Hachimi Manal
Hachimi Manal
ROYAUME DU MAROC
Septembre 2017
Adresse : Madinat Al Irfane, B.P. 6202. Rabat – Maroc الرباط المعاهد الرباط – المغرب6202 ب. ص:العنوان
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Dédicaces
Au nom de Dieu, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux !
A mes très chers parents Fatima et Moulay Driss, chaleur de ma vie, source
de mes joies, secret de ma force… Vous serez toujours mon modèle à suivre :
- Maman, pour ta douceur, ton abnégation, ton dévouement …
- Papa, pour ton altruisme, ta tendresse et ta détermination…
Toutes les encres du monde ne me suffisent pour vous exprimer ma profonde
gratitude. Que Dieu, le tout puissant, vous garde et vous procure santé,
bonheur et longue vie. Je vous aime.
A ma très cher sœur Safae et à ma petite douce Ouiame, en témoignage de
l’attachement, de l’amour et de l’affection que Je porte pour vous. Que tous
vos rêves soient réalisés et que rien ne vous manque.
A mon oncle Abdelouahed et ma tante Houria, Je vous exprime mon amour et
ma gratitude.
Atoute la famille HACHIMI et RAMI, Avec toute mon affection et mon
respect.
A mes deux chères Fatima, En souvenir de notre sincère et profonde amitié et
des moments agréables que nous avons passés ensemble.
A Chafik, Chaimae, Fatima Zohra, Hajar, Hind, Ikram, Ilham, Iliass,
Khadija, Med Amine, Merieme, Nour Houda, Latifa, Oualid, Oussama,
Outmane, Sara, Zakaria…Pour votre amitié et soutien.
Veuillez trouver dans ce modeste travail l'expression de mon affection la plus
sincère…
Remerciements
Tout au long de ce cheminement académique et personnel, j'ai été épaulé par des gens sans
qui ce travail n'aurait été possible.
Je veux par ces humbles mots remercier dans un premier temps, le Professeur
BOURARACH EL Hassane, pour son encadrement, pour les grandes valeurs humaines dont
il est porteur, pour m’avoir accordé toute sa confiance, pour l’aide et les conseils qu’il a su
m’apporter.
Aussi, Je tiens à remercier tout particulièrement et à témoigner toute ma reconnaissance
personnelle au Professeur KRIM Hassan pour sa disponibilité, pour les appuis précieux
qu’il a su me procurer, et pour les conseils qu’il m’a prodigué et qui m’ont permis de
progresser sans cesse.
J’exprime également ma profonde gratitude à tous les cadres du groupe COSUMAR et plus
précisément à Monsieur El HASSANI Directeur Général de la SUTA, Madame BOUCH
Naima Directrice Agronomique de la SUTA, ainsi qu’à Messieurs KHIYI Abdeljalil et
MOUILEH Zouhair et à Madame TOUFIKI Noura qui ont veillé au bon déroulement de
mon travail de fin d’études en mettant à ma disposition les informations nécessaires.
Je remercie vivement Messieurs KAMEL Mohamed et CHARIF Sidimoh de l’ORMVAT,
pour l’aide et l'intérêt particulier qu'ils ont accordé à mon travail.
J’exprime également ma gratitude à l’égard de tous les conseillers agricoles, chauffeurs et
ouvriers de la SUTA, pour leur précieuse aide et leur soutien.
Mes vifs remerciements vont également à tous les membres du jury, qui m’ont honorée en
acceptant de discuter et juger ce travail.
Mes sincères remerciements vont également à tout le corps professoral et administratif de
l’IAV Hassan II et plus particulièrement celui du Département Energie et Agroéquipements.
Je ne saurai clore ces remerciements sans adresser ma grande reconnaissance aux agriculteurs
betteraviers du Tadla.
Je n’oublierai pas aussi de remercier tous ceux et celles qui ont contribué d’une manière
directe ou indirecte à l’aboutissement de ce travail.
Résumé
Face à la gestion souvent inadaptée de la pratique agricole de l’irrigation localisée qui ne
cesse d’affecter la rentabilité de la culture betteravière dans le Tadla, la mise en place d’une
gestion réfléchie et rationnelle de la conduite de l’irrigation goutte à goutte pour cette culture
représente un défi et une opportunité pour tous les intervenants impliqués dans la production
des cultures sucrières au Tadla.
La recherche d’une issue à cette problématique a toujours été au centre des préoccupations de
ces intervenants aussi bien au niveau régional qu’au niveau national. Plus de 26000 ha du
périmètre d'irrigation de Tadla ont été équipés en irrigation localisée dans le cadre du projet
de reconversion collective vers l'irrigation localisée relevant du PNEEI (ORMVAT, 2017).
De plus, la SUTA, dans sa zone d’intervention, apporte un soutien à ce programme à travers
les axes de la recherche et développement et celui de l’encadrement technique des agriculteurs
betteraviers. Une convention de partenariat entre l’ORMVAT et la SUTA cadre cette
intervention.
La présente étude vise à proposer des voies d’amélioration du pilotage de l’irrigation goutte à
goutte de la culture de la betterave à sucre dans le périmètre irrigué du Tadla. Plus
spécifiquement, cette étude vise à montrer qu’une irrigation rationnelle basée sur un modèle
scientifique (tel que CROPWAT) qui tient compte des facteurs climatiques, pédologiques et
des données relatives à la culture, est plus performante qu’une irrigation basée sur un savoir
faire de l’agriculteur souvent inadapté.
Pour mener à bien notre étude, une méthodologie à plusieurs étapes a été adoptée. En premier
lieu, un état des lieux de la pratique et de la gestion de l’irrigation localisée par l’agriculteur
betteravier du Tadla a été élaboré en se basant sur les résultats des enquêtes menées sur le
terrain. Une expérience avec témoin a été menée sous forme de test de démonstration chez
deux agriculteurs betteraviers. Chez chacun d’eux, on a identifié une zone témoin et une autre
expérimentale (objet du test de démonstration), présentant toutes les deux les mêmes
caractéristiques au départ. L’irrigation dans les zones expérimentales a respecté d’une part le
planning élaboré selon le modèle CROPWAT; paramétré par l’utilisation des données
récoltées au niveau de la Station des Expérimentations Hydro-Agricole (SEHA) Oulad
Gnaou; et d’autre part l’irrigation dans la zone témoin a été faite selon les habitudes usuelles
de l’agriculteur. Des mesures de l’uniformité d’irrigation, de la consommation en eau, et des
performances agronomiques et technologiques ont été effectuées dans les deux zones.
Les résultats de l’enquête nous ont permis de faire ressortir une gestion très souvent
irrationnelle de l’irrigation localisée caractérisée par la prédominance des décisions
subjectives. En effet, 87,5% des agriculteurs enquêtés déclenchent l’irrigation sur la base
d’une appréciation subjective de l’état du sol et de la plante contre 12.5% qui se basent sur un
calcul scientifique de l’évapotranspiration de référence (ETo). L’irrigation se fait d’une
manière espacée dans le temps (tous les 6 à 8 jours) avec des surdosages ponctuels en eau les
premiers jours suivis de stress hydriques prolongés pour les jours suivants.
D’un autre côté, les résultats des expérimentations nous ont permis de conclure que
l’irrigation localisée raisonnée (basée sur les paramètres calculés à partir du modèle
CROPWAT) assurait une amélioration du rendement en sucre d’environ 55%, en plus du fait
qu’elle soit moins gourmande en eau (une réduction d’environ 13% de la consommation en
eau). Ce qui justifie l’intérêt d’une future généralisation de ce modèle d’irrigation au niveau
de la zone concernée et au-delà.
Dédicaces ...............................................................................................................I
Remerciements.................................................................................................... II
Résumé............................................................................................................... III
Abstract ............................................................................................................... V
Introduction Générale......................................................................................... 1
Annexes ............................................................................................................... 87
Liste des figures
CT Centre de Travaux
p Tarissement admissible
ha Hectare m Mètre
km Kilomètre Mj Mégajoule
km Kilomètre mm Milimètre
1
Malgré la conjugaison de ces actions et la réalisation de progrès notoires en matière de la
gestion des réseaux d’irrigation et de la promotion des techniques modernes d’irrigation dans
le Tadla, la conduite de l’irrigation localisée récemment introduite se heurte encore à
plusieurs problèmes. En effet, la consommation d’eau d’irrigation dans les parcelles de la
betterave à sucre n’a pas véritablement connu une baisse importante. Ceci est dû aux pratiques
de gestion traditionnelles constatées chez la majorité des agriculteurs même après la
modernisation des systèmes d’irrigation. En effet, la majorité des betteraviers déclenche
l’irrigation sur la base d’une appréciation subjective de l’état hydrique du sol et de la plante,
ce qui provoque très souvent un dépassement des besoins en eau et par conséquent une perte
d’eau importante.
L’absence d’une gestion optimale de l’irrigation augmente les charges de production de la
culture de la betterave à sucre ; notamment les charges afférentes à l’eau d’irrigation ;
impactant ainsi le rendement et la teneur en sucre. Ce qui induit par conséquent, la
dévalorisation de l’eau d’irrigation, à l’encontre de ce qui caractérise l’irrigation localisée.
Pour faire face à cette problématique chronique, une gestion rationnelle et rigoureuse de l’eau
dans le domaine agricole s’avère donc nécessaire.
Notre objectif partagé est de proposer des voies d’amélioration de la pratique de l’irrigation
goutte à goutte de la culture de la betterave à sucre dans le périmètre du TADLA, et plus
spécifiquement en assurant une assistance à la prise de décision quant à l’enclenchement des
différentes irrigations afin de réduire la consommation d’eau et améliorer la productivité de la
culture.
Le présent travail de fin d’étude se propose de :
Elaborer un état des lieux de la gestion et la pratique de l’irrigation localisée par les
betteraviers du Tadla ;
3
Synthèse bibliographique
4
Nous cherchons à travers ce travail à proposer un modèle adéquat d’irrigation à travers
l’amélioration du pilotage actuel de l’irrigation localisée de la betterave à sucre.
Pour ce faire, on part de ce qui se fait actuellement dans le domaine de modernisation de
l’irrigation au niveau national à travers le PNEEI, pour axer notre recherche par la suite sur la
zone du Tadla.
Notre recherche bibliographique s’est interessée aussi aux besoins en eau de culture et à la
terminologe et les techniques de l’évapotranspiration pour pouvoir aboutir à l’estimation des
apports en eau à faire pour l’irrigation de la betterave à sucre.
Par la suite, on a traité les techniques usuellement adoptées pour le pilotage et la
programmation des irrigations en agriculture en général.
On a abordé ensuite la conduite de la culture de la betterave à sucre et présenter finalement les
résultats d’une étude antécédante réalisée au niveau du Tadla et qui compare la consommation
en eau entre les différents systèmes d’irrigation pour la culture de la betterave à sucre.
Consistance du PNEEI
Le nouveau programme de développement de l’irrigation localisée se veut ambitieux,
volontariste et holistique. Il place l’agriculteur et l’amélioration de son revenu agricole au
centre des préoccupations et se base non seulement sur la reconversion des techniques
d’irrigation peu efficientes, mais aussi sur la revue et l’amélioration de tout le processus de
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mise en valeur agricole et de valorisation de la production, c’est-a-dire de l’amont (choix des
cultures, amélioration des techniques culturales, …) à l’aval agricole (organisation,
partenariat, commercialisation, agro-industrie, …) (Arrifi, 2009).
