352 Paris 07 SP
France
De : .......................................................
Madame, Monsieur, ..............................,
3. Fournisse une copie du rapport financier annuel du Fonds présenté aux organes
directeurs de la Convention du patrimoine culturel immatériel ;
Annexes . 99
À la réception d’une copie de cette lettre dûment signée par le représentant autorisé au nom de
l’UNESCO, ....................................................... versera la contribution financière sur l’un des comptes
principaux de l’Organisation pour les contributions en dollars des États-Unis ou en euros. Le
Secrétariat de la Convention de 2003 ([email protected]) fournira à …………. les coordonnées
bancaires de l’UNESCO.
Nom : .........................................
Titre : .............................................
Date : ............................................
Autorisé par :
Par : ..................................................
Nom : .........................................
Titre : .............................................
Date : ............................................
6 . Annexes
100 . Annexes
6 . Annexes
102 . Annexes
Rapport périodique
ICH-10 Rapport sur les mesures prises pour la mise en œuvre de la 15 décembre,
Convention et l’état actuel de tous les éléments du patrimoine tous les 6 ans après le
dépôt d’instrument*
culturel immatériel inscrits sur la Liste représentative
Contact : [email protected]
ICH-11 Rapport sur l’état actuel d’un élément du patrimoine culturel 15 décembre,
immatériel inscrit sur la Liste de sauvegarde urgente tous les 4 ans après le
l’inscription de
l’élément
Contact : [email protected]
* Tout État non partie à la Convention sur le territoire duquel sont présents des éléments proclamés Chefs-d’œuvre ayant été
intégrés dans la Liste représentative et qui a consenti à accepter les droits et à assumer les obligations qui en découlent devra
soumettre au Comité un rapport sur ces éléments en 2014, et ensuite tous les six ans.
6 . Annexes
Section du patrimoine culturel immatériel
Secteur de la culture
UNESCO
1, rue Miollis - 75732
Cedex 15, France
Tél. : +33 1 45 68 43 95
Fax : +33 1 45 68 57 52
E-mail: [email protected]
www.unesco.org/culture/ich
Directives opérationnelles pour la mise en œuvre de la
Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel
Paragraphes
I.1 Critères pour l’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une 1
sauvegarde urgente
I.2 Critères pour l’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de 2
l’humanité
I.3 Critères pour la sélection des programmes, projets et activités reflétant le mieux les principes et 3–7
objectifs de la Convention
I.8 Candidatures à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente 32
devant être traitées en extrême urgence
2
Chapitre I.4 se lit comme suit :
8. Tous les États parties sont habilités à demander une assistance internationale. L’assistance internationale fournie aux
États parties pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel vient en complément des mesures nationales de
sauvegarde.
9. Le Comité peut recevoir, examiner et approuver les demandes concernant tout objectif ou toute forme d’assistance
internationale mentionnée respectivement aux articles 20 et 21 de la Convention, en fonction des ressources disponibles.
La priorité est accordée aux demandes d’assistance internationale portant sur :
(a) la sauvegarde du patrimoine inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde
urgente ;
(b) la préparation d’inventaires au sens des articles 11 et 12 de la Convention ;
(c) l’appui à des programmes, projets et activités menés aux niveaux national, sous-régional et régional, visant à la
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ;
(d) l’assistance préparatoire.
10. Lors de l’examen des demandes d’assistance internationale, le Comité tient compte du principe de répartition
géographique équitable et des besoins particuliers des pays en développement. Il peut aussi prendre en considération :
(a) si la demande suppose une coopération à l’échelle bilatérale, régionale ou internationale ; et/ou
(b) si l’assistance peut produire un effet multiplicateur et encourager les contributions financières et techniques venant
d’autres sources.
11. Une assistance internationale, telle que décrite aux articles 20 et 21 de la Convention, peut être accordée en cas
d’urgence, comme stipulé à l’article 22 de la Convention (assistance d’urgence).
