Techniques Des Routes Et Ouvrages D'arts - Complet
Techniques Des Routes Et Ouvrages D'arts - Complet
Secteur : BTP
Filière : TSGC
EL MORID MOHAMED
ISTA TIZNIT
EL MORID MOHAMED
Sommaire
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Chapitre (1) : TERMINOLOGIE ROUTIERE .......................................................................................................... 3
1. Généralité : ............................................................................................................................................ 3
2. Terminologie routière :.......................................................................................................................... 4
3. Composition d’une chaussée :............................................................................................................... 8
4. Différents matériaux utilisés en corps de chaussée : ............................................................................ 8
Chapitre (2) : LES ESSAIS SUR MATERIAUX-QUALITE DES MATERIAUX ........................................................... 13
1. Les essais sur matériaux : .................................................................................................................... 13
2. La qualité des matériaux : ................................................................................................................... 25
Chapitre (3) : Dimensionnement de corps de la chaussée .............................................................................. 29
1. Les classifications des sols : ................................................................................................................. 29
2. Dimensionnement de structure de la chaussée : ................................................................................ 36
Chapitre (4) : HYDROLOGIE, HYDRAULIQUE & ASSAINISSEMENT ................................................................... 40
1. Introduction : ....................................................................................................................................... 40
2. Démarche d’étude de projet : ............................................................................................................. 41
3. Hydrologie : ......................................................................................................................................... 42
4. Calcul des ouvrages hydrauliques : ..................................................................................................... 50
Chapitre (5) : CONCEPTION DE PROJET ROUTIER-TRACE ROUTIER ................................................................. 52
1. Introduction : ....................................................................................................................................... 52
2. Tracé en plan ....................................................................................................................................... 56
3. Fond de plan : ...................................................................................................................................... 62
4. Conception longitudinale : .................................................................................................................. 63
5. Conception transversale : .................................................................................................................... 67
6. Règles : ICGRRC : (Voir le Guide caractéristiques géométriques des routes en rase campagne) ....... 68
Chapitre (6) : MÉTRÉ ROUTIER ET ETABLISSEMENT DE DEVIS QUANTITATIF ................................................. 69
1. Chaussée : ............................................................................................................................................ 69
2. Calcul des terrassements -Mouvement des terres :............................................................................ 72
3. Métré des ouvrages hydrauliques : ..................................................................................................... 78
Chapitre (7) : Les phases d’étude et de réalisation d’un projet routier .......................................................... 80
1. Les phases d’étude d'un projet routier ............................................................................................... 80
2. Les phases de réalisation d'un projet routier ...................................................................................... 81
Chapitre (8) : Technologie des ponts............................................................................................................... 83
1. Terminologie : ...................................................................................................................................... 83
2. Définition et différentes parties d’un pont. ........................................................................................ 84
3. Nom des vues de représentation. ....................................................................................................... 86
4. Critères de classification. ..................................................................................................................... 87
5. Analyse fonctionnelle. ......................................................................................................................... 90
6. Modes constructifs. ............................................................................................................................. 97
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Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Introduction
Des millions de conducteurs roulent chaque jour sur une chaussée qui n’est pour eux qu’un
simple ruban de bitume. Or cette couche de surface doit assurer sécurité et confort (adhérence des
véhicules, limitation du bruit de roulement) dans les meilleures conditions économiques (durabilité
de la structure pour en limiter les coûts d’entretien et de réfection).
Pour cela, une chaussée doit reposer sur une assise, -face cachée de la route- et avoir un
revêtement propre apte à résister à des sollicitations géotechniques, climatiques (gel, infiltration de
eaux), et à la nature et l’intensité du trafic à supporter.
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1. Généralité :
1.1 Infrastructures routières au Maroc
Définition :
Voirie urbaine :
➢ Autoroutes urbaines ;
➢ Voie express ou Voie rapide ;
➢ Boulevard ; Avenue ;
➢ Rue ; Ruelle etc…
➢ Autoroutes de liaison ;
➢ Rocade (voie de contournement) ;
➢ Route Nationale (RN) (relie deux pôles économiques) ;
➢ Route Régionale (RR) (relie les routes nationales, et lie entre les régions) ;
➢ Route Provinciale (RP) (assure les liaisons entre les communes) ;
➢ Piste Communale (à l'intérieur des communes) ;
➢ Piste Forestière (à l'intérieur des forêts) ;
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2. Terminologie routière :
➢ Chaussée :
C’est la surface revêtue de la route sur laquelle circulent les véhicules (ensemble des couches
de matériaux rapportées sur un terrain naturel pour permettre la circulation de véhiculés).
❖ Chaussée souple :
Elle est constituée par la superposition de couches en matériaux GNT (matériaux non traité) et
/ou en matériaux traité au liant hydrocarboné (les liants bitumineux : produit pétrolier et les
goudrons : produit huileux), les couches supérieures sont plus dures et plus résistantes que les
couches inferieurs.
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❖ Chaussée semi-rigide :
Elles comportent une couche de surface bitumineuse reposant sur une assise en matériaux traités
aux liants hydrauliques (exemple : le ciment -plus utilisé- et la chaux) disposés en une couche (base)
ou deux couches (base et fondation)
❖ Chaussée rigide :
Une chaussée rigide est constituée d’un revêtement en béton de ciment vibré ou fluide. En règle
générale, une chaussée en béton comporte, à partir du sol, les couches suivantes :
➢ Accotements :
Ce sont deux bandes latérales qui encadrent la chaussée, ils peuvent être dérasés ou surélevées.
Ils assurent une butée aux couches constituant la chaussée, ils permettent d’assurer le stationnement
des véhicules et le passage occasionnel lors des dépassements.
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➢ Plateforme :
C’est l’ensemble : chaussée, accotements y compris éventuellement les terres pleines centrales
(TPC) et les pistes cyclables.
➢ Fossés :
Ce sont les excavations aménagées de part et d’autre de la plateforme. Ils sont destinés à assainir
la plateforme en collectant les eaux de ruissellement drainées par la chaussée et les accotements.
➢ Dévers :
C’est l’inclinaison transversale de la route en alignement droit. Il est destiné à évacuer les eaux
superficielles. En courbe, les dévers permettent à la fois d’évacuer les eaux de ruissellement et de
compenser une partie de la force centrifuge.
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➢ Assiette :
C’est la surface de terrain réellement occupée par la route et ses annexes. (Plateforme, Fossés,
Talus, toute dépendance et Ouvrages affectés au Domaine Public).
➢ Emprise :
C’est la partie du terrain affectée à la route ainsi qu’à ses dépendances ; c’est la limite du domaine
public de l’état.
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Pour accomplir son devoir la chaussée doit avoir, une résistance suffisante et une surface
parfaitement régulière.
Dans ce but la chaussée exige généralement pour sa construction plusieurs couches exécutées
en matériaux déférents d’une épaisseur bien déterminé ayant chacune un rôle bien défini ; ainsi une
chaussée peut avoir en ordre croissant :
❖ Couche anti-contaminant (AC) : Elle s’oppose à la remontée des fines et la stagnation des
eaux, il joue un rôle filtre.
❖ Couche de forme : Elle améliore la portance du sol support et le compactage des couches
supérieurs.
❖ Couche de fondation : Elle repartie les pressions sur le sol support.
❖ Couche de base : Elle support directement l’action de véhicules, et à l’intérieur de laquelle
les pressions sont très élevées.
❖ Couche de liaison : Elle assure la transition entre la couche de base et la couche de roulement
et permet d’éviter le phénomène d’orniérage. (Couche d’accrochage)
❖ Couche de roulement : Elle constitue une chape de protection de la couche de base par sa
dureté et son imperméabilité. Elle doit assurer en même temps la rugosité de la surface qui
est une qualité essentielle pour la sécurité des usagers de la route.