Ainsi, ce programme consiste en la conversion massive de l’irrigation de surface et par
aspersion à l’irrigation localisée, d’une superficie de l’ordre de 550 000 ha sur 10 ans. Cette
superficie se compose comme suit:
• Périmètres de grande hydraulique: 395 090 ha avec un taux de conversion allant de
4% pour Ouarzazate à 81% pour le Tadla.
• Irrigation privée: 160 000 ha correspondant à 50% de la superficie irriguée
gravitairement dans les zones d’irrigation privée.
Pour ce faire, le PNEEI est divisé en cinq composantes principales:
• Les modernisations collectives (217.940 ha en grande hydraulique), y compris la mise
à niveau des réseaux d’irrigation et leur modernisation pour faciliter la reconversion
aux techniques d’irrigation économes en eau (réseaux basse pression, densification de
réseaux sous pression, aménagement de bassins, etc…).
• Les modernisations individuelles (337.150 ha dont 177.150 ha au niveau des
périmètres de grande hydraulique et 160.000 dans les zones d’irrigation privée).
• La valorisation agricole: il s’agit notamment de l’amélioration de la mise en valeur
agricole et de l’aval agricole pour une meilleure valorisation de l’eau (révision des
assolements, partenariat avec l’agro-industrie pour le développement de nouvelles
filières, contrat de culture, labellisation, produits de terroir,…).
• Le renforcement de l’appui technique par le développement d’un conseil de proximité
en matière de conception des systèmes d’irrigation localisée et d’appui à
l’amélioration de la productivité.
Avec la réalisation de ce programme, la superficie équipée en irrigation localisée atteindra
près de 700 000 ha, soit 50% de la superficie équipée pour l’irrigation (MAPM, 2007).
Introduction
Dans le Tadla, le PNEEI a pour objectif la reconversion en collectif de 49 000 ha en irrigation
localisée dans le périmètre des Beni Moussa et de 39 700 ha en reconversion individuelle dans
6
les deux périmètres de Béni Moussa et Béni Amir. Une étude de faisabilité, réalisée en 2009,
basée sur plusieurs critères, dont le principal est la disponibilité d’une dénivelée naturelle, a
permis d’identifier une surface de 20 000 ha comme reconvertible sans recours à l’énergie de
pompage. La première tranche de 10 000 ha a débuté en 2009 (Boularbah et al, 2017).
Le projet comporte trois composantes :
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Ces aménagements se résument en 4 volets :
• Le réseau des conduites secondaires : concerne la réalisation des conduites M1, M3,
M4, M5, M6, M7, M8 ET M9 sur un linéaire de 63 Km de diamètre entre 400 et
1000 mm ;
9
• Le réseau de distribution : c’est un réseau de conduites tertiaires de petit diamètre
allant de 125 et 400 mm sur un linéaire de 114 Km;
• Les ouvrages annexes: la réalisation d’environ 610 ouvrages hydrauliques liés aux
travaux de pose des conduites (chambres de vannes, ventouse et vidanges isolées).
10
Figure 3 : Nouvelle prise borne installée dans le cadre du projet de reconversion
11
Tableau 1: Caractéristiques de l'équipement interne collectif de la première tranche
Dans ce cadre, l’ORMVAT a initié en mai 2012 les activités d’appui aux agriculteurs pour
les premiers secteurs (7.376 ha) relevant des quatre AUEA : Al Itihad, Al Omrania, Annour
et Brahmia, dont la reconversion est financée par l’état à travers un crédit de la Banque
Mondiale. Les activités menées avec l’appui d’une Assistance Technique étalées sur 4
années, sont articulées autour des principales activités suivantes:
• Appui en matière de conduite technique des cultures et pilotage de l’irrigation
localisée;
• Accompagnement de l’équipement interne des propriétés agricoles;
• Appui aux projets d’agrégation;
• Sensibilisation à la gestion durable des nappes ;
• Etablissement d’un plan de formation du personnel impliqué dans le projet et d’un
programme de recherche appliquée.
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2. Besoins en eau des cultures en irrigation
Les contraintes imposées par le régime pluviométrique en zone aride et semi-aride exigent le
développement des techniques agricoles qui permettent d'utiliser au mieux les faibles
ressources en eau disponibles pour une amélioration et une stabilisation de la production. Pour
cela la détermination des besoins en eau des cultures est considérée comme une des solutions
requises pour une meilleure gestion de l’irrigation.
2.2.1. Définition
L’évapotranspiration est la somme de l’eau perdue par la surface d’un sol nu par évaporation
(E) et celle perdue par les plantes par transpiration (T).
Plusieurs facteurs influencent l’évapotranspiration à savoir : Le rayonnement solaire (RS), la
température, l’humidité de l’air, la pression atmosphérique, le vent, la résistance
aérodynamique, etc...
14
2.2.2. Terminologie de l’évapotranspiration
On distingue plusieurs termes qui expriment, selon les conditions, différents niveaux
d’évapotranspiration.
Elle désigne l’évapotranspiration d’une culture donnée qui se produit lorsque la teneur en
eau du sol conduit à une résistance minimale au transfert d’eau et la régulation stomatique
est minimale (Soutter et al, 2007).
L’ETM d'une culture donnée est définie à différents stades de développement végétatif, elle
représente l’apport d’eau qui satisfait complètement les besoins en eau d’une culture.
Elle peut être définie comme la quantité d’eau perdue par une culture dans les conditions
réelles où elle se trouve. Il s’agit donc d’une ET qui se produit dans un sol occupé par une
culture lorsque son humidité varie dans le temps en fonction des ressources en eau
disponibles (Doorenbos et Pruitt, 1975).
ETc=Kc*ETo
15
il s’agit de calcul, elle correspond à l’ETM.
Les méthodes directes qui se basent sur des mesures directes. Les types d’appareils
utilisés pour la mesure de l’évaporation sont les bacs évaporants, les lysimètres, le
piche, les jauges d’ET (simule l’évapotranspiration).
Ces modèles d’évapotranspiration sont pour la plupart dérivés à partir des données
atmosphériques collectées à une hauteur de référence.
Elle a été mise au point par Kutch (1978) au Maroc. Après avoir utilisé les données
climatiques de plusieurs stations météorologiques réparties dans le royaume, il mit au point
le modèle suivant à partir de l’équation de Penman:
ETo = A*T- m
Avec :
L’équation n’intègre que la température et les valeurs de m sont données dans une table et
dépendent du mois, de la décade et de la sous région considérée.
16
[Link]. Formule de Hargreaves (1985,1994)
L’équation de Hargreaves provenait d’après 8 ans d’études sur des données de lysimètre de
Davis, Californie. Puisque les données de radiation solaire ne sont pas fréquemment
valables, Hargraeves et Samani proposent d’estimer Rs de la radiation extraterrestre Ra et
d’utiliser la différence entre moyenne maximale et moyenne minimale des températures
dans les valeurs mensuelles.
Elle s'écrit de la manière suivante :
Avec:
- ET0 : évapotranspiration de référence (en mm/j) ;
- T : Température moyenne pour la période considérée (en °C) ;
- Td : Différence entre la température maximale et minimale (en °C) ;
- Ra : Rayonnement extra-terrestre, il est fonction de la saison et la latitude (en
mm/jour).
ETo=p*[0.46*T+8.13]*Kt
Avec :
Kt=0.031*T+0.24
Avec :
18
γ : Constante psychométrique en kPa. °C-1
La méthode de Penman FAO est la méthode actuellement recommandée par défaut pour
l'estimation de l'ET0.
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3. Techniques de pilotage de l’irrigation
Le pilotage de l'irrigation, appelée encore conduite ou programmation des arrosages, consiste
à répondre à trois questions essentielles : quand irriguer, quelle dose prévoir, comment
l'apporter ? Auxquelles il faut pouvoir répondre avec une précision maximale pour garantir un
potentiel de production quantitatif et qualitatif a moindre coût en évitant tout apport d'eau
inutile et parfois nuisible (Chol, Iceberie, Tron, 2000) cité par Filali (2003).
Il y a différents techniques utilisées par les irrigants pour décider du moment d’irrigation
d’une culture. Les techniques vont de la simple observation d’une plante jusqu’à une
budgétisation complexe de l’eau du sol. Plus simple est la méthode moins de données seront
requises et moins exacte peut être la prédiction du timing des irrigations.
L’irrigation consiste à fournir à une culture l’eau qui est nécessaire en complément des
apports naturels, en vue d’assurer une production optimale. Elle se traduit par des arrosages
qui sont des recharges périodiques de la réserve en eau du sol qui alimente en permanence le
système racinaire de chacune des plantes de la culture. Ces arrosages sont caractérisés par leur
importance (dose d’arrosage) et leur périodicité (fréquence d’arrosage), tel est l’objectif du
pilotage de l’irrigation, encore appelé conduite des arrosages ou encore programmation des
arrosages.
Les méthodes d’avertissement à l’irrigation existantes sont basées sur l’estimation d’un
paramètre indicateur du stress hydrique lié au climat, au sol ou à la plante. Ainsi, les besoins
en eau d’une culture sont liés à l’état du couvert végétal, à la quantité d’eau restante
disponible dans le sol et à la demande climatique.
L’objectif principal de la gestion de l’eau d’irrigation au niveau d’une parcelle est de réaliser
un approvisionnement d’eau optimum aux cultures tout en maintenant un environnement idéal
du sol. L’accomplissement de cet objectif comporte 3 activités principales:
20
application des renseignements des besoins en eau des cultures (Chapitre 2).Le timing des
irrigations et les répartitions de la quantité d’eau à appliquer impliquent des considérations
supplémentaires sur la budgétisation de l’eau, du sol, l’environnement du sol (lessivage) et
l’efficience des systèmes d’irrigation.
- Les techniques basées sur les données climatiques qui permettent d’estimer
l’ET0 et qui en connaissant pour un stade de culture le coefficient cultural Kc et
le coefficient de rationnement Kr on pourra déterminer les besoins en eau de la
culture ETc.
- Les techniques de lysimètrie et de tensiomètrie, déterminant directement les
quantités d’eau à apporter.
3.1.1. Le sol
Cette première approche de la planification de l’irrigation, qui s’intéresse à l’état hydrique du
sol, consiste à suivre sa teneur en eau. L’irrigation est requise lorsque l’humidité du sol est
inférieure à une valeur donnée (RNED et AFEID, 2003).
Cette valeur seuil est spécifique pour un sol, un climat et une culture donnée. Elle correspond
en général à 50% de l’eau disponible dans la zone racinaire (Akinremi et McGinn, 1996).
Etant donné que le rendement de la culture est en étroite relation avec l’état hydrique du sol,
cette approche est basée sur des mesures ponctuelles en réalisant un échantillonnage
important pour une bonne représentativité. Ce qui rend la mise en oeuvre de cette approche
laborieuse pour le pilotage de l’irrigation à l’échelle d’un grand périmètre irrigué.