12. Pour accorder une assistance, le Comité fondera ses décisions sur les critères suivants :
A.1 La communauté, le groupe et/ou les individus concernés ont participé à l’élaboration de la demande et seront
impliqués dans la mise en œuvre des activités proposées ainsi que dans leur évaluation et leur suivi d’une manière
aussi large que possible.
A.5 L’État partie bénéficiaire partage le coût des activités pour lesquelles une assistance internationale est fournie
dans la mesure de ses moyens.
A.6 L’assistance vise à développer ou à renforcer des capacités dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel.
A.7 L’État partie bénéficiaire a mis en œuvre des activités financées auparavant, s’il y a lieu, conformément à toutes
les réglementations et à toute condition applicable dans ce cas.
3
Chapitres I.6 to I.9 se lisent comme suit :
17. Le formulaire ICH-01 est utilisé pour les candidatures pour la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une
sauvegarde urgente, ICH-02 pour la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ICH-03 pour les
propositions de programmes, projets et activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention.
18. Les États parties peuvent demander une assistance préparatoire pour l’élaboration de dossiers de candidatures sur la
Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente et pour l’élaboration de propositions de programmes,
projets et activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention.
19. Pour ce qui concerne l’assistance préparatoire, le formulaire ICH-05 est utilisé pour les demandes d’assistance
préparatoire pour élaborer une candidature pour l’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une
sauvegarde urgente, et le formulaire ICH-06 est utilisé pour les demandes d’assistance préparatoire pour élaborer une
proposition de programme, projet ou activité susceptible d’être sélectionné et promu par le Comité.
20. Toutes les autres demandes d’assistance internationale, quel que soit le montant sollicité, doivent être soumises en
utilisant le formulaire ICH-04.
21. Tous les formulaires sont téléchargeables à l’adresse www.unesco.org/culture/ich ou disponibles sur demande auprès du
Secrétariat.
22. Les dossiers ne doivent comprendre que l’information requise dans les formulaires.
23. Les États parties soumissionnaires doivent impliquer les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus
concernés dans la préparation de leurs dossiers.
24. Un État partie peut retirer un dossier qu’il a soumis à tout moment avant son examen par le Comité, sans préjudice de son
droit à bénéficier de l’assistance internationale prévue à la Convention.
25. L’évaluation comprend l’analyse de la conformité des candidatures, propositions ou demandes d’assistance internationale
avec les critères requis.
26. L’évaluation des candidatures pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde
urgente, des propositions de programmes, projets et activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention
et des demandes d’assistance internationale supérieures à 25 000 dollars des États-Unis est effectuée par un organe
consultatif du Comité établi conformément à l’article 8.3 de la Convention. L’Organe consultatif formule des
recommandations au Comité pour décision. L’Organe consultatif est composé de six organisations non gouvernementales
accréditées et six experts indépendants nommés par le Comité, en tenant compte d’une répartition géographique équitable
et des différents domaines du patrimoine culturel immatériel. La durée des fonctions d’un membre de l’Organe consultatif
ne doit pas dépasser quatre ans. Chaque année, le Comité procède au renouvellement d’un quart des membres de
l’Organe consultatif..
27. Pour la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, chaque évaluation comprend l’analyse
de la viabilité de l’élément ainsi que celle de la faisabilité et de l’adéquation du plan de sauvegarde. Cette évaluation
comprend également une analyse du risque de disparition, du fait, entre autres, du manque de moyens pour le
sauvegarder et le protéger, ou du fait des processus de mondialisation et de transformation sociale ou environnementale.
28.
L’Organe consultatif soumet au Comité un rapport d’évaluation comprenant une recommandation :
- d’inscription ou de non-inscription de l’élément proposé sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant
une sauvegarde urgente ;
- de sélection ou de non-sélection de la proposition de programme, projet ou activité ; ou
- d’approbation ou non-approbation de la demande d’assistance.