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➢ Inexistante ou réduite à une mince couche de réglage, lorsque les matériaux constituant le
remblai ou le sol en place ont eux-mêmes les qualités requises de la portance ;
➢ Constituée d'une ou plusieurs couches de matériaux différents incluant éventuellement un
géotextile.
Photos : Géotextiles
1.3 Couches d’assises :
Les matériaux constituant les couches d’assise sont :
GNF : Grave non traitée pour couche de fondation. (GNF1 – GNF2 – GNF3).
GN : Grave non traitée pour couche de base :
➢ GNA : Grave non traitée pour couche de base de type A ayant une qualité supérieure.
➢ GNB : Grave non traitée pour couche de base de type B.
➢ GNC : Grave non traitée pour couche de base de type C.
➢ GND : Grave non traitée pour couche de base de type D.
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GC : Grave Ciment.
GAC : Grave Améliorée au Ciment.
GVC : Grave Valorisée au Ciment.
❖ Les graves traitées aux liants hydrocarbonés : (Fabriqués en centrale)
Tous ces matériaux sont élaborés à partir de ballastière d’oued ou de roche massive moyennant
une station de concassage. Et sont définie par le CPC, le cahier des prescriptions communes des
travaux routières.
Couche de Liaison
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Ce sont des produits provenant du pétrole sans ajout des produits spéciaux. Pour les classer on
utilise l’essai de pénétrabilité à l’aiguille qui permet d’apprécier la consistance de liant pur en
fonction de l’enfoncement de l’aiguille en (1/10) mm (les profondeurs de pénétration sont exprimées en dixièmes de
millimètre), d’une aiguille chargée à 100g pendant une durée de (5s) ; plus l’enfoncement est grand
plus le bitume est mou et inversement.
Ces bitumes sont utilisés dans la fabrication des enrobés et des émulsions de bitume.
Ce sont des bitumes purs auxquels on ajoute des fluxant ou diluants dans le but de les rendre
plus fluides et pouvoir les répandre à des températures plus faibles. Ils sont utilisés Pour les
revêtements superficiels et l’imprégnation.
On les classe à partir d'une mesure de pseudo-viscosité traduite par le temps d'écoulement d'une
quantité de bitume 50 cm3 à travers un orifice de diamètre normalisé (4/10) mm et à une température
de (25 à 40) c°.
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❖ Émulsions de bitume
Une émulsion est une dispersion d'un bitume pur dans l'eau en présence d'un émulsifiant =
solvant. Elle est caractérisée par :
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Il permet de Déterminer la répartition des grains de sol suivant leurs dimensions (La classe
granulaire d/D).
❖ Equivalent de sable :
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Le but : Evaluer l'évolution des matériaux sableux sous le trafic de chantier. La friabilité est un
critère d’identification reconnu par le GTR pour préciser le classement des sables pour un emploi
en couche de forme.
Méthode d’essai :
Mesurer l’évolution granulométrique d’une fraction de sable (0,2 – 2 mm ou 0,2 – 4mm) produite
par fragmentation dans un cylindre en rotation en présence d’eau et d’une charge broyante (billes
métalliques).
Masse séche (g)des éléménts < à 0,10mm produits durant l′essai
FS = 100 x
500
FS : est l’un des indicateurs permettant de juger la résistance au trafic de chantier des matériaux
sableux non traités utilisés en couche de forme.
Le but : A l’instar de ce qui se pratique pour les graviers de fraction 6/10mm et 10/14 mm,
doivent être propres avant leur utilisation dans la fabrication des bétons.
Principe : Contrairement aux sables, les graviers présentant des classes granulaires
relativement grossières. Ainsi, le principe de séparation des agrégats des éléments fins ne se fera pas
par sédimentation mais par lavage.
Méthode d’essai :
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❖ Teneur en eau :
❖ Limite d’Atterberg :
Evaluation de la richesse en argile d’un sol en déterminant sa capacité a absorbé les molécules
du bleu de méthylène.
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❖ Boite de cisaillement :
L’essai a pour objet de mesurer les caractéristiques de rupture d’un échantillon de sol fin saturé
soumis à un cisaillement direct selon un plan imposé, à une vitesse constante.
En vitesse lente et conditions drainées peuvent être déduites les valeurs de l’angle de frottement
effectif « phi » et la cohésion effective c, paramètres utilisés pour le dimensionnement de fondations,
les calculs de vérification des coefficients de sécurité à la rupture de talus et pour la détermination
des actions de poussée et de butée sur les ouvrages de soutènement.
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❖ Essai triaxial :
À partir de l'enregistrement d'un essai triaxial, il est possible de déduire les principales
caractéristiques mécaniques de l’échantillon, y compris l'angle de frottement interne et la cohésion.
Ces caractéristiques mécaniques sont nécessaires pour les calculs de dimensionnement ou l'analyse
de désordres dans les ouvrages géotechniques : ainsi la détermination du coefficient de sécurité au
glissement d'un talus.
❖ Essai œdométrique :
Mesurer le tassement au cours de temps des couches du sol. Lorsque des couches de sols sont
soumises à des sollicitations de grande étendue (dallages, remblais…) on peut considérer que la
compression est unidimensionnelle. La déformation verticale qui en résulte est appelée tassement.
Pour simuler en laboratoire ces chargements unidimensionnels, on comprime des échantillons
intacts de sol dans un appareil appelé odomètre. Cet essai permet d’établir, pour un échantillon
donné, deux types de courbes :
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❖ Essai CBR :
L’essai CBR est un essai de portance (aptitude des matériaux à supporter les charges) des
remblais et des couches de formes compactées des ouvrages routiers.
Il s’agit de déterminer expérimentalement des indices portants (IPI, CBR) qui permettent :
❖ Essai Proctor :
L'essai Proctor est un essai géotechnique qui permet de déterminer la teneur en eau nécessaire
pour obtenir la densité sèche maximale d'un sol granulaire par compactage à une énergie fixée (poids
de dame, nombre de coups et dimensions normés).
But de l’essai :
✓ Déterminer les références de compactage d’un matériau : Masse volumique et teneur en eau
optimales ;
✓ Savoir si un sol est compactable dans les conditions de chantier, compte tenu de sa teneur en
eau naturelle et la teneur en eau optimum Proctor ;
✓ Fixer les spécifications de compactage à atteindre :
✓ Pour les remblais et les digues : la densité sèche soit supérieure à 90% de la densité optimum
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✓ Pour les couches de chaussées : la densité sèche soit supérieure à 95% de la densité l’OPM ;
Pour bien comprendre le test, il suffit de faire l'expérience sur une plage : en allant vers la mer,
le sable en amont est très sec. On s'enfonce facilement dedans. Sa compacité est très faible. Plus on
avance vers la mer, plus la teneur en eau augmente, et moins on s'enfonce en marchant sur le sable
jusqu'à obtenir une compacité optimum. Le sable est alors très dur sous les pieds (il est proche de la
saturation : il n'y a presque plus d'air présent dans le sol). Ensuite, quand on s'approche encore de la
mer, on s'enfonce de nouveau. Le sable est saturé en eau et sa compacité est amoindrie.
Essai PROCTOR
Objectif : MDE permet de quantifier à la fois l’usure par frottement réciproque des
granulats dans une assise, et l’usure par frottement des pneumatiques sur les gravillons à la surface
du revêtement.
Domaines d’application : Le présent essai s’applique aux granulats utilisés dans les travaux
publics.