21
3.1.2. La plante
Cette approche consiste à utiliser la plante comme indicateur de son besoin en eau. En fait,
c’était le principal moyen de planification pour les premiers irrigants de l’histoire en se basant
sur l’observation de plusieurs indicateurs tel que le changement de couleur, enroulement des
feuilles, le flétrissement, etc. Cette approche continue à être utilisée actuellement.
Plusieurs techniques basées sur la mesure des paramètres liés à la plante ont été développées.
Parmi les techniques les plus pertinentes, on distingue la radiothermométrie infrarouge, qui
permet de mesurer la température de surface d’un couvert végétal. Cette mesure présente
l’avantage d’être rapide, non destructive et intégrant les hétérogénéités possibles entre les
plantes (RNED et AFEID, 2003).
3.1.3. L’atmosphère
La troisième approche consiste à décider de déclencher l’irrigation en se basant sur la
détermination de la consommation en eau de la culture (ou ETM) par des modèles qui
utilisent des paramètres climatiques (RNED et AFEID, 2003). Il s’agit donc d’application des
données climatiques au planning et à la gestion de l’irrigation ;
Cette évapotranspiration maximale est déduite en faisant intervenir des coefficients culturaux
(kc) et l’évapotranspiration de référence (ET0) calculée par une des formules climatiques
usuelles, (formules détaillées en chapitre 2). Cette procédure est certainement la plus
appropriée pour la planification de l’irrigation du moment que la mise en place du système
d’information agro- météorologique est représentatif et fiable.
[Link]. Le tensiomètre
Pour apprécier l’état hydrique du sol, les tensiomètres s’avèrent être des outils intéressants. La
modicité de leur coût est un avantage certain et de plus ils fournissent des informations de
qualité des conditions précises d’emploi et des méthodes adaptées à chaque type d’irrigation
(Vaysse, Soing et Peyremorte, 1990).
Les tensiomètres permettent de mesurer la force de liaison de l’eau retenue par le sol grâce à
une « bougie » (capsule de céramique poreuse) placée dans le sol à une profondeur voulue. La
bougie restitue de l’eau au sol lorsque celui-ci se dessèche : dans ce cas, le réservoir étant
étanche, il se produit par rapport à la pression atmosphérique ambiante une dépression
mesurée par le manomètre. Si le sol est réhumidifié, la dépression provoque un retour de l’eau
dans le tensiomètre et le manomètre est faible et lorsqu’il y en a peu la tension est forte. On
appelle tension, la valeur de la dépression lue sur le manomètre (Peyremorte et Isberie, 1986).
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Les tensiomètres ont une plage de mesure assez réduite ce qui constitue un inconvénient. En
effet, ils ne permettent d’évaluer des tensions supérieures à 90 centibars alors que les racines
peuvent absorber de l’eau jusqu’à des valeurs pouvant atteindre 20 bars (Vaysse, Soing et
Peyremorte, 1990). Les sondes comblent en parti ce défaut puisqu’elles permettent des
mesures jusqu’à 200 centibars. Mais bien que les mesures soient du même type que celles
effectués par des tensiomètres hydrauliques, leur principe de fonctionnement est différent car
il s’agit de mesures électriques.
Ainsi la sonde tensiométrique se compose de deux parties distinctes, le capteur proprement dit
et un boîtier de mesure. Le boîtier est mobile et permet la lecture de plusieurs sondes. Le
capteur a la forme d’une bougie de tensiomètre. Il est constitue d’une enveloppe extérieure en
acier qui protège et maintient une enveloppe perméable à l’eau. L’enveloppe en acier est
largement perforée afin d’établir une bonne surface de contact avec le sol. A l’intérieur se
trouvent deux chambres remplies d’une substance hydrophile et séparées par un bloc de
gypse, la chambre supérieure renferme deux électrodes (Chol, Iceberie et Tron, 2000).
Lorsque le capteur est en contact avec le sol, la tension s’équilibre entre le sol et l’intérieur du
capteur. La présence de gypse sature l’eau en sulfate de calcium, rendant la mesure
indépendante de la salinité. En fait, cette résistivité présente une relation quasilinéaire avec la
teneur en eau à l’intérieur du capteur. Or la teneur en eau à l’intérieur du capteur est un reflet
de la tension de l’eau dans le sol la quantité d’eau, car la quantité d’eau dans le capteur est
telle que les forces de tension a l’intérieur et a l’extérieur du capteur soient égales (Chol,
Iceberie et Tron, 2000).
La tensiométrie permet :
- de détecter les excès d’eau (insuffisance de drainage, apports d’eau trop abondants
formation de nappes perchée temporaire, développement trop important du volume
saturé en irrigation localisée);
- d’apprécier l’opportunité de commencer des arrosages ou de renouveler les arrosages
en contrôlant que l’apport précédent a été totalement utilisé;
- de renseigner sur le devenir de l’eau dans le sol : profondeur atteinte par la dose
d’arrosage en aspersion, diffusion latérale de l’eau et homogénéité de sa répartition le
long des raies en gravitaire, diffusion de l’eau en goutte à goutte (Peyremorte et
Isberie, 1986).
Les informations fournies par les tensiomètres doivent être représentatives : il faut installer au
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moins trois sites tensiométriques par unité culturale en des lieux représentatifs de la parcelle.
Et en fonction du type de sol, du type de culture, du stade de développement de la culture, et
du système d’irrigation, la position des tensiomètres et leurs profondeurs seront différentes.
Enfin l’interprétation des mesures nécessite une formation préalable des utilisateurs.
[Link]. Le lysimétre
C’est une cuve étanche enterrée, à parois verticales, ouverte en surface et remplie par une
portion de terrain d’une épaisseur de 0,5 à 2 mètres. La végétation et les conditions à chaque
niveau, surtout la teneur en eau, sont maintenues sensiblement identiques à celles du terrain
en place. Le lysimètre est pourvu à sa base d’un dispositif recueillant l’eau de drainage. On
peut déduire l’évaporation à la surface du terrain de ces variations de stock par pesée, ou
encore des mesures de l’eau du sol et de drainage et des précipitations. L’aire horizontale de
la portion de terrain isolé doit être suffisamment grande pour obtenir une bonne précision de
la hauteur d’eau évaporée. Cet appareil, tout comme l’évaporimètre de Piche se montre
suffisamment simple et précis dans la mesure où les normes d’installation et les protocoles
d’observation sont respectés. La difficulté d’obtention de conditions représentatives de la
zone d’étude, la lourdeur et la fixité du dispositif sont entre autres, les limites de la méthode.
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sol se fait avec une précision d’environ 2 %.
L’avantage principal de cette méthode est de pouvoir travailler dans une bande fréquentielle
allant jusque 2 GHz. Ce type d’onde ne risque donc pas de perturber l’équilibre hydrique du
milieu. Par contre autant l’application de la méthode TDR a donné des bons résultats pour un
milieu homogène, autant ils divergent en milieux stratifiés. Il faut noter également une
atténuation de l’onde dans les milieux où il y a beaucoup de pertes par conduction électrique
(Laurent et Pereira Dos Santos, 1998).
- Les fluxmètres qui sont des appareils équipés de deux sondes à enfoncer à
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l’intérieur du tronc pour mesurer le flux de sève et déduire après la transpiration
réelle.
- Des chambres à pression pour mesurer le potentiel hydrique foliaire.
- Bioprogrammateur pour évaluer la microvariation de diamètre d’un organe
d’arbres (branches, fruits,..) (RNED et AFEID, 2003).
27
4. Conduite de la culture de la betterave à sucre
4.1. Règles d’implantation de la culture de la betterave à sucre
Il n'existe pas de règle absolue pour le choix de techniques d'implantation de la betterave. En
effet, ce dernier sera dicté par les possibilités existantes et les conditions climatiques. Les
techniques actuelles évoluent pour concilier simplification, gain de temps et qualité de la
structure.
En règle générale, tout choix d'outils doit respecter les exigences spécifiques de la culture
telles que citées ci-après et tenir compte des caractéristiques du sol et des conditions
climatiques de la région. Dans tous les cas, il y a lieu de veiller à répondre aux éléments
suivants : (Agbani et Jenane, 2000):
• Labour
La plupart des agriculteurs pratique le labour à la charrue à socs ou à disques. Cette
opération contribue au nettoyage du sol et à la lutte contre les adventices en les détruisant
mécaniquement ou en les enfouissant. Cette opération ouvre le sol pour faciliter la
circulation de l'air et de l'eau.
28
Il est pratiqué en été ou au début de l'automne, pour bénéficier de l'action structurante de
l’humectation-dessiccation sur les sols argileux, obtenir une terre ameublie et détruire les
adventices ou les repousses.
• Reprises superficielles
Elles viennent après le labour. Elles permettent d’ameublir le sol en surface et sur la
profondeur du lit de semences (5 à 6 cm) par un passage croisé de covercrop, de rotavator,
de herse ou d'instruments à dent flexibles. Il faut éviter l'utilisation d'instruments qui écrasent
le sol ; mais il convient d'obtenir un sol suffisamment et régulièrement affiné.
L'objectif est d'avoir une profondeur de semis constante et régulière et un contact étroit entre
la terre fine et la graine. Ceci permettra une humidification rapide des semences et une
germination et levée homogène. La profondeur de semis optimum se situe entre 2 et 3
centimètres.
• Mode de semis
La distance entre les lignes de semis ou écartement le plus généralement utilisé est en
moyenne de 50 cm. L’espacement recommandé entre graines sur la ligne de semis se situe
autour de 16 à 18 [Link] agriculteurs adoptent un mode de semis en lignes jumelées
espacées de 40 cm et un grand écartement de 60 cm.
4.1.2. Fertilisation
Au sein de la rotation culturale, la betterave sucrière est l’une des cultures ayant les besoins
les plus élevés en éléments nutritifs : environ 400 à 450 unités de K2O, 150-200 pour l’azote
et 80 à 100 unités de P2O5 ; en plus des éléments secondaires comme le magnésium (Mg), le
soufre (S) et les oligo-éléments tels que le bore (B) et le manganèse (Mn).
Les principaux engrais utilisés en fertigation en goutte à goutte sont : Ammonitrate (33,5%),
Sulfate d’ammonium (21%), sulfate de potassium (50%), Solupotasse (51%), MAP soluble
12-61-00 (Mono-Ammonium-Phosphate), etc. Pour le bore, un apport préventif de 2 à 3 kg
par hectare ou une application foliaire à mi-saison peut éviter l'apparition d'une carence
(Agbani et Jenane, 2000).
• A l’installation de la culture
L’application d’un insecticide granulé au sol au moment du semis est une mesure préventive
contre les taupins.
Mesures de lutte contre les principaux ennemis de la culture en pleine végétation
Plusieurs insecticides et fongicides spécifiques sont disponibles pour la lutte contre les
ravageurs et les maladies foliaires de la betterave à sucre. Les périodes d’application des
pesticides foliaires sont déterminées sur la base des informations fournies par le réseau de
surveillance phytosanitaire installé dans le périmètre et l’observation des premiers individus
de ravageurs et des foyers de maladies dans les parcelles de betterave à sucre (Agbani et
Jenane, 2000).