29. L’évaluation des candidatures pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
est effectuée par un organe subsidiaire du Comité établi conformément à son Règlement intérieur. Le Comité, par
l’intermédiaire de son Organe subsidiaire, examine chaque année les candidatures pour inscription sur la Liste
4
représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité selon les ressources disponibles et leur capacité d’examen
de ces candidatures. Les États parties sont encouragés à garder à l’esprit les facteurs mentionnés ci-dessus lorsqu’ils
proposent des candidatures pour inscription sur la Liste représentative.
30. L’Organe subsidiaire soumet au Comité un rapport d’évaluation comprenant une recommandation d’inscription ou de non-
inscription de l’élément proposé sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ou de renvoi de
la candidature à l’(aux) État(s) soumissionnaire(s) pour complément d’information.
31. Le Secrétariat transmet au Comité une vue d’ensemble de toutes les candidatures, propositions de programmes, projets et
activités et demandes d’assistance internationale comprenant des résumés, et les rapports issus des évaluations. Les
dossiers et les rapports d’évaluation sont également rendus disponibles aux États parties à des fins de consultation.
I.8 Candidatures à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente devant être traitées
en extrême urgence
32. En cas d’extrême urgence, et en conformité avec le critère U.6, le Bureau du Comité peut solliciter de l’(des) État(s)
partie(s) concerné(s) la soumission d’une candidature à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une
sauvegarde urgente suivant un calendrier accéléré. Le Comité, en consultation avec l’(les) État(s) partie(s) concerné(s),
examine la candidature dans les plus brefs délais après sa soumission, conformément à une procédure établie par le
Bureau du Comité au cas par cas. Les cas d’extrême urgence peuvent être portés à l’attention du Bureau du Comité par
l’(les) État(s) partie(s) sur le(s) territoire(s) duquel (desquels) se trouve l’élément, par tout autre État partie, par la
communauté concernée ou par une organisation consultative. L’(les) État(s) partie(s) concerné(s) doi(ven)t en être
informé(s) en temps utile.
33. Le Comité détermine deux ans à l’avance, selon les ressources disponibles et ses capacités, le nombre de dossiers qui
pourront être traités au cours des deux cycles suivants. Ce plafond s’applique à l’ensemble des dossiers constitué par les
candidatures à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente et à la Liste représentative
du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, les propositions de programmes, projets et activités reflétant le mieux les
principes et objectifs de la Convention et les demandes d’assistance internationale supérieures à 25 000 dollars des États-
Unis.
34. Le Comité s’efforce d’examiner dans toute la mesure du possible au moins un dossier par État soumissionnaire, dans la
limite de ce plafond global, en donnant priorité :
(i) aux dossiers provenant d’États n’ayant pas d’éléments inscrits, de meilleures pratiques de sauvegarde
sélectionnées ou de demandes d’assistance internationale de plus de 25 000 dollars des États-Unis accordées,
et aux candidatures à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente;
(ii) aux dossiers multinationaux ; et
(iii) aux dossiers provenant d’États ayant le moins d’éléments inscrits, de meilleures pratiques de sauvegarde
sélectionnées ou de demandes d’assistance international de plus de 25 000 dollars des Etats-Unis accordées
par rapport aux autres États soumissionnaires au cours du même cycle.
Dans le cas où ils soumettent plusieurs dossiers pour un même cycle, les États soumissionnaires indiquent l’ordre de
priorité dans lequel ils souhaitent voir leurs dossiers examinés et sont invités à donner la priorité à la Liste du patrimoine
culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.
35. Après examen, le Comité décide si un élément doit ou non être inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel
nécessitant une sauvegarde urgente, si un élément doit ou non être inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité, ou si la candidature doit être renvoyée à l’État soumissionnaire pour complément d’information,
si un programme, projet ou activité doit être sélectionné comme meilleure pratique de sauvegarde, ou si une demande
d’assistance internationale supérieure à 25 000 dollars des États-Unis doit être accordée.
36. Les candidatures à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité que le Comité décide de
renvoyer à l’État soumissionnaire pour complément d’information peuvent être soumises de nouveau au Comité pour
examen au cours d’un cycle suivant, après avoir été actualisées et complétées.