Principe : Quatre Echantillons identique de fraction 10/14 mm, sont soumis à un cycle d’usure,
en présence d’eau, par contact avec des billes d’acier à l’intérieur d’un cylindre en rotation ;
Le degré d’usure est apprécié par détermination de proportion d’éléments fins, inférieur à
1.60mm générés au cours d’essai.
Méthode d’essai :
• Prise d’essai de 500g lavée et séchée.
• Mise en place dans un tambour avec 5kg de billes métalliques calibrés et 2.50 litres d’eau.
• Appliquer une rotation de 12 000 tours au tambour à la vitesse de 100 tours /minute.
• Retirer la prise d’essai, pour lavage au-dessus d’un tamis de 1.60mm.
• Peser le refus à ce tamis après séchage (Noté Masse :M) ;
• Le coefficient Micro – Deval est par définition la rapport :
500 − 𝑀
𝑀𝐷𝐸 =
500
Le coefficient MDE est la moyenne de deux détermination (1determination =Essai sur
2Echantillons 10/14mm de même nature) ;
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Objectif : Les gravillons situés à la surface de chaussée doivent présenter des arêtes vives et des
faces râpeuses pour lutter contre la glissance. Pour maintenir cette capacité il faut bien entendu
qu’ils conservent dans le temps ces arêtes qui ont tendance à disparaître par polissage.
Principe : On utilise une roue supportant des plaques sur laquelle sont collés les granulats à
tester, et on le fait frotter contre une autre roue à bandage de caoutchouc en présence d’eau et
d’abrasifs.
Méthode d’essai : Après un certain nombre de rotation, on mesure à l’aide d’un pendule la perte
de rugosité à la surface des plaques et l’on en tire le CPA (le Coefficient de Polissage Accéléré) qui
donne son nom à l’essai ;
Principe : L'élaboration des bétons de ciment, ainsi que la réalisation des corps de chaussées et
des couches de roulement, nécessitent de n'utiliser que des granulats ayant une forme assez
ramassée, à l'exclusion des granulats plats. En effet, ceux-ci ne permettent pas de réaliser un béton
très compact, et, par ailleurs, en technique routière, ils ne peuvent être utilisés car ils conduisent à
des couches de roulement trop glissantes.
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Mode opératoire :
- Laver la masse de prise d’essai dans le tamis 80 µm pour éliminer les fines.
- Sécher la masse lavée dans l’étuve (110±5) °C
- Tamiser et peser le refus Partiel de chaque tamis.
- Tamiser le refus de chaque tamis par la grille équivalente et mesurer son refus.
𝑨𝒊=𝒎𝒊/𝑹𝒊*100
𝑨=𝑴𝟐/𝑴𝟏∗𝟏𝟎𝟎
Méthode d’essai : On détermine la proportion du matériau roulé ayant été cassé au moins une fois
sur la courbe granulométrique du matériau à l’entrée du concasseur, en positionnant le D du 0/D
sortant du concasseur ;
La faiblesse dans la notion de l’indice de concassage réside dans le fait qu’un gravillon roulé
ayant une seule face ébréchée est considéré comme concassée, ce qui est insuffisant pour les couches
de roulement.
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Objectif : Mesure de la densité en place - Contrôle du compactage par mesure de teneur en eau
optimale et le poids volumique sec maximale - Conforme aux recommandations du LCPC ;
Principe : Le principe de cette méthode est la mesure du volume d'un trou, de 1 à 3 litres, creusé
dans le sol et connaissant le poids du matériau extrait, on détermine la masse volumique en place du
matériau étudié ;
Méthode d’essai :
✓ Décaper le sol à l'endroit voulu jusqu'au niveau de la couche dont on veut mesurer sa masse
volumique. Bien aplanir la surface suivant un carré de 30 cm de côté environ.
✓ Placer sur le sol la plaque de référence et la maintenir en place à l'aide des quatre clous -
Crochets (fig.2).
✓ Enlever la plaque de transport et fixer le densitomètre sur la plaque de référence.
✓ Baisser le piston en appuyant sur la poignée avec une pression minimale de 5 kPa et noter la
lecture, soit (V0) (fig.3).
✓ Retirer l'appareil et le poser sur la plaque de transport.
✓ Creuser le sol à l'intérieur de l'évidement de la plaque et recueillir soigneusement tout le terrain
extrait du trou dans un récipient étanche. Le trou aura 12 à 15 cm de profondeur et la masse
extraite > 1500 g. Ce matériau sera par la suite pesé, soit (M) (fig.4).
✓ Replacer l'appareil sur la plaque de référence et abaisser le piston pour appliquer la membrane
contre les parois du trou. Noter la lecture, soit (V1) (fig.5).
✓ Déterminer au laboratoire la teneur en eau du sol, soit (w).
Expression de résultats :
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𝑀
𝜌=
(𝑒𝑛 𝑔/𝑐𝑚3)
𝑉
✓ Si on connaît la teneur en eau, la masse volumique sèche est :
𝝆
𝝆𝒅 = (𝒆𝒏 𝒈/𝒄𝒎𝟑)
𝝎+𝟏
✓ Le degré de compactage se calcule par rapport à une valeur de référence donnée par les essais
de laboratoire (essai Proctor).
ρd (chantier)
Le degré de compactage en (%) = x100
ρd(Laboratoire)
❖ Essai à la plaque :
Méthode d’essai :
Cet essai consiste à mesurer les tassements d’une plaque circulaire sous l’action d’une charge
croissante et de définir des modules de déformation pour des cycles de chargement-déchargement.
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1.3 Les essais sur les bitumes : (ESSAI SUR LES PRODUITS NOIRS)
➢ Bitumes purs
• La pénétration
• Densité relative à 25°C mesurée au pycnomètre
• Perte de masse au chauffage (163°C pendant 5h à l’étuve)
• Pourcentage de pénétration restant après perte de masse au chauffage.
• Point d’éclair (vase ouvert)
• Ductilité à 25°C
• Solubilité dans le tétrachloroéthylène
• Point de ramollissement B1
• Teneur en paraffine.
• Pseudo – viscosité
• Densité relative à 25°C au pycnomètre
• Pénétration à 25°C, 100g, 5s de résidu à 360°C de la distillation
• Point d’éclair (vase clos)
➢ Emulsions
• Teneur en eau
• Pseudo – viscosité
• Indice de rupture
• Essai d’homogénéité
• Essai de stabilité au stockage
• Essai d’adhésivité
• Détermination de la charge des particules.
• Essai Marshall
• Essai Duriez
• Essai Vialit
• Détermination de la teneur en bitume d’un enrobé “méthode Kumagawa”.
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La granularité a une importance primordiale car elle permet d'obtenir une compacité maximale
et d'éviter la ségrégation au moment de la mise en œuvre.
2.2 Propreté :
On détermine la propreté d’un matériau par l’essai d’équivalence du sable, les limites
d’Atterberg (WL, WP et IP) et la valeur de bleu de méthylènes.
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2.3 Dureté :
C’est une caractéristique intrinsèque de la roche qui nous renseigne sur la dureté du matériau
et sa résistance à l’usure et à la fragmentation, elle est déterminée par les essais suivants :
Los-Angeles, Micro-Deval, Essai de friabilité de sable.
2.4 Angularité :
Cette caractéristique nous renseigne sur le pourcentage des éléments concassés contenus dans
un matériau, elle est déterminée par l’indice de concassage.
Règle :
➢ Un matériau d/D élaboré concassé à X(%) s’il y a X(%) des refus au diamètre D de matériaux
d’origine soumis au concassage.