Contrôle des mauvaises herbes
La présence de mauvaises herbes ou plantes adventices dans une parcelle de betterave à
sucre peut être nuisible à plusieurs titres. En effet, la compétition pour l'eau, les éléments
minéraux et la lumière affecte directement la croissance et le développement de la culture
ainsi que son rendement ultérieur. Actuellement, la mauvaise herbe la plus problématique est
le ray-grass (Madhoun) et dans une moindre mesure l’alpiste. La réussite de l’installation de
32
la culture de betterave de type monogerme exige un programme de contrôle des mauvaises
herbes à concevoir de manière intégrée (rotation des cultures, travail de sol ou binage ou sur
la base de produits phytosanitaires efficaces avant et pendant le cycle de la culture (pré-levée
et post-levée) (Agbani et Jenane, 2000).
4.1.4. La récolte
L'opération de récolte consiste à extraire du sol les racines, en les débarrassant de leurs
feuilles et collets et en éliminant le maximum de terre attenante. La récolte mécanique est en
cours de développement dans le Tadla, en dépit de la réticence des agriculteurs qui préfère
garder les feuilles et collets qui sont commercialisés ou utilisés comme aliment du bétail.
Dans le cas de la récolte mécanique, l’opération consiste en l’arrachage et décolletage des
racines, andainage et chargement...
L’arrachage mécanique a l’avantage d’accélérer les chantiers des travaux de récolte avec un
gain substantiel en main d’œuvre.
La date de récolte de la betterave n'est pas définie par un stade de maturité physiologique,
mais cette culture est plutôt récoltée quand sa production en sucre est optimale. La maturité de
la betterave, qui se traduit par le jaunissement des feuilles, est difficile à apprécier avec
précision. Aussi, la date de récolte de la betterave est bien plus déterminée par les exigences
de travail, la possibilité de livraison à la sucrerie ou la libération du sol, que par la maturité
physiologique.
Les travaux de recherches menés dans différents périmètres betteraviers marocains montrent
que la phase de maturation de la betterave doit être la plus ensoleillée que possible et
suffisamment longue, sans toutefois être exagérée. D'une manière générale, la teneur en sucre
dans la racine suit une courbe en cloche: elle est trop faible en avril-début mai, acceptable en
fin mai, bonne en juin, élevée en juillet, tandis qu'elle décroît en août. Par conséquent, le fait
de retarder la récolte s'avère néfaste pour le rendement et surtout pour la qualité technologique
de la betterave. En effet, les betteraves récoltées en août sont moins riches en sucre que celles
arrachées en juillet, à cause des hautes températures estivales et des pourritures qui font chuter
leur teneur en sucre.(Agbani et Jenane, 2000)
Le poids des racines augmente considérablement jusqu'à la première quinzaine de juillet, se
traduisant par un gain de rendement racine par jour de 0.4 T/ha. Par la suite, la diminution
devient forte, surtout en août. Il en est de même pour la pureté du jus qui est satisfaisante à
partir du mois d'avril jusqu'à la première quinzaine de juillet. D’une manière générale, si la
33
récolte n'est pas faite à ce moment là, la racine continue de respirer sans photosynthétiser et
perd ainsi de son poids et de sa richesse en sucre, et ceci est d'autant plus accentué que la
température est élevée.(Agbani et Jenane, 2000)
34
Figure 5: Aperçu sur les trois systèmes d’irrigation avant la plantation et pendant la
croissance de la BàS
(a) système localisé (b) système aspersif (c) système gravitaire
Le tableau 2 trois résume les résultats de cette étude. On désigne par l’efficience agronomique
de l’utilisation de l’eau est le rapport entre la production obtenue et le volume de l’eau utilisé.
35
Tableau 2: Résultats des performances de la BàS pour les différents systèmes
d’irrigation dans le site d’Ouled Gnaou et exploitation ABT
Racine Sucre
Technique Consomm Efficience Efficien
Site d’essai d’irrigatio ation Rendem Riches Agronomi Rendeme ce
n (m3/ha) ent (t/ha) se (%) que nt (t/ha) (Kg/m3
(Kg/m3) )
Localisée 5440 67,93 18,23 12,49 12,38 2,28
OULED
Aspersion 6325 63,75 18,08 10,08 11,53 1,82
Gnaou
Gravitaire 8190 55,02 17,19 6,72 9,46 1,16
Localisée 10500 63,30 19,39 6,03 12,27 1,17
Exploitation
ABT Aspersion 6090 65,50 18,50 10,76 12,12 2
Figure 6: Rendement racine, des trois essais plantés en betterave à sucre, obtenu en
fonction de l’eau consommée
(Source: COSUMAR-AIMCRA, 2015)
Lors de cette étude les auteurs ont abouti aux conclusions suivantes :
• Le système d’irrigation gravitaire traditionnel encore utilisé par un nombre important
d’agriculteurs génère des pertes en eau qui atteint 50 % par rapport à l’irrigation localisée et
36
30% par rapport à l’irrigation en aspersion.
• Le rendement, la richesse en sucre montrent que le système d’irrigation gravitaire est le
moins rentable et le moins efficient.
• L’efficience de l’utilisation de l’eau est importante dans le système d’irrigation goutte à
goutte en comparaison avec les autres systèmes d’irrigation.
• Les résultats de l’essai, indiquent qu’avec une irrigation goutte à goutte, on obtient une
légère augmentation du poids et la richesse en comparaison avec l’irrigation par aspersion
donc le système d’irrigation localisé reste le plus productif pour les exploitations à haute
niveau de technicité et dans les essais suivi du système aspersif.
• Malgré ces résultats, les agriculteurs trouvent facile de gérer l’aspersif en comparaison avec
le localisé. Mais les deux systèmes fonctionnent parfaitement pour la betterave à sucre
(Morillo-Velarde et Bermejo, 2015).
37
Matériels et Méthodes
38
1. Présentation succinte de la zone d’étude
La plaine du Tadla appartient à la zone d’action de l’Office Régional de la Mise en Valeur
Agricole du Tadla. Elle est située à 200 km au Sud Est de Casablanca, à une altitude de 400
m, et couvre une superficie de 3600 km2. Cette plaine est traversée sur toute sa longueur par
l’Oued Oum Rbiaa créant deux périmètres indépendants : les Béni Moussa en rive gauche et
les Béni Amir en rive droite.
➢ Situation géographique
La Zone d’action de l’ORMVA du Tadla est divisée en deux zones :
• La zone Bour (137 500 ha), se compose de Bour cultivé et de forêts, de parcours et
de terres incultes. On y trouve également des terres irriguées en «petite et moyenne
hydraulique»;
• La zone de «grande hydraulique» du Tadla (97 000 ha). Elle comporte deux
périmètres distincts séparés par l’oued Oum Er Rbia. Le périmètre de Béni-Moussa
couvrant une superficie de 69 500 ha, entièrement irriguée par le barrage Bin El
Ouidane (édifié en 1954) sur l’oued El Abid, d’une capacité totale de 1 300 millions
39
de m3), et le périmètre de Béni-Amir, d’une superficie de 27 500 ha, irriguée par le
barrage Ahmed El Hansali (mis en service en 2001, d’une capacité totale de 670
millions de m3) édifié sur le fleuve Oum ErRbia.
➢ Caractéristiques physiques
o Pluviométrie
Le climat dominant est de type continental : froid intense en hiver avec des étés très chauds.
Par ailleurs, la pluviométrie moyenne annuelle connaît d'importantes variations. La campagne
agricole 2015/2016 a été caractérisée par un sérieux déficit pluviométrique accentué par une
mauvaise répartition. Le cumul pluviométrique enregistré à la fin de la campagne est de 134,8
mm, soit une baisse d’environ 60,6 % par rapport à la campagne écoulée (341,4 mm) et une
diminution de presque 61,5 % par rapport à une année normale de 350 mm.
o Température
La campagne agricole 2015/2016 a été caractérisée par un hiver relativement doux. La
comparaison des températures enregistrées durant les deux campagnes montre que :
• Les températures moyennes ont peu évolué par rapport à la campagne précédente,
• Les températures moyennes enregistrées en juin, juillet et août 2016 sont légèrement
supérieures à celles enregistrées durant la même période de la campagne précédente,
• La température enregistrée en janvier 2016 était supérieure de 3 °C à celle enregistrée en
2016.
o Ressources hydrographiques
La région est drainée par un cours d’eau principal qui est Oued Oum Er-Rbia et ses affluents
(Oued Derna, Oued El Abid, Oued Lakhdar et Oued Tassout).
40
Eaux souterraines
Quant aux eaux souterraines le complexe aquifère du bassin de l’Oum Er Rbia est constitué
par un ensemble de nappes phréatiques du plio-quaternaire. On peut citer les nappes
phréatiques du Turonien, l’Eocène de Tadla, les nappes de Beni Moussa et de Béni Amir et
enfin la nappe phréatique du Dir.
41
2. Présentation du programme informatique « CROPWAT »
Dans le cadre de notre étude, nous avons utilisé un programme informatique pour le calcul
des besoins en eau de la culture betterave à sucre et des besoins en irrigation basés sur le sol,
le climat et les données sur la culture. Il s’agit du modèle CROPWAT 8.0 qui va de la
programmation jusqu’au calcul du volume d'eau nécessaire par apport.
L’outil d'aide à la gestion de l'irrigation « CROPWAT » a été mis au point par la FAO en
1992, il est basé sur la formule de Penman – Monteith. Il permet ainsi le calcul des besoins en
eau des cultures et des quantités d'eau d'irrigation en maintenant l’équilibre du sol selon les
caractéristiques du champ comme le système de culture, le type du sol, les conditions
climatiques et la date du semis (Van Laere, 2008).
Il offre également la possibilité de développer un calendrier d'irrigation en fonction de
diverses pratiques culturales, et d'évaluer les effets du manque d'eau sur les cultures et
l'efficience de différentes pratiques d'irrigation (Van Laere, 2008).
42
Figure 8: Schéma représentant l’approche du modèle CROPWAT
43
Figure 9: Ecran de saisie des données climatiques pour calcul de l'ETo
(Source : Données de la SEHA d’Ouled Gnaou)
44
Données relatives à la culture
Pour pouvoir déterminer les besoins en eau d’une plante, CROPWAT a besoin de connaître
différents paramètres propres à cette dernière. Pour cela, nous entrons les caractéristiques de
chaque phase de développement de la plante.
Ces caractéristiques étant :
Figure 10: Ecran d’entrée des données sur la culture de la BAS du test de démonstration
45
Les données relatives aux propriétés du sol
Le module relatif aux propriétés du sol rassemble l’ensemble des données qui caractérisent
le sol, la réserve utile maximale, la vitesse maximale d’infiltration qui permet une estimation
de l'écoulement de surface (ruissellement) pour le calcul des pluies efficaces. Nous rentrons
également la profondeur maximale que peuvent atteindre les racines. Nous avons également
défini le tarissement initial de la réserve utile et ainsi déterminer le stock initialement
disponible dans le sol (Annexe 5).
Figure 11: Ecran d’entrée des données relatives aux propriétés du sol du test
A partir des modules qui viennent d’être brièvement décrits, CROPWAT est capable de
calculer tous les paramètres.