37. Si le Comité décide qu’un élément ne doit pas être inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de
l’humanité, la candidature ne pourra être resoumise au Comité pour inscription sur cette liste qu’après un délai de quatre
ans.
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Chapitres I.13 to I.15 se lisent comme suit :
I.13 Programmes, projets et activités sélectionnés comme reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention
42. Le Comité encourage la recherche, la documentation, la publication et la diffusion de bonnes pratiques et de modèles dans
le cadre d’une coopération internationale tout en développant des mesures de sauvegarde et en créant des conditions
favorables à ces mesures élaborées par les États parties lors de la mise en œuvre, avec ou sans assistance, des
programmes, projets et activités sélectionnés.
43. Le Comité encourage les États parties à créer des conditions favorables à la mise en œuvre desdits programmes, projets
et activités.
44. En plus du Registre de programmes, projets et activités sélectionnés, le Comité compile et met à disposition des
informations sur les mesures et les méthodologies utilisées, et, le cas échéant, les expériences obtenues..
45. Le Comité encourage la recherche et l’évaluation de l’efficacité des mesures de sauvegarde incluses dans les
programmes, projets et activités qu’il a sélectionnés, et promeut la coopération internationale pour cette recherche et cette
évaluation.
46. Sur la base des expériences acquises et des leçons tirées de ces programmes, projets et activités, ainsi que d’autres, le
Comité donne des conseils sur les meilleures pratiques de sauvegarde et fait des recommandations sur les mesures de
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (article 7 (b) de la Convention).
47. Les demandes d’assistance internationale jusqu’à 25 000 dollars des États-Unis (à l’exception des demandes d’assistance
préparatoire) et les demandes d’urgence quel que soit leur montant peuvent être soumises à tout moment.
48. Le Secrétariat vérifie si la demande est complète et demande éventuellement les informations manquantes. Il informe l’(es)
État(s) partie(s) demandeur(s) des dates possibles auxquelles celle-ci sera examinée.
49. Les demandes jusqu’à 25 000 dollars des États-Unis, y compris l’assistance préparatoire, sont examinées et approuvées
par le Bureau du Comité.
50. Les demandes d’urgence supérieures à 25 000 dollars des États-Unis sont examinées et approuvées par le Bureau du
Comité.
51. Les demandes supérieures à 25 000 dollars des États-Unis sont évaluées par un organe consultatif du Comité,
conformément au paragraphe 26 ci-dessus, et examinées et approuvées par le Comité.
52. Le Secrétariat communique la décision relative à l’octroi de l’assistance au(x) demandeur(s) dans les deux semaines
suivant cette décision. Le Secrétariat s’accorde avec le(les) demandeur(s) sur les modalités de l’assistance.
53. L’assistance fait l’objet d’un suivi, d’un rapport et d’une évaluation adaptés.
31 mars Date limite pour les demandes d’assistance préparatoire en vue de l’élaboration de dossiers de
année 0 candidatures pour la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente
et les propositions de programmes, projets et activités reflétant le mieux les objectifs de la
Convention (article 18).
31 mars Date limite à laquelle les candidatures pour la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant
année 1 une sauvegarde urgente et la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité,
les propositions de programmes, projets et activités et les demandes d’assistance internationale
supérieures à 25 000 dollars des États-Unis doivent avoir été reçues par le Secrétariat. Les
dossiers reçus après cette date sont examinés au cycle suivant.
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30 juin Date limite à laquelle le Secrétariat doit avoir traité les dossiers, y compris l’enregistrement et
année 1 l’accusé de réception. Si un dossier est incomplet, l’État partie est invité à le compléter.