Exemple :
• Un matériau Elaboré concassé GNB (0/31.50)→Ic>35% (cad 35% des refus > au diamètre
31.5 qui doivent être soumis au premier concassage).
• Un GNA a un indice de concassage de 100% si elle est produite d’un tout venant brute
ayant 100% à la maille 31,5 (refus) ;
➢ Un matériau d/D élaboré concassé pur si le plus petit diamètre d1 de matériaux d’origine
soumis au concassage est supérieur à 4D.
Autrement, On dit qu’un matériau est concassé pur s’il est produit à, partir d’un tout venant
dont le plus petit diamètre (d > 4 x D) ;
• Pour les assises de chaussées non traitées, l'angularité favorise les propriétés mécaniques
en augmentant l'angle de frottement interne ;
• Éléments présentant des faces se coupant à angles vifs (pointu) augmentent l’angle de
frottement interne et diminuent la maniabilité, ce qui a deux effets opposés : le
compactage est plus difficile et la stabilité est plus élevée ;
• Matériaux issus des roches massives sont entièrement concassés par définition ;
• Matériaux d’origine alluvionnaire, elle est définie par deux données : IC et RC
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2.5 Forme :
Elle joue un rôle important à la fois pour les granulats de la couche de roulement, des gravillons
plats ayant tendance à se coucher au moment du compactage, et pour les matériaux d'assise, des
granulats plats ou allongés réduisant la compacité et la stabilité. Elle a aussi une grande influence
sur les caractéristiques mécaniques des matériaux (Los Angeles, Micro-Deval, fragmentation
dynamique).
• Pour les remblais et les digues : Le degré de compactage doit être supérieur à 90% de l’OPN ;
• Pour les couches de chaussées : Le degré de compactage doit être supérieur à 95% de l’OPM ;
RECAPITULATIF :
Caractéristiques de fabrication :
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- La granulométrie
- Les caractéristiques de plasticité de la fraction fine (Atterberg)
Gb
<0.08 mm
graduée
Plus de 50 % des
diamètre>2 mm
graduée
GL Grave limoneuse
s <0.08
Plus de
12%
mm
Moins de 5%
Sb
<0.08 mm
graduée
gradué
mm
SL Sable limoneux
s <0.08
Plus de
12%
mm
Si le % des éléments ayant un diamètre < 0.08 mm est compris entre 5 et 12 %, on utilise le double symbole :
Pour les graves : Gb – GL, Gb – GA, Gm – GL et Gm – GA
Pour les sables : Sb – SL, Sb – SA, Sm – SL et Sm - SA
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• Classification des sols basée sur les paramètres d’identification géotechniques vis-à-vis de la
construction de remblai et de la couche de forme.
• Les règles de mise en œuvre et les modalités d’utilisation des matériaux en remblai et en
couche de forme.
• La formulation des modalités de compactage et de régalage.
Tout projet de terrassement doit faire l’objet d’une étude géotechnique. Cette étude doit
permettre d’identifier et de classer les sols rencontrés lors des sondages exécutés dans les zones à
déblayer et dans les assises des remblais.
Cette étude permet ainsi d’établir le plan de mouvement des terres (PMT).
Cette étude géotechnique doit également englober l’étude de stabilité des pentes des talus de
déblai et de remblai (en fonction de l’angle de frottement interne).
b) Terminologie :
Les sols sont regroupés en 3 catégories principales : sols meubles, matériaux rocheux en plus de
sol organique et Sous-produits industriels ;
II s´agit de matériaux naturels, constitués de grains pouvant se séparer aisément par simple
trituration ou éventuellement sous l´action d´un courant d´eau. Ces grains peuvent être de
dimensions très variables, allant des argiles aux blocs.
Les sols sont de nature géologique diverse : alluvions, colluvions, matériaux meubles
sédimentaires, ...
Ils correspondent aux classes A, B, C et D définies ci-après. Leur pourcentage de matières
organiques est inférieur ou égal à 3 %.
Il s´agit des matériaux naturels comportant une structure qui ne peut être désagrégée par simple
trituration ou sous l´action d´un courant d´eau ; leur utilisation implique une désagrégation
mécanique préalable par minage ou emploi d´engin d´extraction de forte puissance.
Les matériaux rocheux correspondent à la classe R définie ci-après ; ils ont pour origine
l´ensemble des roches sédimentaires, magmatiques et métamorphiques.
Sous-produits industriels :
Il s´agit de matériaux, produits de l´activité humaine, d´origines diverses pouvant être utilisés
en remblais et en couches de forme.
Les sols organiques, les sous-produits industriels correspondent à la classe F définie ci-après.
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• La granularité :
✓ Le Dmax : Dimension maximale des plus gros éléments contenus dans le sol, le Seuil
retenu est 50 mm.
Cette valeur permet de distinguer les sols fins, sableux et graveleux (classe A, B et D) (≤ 50
mm), des sols grossiers comportant des éléments blocailleux (Classe C) (> 50 mm).
Le 12% : c´est un seuil conventionnel permettant d´établir une distinction entre les matériaux
sableux et graveleux pauvres ou riches en fines.
✓ Le tamisat à 2 mm :
Ce paramètre permet d´établir la distinction entre les sols à tendance sableuse et les sols à
tendance graveleuse. Le Seuil retenu est 70% : Ce seuil permet de distinguer les sols sableux (plus
de 70 % de tamisât à 2mm) des sols graveleux (moins de 70 % de tamisât à 2 mm).
• L’argilosité :
32
EL MORID MOHAMED
Seuils retenus :
• Paramètres d’état
Il s´agit des paramètres qui ne sont pas propres au sol, mais fonction de l´environnement dans
lequel il se trouve.
Pour les sols, le seul paramètre d´état considéré dans la présente classification est l´état hydrique
; son importance est capitale vis-à-vis de tous les problèmes de remblai et de couche de forme.
L’état hydrique :
✓ h : état humide ;
✓ m : état d’humidité moyen ;
✓ s : état sec ;
✓ ts : état très sec ;
33
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
34
EL MORID MOHAMED
Les sols Tirseux se caractérisent par le gonflement en présence de l’eau, et les fissurations par
retrait à l’état sec.
On appelle sol Tirseux tout sol de couleur gris foncé à noir constituant généralement la
couverture végétale, ils sont caractérisés par une forte instabilité volumétrique.
Le gonflement à l’état humide et fissuration par retrait à l’état sec.
Les sols Tufacés sont des calcaires et on distingue deux types (A-B), on les classe par la teneur
en carbonate de calcium CaCO3.
35
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Le trafic est le nombre de véhicules qui passent par une route ou section d’une route par unité
du temps. Il est exprimé en TMJA (Trafic moyen journalier annuel) ;
➢ Comptage manuel : Il permet de relever aussi bien le nombre de véhicules que ses
caractéristiques (silhouettes).
36
EL MORID MOHAMED
➢ Comptage automatique :
L’agressivité (A) est estimée vis-à-vis de l’endommagement par fatigue de la chaussée. Elle
correspond au dommage provoqué par le passage d’un essieu de charge (P), par rapport au dommage
dû à un passage de l’essieu isolé de référence de charge P0.
NB : L’essieu de référence pris au Maroc est : un essieu isolé à roue jumelle de 13T.
37
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
• Un essieu simple : un essieu isolé dont l’axe est distant de plus de 2m de l’un
quelconque des axes des essieux de véhicule.
• Un essieu Tandem : un essieu faisant partie d’un groupe de deux essieux dont la
distance des axes est inférieure à 2m.
• Un essieu Tridem : un essieu faisant partie d’un groupe de trois essieux dont la
distance des axes est inférieure à 2m.