46
3. Démarche méthodologique des activités menées sur le terrain
Partant de la vision « Une agriculture alternative performante qui valorise la consommation en
eau, appliquée à la culture de la betterave à sucre », ce travail a été réalisé suivant une
approche qui comporte trois axes majeurs :
Elaborer un état des lieux de la gestion et la pratique de l’irrigation localisée par les
betteraviers du Tadla ;
✓ Comment il l'apporte?
En outre, nous avons complété notre discussion avec les agriculteurs par l’observation des
équipements de la micro-irrigation (station de tête, porte rampes, rampes et goutteurs).
47
Il est à noter que les enquêtes ont été organisées en collaboration avec la Direction
Agronomique de la Sucrerie et la Raffinerie de Tadla.
48
Tableau 3: Paramètres de l’échantillon constitué
Zone de Mode Période de Nombre de
Superficie
production d’irrigation semis parcelles
Précoce 00
0-1 ha Saison 00
Tardif 00
Précoce 01
1-3 ha Saison 02
Tardif 01
Béni Amir Localisée
Précoce 00
3-5 ha Saison 00
Tardif 00
Précoce 01
>5 ha Saison 00
Tardif 00
Précoce 01
0-1 ha Saison 04
Tardif 02
Précoce 06
1-3 ha Saison 03
Tardif 05
Béni Moussa Localisée
Précoce 00
3-5 ha Saison 00
Tardif 00
Précoce 01
> 5 ha Saison 02
Tardif 01
Précoce 00
0-1 ha Saison 00
Tardif 00
Précoce 00
1-3 ha Saison 00
Tardif 00
DPA Localisée
Précoce 01
3-5 ha Saison 02
Tardif 01
Précoce 00
> 5 ha Saison 00
Tardif 01
49
de l’agriculteur en intrants chimiques et en [Link] on a choisi des parcelles à piloter
(zone témoin et zone expérimentale) contigües (même sol, même climat et même variété), les
seuls paramètres qui peuvent différer sont les apports d’eau d’[Link] donnée que
notre objectif fondamental est de faire ressortir l’impact du mode d’irrigation sur le rendement
en betterave à sucre, sur les parcelles témoins et expérimentales on aura le même itinéraire
technique.
52
Tableau 5: Valeurs des coefficients culturaux Ky pour la culture de la betterave à sucre
53
[Link] de l’uniformité de distribution (CU)
Afin de montrer que la qualité du réseau d’irrigation, au niveau de la parcelle témoin et la
parcelle expérimentale, n’impacte pas la productivité en biomasse, nous avons procédé à
l’évaluation de l’uniformité de distribution d’eau par les goutteurs.
Valeur CU Interprétation
55
Figure 14: Conduite de l’esssai de conformité
56
On a échantillonné les 4 rectangles formant la diagonale. Et au niveau du centre de chacun de
ces 4 rectangles, on a désigné une placette centrale longue de 5 mètres et dont la largeur est
répartie équitablement sur 2 lignes successives d’irrigation. Pour effectuer cet
échantillonnage, on a utilisé un mètre ruban et une balance.
Au niveau de chacune des placettes, on a procédé à la récolte de la betterave à sucre et au
comptage du nombre de pieds récoltés et la mesure de leur poids total. Aussi, 10 racines de
betterave de chaque placette ont fait l’objet des analyses technologiques au centre d’analyse
de la SUTA.
57
Figure 15: Procédure de prélèvement de l’échantillon des tubercules au niveau des deux
parcelles
58
3.5.2. Traitement statistique
Les résultats de mesures ont été assignés dans des tableaux. On leur a fait subir un traitement
statistique pour ressortir pour chaque zone de chaque parcelle les moyennes, les écarts types
et les coefficients de variation du peuplement, du poids moyen de la racine, du rendement,
de la richesse en sucre et du sucre extractible. Ces paramètres calculés vont nous permettre de
comparer les résultats de la zone témoin pilotée par l’agriculteur selon les pratiques agricoles
usuelles dans la région et ceux de la zone expérimentalepilotée à partir du planning
d’irrigation élaboré à l’aide du programme CROPWAT.
Ensuite, on va faire subir aux performances mesurées au niveau de la zone témoin et au
niveau de la zone expérimentale une analyse de variance (ANOVA) à travers l’utilisation du
logiciel « SPSS » (Statistical Package for the Social Sciences).
Le modèle d’analyse est une analyse de variance à un seul facteur (ANOVA1) avec comme
critère de classification le mode de pilotage de l’irrigation localisée à deux niveaux (mode
usuel adopté par l’agriculteur betteravier, mode de pilotage selon le programme CROPWAT)
avec 4 répétitions (placettes) au niveau de chaque zone.
59
Résultats et Discussions
60
1. Etat des lieux de la pratique et la gestion de l’irrigation
localisée dans le Tadla
La campagne betteravière 2016/2017 au niveau du périmètre irrigué du Tadla a impliqué 7570
betteraviers sur une surface cultivée globale de 15700 ha, avec prédominance de l’irrigation
gravitaire sur les autres types d’irrigation.
Les deux figures (16 et 17) suivantes montrent la répartition du nombre de betteravierset des
surfaces betteravières selon les 4 systèmes d’irrigation. (Voir tableau en annexe 4)
61
contre seulement 12.5 % pour la prise de décision basée sur l’ETo (22.22% dans Les Béni
Amir, 11.76 % dans les Béni Moussa).
La figure 18 ci-dessous illustre le mode de prise de décision du déclenchement de l'irrigation
dans les deux zones : Beni Moussa et Béni Amir.
Figure 18: Mode de prise de décision du déclenchement de l'irrigation dans les deux
zones
(Source : Résultats enquêtes élaborées dans le cadre de ce travail)
62
70
60
50
Dose apportée en mm
40
30
20
10
0
Eto<2 2<Eto<5 5<Eto<7 Eto>7
Figure 19: Répartion des doses moyennes journalières apportées en eau selon les ETo
63
Cas de la première parcelle
La figure 20 représente la répartition des besoins en eau mensuels théoriques de la culture de
la betterave à sucre à partir du modèle CROPWAT.
250.0
204.5
192.2
200.0
133.9
150.0
94.4
100.0
51.7
50.0 9.1
4.7
0.0
Janvier Février Mars Avril Mais Juin Juillet
Besoins en eau en mm
Figure 20: Répartition des besoins en eau mensuels de la culture de la betterave à sucre
en mm dans la parcelle 1 calculés à l’aide de CROPWAT
Sur la figure 20 on peut constater que les besoins en eau de la betterave à sucre dans cette
parcelle sont minimaux au premier stade de croissance (Janvier et Février), augmentent de
manière rapide en Mars et Avril pour atteindre des besoins élevés en Mai et Juin. Il est à noter
que le besoin enregistré pour le mois de Juillet correspond à la première décade (la récolte a
eu lieu le 11 Juillet).
On note, d’après la figure 20, que les besoins de pointe sont celles du mois de Juin avec un
besoin de 204.5 mm, représentant les 30% des besoins totaux.
Aussi, conformément au calcul, nous admettons que les besoins en eau de la culture de la
betterave à sucre s’élèvent à 6909 m3/ha, au titre de la campagne 2016/2017. L’irrigation
brute est de 725.6 mm et l’irrigation nette est de 689.3 mm.
64
250.0
210.50
191.9
200.0 173.00
133.6
150.0
105.9
100.0
50.0 20.9
6.5 11.1
1.5
0.0
Besoins en eau en mm
Figure 21: Répartition des besoins en eau mensuels de la culture de la betterave à sucre
en mm dans la parcelle 2 calculés à l’aide de CROPWAT
Sur la figure 21 on peut constater que les besoins en eau de la betterave à sucre dans cette
parcelle sont minimaux au premier stade de croissance (de Novembre à Février), augmentent
de manière rapide à partir de Mars pour atteindre des besoins élevés en fin de saison.
On admet, d’après cette figure, que les besoins de pointe sont celles du mois de Juin avec un
besoin de 210.50 mm, représentant les 24.6% des besoins totaux.
Selon les calculs effectués en utilisant le programme CROPWAT, les besoins en eau de la
culture de la betterave à sucre s’élèvent à 8549 m3/ha, au titre de la campagne 2016/2017.
L’irrigation brute est de 846 mm et l’irrigation est estimée à 803.7 mm.
La différence des résultats obtenus à l’hectare au niveau des parcelles expérimentales est la
conséquence des données relatives à la culture, notamment la date de semis et de récolte qui
ne sont pas similaires pour les deux parcelles. En effet, la première parcelle a été semée le 03
janvier et a été récoltée le 11 juillet, quant à la seconde, elle a été semée le 19 novembre et a
été récoltée le 10 Août.
65
3. Résultats d’évaluation du test d’uniformité au niveau des
parcelles identifiées
Les mesures de l’uniformité de distribution ont été faites sur les deux zones de chaque
parcelle.
La répartition des postes d’arrosage au niveau des deux parcelles est présentée dans
l’annexe3.
66
l’uniformité de distribution dans ce poste est présenté dans le tableau 8 suivant :
Tableau 8: Evaluation de l'uniformité de la zone expérimentale 1
Tiers amont 110 1,89 132 2,26 156 2,67 120 2,06
Tiers aval 118 2,02 116 1,99 142 2,43 115 1,97
Extrémité aval 122 2,09 132 2,26 140 2,40 126 2,16
Q (l/h) 2.18
Cu (%) 90.27
67
Tableau 9: Evaluation de l'uniformité de la zone témoin 2
Position de la rampe sur le porte-rampe
Position des points Extrémité Extrémité
Tiers amont Tiers aval
de distribution sur amont aval
la rampe
q V q V q V q
V (ml)
(l/h) (ml) (l/h) (ml) (l/h) (ml) (l/h)
Extrémité amont 30 1,80 27 1,62 32 1,92 33 1,98
Tiers amont 32 1,92 30 1,80 36 2,16 31 1,86
Tiers aval 31 1,86 29 1,74 30 1,80 28 1,68
Extrémité aval 28 1,68 27,5 1,65 28 1,68 29 1,74
Temps (min) 1 1 1 1
Q (l/h) 1.81
Qmin (l/h) 1.69
Cu (%) 93.5
68
L’uniformité de distribution au niveau du premier poste arrive à 93.7%. En se reférant au
tableau 6, l’uniformité à ce poste est excellente.
69
Figure 22: Comparaison des moyennes des performances agronomiques et
technologiques de la betterave des deux modes de conduite de la parcelle 1
L’analyse de la figure 22 nous permet de tirer les conclusions suivantes :
- Le meilleur poids moyen des racines est obtenu au niveau de la zone expérimentale,
il est de 0,77 kg contre 0,54 kg pour la zone pilotée par l’agriculteur lui-même.
70
4.1.2. Analyse des coefficients de variation des performances agronomiques et
technologiques
Le coefficient de variation d’un paramètre va nous permettre de comparer la variabilité des
deux séries (zone témoin et zone expérimentale) et nous en donner l’homogénéité (si ce
coefficient est inférieur à 15%, on considère que les données sont homogènes et inversement).
