ATELIER LA TROUVAILLE
SARL au capital de 7622.45 Euros Siret 41859870200011
Robert & Christophe Geuljans Tel: [Link].65
4 Rue Lieutenant Colonel Broche Fax: [Link].69
BP 48 E-Mail : contact@[Link]
F-30210 REMOULINS Site Internet : [Link]
LE SPECTROSCOPE
Le spectroscope est un instrument fort apprécié dans de nombreuses branches de la science,
a notamment trouvé son application dans l’identification des gemmes grâce aux travaux du
britannique B.W Anderson qui a joué le rôle de pionnier dans ce domaine.
Notre acuité visuelle ne nous permet de distinguer que très grossièrement les différences de
nuances dans les couleurs . Le principe du spectroscope est basé sur la décomposition de la
lumière blanche en une série continue de lumières monochromatiques allant du rouge au
violet.
. La découverte de Newton portant sur la composition de la lumière blanche, a conduit le
physicien J. Fraunhofer en 1817 à déterminer dans le spectre de la lumière solaire, une
multitude de lignes d’absorption.
Ces raies sombres d’absorption verticales par leur positionnement et largeur variable
permettent de déterminer les éléments constituants d’un corps.
Le spectroscope montre aussi des raies d’émission. Le rubis et le spinelle rouge sont
caractérisés par ces raies brillantes dans la partie rouge du spectre. Ainsi le rubis s’identifie
par une raie double vers 690nm et une raie, tandis que le spinelle montre une série de raies
dans l’espace compris entre 650 à 700nm que l’on appelle par analogie des « tuyaux
d’orgue »
La gemmologie emploie généralement un spectroscope de poche à vision directe où
l’analyseur est réalisé suivant l’un ou l’autre des deux principes. Le spectroscope se présente
sous forme d’un tube cylindrique. Il comprend à l’une des ses extrémités une fente pour
recevoir la lumière et à l’autre un oculaire. Des modèles plus élaborés montrent dans le plan
du spectre une échelle micrométrique dont l’avantage est de servir de repère aux longueurs
d’onde. Toutefois les spectres des gemmes montrent suffisamment de disparité entre eux
pour permettre, d’identifier les gemmes sans qu’il soit nécessaire de connaître exactement
la longueur d’onde de chacun des rayons absorbés.
Le spectroscope est un moyen d’identification très pratique pour déterminer des pierres
montées ou ceux dont l’indice de réfraction dépasse les possibilités du réfractomètre. En se
référant au positionnement des raies d’absorption, il permet dans certains cas de révéler si
la pierre a subi un traitement.
Il est conseillé de réaliser le test dans un endroit privé d’éclairage qui perturberait les
observations. Placer les gemmes sur une surface noire et mate éclairées par une source
lumineuse à forte intensité. Les pierres facettées sont posées sur leur table et les cabochons
sur leur culasse. Les gemmes transparentes ou translucides sont examinées par transmission
de la lumière et celles qui sont opaques par réflexion.
Attention, une période d’apprentissage est nécessaire pour tirer parti du spectroscope.
D’une part pour acquérir la dextérité nécessaire dans le réglage entre la source lumineuse et
le spectroscope, et d’autre part pour habituer l’œil à la vision des traits d’absorption et
acquérir le pouvoir scrutateur nécessaire. Il est recommandé à un débutant d’acquérir ses
premières expériences en étudiant des spectres simples. Il pourra par exemple constater
que le spectre de la lumière solaire est marqué par des raies d’absorption dans le jaune, le
vert et le bleu, tandis que celui de la lumière d’un tube fluorescent dit « blanc chaud » par
des raies d’émission dans le vert et le bleu.