L’agressivité d’un poids lourd est égale à la somme des agressivités de ses essieux.
Connaissant l’histogramme de charge par type d’essieu pour un trafic donné, l’agressivité de ce
trafic est qualifiée par le coefficient CAM, correspondant à l’agressivité moyenne du poids lourd
composant ce trafic par rapport à l’essieu pris pour référence.
38
EL MORID MOHAMED
1 3
P
CAM = K j nij i
NPL i j =1 P0
39
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
❖ BUSE CAO :
Les buses CAO sont en béton Centrifuge Armé Ordinaire et sont destinés à l’assainissement.
Ils ont deux types d’emboitement :
• À collet pour les diamètres 300mm à 1400mm
• À mi- épaisseur pour les diamètres supérieurs.
Classe : 90A/Classe 135A
Le prix est rémunéré au mètre linéaire.
40
EL MORID MOHAMED
41
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
3. Hydrologie :
3.1 Choix de la période de retour :
Compte tenu de la nature des routes rurales et de leur objectif de desserte, il n'est pas possible
pour des raisons économiques et financières, de prévoir des ouvrages devant faire face à tous les
évènements climatiques et donc à toutes les crues.
En toute rigueur, le choix de la période de retour (d’une crue) devrait faire l'objet d'une analyse
mettant en regard le coût d'investissement de l'ouvrage, avec les conséquences d'un débordement
d'eau pour l'usager, les riverains et l'ouvrage.
Pour les ouvrages hydrauliques, et les ouvrages de drainage, une période de retour de 10 ans et
vérifier que le niveau d'eau n'atteint pas le corps de chaussée pour une période de retour de 25 ans.
42
EL MORID MOHAMED
Le débit de projet correspondant à une période de retour donnée, de l'événement crue, peut être
calculé de deux manières :
➢ Si le bassin versant est équipé d'une station climatique de jaugeage, le débit de pointe est
alors estimé :
• Statistiquement, en utilisant les lois d'ajustement des valeurs mesurées directement sur le
cours d'eau alimenté par le bassin versant à l'étude (hydrologie statistique),
43
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
La 1ère méthode a pour inconvénient de requérir des mesures s'étendant sur une période longue,
la 2ème n'est pas pratique à utiliser à cause de la difficulté d’appréciation de certains paramètres s'y
rattachant.
Pour le calcul des temps de concentration, aucune formule n'étant a priori meilleure que les
autres, la valeur à prendre est la moyenne des résultats des huit formules suivantes, après
élimination des valeurs extrêmes (aberrantes) :
44
EL MORID MOHAMED
Avec :
45
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
une superficie allant de quelques kilomètres carrés à quelques milliers. On définit finalement une
averse comme un épisode pluvieux continu, pouvant avoir plusieurs pointes d'intensité.
L'intensité moyenne : d'une averse s'exprime par le rapport entre la hauteur de pluie observée
et la durée t de l'averse :
ℎ
𝑖𝑚 =
𝑡
b- Evaluation d’intensité de pluie :
Pour le calcul de l’intensité et la hauteur de pluie, on utilise les résultats de « l’étude des courbes
hauteur-durée réalisé pour onze régions du Maroc par la société Centrale pour l’Equipement du
Territoire (SCET en 1968). Ces formules doivent être actualisées et étendues à l’ensembles des
régions du Maroc.
Avec : a et b sont des paramètres régionaux appelées : coefficient de Montana. Ces derniers
dépendent de la région de projet et de période de retour.
46
EL MORID MOHAMED
a- Formule de Mac-Math :
b- Formule de Burkli-Ziegler :
c- Formule de Mallet-Gauthier :
47
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
d- Formule Fuller II :
e- Formules régionales :
48
EL MORID MOHAMED
f- Formule de FULLER I :
g- Formule Rationnelle :
Q = C . I . S /3,6
49
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Deux méthodes peuvent être utilisées pour le dimensionnement des ouvrages hydrauliques :
➢ Méthode de Delorme : par application d’une formule de prédimensionnement qui se base sur
le calcul des débits capables des ouvrages hydraulique. À utiliser, surtout pour la phase étude de
définition.
➢ Pente
➢ Rugosité
➢ Géométrie
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EL MORID MOHAMED
51
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
1. Introduction :
La conception de la route nécessite des études géométriques et structurales basées sur les
caractéristiques propres du site du projet. Les études structurales dépendent des caractéristiques du
sol, de la classe de trafic et du type de chaussée à réaliser. Les études géométriques, tant pour les
éléments d'implantation des alignements horizontaux et verticaux, et des profils transversaux, que
pour la mise en place du tracé et les mouvements de terre, sont fortement tributaires des
caractéristiques topographiques de la zone.
Ainsi, le choix des pentes de projet, des rayons de courbure, des zones d'emprunt, et tant d'autres
paramètres.
La réalisation de La conception géométrique d’un projet routier ne peut pas être réalisée sans
faire des études topographiques préalables.
Lors d’un avant-projet sommaire de l’étude d’un projet routier, le projeteur a besoin d’une vue
en coupe du terrain naturel suivant l’axe du projet qu’il étudie : ce graphique est le profil en long du
terrain naturel. Des vues en coupe perpendiculairement à l’axe sont aussi nécessaires à l’étude : ce
sont les profils en travers. Ces deux types de graphiques permettent d’obtenir, après plusieurs études
un tracé « idéal » répondant aux impératifs du projet que sont la visibilité, l’emprise sur le terrain,
la déclivité maximale, le moindre coût, etc.
52
EL MORID MOHAMED
Un profil en long est la représentation d’une coupe verticale suivant l’axe d’un projet linéaire
(route, voie ferrée, canalisation, etc.). Le profil en long est complété par des profils en travers qui
sont des coupes verticales perpendiculaires à l’axe du projet. Leur établissement permet en général
le calcul des mouvements de terres (cubatures) et, par exemple, permet de définir le tracé idéal d’un
projet de manière à rendre égaux les volumes de terres excavés avec les volumes de terre remblayés.
53
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
• Le profil en long :
Le profil en long est un graphique sur lequel sont reportés tous les points du terrain naturel et
de l’axe du projet. Il est établi en premier lieu. On s’appuie sur ce document pour le dessin des profils
en travers.
On peut colorier de manière différente les remblais (en rouge) et les déblais (en bleu).
54
EL MORID MOHAMED
Les profils en travers fictifs (surface nulle) dont on doit déterminer la position (abscisse et
éventuellement l’altitude) sont les points d’intersection entre le terrain naturel et l’axe du projet ;
ces profils particuliers sont utiles pour le calcul des cubatures. Il faut connaître leur position en
abscisse par rapport aux deux profils en travers qui les encadrent.
• Le profil en travers
Le profil en travers est représenté en vue de face pour une personne qui se déplacerait sur l’axe
du projet de l’origine à l’extrémité du projet.
Il existe trois types de profils en travers : les profils en remblai, en déblai ou bien les profils
mixtes.
55
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
• La vue en plan
C’est la Projection de la route sur le plan horizontal. Le plan topographique sert de support au
tracé (échelle : 1/500ème à 1/100ème). On représente l’axe de la route et on reporte la position des
profils en travers.
2. Tracé en plan
Il met en évidence les longueurs des sections rectilignes, arquées et la valeur des rayons de
courbure dans les virages.