La figure 23 est un graphe qui permet de comparer les coefficients de variation des
performances agronomiques et technologiques des deux zones de l’étude.
• Le peuplement
Les valeurs du coefficient de variation (10.74% et 9.42%) pour la distribution du
peuplement dans les deux zones peuvent être considérées comme très proches, en
plus du fait qu’elles témoignent d’une homogénéité de distribution du nombre de
plants par hectare autour de la moyenne.
71
dans la zone témoin que dans la zone expérimentale.
• Rendement
Dans la zone témoin, la valeur du coefficient de variation(16,92%) pour la
distribution du rendement est supérieure à 15% ce qui signifie que cette distribution
est hétérogène, alors que dans la zone expérimentale, ce coefficient(6,85%) signifie
l’homogénéité de distribution des valeurs du rendement autour de la moyenne, ce
qui veut dire qu’on a enregistré presque les mêmes rendements au niveau des
différentes placettes de cette zone expérimentale.
• Le rendement en sucre
Etant donné que les valeurs du coefficient de variation pour la distribution de ce
paramètre sont faibles, on a choisi de les multiplier par un facteur de 10 pour mieux
les visualiser sur le graphe ci-dessus.
Pour les deux zones on constate que la distribution est homogène avec plus de
centrage autour de la moyenne pour la zone expérimentale.
4.1.3. Comparaison des moyennes des résultats par une analyse de variance
(ANOVA)
Pour conforter les déductions et conclusions issues des comparaisons précédentes, on va faire
subir aux performances mesurées au niveau de la zone témoin et au niveau de la zone
expérimentale une analyse de variance (ANOVA) à travers l’utilisation du logiciel « SPSS »
(Statistical Package for the Social Sciences).
Le modèle d’analyse est une analyse de variance à un seul facteur (ANOVA1) avec comme
critère de classification le mode de pilotage de l’irrigation localisée à deux niveaux (mode
usuel adopté par l’agriculteur betteravier, mode de pilotage selon le programme CROPWAT)
avec 4 répétitions (placettes) au niveau de chaque zone.
Le tableau 12 présente les résultats de l’analyse de variance établie à l’aide de« SPSS ».
72
Tableau 12: Résultats de l'analyse statistique de la variance
groupes
Intra- 5.768 0.053
469697500 6 78282916.667
groupes
Total 921198750 7
Inter- 0.084
Poids moyen
0.084 1
de la racine
groupes
Intra- 0.032 6 0.005 16.066 0.007
groupes
Total 0.116 7
Inter-
Rendement en
1557.099 1 1557.099
groupes
racine
groupes
sucre
43.665 1 43.665
groupes
sucre
Ce tableau montre des taux de signification différents pour les différentes performances :
73
- Pour les autres paramètres (rendement racine, taux en sucre extractible et rendement
en sucre) : on note des taux de signification de l’ordre de 1‰, par conséquent on
déduit qu’au risque d’erreur de 5% le mode de pilotage de l’irrigation localisée a un
effet sur chacun de ses paramètres.
Le
Rendem- Riches-
Paramètr Peupleme- PMR* taux Rendem-
ent se en
Parcelle 1 es nt
racine sucre
en ent sucre
(Kg/ha)
mesurés (Plant/ha) SE* (T/ha)
(T/ha) (%)
(%)
15,5
Moyenne 77675 0,64 50,06 15,83 10,07
3
Zone témoin
Ecart type 7350,00 0,05 7,59 0,37 0,34 0,86
CV % 9,46 8,21 15,16 2,36 2,18 8,53
16,7
Moyenne 99500 0,79 78,47 17,85 14,47
Zone 5
expérimenta Ecart type 7397,75 0,04 8,23 0,19 0,08 0,46
le
CV % 7,43 5,22 10,49 1,08 0,51 3,16
(*) PMR : Poids moyen des racines, (**) SE : Sucre extractible.
À partir de ces résultats on a réalisé les graphes sur les figures 24 et 25 ci-dessous qui vont
nous permettre la comparaison et la discussion des moyennes et des coefficients de variation
des résultats des performances agronomiques et technologiques.
Dans ce qui suit, on va discuter les différents résultats des performances agronomiques et
technologiques au niveau des deux zones.
74
4.2.1. Analyse des moyennes des performances agronomiques et technologiques
de la parcelle 2
- Le meilleur poids moyen des racines est obtenu au niveau de la zone expérimentale,
il est de 0,79 kg contre 0.64 kg pour la zone pilotée par l’agriculteur lui-même.
4.2.3. Comparaison des moyennes des résultats de la parcelle 2 par une analyse
de variance (ANOVA)
Pour conforter les déductions et conclusions issues des comparaisons précédentes, on va faire
subir aux performances mesurées au niveau de la zone témoin et au niveau de la zone
expérimentale une analyse de variance (ANOVA) à travers l’utilisation du logiciel « SPSS »
(Statistical Package for the Social Sciences).
Le modèle d’analyse est une analyse de variance à un seul facteur (ANOVA1) avec comme
critère de classification le mode de pilotage de l’irrigation localisée à deux niveaux (mode
usuel adopté par l’agriculteur betteravier, mode de pilotage selon le programme CROPWAT)
avec 4 répétitions (placettes) au niveau de chaque zone.
Le tableau 14 présente les résultats de l’analyse de variance établie sur « SPSS ».
77
Tableau 14: Résultats de l'analyse statistique de la variance
Ce tableau montre des taux de signification différents pour les différentes performances :
79
Ces résultats montrent que:
- La consommation en eau d’irrigation au niveau de la zone témoin est supérieure de
manière significative à celle consommée dans la zone expérimentale. Le modèle de
pilotage CROPWAT a permis une économie d’eau de 14% en volume dans la première
parcelle et de 11.5% dans la seconde.
- L’efficience agronomique en racine et en sucre enregistrée dans la zone expérimentale sont
presque le double de celles obtenuesdansla zone témoin pilotée par l’agriculteur.
Pour les deux parcelles, on obtient le résultat moyen représenté sur le tableau 16 :
Tableau 16: Efficience agronomique moyenne de la betterave à sucre pour les deux
zones
Parcelles 1 et 2
Désignation Variation (%)
Zone témoin Zone Expérimentale
La lecture de ces résultats nous permet de ressortir que l’irrigation selon le modèle
CROPWAT permet :
80
Conclusions et recommandations
La présente étude avait pour objectif de proposer des voies d’amélioration de la pratique de
l’irrigation goutte à goutte de la betterave à sucre dans le périmètre irrigué du TADLA. Plus
spécifiquement, elle a visé à monter qu’une irrigation rationnelle basée sur un modèle
scientifique (CROPWAT) qui tient compte des facteurs climatiques, pédologiques et des
données relatives à la culture, est plus performante qu’une irrigation basée sur le savoir-faire
de l’agriculteur souvent inadapté. A l’issue de ce travail, on a pu aboutir à un ensemble de
résultats, dont on cite les principaux points :
- Les enquêtes effectuées sur le terrain nous ont montré que la gestion des irrigations n’est
pas toujours assez maîtrisée par les betteraviers pratiquants de l’irrigation localisée dans le
Tadla. En effet, les techniques de pilotage ne sont pas assez utilisées dans la région; le
moyen le plus fréquent de déclenchement de l’irrigation est l’appréciation subjective de
l’état hydrique du sol et de la plante (Seulement 12.5 % des betteraviers décident le
déclenchement de leur irrigation sur la base de l’ETo), ce qui ne permet pas toujours
d’apporter les besoins exacts en eau d’irrigation;
- Selon la modélisation théorique effectuée en moyennant le modèle CROPWAT, les
besoins en eau de la betterave à sucre pour un semis tardif varient entre 690.9 mm pour
une betterave à sucre ayant une durée de cycle de 200 jours et 854.9 mm pour une durée de
cycle de 250 jours;
- L’analyse comparative des résultats des performances agronomiques et technologiques
montre que les meilleurs rendements en racine et en sucre sont obtenus au niveau des
zones pilotées à partir du modèle de pilotage de l’irrigation localisée élaboré selon
CROPWAT, avec un gain moyen en rendement en sucre de 54.51 %;
- L’analyse statistique par SPSS de ces performances agronomiques et technologiques
montre que le mode de pilotage de l’irrigation localisée a un effet sur le poids moyen de la
racine, sur le rendement en racine et en sucre, sur la richesse en sucre et aussi sur le taux en
sucre extractible;
- La comparaison de la consommation en eau dans la zone témoin et la zone expérimentale
montre que le modèle de pilotage selon CROPWAT a permis une économie d’eau
moyenne d’environ 12.54%;
81
- L’efficience agronomique en racine et en sucre enregistrées dans la zone expérimentale
sont presque le double de celles obtenues dans la zone témoin pilotée par l’agriculteur ;
- Le mode de conduite selon CROPWAT permet :
• Une efficience agronomique en racine améliorée de 86.65 %,
• Une efficience agronomique en sucre améliorée de 76.24 %.
A la lumière de ceci, nous recommandons :
- De réaliser des actions d’appui et de renforcement de capacités au profit des agriculteurs,
pour une meilleure maîtrise de la conduite de l’irrigation localisée;
- D’intensifier la généralisation de l’irrigation localisée au niveau de la région,
- D’organiser une formation continue au profit des conseillers agricoles de la SUTA aux
techniques et outils modernes de pilotage de l’irrigation;
- De généraliser l’utilisation du logiciel CROPWAT et optimiser cette utilisation via un
paramétrage adéquat qui demande la réalisation de tests au terrain et au laboratoire, d’où la
nécessité d’équiper les laboratoires de la SUTA et de l’ORMVAT en matériel adéquat;
- D’encourager des essais pilotes par les betteraviers et encadrés par les techniciens de la
SUTA et de l’ORMVAT qui serviront d’expériences démonstratives de vulgarisation
auprès des agriculteurs avoisinants;
- De charger les techniciens de la SUTA et ceux de l’ORMVAT du suivi des doses réelles
apportées par l’agriculteur pour l’irrigation de la betterave à sucre pour chaque période de
semis;
- De gratifier les agriculteurs betteraviers les plus performants en consommation d’eau et en
rendement en sucre;
- De répartir les agriculteurs betteraviers en des groupes homogènes selon les données
d’entrée du modèle CROPWAT (même variété, même période de semis, même cycle de
développement, même type de sol, même zone climatique). Les techniciens de la SUTA et
ceux de l’ORMVAT se chargeront ainsi du planning de déclenchement de l’irrigation pour
chaque groupe qui sera communiqué par SMS à tous les agriculteurs du même groupe,
dans le but d’un peu plus d’objectivité de décision à l’irrigation;
- De mettre en place un système d’irrigation de précision, afin de réduire l’impact des
décisions subjectives et optimiser l’irrigation en maîtrisant les quantités d’eau apportées de
manière instantanée. Ceci peut être fait à travers l’installation d’une expérience pilote qui
peut être par la suite généralisée dans toute la région et où le pilotage de l’irrigation
localisée sera assuré par un système informatique central qui reçoit de manière instantanée
82
les données climatiques (Températures, précipitations et humidité du sol) d’une micro-
station météorologique. Pour l’humidité du sol, on recommande des hygromètres à installer
capables d’émettre les informations captées à distance. Le logiciel installé au niveau de
l’ordinateur central décide en cas de besoin le déclenchement et l’arrêt de l’irrigation
localisée via sa commande des vannes des systèmes d’irrigation selon les besoins réels
déterminés par CROPWAT.