30 septembre Date limite à laquelle les informations manquantes requises pour compléter le dossier, si
année 1 nécessaire, doivent être soumises par l’État partie au Secrétariat. Les dossiers restés incomplets
sont retournés aux Etats parties qui peuvent les compléter pour un prochain cycle.
décembre année 1 - Évaluation des dossiers par l’Organe consultatif ou l’Organe subsidiaire.
mai année 2
avril - juin Réunions d’évaluation finale par l’Organe consultatif ou l’Organe subsidiaire.
année 2
Quatre semaines Le Secrétariat transmet aux membres du Comité les rapports d’évaluation. Les dossiers et les
avant la session du rapports d’évaluation sont également disponibles en ligne à des fins de consultation par les États
Comité parties.
novembre Le Comité examine les candidatures, propositions et demandes et prend ses décisions.
année 2
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Chapitre III.2 se lit comme suit:
90. Conformément à l’article 11b. de la Convention, il appartient aux États parties d’impliquer les organisations non
gouvernementales pertinentes dans la mise en œuvre de la Convention, entre autres dans l’identification et la définition
du patrimoine culturel immatériel ainsi que dans d’autres mesures de sauvegarde appropriées, en coopération et en
coordination avec les autres acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la Convention.
92. Le Comité charge le Secrétariat de recevoir les demandes des organisations non gouvernementales et de lui faire des
recommandations concernant leur accréditation et le maintien ou la cessation des relations avec elles.
93. Le Comité soumet ses recommandations à l’Assemblée générale pour décision, conformément à l’article 9 de la
Convention. Lors de la réception et de l’examen de telles demandes, le Comité accordera l’attention nécessaire au
principe de répartition géographique équitable, en se fondant sur les informations fournies par le Secrétariat. Les
organisations non gouvernementales accréditées doivent respecter les principes juridiques et éthiques nationaux et
internationaux pertinents..
94. Le Comité réexamine la contribution et l’engagement de l’organisme consultatif ainsi que ses relations avec lui tous les
quatre ans à partir de l’accréditation, en tenant compte du point de vue de l’organisation non gouvernementale concernée.
95. La cessation des relations pourra être décidée au moment de l’examen si le Comité l’estime nécessaire. Si les
circonstances l’exigent, les relations avec l’organisation concernée pourront être suspendues jusqu’à ce qu’une décision
soit prise sur la fin de ces relations..
Fonctions consultatives
96. Les organisations non gouvernementales accréditées qui, selon l’article 9.1 de la Convention, auront des fonctions
consultatives auprès du Comité peuvent être invitées par le Comité à lui fournir, entre autres, des rapports d’évaluation à
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titre de référence pour l’examen par le Comité :
(a) des dossiers de candidature à la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente ;
(a) des programmes, projets et activités mentionnés à l’article 18 de la Convention ;
(b) des demandes d’assistance internationale ;
(c) des effets des plans de sauvegarde des éléments inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant
une sauvegarde urgente.
Procédure d’accréditation
97. Une organisation non gouvernementale demandant à être accréditée à des fins consultatives auprès du Comité fournit au
Secrétariat les informations suivantes :
(a) une description de l’organisation, y compris sa dénomination complète ;
(b) ses principaux objectifs ;
(c) son adresse complète ;
(d) sa date de création et la durée approximative de son existence ;
(e) le nom du ou des pays dans lesquels elle est active ;
(f) une documentation prouvant qu’elle possède des capacités opérationnelles, y compris :
i. des membres actifs réguliers formant une communauté liée par le désir de poursuivre les objectifs pour
lesquels elle a été créée ;
ii. une domiciliation établie et une personnalité juridique reconnue conforme à la loi nationale ;
iii. exister et avoir déjà mené des activités appropriées depuis au moins quatre ans lors de l’examen de sa
candidature à l’accréditation.
(g) ses activités dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ;
(h) une description de ses expériences de coopération avec les communautés, les groupes et les praticiens du
patrimoine culturel immatériel.
98. Les demandes d’accréditation doivent être préparées en utilisant le formulaire ICH-09 (disponible
à www.unesco.org/culture/ich ou sur demande auprès du Secrétariat) et doivent comprendre toute l’information requise et
exclusivement celle-ci. Les demandes doivent parvenir au Secrétariat au moins quatre mois avant une session ordinaire
du Comité.
99. Le Secrétariat enregistre les propositions et tient à jour une liste des organisations non gouvernementales accréditées
auprès du Comité.