Eléments du raccordement :
➢ OP : origine du projet
➢ FP : Fin projet
➢ AL : Alignement droit
➢ C : Courbe circulaire
➢ CL : Clothoïde
56
EL MORID MOHAMED
➢ R : Rayon de courbure
➢ S : Sommet des alignements
NB : La longueur totale du tracé en plan est égale à :
b- Courbe en S :
Eléments du raccordement :
➢ OP : origine du projet
➢ FP : Fin projet
➢ AL : Alignement droit
➢ C : Courbe circulaire
➢ R : Rayon de courbure
➢ S : Sommet des alignements
NB : La longueur totale du tracé en plan est égale à : Ltotale = AL1 + C1 + C2 + AL2
c- Courbe en C :
57
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Eléments du raccordement
➢ OP : origine du projet
➢ FP : Fin projet
➢ AL : Alignement droit
➢ C : Courbe circulaire
➢ R : Rayon de courbure
➢ S : Sommet des alignements
NB : La longueur totale du tracé en plan est égale à : Ltotale = AL1 + C1 + C2 + AL2
o R : rayon de cercle.
o L : longueur de la branche de
Clothoïde.
o A : paramètre de la Clothoïde.
Eléments du raccordement :
✓ L : Branche de clothoïde
✓ A : Angle au sommet principal
✓ A’ : Angle au 2ème sommet (sommet secondaire)
✓ O = centre du cercle
✓ R = rayon du cercle
✓ OR = origine de la clothoïde
✓ FR = extrémité de la clothoïde
✓ R = mesure du décalage entre l’élément droit et l’arc de cercle (Le ripage)
✓ Xm = abscisse du centre du cercle
✓ = angle des tangentes
✓ X = abscisse de FR
✓ Y = ordonnée de FR
✓ TK = tangente courte
✓ TL = tangente longue
✓ SL = corde OR-FR
✓ = angle polaire (angle de la corde avec la tangente)
Avec :
58
EL MORID MOHAMED
Topographique.
✓ A’ = A + 2
✓ R = rayon choisi en fonction de la catégorie.
✓ R = L2/24R
✓ Xm ≈ L/2
✓ =[(100.d2)/(3.Π.R.L)]x3
✓ X ≈ L/2
✓ Y = L2/6R
✓ TK, TL (application loi de sinus)
✓ SL = corde = 2R. Sinus (/3)
✓ = /3
La clothoïde est parmi les courbes susceptibles de satisfaire la condition de variation continue
du rayon de courbure, c'est la clothoïde qui a été retenue en matière de tracé routier.
59
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
• Notion de Ripage :
• Longueur Minimale :
60
EL MORID MOHAMED
Exemple :
• Soit d’un versant plan unique à 2,5 % (disposition réservée en principe aux chaussées
unidirectionnelles).
Dans les courbes déversées, le profil en travers présente un versant plan de pente uniforme vers
l’intérieur de la courbe, dit dévers.
61
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Le devers est introduit à raison de 2 % par seconde de temps de parcours à la vitesse de base de
la catégorie adoptée.
Ce taux de variation peut être porté à 4 % pour les routes de 3ème catégorie et REFT. Le
raccordement s’effectue en dehors de la courbe circulaire dont le dévers est constant.
Le raccordement s’effectue donc soit sur les alignements droits, soit sur des courbes de
raccordement à courbure progressive disposée de part et d’autre des courbes circulaires.
Variation du dévers :
3. Fond de plan :
3.1. Définition :
C’est un tracé réalisé à partir des levés sur place représentant tous les éléments nécessaires pour
la réalisation d’un projet routier.
62
EL MORID MOHAMED
4. Conception longitudinale :
4.1. Définition :
C’est la projection de l’axe de la route projetée sur un plan vertical, il indique la valeur des
pentes et des rampes, ainsi que des rayons des sommets des côtes et des points bas.
C’est la projection de l’axe de la route projetée sur un plan vertical, il indique la limite de la
couche de roulement et composé par des déclivités et des raccordements paraboliques.
Le calage de la ligne rouge doit se faire tout en respectant les points suivants :
63
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
b- Déclivités :
64
EL MORID MOHAMED
➢ Rampe + Palier :
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Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
66
EL MORID MOHAMED
5. Conception transversale :
5.1. Définition :
C’est la projection de l’axe de la route projetée suivant un plan perpendiculaire, il indique la
nature des matériaux, ainsi que les épaisseurs des couches formant le corps de chaussée.
C’est un profil qui nécessite, pour sa réalisation les opérations de terrassements Déblai et remblai.
➢ Profil en remblai :
➢ Profil en déblai :
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Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
68
EL MORID MOHAMED
1. Chaussée :
1.1. Chaussée souple :
On veut construire une liaison routière pour desservir deux localités A et B, pour cela on a
adopté un profil en travers type dont les éléments sont ci-après :
❖ Avant-métré :
➢ Terrassement en déblai (fossé : 80%) :
V = [(1,5x0,5)/2]x10000]x0,80 = 3000 m3
Vdéblai = 3000 m3
➢ Volume de la GNF :
V = [(6,60+7,20) /2]x0,20]x10000 = 13800 m3
VGNF =1 3800 m3
➢ Volume du MS :
V = [(1,00+1,30)/2)x0,20)x10000]x2 = 4600 m3
VMS = 4600 m3
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Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
➢ Volume de la GNB :
V = (4x0,20)x10000 = 8000 m3
VGNB = 8000 m3
70
EL MORID MOHAMED
❖ Avant métré :
➢ Terrassement en déblai (fossé : 80%)
V = [(1,5x0,5)/2]x5000]x0,80 = 1500 m3
Vdéblai = 1500 m3
➢ Volume de la GNF :
V = [(12,39+12,99)/2]x0,20]x5000 = 12690 m3
VGNF =12690 m3
➢ Volume du MS :
V = [(2,50+2,695)/2)x0,13)x5000]x2 = 3376,75 m3
VMS = 3376,75 m3
71
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
❖ Avant métré :
➢ Terrassement en déblai (fossé : 80%) :
V = [(1,5x0,5)/2]x3000]x0,80 = 900 m3
Vdéblai = 900 m3
➢ Volume du béton :
V = [(6+6,45)/2]x0,15]x3000 = 2801,25m3
VCB = 2801,25 m3
➢ Volume de la GNF
V = [(6,45+7,05) /2]x0,20]x3000 = 4050 m3
VGNF = 4050 m3
➢ Volume de la CF
V = [(7,05+7,65)/2]x0,20]x3000 = 4410 m3
VCF = 4410 m3
2. Calcul des terrassements -Mouvement des terres :
2.1. Cas ou tous les profils sont en déblais ou en remblais :
Les profils en long et en travers étant établis avec leur indication altitudes, distance, déblais,
remblais, on calcul à partir des profils en travers (P1, P2, P3, P4) les surfaces de déblais et de
remblais qu’on suppose S1, S2, S3, et S4 à partir du profil en long on détermine les distances à leurs
appliqués.
72
EL MORID MOHAMED
Supposant le profil fictif PF (entre P5 et P6). La surface A5 est tous en remblais et que le profil
P6 est en déblais (Surface A6) ;
On introduit ce profil dans les calculs avec une surface nulle. La formule précédente devient :
On ne commet pas en général une erreur considérable si on prend comme position du profil
fictif le point de passage déterminé par le profil en long.
73
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
2.4. Exemple :
On Considère un projet dont les profils en travers sont représentés ci-dessous. On se propose
de calculer la quantité des remblais et déblais.
74
EL MORID MOHAMED
75
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Avant métré
Le mouvement des terres est l’opération qui consiste au moyen d’engin à effectuer le transport
des terres de déblais (ou d’emprunt) en remblais (ou en dépôt) ;
Dans un projet on a souvent plusieurs cubes : V1 ; V2 ; V3, …etc. à transporter des distance d1,
d2, d3, ….