83
Références bibliographiques
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Transfert de Technologie en Agriculture. N°75. Bulletin Mensuel
d’Information et de Liaison du PNTTA.
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computing crop water requirements. FAO Irrigation and Drainage Paper 56.
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BELABBES K., 2012. Besoins en eau des cultures: Cours de 2éme année cycle ingénieur en
Génie Rural, IAV Hassan II, Rabat.
BELGHITI M., 2009. Le plan national d’économie d’eau en irrigation (PNEEI): une réponse
au défi de la raréfaction des ressources en eau. Hommes Terre et Eaux,
143/144 : 34-36.
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84
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d’avenir. Hommes Terre et Eaux, 130: 4-7.
FAOUZI . H., (1999). Diagnostic hydrique de la culture de blé en milieu oasien. Une aide à
l’avertissement, à l’irrigation dans le périmètre du Drâa moyen. Thèse de
doctorat. Université Catholique de Louvain, Belgique.
FILALI. F., 2003. Bilan hydrique à la parcelle. Pilotage d’un essai d’irrigation par le logiciel
Pilote dans ses versions 1.2 et 1.3 utilisant respectivement le Kc et le LAI,
Thèse magister, 167p.
ORMVAT, 2016. Aménagements des réseaux « Les projets de reconversion dans le Tadla».
Document interne.
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Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes « CTIFL », Paris,
225 p.
RNED et AFEID, 2003. Guide Pratique Irrigation 3ème éd. Cemagref Editions. 344p.
85
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l'estimation en continu de l'évapotranspiration et de la pluie », dans
Agriculture intensive et qualité des eaux. Quae Editions.
SALISU A., BASTIAANSEN J. et SMITH M., 1992. Applications of climatic data for
effective irrigation planning and management. Training manual. Roving
seminar organized by: Food and Agriculture Organization of the United
Nations; World Meteorological Organization.
SOUTTER, MARC, MERMOUD, ANDRÉ et MUSY, ANDRÉ, 2007. Ingénierie des eaux
et du sol. Processus et aménagements. Presses Polytechniques et
Universitaires Romandes, Lausanne, 312 p.
TIERCELIN J., 1998. Traité d’irrigation, Tec & Doc Editions. 1251 p.
Site web
ORMVAT:[Link]
MAPM : [Link]
86
Annexes
87
Annexe 1: Fiche d’enquête
Questionnaire d’enquête N°
Appréciation subjective de la
Selon l’ETo
plante et de l’état du sol
88
Valeurs d’ETo ETo<2 2<ETo<5 5<ETo<7 ETo>7
Durée
d’irrigation
Dose prévue
89
Annexe 2: Paramètres de l’échantillon enquêté
503 6 1
504 10 1
505 14 1
507 3 0
508 2 0
509 2 0
510 4 0
511 6 1
512 6 1
520 5 0
521 3 0
522 3 0
528 3 0
529 1 0
530 1 0
531 247 15
534 7 1
536 147 9
537 2 0
538 2 0
1101 3 0
1104 56 5
Total 533 35
90
Annexe 3: Identification des parcelles objet de l’étude
Le choix des parcelles sujettes au pilotage a été établi en considération des critères suivants :
stade et période du semis de la betterave à sucre, l’itinéraire technique réalisé et les conditions
pédoclimatiques dans chacune des parcelles identifiées.
L’exploitation betteravière s’étale sur une superficie de 0.6 Hectares équipée en réseau
d’irrigation localisée avec une station tête.
L’exploitation est située à Oulad Illoul à 15 Km de Souk Sebt. Elle est tributaire au CDA 536.
Elle a une superficie totale de 6 ha avec une superficie agricole totale de 5 ha dont 4.5 ha sont
irrigués.
Le statut juridique de l’exploitation est « Melk », elle appartient à M. MIZANE Brahim.
➢ Réseau d’irrigation
Le réseau est constitué d’une conduite principale en PVC de diamètre 110 mm. Cette dernière
conduite alimente des portes rampes télescopiques en PVC de diamètre 63 mm qui distribuent
l’eau à des rampes en PE de diamètre 16 mm. Ces rampes, espacées d’un mètre, comportent
des goutteurs intégrés de 2 l/h pour irriguer la betterave à sucre. Ces derniers sont espacés de
0.4 mètre.
La parcelle betteravière est subdiviséeen deux postes d’irrigation avec une superficie de 0.3
m2 par chaque poste d’irrigation.
La répartition des postes d’arrosage dans la parcelle est présentée dans le schéma suivant :
91
➢ Production agricole au niveau de l’exploitation
Pour la saison 2016/2017, la betterave à sucre a été semée le 03 janvier et a été récoltée le 11
juillet.
➢ Réseau d’irrigation
Le réseau est constitué d’une conduite principale en PVC de diamètre 110 mm. Cette dernière
conduite alimente des portes rampes télescopiques en PVC de diamètre 63 mm qui distribuent
l’eau à des rampes en PE de diamètre 16 mm. Ces rampes, espacées d’un mètre, comportent
des goutteurs intégrés de 2 l/h pour irriguer la betterave à sucre. Ces derniers sont espacés de
0.4 mètre.
92
La parcelle betteravière est subdivisée en 3 postes d’irrigation avec une superficie de 0.3 m²
chacun.
La répartition des postes d’arrosage dans la parcelle est présentée dans le schéma suivant :
Technique
Parcelle Cultures pratiquées Superficie cultivée (ha)
d’irrigation
1 Blé dur 6.5 Localisée
2 Betterave à sucre 0.9 Localisée
3 Pastèque 4.5 Localisée
Pour la saison 2016/2017, la betterave à sucre a été semée le 19 novembre et a été récoltée le
10 Août.
93
Annexe 4: Répartition du nombre de betteraviers et de la surface betteraviers selon les
différents systèmes d’irrigation pour la campagne 2016/2017 dans le Tadla
94
Annexe 5: Caractéristiques Hydrodynamiques du sol de la SEHA
95
Annexe 6: Résultats des performances agronomiques et technologiques au niveau des
deux parcelles
Rendement
Peuplement PMR Rendement Richesse en Taux en
Parcelle 1 (Pieds/ha) (kg/Plant) (t/ha) sucre (%) SE(%)
en sucre
(t/ha)
Rendement
Peuplement PMR Rendement Richesse en Taux en
Parcelle 2 (Pieds/ha) (kg/Plant) (t/ha) sucre (%) SE(%)
en sucre
(t/ha)
96
Annexe 7: Résultats calcul des besoins en eau de la culture sur CROPWAT
Résultats calcul des besoins en eau de la culture sur CROPWAT pour la parcelle 1
Besoins
ETc ETc Pluie eff
Mois Phase Kc Irr
(mm/jour) (mm/dec) (mm/dec)
(mm/dec)
Janvier 0.45 0.59 4.7 0 4.7
Janvier Initiale 0.45 0.60 6 10.2 0
Janvier 0.45 0.66 7.3 9.3 0
Février 0.50 0.91 9.1 0 9.1
Février 0.63 1.17 11.7 11.9 0
Février Croissance 0.74 1.12 8.9 21.8 0
Mars 0.84 2.33 23.3 0 23.3
Mars 0.97 3.03 30.3 0 30.3
Mars 1.08 3.75 41.2 0.4 40.8
Avril 1.11 4.90 49 0 49
Avril 1.11 5.44 54.4 0 54.4
Avril 1.11 4.68 46.8 16.3 30.5
Mai Mi-saison 1.11 5.73 57.3 0 57.3
Mai 1.11 6.61 66.1 0 66.1
Mai 1.11 6.26 68.8 0 68.8
Juin 1.11 6.74 67.4 0 67.4
Juin 1.11 7.17 71.7 0 71.7
Juin 1 6.54 65.4 0 65.4
Juillet Arr-saison 0.78 4.82 48.2 0 48.2
Juillet 0.66 3.54 3.5 0 3.5
Total 741.9 69.9 690.9
97
Résultats calcul des besoins en eau de la culture sur CROPWAT pour la parcelle 2
98
Annexe 8: Calendrier d’irrigation établi sur CROPWAT
99
100
Annexe 9: Planning d'irrigation localisée proposé pour la betterave à sucre
101
Planning d’irrigation pour le mois d’Avril
Précipitations ETo Peff
Date Kc Kr BI (mm)
(mm) (mm) (mm)
01/04/2017 0 3,90 1,10 1 0,61 3,68
02/04/2017 0 4,31 1,10 1 0,61 4,13
03/04/2017 0 4,09 1,10 1 0,61 3,89
04/04/2017 0 4,39 1,10 1 0,61 4,22
05/04/2017 0 4,73 1,10 1 0,61 4,59
06/04/2017 0 4,31 1,10 1 0,61 4,13
07/04/2017 0 4,19 1,10 1 0,61 4,00
08/04/2017 0 3,85 1,10 1 0,61 3,63
09/04/2017 0 4,72 1,10 1 0,61 4,58
10/04/2017 0 4,95 1,10 1 0,61 4,83
11/04/2017 0 4,61 1,10 1 0,61 4,46
12/04/2017 0 4,38 1,10 1 0,61 4,21
13/04/2017 0 3,95 1,10 1 0,61 3,73
14/04/2017 0 4,42 1,10 1 0,61 4,25
15/04/2017 0 4,49 1,10 1 0,61 4,33
16/04/2017 0 4,97 1,10 1 0,61 4,86
17/04/2017 0 5,02 1,10 1 0,61 4,91
18/04/2017 0 6,30 1,10 1 0,61 6,32
19/04/2017 0 5,21 1,10 1 0,61 5,12
20/04/2017 0 5,64 1,10 1 0,61 5,60
21/04/2017 0 4,56 1,10 1 0,61 4,40
22/04/2017 0 4,22 1,10 1 0,61 4,03
23/04/2017 0 4,32 1,10 1 0,61 4,15
24/04/2017 5,5 4,40 1,10 1 0,61 4,23
25/04/2017 0,5 4,24 1,10 1 0,61 4,06
26/04/2017 0 4,57 1,10 1 0,61 4,41
27/04/2017 0 4,80 1,10 1 0,61 4,67
28/04/2017 4 3,78 1,10 1 0,61 3,55
29/04/2017 6,4 3,54 1,10 1 0,61 3,29
30/04/2017 14 3,70 1,10 1 0,61 3,46
102
Planning d’irrigation pour le mois de Mai
Précipitations ETo
Date (mm) (mm) Kc Kr Peff (mm) BI (mm)
01/05/2017 0 4,25 1,10 1 0 4,67
02/05/2017 0 5,21 1,10 1 0 5,74
03/05/2017 0 5,84 1,10 1 0 6,42
04/05/2017 0 5,20 1,10 1 0 5,72
05/05/2017 0 5,30 1,10 1 0 5,83
06/05/2017 0 5,26 1,10 1 0 5,79
07/05/2017 0 5,19 1,10 1 0 5,71
08/05/2017 0 5,86 1,10 1 0 6,44
09/05/2017 0 5,13 1,10 1 0 5,64
10/05/2017 0 5,17 1,10 1 0 5,69
11/05/2017 0 5,49 1,10 1 0 6,03
12/05/2017 0 5,57 1,10 1 0 6,13
13/05/2017 0 5,27 1,10 1 0 5,79
14/05/2017 0 5,40 1,10 1 0 5,93
15/05/2017 0 5,44 1,10 1 0 5,98
16/05/2017 0 6,31 1,10 1 0 6,94
17/05/2017 0 6,66 1,10 1 0 7,33
18/05/2017 0 6,37 1,10 1 0 7,01
19/05/2017 0 6,12 1,10 1 0 6,73
20/05/2017 0 7,80 1,10 1 0 8,58
21/05/2017 0 6,27 1,10 1 0 6,90
22/05/2017 0 5,35 1,10 1 0 5,89
23/05/2017 0 5,79 1,10 1 0 6,37
24/05/2017 0 5,28 1,10 1 0 5,81
25/05/2017 0 4,93 1,10 1 0 5,42
26/05/2017 0 5,62 1,10 1 0 6,18
27/05/2017 0 5,27 1,10 1 0 5,80
28/05/2017 0 5,17 1,10 1 0 5,69
29/05/2017 0 5,55 1,10 1 0 6,11
30/05/2017 0 5,71 1,10 1 0 6,28
31/05/2017 0 5,43 1,10 1 0 5,97
103
Planning d’irrigation pour le mois de Juin
Précipitations ETo
Date (mm) (mm) Kc Kr Peff (mm) BI (mm)
01/06/2017 0 5,83 1,10 1 0,1 6,32
02/06/2017 0 6,00 1,10 1 0,1 6,50
03/06/2017 0 6,17 1,10 1 0,1 6,69
04/06/2017 0 5,52 1,10 1 0,1 5,97
05/06/2017 0 5,58 1,10 1 0,1 6,04
06/06/2017 0 5,58 1,10 1 0,1 6,04
07/06/2017 0 6,64 1,10 1 0,1 7,21
08/06/2017 0 6,69 1,10 1 0,1 7,26
09/06/2017 0 5,99 1,10 1 0,1 6,49
10/06/2017 0 6,87 1,10 1 0,1 7,46
11/06/2017 0 6,76 1,10 1 0,1 7,33
12/06/2017 0 6,62 1,10 1 0,1 7,18
13/06/2017 0 4,59 1,10 1 0,1 4,94
14/06/2017 0 5,35 1,10 1 0,1 5,79
15/06/2017 0 6,28 1,10 1 0,1 6,80
16/06/2017 0 7,27 1,10 1 0,1 7,89
17/06/2017 0 7,71 1,10 1 0,1 8,38
18/06/2017 0 7,35 1,10 1 0,1 7,99
19/06/2017 0 6,66 1,10 1 0,1 7,23
20/06/2017 5 6,11 1,10 1 0,1 6,63
21/06/2017 0 6,20 1,10 1 0,1 6,72
22/06/2017 0 6,68 1,10 1 0,1 7,25
23/06/2017 0 7,21 1,10 1 0,1 7,83
24/06/2017 0 7,57 1,10 1 0,1 8,22
25/06/2017 0 6,85 1,10 1 0,1 7,43
26/06/2017 0 6,32 1,10 1 0,1 6,85
27/06/2017 0 6,59 1,10 1 0,1 7,15
28/06/2017 0 5,28 1,10 1 0,1 5,71
29/06/2017 0 4,83 1,10 1 0,1 5,21
30/06/2017 0 7,08 1,10 1 0,1 7,69
104
Planning d’irrigation pour le mois de Juillet
Précipitations ETo
Date (mm) (mm) Kc Kr Peff BI (mm)
01/07/2017 0 5,78 1,10 1 0 6,36
02/07/2017 0 6,43 1,10 1 0 7,07
03/07/2017 0 7,01 1,10 1 0 7,72
04/07/2017 0 5,48 1,10 1 0 6,03
05/07/2017 0 6,26 1,10 1 0 6,89
06/07/2017 0 6,25 1,10 1 0 6,87
07/07/2017 0 6,28 1,10 1 0 6,90
08/07/2017 0 5,99 1,10 1 0 6,59
09/07/2017 0 5,80 1,10 1 0 6,38
10/07/2017 0 5,84 1,10 1 0 6,42
11/07/2017 0 5,44 0,91 1 0 4,95
12/07/2017 0 7,88 0,91 1 0 7,17
13/07/2017 0 7,34 0,91 1 0 6,68
14/07/2017 0 7,63 0,91 1 0 6,94
15/07/2017 0 7,17 0,91 1 0 6,52
16/07/2017 0 7,02 0,91 1 0 6,39
17/07/2017 0 7,19 0,91 1 0 6,54
18/07/2017 0 6,63 0,91 1 0 6,03
19/07/2017 0 6,83 0,91 1 0 6,22
20/07/2017 5 5,59 0,91 1 0 5,09
21/07/2017 0 5,20 0,74 1 0 3,85
22/07/2017 0 4,97 0,74 1 0 3,68
23/07/2017 0 5,57 0,74 1 0 4,12
24/07/2017 0 6,84 0,74 1 0 5,06
25/07/2017 0 5,96 0,74 1 0 4,41
26/07/2017 0 6,35 0,74 1 0 4,70
27/07/2017 0 6,31 0,74 1 0 4,67
28/07/2017 0 6,54 0,74 1 0 4,84
29/07/2017 0 6,50 0,74 1 0 4,81
30/07/2017 0 6,82 0,74 1 0 5,04
31/07/2017 0 6,07 0,74 1 0 4,49
105
Annexe 10: Résultats de l’analyse statistique de la variance établie à l’aide du logiciel «
SPSS »
Parcelle 1
ANOVA à 1 facteur
Total 921198750,000 7
Total ,116 7
Total 1808,950 7
Total 7,728 7
Total 2,342 7
Total 49,952 7
106
Parcelle 2
ANOVA à 1 facteur
Total ,056 7
Total 1990,582 7
Total 8,689 7
Total 3,342 7
Total 41,514 7
107
استهالك المياه بـ .(13%وهذا ما يبرر أهمية تعميم هذا النموذج للري على نطاق المنطقة كلها و الذهاب
ابعد من هذا.
الكلمات الدالة :الشمندر السكري ،CROPWAT،الفعالية الزراعية ،الري بالتنقيط ،التدبير الزراعي و
التقني ،تدبير الري ،SUTA ،ORMVA ،تادلة.
ملخص
بالنظر لعدم كفاءة تدبير الري بالتنقيط في الممارسة الزراعية فإنها أضحت تعوق باستمرار زراعات
الشمندر السكري في تادلة ،لذا فتنفيذ إدارة عقالنية لتدبير الري بالتنقيط لهذه الزراعات يشكل تحديا
وفرصة لجميع المتدخلين المهتمين بهذه الزراعات في تادلة.
شكل البحث عن حل لهذه المشكلة ،دائما ،مركز اهتمامات هذه الجهات الفاعلة ،سواء على الصعيد
اإلقليمي أو الوطني .لقد تم تجهيز أكثر من 26000هكتار في المنطقة السقوية لتادلة بالري الموضعي
كجزء من مشروع إعادة التطوير الجماعي للري بالتنقيط في إطار .(ORMVAT ,2017) PNEEI
وباإلضافة إلى ذلك ،توفر SUTAفي مجال تدخلها الدعم لهذا البرنامج من خالل محوري البحث
والتطوير من جهة واإلستشارة الفالحية لمزارعي الشمندر السكري من جهة أخرى .يؤطر هذا التدخل
اتفاق شراكة بين ORMVATو .SUTA
تهدف الدراسة الحالية اقتراح طرق لتحسين تدبير الري بالتنقيط لزراعة الشمندر السكري في المنطقة
السقوية لتادلة ،و بتحديد أكثر تهدف إبراز أن الري الرشيد القائم على نموذج علمي يأخذ في االعتبار
العوامل المناخية والتُّربوية والمعطيات المتعلقة بالمزروعات ،يكون أكثر كفاءة من الري المبني على
معرفة المزارعين و التي تكون في كثير من األحيان غير كافية.
إلنجاح دراستنا ،تم اعتماد منهجية متعددة الخطوات.أوال ،تم رصد ممارسة وتدبير بالتنقيط من طرف
مزارعي الشمندر السكري في تادلة استنادا إلى نتائج المسوحات الميدانية .ثم أجريت دراسة تجريبية عند
مزارعين للشمندر السكري .تم الري في المناطق التجريبية باحترام البرنامج المنبثق عن نموذج
CROPWATالتي تم تحديدها باستخدام البيانات التي تم جمعها في محطة التجارب الهيدروزراعية أوالد
غناو،أما فى المناطق الشاهدة فكان الري يتم وفقا للعادات التي ألفها المزارع .وقد أجريت في هذه المناطق
قياسات تجانس الري واستهالك المياه وكل من األداء الزراعي والتكنولوجي.
وكشفت نتائج الدراسة االستقصائية عن تدبير غير معقلنة للري الموضعي ،تتميز بغلبة القرارات الذاتية
( ٪ 87.5من المزارعين الذين تم مسحهم يباشرون الري على أساس تقييم شخصي لحالة التربة والنبات
مقابل ٪12.5على أساس )EToمن ناحية ،ومن ناحية أخرى يتم الري بطريقة متباعدة زمنيا (مرة كل
8-6أيام) مع جرعات زائدة لحظية من المياه في األيام األولى الموالية لعملية السقي يليها إجهاد مائي
لفترات طويلة في األيام الموالية.
من جهة أخرى ،مكنتنا النتائج المتحصل عليها تجريبا من التوصل إلى أن الري الموضعي المعقلن يضمن
تحسينا لمردودية من السكر بنسبة 55%باإلضافة إلى كونها أقل نهما في استهالك المياه (تقليص
المملكة المغربية
ROYAUME DU MAROC
INSTITUT AGRONOMIQUE معهد الحسن الثاني
ET VETERINAIRE HASSAN II
للزراعة والبيطرة
اقتراح طرق لتحسين تدبير الري بالتنقيط لتثمين أحسن للماء :
هشيمي منال
أمام اللجنة المكونة من:
معهد الحسن الثاني للزراعة والبيطرة االستاذ باموح أحمد رئيس اللجنة
المكتب الجهوي لالستثمارالفالحي لتادلة السيد كمال محمد الممتحن
كوسومار السيد مويلح زهير الممتحن
معهد الحسن الثاني للزراعة والبيطرة االستاذ اكريم حسن مساعد المقرر
معهد الحسن الثاني للزراعة والبيطرة األستاذ بوراراش الحسن المقرر
شتنبر 2017
Adresse : Madinat Al Irfane, B.P. 6202. Rabat – Maroc العنوان :ص .ب 6202الرباط المعاهد الرباط – المغرب
Tél : (00 212) 0537 77 17 58/59
Fax : (00 212) 0537 77 58 45 الهاتف(00 212) 77 0537 17 58/ 59 :
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(00 212) 770537 58 45 الفاكس:
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