➢ V1 à distance d1
➢ V2 à distance d2
➢ V3 à distance d3, …. etc
Il faut organiser les transports de façon à ce que la somme des moments soit le plus petit
possible. C’est le but d’étude du mouvement des terres.
76
EL MORID MOHAMED
77
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Exemple 1 :
Exemple 2 :
• Les buses :
Il existe deux types de buses qui sont couramment utilisées de nos jours :
78
EL MORID MOHAMED
Le choix entre ces deux types d’ouvrages de sections circulaires dépend des critères
économiques liés à la possibilité de fabrication locale ou non.
En raison des difficultés liées aux manutentions, les buses en béton dépassent rarement les
diamètres ø=1.20m tandis que les buses métalliques peuvent avoir plusieurs m de diamètre.
Les buses en béton nécessitent une fondation rigide (en béton) tandis que les buses métalliques
sont posées sur une fondation souple et font corps avec le remblai qui doit être parfaitement
compacté.
Les deux types de buses sont utilisées exclusivement dans des sections où l’on dispose d’une
hauteur suffisante de remblai pour avoir au-dessus de l’ouvrage : H > ø/2 et H ≥ 0.80m.
Dans le cas des faibles hauteurs de remblai, on peut utiliser les buses arches qui ont des sections
aplaties par le bas.
Pour des raisons de nettoyage, la buse doit avoir une section minimale de D ≥ 0.80m.
• Les dalots :
Les dalots sont des ouvrages transversaux comme les buses mais de section rectangulaire ou
carrée et exécutés exclusivement en béton armé . Ce sont des ouvrages sous chaussée qui ne
nécessitent aucun remblai ; une circulation à même la dalle peut être envisagée moyennant des
précautions lors de la construction ; ils ne peuvent admettre qu’une faible épaisseur de remblai (1à
2m), à moins d’être calculés spécialement pour les surcharges. Si la chaussée est à revêtir, ces
remblais doivent être proscrits.
a) les dalots ordinaires : constitués de pieds droits verticaux fondés sur semelle ou radier général
et sur lesquelles repose une dalle en béton armé ;
b) les dalots cadres : dans lesquels la dalle, les pieds droits et le radier constituent une structure
rigide en béton armé ;
c) les dalots portiques : analogues aux dalots cadres mais sans radier, les pieds droits étant fondés
sur semelles.
79
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Mener un projet de nouvelle route ou d'aménagement routier est une aventure collective qui
associe acteurs institutionnels, élus, ingénieurs et citoyens. Depuis les premières études jusqu’à la
mise en service d’une route, il faut souvent compter plus d’une dizaine d’années.
Au Maroc, les phases d'étude d'un projet routier suivent généralement les étapes suivantes :
Étude de circulation : Cette étape vise à analyser les flux de circulation actuels et futurs sur
le tracé proposé de la route. Cela comprend l'évaluation de la capacité routière nécessaire, la
prévision du trafic, l'identification des problèmes de congestion, et la proposition de solutions pour
améliorer la fluidité et la sécurité de la circulation.
Étude topographique : Une étude topographique est réalisée pour recueillir des données
précises sur le terrain et établir les plans en fonction des caractéristiques physiques du site. Cela
inclut la mesure des altitudes, la cartographie des éléments existants (bâtiments, cours d'eau, etc.),
l'identification des contraintes topographiques et la détermination des coupes et des remblais
nécessaires.
Étude d'impact environnemental : Cette étape implique l'évaluation des impacts potentiels
du projet routier sur l'environnement. Cela comprend l'analyse des aspects tels que la biodiversité,
les ressources naturelles, la qualité de l'air, les ressources en eau, le paysage, les sites
archéologiques, etc. Des mesures d'atténuation et de préservation de l'environnement sont
également étudiées.
Conception préliminaire : Sur la base des données recueillies lors des études précédentes, la
conception préliminaire de la route est élaborée. Cela comprend la définition de l'alignement
général, des caractéristiques géométriques (rayon de courbure, dévers, etc.), des profils en long et
en travers, des intersections, des ouvrages d'art potentiels, etc.
Étude économique : Une étude économique est réalisée pour évaluer les coûts préliminaires
du projet routier. Cela inclut l'estimation des coûts de construction, des coûts d'acquisition
foncière, des coûts d'exploitation et d'entretien, ainsi que l'analyse des avantages socio-
économiques du projet.
80
EL MORID MOHAMED
Étude d'exécution : Cette phase consiste à préparer les documents d'appel d'offres pour les
travaux de construction, y compris les spécifications techniques, les clauses contractuelles et les
critères de sélection des entreprises.
Choix de l'entreprise adjudicataire : Une fois les appels d'offres lancés, l'administration
procède à l'évaluation des offres reçues et sélectionne l'entreprise adjudicataire en fonction des
critères établis. Cette étape marque la fin de la phase d'étude et le début de la phase de réalisation
du projet routier.
Il est important de noter que ces phases peuvent varier en fonction de la complexité et de la
nature spécifique du projet routier au Maroc, ainsi que des exigences réglementaires et des normes
en vigueur.
Ouvrages d'art : Si le projet routier comprend des ouvrages d'art tels que des ponts, des
tunnels ou des passages supérieurs, cette phase de construction est réalisée. Les ouvrages d'art
sont construits conformément aux plans et aux spécifications techniques spécifiques à chaque type
d'ouvrage.
81
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Aménagements paysagers et finitions : Une fois les travaux principaux achevés, des travaux
d'aménagement paysager peuvent être réalisés pour embellir les abords de la route. Cela peut
inclure la plantation d'arbres, de fleurs, la création d'espaces verts et l'installation de mobilier
urbain. Les finitions finales, telles que l'éclairage public, peuvent également être effectuées.
Réception des travaux : Une fois tous les travaux terminés, une inspection finale est réalisée
par les autorités compétentes pour vérifier la conformité du projet aux spécifications techniques. Si
les travaux sont jugés satisfaisants, le projet est réceptionné et transféré à l'entité responsable de
l'exploitation et de l'entretien.
Il est important de noter que ces phases peuvent varier en fonction de la nature spécifique du
projet routier, de son envergure, et des exigences réglementaires et techniques en vigueur au
Maroc.
82
EL MORID MOHAMED
Lors de la construction d’une voie de circulation, il arrive toujours un moment où l’on rencontre
un obstacle :
La conception des ponts est en constante évolution grâce à l’emploi de matériaux de plus en
plus performants, à des moyens de calculs permettant d’établir des modèles de comportement très
sophistiqués et à la création de formes originales apportant de nouvelles solutions aux problèmes
posés par le franchissement d’obstacles de plus en plus impressionnant.
1. Terminologie :
De façon générale, un pont est un ouvrage en élévation, construit in situ, permettant à une voie
de circulation de franchir un obstacle.
83
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
a- Les piles.
Elles comportent au minimum 2 parties :
• Des voiles : éléments longs, de section allongée. Ils comportent au moins 2 points d’appui
pour supporter le tablier.
• Des colonnes (section circulaire) ou des poteaux (section rectangulaire) : éléments courts, de
faible section. Chaque élément comporte un point d’appui ou bien les éléments sont reliés en tête par
un chevêtre sur lequel repose les points d’appui du tablier.
84
EL MORID MOHAMED
b- Les culées :
Appuis d’extrémité, elles assurent le soutènement du remblai d’accès à l’ouvrage.
• Une fondation ;
• Un mur de front, sur lequel s’appuie le tablier et qui assure la stabilité du remblai d’accès.
• Un mur de tête, qui assure le soutènement des remblais latéralement.
• Une partie supérieure (chevêtre) sur laquelle s’appuie le tablier.
c- Les piles-culées.
Ce sont des appuis d’extrémité, enterrés dans le remblai d’accès (complètement ou
partiellement).
La pile culée n’assure pas la fonction de soutènement du remblai d’accès (sauf en tête de
remblai dans certains cas).
• Une fondation ;
• Une partie intermédiaire constituée par des éléments verticaux (voiles, poteaux, colonne) ;
• Une partie supérieure (chevêtre) sur laquelle s’appuie le tablier.
Le remblai est bordé par des écailles auxquelles font fixées des armatures plates crantées en
acier galvanisé (ou en fibres polyester-polyéthylène) qui sont disposées dans le remblai fortement
compacté. Le système fonctionne grâce aux frottements importants entre les armatures (réparties
tous les 75 cm environ) et le remblai pulvérulent mis en œuvre par couche de 40 cm environ
d’épaisseur. Les écailles sont imbriquées les unes dans les autres par boulons centreurs.
85
Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Ici, il s'agit d'un pont "biais" (les voies n'étant pas orthogonales)
86
EL MORID MOHAMED
3.4. Perspectives.
4. Critères de classification.
4.1. Les ponts cadre.
Ils sont apparus vers les années 1960, lorsque le programme de construction des autoroutes
françaises s’accéléra, et que de nouvelles contraintes apparaissent (qualité de tracé engendrant la
réalisation de ponts biais ou courbes, sécurité, nouvelles techniques…). Ils sont de deux types :
Passage inférieur à cadre fermé (PICF) Passage inférieur à portique ouvert (PIPO)
4.2. Les ponts à poutres.
Ouvrages dont la structure reprend les charges par son aptitude à résister à la flexion, les
réactions d’appui étant verticales. La section transversale est constante.
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Techniques d'études et de réalisation des routes et ouvrages d’Art .
Passage supérieur ou inférieur à dalle armée Passage supérieur ou inférieur à dalle précontainte
(PSIDA) à encorbellement (PSIDP)
Passage supérieur ou inférieur à dalle élégie Passage supérieur ou inférieur à dalle nervurée
(PSIDE) (PSIDN)
Ces structures ne peuvent être envisagées que si elles peuvent prendre appui sur un rocher
existant, leur portée peut alors aller jusqu’à 500 m.
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Le tablier est alors supporté par des câbles. Ce sont des structures plus ou moins souples
adaptées au franchissement des grandes portées.
On distingue deux types d’ouvrages dont le fonctionnement mécanique est très différent :
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5. Analyse fonctionnelle.
Comme pour le bâtiment, une analyse des fonctions que doit assurer le pont permet de définir
les principales caractéristiques de conception et de réalisation de celui-ci, ainsi que de ses
équipements.
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b- Appareils d’appui.
Ils ont pour fonction de transmettre les charges verticales du tablier aux appuis, mais aussi de
permettre les mouvements de rotation et les petites déformations horizontales.
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• Appareils spéciaux pour grands ponts qui peuvent être fixes, mobiles dans une direction ou dans
toutes les directions.
b- Efforts longitudinaux.
Ils sont générés par le freinage des véhicules qui se transmettent par frottement sur la
chaussée.
Cela peut se faire en verrouillant certains déplacements horizontaux au niveau des appareils
d’appuis (tout en laissant la possibilité au tablier de se dilater) ou en créant des butées sur les côtés
du tablier.
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Application numérique :
On emploi pour cela des joints de chaussée généralement en forme de peigne. On trouve ces
joints obligatoirement aux extrémités des tabliers, quel que soit leur type. Pour les tabliers très
longs, des joints intermédiaires sont prévus. La longueur courante d’un tablier continu sans joint
est couramment de l’ordre de 500 à 600 m. Elle peut être portée à 900m en recourant à des dispositifs
spéciaux.
Il faut de plus que les appareils d’appui puissent soit absorber ces mouvements, soit les laisser
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libre.
b- Tassement du remblai d’accès.
Aux abords du pont, après quelques années, il se produit un tassement du remblai, ce qui peut
entraîner une discontinuité en hauteur (dénivellation) entre le tablier et la route.
Les dalles de transition permettent par leur inclinaison une transition continue entre la partie
ayant subi le tassement et le début du pont.
Ce sont des dalles en béton armé, reposant par une de leurs extrémités sur l’ouvrage et par
l’autre sur le remblai d’accès.
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Il est de plus indispensable de prévoir un système d’évacuation des eaux pluviales pour éviter
l’inondation de la chaussée.
Celui-ci est généralement constitué de gargouilles disposées tous les 20 m environ. Elles
recueillent l’eau de surface et l’évacue par des chéneaux vers les descentes d’eau situées au niveau
des piles ou des culées.
Généralement, on dispose un feutre drainant sur la surface de culée en contact avec le remblai,
associé à un drain tubulaire pour évacuation vers l’extérieur du remblai.
5.5. Sécurité.
Les dispositifs de sécurités des usagers comprennent :
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• Les glissières destinées à retenir les véhicules légers, généralement des profilés en acier
montés sur poteaux qui absorbent les chocs en se déformant.
• Les barrières destinées à retenir les véhicules lourds, linéaires en béton armé fonctionnant
par inertie (masse de 600 kg par mètre).
5.6. Esthétique.
Contrairement au bâtiment, il n’y a pas de style propre à une région en matière de ponts.
Avant 1984, il n’y avait pas de règles architecturales définies.
Les architectes et ingénieurs concepteurs doivent avoir à l’esprit que le pont n’a pas de beauté
intrinsèque mais doit faire partie de son environnement.
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• Intégration dans l’environnement : un grand pont peut devenir un élément majeur du site,
éclairage et mise en valeur de l’intention structurale, effet de la lumière et des ombres.
• Aspect des parements : texture et couleur des matériaux, ornement des corniches et garde-
corps.
6. Modes constructifs.
Le choix d’un mode constructif dépend énormément du type de pont à réaliser, mais aussi
des paramètres environnementaux :
a- Phases de réalisation :
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Les poutres sont en béton précontraint ou en acier (ponts mixtes). Le tablier est coulé en place.
1) Blocage du lanceur sur la travée n-1 : Prise en charge de la poutre préfabriquée par chariots
roulant sur la partie supérieure du lanceur.
3) Blocage de la poutre et des chariots sur la travée n-1 : Déblocage et avancement du lanceur (la
poutre équilibre le portique). L’avant bec met en place le chevalet sur la pile suivante.
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Le déplacement du cintre se fait une fois le mûrissement du béton suffisant. Un avant bec
assure l’arrivée du cintre sur la pile suivante.
La construction par portion du tablier se fait à l'avancement (au fur et mesure du poussage) à
une ou deux extrémités du pont.
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Pour limiter le porte-à-faux, les efforts et les déformations associés on utilise un avant bec, un
haubanage ou des appuis provisoires.
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Le pont est réalisé par tranches successives appelées voussoirs. Les voussoirs sont :
Principe d'avancement :
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La liaison entre les voussoirs se fait par clavetage béton et mise en place de câbles de
précontrainte.
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Un équipage mobile est en fait le coffrage déplaçable d'un voussoir, maintenu soit par un
lest soit par un ancrage.
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6.7. Ponts sur cours d’eau. Tronçon de tablier amené par barge et hissage.
Dans le cas d’un pont, la meilleure façon d’assécher la surface de travail est de construire un
batardeau. Ce batardeau doit être construit de façon à permettre l’aménagement des culées et des
fondations du pont. Il est donc possible d’isoler un coté à la fois du cours d’eau.
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Fin
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